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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Il l'a battue et laissée pour morte mais évite la plus lourde peine

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 02/02/2010 à 20h33


Dans une manifestation contre les violences conjugales à Séville en 2004 (Marcelo Del Pozo/Reuters)

(De Madrid) Il a attendu l’aube pour pénétrer dans l’appartement de son ex-femme, violant ainsi le périmètre de sécurité qui lui avait été imposé par la justice, avant de la battre avec une telle violence qu’elle est aujourd’hui tétraplégique. Mais il ne l’aurait pas surprise alors qu’elle était « sans défense », selon le tribunal suprême espagnol qui vient de réduire sa peine.

Considérée en France comme un modèle à suivre dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’Espagne s’émeut cette semaine devant deux verdicts de la cour de dernière instance du pays, qui réduisent les condamnations prononcées à l’encontre de cet agresseur ainsi que de deux autres hommes accusés d’avoir violé une jeune femme en 2004.

« Je dois la tuer pour tout ce qu’elle nous a fait »

La première affaire s’est déroulée en juin 2006. La victime, appelée María Antonia selon le quotidien El País, avait décidé de mettre fin à son mariage près d’un an plus tôt. Son époux depuis 1989 et père de ses deux enfants avait alors commencé à la menacer de mort.

Alertée, la justice lui a interdit de s’approcher de son ex-femme, mais il est malgré tout entré dans l’ancien domicile conjugal une première fois, fin 2005, pour la battre très violemment, « ne cessant que devant les pleurs et les suppliques de ses deux enfants », selon le rapport de justice du tribunal de Madrid.

Quelques mois plus tard, il attend l’aube pour se glisser dans l’appartement avec ses anciennes clefs, après avoir réussi à forcer le verrou de sécurité.

Ce sont les cris du père, « Je dois la tuer pour tout ce qu’elle nous a fait », qui alertent cette fois les deux enfants. Ils se retrouvent face à leur mère, au sol, battue par son ex-mari qui tient un couteau à la main, pris auparavant dans la cuisine, toujours selon le dossier, et qui tente de l’étouffer.

Elle n’a peut-être pas été surprise par son agresseur

D’abord laissée pour morte, elle est aujourd’hui tétraplégique et « aura besoin pour le restant de ses jours de l’assistance d’une tiers personne pour les activités les plus élémentaires de la vie quotidienne », selon le rapport juridique cité par le quotidien Público.

Condamné en première instance à vingt et un ans et dix mois de prison par le tribunal de Madrid, l’agresseur vient de voir sa peine abaissée à seize ans et dix mois par le tribunal suprême. Son jugement est sans appel.

Selon ses magistrats, la volonté de l’agresseur de surprendre sa victime alors qu’elle ne peut pas se défendre, de la « prendre en traître », selon une précision du code pénal espagnol, n’est pas prouvée. Un détail qui aurait fait basculer l’homicide volontaire vers l’assassinat.

L’agresseur a en effet affirmé qu’une dispute avait précédé les coups, et le tribunal estime qu’il n’a pas été prouvé que la victime dormait avant l’attaque.

L’avocate de la victime dénonce, elle, une « aberration juridique » dans les pages du quotidien El País, puisque « d’après les propos même de l’agresseur, on peut déduire qu’elle ne pouvait pas se défendre. » Le tribunal de Madrid avait lui jugé « incohérents » les propos de l’agresseur.

Des blessures et un kidnapping « nécessaires » pour commettre un viol

Depuis la révélation lundi de l’affaire, les juristes débattent du bien fondé de la sentence. Un débat d’autant plus animé en Espagne qu’un autre cas polémique l’a précédé de peu sur la scène médiatique.

On apprenait ainsi lundi que le même tribunal suprême avait abaissé de quatre ans les peines de dix-huit ans et demi de prison imposées à deux hommes qui avaient, en 2004, fait monter de force une jeune femme dans leur voiture avant de la violer sur un terrain vague.

La première sentence incluait une peine de prison spécifique pour les blessures causées à la victime et quatre ans pour séquestration illégale, mais la cour de dernière instance a finalement jugé que les blessures « n’excèdent pas les séquelles naturelles qu’entraînent ces conduites » et que le kidnapping est ici un « moyen nécessaire » pour commettre le viol, puisqu’il est limité au temps nécessaire à l’agression.

Une logique qui ne manque pas de scandaliser Altamira Gonzalo, présidente de l’association de femmes juristes Themis, pour qui une même « bienveillance » des juges envers les agresseurs unit ces deux cas récents, qui relèvent pourtant tous deux de la violence de « genre » si surveillée en Espagne.

« Estimer que les lésions étaient “nécessaires” pour commettre le viol nous rappelle une époque que l’on croyait révolue, celle où il y a vingt-cinq ans le tribunal suprême exigeait de la victime une “résistance héroïque” pour pouvoir prouver qu’il y avait bien eu agression sexuelle.

Mais ces verdicts ne sont heureusement que deux exceptions et la majorité des tribunaux appliquent la loi en accord avec l’époque actuelle. »

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  • 76 réactions
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  • ApollonduRéverbère
    • Posté à 20h52 le 02/02/2010
    • Internaute 15757

    rare peut-être mais il suffit de quelques mouches à merde isolées pour faire basculer le code pénal je ne vous l’apprends pas

  • Grums
    Grums
    à bâbord + +
    • Posté à 21h02 le 02/02/2010
    • Internaute 36859
      à bâbord + +

    Je me demande ce que peuvent avoir dans la tête ces juges capables de tels verdicts ? Règlent-ils au travers de ces affaires leurs propres problèmes avec les femmes ? Comprennent-ils mieux le criminel que la victimes ?

    • suthek
      suthek répond à Grums
      D&S
      • Posté à 21h19 le 02/02/2010
      • Internaute 94317
        D&S

      Je pense surtout que leur réflexion est strictement hors du champ du viol ou de la violence « de genre ».

      Dans le deuxième cas par exemple, on aurait pas reproché à un type qui en a torturé un autre pendant une journée complète de l’avoir attaché. Ce serait comme reprocher à un braqueur de banque de porter une cagoule... Pourquoi ne pas les condamner aussi parce qu’ils n’ont pas fournis aux victimes les moyens de se défendre ? Tant qu’à faire...

      Le premier cas est un peu plus litigieux, à priori. Mais de toute façon il ne faut pas non plus oublier que, certes, les peines ont été réduites, mais que les gars, là, ils ont quand même encore quelques années à écoper avant d’être libre : 16 ans et 10 mois, et 14 ans et 6 mois, respectivement. Je veux dire, la justice a quand même fait son œuvre, c’est pas comme si ils sortaient demain et pouvaient recommencer en toute impunité.

      • Grums
        Grums répond à suthek
        à bâbord + +
        • Posté à 21h55 le 02/02/2010
        • Internaute 36859
          à bâbord + +

        Ce qui me dérange, c’est que ces magistrats mettent évidence un détail insignifiant au regard du drame.
        Dans les deux cas il a été nécessaire qu’ils aient eu un raisonnement binaire et qu’ils aient admis quelques torts aux victimes pour concéder in finé une remise de peine aux criminels, dont la culpabilité est avérée.

         
        • suthek
          suthek répond à Grums
          D&S
          • Posté à 22h07 le 02/02/2010
          • Internaute 94317
            D&S

          Je ne pense sérieusement pas qu’il ne s’agisse d’une remise de peine. Mais l’article manque de détails à ce sujet, donc je ne peux pas sérieusement m’avancer.

          L’hypothèse la plus probable à mon sens (je n’y connais rien au droit ibère), c’est que les 16 ans pour le premier cas correspondent à la peine maximale pour une tentative d’homicide, alors que les 20 correspondaient à une peine maximale pour tentative d’assassinat.

          Et comme le qualificatif « d’assassinat » n’est pas garanti (visiblement c’est une parole contre l’autre, en gros, pour la prise par surprise), ils ont préférés ne garder que ce qui était assuré, soit la tentative d’homicide. C’est un détail loin d’être insignifiant, et la présomption d’innocence veut qu’il ne soit pas condamné pour se pour quoi il n’y a pas de preuves suffisantes.

          Mais je suis certain que j’aurais beaucoup plus d’alliés si j’avais utilisé le même type d’argument pour défendre les gens impliqués dans l’affaire de Tarnac, par exemple. J’en suis conscient.

          • sarga
            sarga répond à suthek
            étudiant
            • Posté à 11h48 le 03/02/2010
            • Internaute 83213
              étudiant

            Suthek, je pense que tu as justement raison. La peine a été réduite car le veredict considère qu’il s’agit d’une tentative d’homicide et non d’assassinat.

            Ce qui est frappant, c’est que la distinction se doit à des très faibles nuances. Il faut distinguer entre l’abus de position dominante (homicide) de la situation ou la victime n’a pas la posibilité de réagir (assassinat)....

        2 autres commentaires
      • Bourreau
        Bourreau répond à suthek
        Super-héros en formation
        • Posté à 22h06 le 02/02/2010
        • Internaute 102986
          Super-héros en formation

        Pour moi l’argument ne prends pas.
        Dans le cas d’une torture à mort, dira-t’on que la mort n’était qu’une conséquence naturelle de la torture ? Ou que la torture était l’élément nécessaire à la mort ?
        La « justification » d’un acte n’efface pas pour autant le-dit acte. L’acte a eu lieu, il doit être jugé. Il peut y avoir des circonstances atténuantes, mais je ne pense pas qu’on rentre la dans ce domaine.

         
        • suthek
          suthek répond à Bourreau
          D&S
          • Posté à 23h08 le 02/02/2010
          • Internaute 94317
            D&S

          Le problème n’est pas pris dans le bon sens. Si la torture devait entrainer la mort, alors ce serait le meurtre qui serait condamné. Avec une aggravation pour le coté torture, écrite spécifiquement dans le code pénal je suppose (je suis pas juriste, je me contente de tenter un argumentaire valable dans toutes les situations).

          Après, je ne sais pas à quel point la fille violé du deuxième exemple était blessée (pas de précision dans l’article, donc bon...). Si les blessures n’était effectivement que quelques rougeurs aux poignets, on peut considérer qu’elle s’est blessé elle-même en tentant de se libérer (ça me semblerait assez logique d’ailleurs). Quand aux kidnapping, j’ai beau ne pas être un spécialiste du viol (on m’excusera, j’en suis certain), il est à peu près sur que si, c’était nécessaire dans l’optique de nos violeurs.

          Par ailleurs l’article est assez partisan, la citation à la fin n’a rien à voir avec la choucroute puisque les juges n’ont pas estimés les lésions nécessaire pour considérer le viol comme factuel. Ils considèrent juste que le kidnapping était nécessaire.

          Mais je me répète, je ne connais pas le code local, donc pour les détails de la décision... Je considère juste que ce ne sont pas des décisions machistes parce que largement justifiables par d’autres biais.

          • Firken
            Firken répond à suthek
            Curieux
            • Posté à 09h41 le 03/02/2010
            • Internaute 96083
              Curieux

            Les décisions peuvent être justifiables et pour autant machistes si elles s’appuient sur un code qui l’est...

            Si je ne suis pas spécialement choqué à ce niveau par le premier cas (même si le fait que la différence entre homicide volontaire et assassinat ne se situe qu’au niveau de la volonté de « prendre en traître » la victime me paraît ... bizarre), le second cas pose plus de problème à mes yeux. Il semble en effet supposer que le viol est un acte qui se passe forcément avec moult violences physiques et typiquement sur des femmes kidnappées et amenées dans des terrains vagues...

            Ça serait passer à côté du fait que viol il peut y avoir entre un mari et sa femme dans le lit conjugal et avec un effet psychologique tout aussi destructeur même sans blessures physiques...

            Et donc que dans le cas décrit par l’article, à l’agression sexuelle s’ajoute bel et bien la séquestration illégale et les blessures causées avec toutes les conséquences psychologiques et physiologiques que l’on peut imaginer...

            Mais en même temps je ne suis pas « homme de loi ».

        2 autres commentaires
    • Ginette Bouzigue
      Ginette Bouzigue répond à Grums
      concierge dans l'escalier
      • Posté à 21h24 le 02/02/2010
      • Internaute 102660
        concierge dans l'escalier

      Non, c’est seulement des sales machos qui pensent qu’elle l’a bien cherché puisqu’elle a voulu le quitter....
      Domination masculine qui continue encore et toujours.

      • Grums
        Grums répond à Ginette Bouzigue
        à bâbord + +
        • Posté à 21h54 le 02/02/2010
        • Internaute 36859
          à bâbord + +

        On peut dire cela aussi, et que certains codes pénaux sont archaïques et que ce sont des hommes qui les ont écrits........

      • Erg
        Erg répond à Ginette Bouzigue
        Citoyen malgré lui
        • Posté à 23h03 le 02/02/2010
        • Internaute 53895
          Citoyen malgré lui

        Le sexisme primaire ça marche bien dans les deux sens apparemment...

         
        • Ginette Bouzigue
          Ginette Bouzigue répond à Erg
          concierge dans l'escalier
          • Posté à 09h29 le 03/02/2010
          • Internaute 102660
            concierge dans l'escalier

          Ah ! ouais ! Quel sexisme primaire ? ? Ce sont 6 hommes par mois peut-être qui meurt sous les coups des femmes ? ! Vous en connaissez beaucoup de femmes qui violent les hommes ? ! Qui draguent, qui harcélent ? ! Qui tuent femme, enfants canari, chien, chat quand celle-ci veut les quitter, qui comme le gentil monsieur de l’article frappe jusqu’à rendre son ex tètraplégique ? ! ! !
          Soyez objectif au lieu d’être aigri !

          • Mikcey
            • Posté à 16h44 le 03/02/2010
            • Internaute 100537

            Vous n’êtes pas du tout objective, et finalement je soupsonne que votre seul but soit de cracher votre haine des hommes ici et là. Cherchant pour moi même l’objectivité je vais me contenter de citer des passages d’études sociologiques et nationales statistiques commandé par des états. Ah oui, mais les états sont machistes, la sociologie aussi, ... soyons sérieux 2 minutes, et arrêtons par pitié les réflexions rapides, les idées pré-mâchés, et la constante victimisation des femmes ...

            Première études : « Etude nationale sur les décès au sein du couple » (une simple recherche google avec ces termes fournit le pdf complet) :

            « En France, au cours de l’année 2006, 168 personnes sont décédées, victimes de leur compagnon ou compagne.

            De l’étude, il ressort :
            1 femme décède tous les 3 trois jours sous les coups de son compagnon
            1 homme décède tous les 13 jours, victime de sa compagne »

            Ainsi il parait, qu’il y a aussi des femmes qui tuent leurs maris, en l’espèce 4 fois moins que le contraire. Pour revenir sur un ratio de mort par mois : 2.5 hommes et 10 femmes : personne ne parle de 6 hommes ou 6 femmes morts par mois, si ce n’est vos visions.

            Deuxièmes études : ESG au Canada (Lien) :

            « Au Canada, 21 % des victimes féminines et 11 % des victimes masculines ont fait l’objet de plus de 10 incidents violents aux mains de leur partenaire.

            ...

            Au Canada, selon l’Enquête sociale générale, 44 % des femmes et 19 % des hommes victimes de violence conjugale entre 1999 et 2004 ont été blessés pendant un incident violent. Treize pour cent (13 %) des victimes féminines et 2 % des victimes masculines ont eu besoin de soins médicaux.

            ...

            Attention : les données de l’ESG de 2004 concernant la prévalence de la violence conjugale suggèrent que les femmes sont aussi violentes que les hommes. Ces données doivent être utilisées avec prudence et discernement car elles reposent sur une méthodologie controversée. »

            Jetons maintenant un œil sur cette études controversés (certainement par des associations féminismes bornées, qui heureusement représentent une minorités des dites associations). (Lien) :

            « Plusieurs organisations internationales reconnaissent que la violence des hommes envers les femmes demeure beaucoup plus importante que celle des femmes envers les hommes. (ndlr : on est d’accords, si on rajoute “violence visible”, un homme est globalement plus fort (c’est du à l’effet de la testostérone sur la musculature, bien connut des nageuses est-allemandes), donc plus de dégâts sur sa victime).

            ...

            Il est clair que de ne pas tenir compte de la gravité des gestes et de baser la mesure de la violence conjugale uniquement sur les gestes physiques produira systématiquement des estimations de taux semblables chez les hommes et chez les femmes. “ Par contre, l’introduction de variables mesurant non seulement le geste mais également sa gravité ou sa dangerosité produira des différences significatives entre les femmes et les hommes. (ndlr : là je suis pas d’accords, si ma petite amie (165cm/53kg) me frappe avec l’intention de me faire mal (en droit c’est l’intention qui compte), elle ne me fera pas grand chose, si moi (186cm/90kg) je la frappe je risque de l’envoyer aux urgences. Donc la plus forte puissance de frappe des hommes, les condamnes obligatoirement à apparaitre plus violent dans ces statistiques arrangées, même s’ils ont autant de gestes violents.)

            ...

            Ainsi, bien que les taux globaux de violence conjugale de l’ESG de 2004 suggèrent des proportions relativement égales de femmes et d’hommes vivant certaines formes de violence conjugale, l’examen plus approfondi des résultats de cette enquête révèle qu’il existe malgré tout des différences majeures entre la violence subie par les femmes et celle subie par les hommes.
            Selon ces mêmes données : ‘ Les femmes continuent à être victimes d’actes de violence conjugale plus graves et plus fréquents que les hommes, et elles subissent des conséquences plus graves suite à ces actes de violence ’5. Plus de deux fois plus de femmes que d’hommes ont signalé avoir été battues, cinq fois plus de femmes que d’hommes ont signalé avoir été étranglées, près de deux fois plus de femmes que d’hommes ont signalé avoir été menacées avec une arme ou un couteau et, enfin, plus de six fois plus de femmes que d’hommes ont signalé avoir été victimes d’une agression sexuelle. (ndlr : entiérement d’accords)

            ...

            La théorie de la symétrie de la violence dans le couple va aussi à l’encontre des statistiques policières qui rapportent un écart important entre les taux de victimisation des hommes et des femmes. Voir les statistiques sur la prévalence de la violence conjugale et de l’homicide conjugal. (ndlr : un homme battu, ira voir encore plus rarement la police qu’une femme battue, par peur d’être ridicule, de ne pas être cru, de faire l’objet de plaintes de la part de sa compagne, ...).”

            Troisième étude : “Violence féminine : mythes et réalités” en Suisse (sur google recherchez le titre pour obtenir le pdf) :

            “La partie qualitative de l’étude a montré que dans les
            relations de couple, la violence contre les hommes peut
            prendre toutes les formes possibles jusqu’à la maltrai-
            tance systématique (ibid : 43s.)
            – Parmi les quelque 200 hommes interrogés, un sur qua-
            tre a subi une fois ou plus un acte de violence physique
            de la part de son ex-partenaire ou de sa partenaire,
            les actes insignifiants ne pouvant réellement être as-
            similés à de la violence étant englobés dans cette
            statistique.
            – Un homme sur six a reconnu avoir été bousculé vio-
            lemment par sa partenaire une fois ou plus.
            – Cinq à dix pour cent des hommes interrogés disent
            s’être vu infliger les actes suivants par leur partenaire :
            gifle légère (18 sur 196), morsure ou griffure doulou-
            reuse (13 sur 196), coup douloureux, bousculade ou
            empoignade (10 sur 196) ou lancement d’un objet
            dangereux (10 sur 196).
            – Cinq pour cent des hommes interrogés ont été blessés
            au minimum une fois. La même proportion a déjà eu
            au moins une fois peur d’être blessé gravement ou
            mortellement.
            – Aucun des hommes ayant reconnu avoir subi la vio-
            lence de leur partenaire n’a appelé la police. La moitié
            d’entre eux disent ne pas s’être défendus, par exemple
            en rendant les coups. Plus de la moitié signale n’avoir
            jamais pris l’initiative de la violence physique.
            – 77 pour cent des hommes n’ont jamais fait l’expérience
            de la violence conjugale physique, six pour cent l’ont
            vécue une fois, huit pour cent deux ou trois fois, neuf
            pour cent au moins quatre fois.
            – La violence psychologique est mentionnée nettement
            plus souvent que la violence physique. Le contrôle so-
            cial vient très nettement en tête devant les humiliations,
            le dénigrement et les insultes.”

            Quatrième étude : “L’homme battu : impensé car impensable social”

            “L’arme privilégiée, les violences psychologiques
            Six des sept hommes interviewés ont été violentés physiquement. Ils ont reçu des chaises au visage, des coups de ciseaux dans le ventre, des coups de couteaux, notamment dans les yeux. Cependant, plus encore que la violence physique, c’est la violence psychologique qui ‘ tue ’ l’homme.
            ‘ La violence psychologique, c’est pire que la violence physique... ça harcèle, c’est incessant et ça use. ’ (Pascal)
            La femme frappe avant tout psychologiquement, usant d’une large palette de comportements subtils et sournois.
            Alors que l’homme a besoin d’être admiré dans ses actes, sa conjointe l’insulte, le dénigre dans ce qu’il est et dans ce qu’il fait, jusque dans sa manière d’exercer sa profession.
            ‘ Elle me dévalorise, ne cesse de me traiter de nul. Tout ce que j’ai fait c’est de la merde. Mon travail, c’est de la merde. Je ne l’ai jamais entendu dire une seule chose positive. ’ (Jacques).”

            Je conseille également le livre de Sophie Torrent “L’homme battu, un tabou au coeur du tabou.”

            Et je terminerais cette bibliographie sur une citation de Elizabeth Badinter : “Reconnaître l’existence d’une violence féminine n’est en rien minimiser l’importance de la violence masculine et l’urgence de la contenir tout en venant en aide à ses victimes.”

          • Erg
            Erg répond à Ginette Bouzigue
            Citoyen malgré lui
            • Posté à 22h15 le 03/02/2010
            • Internaute 53895
              Citoyen malgré lui

            Comme le dit si bien Mikcey, le sexisme primaire qui tend à considérer toute les femmes comme non violentes.
            Le sexisme primaire qui sous couvert d’un fait : les violences conjugales contre les femmes bien plus fréquent et violent que contre les hommes ; tente de faire passer une décision de justice difficilement compréhensible comme une preuve irréfutable que le monde est composé en majorité d’abrutis machistes.

            Cette décision de justice semble aller en défaveur de la protection de la femme, seulement moi je n’ai pas la prétention de connaitre le dossier et d’avoir les connaissances en droit espagnol suffisant pour réduire cette affaire à une décision puéril, à la causalité annoncé digne des plus indigente études sociologiques de comptoir.

            Votre analyse n’est pas moins sexiste et primaire que celle des agresseur considérant qu’une femme qui s’habille légèrement rêve de se faire agresser. Elle est juste socialement plus accepté.

            Vous dénoncez toutes les violences faites aux femmes ? C’est très bien, moi aussi. Mais alors arrêter de discréditer les autres combattant(e)s de ces violences par votre comportement réactionnaire.
            L’égalité ne s’obtiendra pas en se vengeant de milliers d’années de dominations injuste...

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 21h12 le 02/02/2010
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    pendant qu’une femme meurt tous les trois jours en France victime de violence conjuguale, que les salaires des femmes restent inférieurs à ceux des hommes, etc..., le gouvernement national-sarkozyste ses forces au nom de la dignité des femmes mobilise sur la question du niqab qui concerne 400 personnes...

    • TienTien
      TienTien répond à asozial
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 21h54 le 02/02/2010
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      100% d’accord avec vous, mais...Mais jugez du nombre insignifiant de réaction que l’article ci-dessus engendrera, comparé avec 350 ou 400 réactions violentes et passionnées que le moindre papier traitant du niqab provoquera !
      Donc, le gouvernement sait très très bien où se situent ses priorités...

    • Thalie 54
      Thalie 54 répond à asozial
      rêveuse
      • Posté à 08h15 le 03/02/2010
      • Internaute 81894
        rêveuse

      A mon avis, il s’agit du même combat, pris sous deux angles différents.
      Dans le premier cas cité par l’article, je serais pour la loi du talion... Ca éviterait la récidive définitive de cet animal.

      • asozial
        asozial répond à Thalie 54
        Bobo reprazent - aus Berlin.
        • Posté à 09h13 le 03/02/2010
        • Internaute 2273
          Bobo reprazent - aus Berlin.

        je ne vois aucun effort de ce gouvernement dans un combat émancipateur pour les femmes, sauf quand ça lui permet de camouflet grossièrement une politique raciste destinée à draguer les voix du FN.

        sinon la loi du talion, c’est justifier toutes les violences et se mettre au même niveau que l’agresseur. cesser de justifier le machisme est plus efficace, mais il faut avoir vraiment envie.

         
        • Frondoso
          Frondoso répond à asozial
          géomaticien
          • Posté à 09h57 le 03/02/2010
          • Internaute 20519
            géomaticien

          Entièrement d’accord, sur le principe, avec la lecture de la loi du Talion, mais à la lecture de l’article, une seule envie : démonter la tête de l’ex mari à coup de démonte pneu. C’est un peu machiste comme réaction, mais on ne frappe pas une femme ou un enfant.

          • fabricker
            fabricker répond à Frondoso
            traducteur, architecte logiciel
            • Posté à 17h08 le 03/02/2010
            • Internaute 56472
              traducteur, architecte logiciel

            Hihi (bon, en fait, le sujet n’est pas drôle, mais la franchise laconique de Frondoso m’a fait sourire), c’est sur que pendant la lecture, on sent la colère monter.
            De quel droit certains mecs tuent, tentent de tuer, violent ?
            « Se venger » de quoi, « faire payer » quoi ?
            Se venger de la beauté d’une fille en la violant ?
            Se venger de la séparation, due aux coups reçus, d’une femme ?
            Payer pour avoir décliné des avances, qui dénient le refus ?
            Payer pour s’être soustrait à un martyre ?

            Colère noire à la lecture de ces « faits divers » trop, beaucoup trop quotidiens.

            Franchement, quand je lis ça, ben ça m’fout la honte d’être un mec (et je suis plutôt le genre grande gueule, mal rasé, motard etc ... Pas le genre chochotte quoi !)

        2 autres commentaires
      • spleenlancien
        spleenlancien répond à Thalie 54
        Manant, de passage sous le (...)
        • Posté à 11h26 le 03/02/2010
        • Internaute 78672
          Manant, de passage sous le (...)

        « Si tu combats avec les armes de ton ennemi tu finiras comme lui » disait un sage allemand mort vérolé à Weimar en 1900.

  • hagalma
    • Posté à 21h58 le 02/02/2010
    • Internaute 8451

    (humour) C’est parce qu’il a voulu éviter la plus lourde peine qu’il l’a battue et laissée pour morte !
    Il faudrait apprendre aux hommes à pleurer...

  • Bargo
    Bargo
    E-tudiant
    • Posté à 22h07 le 02/02/2010
    • Internaute 103649
      E-tudiant

    Affirmer que « le kidnapping est ici un “ moyen nécessaire ” » est assez aberrant mais semble juridiquement tenir la route.

    • fabricker
      fabricker répond à Bargo
      traducteur, architecte logiciel
      • Posté à 17h17 le 03/02/2010
      • Internaute 56472
        traducteur, architecte logiciel

      Comme quoi on peut remarquer, que « la justice », « le droit », n’ont pas directement à voir avec le sens de la justice ou de l’injustice.
      Ni avec le bon sens.

      Mon père m’avait fait remarquer un jour où je m’énervais à cause d’une histoire semblable, qu’il était désolé de m’ôter mes illusions, mais que dans la réalité, le système judicatif était tel, qu’il remplissait une mission simple : rétablir l’ordre public, resp. éviter trop de remous dans la société.

      Ce qui n’a rien à voir avec le sort d’un individu en particulier.
      La raison n’intéressera la justice qu’accessoirement, mais pas en dernier recours.
      Triste, mais facilement vérifiable empiriquement.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 22h09 le 02/02/2010
    • Internaute 82025
      non connue
  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 22h59 le 02/02/2010
    • Internaute 66286
       : -\

    Ca me rappelle ces deux histoires recentes (je me demande pourquoi les peines ne sont pas maximales) :

    Comme celui ci en france qui arrache les yeux de sa femme, Mohamed Hadfi :

    Lien

    Ou celui ci en france qui tue son ex femme enceinte de 7 mois Yassine Khaloir :

    Lien

    Triste.

    • rayhan
      rayhan répond à obey-
      boomrang
      • Posté à 01h16 le 03/02/2010
      • Internaute 32907
        boomrang

      que dire de Goel Ratzon

      Lien

      c’est d’une tristesse ! ! !

    • Machiavel
      Machiavel répond à obey-
      voisin oisif
      • Posté à 10h15 le 03/02/2010
      • Internaute 21001
        voisin oisif

      Oui moi aussi je suis féministe seulement quand le mari a un nom arabe, comme vous je mime une compassion de serpillère pour des dépêches AFP soigneusement choisie afin d’y calquer mes obsessions de névrosé pavillonnaire.

      Ça m’oblige à passer sous silence la statistique européenne en matière de violence conjugale, de féminicide, de crimes sexuels, de partage des tâches domestiques, d’égalité salariales et démocratique.

      • obey-
        obey- répond à Machiavel
         : -\
        • Posté à 17h05 le 03/02/2010
        • Internaute 66286
           : -\

        Votre deuxieme paragraphe contredit le premier.

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 22h59 le 02/02/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Les peines sont toujours plus lourdes que ce que ces CRIMINELS auraient eu en France...

    Il est sûr que du point de vue de la victime, s’entendre dire que le kidnapping n’est pas jugé car nécessaire au viol ce doit être abassourdissant...

  • jack_tance
    jack_tance
    Indépendant Révolté
    • Posté à 23h08 le 02/02/2010
    • Internaute 103795
      Indépendant Révolté

    Bonjour,
    Pour mon premier commentaire, je suis désolé d’apparaître comme désagréable.
    Cet article fait référence à 2 affaires distinctes qui auraient mérité d’être séparées.
    L’enlèvement, la séquestration et le viol n’est pas le même délit que la violence conjugale ou post-conjugale.
    Le premier est commis par des voyous sans scrupules qui préméditent leur acte. Le second par un homme qui n’a certainement pas été suivi et écouté.Comme d’habitude....Mais je ne connais pas le droit espagnol. Je connais très peu le droit français dans cette matière également.
    Ce que je sais, c’est qu’après les années d’humiliations que j’ai subies et autres joyeusetés, j’ai du répondre à des fausses plaintes non vérifiées par les autorités,sans pouvoir répondre par une plainte en diffamation. Jusqu’au jour ou elle a sorti le bulletin scolaire de mon fils de la poubelle en me disant que je ne meritais que cela. Ce jour la sa tête à heurté le mur après avoir rencontré ma main gauche.
    Bien sur cet acte de violence n’a aucunes excuses............
    Je passe les détails, ils seront racontés ailleurs, mais dans cette histoire il y a :

    Une preuve de faiblesse et d’impuissance de ma part.
    Un sentiment de toute puissance de la part de Mme qui sait pouvoir se permettre tout et n’importe quoi. Personne ne vérifie ses accusations.

    J’ai répondu à la police de cet acte et huit ans après je ne veux toujours pas rencontrer cette femme en privé. Je ressens un profond sentiment d’injustice en pensant au comportement des autorités, à leur complaisance. S’ils m’avaient permis la plainte en diffamation jamais le papier ne serait sorti de la poubelle. Et ma main gauche serait restée tranquille.

    Et si le comportement des autorités ne s’améliore pas rapidement pour remettre un peu d’égalité dans le traitement de ces affaires alors les violences décupleront.

    Certains parlent d’une femme tuée tous les trois jours, il y a aussi le suicide d’hommes divorcés très fréquemment.

    • Virgule de Guillemet
      Virgule de Guillemet répond à jack_tance
      avec un s !
      • Posté à 23h23 le 02/02/2010
      • Internaute 83260
        avec un s !

      Les violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques, qu’elles viennent de la femme ou de l’homme, sont toujours inacceptables.

      Mais ne pas oublier le petit point de détail de la masse musculaire qui fait que, généralement, c’est la femme qui reste sur le carreau.

      • jack_tance
        jack_tance répond à Virgule de Guillemet
        Indépendant Révolté
        • Posté à 23h35 le 02/02/2010
        • Internaute 103795
          Indépendant Révolté

        Je suis d’accord avec vous . Elles ont les mots, elles en ont plus que nous et preuve de notre faiblesse nous avons les muscles.
        Mais n’oublions pas le troisième responsable. L’autorité...... sans sa complaisance beaucoup de violences serait évitées.

        Mais il y a pire : a lire sur rue 89

        Accusé de viol, « il faisait très bien l’amour Rue89

         
        • Le Basiquois
          Le Basiquois répond à jack_tance
          Un haricot dans le cassoulet
          • Posté à 20h42 le 03/02/2010
          • Internaute 53899
            Un haricot dans le cassoulet

          En effet la responsabilité de l’autorité est très souvent oublié et le poids de la religion est également très important.
          Cette dernière se garde bien de dénoncer ce genre de crime, et connaissant l’influence de l’église catholique en Espagne.
          Pays de curé=pays de cons

          • jack_tance
            jack_tance répond à Le Basiquois
            Indépendant Révolté
            • Posté à 22h12 le 03/02/2010
            • Internaute 103795
              Indépendant Révolté

            Je ne connais pas la position de l’église ni son comportement devant ces affaires .

            Mais en ce qui concerne l’autorité......

            Pourquoi avait il toujours les clés de l’appartement de la victime s’il avait déja été condamné quelques mois plus tot. ? ? ?

        2 autres commentaires
      • Otreman
        • Posté à 10h26 le 03/02/2010
        • Internaute 45643

        Et pourtant le dicton : « l’homme propose - la femme dispose » ?

        ou bien « Avant le Mariage ils vous traitent de Reines, après l’Hyméné-e, ils sont Rois à leur tour »,

        et enfin : » trop poli pour être honnête », « tout ce qui brille... »

        Avec une synthèse des 3 on devrait pouvoir aviser ? ...

    • mass0
      mass0 répond à jack_tance
      athée et citoyen du monde
      • Posté à 00h08 le 03/02/2010
      • Internaute 21240
        athée et citoyen du monde

      Vous essayez de justifier un geste injustifiable, si vous n’etes pas capable de regler vos problème autrement que par la violence, alors vous n’etes qu’un animal.

      Dans l’affaire espagnol, le type est revenu plusieur fois , et a rendu son ex-femme trétraplegique. Je vais pas le plaindre parce que le pauvre, il avait été mal traité.

      Je trouve même la première sentence légère.

      • jack_tance
        jack_tance répond à mass0
        Indépendant Révolté
        • Posté à 00h24 le 03/02/2010
        • Internaute 103795
          Indépendant Révolté

        Je ne justifie rien , j’assume voila tout. Et dans l’affaire espagnole je ne le plains pas car il n’a pas su prendre le recul nécéssaire preuve de sa faiblesse. Il est allé trop loin et aucune sanction ne pourra réparer ses actes.Mais j’aimerais connaitre le début de ce drame.
        Mais dans ce genre de drames il y a toujours un troisième acteur qui devrait etre impartial et qui ne l’est pas.(du moins en France).
        Si vous avez le temps allez voir l’article que je cite dans le message précédent. Ces affaires la sont nombreuses.

         
        • Baloubalou
          Baloubalou répond à jack_tance
          -
          • Posté à 03h03 le 03/02/2010
          • Internaute 103810
            -

          Ca va très vite. Qui n’a jamais donné une baffe à un enfant ? Qui n’a jamais bousculé quelqu’un, poussé par la colère ?
          Parfois on s’en sort, parfois tout s’enchaine, et on en paye les conséquences, il suffit de pas grand chose.

          En l’occurence vous et moi on est dans le deuxième cas, faut se dire qu’on a fait un geste malheureux, mais que c’est malheureusement humain. Faut comprendre la leçon et rebondir, ce genre d’erreur nous aide à nous construire. Maintenant, on sait où mène la colère...

          Si si, c’est un avantage. J’ai remarqué que c’est quelque chose que peu de gens ont, finalement. Même si tout monde sait que la violence est inacceptable, en pratique, les gens qui s’emportent (pour des broutilles) sont innombrables.

          • mass0
            mass0 répond à Baloubalou
            athée et citoyen du monde
            • Posté à 10h44 le 03/02/2010
            • Internaute 21240
              athée et citoyen du monde

            A la nature humaine , elle a bon dos.

            La colère ne justifie aucun acte violent, c’est ça être humain. Si vous vous laissez aller à vos pulsions colérique, c’est que vous êtes un animal.

            Certain on subit les même problème sans pour autant avoir dépassé la limite de la violence physique. (celle des lâches).

            Moi aussi j’aurais pu mettre des claques à mes enfants, c’est la facilité. Il est évident que c’est nettement plus dur de se maitriser, d’être un humain en somme.

            • Lugi
              Lugi répond à mass0
              • Posté à 17h06 le 03/02/2010
              • Internaute 28945

              Vous êtes ben gentil, mais laissez les animaux tranquilles, ils n’ont rien à voir avec cette affaire et je ne suis pas sûr qu’ils aient mérités un tel traitement de votre part.

          • fabricker
            fabricker répond à Baloubalou
            traducteur, architecte logiciel
            • Posté à 17h29 le 03/02/2010
            • Internaute 56472
              traducteur, architecte logiciel

            L’erreur dans ce commentaire, c’est le « mais que c’est malheureusement humain » ...

            Hé bien non, ce n’est pas humain, désolé de vous le dire.
            Si vous êtes en colère, tapez dans un mur, sur votre voiture, mordez un oreiller, mais jamais, jamais, sur un gosse, une ou un adulte, un animal.

            Alors je peux vous répondre : « moi ».
            Même si je m’emporte.
            Car oui, quand je suis en colère, je suis *très* en colère. Alors je sors ... (tenter de) casser un mur est pas mal non plus, couper du bois c’est mieux, ça fait moins mal, que sais-je, il y a assez de possibilités de « subtitution ».

            Mais jamais, jamais toucher un être vivant. C’est un tabou et il y a une raison à ça.

          • jack_tance
            jack_tance répond à Baloubalou
            Indépendant Révolté
            • Posté à 20h34 le 03/02/2010
            • Internaute 103795
              Indépendant Révolté

            Je suis d’accord avec vous, tout va très vite. Et si l’on sait prendre le recul nécessaire nous nous connaissons mieux. En finale nous savons ou mène la colère.

        5 autres commentaires
  • Joe Dalton
    • Posté à 00h00 le 03/02/2010
    • Internaute 20286

    dans le cadre d’une relation conjugale, rien ne justifie un pareil excès de violence pouvant entrainer la mort . Cet homme est un faible de la pire espèce. Je suis un homme et je sais ce que c’est que souffrir à cause d’une femme.

  • kutabali62
    kutabali62
    militaire
    • Posté à 02h42 le 03/02/2010
    • Internaute 57719
      militaire

    c est trés injuste mais il y a le texte de loi et son application qui sont deux choses différentes ; les avocats sont forts et retords pour la tourner a leur avantage ; ca choque parce que le crime est choquant mais les memes procédés sont utilisés pour sortir de prison des délinquants ordinaires , ceux qui pourrissent la vie d’un quartier , mais à ce moment là, ca ne choque personne.

  • mini_nana
    mini_nana
    ahah
    • Posté à 03h48 le 03/02/2010
    • Internaute 103611
      ahah

    1ere affaire : « Elle n’a peut-être pas été surprise par son agresseur »... Cela ne change rien au fait que lui est sur ses 2 jambes, qu’il peut parler, se defendre et qu’elle « aura besoin pour le restant de ses jours de l’assistance d’une tiers personne pour les activités les plus élémentaires de la vie quotidienne »
    Quelque soit la raison pour laquelle il a fait ca, dispute ou pas, elle est dans un etat grave, il ne l’a pas simplement poussee. Sans parler du fait qu’il a recidive, que battre sa femme devant ses enfants ne l’avait donc pas arrete, pas fait reagir...
    Quand on dresse un bilan, la femme est tétraplégique et les enfants ont tout perdu. Ce jugement est il cense ?

    2nde affaire : « les blessures “ n’excèdent pas les séquelles naturelles qu’entraînent ces conduites ” et que le kidnapping est ici un “ moyen nécessaire ” pour commettre le viol »
    En resume, la justice encourage donc a affliger des souffrances a une femme qui faciliteraient le viol. C’est le message qui est donne au travers de ce jugement...

    Bref, ca fait peur.

  • cooboolt-
    cooboolt-
    DISPARU
    • Posté à 06h43 le 03/02/2010
    • Internaute 36892
      DISPARU

    « Mais ces verdicts ne sont heureusement que deux exceptions et la majorité des tribunaux appliquent la loi en accord avec l’époque actuelle. »

    S’en est deux de trop ! ! !

    Je suis séparé et j’ai deux enfants.
    Humilié et brisé, je réussi à sortir de ce cauchemar alors que j’étais seul et à la rue.
    Je n’ai jamais levé la main sur mon ex et j’ai fait tout cela pour rester dans le coeur de mes enfants.
    A qui a t-il pensé cet homme ?
    Il est en taule et la mère de ses enfants ne peut plus s’en occuper, sans même parler de sa façon bestial d’agir.

    Par contre pour les violeurs, la taule c’est trop sympa.
    La castration chimique en plus, c’est mieux.
    Et ce serais moi, je leurs couperais les c..., par ce qu’ils ne les méritent pas.

    Bonne chance à ces deux femmes qui vont vivre difficilement pendant longtemps.

  • Manu de la bas
    Manu de la bas
    Altermondialiste light
    • Posté à 06h57 le 03/02/2010
    • Internaute 44679
      Altermondialiste light

    La justice obéit à des règles qui ne doivent pas être changées en court de route ... Il est normal de la respecter... le gars n’entre pas dans la case 7 et donc il a droit a une réduction de peine et un bonus de rab a la cantoche pendant 3 ans.

    Pareil chez Polanski ... à part la justice, personne ne veut plus entendre parler de cette histoire ... à part la justice qui se doit de suivre ses règles strictes... et qui se tirerait une balle dans le pied si elle devait tout envoyer aux archives.

    Donc, ne comptons pas sur la justice, sauf pour se masturber sur des cas évidents et des procédures ... voir alinéa 143, pages 10345 code XIV

    « Mais noooonnnn manu ... tu comprends rien ! ! ! ! , c’est pas si simpleeeeeeeeee .... » »

  • natoussia
    natoussia
    Intello à lunettes
    • Posté à 08h26 le 03/02/2010
    • Internaute 98650
      Intello à lunettes

    Le sujet provoque beaucoup d’émotion, mais il ne faut pas perdre de vue que les agresseurs ont été, en tous les cas, reconnus coupables, et condamnés à de lourdes peines de prison !

    Les violeurs feront tout de même 14 ans, ce qui est lourd, plus lourd que la moyenne des condamnations pour viol en France, il me semble (à vérifier)... Si j’ai bien compris l’histoire, ils ont été condamnés « juste » pour viol, et non pour viol + violences + séquestration parce qu’ils ne se sont visiblement pas amusés à prendre la victime pour un putching ball tout en la gardant enfermée un mois... C’est tout ce que veut dire le jugement ! Personne n’a dit que le viol c’était bien, sinon ils n’auraient pas foutu les deux monstres à l’ombre pour 14 ans (14 ans ! c’est énorme, il y a 14 ans on était en 1996 les enfants !), un jugement est tout de même une question d’échelle dans la gravité. Genre, filer une claque à une femme, c’est mal. La violer en réunion, c’est atroce. La violer en réunion, la torturer barbarement, puis la tuer alors qu’elle est enceinte et handicapée, c’est le comble de l’horreur, et le jugement s’adapte à cette échelle. Après tout, c’est le boulot de la justice de déterminer la peine en fonction de l’échelle de gravité du crime, non pas en prenant pour référence la victime, mais l’ensemble de la société. L’idée de la condamnation n’est pas de « punir » le méchant, mais de protéger la société en le mettant à l’écart.

    D’ailleurs, je suis pas sûre que dans les faits ca change grand chose pour la victime de savoir ses agresseurs à l’ombre 14 ans au lieu de 18. Je veux dire, pour la victime, même la peine de mort ça n’est pas assez tellement ce qu’elle a vécu est atroce. Mais malheureusement, la justice n’a pas le pouvoir de réparer sa peine en une seule décision, ce n’est pas son rôle.

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