Cocaïne : les joueurs de tennis se dopent-ils ou se droguent-ils ?

Publié le 07/11/2007 à 14h31

(De nos archives). L’Equipe a révélé samedi
9 mai que des traces de cocaïne ont été retrouvées dans l’échantillon A des urines du tennisman Richard Gasquet
, contrôlé à Miami alors qu’il venait de déclarer forfait. Si ces analyses se confirmaient, le Français pourrait écoper de deux ans de suspension. En novembre 2007, le blog Stethosport s’interrogeait sur l’utilisation de la cocaïne par les joueurs de tennis.


Richard Gasquet à Brisbanne le 1à janvier (Tim Wimborne / Reuters)

La tenniswoman Martina Hingis, ancienne numéro 1 mondiale, a révélé le 1er novembre qu’elle avait été contrôlée positive à la cocaïne lors du dernier Wimbledon. Elle n’est pas la première à avoir franchi la ligne blanche, mais cette drogue, considérée comme récréative par beaucoup, est-elle utile pour améliorer ses performances dans une enceinte sportive ?

La question se pose d’autant plus que les responsables de ce sport ont longtemps expliqué qu’il était inutile de se doper pour gagner un match. Dans la thèse de pharmacie qu’il a soutenue en 1972, Christian Bimes, président de la Fédération française de tennis depuis 1993, expliquait :

« Dans ce sport qui demande des qualités physiques impressionnantes mais aussi une précision, une concentration, une application et une science du jeu hors du commun, un dopage bénéfique ne semble pas réalisable. »

La Fédération internationale de tennis (FIT) réserve d’ailleurs un traitement de faveur aux joueurs contrôlés positifs aux « drogues sociales », telles le cannabis ou cocaïne : ces cas ne sont pas rendus publics. La réalité du dopage est forcément sous-évaluée, d’autant qu’en règle générale, les instances sportives rechignent rendre publiques des affaires concernant des produits plus classiques.

En ce qui concerne la cocaïne, la petite balle jaune est loin d’être la seule concernée. La liste des sportifs
de haut niveau contrôlés positifs à la cocaïne depuis 2002 est édifiante : dix-sept footballeurs, quatre rugbymen (dont les Français Peter de Villiers et Benoît Tissot), mais aussi un marin, deux athlètes handisports et un joueur de pétanque !

Dès le XVe siècle, les effets de la coca sur les performances sont connus

Certains, et parmi eux des médecins, ce qui est plus grave, tentent de faire accréditer la thèse que l’usage de cocaïne n’a rien à voir avec les performances ni avec l’éthique sportive.

Ainsi, on peut lire dans la presse médico-sportive : « Il est bien difficile d’établir un rapport entre l’absorption de drogue et l’exploit sportif. »

Une position qui va notamment à l’encontre des études historiques : dès le XVe siècle, les effets de la feuille de coca (cocaïne) sur l’aptitude du corps humain à accomplir des tâches difficiles, avaient été signalés en Amérique du Sud.

On peut lire dans les documents de l’époque que 30 à 50 feuilles de coca donnaient à un Indien les forces nécessaires pour marcher toute une journée sans temps morts et sans besoin d’aliments.

Dans une revue de thérapeutique publiée en 1884, Beugnier-Corbeau racontait ainsi :

« Tout un peuple voyait dans la plante l’Esprit du Bien et l’entourait d’une vénération superstitieuse. Elle était la promesse de vie pour le moribond qui pouvait en boire la sève, un viatique incomparable pour le voyageur dont elle trompait la faim, un cordial pour réchauffer les sens engourdis par le froid des neiges et des glaces. »

Aux Six jours de Paris, les pistards tournent à la coco

Quelques années plus tard, avec l’organisation des Six jours de Paris, vénérable compétition de cyclisme sur piste, la « coco » devient le stimulant de base des « Ecureuils » (surnom des coureurs). Le docteur Max Novich rapporte dans la revue Abbotempo :

« Les entraîneurs donnaient souvent à leurs poulains de la cocaïne qui était la plus largement utilisée comme stimulant par les cyclistes professionnels, mais son efficacité dépendait du dosage et de la façon dont elle était administrée... »

La plupart des indications de la cocaïne, même à une époque plus récente, sont orientées vers l’effort musculaire. Par exemple, un médecin américain, Andrew T. Weil, qui a longtemps étudié l’utilisation de la coca au Pérou et en Colombie, la recommande aux non-Indiens, dans l’American Journal of Drug and Alcohol Abuse [1978, vol. 5, n° 1].

Il y voit un stimulant pour les personnes qui font de gros efforts physiques et pour certains athlètes.

La « cocada » sert à mesurer la distance que l’on peut parcourir pendant la durée d’un mâcher. Lorsque Carter et Mamani ont demandé à des Indiens pourquoi ils mâchaient de la coca, en leur offrant une liste de réponses possibles, leurs réponses sont sans ambiguïté : 81% ont répondu « pour travailler », 68% pour lutter contre le froid, 61% pour voyager, 50% pour rester éveillé.

Tous les voyageurs qui ont eu l’occasion de connaître les Andes se sont vus offrir à leur arrivée en altitude une infusion de coca, beaucoup plus efficace que la Coramine-Glucose pour combattre le « sorroche », mal des montagnes.

« La cocaïne, c’était comme une clé de contact pour le match »

La cocaïne qui a d’abord pénétré les sports d’endurance a ensuite « contaminé » les sports de précision (comme le basket ou le baseball), car elle a un effet désinhibant reconnu et améliore la confiance en soi. Elle donne un sentiment de surpuissance, d’invulnérabilité.

L’athlète se sent invincible et tente des gestes sportifs qu’il n’oserait pas faire en temps normal, évitant ainsi l’effet « petit bras », qui retient, par exemple, un tennisman de lâcher ses coups.

Donc, la cocaïne a un effet sur l’appréhension de la difficulté, sur la peur de mal faire, ce qui dans le cadre d’une compétition sportive est un avantage plus que certain.

L’absorption de cocaïne en tant que dopant fait toujours partie en 2007 du soutien médicamenteux de l’athlète d’élite, ou même de calibre inférieur. Le docteur Jo Mulé, directeur des services antidopage de l’Etat de New York, explique :

« Normal qu’ils se laissent tenter, la coke déclenche et stimule l’agressivité. Un athlète gui en prend avant un effort sent sur le moment ses forces décuplées. »

Cet effet hypervitalisant est parfaitement connu des sportifs de compétition. Ainsi, le témoignage de Dale Berra, vedette du baseball américain des années 1980, en apporte la preuve :

« Chaque fois que j’en prenais, je me sentais euphorique, mes sens étaient aiguisés. Je me sentais invincible. C’était comme une clé de contact pour le match. »

Voici une liste des effets recherchés et espérés par les sportifs :

  • Accentuer l’acuité cérébrale afin de mieux percevoir et plus vite la lecture du jeu
  • Exalter vigilance et mémorisation
  • Stimuler l’humeur : euphorie
  • Ajuster les réflexes
  • Se sentir imbattable, invincible, pourvu de forces décuplées
  • Tous ces « avantages » sont obtenus pour une durée de vingt à quarante minutes après avoir reniflé une dose de cocaïne
  • Augmenter l’endurance sans viatique nutritionnel surajouté
  • En musculation, permet de mieux supporter les sensations douloureuses au cours des dernières répétitions des séries très intenses, ce qui aide le sportif à se dépasser. De plus, elle sensibilise les muscles à l’action du système nerveux, ce qui augmente la force.

Les contrôles ne distinguent pas la cocaïne « dopante » de la cocaïne « festive »

Dès la première liste rouge établie en 1966, les amphétamines figuraient en tête des produits interdits dans le cadre des compétitions sportives humaines. En 1971, la Commission médicale du Comité international olympique (CM-CIO), prohibait à son tour la cocaïne.

Justement, la cocaïne étant à la fois une drogue et un produit classé dans la liste des substances dopantes, il est difficile de savoir dans quel cadre l’a consommé tel sportif : volonté manifeste d’améliorer ses performances sportives ou usage festif ?

D’un point de vue éthique, faut-il établir une distinction entre ces deux formes d’usage ? Il est bien sûr plus valorisant pour un athlète de plaider le dérapage festif, pour son entourage ou sa fédération. Pour notre part, nous n’établirons aucune distinction entre ces deux formes de consommation.

Il y a des règles qui sont connues de l’athlète qui doivent être respectées.

Il est de toute façon impossible pour les instances de déterminer dans quel cadre la consommation a eu lieu, les analyses d’urine ne font pas la différence entre cocaïne dopante et cocaïne festive.

La cocaïne n’est pas le seule substance qui pose ce genre de dilemme. C’est aussi le cas de l’alcool, si vous buvez un litre de whisky, vous n’allez plus tenir debout et vous ne serez pas performant.

En revanche, si vous buvez une gorgée de cognac, comme le faisait la joueuse de tennis Suzanne Lenglen, lauréate de six Roland-Garros et autant de Wimbledon dans les années 20, le breuvage peut améliorer la précision de votre geste ! La dose est minime mais la conduite est manifestement dopante.

Sorti des archives
le 10/05/2009 à 15h35.

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  • Anonyme

    Et notre super président se dope ou se drogue ?
    kad

    • Anonyme

      Pour notre super-président c’est un autre problème.
      Il est atteint de trouble bipolaire (avant on appelait ça psychose maniaco-dépressive).
      Il est plutôt souvent en phase maniaque (hyper activité) et de temps en temps, il fait un petit coup de dépression (les jours ou il annule tout ses rendez-vous pour « migraine »).
      Je connais bien le pb, je suis moi même atteint par cette maladie. Les psychiatres que je connais ont « diagnostiqué » Sarko.
      Les journalistes qui s’occupent du dossier santé du président disent qu’il est encore plus dur d’avoir des infos qu’au temps de F. Mitterrand.
      Mais bon, Churchill aussi souffrait du même mal, Napoléon, pléthore de gens célèbres.

      • Anonyme

        psychose ou prise de coke ce n’est pas rassurant pour un bonhomme qui a le bouton nucléaire à portée de doigts ! ! !
        ce qui est certain et qui est visible c’est que ce mec n’a pas l’air bien équilibré vû les propos qu’il tient et qui sont souvents impulsifs.
        quand il a rencontré poutine il a donc du faire un mélange coke/vodka ,il était bien défonçé.
        ça explique pourquoi il évite souvent de boire.il se dit non buveur,vaux mieux pour lui !

         
        • Mahnmut
          Mahnmut
          Plein.
          • Posté à 16h54 le 10/05/2009
          • Internaute 78170
            Plein.

          Bizarre... la C aide à tenir l’alcool... mais c’est vrai que s’il ne boit jamais, même une jolie poutre ne peut pas l’aider à suivre Poutine sur le terrain de la vodka :)

          le foie... reste le foie.

          un ptit jogging pour la revanche ?

          • pablico
            pablico répond à Mahnmut
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 19h30 le 10/05/2009
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            on peut douter de la véracité de ses jogging. vu la façon dont qu’il court, et la façon de poser ses pieds pas dans l’alignement mais en canard.

            Si il courrait vraiment longtemps, il y a belle lurette que ses ligaments du genou seraient foutus.

        • Oudinot
          Oudinot
          llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
          • Posté à 16h59 le 10/05/2009
          • Internaute 24903
            llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

          Mais c’est pas vrai vous ne pouvez pas vous empêcher de parler de Sarko, ici il est question de richard Gasquet et du tennis ! ! ! ! ! !

          • Zinc
            Zinc répond à Oudinot
            Un zincou quoi....
            • Posté à 17h15 le 10/05/2009
            • Internaute 69258
              Un zincou quoi....

            et de coke...

            • Anonyme répond à Zinc

              C’est la faute à Stanley Kubrick .

          • Mohican
            Mohican répond à Oudinot
            • Posté à 23h25 le 10/05/2009
            • Internaute 27864

            franchement c’est un sujet beaucoup plus passionnnant qu’un joueur de tennis qui se dope. Moi j’aimerais bien savoir à quoi ils ont tourné à la présidentielle ; en tout cas les effets ont l’air dévastateur.

        6 autres commentaires
      • Puttermesser
        • Posté à 19h02 le 07/11/2007
        • Internaute 6280

        On doit connaître les mêmes psys !
         ; -)

         
        • siko
          siko répond à Puttermesser
          capitaliste révolutionnaire
          • Posté à 16h15 le 10/05/2009
          • Internaute 38962
            capitaliste révolutionnaire

          Non, je ne crois pas, c’est un avis partagé par tous les psys de ce pays.

        1 autres commentaires
      • nemo3637
        nemo3637
        Déchoukeur
        • Posté à 21h07 le 10/05/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        « Il est atteint de trouble bipolaire (avant on appelait ça psychose maniaco-dépressive). »

        Alors là, vous avez tapé dans le mille...
        C’est exactement de ce trouble là qu’il est atteint.
        Cela dit c’est assez répandu comme mal.

      • A déménagé le 25 octobre
        • Posté à 10h03 le 11/05/2009
        • Internaute 33755

        Bonjour De,

        avez-vous essayé le régime du docteur Seignalet ? Certains bipolaires se soignent avec ça. C’est un régime plutôt strict mais d’une remarquable efficacité pour les maladies auto-immunes et certains états dépressifs.

    • abas50
      abas50
      http://parisdailleurs.canalblog (...)
      • Posté à 01h01 le 08/11/2007
      • Internaute 15935
        http://parisdailleurs.canalblog (...)

      Dans le sport et surtout dans le tennis, nous sommes vraiment dans le royaume de l’hypocrisie ! ! !

      Toutes les personnes, un peu avertis savaient que depuis des années, des tennismen se dopaient sans se faire prendre. Pour info, les premiers contrôle ont eu lieu en 1986, et depuis, ils sont assez rares sur le circuit.

      Comment passaient-ils à travers les mailles des contrôles ? Tout simplement parce qu’ils étaient informés par les responsables de l’ATP des contrôles à venir. Il ne fallait pas que le dopage salisse ce noble sport. Les seuls joueurs qui se sont fait prendre, on était laché par la fédération en raison de leur comportement. c’est le cas des joueurs Argentins.

      Le Suédois Mats Wilander avait été, comme Hingis, contrôlé positif à la cocaïne, en 1995 à Roland-Garros. Personne ne s’en souvient !

      En France, dans les années 90-2000, la Créatine était le dopage à la mode. Toléré aux EU, interdit en France, c’était la molécule qui cachait les autres.
      Les joueurs de première série et de promotion avaient leur pot de poudre dans leur placard.Mr Bîme était au courant, mais la FFT ne divulguait pas les contrôles Positifs...
      Coté Journaliste, et de France télévision, nous sommes dans le même cas qu’au cyclisme ! Les anciens joueurs sont consultants, Roland Garros est une locomotive de la chaine...
      Abas50
      Lien

      • Anonyme répond à abas50

        Arf ! ! ! clair que c’est une grande hypocrisie :) ils ou elles sont chargés comme des mules :) et va nous faire croire par exemple parmis tant d’autres... qu’au rugby lors de la derniére coupe du monde il n’y a eu aucun ! ! ! ! contrôle positive ! ! ! hahahahaha ! ! ! ! ! :)
        Hypocrite comme les politiques :) et ont les revois par la suite au gouvernement chercher l’erreur :)
        J’en finirais en disant que j’ai bien aimé dans l’article « Elle à franchi la ligne blanche “ normal qu’en ont a la tronche dans la poudre hahahaha ! ! :)
        Signé le boiteux.

      • DBL8
        DBL8 répond à abas50
        Retraité
        • Posté à 19h29 le 10/05/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Boff... il va faire comme le cycliste qui a juré sur la tête de son fils qu’il ne s’était pas dopé ! !
        SUR LA TÊTE de son fils !
        Il ne faut pas manquer d’air pour en arriver là.
        Et le môme maintenant qu’il est adulte ? Quant pense-t-il des paroles de son père ?
        Dit-il : ce qui compte c’est le résultat, peut importe les moyens ?

        Non seulement ils gagnent des sommes incroyables le pékin moyen qui est obligé de traduire en années de SMIC pour ce rende-compte, mais en plus ce n’est pas loyal ! !

        à quand un « GRAND » coup de balaie , !

      • pablico
        pablico répond à abas50
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h33 le 10/05/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        le sport et l’argent...ce cocktail donne ces biens tristes effets...

    • Thorgal46
      Thorgal46
      Informaticien dans le Lot
      • Posté à 08h58 le 08/11/2007
      • Internaute 4302
        Informaticien dans le Lot

      Jevais sans doute vous paraitre terriblement naïf et démodé, mais dans ma jeunesse, j’ai fait pas mal de compétition en cyclisme amateur.
      Je n’ai JAMAIS pris de produits dopants. Je n’ai également JAMAIS gagné de course.
      Mais cela ne m’a pas empêché de savourer de grands bonheurs :
      Bonheur de sentir ses muscles travailler, bonheur de franchir la ligne d’arrivée malgré la fatigue et la douleur, bonheur de n’être « que » le 25ème mais de ne le devoir qu’à son entrainement.
      Tout ça pour dire que le sport, en tout cas au niveau amateur, ne devrait être recherche de victoire que sur soi-même. J’ai une fille qui aime et pratique la gymnastique. J’en suis heureux et je l’encourage à s’entrainer MAIS je lui inculque le principe qu’elle fait du sport pour son plaisir et son bien-être et pas pour gagner « à tout prix ».
      Parents de jeunes sportifs qui lisez ce post, protégez vos enfants du dopage en leur rappelant la maxime de Pierre de Coubertin, qui de nos jours est trop souvent oubliée : L’IMPORTANT DANS LE SPORT, C’EST DE PARTICIPER ! !

      • Zinedine Z.
        Zinedine Z. répond à Thorgal46
        • Posté à 00h05 le 10/11/2007
        • Internaute 21667

        C’est bien ça l’essentiel : il ne faut pas vouloir gagner ! Gagner, c’est « battre » les autres.

      • sûrderien
        sûrderien répond à Thorgal46
        paresseux
        • Posté à 17h30 le 10/05/2009
        • Internaute 35914
          paresseux

        Vous connaissez très mal coubertin .

        C’était un apologiste convaincu de la gagne a tout prix.

        Si vous voulez bien vérifier mes dires , vous n’aurez aucun mal à trouver des sources .

        bien à vous

         
        • General Subverciòn
          General Subverciòn répond à sûrderien
          viva Makhnovchtchina
          • Posté à 19h11 le 10/05/2009
          • Internaute 47117
            viva Makhnovchtchina

          « C’était un apologiste convaincu de la gagne a tout prix ».

          et oui,c’est beau l’esprit sportif à la française,on peut même se vendre au diable pour essayer de gagner grâce à Monsieur le Baron,et depuis longtemps...
          comme en 36 à Berlin,par exemple :
          Lien

          • DBL8
            DBL8 répond à General Subverciòn
            Retraité
            • Posté à 19h32 le 10/05/2009
            • Internaute 19562
              Retraité

            Images qui ne font pas du tout plaisirs !
            De ce que je vois, certains ont même poussé l’identification jusqu’à ce laisser pousser la moustache !

            Peut-être qu’ils puaient de dessous les bras et c’était l’occasion d’aérer ? Certains en ont-ils profiter pour péter ? Quitte à puer ...

            • General Subverciòn
              General Subverciòn répond à DBL8
              viva Makhnovchtchina
              • Posté à 20h00 le 10/05/2009
              • Internaute 47117
                viva Makhnovchtchina

              La vérité et la réalité font rarement plaisir,sinon à quoi bon inventer les jeux du cirque,les dieux et les idoles en carton si ce n’est pour occuper l’esprit des gens pendant qu’on pense à leur place ...
              Ceux-là,ils puaient surtout du cerveau,c’est intemporel...pour le bras levé,je suppose que ça devait être un réflexe conditionné de futurs collabos...

            • Anonyme répond à DBL8

              Mais non , ils regardent tous dans la même direction en disant

              « c’est lui qu’à pris de la coke “ .

              C’est vrai qu’à l’époque la moustache c’était fun .

          • Mohican
            • Posté à 23h44 le 10/05/2009
            • Internaute 27864

            c’est le salut olympique (proche du salut nazi) qui a été supprimé en 1946 ;

            Attitude pitoyable des français pour ménager la chèvre et le chou : le début de la compromission, annonçant la France collaborationniste.

            (Les américains ont seulement hoté leur chapeau par exemple)

        5 autres commentaires
  • Anonyme

    Je partage le questionnement ce médecin du sport et je présuppose que si les fédérations sportives parlent d’usage festif pour la cocaïne, c’est simplement parce qu’elles ont toujours un problème à reconnaître qu’un athlète se dope.

    • milou83
      milou83
      neant
      • Posté à 22h51 le 10/05/2009
      • Internaute 69244
        neant

      usage festif ou dopage,c’est le spectacle sur le térain qui compte, R NADAL pour l’instant pas reconnu doper ou droguer ,que sais je ? riducilise GASQUET sur un court.j’espere que R NADAL est doper au meme titre que les autres ou pas,sinon on va se faire chié a regarder .je pense que sans usage recreatif,on retourne au milieu XXe siecle.et en tennis, c’est des fautes directes en pagaille.

  • ZAD
    ZAD
    • Posté à 15h14 le 07/11/2007
    • Internaute 19443

    Bonjour,
    Cela ne me surprend pas du tout. Il faudrait être naïf pour croire que seul le cyclisme est victime du dopage. Tous les sports sont concernés.
    Comme le montre très bien l’article, ces pratiques ne date pas d’hier et ne s’arrêteront pas demain si nous ne faisons rien, enfin les fédérations.
    Faut-il attendre de voir des sportifs mourir en plein effort comme cela c’est déjà vu, ou à 30 ou 40 ans à cause des effets à long terme du dopage pour agir ?

    Aujourd’hui ce problème touche même les amateurs (enfin...on en parle aujourd’hui)cela devient totalement absurde et surtout dangereux. On pousse les jeunes, parfois des mineurs, à se doper car sinon impossible de percer ou de se faire remarquer. Ou va-t-on s’arrêter ? A quand des moyens et de réelles sanctions pour lutter contre ce fléau ?
    Et si rien n’est sérieusement fait à quand des sprinteurs avec 3 jambes ou des tennis men à 4 bras, naturellement bien sure ?

    Normalement si on lutte correctement contre le dopage on ne devrait plus voir de records tomber, pourtant ils sont battus tous les jours (faut pas oublier que ces record avaient été réalisé par des personnes dopés en général) comment cela se fait-il ? Comment quelqu’un de « sain » peut-il battre quelqu’un de dopé ? Je veux bien croire que les entrainements sont plus pointus mais faudrait pas trop pousser quand même...

    Mais peut-être que l’une des causes est aussi le public. Nous qui attendons tout le temps l’exploit et qui est déçu si rien ne se passe. Peut-être somme nous aussi responsable que ces médecins ou laboratoires qui donnent juste les moyens aux sportifs de satisfaire son public, et son égo par la même occasion ?

    • Anonyme répond à ZAD

      Intéressante question.
      Après tout, si un athlète est majeur, informé et consentant de quel droit lui refuser ce supplément qui peut lui permettre de gagner et alors de changer le cours de son existence ?
      Pourquoi autoriser le bifteck et pas la cocaïne ?

      • Folzebuth
        • Posté à 16h40 le 07/11/2007
        • Internaute 19124

        Simple.
        Si on autorise la drogue pour améliorer les performances, c’est l’escalade assurée pour tout sportif, bon ou mauvais. L’entrainement sera plus ou moins délaissé au profit d’une médicalisation qui « paye », et qui non encadrée va sombrer dans la démesure. Les sportifs tomberaient alors d’overdose par paquets chaque année, et tout majeur et informé des risques que soit un individu, on ne peut pas le laisser faire n’importe quoi non plus.
        D’autant que les personnes souhaitant faire du sport proprement sans mettre leur vie en danger avec des substances dopantes verraient leur carrière tuée dans l’oeuf.

         
        • Anonyme répond à Folzebuth

          Si le dopage était autorisé, il pourrait avoir lieu sous un meilleur contrôle médical et les sportifs pourraient alors peut être finir centenaires eux aussi.

          Sombrer dans la démesure : il me semble que les sportifs de haut niveau y sont déjà en matière d’entrainement, d’équipement, d’alimentation et de suivi médical....

          Ceux qui veulent rester « propres », alias ceux qui ne veulent pas de la démesure susdite, partent déjà battus, donc ça ne me parait rien changer pour eux.

          Aurait on des retombées positives, pour les performances de monsieur ou madame tout le monde, d’une recherche sur le dopage pour les sportifs de haut niveau ?

          • Mohican
            • Posté à 23h53 le 10/05/2009
            • Internaute 27864

            on ne peut pas autoriser le dopage pour de trop nombreuses raisons qu’elles soient éthiques, juridiques (pour les sportifs qui sont des salariés comme un footballeur comment concilier la nécessaire liberté du consentement avec le lien de subordination ; quid de nos dispositions selon lesquelles on ne peut faire commerce de son corps ?) et sociétales ....

            Autrement dit ce n’est pas pour demain la veille ....

            J’éviterais de parler éthique, en ces temps modernes je pourrais facilement passer pour un déviant.

          • JohnCleese
            JohnCleese
            Joggeur
            • Posté à 09h53 le 11/05/2009
            • Internaute 79363
              Joggeur

            Il y a décidément encore beaucoup trop de sport
            dans le monde de la drogue :
            Lien

        3 autres commentaires
      • Anonyme

        La raison de l’interdiction des « drogues » réside souvent dans le fait qu’elle ne fait pas gagner d’argent à l’état et même souvent lui en fait perdre (frais médicaux par exemple)
        C’est pour moi la raison la plus propable. Si c’était une question de santé publique, l’alcool et le tabac seraient interdits.

        Pour le dopage c’est plus compliqué puisqu’il marque une frontière entre le sportif désireux de compétiter tout en conservant une chance de vivre plus de 40ans et celui qui s’en fiche (ou ne réalise pas ...)
        Par ailleur, regarder du sport à la télé en sachant que les sportifs seraient encouragés à se blinder de produits qui les mets gravement en danger me semblerait malsain. Je préfère (essayer de) me persuader qu’ils ne sont qu’une poigné d’inconscients ....

      • Anonyme

        « si un athlète est majeur, informé et consentant de quel droit lui refuser ce supplément qui peut lui permettre de gagner et alors de changer le cours de son existence ? »

        Si tu autorise UN athlète à se doper,

        - tu pénalises tous ceux qui auraient aimé pratiquer un sport de façon « propre » (sans se bousiller leur santé), qui perdront ainsi tout espoir de gagner.
        A ceux-là aussi (bien intentionnés, tu vas changer -en mal- le cours de leur existence !

        - tu risques d’inciter tous ceux qui voulaient mener une carrière « propre » à franchir la ligne. Ils vont, eux aussi, détruire leur santé pour essayer de conserver leur « valeur sportive ».

        Ne faut-il pas préserver les chances des compétiteurs bien intentionnés ?
        Faut-il les condamner à se détruire ? (cf Pantani)

      • Anonyme

        parce que le steak c’est du boeuf et que la coke c’est une drogue,
        le jus d’orange c’est de l’orange pressée et le whisky c’est de l’alcool
        parce que pour comparer il faut quelque chose de comparable

         
        • Anonyme

          et aussi parce que la drogue finance le terrorisme et la mafia etc...

          • Anonyme

            Oui enfin, la mafia ne fait que profiter de l’interdiction justement. Si les psychotropes étaient autorisés, il devrait être soumis à la fiscalité comme pour n’importe quel autre produits, donc il n’y aurait plus de marché noir.
            Si les drogues sont interdites c’est pour des raisons culturelles, et c’est aussi et surtout pour des raisons sanitaires. Une drogue serait un produit de consommation dangereux (par ailleurs, si l’alcool et le tabac étaient des produits nouveaux, ils ne pourraient vraisemblablement pas être commercialisés). L’exception faite pour le tabac et l’alcool rejoint donc l’aspect « culturel » de l’interdiction, et notre « culture » nous empêche par ailleurs de faire ce que l’on veut avec notre cervelle...

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        on pourrait croire que l’on devrait autoriser le dopage pour les sportifs consentants...après tout, s’ils veulent vivre comme des pachas jusqu’à 40 ans, pourquoi pas ? ?

        Oui mais voilà...on ne peut pas autoriser le dopage pour une raison très simple : que deviendraient les enfants et adolescents ? Sont-ils à même de décider de leur avenir ? Certains parents ne seront-ils pas tentés de pot belger leurs enfants prometteurs dans tel sport ? ? Ou bien décide-t-on de sacrifier une frange de la population avec une sélection draconienne (sur quelle base : chez les pauvres ? sur l’analyse du génome ? sur des tests physiques chez les moins de 3 ans ?)

        bonjour les dérapages et l’éthique...

        les raisonnements simplistes amènent toujours à des impasses...

         
        • Peureux anonyme
          • Posté à 22h23 le 10/05/2009
          • Internaute 24415

          Ce souci des enfants est très émouvant.

          Pour espérer devenir un champion international de tennis, il faut commencer vers l’age de 5 ans dans une école spécialisée où les chers bambins vivent une forme d’esclavage sportif.

          Leur entourage, les parents en premier, leur bourrent le crane pour leur faire suivre des entrainements que n’importe quel enfant ayant du caractère rejetterait sans appel.

          On ne saurait bien évidemment leur infliger de la coke, l’éthique .....

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à ZAD

      Difficile de dire si la cocaine donne un avantage reel chez un joueur de tennis. Comme l’etude le mentionne, la duree est de l’effet est d’environ une vingtaine de minutes dans lequel le joueur peut certes prendre avantage. Mais une fois l’effet estomper, tous les accrocs a cette substances vous le diront : Il se produit un effet de sentiment d’inconfort qui peut aller jusqu’a la paranoia selon la dependance et la dose. Cette « crainte » peut durer des heures et ne peut que diminuer la performance du joueur de tennis.
      Or un match de tennis se joue entre deux et quatre heures. Cette drogue est efficace si elle est pris en continue sinon pour une performance de courte duree.
      Ce qui n’est pas le cas pour un match de tennis.
      Curieux que l’etude n’aborde pas les effets negatifs de sevrages apres l’absorption....

      • olivier p
        olivier p
        face à la mer
        • Posté à 00h02 le 08/11/2007
        • Internaute 625
          face à la mer

        il me semble que oui...

      • Folzebuth
        • Posté à 11h14 le 08/11/2007
        • Internaute 19124

        « Or un match de tennis se joue entre deux et quatre heures. Cette drogue est efficace si elle est pris en continue ... »

        Pourquoi crois-tu qu’il s’enfouissent la tête dans leur serviette (blanche) à chaque pause ; o))

        Ce commentaire est inutile, vous pouvez le blâmer d’un vote sanction.

         1 autres commentaires
  • Anonyme

    A voir la gueule qu’elle fait sur la photo on se perd en conjectures sur ce qu’elle peut faire ! ! ! !

  • Anonyme

    La feuille de coca et la cocaine sont deux choses differentes.

  • Guillaumelécolo
    • Posté à 15h45 le 07/11/2007
    • Internaute 17836

    Contôlons les politiques, plutôt que de simples sportifs...
    Là, on aurait de quoi blablater...

  • Anonyme

    Cessons de parler du dopage dans le sport amateur et professionnel, INTERDISONS LE SPORT tout simplement...

    Plus de fric, plus d’espoir de gloriole = un état d’esprit plus sain pour les pratiquants !

  • Anonyme

    Pour le coup du cognac, faut aussi faire la part des choses.
    A ce moment là, manger une assiette de pâte trois heures avant le match ou prendre de la vitamine C le matin sont des conduites dopantes ...

    Le problème du dopage c’est qu’il met la vie de l’atlète en danger. Si un atlète est assez malin pour découvrir une astuce qui permet d’une façon ou d’une autre d’augmenter ses perfs de façon « propre », je vois pas où est le problème.

    • Mahnmut
      Mahnmut
      Plein.
      • Posté à 17h05 le 10/05/2009
      • Internaute 78170
        Plein.

      Je suis tout à fait d’accord... il ne faut pas sous-estimer l’aspect psychologique de la pratique dopante en elle-même, et le fait est qu’on ne peut pas la blâmer.

      tout ces sports techniques, de confrontation, se jouent souvent en soi. moi, pongiste, c’était les matchs le soir. je sais pas pourquoi. le dernier match, je me sentais extrêmement bien et, il faut l’admettre, je jouais mieux.

      c’est illogique. la fatigue fait baisser la précision, qui de fait demande plus de concentration et pour maintenir son niveau technique on sacrifie la stratégie. mais non. j’ai eu de la chance une fois, peut être deux, et c’est devenu une certitude. un avantage.

      alors programmer le match le plus dur (en théorie) en dernier est-il une forme de dopage parce que objectivement cela améliore mes performances ?

      ...j’essayerais le cognac ;)

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