Le systeme gesticulatoire

Les chroniques de Francis Mizio, écrivain passionné d'Internet.

Pas de place pour l'extrême droite dans la maison du Poulpe

Francis Mizio
Ecrivain
Publié le 21/02/2010 à 00h49


Une arme à feu (~Steve Z~/Flickr)

Depuis que les éditions Baleine ont réédité un roman de François Brigneau, ex-milicien et activiste d’extrême droite, une pétition a été signée par une vingtaine d’auteurs de la maison du Poulpe demandant « le retrait immédiat de leur nom et de leurs œuvres du catalogue des éditions Baleine ». Nous avons demandé à l’un d’eux, Francis Mizio, auteur d’un blog sur Rue89, de nous expliquer ce qui l’avait conduit à signer.

Rue89 m’a demandé de raconter « de l’intérieur d’un auteur Baleine », ce que je pense de « l’affaire ». Alors voilà.

Depuis que j’ai repris la « vie d’artiste » en 2008, j’ai été en contact avec Jean-François Platet (patron des éditions Baleine ndlr) pour qui, comme beaucoup d’autres, j’éprouve de l’amitié. Il est l’éditeur de mes quelques livres encore disponibles et un important travail rendu il y a un an et demi devait paraître cette année chez lui.

Pourtant, j’ai signé la pétition de Didier Daeninckx. Voici comment et pourquoi, j’ai signé (attention : mélodrame) :

Comme beaucoup d’autres dont Didier Daeninckx, j’ai tenté de dissuader Jean-François de publier Brigneau, il y a sans doute plus de deux ans. Jean-François m’avait raconté son entrevue chez l’individu, ses propos, prêté un de ses ouvrages « Moi mézigue ».

Il ne m’en fallait pas plus car, lacunaire si je savais le passé de milicien et son antisémitisme, j’ignorais pourtant l’intégralité du CV de l’individu, je l’avoue.

Deux jours avant la lettre de Daeninckx j’ai découvert sur le site de Baleine que le roman sortait.

J’avais oublié ce projet ; j’avais cru que Jean-François avait abandonné l’idée. Je me suis exclamé, consterné, « putain, il l’a fait ».

N’est-ce pas plutôt à Brigneau de partir ?

J’ai lu alors le CV de Brigneau sur Wikipédia. C’était donc pire que ce que je pensais. Ça n’a pas traîné : la lettre de Daeninckx est tombée, et j’ai compris, comme tout ceux qui sont concernés, à cet instant que c’était parti pour une belle merde dont on n’a pas fini de se prendre les conséquences. Merde pour les auteurs, entre les auteurs. Merde pour le milieu du roman noir. Une belle merde aussi pour Baleine qui ne s’en remettra pas.

J’ai signifié mon soutien à Didier Daeninckx. Quand la pétition est arrivée, je lui ai écrit mon dilemme. C’est une histoire de nombril : signer la pétition signifie pour moi quasiment invisible des librairies et achever le processus de disparition de l’auteur qui est engagé malgré moi depuis des années ? N’est-ce pas plutôt à Brigneau de partir ?

Didier m’a conseillé de réfléchir et de prendre mon temps, expliqué qu’il s’agissait de faire pression sur Jean-François. Le lendemain, en voyant tomber les premières signatures, panurgiques et exaspéré, j’ai rallié, comprenant que c’était foutu.

J’ai rallié, à titre personnel (mais je ne milite pas pour que les autres signent la pétition) :

  • Parce que Jean-François était prévenu et que je désire qu’il renonce à publier Brigneau.
  • Parce que j’estime que Didier Daeninckx a raison.
  • Parce que Baleine, via le Poulpe, s’est construit autour de la lutte contre les fachos. A appelé jadis à voter contre le FN.
  • Parce que je suis un avec un roman poulpien, un des auteurs du retour du Poulpe (sur Rue89 entre autres) sous le slogan « Le Poulpe revient, on en a besoin ».
  • Parce que si je préfère être publié chez Baleine que dans une maison d’extrême droite, il y a des raisons. Une partie du roman noir français est politisée, à des degrés divers. Sans toujours reprendre intégralement la ligne des soixante huitards néopolardeux de jadis, on s’y retrouve. On arpente, nombreux, les lycées, les prisons, les CFA, les bibliothèques, les expériences et interventions sociales, les festivals : toute une communauté d’esprit. On sait toujours parfaitement pourquoi on nous appelle, nous. On rabâche, dans nos livres, dans les débats, dans les salons, les festivals... On milite d’une certaine façon, via la littérature qui s’inspire du présent.
  • Parce qu’en publiant un roman de Brigneau -en faisant rentrer l’extrême droite chez Baleine- Jean-François va nous contraindre de sans cesse nous justifier, parler de ça, de dire qu’on est contre, mais que voilà, hein... Il nous kidnappe la parole. Or, je ne supporte pas d’avoir le cul entre deux chaises et de devoir m’expliquer de choses dont je ne suis pas responsable. Il y a énormément d’auteurs dans ce cas.
  • Parce qu’il n’a pas consulté les auteurs de chez Baleine, qui, encore une fois, ne sont pas chez Baleine par hasard.
  • Parce qu’il nous fout une merde entre nous dont on n’a pas besoin : réveil des vieilles haines, prises de positions intenables qui font littéralement chier tout le monde : « je signe pas car j’ai peu de livres chez eux, on va dire que c’est parce que je m’en fous » ou « je signe pas parce que je n’aurai plus d’éditeur » ou « je signe pas car j’ai un bouquin à sortir et j’en ai bavé durant des mois,... mais il est déjà foutu ». On se prend la tête. On est effarés. On ne parle plus que de cela (et je vis avec une auteure de Poulpe, elle aussi, à l’origine du « retour », Lalie Walker).
  • Parce qu’on ne fait pas de buzz avec un facho. Le buzz ça doit finir en positif. Là, c’est « Baleine qui édite des fachos » et ça restera ainsi. Demain, en festival un mec va venir me voir et me dire : « Ah oui, le Poulpe, ce truc de miliciens ». Je prends les paris. Et pourtant Brigneau n’a pas écrit de Poulpe.
  • Parce que ça n’a pas tardé : un auteur copain pétant les plombs m’a traité de crypto-léniniste (mort de rire), de destructeur de jouets... parce que j’ai étalé les problèmes factuels sur Tata Rapporteuse.
  • Parce que je suis un petit fils d’immigré, (de « sale polack », mais qui a toutefois planqué des soldats américains durant la guerre), et que je ne rigole pas avec le racisme, les problèmes de sans-papiers. C’est dans mon histoire familiale, la xénophobie.
  • Parce qu’il y a des auteurs, des libraires, des festivaliers, des bibliothécaires, des enseignants, des lecteurs de Baleine, de la communauté d’esprit, qui sont juifs ou d’origine étrangère, touchés par les horreurs du passé, mariés à des étrangers, militants de gauche, et qui soudain ne vont pas comprendre.
  • Parce que les propos gerbants, je n’ai pas besoin, personne d’ailleurs, qu’on en rajoute. Le FN est au pouvoir depuis Sarkozy. Le gouvernement lui-même aujourd’hui en lâche avec gourmandise, de ces phrases haineuses. Pas la peine d’en rééditer de vieilles rances.
  • Parce que je me fous de savoir que Brasillach, Drieu La Rochelle, Brigneau, Gripari, Céline et j’en passe sont chez Gallimard avec Daeninckx (ou moi jadis) : Gallimard ne s’est pas construit sur l’argument anti FN... et l’époque est différente. Si on ne doit pas être vigilant aujourd’hui quand il y a des rafles approuvées par la majorité, des gardes à vues arbitraires, des violences policières, on le sera quand ?
  • Parce que la droite montante dans le polar français ou les carriéristes du thriller commercial qui nous détestent vont ricaner et que ça, ça me gonfle vraiment.
  • Parce que Baleine n’allait pas bien et que si ce « buzz » qui fait de la pub à Brigneau renfloue la maison, c’est désormais grâce à lui si je peux y être réédité. On m’excusera, mais ça pique un peu.
  • Parce que tout ça, c’est con, parce que c’est très con, parce que c’est vraiment très très con.

    Et enfin, a posteriori, parce que ça me révulse même, à cause de la décision de Jean-François, de me retrouver à écrire tout ça.

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  • Enlendil
    Enlendil
    Etudiant
    • Posté à 03h40 le 21/02/2010
    • Internaute 66802
      Etudiant

    Avec ce débat j’ai un peu l’impression de lire que sous prétexte qu’un auteur a des pensées qui déplaisent (à juste titre éventuellement) il ne doit plus être édité quand bien même son bouquin n’ai rien à voir avec une oeuvre politisé, qu’il s’agisse juste d’un polar lambda, ou plutôt non, d’un polar habituel d’un niveau relativement bon...

    Ca fait un peu censure, et je ne crois pas qu’on s’attende à ce que la censure soit de ce bord, bien au contraire.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Enlendil
      diptère
      • Posté à 10h16 le 21/02/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Vous avez super-raison ! On voit clairement dans cet article que cet auteur est furieux parce que l’écriture est pour lui un endroit confortable où on rencontre des amis sûrs avec qui on passe de bons moments au Café de Flore.
      Il découvre qu’il va devoir maintenant débattre vraiment, s’expliquer, prendre des positions courageuses contre des gens qui ne pensent vraiment pas comme lui. C’est vraiment embêtant.
      z
      z

      • La mouche du coche-
        • Posté à 13h15 le 21/02/2010
        • Internaute 45466
          diptère

        z
        z
        Et le plus rigolo dans toute cette histoire est qu’habituellement ce sont les auteurs qui vont trop loin, et les éditeurs qui censurent. Aujourd’hui c’est l’inverse !
        Les auteurs d’aujourd’hui sont tellement béachèllisés par la pensée sarkozyste molle que l’éditeur est obligé de déterrer un vieil auteur pour trouver quelque chose de puissant à dire qui sorte du commun et redonne un peu de grandeur à la littérature. C’est absolument plaisant. : -)
        z
        z

         
        • Oubliée
          Oubliée répond à La mouche du coche-
          vivante (essaye)
          • Posté à 20h43 le 22/02/2010
          • Internaute 106105
            vivante (essaye)

          Censure ? La critique est censure ? Fermez vos gueules ou encensez ? Ouh là là, mauvais coton, la mouche... les fameux anar de droite (mieux vaut provoquer la minorité que gêné la majorité) ?

          • La mouche du coche-
            La mouche du coche- répond à Oubliée
            diptère
            • Posté à 21h24 le 22/02/2010
            • Internaute 45466
              diptère

            z
            z
            Critiquer n’est pas censurer, c’est le contraire. Mais là, l’auteur ne critique pas les thèses de François Brigneau (ce qui supposerait qu’il le laisse s’exprimer), il signe une pétition pour qu’il ne soit pas publié. Si ce n’est pas de la censure, qu’est-ce que c’est ?
            z
            z

            • Oubliée
              Oubliée répond à La mouche du coche-
              vivante (essaye)
              • Posté à 12h59 le 23/02/2010
              • Internaute 106105
                vivante (essaye)

              Non : qu’il ne soit pas publié par cet éditeur, avec lequel il a des rapports particuliers. Un peu comme vous diriez à un pote de ne pas faire une action qui vous semble contraire à ce qui fonde votre amitié. Ce n’est pas la même chose que demander une interdiction légale de publication (ce que les lois actuelles pourraient rendre possible, d’ailleurs, tant l’incitation à la haine raciale est évidente dans le premier chapitre en ligne, et je serais personnellement contre parce que je pense que tout doit pouvoir être publié et que tout doit pouvoir être dit - je suis donc contre les lois contre les propos racistes, révisionnistes, et tutti quanti). Je dis bien « pouvoir » être, pas « devoir » être. Ca reste à la liberté de chaque éditeur... et à la liberté des citoyens que nous sommes de dire que nous sommes contre une démarche. C’est très important, ces notions de liberté de faire et de liberté de dire.

    • nestor38
      nestor38 répond à Enlendil
      inséré ?
      • Posté à 11h24 le 21/02/2010
      • Internaute 60788
        inséré ?

      Le truc que vous ne comprenez pas, c’est sur la spécificité de Baleine. Baleine s’est monté avec le Poulpe, dans l’idée d’une série à vocation sociale, dont le héros libertaire combattait souvent l’extrême-droite. C’était une expérience intéressante (ça a permis à de nombreux auteurs de commencer à publier dans le roman noir) et ça avait ces limites (c’est devenu la caricature du néo-polar, c’est à dire des livres tracts, parfois faibles au niveau littéraire, et qui ne finissait par convaincre que les convaincus). Bref ce n’est pas à la base une maison d’édition comme les autres, son but n’était pas juste de faire de la littérature, mais de mêler littérature et politique... ce n’est pas le projet de Gallimard ou d’autres.
      C’est comme si une boite d’édition spécialisée dans le végétarisme se retrouvait à publier un boucher, un chasseur ou un toréador, ça ferait tiquer...
      Mais peut-être que c’était le but de l’éditeur, de casser avec cette image de maison d’édition pour gauchistes.
      De plus un auteur a le droit de dire qu’il n’a pas envie d’être publier avec un auteur fasciste, vous parlez de censure, mais c’est son choix en tant qu’auteur, quand on peut choisir ses collègues ou ses camarades. Ce n’est pas comme demander à l’état d’intervenir pour empêcher telle ou telle publication.

      Pour le reste, et pour ma part, je peux lire des livres écris par des salauds si les livres en eux-mêmes ne sont pas puants.

      • La mouche du coche-
        La mouche du coche- répond à nestor38
        diptère
        • Posté à 13h14 le 21/02/2010
        • Internaute 45466
          diptère

        z
        z
        « C’est son choix en tant qu’auteur, quand on peut choisir ses collègues ou ses camarades. “

        C’est absolument plaisant ! : -))
        z
        z

    • Branquignol
      Branquignol répond à Enlendil
      Prof des Ecoles
      • Posté à 18h05 le 21/02/2010
      • Internaute 106177
        Prof des Ecoles

      Ben voyons !
      Elle a bon dos la censure ! Si oui, pourquoi pas ? Tu es l’intello de service te croyant tout permis ! Tu es indulgent avec les gens (de plus en plus nombreux) se croyant également tout permis : Un président de la République, un Ministre et d’autres ayant pris fait et cause pour un sale type (que j’aimais AUPARAVANT ...comme cinéaste mais que je censure désormais !) (Polanski) condamné il y a trente ans !
      Faut s’adapter ! Tu dois ignorer qui fut François Brigneau ! ! ! ! ! ! Renseigne-toi et tu pourras parler de censure !

      Directeur Rédac’Chef du journal ordurier et fasciste (pro OAS etc...) que fut « MINUTE » .

      • La mouche du coche-
        La mouche du coche- répond à Branquignol
        diptère
        • Posté à 11h46 le 22/02/2010
        • Internaute 45466
          diptère

        z
        z
        L’opinion politique est devenue le critère de qualité littéraire : c’est à mourir de rire.
        z
        z

  • Ben85
    Ben85
    ramoneur
    • Posté à 07h47 le 21/02/2010
    • Internaute 75415
      ramoneur

    Vous avez plein de bonnes raisons, apparemment, pour vous opposer à cette édition.

    Moi, j’y suis favorable, pour une seule : un livre est publié parce qu’il est jugé bon par un éditeur, pas parce que son auteur a coché les supposées bonnes réponses d’une enquête de moralité.

    Vous balayez d’un revers de main les Céline, Maurras, Barras, Daudet et autres... C’est un peu facile. Quelle différence faites-vous entre eux et Brigneau ? Le talent ? Un peu facile...

    Le truc, même si ça vous déplaît, c’est que, sur ce coup-là, Platet a fait son boulot : il publie un livre, pas génial peut-être, mais pas scandaleux non plus.

    Quand un bouquin est potable, la réputation de son auteur, on se la met au cul ! Si c’est ça qui compte maintenant, dans l’édition française, on n’a qu’à interdire les écrivains ayant eu des propos extrémistes de droite, mais aussi de gauche (tiens, pourquoi pas, après tout ?), et on se retrouve entre salonards « ancien Empire », à discuter de tout et de rien (mais surtout pas de ce qui dérange), au cours de pince-fesses parisiens.

    C’est ça la littérature ?

    Putain, moi aussi, ça me fait chier de me retrouver à écrire ça !

    • Connard le Barban
      Connard le Barban répond à Ben85
      fonctionnaire nanti comme il y (...)
      • Posté à 07h59 le 21/02/2010
      • Internaute 75120
        fonctionnaire nanti comme il y (...)

      Votre réponse présuppose que Platet soit le seul à même de publier Brigneau. Je crois savoir qu’il existe d’autre maisons d’édition que la Baleine publiant des polars. Alors que les auteurs qui ont fait de cette maison ce qu’elle est, avec des choix éditoriaux particuliers, ne veuillent pas participer à ce qu’ils considèrent comme une dérive, je le comprends tout à fait. Que Brigneau soit édité ailleurs ne dérange pas a priori ces auteurs et qu’il ne le soit pas aux éditions de la Baleine ne remet pas en cause la liberté d’expression.

      • Ben85
        Ben85 répond à Connard le Barban
        ramoneur
        • Posté à 08h09 le 21/02/2010
        • Internaute 75415
          ramoneur

        Pour moi, c’est vraiment la dernière hypocrisie de se cacher derrière une éventuelle tradition éditoriale. Ca sous-entend qu’on refile le bébé à un autre éditeur en se disant qu’il aura peut-être le courage dont on n’a pas fait preuve.

        Un éditeur ne devrait jamais publier un auteur, mais un roman : il devrait presque se foutre du nom sur la couverture, mais juste s’occuper de la qualité du contenu.

         
        • Connard le Barban
          Connard le Barban répond à Ben85
          fonctionnaire nanti comme il y (...)
          • Posté à 08h25 le 21/02/2010
          • Internaute 75120
            fonctionnaire nanti comme il y (...)

          Je suis à même de comprendre votre position sur le fait de publier un livre et non un auteur, mais pour l’hypocrisie de la ligne éditoriale là je ne comprends pas très bien. Si ce que vous dites est exact, qu’est-ce qui empêche n’importe quelle maison du groupe Hachette de publier Brigneau ? Au nom de quoi la Baleine devrait-elle, elle, assurer cette édition ? Quant au nom sur la couverture, si votre proposition est vertueuse, elle se heurte chaque jour aux pratiques d’autres maisons que la Baleine.

          • Ben85
            Ben85 répond à Connard le Barban
            ramoneur
            • Posté à 10h07 le 21/02/2010
            • Internaute 75415
              ramoneur

            Je ne jette pas la pierre sur cet éditeur en particulier, mais sur l’ensemble de la profession. Je sais que ça ne date pas d’hier, et ma position peut paraître assez idéaliste, mais j’ai du mal à accepter la politique de publication des oeuvres dans la plupart des maisons.

            Vous me demandez pourquoi « La Baleine » devrait, elle, éditer Brigneau. Selon moi, parce que le style du roman semble se rapprocher de certains opus écrits dans cette édition. Argot, histoires de bandits, action effrénée qui ne s’embarasse pas de philosophie de bazar... Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’oeuvre est donc bien dans la ligne éditoriale de « La Baleine », c’est l’auteur qui ne l’est pas.

            Les raisons ne sont pas littéraires, mais idéologiques et mêmes politiques. L’auteur ne cadre pas avec le « style » de la maison. Son livre, si. C’est tout ce que je vois.

            PS : de toute façon, je pourrais aligner tous les arguments possibles, j’ai l’impression que nos points de vue sont inconciliables parce que d’emblée, la question que je me pose, moi, c’est : au nom de quoi cet éditeur ne devrait-il pas éditer ce roman ? Il me semble que c’est plutôt ainsi qu’il faudrait voir les choses.

            • Docteur Panel
              Docteur Panel répond à Ben85
              Sondologue
              • Posté à 13h41 le 22/02/2010
              • Internaute 43290
                Sondologue

              « la question que je me pose, moi, c’est : au nom de quoi cet éditeur ne devrait-il pas éditer ce roman ? » dites-vous.
              D’après l’auteur de l’article et de la pétition, la réponse c’est : au nom des autres auteurs que la maison édite.
              Du coup la question que je me pose, moi, c’est : en quoi et jusqu’où les auteurs sont-ils parties prenantes d’une maison d’édtion ? Je n’ai pas de réponse, mais ce débat me semble intéressant.

              • Ben85
                Ben85 répond à Docteur Panel
                ramoneur
                • Posté à 14h01 le 22/02/2010
                • Internaute 75415
                  ramoneur

                Intéressant, en effet.

                Pour moi, un éditeur devrait être souverain dans sa maison, quitte à user de son pouvoir de façon despotique, de temps à autre. Les auteurs n’ont pas à lui dicter sa ligne de conduite et ses critères de sélection éditoriale, simplement parce que ce n’est pas leur travail. Et s’ils ne sont pas contents, ils vont voir ailleurs.

                Mais ce n’est que mon point de vue.

                • Docteur Panel
                  Docteur Panel répond à Ben85
                  Sondologue
                  • Posté à 23h40 le 22/02/2010
                  • Internaute 43290
                    Sondologue

                  Donc selon vous les auteurs doivent être de simples « consommateurs » du service d’édition, chacun ne se rendant que les comptes correspondant aux termes du contrat, et tant pis si le rapport de force est déséquilibré et permet à l’édteur d’être despotique, comme vous dites.
                  Pour ma part je pense qu’on ne peut pas faire totalement abstraction de la notion de partie prenante. Il y a dans la relation une part, pas facile à délimiter, d’engagement mutuel qui dépasse le contrat ponctuel. Ce qui ne veut pas dire que l’éditeur doit « obéir » à ses auteurs mais qu’il doit au moins les entendre.

        • Homere elmero
          Homere elmero répond à Ben85
          communiste primitif
          • Posté à 09h24 le 21/02/2010
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          se foutre du nom de l’auteur... tu parles de livres ou de torchent-cul ?

          • Ben85
            Ben85 répond à Homere elmero
            ramoneur
            • Posté à 10h13 le 21/02/2010
            • Internaute 75415
              ramoneur

            Oui, ben de toute façon, tu te rends vite compte si un livre est écrit ou non par un pisse-copie, même si le nom de celui-ci t’est invisible...

            Tu fais la différence entre Coelho et Sepulveda, non (moi pas, mais ça, c’est un autre débat...) ?

        • JJ Reboux outrageur de poulets
          • Posté à 10h22 le 21/02/2010
          • Internaute 41591

          Ah non, alors !
          Si demain je reçois un roman génial et que je découvre qu’il a été écrit par François Brigneau, Eric Besson (s’adonnant à l’écriture de polars entre deux expulsions de sans-papiers) ou le préfet Philippe Rey (s’adonnant à l’écriture de thrillers entre deux procès pour outrage) (ça ne risque pas d’arriver, mais bon…), j’abandonne.
          Cela s’appelle l’ETHIQUE.

          • Ben85
            • Posté à 10h28 le 21/02/2010
            • Internaute 75415
              ramoneur

            Perso, je trouve cette posture de principe un peu con, rigide (comme tous les principes) et « desséchante » sur le plan littéraire...

            Mais bon, ça veut pas dire que c’est moi qui ai raison...

            • Numerosix
              Numerosix répond à Ben85
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 11h08 le 21/02/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)
          • kebra
            kebra répond à JJ Reboux outrageur de poulets
            Bisounours killa
            • Posté à 16h15 le 21/02/2010
            • Internaute 8550
              Bisounours killa

            Je partage l’avis de Ben sur la différence entre la ligne éditoriale et la ligne politique. La Baleine publie des histoires de voyous. Et l’immense majorité des voyous ont un comportement de droite souvent extrême. Même dans les bandes ethniques modernes. Il me semble normal de rendre compte de cette réalité dans la production de la maison. Le choix de l’auteur est provoquant et c’est gagné. Triste reflet de l’époque.

            Le bandit libertaire se fait rare, cela fait mal au cul j’en suis le premier d’accord. Mais ce n’est pas la faute du polar français qui l’érige en modèle depuis 68. Il convient plutôt de chercher du coté de militants plus salonnards et manifestant que braqueurs, faussaires ou dealers et de l’éloignement des libertaires des ghettos les plus durs.

            L’éthique est un débat trop délicat pour être bradé sur cet exemple de peu d’importance.

          • A déménagé le 13-01-2012 5
            • Posté à 17h53 le 21/02/2010
            • Internaute 98137
              non connue

            « Cela s’appelle l’ETHIQUE »

            Non : cela s’appelle la CONNERIE.

            Pure et simple, garantie sans OGM. Le degré zéro de la pensée.

          • Edouard Chastagnier
            • Posté à 18h01 le 21/02/2010
            • Internaute 101113
              Bogue la galère

            Éthique : mon cul !

            Les créateurs des éditions Baleine n’en ont jamais eu aucune... ou alors celle d’une littérature... étique et étriquée, vide, nulle à chier, totalement déconnectée de la réalité.

            Ah ouais, Pouy a une éthique ? dernière nouvelle ! il bouffe à tous les râteliers, c’t’homme-là.

        • tOrDrE L¤RdRe
          tOrDrE L¤RdRe répond à Ben85
          chien de talus
          • Posté à 13h50 le 21/02/2010
          • Internaute 50571
            chien de talus

          « Un éditeur ne devrait jamais publier un auteur, mais un roman : il devrait presque se foutre du nom sur la couverture, mais juste s’occuper de la qualité du contenu. » lui (l’éditeur) dit le publier pour créer « un buzz » hein.
          Le lecteurs-client est un hamster qui réagis sans faille aux stimuli-buzz. Sont presque aussi balèze que séguéla dans l’édition.
          Sinon pour causer d’autre choses c’est quoi le dernier bon bouquin que t’as lu ?

          • Ben85
            Ben85 répond à tOrDrE L¤RdRe
            ramoneur
            • Posté à 13h53 le 21/02/2010
            • Internaute 75415
              ramoneur

            « Le club des incorrigibles optimistes » Jean-Michel Guénassia.
            « La tache », Philipp Roth.

        15 autres commentaires
      • Iv
        Iv répond à Connard le Barban
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h56 le 22/02/2010
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        « Que Brigneau soit édité ailleurs ne dérange pas a priori ces auteurs et qu’il ne le soit pas aux éditions de la Baleine ne remet pas en cause la liberté d’expression. »
        Pas d’accord. Au contraire, la censure ou l’auto-censure commence comme ça. Quelle raison de critiquer la censure à TF1 alors ? Ou sur les chaînes de radio ? La liberté d’expression, c’est aussi pour les autres. Les fascistes se nourrissent de leur victimisation et des faits comme celui ci leurs donnent hélas raison. « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » disait Voltaire. Ca n’a pas à s’appliquer qu’aux auteurs que l’on aime.

    • Branquignol
      Branquignol répond à Ben85
      Prof des Ecoles
      • Posté à 21h10 le 21/02/2010
      • Internaute 106177
        Prof des Ecoles

      Bien sûr que je balaye et bannis de mon monde Céline, Maurras, Léon (fallait préciser ! ! !) DAUDET et plus récemment (car j’ignorais la condamnation justifiée par la Justice étatsunienne) Polanski, Mickaël Jackson ! DSL si la liste est longue !

      • Ben85
        Ben85 répond à Branquignol
        ramoneur
        • Posté à 22h34 le 21/02/2010
        • Internaute 75415
          ramoneur

        Dommage pour vous, mais c’est vous qui décidez.

        PS : Alphonse était aussi un bel antisémite.

         
        • Branquignol
          Branquignol répond à Ben85
          Prof des Ecoles
          • Posté à 11h16 le 22/02/2010
          • Internaute 106177
            Prof des Ecoles

          Exact, c’est moi qui décide en la circonstance. Mais les limites éducatives, morales et autres avec pour certaines crapules nécessité de promulguer des LOIS, existent pour des personnes, professionnelles ou pas pouvant toucher un public plus ou moins nombreux, plus ou moins instruit, âgé, informé et pouvant donc avoir une influence y compris négative : « artistes » (cf Jackson ayant confié à des journalistes, aucune confidentialité, on n’est pas au confessionnal là ! qu’il aimait beaucoup dormir ( ?) avec des petits garçons !) de tout poil, cinéastes, écrivains, non ?
          Donc je réitère : Brigneau –> poubelle.

          Merci pour Alphonse Daudet, j’ignorais. La Chèvre de Mr Seguin, le Curé de Cucugnan en prennent un coup. Pour vous « Mein Kampf » a-t-il, aurait-il été inoffensif ? (je ne le lirai jamais et donc vais mourir idiot ! ?)
          Salut....

          • Ben85
            Ben85 répond à Branquignol
            ramoneur
            • Posté à 13h25 le 22/02/2010
            • Internaute 75415
              ramoneur

            « Mein Kampf » prônait le génocide juif. Ce livre irait donc aujourd’hui à l’encontre des lois de la République. J’ai bien précisé auparavant que je défends la publication de tout type de livre tant que son contenu est de qualité et LEGAL... Le bouquin de Brigneau est peut-être mal écrit, mais les idées qu’il développe ne justifient pas une censure.

            Il existe déjà des lois qui empêchent d’écrire n’importe quoi, et elle est appliquée à la lettre, si je puis dire. On n’est pas aux Etats-Unis où la liberté d’expression est totale. Je ne suis d’ailleurs pas pour cette solution et ce qui s’applique en France me semble plutôt équilibré. Ce que je déplore, c’est l’auto-censure par souci des convenances.

            Il ne faut pas que ce que j’ai dit vous empêche de relire « Le Petit Chose » ou « Les lettres de mon moulin »... Ce n’est pas parce que Daudet était anti-juif que ses nouvelles perdent de leur charme désuet...

        2 autres commentaires
  • Lozardèche
    Lozardèche
    Musicien
    • Posté à 08h11 le 21/02/2010
    • Internaute 100487
      Musicien

    La gogoche est toute troublée par des interférences inattendues entre elle et l’extrême-droite ! C’est à mourir de rire !

    • camarasa
      camarasa répond à Lozardèche
      • Posté à 09h17 le 21/02/2010
      • Internaute 38582

      « Maître André, faites des perruques ; maître André, faites des perruques ; maître André, faites des perruques ; faites des perruques, des perruques, des perruques, toujours des perruques et rien que des perruques. »
      Voltaire

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à Lozardèche
      chien de talus
      • Posté à 13h53 le 21/02/2010
      • Internaute 50571
        chien de talus

      la petite pougnette de 8h11 avant la messe

    • kebra
      kebra répond à Lozardèche
      Bisounours killa
      • Posté à 16h30 le 21/02/2010
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      Déjà à l’apéro à cette heure, Tagada c’est de l’ivrognerie qualifiée. C’est mal.

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 09h42 le 21/02/2010
    • Internaute 41917
      nc

    « Le FN est au pouvoir depuis Sarkozy. »

    Il fallait être écrivain pour dire ça aussi clairement en une phrase courte. Merci.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 10h20 le 21/02/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Je suis navré, mais j’ai du mal à me passionner.

    Comme Ben, je suis un peu géné à lire un écrivain réclamant que l’on ne publie le livre d’un autre dans « sa » maison.

    Pour autant, la Baleine est un éditeur à part, ayant une ligne politique, ce qui le distingue des autres..

    Peut-être est-ce la notion de ligne politique appliquée à une maison d’édition qui fait problème..

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 10h26 le 21/02/2010
      • Internaute 41591

      Ben non, justement, Déluge, Baleine n’a plus de ligne politique depuis cette affaire, et c’est bien là le problème !
      (Je connais très bien la maison pour y avoir publié 8 romans et publié 44 autres en tant qu’éditeur, entre 1996 et 1998.)
      Et je souscris à 100% à la tribune de Mizio.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 10h37 le 21/02/2010
        • Internaute 29846
          menuisier

        Ca m’a l’air compliqué cette affaire, mais après tout aussi bien toi que Mizio êtes fondés à en parler..

        Ce que je ne saisis pas du tout c’est le pourquoi.
        La Baleine, petit éditeur, est construit sur son identité politique. Il s’agit là de son fond de commerce (sans ironie).

        Donc pourquoi prendre le risque de brouiller cette image, image faisant partie du capital de la boite ?

        Il est bon ou pas cet auteur au fait ?

      • Ben85
        • Posté à 10h43 le 21/02/2010
        • Internaute 75415
          ramoneur

        Le contenu du roman pose-t-il problème ? Ne se situe-t-il pas dans la lignée des oeuvres d’un Léo Malet (je ne connais pas Brigneau, et je ne le lirai sûrement jamais, donc je m’informe) ?

        Le problème, c’est le nom de l’auteur, non ? Pas le roman en lui-même...

        Et que vient foutre une quelconque « ligne politique » là-dedans ? On peut parler de ligne éditoriale, de choix littéraires, de qualité de plume ou de maladresse stylistique, mais si les idées ne posent pas de souci et que la forme est potable, le reste, on s’en moque, bordel !

         
        • cyel
          cyel répond à Ben85
          Auteur à Noisy
          • Posté à 13h40 le 21/02/2010
          • Internaute 10395
            Auteur à Noisy

          Sauf qu’en l’occurrence le « coup » semble assumé par l’éditeur. À la limite, il se fout de la qualité du roman et, d’ailleurs, il semblerait que celui-ci soit très mauvais...

          • Ben85
            Ben85 répond à cyel
            ramoneur
            • Posté à 13h46 le 21/02/2010
            • Internaute 75415
              ramoneur

            Entre nous, ça ne serait pas le seul livre médiocre dans la collection...

            La vérité, c’est que ce n’est pas la teneur du bouquin qui pose problème à l’intelligentsia...

        2 autres commentaires
    • Artich
      • Posté à 08h37 le 22/02/2010
      • Internaute 39094

      Peut-être est-ce la notion de ligne politique appliquée à une maison d’édition qui fait problème.. : >

      Heu que je sache toute maison d’édition a une ligne ! ! ! !

      Qu’elle soit clairement dites ou non il y en a une (de même que les journaux d’ailleurs ou tout médiat).

      L’intérêt de la baleine était de proposer clairement un autres ligne de conduite que celle des actionnaires (chose qui change apparemment).

  • Disciple ressucité
    • Posté à 10h53 le 21/02/2010
    • Internaute 71674

    Dés le premier paragraphe :
    « j’ai jamais pu bien renifler les arbis. Pas d’aujourd’hui. Non. Non. Une vieille rancune qui vient de loin. Du Sud. De Tatahouine. Tous faux-jetons, donneurs, emmanchés et le reste. »
    La fin du premier chapitre :
    « Vous savez, trois crouïas en moins, ça n’est pas la mort de l’Union française… »

    Lien

  • Holocrate
    Holocrate
    Douteur plus que douteux
    • Posté à 11h01 le 21/02/2010
    • Internaute 97427
      Douteur plus que douteux

    Décidément, c’est la curée !

    Je ne peux donc que répéter ce que je viens d’écrire de l’autre côté :

    Aaahhh, comme cet article sent bon la stigmatisation et l’incitation à l’autodafé !
    Taïau, taïau, sus à l’imprudent - et surtout à l’impudent - qui a osé donner asile au sale type en brun !
    Et comme il donne bonne conscience, ce grand feu de joie brûlant ce qui, au nom du politiquement correct, ne saurait en aucun cas être toléré !

    Voilà donc le credo d’aujourd’hui : un type s’est fourvoyé ? Il a commis une faute ? Tant pis pour lui ! Jetons-le tout entier et qu’on l’ostracise vite fait et définitivement !

    Quant au délit d’opinion, si vous pensez pouvoir éradiquer les « mauvaises pensées » à coup d’interdictions et de condamnations, vous vous trompez de méthode, messieurs les censeurs !
    Sinon, pourquoi ce regain de vigueur chez ceux que vous aimeriez tellement voir disparaître ?

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Holocrate
      diptère
      • Posté à 15h57 le 21/02/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Vous vous trompez complètement.
      Un censeur, ce ne peut être qu’une personne qui vote nauséeux, qui porte une casquette, une veste en peau de porc et des chaussures lourdes. Ce ne peut en aucun cas être des personnes qui écrivent des choses cools, qui aiment (presque) tout le monde, portent des jeans et fréquentent des gens cools. Vous avez dû sécher vos cours d’histoire où cela était clairement expliqué, c’est pour cela que vous vous trompez.
      z
      z

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 11h01 le 21/02/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Au moins, vous ne mâchez pas vos mots : -) et j’ai lu votre chronique sur votre blog.

    Ce qui me gêne, c’est la RE-EDITION, il n’est pas question de faire découvrir un auteur.

    Brigneau a été milicien (il n’est pas le seul), le problème c’est qu’il continue à militer à l’extrême droite. Il y a d’autres maisons d’édition où il aurait sa place. La Baleine a une réputation à maintenir, il est fort dommage que sur un coup de tête, pour faire du buzz, son directeur soit capable de tout saborder.

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