Mon œil !

Ici, vous trouverez soit des trucs sur lesquels tombe l'oeil de Pascal Riché, soit des trucs qui lui font dire "Mon oeil".

Dans Libé, le Nobel Yunus rejoue « Vive la crise » trente ans après

Pascal Riché
Redchef
Publié le 04/02/2010 à 12h28


Les deux couv « Vive la crise » (DR)

Deux couvertures de Libération, à vingt-six ans d’intervalle :

  • février 1984, Libé lance un supplément provocateur (en accompagnement d’une émission de télévision) baptisé « Vive la crise », sous la conduite du jeune journaliste Laurent Joffrin.
  • février 2010, Libération récidive avec une interview de Muhammad Yunus, Prix Nobel de la paix 2006, qui parie sur une économie plus solidaire. Titre : « Cette crise est une chance. »

Je n’ai jamais trop prisé la réthorique « Vive la crise ». Lors de celle de 2008, une partie de la gauche alter ou radicale a repris l’idée : c’est de cette crise, disaient-ils, que viendront les idées neuves et radicales.

Yunus veut « redessiner le système » grâce à la crise

Pourtant, les crises du capitalisme, historiquement, ont souvent profité à ceux qui sont du côté du manche. Et souvent débouché sur des drames. C’est être très optimiste que de penser que celle-ci fera exception.

L’interview de Mohamad Yunus est très intéressante. Il se livre à une défense du marché. Pour lui, « la crise est une chance pour redessiner le système, repenser les institutions financières, repenser les agences de notation, repenser les banques ».

Elle « n’est pas un échec du marché, mais des institutions et des hommes qui, de super-avides, se sont voulus encore plus super-cupides ». Yunus critique les effets pervers de « l’aide sociale » et propose de sortir d’un « système d’assistés ».

Pour Zizek, l’idéologie dominante sort toujours renforcée du chaos

Dans un autre genre, on pourra lire le nouvel ouvrage du philosophe radical Slavoj Zizek, « Après la tragédie, la farce ». Selon lui, la panique créée par la crise ramène toujours au « b.a.-ba » capitaliste :

« Les postulats élémentaires de l’idéologie dominante, loin d’être révoqués en doute, sont reposés avec une violence redoublée. Le danger est donc que la débâcle en cours soit utilisée d’une manière similaire à ce que Naomi Klein a appelé “stratégie de choc”. »

La crise n’est donc pas une « chance », selon Zizek qui prédit, comme « effets immédiats », davantage de racisme, de conflits, de divisions toujours plus creusées entre riches et pauvres...

  • 16471 visites
  • 61 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 12h39 le 04/02/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    1934

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 12h35 le 04/02/2010
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    « Vive la crise » a été le cheval de Troie pour faire avaler la purge libérale aux Français en 1984.. ; Libé n’y avait pas craint d’inviter l’agité du bocage fin de race ! Pas lu Libé mais je crains que l’offensive soit similaire !

    • A déménagé le 8-10 2
      • Posté à 13h10 le 04/02/2010
      • Internaute 41917
        nc

      C’est vrai qu’en 84, le Fou du Puy n’était que l’animateur branchouille d’une superbe réalisation communautaire, qui séduisait jusqu’à José Artur (Pop Club).

      Quand on voit ce que tout ça est devenu :

      - Des bénévoles dont l’activité artistique sert de hameçon pour une entreprise idélogique et une grosse pompe à fric attenante au spectacle qui leur passe en courant sous le nez !

      - Une Vendée soumise à Monsieur not’maît’ !

  • guillaumeavril
    guillaumeavril
    Ingénieur
    • Posté à 12h41 le 04/02/2010
    • Internaute 103984
      Ingénieur

    Entre 1984 et 2010... 26 ans

  • Nicolas2010 -bloque-
    Nicolas2010 -bloque-
    Chacun pour soi
    • Posté à 12h42 le 04/02/2010
    • Internaute 102431
      Chacun pour soi

    « Cette crise est une chance. »

    Evidement, et un risque aussi.

    Par contre, pour la France, je pense que c’est plutôt le coup de grâce et que le déclassement est désormais irrésistible. L’exode des diplômé va s’accélérer -ils sont déjà plus de 2 millions.
    On va se retrouver 13éme mondiale ou quelque chose.
    Avec les services publics qui vont avec, ce qui est réconfortant.
    Les riches ayant du fuir leur patrie viendront de temps à autres faire du tourisme, pour voir dans une réserve naturel comment on vivait chez les ploucs. Le diplôme de femme de ménages, c’est l’avenir pour vos enfants !

    PS : Merci la gauche.

    • pablico
      pablico répond à Nicolas2010 -bloque-
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h27 le 04/02/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      si c’était une question de gauche ou de droite... cela serait sympa..et si simple à corriger..

      Politiciens-marionnettes => le vrai pouvoir parallèle et supra-national est aux financiers regroupés en lobby mondial »

      et pourtant on vote, on fait comme si l’on était en démocratie...

      politique = élections
      finance = subir..

      ni les politiques, ni les électeurs n’ont prise sur la finance, l’argent.

      une nouvelle conception de la démocratie : la ’ démocratie canada dry’

      on aura beau en user... on n’aura jamais l’ivresse du changement....

      (ironie)

      cela commence à se remarquer sérieusement...

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Nicolas2010 -bloque-
      yetiblog.org
      • Posté à 16h36 le 04/02/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      @ Nicolas2010

      Dans le style fourre-tout et n’importe quoi, vous n’êtes pas mal, vous !

      Qu’est-ce que c’est que ce délire sur l’exode des diplômés ? Ils vont aller où, les diplômés ? En Grèce, en Espagne, aux USA... ? Tous fauchés !

      Et 13e derrière qui ? Tout le monde descend !

      Et puis votre sortie sur la gauche, vous auriez dû commencer par ça. Et même vous contenter de ça. Puisque c’est manifestement tout ce qui vous intéresse.

      • Lictor
        Lictor répond à Le Yéti
        informaticien
        • Posté à 08h21 le 05/02/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        J’ai tout de même la quasi-totalité de mes amis qui sont partis pour l’étranger actuellement... Dont une bonne partie qui était des étrangers qui avaient préféré la France à leur pays. Par contre, ce ne sont ni des riches ni des pauvres : des artistes, des ingénieurs, des architectes...

        Les raisons ne sont ni la crise la gauche. Mais plutôt une certaine lassitude à l’égard d’un pays qui ne sait plus qui il est, la politique de la droite et de Sarkozy, la hausse des prix et des loyers qui deviennent intenable.
        Les gens qui ont choisi la France l’ont fait pour ses spécificités... S’ils avaient voulu un pays libéral, ils seraient directement allés en Angleterre ou aux USA... Mais la France perd ses spécificités, elle perd son droit du travail, ses services publics, son goût des loisirs...

        Pour les artistes, la grosse raison est qu’il n’y a plus rien à faire en France. L’enseignement artistique est moribond, la création a été tuée par les différentes réformes (intermittence, paupérisation des régions et donc réduction des subventions...). Beaucoup partent en Belgique et Bruxelles : loyers bas, statut officiel d’artistes très intéressant, ambiance moins dure qu’en France. D’autres partent vers Berlin et ses loyers et son coût de la vie ultra-bas.

        Pour les étrangers, ils fuient clairement le Sarkozisme. Après 15 ou 20 ans dans ce pays, ils ont fini par craquer et laisser tomber. Marre de se faire insulter, de perdre des jours en démarches administrative. J’ai une amie, marié à un européen, qui a laissé tombé sa demande de naturalisation pour aller en Belgique. 5 ans de démarche pour rien en France, la même chose obtenu en 6 mois en Belgique et en plus avec une administration bienveillante...
        J’en ai même un, qui a pourtant la double nationalité, qui est retourné travailler en Colombie : mieux payé, mieux valorisé, un pouvoir d’achat considérablement plus élevé...

        Et, au passage, son mari a maintenant des horaires beaucoup plus légers et moins stressants : il est passé de 50h par semaine à 35h. La France est un pays épuisant au niveau rythme et stress au travail, quand on compare à nos voisins européens. C’est également ce qui fait une fuite des CSP+. Pourquoi se tuer au travail dans des entreprises pathogènes pour vivre à Paris avec un loyer délirant, alors qu’on peut travailler moins, mieux et avoir un pouvoir d’achat supérieur dans d’autres pays ?

        Rien à voir avec des classements mondiaux : en pratique, on s’en fout ! Qu’un pays soit 1er ou 20e, ça n’a que très peu d’influence sur le quotidien des gens : ça n’impacte que peu leur salaire, leur emploi, leur vie au travail...

      • Nicolas2010 -bloque-
        Nicolas2010 -bloque- répond à Le Yéti
        Chacun pour soi
        • Posté à 10h28 le 05/02/2010
        • Internaute 102431
          Chacun pour soi

        « Qu’est-ce que c’est que ce délire sur l’exode des diplômés ? Ils vont aller où, les diplômés ? En Grèce, en Espagne, aux USA... ? Tous fauchés ! »

        Officiellement, 2,200,000 français ont quitté la France, -et ce ne sont pas que les riches-, chiffre jamais vu depuis la Révolution de 1789. Surtout que l’on peut penser que pas mal de monde n’a rien déclaré du tout au fisc...
        Ces brave gens envoient du reste plusieurs milliards d’euros par ans « au pays »..
        La France se vide par le haut, et se rempli par le bas.

        Ils vont bien sur aux USA, en GB, en Hollande, en Australie, en Indonésie, à Hong Kong, à Shanghai, au Canada, en Nouvelle-Zélande, Brésil, Chili, etc, etc. ;

        Et non, la crise ne touche que les USA et l’Europe.

        « Et 13e derrière qui ? Tout le monde descend ! »

        Non. La France descend certes depuis 30 ans, mais pas les autre. Pendant cette période, la croissance mondiale à été de 6%.

        Ce phénomène de départ des diplômés -et donc des hauts revenus- va s’accélère, puisque maintenant il commence à toucher la classe moyenne.

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Nicolas2010 -bloque-
          yetiblog.org
          • Posté à 11h30 le 05/02/2010
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Sur les 2,2 millions d’expatriés, combien dans des entreprises françaises ou européennes délocalisées ?

          • Nicolas2010 -bloque-
            Nicolas2010 -bloque- répond à Le Yéti
            Chacun pour soi
            • Posté à 12h27 le 06/02/2010
            • Internaute 102431
              Chacun pour soi

            « Sur les 2,2 millions d’expatriés, combien dans des entreprises françaises ou européennes délocalisées ? »

            Pas énormément, car on ne délocalise dans le personnel que ceux qui sont irremplaçables.

            L’exemple de HP et Colgate le montre. Je crois que seul cents salariés sont parti en Suisse lors du déménagement.

            Il y avait aussi cette statistique assez bluffante, comme quoi 1/3 des chercheurs d’Europe travail aux USA !
            Espérons que ca va mieux..

        2 autres commentaires
  • Le Putsch
    Le Putsch
    Konopsoproctotrype putatif
    • Posté à 12h44 le 04/02/2010
    • Internaute 76118
      Konopsoproctotrype putatif

    Ce que dit Zizek est assez intéressant. Je partage à la réflexion ses opinions : la violence bénéficie toujours au final au pouvoir dominant, qui est toujours celui capable d’être fondamentalement le plus violent. Que la violence ait été effectivement monopolisée par celui-ci (idéal-type du Léviathan) ou pas, il est structurellement en position d’être la puissance dominante dans une société, et donc de mettre au pas les déviances à son monopole de la violence.

    On pourra se reporter au cycle de la violence évoqué par Girard dans « Achever Clausewitz » : le cycle de la violence toujours renouvelé et accéléré nous porte droit vers la catastrophe si la responsabilité collective n’est pas restaurée au sein de la société. Mais face à des contestations, à des réactions plus ou moins violentes de la société, c’est toujours la violence des structures au pouvoir qui triomphera.
    Si en plus la violence de ces institutions porte en elle un modèle de société (la violence porte essentiellement un modèle de société en elle, en fait), on peut malheureusement s’attendre à ce que le processus admirablement décrit par N. Klein se renouvelle, quand bien même le modèle libéral d’organisation de la société a déjà triomphé, à savoir que les gouvernements et grandes entreprises continuent à profiter du chaos (de périodes qui nous ramènent à « avant le contrat hobbesien », en termes philosophiques) pour imposer de nouveaux « contrats » toujours plus aliénants pour la population et plus avantageux pour les bourses des dominants. Ils peuvent toujours nous vendre une déresponsabilisation générale (une perte de conscience par chacun de la violence contenue dans nos actes, dissimulée dans les « passions nécessaires », qu’on pose en socle de notre économie moderne) pour nous faire adhérer au modèle « néo“libéral ; comme toujours, ça nous retombera dessus, et dans leurs poches.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 12h47 le 04/02/2010
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    UNE « CHANCE » QUI RISQUE D’ÊTRE FORT DOULOUREUSE

    La seule « chance » qu’offre cette crise, c’est qu’elle mine gravement les fondations d’une détestable organisation mafieuse du monde.

    Avec Obama dans le rôle d’Al Capone et Foutriquet dans celui de Lien - pardon, « Mémé » ! [rires]

    La « malchance » : les inévitables « dégats collatéraux », sociaux, vitaux (la paupérisation accélérée du monde), climatiques (le problème de l’eau), géostratégiques (guerres)...

    Mais de là à abonder dans la théorie de Zizek exposée par Pascal Riché, il y a un pas que je ne franchirai pas. Zizek (comme beaucoup de ses condisciples qui s’ignorent mais abondent) verse plus dans le « fatalisme confortable » (de toute façon, tout ira mal) que dans le pessimisme inquiet. Il produit les mêmes excès en noir que Yunus en rose bonbon.

    Une chose est cependant sûre : nous sommes à la veille d’une période de bouleversements sans beaucoup de précédents. Et sans doute fort douloureuse.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Le Yéti
      Redchef Rue89
      • Posté à 15h39 le 04/02/2010
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Avec Žižek j’ai enfin trouvé plus radical que vous, Yéti !

  • fantome de la nuit
    fantome de la nuit
    insomniaque
    • Posté à 12h48 le 04/02/2010
    • Internaute 50069
      insomniaque

    De toutes façons, la crise issue des subprimes est une crise dans la crise. Les trentenaires-et-moins n’ont pas connu autre chose. Pourtant , Le Pen n’est pas encore au pouvoir. Pour combien de temps ?

  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 12h48 le 04/02/2010
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    C’est bien en 1984 qu’Yves Montand était venu pour 80 briques (de mémoire, pas retrouvé le chiffre) expliquer aux français qu’il fallait se serrer la ceinture ?

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 13h00 le 04/02/2010
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    le micro- credit de Yunus est un leurre car les taux d’interet de remboursement sont astronomique...VOUS ETIEZ PAUVRE EH BIEN VOUS LE SEREZ ENCORE PLUS APRES AVOIR EMPRUNTE DU FRIC A YUNUS ET CONSORT (ATTALI S’INTERESSE BEAUCOUP AU MICRO-CREDiT C’EST DIRE...preter 3 euros à un pauvre et lui demander d’en rembourser 6, c’est un filon)

    sachant cela on peut imaginer pourquoi ce type pense que cette crise est une chance....pour ses affaires c’est une manne enorme.

    • amnesic
      amnesic répond à delalo
      jongleur
      • Posté à 13h37 le 04/02/2010
      • Internaute 51672
        jongleur

      Je te conseille de lire son livre « Vers un monde sans pauvreté ». Tu comprendra mieux le fonctionnement des Grameen banques et cela t’éviterais d’écrire de pareilles inepties.
      Et pour info, la Grameen Bank est détenue par les emprunteurs pauvres eux-mêmes, la plupart d’entre eux sont des femmes. La banque est détenue à 94% par des emprunteurs et 6% par le gouvernement du Bangladesh.
      La naissance de cette banque est justement très liée à l’abus des « prêteurs sur gages » qui faisait des taux hallucinants au Bangladesh pour les pauvres.

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 13h03 le 04/02/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Sauf que Younes est l’anti-Mère Teresa, qu’il aide réellement les pauvres à être moins pauvres.

    Alors que Papet-Montand-du-chèque et Lolo Jojo, kesqu’ils avaient fait, à part prêcher ?

    Pour autant et par expérience, je partage le pessimisme de Zizek.

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 13h13 le 04/02/2010
    • Internaute 50571
      chien de talus

    La crise est autant une invention des dominants que la pseudo insécurité, outils de justification et de manipulation. Si demain on se lève tous pour danette en tapant du poing sur la table, et qu’on répartisse le magot mondial intelligemment et équitablement la crise fait pshhitt, sinon c’est le renforcement des dictatures présentes.
    Joffrin est obscène comme à son habitude.

  • Michel G
    Michel G
    Carcassonne
    • Posté à 13h14 le 04/02/2010
    • Internaute 40686
      Carcassonne

    belle bande d’enfoirés

  • mish
    mish
    ça va, merci
    • Posté à 13h18 le 04/02/2010
    • Internaute 38002
      ça va, merci

    16 ans après ? Ça fait pas 26 ans plutôt ! Tss tss, n’essayez pas de vous rajeunir Pascal Riché !

  • jean Bidel
    jean Bidel
    jeune retraité
    • Posté à 13h23 le 04/02/2010
    • Internaute 42480
      jeune retraité

    Libération a perdu 9,5% de ses lecteurs en 2009 . Cette crise lui sera peut être fatale ?
    C’est l’ensemble de la presse écrite de grande diffusion qui perd des lecteurs , comment s’en étonner quand elle passe son temps à cirer les pompes des politiques et qu’elle ne parle jamais des dérives et problèmes angoissants (et bien réèls ce ne sont pas que des « sentiments ») qui agitent notre société .
    Internet aujourd’hui permet la réinformation , il est loisible de s’y faire une opinion équilibrée ; on comprend pourquoi le pouvoir veut se donner les moyens d’y intervenir et tenter de reprendre la main . Télés et grands quotidiens ce n’est plus de l’information mais de la manipulation ; ils agissent comme le pouvoir avec le résultat du référendum sur l’Europe (non à 54%) : on s’asseoit avec mépris et dédain sur l’opinion des français . Eh bien une majorité de français ne croit plus à vos mensonges .

    Certes, les ventes de journaux n’ont pas renoué avec la croissance, mais les premières données communiquées par les quotidiens nationaux d’information montrent que la baisse de la diffusion payée de cette famille de presse a été limitée en France à - 3,5%, à quelque 1,528 million d’exemplaires en moyenne chaque jour. En 2008, le recul avait atteint 2,4%. Les plus fortes chutes concernent l’ International Herald Tribune (- 15,1%, à 20 604 exemplaires), La Tribune (- 10,6%, 67 295 ex.) et Libération (- 9,5%, 111 584 ex.).

    • yoms
      yoms répond à jean Bidel
      • Posté à 14h27 le 04/02/2010
      • Internaute 67829

      Tout à fait d’accord avec vous Jean ! Quelques journaux de « réinformation écrite » qui ne sont pas toujours les meilleurs, parfois trop agressifs mais qui diffusent tout de même une autre info :

      Backchich, Le monde Libertaire, CQFD, Le Plan B, Siné Hebdo (les hors série sont fort intéressants), Le monde Diplomatique...

      Bien sûr je les conseille avec des réserves car je n’adhère pas à tout mais quand même, c’est mieux que les conneries de Joffrin sacré « journaliste le plus bête de France » (son édito sur Tarnac était à gerber...)

      • jean Bidel
        jean Bidel répond à yoms
        jeune retraité
        • Posté à 18h06 le 04/02/2010
        • Internaute 42480
          jeune retraité

        On peut se faire son opinion ce ne sont pas les sites de ré-information qui manquent en se gardant de tomber dans la manipulation inverse .
        Idem du « culturel » , il suffit de voirs les daubes que nous présentent les diverses chaînes de télé ; l’humain ne risque pas d’en sortir grandi et conscient de sa condition .
        Quant à l’assistanat institutionalisé il y aura des lendemains douloureux , la générosité sans contre partie économique ne sera plus de mise : on ne pourra plus . L’idéologie post-soixanthuiarde n’y survivra pas , comme la gauche qui ne sait plus vers quel électorat se tourner pour revenir aux manettes .
        Partis politiques et médias sont de moins en moins crédibles même à coup de sondages bidonnés . La vérité finit par transpirer et le bon sens cherche à reprendre le dessus : vital !

         
        • yoms
          yoms répond à jean Bidel
          • Posté à 16h30 le 06/02/2010
          • Internaute 67829

          autrefois, ce que vous appelez « assistanat institutionnalisé » se nommait solidarité... (organique ou mécanique c’est selon...)

          Pourquoi parler d’assistanat ? Parce que l’on n’encourage pas le personnes à se prendre en main ? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire...

        1 autres commentaires
    • Troll-en-folie
      Troll-en-folie répond à jean Bidel
      Parano chronique
      • Posté à 15h16 le 04/02/2010
      • Internaute 87214
        Parano chronique

      « Libération a perdu 9,5% de ses lecteurs en 2009 . Cette crise lui sera peut être fatale ? »

      C’est pour ça que Joffrin propose de taxer tous les internautes et de reverser l’argent aux éditeurs de presse. Faire du vrai journalisme ? Pas besoin, on a une belle rente.

      Quand à cette crise, je pense que c’était une belle opportunité pour
      créer un sentiment d’angoisse, de peur du lendemain. On en profite pour diviser, en montrant du doigt différentes catégories, et exacerber le chacun pour soi. Ce qui permet de :

      - Virer des salariés non plus par charrettes, mais par wagons.
      - Casser les services publics.
      - Supprimer le plus possible d’avantage acquis.
      - Restreindre les libertés et augmenter le flicage.

      Un ventre vide a d’autres préoccupations.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 13h41 le 04/02/2010
    • Internaute 66286
       : -\

    > Yunus critique les effets pervers de « l’aide sociale » et propose de sortir d’un « système d’assistés ».

    Venez en france, ya du boulot.

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 13h57 le 04/02/2010
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Allez le dire aux quelques millions de chômeur à travers le monde....

  • yoms
    • Posté à 14h22 le 04/02/2010
    • Internaute 67829

    « Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ne voient la nécessité que dans la crise. »

    Jean Monnet

    Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise, depuis que je suis petit c’est comme ça.

    Coluche

    La crise n’est qu’un symptôme de la nécessité du changement, elle est intéressante dans la mesure où elle contribue à faire évoluer les choses, si elle les fait évoluer... Le problème étant que sans la crise, on ne s’interroge pas vraiment sur le sort de ceux qui souffrent du système, les exclus, car on les considère comme marginaux, loin de nous et qu’il sont invisibilisés. La crise les rend visibles et nous sensibilise sur le fait que nous pourrions, nous aussi, connaître la misère et l’exploitation qu’ils subissent au quotidien.

    Yoms

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h34 le 04/02/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    la crise est une chance pour redessiner le système, repenser les institutions financières, repenser les agences de notation, repenser les banques

    La crise est surtout un prétexte pour repenser tout ça... mais juste penser.

    Car vu que les banques et le reste s’en mettent plein les poches à chaque crise, ils vont juste repenser à refaire le coup...

  • Pictulo
    • Posté à 14h42 le 04/02/2010
    • Internaute 23785

    Il faut quand même une belle dose de cynisme pour oser affirmer que cette crise est une « chance ». Qu’il aille raconter ça aux millions d’affamés et de mal logés. Sous couvert de provocation sémantique, Il y a là pour le moins une belle faute de goût.
    Attali et Yunus , chantres de la microfinance, ne proposent rien d’autre que les recettes macro économiques ramenées aux faibles revenus. Le résultat en terme de surendettement est le même ou peu s’en faut.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 20h27 le 04/02/2010
      • Internaute 33755

      Heureusement que vous rajoutez « ou peu s’en faut ». Ça donne des allures de vrai à votre assertion hasardeuse.

      Yunus au Bangladesh, ce fut des millions de pauvres en moins. Malheureusement, c’est un pays qui se fait régulièrement laminé par des catastrophes naturelles.

      • Pictulo
        • Posté à 20h30 le 04/02/2010
        • Internaute 23785

        Je l’ai entendu dire aussi mais les preuves irréfutables, on les attend encore. Le microcrédit, c’est beaucoup d’effets d’annonce pour un résultat très difficile à chiffrer.

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 21h47 le 04/02/2010
          • Internaute 33755

          Ohhh, les preuves chiffrées... Celles des microcrédits sont nombreuses, il suffit de se pencher un peu dessus pour constater, par exemple, que le taux de pauvreté au Bangladesh a chuté de 74% en 1973 à 57% en 1991, puis à 49% en 2000 et à 40% en 2005, soit 1% gagné chaque année. Chiffre de la Banque Mondiale que Yunus voudrait réformer, au passage. Pourtant Kissinger, dans les années 70, parlaient pour ce pays d’une situation sans espoir...

          Cette pauvreté qui recule, est-ce à cause de la bande de roitelets au pouvoir ?
          En quelque sorte, oui. Il a permis à des gens comme Yunus d’émerger, à des couillus de prendre les choses en main car les planqués végétatifs n’ont cure des soucis de la population qu’ils administrent.

          Ou peut être est-ce en raison de leur beau score en exportation vers les Etats Unis ? .. En 2006, elles se chiffraient à 3,3 milliards de dollards. Pas mal pour des pauvres. Les Anglais scorent à 54 milliards. Seulement, les droits de douanes payés par ces deux pays sont les mêmes : 500 millions...

          Donc, très sincèrement, les divagations françaises sur ce Yunus, qu’elles viennent des socialos, des chrétiens démocrates ou des mecs de droite, ça ressemble plus à un concours de lancer de pipi qui atterira toujours à côté d’un problème qui nous concerne tous : la mondialisation telle qu’elle est aujourd’hui est désespérement bancale. Combattons ceux qui la maintiennent en l’état plutôt que ceux qui ont déjà anticipé le combat...

        1 autres commentaires
  • Noari99
    Noari99
    Objet du scandale
    • Posté à 14h58 le 04/02/2010
    • Internaute 99151
      Objet du scandale

    Cette interview arrive avec 3 métros de retard. Ca fait des mois que l’on entend les politiques et les économistes nous dire que c’est l’occasion rêvée pour assainir le système, le repenser, revenir sur le système de notation. Et force est de constater que rien n’a changé, que les actes ne viennent et qu’on a simplement sauvé les banques pour qu’elles puissent reprendre leurs activités comme avant.
    Si le métier de banquier est si attractif de nos jours, c’est parce qu’on permet aux banques de mettre en place des produits qui génèrent beaucoup d’argent, donc beaucoup de risques et de nombreux produits toxiques. Si les banques étaient restées des banques classiques, être banquier serait un métier chiant qui consisterait à entreposer de l’argent et à en prêter en espérant que le client est solvable et que ça rapportera de l’argent sur 20 ans. Il y aurait alors beaucoup moins de candidats.

  • fredinlondon
    • Posté à 15h43 le 04/02/2010
    • Internaute 74573
      OM

    L’approche de Yunus est pragmatique. On peut lui reprocher de manquer d’ambition, de chercher à faire son trou dans un système libéral plutot que de le remettre en question, ou au contraire se dire qu’en attendant que les choses changent en profondeur, elle fournit une aide et des résultats tangibles à court terme.

    Il est évident qu’à choisir, un système avec un Etat qui remplit son rôle social et des emplois salariés sont préférables à une approche basée sur l’entreprenariat individuel, mais cette option n’étant pas disponible à court terme au Bangladesh, le plan B consistant à remplacer la dépendance à la charité internationale par la création d’entrepreneurs individuels n’est pas si mal.

    Yunus est intelligent, a l’esprit pratique, et choisit de regarder le verre à moitié plein. Il a constaté que les entreprises privées avaient bcp d’argent à dépenser en com, et qu’une partie des salariés de ces entreprises avaient envie de s’engager dans une action ayant du sens. Sur cette base il s’est dit qu’il y avait des moyens humains et financiers disponibles pour le développement économique des plus pauvres.
    Il a donc lancé des « social businesses » en partenariat avec Danone et Veolia (sic), préférant les utiliser, même si c’est limité plutôt que de dénoncer leurs pratiques choquantes.
    Il est cependant lucide, et a eu l’intelligence de refuser les offres de financement d’institutions telles que la banque mondiale.

    Son approche pro marché ne correspond donc pas nécessairement à des convictions personnelles, mais peut être à un pessimisme quand aux chances de voir l’Etat jouer son rôle, et d’autre part au souhait de caresser dans le sens du poil les entreprises privées pour pouvoir les utiliser.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 16h06 le 04/02/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    A l’intérieur de cette crise mondiale, plusieurs situations critiques sont impliquées. On peut donc craindre que tout ne sera pas malheureusement réglé, même en remaniant profondément le système financier international.
    Ainsi, à l’échelon national, étant donné notre faiblesse dans de nombreux secteurs industriels, il sera très difficile de redresser la courbe des emplois.
    Il ne s’agit pas uniquement d’un problème de cupidité des classes dirigeantes dans un système dérégulé des marchés économiques ; ni d’effets pervers provoqués par des aides sociales dans un système d’assistés.
    Il s’agit aussi de retrouver un équilibre entre ce que nous consommons et ce que nous produisons. Nous ne produisons pas suffisamment à l’intérieur de l’hexagone. Nous exploitons le travail produit par d’autres. Cela ne peut pas fonctionner éternellement. Et nous allons en payer les conséquences...non seulement sur notre pouvoir d’achat, mais également sur nos libertés.

  • Wholovesduck
    Wholovesduck
    Théoricien de la vie des autres
    • Posté à 16h40 le 04/02/2010
    • Internaute 72570
      Théoricien de la vie des autres

    Je ne sais pas si votre résumé de son intervention sur Libé reflète le fond de sa pensée mais diantre, une crise qui est une chance, qui n’est pas dû à l’échec de l’économie de marché, qui critique l’aide sociale et un « système d’assistés », j’ai l’impression d’entendre parler Madellin !

    Loin de moi l’envie de me payer un prix nobel de la Paix, qui plus est au travers de votre article mais si cette chance est une crise, pourquoi se reproduit-elle inévitablement à intervalles réguliers ?

    Si la crise est dûe avant tout à la cupidité de certains, pourquoi critiquer ce « système d’assistés ? ». Dans les représentations économiques les plus basiques, la mise en place d’un état providence n’est-elle pas un pare-feu aux excès du marché justement ? à la cupidité d’une poignée, avide de s’enrichir et de ne pas partager les richesses ?

    L’intelligence de ses propos est en général reconnue mais là j’ai du mal à saisir le fond d’une telle pensée...

    Merci monsieur Riché d’opposer un point de vue fondamentalement optimiste (peut-il en être autrement d’un nobel de la Paix ?) et celui d’un pessimiste, joli exercice de style.

    Je me permettrai de citer pour ma part Georges Orwell (que vous pouvez retrouver dans « écrits politiques » aux éditions Argone) qui lui s’interroger sur l’instauration d’un système socialiste en Angleterre après la seconde guerre mondiale. Autre contexte certes, mais son analyse, parmi les plus intelligentes qu’il m’ait été donné de lire, révèle avant tout que le 2nd conflit mondial est le fait des excès du capitalisme de l’époque. A l’orée de la victoire des alliés, il s’interroge sur ce que doit être l’Empire Britannique après cette guerre et ses attentes se tournent vers un socialisme démocratique.

    Comment transposer cette réflexion aujourd’hui ? Avant nous véritablement le choix d’un autre modèle que le capitalisme ? Dans la conscience collective ce dernier est « le moins pire de tous ». J’oserai dire qu’il reste malheureusement le seul.

    Et à défaut d’alternatives ou de conscience dans l’esprit des masses qu’il existe « autre chose », point de « révolution » possible.

    (à quand un article de Rue89 sur Orwell tiens ? ^^ )

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 16h48 le 04/02/2010
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    chance ?

    cette crise renforce les ecarts de richesse entre les plus pauvres et le plus riches (comme chaque crise d’ailleurs)

    elle renforce egalement le desespoir humain en faisant bien comprendre a « ceux d’en bas » qu’il n’ont pas les mm droits que « ceux d’en haut » et qu’aucun changement n’est a l’ordre du jours (ah si les gesticulation d’un nains qui va « briser » les paradis fiscaux et qui aboutiront a du flan mediatique habituel).

    Elle conforte les moins démunis (pas les puissants) dans leur individualisme, fragilisant d’autant plus le tissu social sensé nous unir.

    cette crise souligne aussi le complet asservissement des gouvernements (et de l’europe) au marché financier et aux multinationales. Et ce qu’il soit de gauche ou de droite, mm si bc sont encore bloqué sur ce debat exclusivement tourné vers la forme, les gens au pouvoir etant plus marqué par des simptomes psychologiques nuisibles a la société qu’une veritable orientation politique.

    elle met aussi en evidence le fait qu’on ne remette plus en cause les situation de monopole en 2010.

    elles semblent bien loins les années régies par les lois antitrust...

    quand a la france elle mm, il n’en restera plus gd chose d’ici 2012, tellement l’equipe de clowns au pouvoir cultive l’art du mauvais choix et de la perte de tps, ou plutot de la destruction a temps plein (a gauche comme a droite, de toute facon avec sarko on prend les plus dangereux psychopathe du monde politique toute couleurs confondus pour pondre les concepts les plus nauséabonds imaginable).

    en tout cas comme petit soldat maitre d’oeuvre du traité de l’acta, le gouvernment francais se place assez bien en lice avec l’australie.

    et a bien profiter du contexte difficile, ou la masse tente de survivre, pour nous infliger sa vision technocratique de la france (et quand je dis technocratique je reste poli).

  • 100 000 d entre nous
    100 000 d entre nous
    meurent de faim chaque jour
    • Posté à 16h53 le 04/02/2010
    • Internaute 95182
      meurent de faim chaque jour

    Juste un mot à propos du micro-crédit.
    Il s’agit de taux proches de 20% et souvent les gens (pauvres bien entendu) prennent des micro-crédits pour rembourser des micro-crédits qu’ils ne peuvent rembourser et c’est la spirale.
    En fait c’est un vrai business, proche des crédits à la consommation chez nous.

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 17h22 le 04/02/2010
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    « la crise est une chance pour redessiner le système, repenser les institutions financières, repenser les agences de notation, repenser les banques »

    En gros, il s’agit de faire en sorte que tout change sans que rien ne change.
    Un coup de peinture n’a jamais empêcher un vieux mur branlant de s’écrouler.

  • Lugi
    • Posté à 17h52 le 04/02/2010
    • Internaute 28945

    L’interview de Mohamad Yunus est très intéressante. Il se livre à une défense du marché. Pour lui, « la crise est une chance pour redessiner le système, repenser les institutions financières, repenser les agences de notation, repenser les banques ».

    Elle « n’est pas un échec du marché, mais des institutions et des hommes qui, de super-avides, se sont voulus encore plus super-cupides ». Yunus critique les effets pervers de « l’aide sociale » et propose de sortir d’un « système d’assistés ».

    Libé, un grand journal de gauche.

  • Roroeyro
    • Posté à 18h21 le 04/02/2010
    • Internaute 2818

    Oui en effet, Joffrin déjà... J’avais oublié.
    C’était quand même le fin fond du fond de ce que la gauche à atteint dans ces putains d’années 80 de merde. c’est simple, je ne peux plus voir un film avec Montant depuis cette époque. à chaque fois qu’on le déterre pour lui vérifier l’ADN ça me fait plaisir. c’est un peu comme ça que l’enfer est censé être : une persécution éternelle pour ses péchés terrestres. Il est bien puni ce con d’Yves !
    Joffrin devrait y penser plus souvent avant de nous revendre à chaque fois ses joint-ventures centre-droit / PS..

  • sitoihien
    • Posté à 18h31 le 04/02/2010
    • Internaute 21237

    « Que la crise s’aggrave »

    Lien

    C’est le titre d’un livre paru en 78, depuis la crise sociale c’est aggravée, et toujours pas d’alternative crédible, sans doute parce que nous vivons dans un pays qui est encore riche. Il y a 8 millions de pauvres, c’est beaucoup, mais par rapport a 60 millions de français-se-s c’est trés minoritaires.

    Peut être faut il attendre que la crise s’aggrave jusqu’a ce que les pauvres soient majoritaires, alors on pourra peut être dire « vive la crise »

    Lien

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 19h05 le 04/02/2010
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Pas d’Alain Minc à l’horizon ?
    Dommage, il aurait rendu cette étude plus crédible.
    Ironie avec rires jaunes

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.