Chez Jean-Frédéric Schaub

L'enseignement supérieur, les sciences humaines, et d'autres sujets, par l'historien Jean-Frédéric Schaub, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

Recrutement à l'université : des pratiques honteuses enfin publiques

Jean-Frédéric Schaub
Directeur d'études à l'EHESS
Publié le 07/02/2010 à 14h01

Résumé de l’affaire de Metz. Un comité de sélection a classé plusieurs candidats à un poste de maître de conférences. Le vote a été unanime. Le candidat classé en premier, au vu de ses mérites scientifiques et de ses diplômes, n’a pas été retenu par le conseil d’administration de l’université.

Ce conseil lui a préféré le candidat classé troisième, au vu de ses mérites scientifiques et de ses diplômes. L’argument avancé pour que le conseil d’administration, organe de « gouvernance » de l’université, ne suive pas le choix des scientifiques, serait que le candidat classé troisième se serait déjà « investi » dans l’établissement, condition que ne pouvait logiquement pas satisfaire un candidat venu de l’extérieur.

La lettre ouverte au président de l’université de Metz expose le caractère honteux du cas. Au-delà, l’affaire est prise en exemple pour démontrer la nocivité de la fameuse loi sur les libertés et les responsabilités des universités.

La capacité accordée au conseil d’administration de démentir l’avis des scientifiques est ici en question. Et il n’est pas étonnant que des critiques s’élèvent contre un tel mécanisme.

Point positif : le comité de sélection a bien fait son travail

Cependant, on peut aussi comprendre ce qui s’est passé, en renversant l’analyse. En effet, ce que cette histoire révèle d’abord, c’est que le comité de sélection a bien fonctionné.

Autrement dit, les universitaires appelés à classer les candidats au poste offert au concours ont statué en ne tenant compte que des mérites scientifiques et des diplômes des candidats. Ils ont évalué les parcours des aspirants et ont choisi de mettre en avant celui dont les travaux et les acquis étaient les plus lourds en termes de performance académique.

Bref, les évaluateurs que sont de fait les membres du comité de sélection, ne se sont pas laissés impressionner par des arguments d’opportunité, de clientélisme ou de localisme.

Pour que la logique de l’opportunité, du clientélisme et du localisme puisse s’imposer, il a fallu qu’une autre instance, le conseil d’administration, pour une bonne part élu, casse l’évaluation de scientifiques. Et c’est justement pour cela que rRue89 ou Sauvons l’université ont pu rendre publique cette histoire.

C’est bien parce qu’une contradiction est apparue entre le conseil d’administration et le comité d’experts qu’une lettre ouverte a pu être adressée au président de l’université de Metz.

Des méthodes de recrutement honteuses mais jamais rendues publiques

Qui osera prétendre que dans l’ancienne formule des commissions de spécialistes les logiques de l’opportunité, du clientélisme et du localisme n’ont jamais joué contre les meilleurs candidats, au profit de candidats « investis » de longue date dans l’établissement ?

Cette manière de faire honteuse existait déjà, ni tout le temps, ni partout, mais elle existait. Mais qui se souvient de la moindre lettre ouverte, du moindre entrefilet dans la presse, c’est-à-dire de la moindre publicité accordée à des résultats contestables sur le plan de l’évaluation des mérites et des diplômes ?

Sans doute le cas de Metz appelle à s’interroger sur un mécanisme mis en place par la LRU.

Les scientifiques plus libres et plus légitimes que les administrateurs

Ce qui s’est produit, en l’occurrence, c’est que le comité de sélection a statué librement, sans tenir compte de l’opportunité, du clientélisme ou du localisme. Et que le conseil d’administration s’est trouvé contraint de statuer en fonction de l’opportunité, du clientélisme et du localisme.

Les scientifiques ont été plus libres et plus légitimes, tandis que les administrateurs ont été plus forts et moins légitimes. Le paradoxe de Metz montre que la concurrence des pouvoirs et des autorités au sein de l’université met au jour des contradictions.

Elle permet de rendre public le linge sale de mauvaises pratiques universitaires. Ce qui n’est pas sans intérêt pour l’université.

Aller plus loin
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  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 14h43 le 07/02/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Il y a l’ entrée mais aussi la sortie avec les enseignants émérites qui -au lieu de se promener en camping-car et/ou de garder leurs petits enfants ou de jouer au scrable- s’ accrochent à l’ université comme des moules à leur rocher en faisant c... à peu prêt tout le monde, en se mêlant de tout avec la vanité de ceux qui se croient irremplaçables.

    • Autre raleur
      Autre raleur répond à Albufera
      • Posté à 14h49 le 07/02/2010
      • Internaute 39310

      Je n’ai jamais été embêté par un professeur émérite, bien qu’il y en ait quelques uns dans mon labo. Sans doute généralisez-vous un peu vite. Cela varie beaucoup d’un labo à l’autre et d’une discipline à l’autre.

    • marc44
      marc44 répond à Albufera
      • Posté à 20h52 le 07/02/2010
      • Internaute 24488

      Un signe clair est de les rétrograder à un bureau à 2 places, partagé avec un MC ou un thésard. S’ils acceptent, c’est qu’ils aiment la science. Sinon, c’est qu’ils aiment le prestige. Chez nous on fait comme ça, c’est efficace.

  • Autre raleur
    • Posté à 14h46 le 07/02/2010
    • Internaute 39310

    Avant les comités de sélections mis en place avec la LRU il y avait les comissions de spécialistes. L’une des (nombreuses) différences est que dans les comités de sélections on exige une majorité d’extérieurs. Dans une optique de lutte contre les labos vérolés par un recrutement local massif cela me paraît être plutôt une bonne chose.

    Par contre au niveau administratif (CA / président) il y a maintenant plus de pouvoirs : pouvoir de modifier le classement (au lieu de la simple possibilité d’annuler le concours) et pouvoir de choisir les comités de sélections (...).

    Le bilan entre avantages et inconvénients me semble bien difficile à faire. Cela dépend du climat de chaque labo et de chaque université...

  • Etoile polaire
    Etoile polaire
    Bipolaire
    • Posté à 14h49 le 07/02/2010
    • Internaute 57421
      Bipolaire

    L’article est certes une critique qui semble à première vue « objective » et tout le monde ira dans votre sens. Cependant, témoin d’un cas similaire dans mon université, je prendrai la défense du candidat « investi » de longue date, contre
    « celui dont les travaux et les acquis étaient les plus lourds en termes de performance académique ». Pourquoi ?
    Vu de l’intérieur, un collègue apprécié par ses pairs, et par les étudiants, a déjà fait ses preuves, et la logique veut qu’un tel parcours soit encouragé (je ne crois pas que l’on élirait quelqu’un de complètement nul, au contraire on lui dirait que malheureusement le comité scientifique d’évaluation s’est reporté sur un autre candidat). Je ne crois pas non plus que seule la valeur scientifique, le poids des travaux remis et les « performances » académiques, augurent d’une réussite professorale au sein de telle université, parce que chacune d’elles a sa personnalité et sa façon de gérer -l’ensemble- d’un corps enseignant. Intégrer quelqu’un venant de l’extérieur, parachuté en quelque sorte, est un risque. Un risque que tout le monde n’est pas prêt à prendre à tort ou à raison. Et je crois que « l’administration » (qui ne décide pas seule fort heureusement) a priori sait ce qu’elle fait dans ce cas précis.

    • Autre raleur
      • Posté à 15h05 le 07/02/2010
      • Internaute 39310

      Je vous rejoint sur quelques généralités (mais pas sur vos conclusions sur ce cas précis).

      1) La valeur en tant que chercheur n’est pas la seule chose à prendre en compte pour le recrutement d’un enseignant-chercheur. Le laboratoire et le département recrutent quelqu’un avec qui ils devront travailler (pour la recherche dans certains domaines, pour l’administration et l’enseignement dans tous) et, accessoirement, quelqu’un qu’ils croiseront pendant un bon moment dans l’université.

      2) L’article nous dit que le comité de sélection avait fait le bon choix sur le plan recherche, je n’ai aucun moyen de le vérifier et c’est le cas de la plupart des lecteurs (il faudrait avoir les dossiers en main et être dans le domaine ; sauf si le candidat retenu par le CA n’a vraiment rien fait en recherche). Sur les autres plans, on n’a d’indications que sur le candidat retenu par le CA qui apparement satisfaisait le département ou l’université.

      Ce qui serait vraiment un problème serait que ce genre de recrutement ne soit pas exceptionnel.

      • Autre raleur
        • Posté à 16h41 le 07/02/2010
        • Internaute 39310

        C’est toujours frustrant d’être nazé. J’aurais aimé connaître ce que les nazeurs ne partageait pas dans mon point de vue ; ça aurait été un poil plus constructif.

        J’ai un point de vue assez naïf sur le sujet traité ici, n’ayant jamais été confronté à ce problème (dans les quelques comités / comissions auxquelles j’ai participé il n’y avait pas de candidature locale et les candidats m’étaient essentiellement inconnus en dehors de leurs travaux) et je serais ravi d’avoir de nouveaux éléments de réflexion...

      • iFFLYG
        iFFLYG répond à Autre raleur
        • Posté à 16h11 le 08/02/2010
        • Internaute 30165

        D’accord avec vous. En fait, on s’en fout d’où la personne vient.
        Pour recruter un chercheur, il est nécessaire que la personne ait fait la preuve de sa capacité à mener des recherches, donc sa curiosité et son autonomie, mais aussi de sa capacité à travailler en équipe. Ensuite, s’il y a des problèmes entre le chercheur et l’équipe ou le laboratoire, il peut toujours changer de laboratoire (au moins pour les statutaires parce que pour les CDD la situation est plus difficile : c’est de la bonne chair à canon qui se doit d’être obéissante si elle veut survivre, c’est la raison pour laquelle ce faux statut est tant aimé de ceux qui ne conçoivent que des rapports hiérarchiques et autoritaires). Pour les enseignants-chercheurs (EC), il faut aussi qu’ils sachent enseigner et faire partager leur savoir et qu’ils soient en phase avec l’équipe pédagogique. De plus, une fois recrutés, ils n’ont pas autant de facilité de mobilité que le chercheur à temps plein. Donc le recrutement d’un EC demande beaucoup de réflexion, c’est pour cela qu’il devrait être nécessaire au postulant de démontrer sa capacité à enseigner et qu’à la fois le département qui recrute et le conseil scientifique de l’université aient leurs mots à dire.

        Il est parfaitement illusoire de croire que c’est une multiplication d’interventions ’d’experts’ extérieurs qui va améliorer les choses. Au contraire, cela conduit à l’utilisation de critères à prétention objectifs, en fait de type comptable, et totalement déconnectés de la réalité. Ce type de politique se paiera à terme. Il y a avait sans doute des choses a améliorer dans les mécanismes précédents mais ce n’est pas le système actuel mis en place par la LRU qui le fera. Il faut en réalité redonner du pouvoir aux instances scientifiques représentatives et en même temps donner de véritables moyens financiers et humains, la France étant dans les pays de l’OCDE les plus dotés sur ces plans. Tant que nos soit disant responsables n’auront pas compris cela et n’auront pas compris que ce ne sont pas les discours qui alignent des mots ronflants et vides de sens qui améliorent les choses mais il est vrai qu’on est dans un système où le faire savoir est plus important que le savoir-faire.

    • kevangel
      kevangel répond à Etoile polaire
      Chercheur
      • Posté à 17h14 le 07/02/2010
      • Expert 24356
        Chercheur

      « Vu de l’intérieur, un collègue apprécié par ses pairs, et par les étudiants, a déjà fait ses preuves, et la logique veut qu’un tel parcours soit encouragé »

      Non ce n’est pas la logique d’un concours ! N’oubliez pas que des gens viennent de toute la France (et parfois du monde entier, s’ils sont en post-doc à l’étranger) pour postuler sur un poste de maître de conf. Ces gens-là s’investissent pendant des semaines pour préparer ce concours, ayant travaillé pendant des années pour accumuler les travaux de recherche nécessaires pour devenir maitre de conf. Et vous trouvez normal qu’ils aient fait tout ça pour rien parce que de toute façon le gagnant du concours était déjà choisi à l’avance !
      C’est un peu comme si aux jeux olympiques on donnait la médaille d’or à celui qui a passé la ligne d’arrivée en 3ème sous prétexte qu’il est plus sympa que le premier ou qu’il s’est plus investi dans le fonctionnement du CIO.

      • marc44
        marc44 répond à kevangel
        • Posté à 20h39 le 07/02/2010
        • Internaute 24488

        Au delà du cas d’espèce, les concours MC et PR sont fort différents sur ce point.

      • Etoile polaire
        Etoile polaire répond à kevangel
        Bipolaire
        • Posté à 20h59 le 07/02/2010
        • Internaute 57421
          Bipolaire

        Où est la justice ?
        J’ai été témoin de l’élimination totalement injuste d’un professeur qui avait tout donné, remercié après une dizaine d’années de bons services, pour des causes qui m’échappent encore, une enseignante hors pair qui passionnait son auditoire. J’ai aussi parfois été soulagé du départ d’un autre (une tête pourtant), qui ne prenait pas ses étudiants au sérieux. J’ai aussi été témoin de l’écartement d’un chercheur dont on attendait avec impatience l’enseignement et qui s’est fait doublé par un candidat extérieur... tout cela me laisse perplexe. Je pense à ce stade qu’il faut privilégier la réflexion contre l’automatisme.
        Car la logique du concours comme vous dites, avec un poste au plus « méritant », semble juste, je vous l’accorde, elle était dans le texte. Mais faudrait-il pour autant en arriver à créer un poste renouvelable tous les trois ans pour satisfaire tous les potentiels de nos chercheurs ? Imaginez-vous une société où tous les postes seraient remis en concours tous les trois ans ? Vous trouverez toujours meilleur que vous... dès lors comment gérer une vie de chercheur (ou de travailleur) dans ces conditions ?
        Une chose est sûre, cette loi sur l’autonomie de l’université permet de garder son personnel. Et sans doute faudrait-il éviter de faire un appel de candidatures quand on sait formellement que l’on n’a pas besoin de nouveaux candidats. Tout cela mobilise énormément d’énergies et engendre beaucoup de déceptions.
        Cela dit, je ne pense pas que l’automatisme ait jamais rien résolu. Ni en droit, ni dans aucun choix.

         
        • kevangel
          kevangel répond à Etoile polaire
          Chercheur
          • Posté à 09h59 le 08/02/2010
          • Expert 24356
            Chercheur

          Mais là on ne parle pas de remettre en cause un poste existant. On parle de la création d’un nouveau poste. Et il est scandaleux qu’un nouveau poste soit déjà attribué avant meme qu’on auditionne les candidats. On parle quand meme d’argent public, et l’argent publis est censé servir les intérets du public, pas le copinage. C’est donc pour ca qu’il y a des concours, pour qu’on favorise l’intéret général et pas les amis de ceux qui sont déjà en place.
          Je ne vois pas où j’ai remis en cause les postes déjà existant. Personne ne parle de repasser un concours tous les 3 ans. Par contre, le concours on doit le passer la premières fois et il doit etre équitable.

        • Nicolas2010 -bloque-
          Nicolas2010 -bloque- répond à Etoile polaire
          Chacun pour soi
          • Posté à 11h00 le 08/02/2010
          • Internaute 102431
            Chacun pour soi

          « Imaginez-vous une société où tous les postes seraient remis en concours tous les trois ans ? “

          Pourtant une bonne méthode pour favoriser l’ascenseur sociale et lutter contre l’établissement de privilèges..

        2 autres commentaires
  • Amilcar REN
    Amilcar REN
    (chômeur diplômé)
    • Posté à 16h13 le 07/02/2010
    • Internaute 104243
      (chômeur diplômé)

    Vous volez bien vite au secours d’un système (soi-disant méritocrate) qui ne va pas franchement de soi.
    Ce système que vous légitimez (le meilleur candidat) est bien loin d’être égalitaire ! ! !

    Vous faites la promotion de l’élitisme. Le localisme ayant des défauts qu’il faut peut-être corriger, mais c’est système qui a au moins l’avantage de valoriser et d’encourager la formation locale.

    • marc44
      marc44 répond à Amilcar REN
      • Posté à 19h59 le 07/02/2010
      • Internaute 24488

      De manière connexe au présent débat se développe la mode du recrutement externe. Il ne s’agit pas de promouvoir le meilleur candidat, mais il y a maintenant une prime au candidat extérieur.
      En particulier pour un MC excellent, il se peut qu’aucune perspective locale de promotion ne s’ouvre. Pourquoi promouvoir un candidat extérieur par principe ? Simplement, parce que c’est un critère d’évaluation des établissements par l’AERES. Les universités sont autonomes, mais les critères d’évaluation venant de Paris, les tableaux de bord, les powerpoint d’indices.... voilà ce qui prend le pouvoir, avec ses bons et mauvais côtés.

      • Autre raleur
        Autre raleur répond à marc44
        • Posté à 20h30 le 07/02/2010
        • Internaute 39310

        C’est ce qui se fait dans certaines disciplines (par exemple en maths) depuis un bon moment dans la plupart des labos. Comme vous le dites, cela a ses avantages et ses inconvénients.

        Par ailleurs, c’est plus facile de prôner la mobilité pour un parisien (bouger de P6 à P7 n’est pas la même chose que bouger de Toulouse à ailleurs en France) et pour quelqu’un qui peut être recruté dans beaucoup de labos (pouvoir candidater dans 50 labos ou dans 2 change un peu la donne).

         
        • Saku
          Saku répond à Autre raleur
          Prof de lettres
          • Posté à 14h02 le 08/02/2010
          • Internaute 24985
            Prof de lettres

          Entièrement d’accord. Et on pourrait commencer par exiger de tous les enseignants nouvellement recrutés qu’ils s’installent dans la ville ou à proximité de la ville de leur université.
          Quand on voit le peu d’investissement (administratif, pédagogique) des chercheurs au demeurant méritants venus de la capitale dans l’obscure et minable université qui les a recrutés, on comprend que certains CA donnent une prime à l’investissement personnel local !

    • Nicolas2010 -bloque-
      Nicolas2010 -bloque- répond à Amilcar REN
      Chacun pour soi
      • Posté à 11h04 le 08/02/2010
      • Internaute 102431
        Chacun pour soi

      « Vous faites la promotion de l’élitisme. “

      Ah ca, c’est vachement grave, c’est sur !

      Du reste, vous, pour vous soigner, vous prenez bien sur le médecin le plus nul..

      AH AH AH HA ! !

      Ce qu’il ne faut pas entendre, tout de même !

      ‘c’est système qui a au moins l’avantage de valoriser et d’encourager la formation locale.’

      Qu’est-ce qu’on en a à faire de la ‘formation local’ ? Surtout avec l’argent des impôts, donc pas local du tout, mais parisienne à 50 % au moins ? L’Univ n’est pas là pour financer des histoires de ploucs, mais servir le pays.

      Il est grand temps d’embaucher massivement des prof étranger.
      En plus comme ca, les cours seront en anglais, ce qui est nécessaire à notre époque, ou tout se fera de plus en plus en anglais.

  • Kikix64
    Kikix64
    Professeur des universités
    • Posté à 16h21 le 07/02/2010
    • Expert 104200
      Professeur des universités

    Je ne vois pas pourquoi les comités de sélection aujourd’hui seraient plus libres que les commissions de spécialistes avant la loi Pécresse.

    Dans mon universités, ces comités ne sont pas (toujours) constitués de manière transparente. Ils ne sont alors qu’une émanation de la présidence. Alors que les commissions de spécialistes à l’époque étaient constituées de collègues élus.

    J’ai également vu avant cette lois plusieurs cas dans ma discipline où le CA a annulé un recrutement, pour des raisons indignes d’une université...La presse ne s’en n’est pas ému pour autant : -(

    Aujourd’hui, c’est regrettable mais le CA à Metz est dans son droit...et tout le monde en parle. Tant mieux, mais j’ai l’impression que c’est vain et un peu tard : il aurai fallu y penser au moment de la loi LRU : -(

    • marc44
      marc44 répond à Kikix64
      • Posté à 20h01 le 07/02/2010
      • Internaute 24488

      Ah non, un CA est nécessairement une instance divine.

      • fdrebin
        fdrebin répond à marc44
        Dilettante doué
        • Posté à 22h40 le 07/02/2010
        • Internaute 78377
          Dilettante doué

        Divine non, élue oui.

        Les enseignants-chercheurs y sont majoritaires. Aux profs de demander à leurs représentants une explication de vote.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 16h32 le 07/02/2010
    • Internaute 66286
       : -\

    Ce n’est pas nouveau, ce n’est souvent que du copinage.
    Meme chose pour les theses d’ailleurs.

  • kawouede
    • Posté à 17h13 le 07/02/2010
    • Internaute 27995

    C’est toujours intéressant de vous lire.

    Cela dit pour revenir sur cette affaire, au risque de se faire l’avocat du diable ne peut-on pas se dire qu’en effet un recrutement qui tient compte d’une certaine implication « locale » donc d’une vision non exclusivement intellectuelle de la qualité scientifique et pédagogique d’un enseignant-chercheur, peut se justifier pour une petite université de province, qui de toute façon ne concurrencera pas les grandes métropoles de la recherche et a plus intérêt à prendre une bonne volonté qui abattra le boulot et créera du lien scientifique local, plutôt qu’un chercheur brillant qui s’intéressera plus à la vie universitaire nationale et internationale ?

    Bref le localisme est-il forcément un clientélisme ?

    (je pose la question sans connaître les éléments du cas de Metz, dont j’ai vu la mention en passant les titres de Rue89, et précise que je connais des gens qui ont pâti du localisme - variante clientéliste)

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 17h26 le 07/02/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    La loi pecresse permet au président de nommer pratiquement qui il veut les enseignants chercheurs ont fait grève l’année dernière sur ce point là entre autre. Mais vous savez (ancien enseignant chercheur en sciences ) des magouilles il y en avait un peu moins en sciences qu’ en lettres quand la commission nationale tranchait après les commissions de spécialistes.

  • aeres
    • Posté à 18h03 le 07/02/2010
    • Internaute 41191

    Encore un épisode de plus dans la chronique des recrutements universitaires. Mais rien de vraiment neuf. Il est déjà arrivé au temps des commissions de spécialistes que le CA retoque le choix des dites commissions et plus récemment, dans le contexte LRU que le CA ne suive pas le comité de sélection.
    Les deux versions s’opposent traditionnellement comme dans les commentaires.
    Pour en sortir, il faudrait mettre en place un véritable protocole de recrutement avec
    - séminaires
    - leçon devant des étudiants
    et sans doute l’aide d’un cabinet de recrutement comme pour les entreprises.
    Il y a une seule chose qui ressort de cet épisode navrant : l’incapacité des enseignants-chercheurs à faire parfois des choix sereins et d’intérêt général pour l’établissement. Qu’il s’agisse des lobbys normaliens ou des défenses-des-intérêts-locaux pour faire simple.
    Alors un concours plus long et des vrais professionnels seraient les bienvenus.

    • marc44
      marc44 répond à aeres
      • Posté à 19h52 le 07/02/2010
      • Internaute 24488

      Je ne comprends pas l’argument « défense des intérêts locaux ». Les universités sont autonomes, sont en concurrences pour l’argent de Pécresse. Elles ne sont plus des services déconcentrés de la République, mais des boutiques qui défendent leur intérêt, non ?
      Elles se créent des identités, des mugs, des t-shirts, des logos....

      Ne pas confondre défense des intérêts locaux et défense des candidats locaux...

  • marc44
    • Posté à 19h47 le 07/02/2010
    • Internaute 24488

    euh... ça serait sympa pour ceux qui passent leurs « vacances » de pâques à éplucher un tas de 75 dossiers de candidats MC, leur week-end de juin à regarder à dossiers d’ATER... de ne pas dire
    que les CS étaient généralement pourries. Gardez ça pour vos sections.

    Il reste cependant la grande question de la définition des profils : doivent-ils être fléchés vers une équipe, vers un profil thématique très précis (s’ils le sont , c’est très généralement qu’il y a un candidat local), ou doivent-ils viser large, donnant de meilleures possibilités d’attirer des candidats, qui éventuellement ne s’insereront volontiers dans aucune équipe... ou mettront mal à l’aise les personnes déjà en poste.

    Un réel progrès vient (viendrait ?) d’un temps plus long pour l’interaction avec les candidats. Ces auditions de 15 minutes, avec éventuellement des conflits d’emploi du temps pour des candidats dans deux établissements distincts sont ridicules.

    Par ailleurs, attirer des vedettes implique parfois l’obtention d’un poste pour le conjoint. La voilà belle, la république - et le volonté des universités d’attirer des vedettes, à tout prix, passe parfois par là.

    • Autre raleur
      Autre raleur répond à marc44
      • Posté à 20h17 le 07/02/2010
      • Internaute 39310

      Un vrai progrès serait effectivement d’avoir plus de temps pour étudier les dossiers et pour interagir avec les candidats.

      Pour le fléchage c’est délicat. Un profilage trop précis écarte des candidats brillants. Un profilage trop large entraine des absurdités (comment classer des candidats dans des thématiques très différentes).

      • marc44
        marc44 répond à Autre raleur
        • Posté à 20h36 le 07/02/2010
        • Internaute 24488

        oui, c’est un problème ouvert. Malgré tout c’est un moyen de faciliter le « candidat unique à moustaches », ou de l’éjecter.

  • aeres
    • Posté à 20h00 le 07/02/2010
    • Internaute 41191

    d’accord avec marc44 : il faut faire de vrais concours de recrutement - en prise avec les besoins et donc la politique de l’université.
    Des recruteurs professionnels, capables d’éplucher les dossiers, d’établir des profils psychologiques...
    des candidats capables d’assurer un séminaire de recherche et dont on soit sûr qu’ils peuvent enseigner grâce à une leçon faite devant les étudiants.
    Bien que structurés différemment, les comités de sélection fonctionnent le plus souvent encore comme les anciennes CSE. C’est aussi cela sans doute l’affaire de Metz.

    • Autre raleur
      Autre raleur répond à aeres
      • Posté à 20h20 le 07/02/2010
      • Internaute 39310

      Pouvez-vous préciser ce que l’on peut attendre de recruteurs professionnels ? Je ne connais pas du tout leurs compétences.

    • marc44
      marc44 répond à aeres
      • Posté à 20h34 le 07/02/2010
      • Internaute 24488

      arghhhh des recruteurs professionnels, établissant des profils psychobidules : préservez nous de cela !

      Qu’on lise les publications en détail et qu’on trouve précisément, qu’on cuisine les candidats sur leur contribution à ces publications, qu’on regarde en détail les polycopiés produits, qu’on interroge les anciens thésards sur la manière d’encadrer, qu’on lise les soumissions de projets contractuels montés par le candidats, qu’on évalue sa capacité de rédaction ... mais par pitié, qu’on ne fasse pas intervenir des gens qui ne connaissent pas le métier mieux que ceux qui l’exercent. Ayant été recruté dans la R&D d’une des plus grandes multinationales de la technologies, je n’ai que marginalement eu affaire à des gens de RH. Par contre, des technologues m’ont cuisiné sur les aspects ci-dessus + gestion de projet.

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 22h38 le 07/02/2010
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    Un enseignant-chercheur qui écrit sur des enseignants-chercheurs - ceux siégeant au conseil d’administration ou ils sont majoritaires - qui ont désavoué d’autres enseignants-chercheurs - ceux du comité de sélection - pour recruter un enseignant-chercheur...

    Comme quoi l’Educ’ reste l’Educ’ : une succession de tempêtes dans un verre d’eau.

    • marc44
      marc44 répond à fdrebin
      • Posté à 09h53 le 08/02/2010
      • Internaute 24488

      Autre proposition ? Un chiromancien ? Un spécialiste de marketing ? Un coiffeur ? Un plombier ?

      • fdrebin
        fdrebin répond à marc44
        Dilettante doué
        • Posté à 09h57 le 08/02/2010
        • Internaute 78377
          Dilettante doué

        Surtout pas ! Il faut laisser les enseignants-chercheurs se déchirer entre eux, c’est encore ce qu’ils font de mieux.

         
        • marc44
          marc44 répond à fdrebin
          • Posté à 09h54 le 09/02/2010
          • Internaute 24488

          Vous avez sûrement participé à de très nombreuses commissions de spécialistes et comités de sélection, dans des endroits très variés. Pour ma part, j’ai plutôt l’expérience de réunions sincères et efficaces. J’ai également recruté dans le privé et l’université n’a pas à rougir...

        1 autres commentaires
    • Autre raleur
      Autre raleur répond à fdrebin
      • Posté à 11h42 le 08/02/2010
      • Internaute 39310

      1) Au conseil d’administration, il n’y a pas de représentant de toutes les disciplines. Et un enseignant-chercheur est essentiellement incompétent pour juger la qualité de la recherche effectuée par un enseignant-chercheur d’une autre discipline. Par conséquent mettre tous les enseignant-chercheur dans le même sac vous permet de faire une jolie phrase mais ça ne va pas plus loin.

      2) Une contrainte de la recherche est qu’elle ne peut être évalué que par d’autre chercheurs du même domaine. Certains esprits étroits y voient une volonté de la part des chercheurs de rester faire leur cuisine entre eux. Mais ça ne fait plaisir à personne. C’est une contrainte. Que proposez-vous ?

      • fdrebin
        fdrebin répond à Autre raleur
        Dilettante doué
        • Posté à 13h07 le 08/02/2010
        • Internaute 78377
          Dilettante doué

        Aux termes de la loi LRU, les choses sont claires

        « Le conseil d’administration comprend de vingt à trente membres ainsi répartis :

        1° De huit à quatorze représentants des enseignants-chercheurs et des personnels assimilés, des enseignants et des chercheurs, en exercice dans l’établissement, dont la moitié de professeurs des universités et personnels assimilés (Article L712-3 du code de l’éducation)

        Lien

        Avec si peu de représentants, il est logique que toutes les disciplines ne puissent être représentées.

        Je me permets de vous rappeler que dans toutes les universités existe un conseil scientifique (CS) sur lequel peut - et doit, à moins sens - s’appuyer le conseil d’administration dans ses choix car sa composition reflète la diversité des composantes de l’université :

        Lien

        “ Article L712-5 du code de l’éducation

        Le conseil scientifique est consulté sur les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique, ainsi que sur la répartition des crédits de recherche. Il peut émettre des vœux. Il est consulté sur les programmes de formation initiale et continue, sur la qualification à donner aux emplois d’enseignants-chercheurs et de chercheurs vacants ou demandés, sur les programmes et contrats de recherche proposés par les diverses composantes de l’université, sur les demandes d’habilitation à délivrer des diplômes nationaux, sur les projets de création ou de modification des diplômes d’établissement et sur le contrat d’établissement. Il assure la liaison entre l’enseignement et la recherche.

        Dans le respect des dispositions statutaires applicables aux enseignants-chercheurs, le conseil scientifique en formation restreinte aux enseignants-chercheurs donne un avis sur les mutations des enseignants-chercheurs, sur l’intégration des fonctionnaires des autres corps dans le corps des enseignants-chercheurs, sur la titularisation des maîtres de conférences stagiaires et sur le recrutement ou le renouvellement des attachés temporaires d’enseignement et de recherche.”

        Il est tout à fait possible d’inclure dans le règlement intérieur du conseil d’administration que les votes du CA sont liés par les avis rendus par le CS.

        Lorsque j’ai eu à travailler au sein de feue l’université Louis Pasteur - Strasbourg 1 - avant la fusion de 2009 - le CA était lié par les vœux émis par le CS et ceux du conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) par cette disposition réglementaire. Rien n’interdit à d’autres universités d’en faire de même.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h12 le 08/02/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    ben merde alors , vous ne connaissiez pas le racket ?

  • spilatouni
    spilatouni
    enseignant-chercheur
    • Posté à 08h42 le 08/02/2010
    • Expert 104322
      enseignant-chercheur

    Les comités de sélection sont nommés par le président de l’université, lequel délègue la composition au responsable (doyen ou directeur) de l’UFR, parfois avec l’aide ou la supervision d’un membre de son équipe. Le comité est spécialement formé pour chaque recrutement. Il n’est donc pas difficile de téléguider les recrutements. En pratique, nombre de recrutements sont maintenant très opaques, les raisons étant à chercher dans les noms et liens (professionnels, politiques, pouvoirs,...) des membres du comité avec l’équipe dirigeante de l’UFR et/ou la présidence de l’université. Les comités servent surtout à tisser des toiles d’araignées, ne sont souvent que des instruments de pouvoir.
    Les commissions de spécialistes avaient au moins le mérite d’être composées d’élus et de statuer pour tous les recrutements de l’UFR concerné.

    • Niamey
      Niamey répond à spilatouni
      professeur émérite
      • Posté à 09h38 le 08/02/2010
      • Expert 104326
        professeur émérite

      On découvre l’eau chaude ! ! . faut-il rappeller que depuis l’autonomie des universités sur les recrutements , les commissions de spécialistes ont presque partout favorisé les recrutements locaux et fait venir des candidats de l’extérieur’(à leur frais de surcroît) pour un semblant de démocratie. on a assisté à des choses sidérantes y compris faux en écriture, reprises d’audition avec nouveau jury, demande de pédigree local( tribalisme à la française ! !) le tout bien étouffé dans le microcosme universitaire ! ! Les candidats extérieur s’informaient de l’existence ou non d’un candidat local pour éviter de faire des déplacements inutiles. aujourd’hui on y ajoute un CA qui entérinait autrefois mais se substitue à la CS dans le cas présent !
      En france la méthode de recrutement des universitaires està revoir et il faudrait peut-être commencer à interdire de se présenter dans sa fac, ce qui bien sûr ne fera pas disparaître totalement les copinages d’une fac à l’autre mais éviterait des rivalités dans la fac d’origine.

      • Autre raleur
        Autre raleur répond à Niamey
        • Posté à 11h44 le 08/02/2010
        • Internaute 39310

        Heu... merci de ne pas généraliser ce qu’il se passe dans votre section ou dans votre université...

         
        • Niamey
          Niamey répond à Autre raleur
          professeur émérite
          • Posté à 10h06 le 09/02/2010
          • Expert 104326
            professeur émérite

          je ne généralise pas ayant été dans 3 universités et auditionnée pour un poste de professeur dans plusieurs endroits- un vrai tour de France assez édifiant- et j’ai vécu ce que j ’affirme. sans compter que dans les petites université nous avons eu des pères fondateurs heureusement en voie de disparition monopolisant la présidence des commissions de spécialistes ! !

          • Autre raleur
            Autre raleur répond à Niamey
            • Posté à 13h46 le 09/02/2010
            • Internaute 39310

            Vous généralisez tout de même votre expérience. Vous connaissez quelques universités et une discipline.

            Mon expérience est plutôt positive, je n’en conclus par pour autant hâtivement que tout va bien partout. J’ai conscience qu’il y a des différences entres les universités et entre les disciplines.

        2 autres commentaires
    • Schaub JF
      Schaub JF répond à spilatouni
      • Posté à 09h41 le 08/02/2010
      • Internaute 24548

      L’ensemble des réactions, dans des directions différentes et parfois contradictoires, montre que la publicité faite à l’histoire de Metz a le mérite de soumettre les modes de recrutement à l’Université à une discussion contradictoire et publique. Bien entendu, comme je l’écrivais dans mon billet, les mauvaises manières n’étaient et ne sont présentes ni partout ni en toute circonstance.
      La dernière réaction appelle un bref commentaire. Dans le cas de Metz, le comité de sélection désigné ad hoc a retenu le nom du candidat qui satisfaisait à des critères qui n’ont pas été validés par le président de l’établissement. Il est donc difficile de faire reproche au comité en question d’être aux ordres de la présidence. Une fois encore, je rappelle que le conseil d’administration est pour partie composé d’élus. Autrement dit, c’est un collège partiellement élu qui a refusé l’évaluation d’un comité nommé, dans le cas étudié. En l’espèce le « mérite d’être composé d’élus » revient au conseil d’administration et du président (élu, lui aussi) et non au comité de sélection. Reste à savoir qui, dans cette affaire, a eu raison sur le plan scientifique, le pôle à dominante élu ou le pôle nommé...

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 10h12 le 08/02/2010
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    Le même argumentaire aurait pu servir aux conditions de réussite dans la mise en place CV anonyme pour que le recrutement soit le plus objectif possible.

    Toutefois, nous sommes des humains et non des objets mathématiques.

    • Autre raleur
      • Posté à 11h45 le 08/02/2010
      • Internaute 39310

      Pas compris.

      • ON M RSA2012
        ON M RSA2012 répond à Autre raleur
        Touché en plein coeur
        • Posté à 06h35 le 09/02/2010
        • Internaute 85545
          Touché en plein coeur

        Un premier niveau de sélection avec des critères « objectifs » comme le CV anonyme ensuite on choisit avec on a envie de travailler et en qui on a confiance sur des critères « subjectifs »

        Comme la compétence propre à l’homme n’est pas encore en équation contrairement à son ADN, le recrutement sera toujours subjectif !

        On est pas des machines.

        A vouloir un process de recrutement évalué à 100% de manière objective, ne soyons pas étonnés que le management prenne des décisions objectives qui vont de préférence dans l’intérêt de l’entreprise et non de l’humain qui la compose.

        Le paradoxe de l’évaluation dans le recrutement se retrouve dans son management.

        Suis-je plus compréhensible ?

  • Anthropia
    • Posté à 12h12 le 08/02/2010
    • Internaute 17441

    Mais cela démontre surtout que ce qui compte dans ces entreprises du savoir n’est pas la compétence, ce qui veut dire que ces patrons considèrent qu’ils n’ont pas à attirer à eux les meilleurs, pas de logique de performance donc, malgré le classement calamiteux de nos universités.

    Et c’est bien le drame en France, on s’en fout des meilleurs, ce qu’on veut c’est les copains. C’est la même logique qui fait licencier des salariés séniors, bien qu’ils soient au top de leurs connaissances.

    Comparaison avec les USA, où une bourse annuelle permet aux universités de venir faire leur marché dans les CV, de donner des rendez-vous, de comparer.

    Certes, le système de proximité a ses limites, mais celui d’un primat au diplôme et à la publication, au détriment de la compétence professorale aussi (on ne dit pas si le comité scientifique a évalué ces aspects d’une compétence universitaire). Ce qui veut dire que les critères de sélection doivent être mis sur la table, sinon ce serait la prime aux grandes écoles et à un autre système de copinage, les réseaux d’écoles, les normaliens, etc., comme c’est le cas aussi aujourd’hui.

    Lien

  • jerem742
    jerem742
    étudiant en biologie végétale
    • Posté à 09h49 le 23/07/2010
    • Internaute 114021
      étudiant en biologie végétale

    Franchement je ne vois pas ce qu’il y a de honteux. Le type était moins bon et alors à ce niveau les différences sont minimes entre candidats, mais celui qui a été choisi était déjà en place, peut être bien intégré et apprécié, cela aurait été stupide de le remplacer par un inconnu à peine meilleur.
    Article nul et sans intérêts pour résumer

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