Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Grèce, Portugal, Espagne... les suites de la crise rongent l'Europe

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 06/02/2010 à 12h45

« Ça va plus vite que prévu. » Tels sont les mots lâchés par Paul Jorion dans son dernier Temps qu’il fait à propos des nouvelles métastases de crise apparues en Grèce, au Portugal, en Espagne. Le mal désormais ronge dangereusement l’Europe et la zone euro.

Nous avions ici même tenté d’analyser les successives phases de l’irréversible effondrement en cours. Et en particulier la phase III sur la défaillance des puissances publiques. Nous y voilà en plein !

Un scénario totalement prévisible... et imprévu

Les signaux d’alarmes (Islande, Dubaï..) étaient-ils si marginaux ou si lointains pour que les gens de pouvoir continuent comme si de rien n’était de plastronner sur des signes de fin de crise et de reprise totalement illusoires ?

Après avoir lâché des milliards de milliards pour sauver un système financier exsangue, s’être échinées à colmater les brèches d’une économie réelle à la dérive à grands coups de plans de relance stériles, faut-il s’étonner de voir les « puissances » publiques vaciller sous le poids de leurs dettes abyssales ?

Maintenant que ces idiots ont grillé sans compter leurs principales cartes, quelles sont celles qui leur restent à tirer de leurs manches pour sortir du bourbier où ils s’enfoncent ?

Vont-ils couper les branches pourries ? Mais alors ce serait précipiter l’éclatement de la zone euro et un séisme mondial aux conséquences incalculables.

Les branches les moins atteintes (« saines » seraient un bien grand mot !) comme l’Allemagne ou la France vont-elles finalement voler au secours des malades ? Mais avec quoi ? Quelles poudres de perlimpinpin miraculeuses ? Quelles dettes publiques supplémentaires ?

Coincés !

Des Diafoirus grotesques dépassés par les évènements

Face à ces enchaînements catastrophiques, quel remède de cheval ? Quelle potion magique ? Depuis maintenant plus de deux ans que cette crise a éclaté, RIEN ! Aucun diagnostic un tant soit peu lucide. Aucune décision d’envergure. Aucune correction de trajectoire d’avenir.

Justes des saignées financières et sociales à la pelle, des formules ampoulées et creuses pour masquer leur impuissance, des augures hilarantes (rappelez-vous, ces fameux et ténébreux fonds souverains qui devaient sauver notre pauvre monde).

Récemment réunis à Davos, nos grotesques Diafoirus ont continué à s’agiter en toute inutilité, clamant que le capitalisme n’avait pas d’alternative, que le malade était plus imaginaire qu’il n’y paraît, que le moribond était un tout petit peu moins moribond que prévu.

Une agonie désormais irréversible

Pas besoin d’être grand clerc ni de se perdre dans leurs logorrhées d’initiés déconfits pour comprendre et éclairer ce qui va désormais advenir. Les métastases vont inexorablement poursuivre leurs œuvres de destruction, faire imploser à terme la zone euro. Et progresser sans pitié vers d’autres corps souffrants : la Grande-Bretagne et jusqu’au cœur même de l’empire : les Etats-Unis d’Amérique et leur zone dollar.

Le mal est désormais bien trop avancé pour pouvoir être enrayé. La tête (nos Diafoirus) trop déjantée pour réagir. Mais aussi trop solidement enracinée pour être amendée, corrigée, remplacée.

Nous sommes dans le cul-de-sac d’une agonie irréversible.Tout ce que nous pouvons espérer désormais, c’est que cette agonie ne se prolonge pas trop, que la bête meurt au plus vite. Les souffrances ? Nous n’y échapperons plus. Autant souhaiter les abréger dans la durée.

Quant à nous, quelle attitude ? Nous abandonner à l’angélisme d’un Yunus, prix Nobel de la paix, qui trouve quelques vertus à la crise qui nous ronge ? Céder au fatalisme finalement assez confortable d’un Žižek, « philosophe radical », pour qui toute lutte est vaine face à l’idéologie dominante ?

Ou alors, essayer peut-être de continuer à préparer, avec modestie et sans nous préoccuper d’aléas météorologiques qui nous échappent totalement, les jardins hospitaliers de demain. Pour après la tourmente. Sur leurs ruines. Oui, oui, je sais, il en faut, de la constance !

Aller plus loin
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  • admirateur-
    • Posté à 13h03 le 06/02/2010
    • Internaute 32111

    Que va-t-il se passer en France ?
    conjonction d’une crise politique sui generis et de la crise généralisée du système qui s’est cru tout permis après la chute du mur...
    les jours à venir vont être brûlants

    • Bebert Cassandre
      • Posté à 13h19 le 06/02/2010
      • Internaute 11910

      En France, heureusement, nous avons d’autres préoccupations. Plus essentielles, plus planétaires. Le débat sur l’identité nationale, le port de la burka ou celui du foulard islamique... Pour le reste Monsieur Sarkozy s’occupe de tout... Ne nous a t-il pas annoncé que le chômage était en régression, que Carla allait sortir un nouveau CD ? ... Le pire est là, et personne encore ne veut y croire...

      • admirateur-
        • Posté à 14h35 le 06/02/2010
        • Internaute 32111

        me voilà rassurer par ce flot de bonnes nouvelles, merci Bébert.

      • pablico
        pablico répond à Bebert Cassandre
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 15h20 le 06/02/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        les allemands appellent : Grèce, Portugal, Espagne, France : le club med..

        tout le monde se tait sur le cas de la France.. on sera les derniers au courant comme d’habitude..car en France tout va bien et on fait mieux que les autres.. sur le papier..(notre côté coq de village).

        et surtout il faut ne rien dire avant les élections.. parlons chiffons et voiles, et de la pluie et du beau temps..de la dernière dispute entre machin et machine, et les peaux de banane qu’a lancé truc à truquette..

        le riverain pipolino a écrit un truc édifiant là dessus :
        Lien
        –––––––––pipolino––––-
        Troublante liquidation de stock-options chez les grands patrons
        12 janvier 2010

        Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné relève une situation pour le moins troublante. En pleine euphorie boursière, la plupart des grands patrons se sont empressés de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

        Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice. Le président du groupe Danone lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour. Les dirigeants de la BNP semblaient pressés eux aussi. Michel Pébereau, président de la banque, lève 79.000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62.000, cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot, revend 80% de ses 47.300 stock-options, quatre jours après les avoir touchées.

        Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10.500 titres qu’il venait d’acquérir. Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80% des actions achetées quelques jours plus tôt. Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90% de leurs options. Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40.000 actions qu’il venait de se voir attribuer.

        Tout cela dans un ensemble inquiétant, durant la deuxième quinzaine de décembre. Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau krach boursier.

        Sources : Mecanopolis et Wikinews
        ––––––––––––––

         
        • Naradamuni
          Naradamuni répond à pablico
          sans
          • Posté à 18h03 le 06/02/2010
          • Internaute 30050
            sans

          Auquel j’ai fait un ajout qui me semble pas anodin lui aussi.

          Si vous ajoutez à cela la demande de la BCE faite à Francfort-sur-le-Main, le 11 janvier 2010 par son président Jean-Claude TRICHET !

          – La permission de tricher, c’est très exactement ce que vient de demander le très bien nommé Jean-Claude Trichet à la Commission européenne : la permission de tricher avec l’argent public européen dont les réserves ne sont constituées que par dotations et souscriptions des banques nationales*. Cette demande est révélatrice d’une perte de sens commun des plus hautes instances européennes, qui réclament ni plus ni moins que de disposer des fonds confiés par les états-membres sans la transparence indispensable à la légalité de ces opérations.

          Tous complices !

          Ni les représentants des banques centrales nationales, ni les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE ne peuvent couvrir cette folle dérive sans risquer, eux aussi, des poursuites pénales - chacun selon son droit national - si le système venait prochainement à exploser, comme le prédisent maintenant la majorité des économistes et qu’on découvrait après coup des pertes générées dans l’opacité réclamée. Que la Commission accepte ou non cette « permission de tricher » n’y changera rien.

          Dormez, contribuables !

          L’idée de Jean-Claude Trichet est simple : profiter de l’angoisse actuelle causée par la perspective de l’effondrement généralisé du système financier pour donner ou prêter à qui bon lui semble, sans avoir de compte à rendre à personne, sans même que ça ne se sache. Le problème, c’est que Jean-Claude Trichet ne dispose que d’argent qui ne lui appartient pas, qui n’appartient même pas à la BCE, mais aux seuls les états-membres, et in fine, à nous, contribuables.

          Prendre aux pauvres pour donner aux riches

          La permission qu’ose réclamer Jean-Claude Trichet, c’est simplement de faire les poches des contribuables de la zone euro, pour le seul bénéfice de ses copains banquiers et coquins traders, tous responsables de la crise. En d’autres temps, cette simple demande aurait motivée le renvoi sans frais ni indemnité de l’intéressé.

          Voici le texte de la PERMISSION DE TRICHET :
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          • Connard le Barban
            Connard le Barban répond à Naradamuni
            fonctionnaire nanti comme il y (...)
            • Posté à 00h39 le 07/02/2010
            • Internaute 75120
              fonctionnaire nanti comme il y (...)

            Comment être étonné par Trichet ? Rappelez vous, le Crédit Lyonnais et ses dérives que nous n’avons pas encore finies de payer. Il était à l’époque le « brillant » patron de l’équipe de l’inspection des finances chargée de contrôler cette banque nationalisée (à l’époque). Et il a été blanchi ....si, si ! ! ! Ni incompétent ni crapule qu’ils ont dits. Pourtant, il ne me semblait pas apercevoir d’autre alternative. Alors, il faut bien qu’il reste égale à lui même.

          • Naradamuni
            Naradamuni répond à Naradamuni
            sans
            • Posté à 18h28 le 07/02/2010
            • Internaute 30050
              sans

            MÉTASTASES SUR LES DÉPARTEMENTS ?

            Département : le scénario « à la californienne » se confirme

            Un quart du territoire en cessation de paiement, voilà déjà plusieurs mois que le président du Conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, le prédit. Dans cette période de vote budgétaire, ce pronostic se confirme de jour en jour et de nombreux Départements risquent la faillite.

            La compensation très insuffisante des dépenses sociales obligatoires plombe les budgets des Départements, surtout les plus ruraux. Ils sont en plus victimes de la conjoncture, suite à la chute des droits de mutation, une part importante de leurs recettes. En supprimant la taxe professionnelle et en engageant une vaste réforme des collectivités territoriales, le gouvernement prend le risque de fragiliser un peu plus les Départements. Vingt-cinq d’entre eux seront poussés à la faillite dès 2010.

            Tour de France des difficultés

            « Dans vingt-trois Départements, dont le mien, il y aura des budgets en déséquilibre », a constaté François Hollande (PS), président du Conseil général de Corrèze. Dans le Nord, le président du Conseil général a pris la même décision que celui de Saône-et-Loire et ne fera voter son budget qu’au mois de mars.
            Les transferts de compétence ont coûté 55 millions d’euros au Conseil général de la Meuse. Son président, Christian Namy (UMP) qui prend des mesures d’économie et « parie sur la baisse des taux d’intérêt en 2010 » pour avoir une chance de boucler son budget en renégociant sa dette. Dans le Bas-Rhin, le collaborateur du président (UMP) assure : « On va baisser les investissements ».
            Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco (PS) arrivera à boucler son budget 2010, mais pour 2011, il ne voit pas du tout comment il va pouvoir faire. Quant aux Bouches-du-Rhône « avec une autonomie fiscale réduite à 10%, elles ont “ le couteau sous la gorge ”.
            Le Département de Seine-Maritime, très industrialisé, sera sans doute l’un des plus touchés par la suppression de la taxe professionnelle. Et dans les Landes : “ nous avions prévu de compenser la baisse des droits de mutation par une augmentation de la taxe professionnelle… ”. Le Conseil général de Loire-Atlantique a d’ores et déjà annoncé des baisses de subventions, par exemple – 70% pour le FC Nantes. En Ille-et-Vilaine où les subventions de fonctionnement aux associations vont être réduites de 20 à 30 % et les nouveaux investissements gelés, le président du Conseil général accuse l’État de transférer “ ce qui revient le plus cher : enfance, handicap, personnes âgées ”………………………………………………………………..

            Lien

            • Brédala
              Brédala répond à Naradamuni
              NB : dernières lignes dans " (...)
              • Posté à 20h26 le 07/02/2010
              • Internaute 63792
                NB : dernières lignes dans " (...)

              Pas mieux...

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              • Désinscrit le 15-7
                • Posté à 18h18 le 08/02/2010
                • Internaute 992
                  nc

                Pour les apotres du « plus durs est derriere nous »...une certaine clair-voyance donc...

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              • Posté à 05h14 le 08/02/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Bien essayé mais ça ne prend pas. Ce n’est pas en essayant de rejeter la faute sur le gouvernement que la gauche va masquer son incompétence et son incapacité à gérer un budget régional, départemental ou municipal sans augmenter tous les ans les impôts.

              Le transfert des ressources de l’Etat vers les régions lorsqu’il y a transfert de compétences est inscrit dans la constitution. Toute collectivité qui s’estime lésée peut attaquer l’Etat au tribunal administratif et obtenir les sommes manquantes ; on l’a déjà vu sur des cas spécifiques.

              Alors si ce que racontent Hollande et sa bande de bras cassés était vrai, on devrait voir de multiples assignations de l’Etat en justice. Or, ce n’est pas le cas.
              Conclusion : mensonges et tentatives de manipulation de l’opinion, encore une fois, de la part du PS et de ses alliés.

              Lamentable.

        • Désinscrit le 15-7
          • Posté à 18h24 le 06/02/2010
          • Internaute 992
            nc

          A VOIR : COLLAPSE un film documentaire de Chris Smith qui explique pas mal de choses...

          Lien

        7 autres commentaires
  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 13h12 le 06/02/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Moraliser le capitalisme.

    dit ns de nagy bosca

    donner du foin au lion aussi pourquoi

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à leo s
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 07h27 le 07/02/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Moraliser le capitalisme.
      dit ns de nagy bosca

      donner du foin au lion aussi pourquoi

      Juste : Comment moraliser quelque chose qui n’a jamais eu d’Âme ?

    • A déménagé le 13-01-2012 5
      A déménagé le 13-01-2012 5 répond à leo s
      non connue
      • Posté à 05h19 le 08/02/2010
      • Internaute 98137
        non connue

      Sans le capitalisme, nous serions presque tous paysans à travailler 12 heures par jour 6 jours par semaine et 52 semaines par an, avec un niveau de vie minimal, une espérance de vie de 40 ans, et l’humanité s’apprêterait à disparaître à cause du sida.

      Mais bien sûr, le capitalisme ne nous a apporté que ruine et misère, n’est-ce pas ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 13h36 le 06/02/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Pour que le système soit réellement atteint il faudrait qu’une volonté populaire se manifeste en lui signifiant son congé.
    Ce n’est pas le cas.
    On s’intéresse encore trop aux votes et aux politiciens médiatisés.
    La faillite plus ou moins programmée va être annoncée avec toutes les souffrances qui vont en découler pour les plus modestes. Pour les puissants il convient de montrer qu’« on ne peut pas faire autrement », que « c’est partout comme ça »... un peu comme la loi de la pesanteur. Les journalistes seront là pour conforter le calme, « la démocratie » et l’ordre pendant une agonie porteuse de la promesse d’un monde toujours plus inhumain..
    Le niveau de vie des Etats-Unis devraient être celui de la Chine.
    Qu’importe que l’économie ne fonctionne que relativement à une minorité de riches ! C’était comme cela que ça marchait au XIXe siècle. Et en Chine ou en Inde cela a toujours été ainsi.
    Seule la révolution économique et sociale permettra la satisfaction des besoins réels.

    • Zadig 974
      Zadig 974 répond à nemo3637
      • Posté à 04h33 le 07/02/2010
      • Internaute 38559

      C’est quoi « les besoins réels » ? Ferré disait « Je pisse, j’éructe, j’éjacule... ». Y en a-t-il d’autres ?
      Certains lieux en Chine sont d’un développement tels que de nombreux américains en sont goguenards. Ca en jette, là-bas (quand on ne fait pas les dizaines de kilomètres qui nos conduisent à la campagne...) sur les grands boulevards pollués des gaz d’échappements. Ferrari, Porsche et Daimler se pavanent. Et les écrans plats chinois diffusent des images « irréprochables ». Pas comme chez nous.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 14h02 le 06/02/2010
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Que faire, face à l’indiférence générale au cynisme institutionnalisé ?

    Deux exemples récents :

    - Sur FRANCE inter, un « Téléphone sonne “, sujet : l’excès de l’usage de la G.A.V. ...
    Un représentant de la profession d’avocat s’insurge contre cette pratique à l’occasion d’un contrôle d’alcoolémie ‘surtout quand il s’agit de chefs d’entreprise’...” . aucune réaction !

    - Sur Canal+ ( le “Grand Journal” )qui reçoit les sauveteurs de la Sécurité Civile de retour d’Haïti où ils ont accompli des gestes extraordinaires...
    J.-M. Aphatie, sur un autre sujet (Proglio) détaille les chiffres des salaires et des rémunérations les plus conséquentes (énormes) , devant les Sauveteurs, perplexes, mais humbles et résignés .
    ... Personne ne songera sur le plateau de demander le salaire de ces “héros” qui ne revendiquent même pas ce titre.

    Inutile, la comparaison serait “hors sujet” !

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 14h22 le 06/02/2010
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Ton article est flippant, Yeti. Et je ne saurais pas dire si je suis effrayé que tu aies raison, ou si je dois m’en réjouir.

    Que le capitalisme financier meure, personne ne s’en plaindra.
    Ce qui est plus que flippant, c’est qu’en mourant, il risque d’entrainer tout un tas de non concernés qui passaient par là.

    Difficile de jouer les préconisateur et le prophètes à boule de cristal, mais puisque tu parles de jardins hospitaliers, peut tu nous faire une liste non pas des alternatives à la fin du monde, mais plutôt de ce qu’il vaudrais (conditionnel) faire quand ça se passera, et que faudrait il faire après !

    J’ai bien une idée, à base de potences et de crocs de boucher, mais au delà du coté ludique d’y suspendre tout les responsable pas coupables, je sais que ça ne résoudra rien.
    Néanmoins, je garde cette option en réserve...

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Emma Indoril
      yetiblog.org
      • Posté à 14h59 le 06/02/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « peux tu nous faire une liste non pas des alternatives à la fin du monde, mais plutôt de ce qu’il vaudrais (conditionnel) faire quand ça se passera, et que faudrait il faire après ! »

      Réponse : Lien

      (NB : il s’agit d’un programme en 7 volets ; suivre les liens au bas de chaque billet pour se rendre sur les 6 autres.)

  • Itaki
    Itaki
    OnTheAirTonignt
    • Posté à 14h27 le 06/02/2010
    • Internaute 63001
      OnTheAirTonignt

    Très bonne mise en valeur de la poursuite des secousses systémiques qui ne surprendront pas les lecteurs de Jorion, du LEAP,de Contreinfo.info et autres sources d’analyses alternatives et pertinentes.

    L’injection de milliers de dollars dans le système financier ont créé une illusion de récupération à travers la remontées des Bourses et une certaine stabilité des changes mais a transféré le risque sur les Etats. La crise de l’énergie à venir, les crises écologiques, les crises sociales en développement, les tensions internationales couvent mais sont prêtes à embraser le système global dès que les cendres de la finance s’envoleront aux vents mauvais.

    J’aime beaucoup ta notion de préparer les jardins hospitaliers de demain : il faudrait inventer de nouvelles auberges, de nouveaux lieux d’échange et de partage, de réconfort et de soutien, des oasis de récupération pour continuer à survivre dans un monde de plus en plus difficile mais ces frêles esquifs traverseront-ils la tempête et pour aller où ?

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 15h51 le 06/02/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Jusqu’ici ma compréhension du capitalisme était qu’un marché ordonnait et régulait un système d’échanges d’offres et de demandes. Tous les tenants du libéralisme me serinent qu’on ne peut remplacer Le Système, sorte de religion laïque où la quête du Grall est ordonnancée, planifiée, normalisée par un équilibre subtil entre ceux qui achètent et ceux qui vendent, la raréfaction du « bien » ou de la prestation échangé en faisant sa valeur.
    Eh ben c’est pas vrai.
    Maintenant c’est le Farwest, la ruée vers l’or du Klondike. Adieux les normes, les plans et les règles prudentielles.
    Retour des cowboys, des indiens, des tripots et des tables de jeux.
    La morale ? quelle morale ? C’est bon pour les faibles et les peureux, ceux qui resteront sur la bas côté de la route, coincés avec leurs chariots et leurs principes.
    Les entrepreneurs se sont transformés en banquiers, l’argent est devenu le but et non plus le moyen, les règles ont disparues dans la poussière du Libéralisme et ceux qui manient cet argent peuvent mettre un pays entier un genou à terre.
    Les autorités politiques en sont elles conscientes. Si elle le sont, elles sont complices de la mise sous tutelle de notre socièté par quelques parieurs fous assis à une table de roulettes. Si elles ne sont pas c’est qu’elles sont incompétentes, dans les deux cas c’est le goudron et les plumes.

    • in girum
      in girum répond à padiran
      • Posté à 17h09 le 06/02/2010
      • Internaute 8170

      les autorités politiques, n’en ont plus aucune, elle ont tout vendu pour RIEN. c’est bien là le désastre en marche. le capitalisme est un imbécile : il a emprunté son avenir aux spéculateurs qu’il a lui même inventés, et qui n’ont d’autre but que de s’enrichir, au prix dérisoire de le détruire. de se détruire. de nous détruire, tous.
      spéculer sur la faillite de nations, comme une sur celle d’une entreprise, on arrive au bout de la route.

      • padiran
        padiran répond à in girum
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 22h10 le 06/02/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        « on arrive au bout de la route »
        La terre est ronde, on arrive jamais au bout de la route mais plus certainement à un carrefour. Depuis la nuit des temps, l’homme et les sociétés qu’il construit font des choix. Quelquefois ceux ci sont judicieux et donnent bonheur et prospérité pendant des siècles, quelquefois ces choix sont pernicieux et apportent guerres et paupérisation.
        Nous sommes peut être à une de ces fourches où l’homme aura à choisir entre la survie de la meute et le destin du mâle alpha.

    • framboise92
      framboise92 répond à padiran
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 17h56 le 06/02/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      J’apporte les plumes.

    • framboise92
      framboise92 répond à padiran
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 17h57 le 06/02/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      J’apporte les plumes. (j’en ai en couleurs )
      Garde la tienne, elle est utile.

      • padiran
        padiran répond à framboise92
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 20h49 le 06/02/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Merci Framboise.Garde ton grain.

         
        • framboise92
          framboise92 répond à padiran
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 06h41 le 07/02/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Un gentil oisau internaute avec des belles plumes de bonne augure vient de me dire que je m’appelle « Ruba idaea ».

          Oui, que je vais le garder, mon grain, avec un nom pareil, je vais me l’ encader dans le salon, même ! La voilà mon identité que je cherchais ! ! ! ! ! !

        1 autres commentaires
    • anini
      anini répond à padiran
      terrienne de souche !
      • Posté à 20h58 le 06/02/2010
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      S’il suffisait du goudron et des plumes ! ......

      • padiran
        padiran répond à anini
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 21h56 le 06/02/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        « S’il suffisait du goudron et des plumes ! ...... » pour embellir nos vies, cela se saurait évidemment.

  • Disciple ressucité
    • Posté à 14h46 le 06/02/2010
    • Internaute 71674

    De fait je préfère ta perception à la mienne.
    La mienne c’est une société grise, une société à minima et un seul crédo : l’ordre.

  • Brice64 -bloque-
    Brice64 -bloque-
    précaire
    • Posté à 16h08 le 06/02/2010
    • Internaute 103876
      précaire

    Et la france où tout est possible ...c’est pour quand ? ? ?
    faisons confiance aux économistes libéraux pour nous expliquer qu’il faut faire des efforts et nous adapter pendant que certains roulent carosse et notamment parmi la famille Sarkozy...

  • TRASUMENE
    TRASUMENE
    RETRAITE DE LA BANQUE
    • Posté à 17h51 le 06/02/2010
    • Internaute 104225
      RETRAITE DE LA BANQUE

    L’implosion de la zone euro est certaine, la seule inconnue est d’en connaître le timing, le Franc et le deutschmark seront probablement soudé en une nouvelle monnaie commune,les déficits colossaux du monde occidental ne peuvent être combles que par deux remèdes de cheval, augmentation extraordinaires des impôts( impossible electoralement) ou dévaluation des monnaies, soit par dévaluation stricte, soit par une forte inflation contrôlée, la dévaluation forte a déjà été employée par les états tout au long des siècles, elle représente l immense avantage d’offrir une prime aux investissements des futurs créateurs de richesse, de rendre nos produits compétitifs, et de diminuer la dette des états et des particuliers qui rembourseront en « monnaie de singe », seuls les rentiers et les retraites seront floués, ce qui le plan strictement économiques n’a qu’une importance relative.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h29 le 06/02/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Les financiers spéculent avec l’argent prêté par la BCE FED à 1%.Le peuple va payer la note avec des politiques de rigueur.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h40 le 06/02/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Apres tout on s’en tape des sous ! !

    si l’argent s’effondre, il reste (a mon avis) la meme quantité de biens disponibles
    pourquoi l’effondrement financier induirait un effondrement economique ?
    ça s’est passé comme ça en 1930
    mais aujourd’hui on a plus de connaissance
    Nos dettes sont envers les banques qui n’ont pas l’argent de nos dettes mais qui ont créé cette masse de monnaie
    il suffit de monétariser les dettes, et hop là ! ! !

  • Zadig 974
    • Posté à 20h12 le 06/02/2010
    • Internaute 38559

    Aurait-t-il fallu ne pas sauver le système bancaire de la crise ?
    Je vous laisse en imaginer les conséquences.
    La reprise n’est pas encore arrivée. C’est bien le problème.
    Les états sont endettés. Mais ils l’ont souvent été plus que cela, au cours de l’histoire. Et le monde ne s’est pas arrêté de tourner pour autant.
    Mais il est vrai que nous avions entre les mains des atouts qui aujourd’hui nous échappent. Nous étions capables de dynamiser notre activité

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Zadig 974
      yetiblog.org
      • Posté à 20h17 le 06/02/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « Aurait-t-il fallu ne pas sauver le système bancaire de la crise ? »

      Non, il ne fallait pas sauver CE système bancaire. Il fallait immédiatement en couper les sales branches, celles qui nous ont menés là où nous sommes.

      « La reprise n’est pas encore arrivée. C’est bien le problème. »

      La reprise n’arrivera pas. En tout cas, pas LEUR reprise (celle mesurée par une croissance financière stupide et destructrice). Leur machine est condamnée.

      « Les états sont endettés. Mais ils l’ont souvent été plus que cela, au cours de l’histoire. Et le monde ne s’est pas arrêté de tourner pour autant. »

      Si, en 1939, le monde civilisé s’est arrêté de tourner et à laisser place à la sauvagerie et à la barbarie.

      « Je vous laisse en imaginer les conséquences. »

      Les conséquences, nous allons de toute façon les subir. Plus, nous reculerons l’échéance, plus elles seront douloureuses et meurtrières.

      • Zadig 974
        Zadig 974 répond à Le Yéti
        • Posté à 20h35 le 06/02/2010
        • Internaute 38559

        39 n’est pas le moment auquel je pense. Les Etats-Unis dans la seconde moitié du XX se sont endettés en 1950 à près de 120% du PIB. Ce ne fut pas pour autant la pire période. Ce chiffre est valable pour l’Angleterre, à quelques variables près.
        Quant à la croissance qui vous répugne, qu’en dire ? La croissance, c’est la mesure de la richesse. Sans elle, que partagerions-nous ?
        Mon opinion est que si nous voulons vivre dignement, il nous faut un taux de croissance raisonnable.
        Mais sans doute existe-t-il un autre monde ?

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Zadig 974
          yetiblog.org
          • Posté à 20h54 le 06/02/2010
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          En 1950, c’était encore les Trente Glorieuses. Le monde était encore convalescent, groggy de trop de barbarie, en pleine reconstruction.

          Aujourd’hui que nous reste-t-il à « reconstruire », à produire ? Pour satisfaire quels besoins vitaux ou de simple confort ?

          « Mais sans doute existe-t-il un autre monde ? »

          C’était sans doute la question que se posaient les Mayas quand leur empire s’écroulait. Celui-ci s’écroula effectivement. Et il y avait bien un autre monde.

          Meilleur ? Pire ? C’est une autre histoire. Comme celle que nous allons forcément bientôt vivre.

          La croissance, c’est la mesure de la richesse. Sans elle, que partagerions-nous ?

          Ah bon, la croissance est « la mesure de la richesse » ? Et si, dans les déjà si riches pays occidentaux, ce que nous avons à partager, ce n’était pas la croissance, mais « les richesses » qui existent déjà, en quantité beaucoup plus que suffisante ?

        • nemo3637
          nemo3637 répond à Zadig 974
          Déchoukeur
          • Posté à 21h02 le 06/02/2010
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          @ Zadig 974

          Alors que la demande s’effondre partout sur quoi tablez-vous pour obtenir un « taux de croissance raisonnable » ?
          Vous retardez d’une époque. Celle où une production industrielle avec un marché potentiel était logiquement envisageable.
          Seule votre dernière question est sans doute pertinente.

          • Zadig 974
            Zadig 974 répond à nemo3637
            • Posté à 02h02 le 07/02/2010
            • Internaute 38559

            La demande s’effondre surtout dans les pays victimes des délocalisations. Entendons les pays de l’Ouest de l’Europe. Elle s’effondre, et continuera de s’effondrer cette année parce que les investissements industriels se font en Asie et dans les BRIC. Notez bien qu’aucun de ces pays ne demande un « autre monde » et n’appelle de ses voeux à la décroissance.
            La croissance existe donc bel et bien : elle est entretenue par les biens de consommation que nous Européens et Américains du Nord achetons aux Chinois, au quotidien.
            Et encore une fois, l’Europe est nue face à la crise. Elle ne peut réagir. Elle ne peut pas dévaluer sa monnaie (ce qui rendrait sa production plus attractive sur les marchés internationaux),
            C’est dommage et cela nous coûtera.

            • nemo3637
              nemo3637 répond à Zadig 974
              Déchoukeur
              • Posté à 03h49 le 07/02/2010
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              La demande n’est pas suffisante dans les pays émergents pour permettre un décollage basé sur une production et des échanges de biens sur place.
              Quand vous parlez de « ces pays qui demandent pas un autre monde » on peut supposer que vous voulez parler des décideurs desdits pays. Difficile en effet de savoir ce que veulent les peuples victimes des pollutions, de salaires de misère, de déplacements forcés...
              Cela ne sert à rien de se focaliser sur un thème, par exemple la « décroissance » - notion fourre-tout s’il en est - mais il semble plus intéressant d’analyser les intérêts en jeu et les contradictions qui affectent aujourd’hui le système tel qu’il est.
              La croissance serait entretenue par les « biens de consommation que nous Européens et Américains du Nord achetons aux Chinois, au quotidien » ?
              Le gros problème est que le client, globalement, est aujourd’hui insolvable. Quid du pouvoir d’achât chez les Européens et les Américains ? Jusqu’à quand La Chine acceptera t-elle la monnaie de singe américaine ? Déjà elle fait tout ce qu’elle peut pour diversifier les monnaies dans ces échanges afin de contourner le billet vert.
              Mais surtout on sait - enfin les décideurs - depuis assez longtemps que l’économie ne tourne plus autour de la production, des échanges de biens et du commerce. Toute la flotte marchande de la Baltique,par exemple est à quai. Un pays comme la Grande-Bretagne ne produit plus rien depuis longtemps. C’est uniquement la spéculation financière qui est digne d’intérêt.et qui rapporte beaucoup plus qu’une industrie.
              Même si l’euro baisse du fait de certains dominos qui commencent à vaciller, sa situation demeure encore bien meilleure que le dollar.

              • Zadig 974
                Zadig 974 répond à nemo3637
                • Posté à 04h15 le 07/02/2010
                • Internaute 38559

                La monnaie chinoise est très largement sous-évaluée. Cette situation est un privilège qui offre aux Chinois la possibilité d’inonder le marché mondial en pratiquant des prix que nous pouvons pas concurrencer. Et renforce l’attractivité de ce pays vers lequel s’exilent les entreprises... La conséquence en est double : chômage et paupérisation.
                Mais on consomme toujours plus de produits manufacturés ailleurs qu’en Europe...Et bientôt ce seront même des produits alimentaires (légumes,fruits...) qui nous arriverons de Chine.
                Le centre du monde a basculé vers le Pacifique nord. Les compagnies de transport maritimes entre la Chine et Seattle, Los Angelès tournent à plein régime. La Baltique est dans la grande banlieue de cet axe Pacifique, très lointaine banlieue...
                On imagine le monde dans la Silicon Valley. Les petites mains le fabriquent contre quelques grains de riz pour les travailleurs, quelques gros contrats en dollars ( monnaie tout de même appréciée des margoulins chinois) pour ceux qui mettent leurs « usines » au service des concepteurs...Et nous, nous achetons. Car nous sommes encore une grande puissance. Et le travail file ailleurs. Demain, ce sera la recherche qui partira en Asie. Et la nuit tombera sur l’Europe.
                Je le déplore.

                • nemo3637
                  nemo3637 répond à Zadig 974
                  Déchoukeur
                  • Posté à 04h35 le 07/02/2010
                  • Internaute 44521
                    Déchoukeur

                  Quand que je citais la Baltique c’était comme un exemple parmi d’autres. Prémice à la crise, dans le monde entier les échanges sont à la baisse, et ce depuis 2006.
                  Pour que le système puisse fonctionner il faut que les échanges aillent dans les deux sens. Si c’est à sens unique, on admettra que cela ne puisse durer bien longtemps !
                  La crise économique est bel et bien mondiale.
                  Et bien des keynésiens se fourrent le doigt dans l’oeil en imaginant une reprise dans un secteur géographique donné, l’Asie par exemple. Tous les indicateurs montrent qu’il ne peut en être ainsi. L’Europe, c’est vrai est sur le déclin. Mais c’est là un processus antérieur à cette crise qui elle met en jeu tout le système libéral
                  Compè, j’arrête là l’échange.

        6 autres commentaires
      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Le Yéti
        Testeur de temps libre
        • Posté à 21h13 le 06/02/2010
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Le monde « civilisé » ne s’est pas arrêté de tourner en 39 !
        Non seulement on n’a très peu de traces -sinon à travers les récits de quelques anthropologues- qu’il ait eu l’occasion de s’exprimer, mais l’épisode nazi n’est qu’une des manifestations (dramatiques, je le concède) de ce qu’un monde qui, globalement, n’a jamais été civilisé est capable de commettre comme abus « extraordinaire ».
        D’ailleurs, cet épisode malheureux a connu son terme et les choses ne vont pas tellement mieux depuis : ce n’est que plus pervers, plus « soft » ; les armes « chuchotent » au-delà de nos frontières afin que nos industries fassent leur marché de matières premières à des prix compétitifs, nous offrant au passage des pouvoirs d’achat plus convenables (dont on tente de convaincre nos enfants qu’on les doit à « nos mérites » !).
        En définitive, « la crise » c’est quand la misère ne reste pas cantonnée dans des lieux « dont on n’a rien à foutre » pourvu qu’on puisse acheter « la voiture de nos rêves et l’écran plat sur lequel s’exhibe notre médiocrité », c’est quand nos pantoufles reniflent la même odeur de misère que là où on puise notre relatif confort...
        Mais, pas d’inquiétude : nos « macro-économistes » vont bien trouver une solution pour que nos militaires trouvent des populations à massacrer afin que nous puissions nous rassurer sur la progression de nos investissements boursiers !

         
        • A déménagé le 13-01-2012 5
          • Posté à 01h05 le 07/02/2010
          • Internaute 98137
            non connue

          Je vous prie d’observer que les plus grands massacres de l’histoire, les occidentaux se les sont infligés entre eux. Ce qui réduit à néant votre argumentation ridicule.

          • Boutauvent
            Boutauvent répond à A déménagé le 13-01-2012 5
            Testeur de temps libre
            • Posté à 01h37 le 07/02/2010
            • Internaute 45018
              Testeur de temps libre

            Il ne faut pas confondre les plus grands massacres de « notre » histoire avec ceux qui ont ravagé une bonne partie des populations de la planète...
            Personnellement, quand je veux « observer », j’enlève le plus possible de la buée qui recouvre mes verres de lunettes...
            Il n’est pas rare que le ridicule s’attache à celui qui ne voit que son nombril !

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              • Posté à 01h48 le 07/02/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Citez moi un massacre de plus grande ampleur que celui de la guerre civile européenne au 20è siècle ?

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 07h16 le 07/02/2010
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Nous avons paraît-il crée l’€urope pour éviter les guerres...

                Peut-être qu’en fait, il s’agira de la faire tous ensemble !

                Ça arrangerait tellement de monde :
                • Moins de vieux à charge
                • Pratiquement plus de chômeurs après les conflits
                • Relance globale de toutes les économies (tout est à refaire)
                • Remise en marches des pompes à fric (pas pour tous)
                • Relance de l’industrie des Travaux publics et du bâtiment

                Le rêve quoi...le vrai : mais le rêve pour les mentors financiers !

              • Veum
                Veum répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                doctorant
                • Posté à 09h49 le 07/02/2010
                • Internaute 23064
                  doctorant

                On pourrait citer le massacre des populations indigènes des amériques, 70 millions de morts sur une population mondiale de 400 millions, soit 18%. Rappel : première guerre mondiale : 21 millions sur deux milliards : 1%. Deuxième : 64 millions sur 2.5 milliards : 2.5%.
                On pourrait ajouter les morts dus à la faim, alors qu’il suffirait d’une somme plus qu’accessible pour qu’il n’y en ait plus, mais je m’en tiendrai là...

        5 autres commentaires
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