Chez Frederic Sawicki

Co-fondateur de la revue Politix et professeur de sciences politiques à la Sorbonne

Une illustration des périls de la loi sur l'autonomie des universités

Frédéric Sawicki
Professeur de Science Po à Paris I
Publié le 08/11/2007 à 15h37

Voici un courrier qui pourrait bien contribuer à jeter beaucoup d’huile sur le feu qui couve actuellement dans beaucoup d’universités françaises à propos de la loi sur l’autonomie des universités. Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, a adressé une lettre aux anciens élèves du prestigieux établissement de la rue Saint-Guillaume. Elle mérite d’être ici reproduite dans son intégralité et se passe presque de commentaires :

Paris, le 6 novembre 2007 

Cher X,

Révolution dans le monde de l’Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c’est de plus en plus par des crédits d’impôts au bénéfice des particuliers et des entreprises que seront financés les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l’impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l’ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu’à 50.000 euros au titre de cette imposition.

En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l’Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.

Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle. Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n’a pas l’habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !

Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?

Choisir Sciences Po aujourd’hui, c’est nous juger sur des résultats : l’intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.

Soutenir financièrement Sciences Po aujourd’hui, c’est nous permettre d’être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l’innovation, l’énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.

Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site : www.construire.sciences-po.fr

Avec toute ma gratitude et l’engagement personnel de mériter votre confiance,

Richard Descoings

Financé depuis 1946 par une Fondation de droit privé (la Fondation nationale des sciences politiques) et par l’Etat, Sciences Po dispose d’une longueur d’avance dans la compétition à laquelle vont désormais se livrer les universités françaises. Son directeur entend bien en profiter.

Malheureusement, les concurrents ne sont pas tous sur la même ligne de départ et l’Etat ne fait rien pour placer les universités en position d’égalité initiale.

Dans ces conditions, il y a fort à parier que l’argent ira à l’argent et que les universités dont les élèves sont pauvres et qui dispensent des enseignements n’intéressant pas les entreprises tombent en déshérence.

  • 26708 visites
  • 204 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Anonyme

    Faites ce que vous voulez, surtout si ça ne vous débecte pas. Mais ne demandez pas aux autres de financer votre plaisir.

    Avec des raisonnements comme ceux-là, il faudra bientôt payer vos virées au bordel.

     
    • Anonyme

      Financer, vous n’avez que ce mot à la bouche ! Votre raisonnement est parfaitement imbécile : que serait une société sans art et sans culture : une agrégation de personnages utilitaristes au ras des pâquerettes : on y va tout droit.
      La redistribution de l’impôt concerne l’ensemble de la population et non pas chaque quidam qui décide à qui il distribue sa manne généreuse.
      Notre culture et notre histoire sont un bien commun de l’humanité.
      La société contribue au financement de tout ce qui a une VALEUR universelle. Ici le mot valeur ne concerne pas la valeur matérielle la seule qui compte aujourd’hui, c’est un grave appauvrissement.
      Dans 100ans nous serons morts, mais ce que nous avons fait de valable nous survivra. Pas nos frigos ou nos postes télé, et encore moins notre magot.(pour ceux qui en ont un)

      • Anonyme

        Financer, cela veut dire payer les professeurs, la construction puis l’entretien des bâtiments, l’électricité, le matériel... Ce n’est pas un gros mot.

        En ayant la télévision, on finance en partie, par la redevance, le personnel des 2me et 3me chaînes, même si on ne les regarde jamais. En achetant des petits pois, des aspirateurs et des voitures, on finance l’existence d’une multitue de chaînes (y compris les 2 citées plus haut), même si on n’a pas la télé.

        Je n’ai rien contre l’enseignement de l’Histoire : au contraire, je pense qu’elle devrait être mieux connue. Le problème, c’est qu’à part l’enseignement, ls débouchés des facs d’Histoire sont plutôt rares. Et il ne sert à rien de former des gens à des disciplines qui ne leur permettront pas de trouver un revenu. Le nombre de naissances est connu, et permet de prévoir, à quelque chose près, le nombre d’enseignants dont on aura besoin lorsque ces enfants seront au Lycée, puis à l’Université. Les concours : CAPES, aggrégation, limitent le nombre de professeurs. Autant limiter par avance (dans une proportion moindre, bien sur), le nombre d’étudiants. Ca évitera des chômeurs, des déçus, des gens qui doivent faire un métier auquel ils n’ont pas été préparés.

        Ceci dit, on peut être d’une opinion contraire. Dans ce cas, le système d’autonomie des universités ne peut que vous réjouir : vous aurez toute liberté de financer, dans la mesure de vos moyens, les études que vous choisissez pour les jeunes. Mais dites leur que vous l’avez fait : au moins, ils sauront à qui s’en prendre quand il ne trouveront pas de travail.

    2 autres commentaires
  • Anonyme répond à Patrick_C

    Monsieur,
    je crois que justement la question se pose, et à lire votre commentaire vous n’avez sûrement pas fréquenté ces filières « qui n’ont pas de débouchés ». Si vous l’aviez fait, vous sauriez que l’université , à l’origine n’était pas une école et qu’à ce titre elle ne délivrait pas de métier mais une culture et un savoir, cela s’appelait les humanités. l’université est un lieu du savoir et de la recherche. Je suis moi même en DEA de l’une de ces filières qui n’ont pas de débouchés, et si un étudiant était venu me le dire au lycée, j’y serait allé quand même, par ce sont des valeurs qui sont les miennes, les sciences humaines, et que cela ne se monaye pas.
    au regret de ne pas être de votre avis.
    Lise

    • Anonyme

      Très bien : c’est parfaitement votre droit.
      Mais financez vos études vous même.

  • Anonyme

    On ne prête qu’aux riches.....est plus qu’un adage...c’est le bon sens commun ici qui voit juste.
    Autre aspect « comique » c’est la volonté du gouvernement de parler de manipulation politique de « l’extrème gauche » en évoquant les syndicats FSE SUD ou CNT en oubliant qu’ici à Caen beaucoup de non syndiqués mènent la danse et sont partisans du blocage.
    Cela nous ramène aux propos du très honnête Charles pasqua qui en 1986 lors de la lutte contre le projet Devaquet parlait « des étudiants manipulés par les gauchistes et les anarchistes de tout poil et de toutes nationalités ».
    Enfin les anti bloqueurs « apolitiques » se sont réunis au siège de... l’UMP à Caen.

  • Anonyme

    On ne prête qu’aux riches.....est plus qu’un adage...c’est le bon sens commun ici qui voit juste.
    Autre aspect « comique » c’est la volonté du gouvernement de parler de manipulation politique de « l’extrème gauche » en évoquant les syndicats FSE SUD ou CNT en oubliant qu’ici à Caen beaucoup de non syndiqués mènent la danse et sont partisans du blocage.
    Cela nous ramène aux propos du très honnête Charles pasqua qui en 1986 lors de la lutte contre le projet Devaquet parlait « des étudiants manipulés par les gauchistes et les anarchistes de tout poil et de toutes nationalités ».
    Enfin les anti bloqueurs « apolitiques » se sont réunis au siège de... l’UMP à Caen.

  • Anonyme

    je ne saisis pas bien où est la différence avec la situation actuelle ; vous dites que cette loi permettra aux établissements et universités les plus affûtés de prendre de l’avance. Mais c’est déjà le cas, sans avoir besoin de cette loi : l’égalité revendiquée aujourd’hui n’est qu’une illusion ! ! ! Tous les parents d’élèves rêvent de voir leurs enfants à Paris I ou Paris IV en Histoire, à Paris II en droit, à Paris Dauphine en Economie, et, bien entendu, à Sciences Po Paris, plutôt qu’à la fac de Villetaneuse (malgré la qualité des profs que l’on y trouve), parce qu’un futur employeur, dans un CV, fera de toutes façons la différence...

  • Anonyme

    Vive l’ultra libéralisme qui donne l’égalité des chances aux étudiants... qui ont bien entendu leur mini ou beetle pour se rendre en cours pour les autres faites carrière à Mc Do... Bon c’était déjà le cas actuellement .Les bancs des plus grandes écoles ou des écoles privées sont usées par une majorité de petite cuillère en argent...l’ascenceur sociale est en panne et l’escalier est encombré...Quand on jette un oeil sur les statistiques du nombre de fils d’ouvrier qui obtiennent un dîplome d’ingénieur... on rigole Chinois...

    Amis Terriens bonne chance l’ére Sarkosy est grande ouverte pour le bonheur des .... Et toi tu gagnes combien en M€ par mois ? ... Ah bon t’es marin pecheur pas grave il te reste le pédalo ...si tu veux je te paye une formation en Albanie tu verras le climat est doux et ils ont des gros mollets ...Bon pis fais pas chier j’ai pas le temps j’ai un pôte en amérique qui m’attends pour diner ce soir..

  • aile
    • Posté à 17h29 le 08/11/2007
    • Internaute 12580

    la plupart des commentateurs ne sont pas etudiants... je pense que tous les étudiants veulent une réforme c’est certain mais dans le sens d’une égalité face aux feuilles d’exam (oui je parle pour les oraux aussi), dans le sens ou il y aurait un peu plus de respect pour les étudiants (sur les calendriers, les examens, les locaux, les professeurs, le personnel administratif) et ou l’enseignement serait de qualité. bref personne n’est dupe ce ne sont pas les fonds privés qui vont amener cette serenité qui manque tant. pourquoi ? le problème est déjà que c’est un sacré bordel avec les pouvoirs dont jouissent les presidents je crains que ce soit pire si personne ne peut contrôler même politiquement ce qu’il s’y passe. le modele anglo saxon a du bon (reception des etudiants, mise a niveau dans les campus, structures extra etudes,...) mais il devrait y avoir moyen de faire sans les entreprises.
    ou alors imaginer des donations des firmes, les mettre dans une grosse caisse et repartir après selon les facs, a ce moment on garantit l’independance politique effective de la fac et on conserve la définition du don.

    j’ai vraiment de la peine pour le directeur de science po obligé de s’agenouiller pour obtenir des sous et faire un misérable calcul d’imposition pour justifier la donation (ce qui est la également proprement scandaleux et paradoxal, si c’est pour deduir autant donner directement)...Vraiment désolant.

    • Anonyme répond à aile

      Quand une entreprise fait une donation, elle veut un retour sur investissement et pour donner dans une grosse caisse ils ont déjà les impôts. A une époque (il y a encore peut-être quelques exceptions) les grands groupes avaient leur école intégree à l’entreprise pour former des ouvriers qualifié des techniciens ou des ingénieurs maisons mais ceci à un coût que les fonds pensions ont rogné.
      Je pense que l’université devrait recentré les exigences d’entrée aux meilleurx élèves et on devrait en contre partie ouvrir plus de fillières à études courtes mais trés spécialisés type BTS IUT. Combien d’étudiant entrant en FAC ressortent sans rien ? C’est du gachis.
      Bon courage aux étudiants car la loi est votée et le monde de Sarkoland n’a pas besoin des arts et des lettres peut-être un peu de recherche mais surtout appliquée à faire de l’argent...

      • Anonyme

        Ce n’est pas tant le manque d’argent que l’action de l’Education nationale, dans sa volonté de monopole, qui a fait disparaître les écoles d’entreprise.

        Mais c’était il y a suffisamment longtemps pour qu’on ait du mal à s’en souvenir.

    • Anonyme répond à aile

      Etant étudiant je suis totalement d’accord avec toi. L’ultra libéralisme peut avoir du bon ais peut également avoir des mauvais cotés. Ici c’est un mauvais coté, pour moi en tout cas. Ce qui me chagrine le plus avec tout les conflicts étudiants c’est que quant tu es étudiant, tu te sens totalement isolé. C’est le meme principe pour la fonction publique, etc et c’est alheureux, pour moi c’est tout bonnement monté les personnes les unes contre les autres et ca c’est pas une bonne chose. J’ai été des manifs contre le CPE, ca a été dur mais les étudiants ont gagné j’espere que cette fois ci ce sera la même chose

      Pour finir l’idée de la caisse commune des dons, est pour moi en tout cas « sur le papier “ une tres bonne idée. Les personnes gagnant beaucoup d’argent et étant fortement imposées doivent, pour la plupart, à leur études donc un retour de l’ascenceur n’est pas non plus complétement abérent

      Fab

      • jojo1er
        jojo1er
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 21h28 le 08/11/2007
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        « des manifs contre le CPE, (...) les étudiants ont gagné »

        Arrêtez ! Les étudiants n’auraient jamais gagné seuls contre le CPE c’est parce que la mobilisation devenait dangereusement contagieuse que cette loi a été abrogée. Pour une fois « le diviser pour mieux régner » n’avait pas marché...

        Pas d’inquiétude Sarko n’est pas bête, il a retenu la leçon et en attaquant sur tous les fronts mais sur des sujets différents, en usant allégrement de diversions et d’effets d’annonce, avec son gouvernement qui mime admirablement bien l’imprudence et l’impuissance il pense réussir à se mettre à l’abri d’un soulèvement populaire unitaire...le peuple de France lui donnera-t-il tort ? ou raison ?

        On ne sait pas : de 2002 à 2007 en passant par 2005 le peuple français nous a prouvé qu’il était capable du meilleur comme du pire et ce d’une façon absolument inconstante.

        Jojo1er, mais qui divisera les riches ?

      • Anonyme

        C’est déjà le cas : elles paient plus d’impîts sur le revenu, la CSG si elles ont un poertefeuille d’action, et conomment plus de produits à taux de TVA élevé que les pauvres.

  • Anonyme

    Bon, je suppose que si ca continue on aura recevra la lettre de supplication de la maternelle, de l’ecole primaire, du lycee, et des universites et autres, en fait je ne recoit pas cese lettres avec plaisir et je n’offre pas non plus d’argent !

    La mission de l’universite et des ecoles et d’enseigner pas de mendier !

    Sur un autre sujet, la recherche appliquee et l’enseignement cible pour fournir les competences dont les entreprises ont besoin, le probleme est que la plupart des entreprises sont incapables de prevoir le genre de competences dont elles auront besoin dans 4 ans (temps de formation), c’est donc une perte totale d’essayer de leur fournir des employes cles en main, et que faire des « produits » inadaptes ?

    Il est necessaire d’enseigner quelque chose de plus utile pour la vie professionnelle, reflechir, trouver des solutions et des informations, juger les situations et agir en consequences et bien sur les connaisances de bases necessaires a la maitrise du sujet.

    L’autre chose est la rapacite et l’aprete aux gains, les entreprises sont incapables de planifier et detestent prendre des risques, il est donc necessaire de faire croire que la mission des universites est de faire du developpment et de toujours rappeler combien les entreprises sont utiles et les universites remplies de reveurs inutiles, pourtant sans ces reveurs les entreprises n’auraient rien de nouveau a nous offir !

    Pas de clonage de l’ADN, pas de biotechnologies, pas de vaccins contre la polio, la liste est si longue qu’il est impossible de tout mentionner ici.

    Enfin, nous financons tous la quete du savoir, nous avons donc tous le droit d’y avoir acces !

    • Anonyme

      Je n’ai pas toujours été bon élève, mais j’ai réussi à retenir les 4 opérations : donner 100 et pouvoir déduire 66 de ses impôts (dont personne n’a dit qu’ils seraient autrement plus bas), c’est avoir donné 34 de plus d’avant.

      Va-t-on trouver des volontaires ?

  • Anonyme

    Tout va dans le même sens, fini les choix politiques c’est à dire des projets à long voire très long terme. Le Pdt ne sait faire que du ponctuel et donc les mesures qu’il prend ne s’inscrivent que dans l’immédiat. C’est l’image d’un futur qui ne peut même pas être esquissée.
    Dans le même temps on « casse » tout ce qui repose sur la solidarité.
    La formule aujourd’hui chacun pour soi, si tu n’y arrive pas c’est que tu es mauvais, tu es un passéiste, peut être un communiste et, surtout tu ne te soucis pas de la richesse du pays !
    Or, notre richesse n’est ce pas ces choix faits après la seconde guerre qui repose sur le coopératif et le coopération et la répartition ?
    Nous devons défendre et soutenir ceux qui luttent pour défendre ces principes. Et n’écoutons pas ceux qui disent qu’ils ne font que défendre leurs prés carrés.
    Le directeur de sciences po est lui entrain de défendre son pré carré, au dépend de tout un ensemble qui s’appelle l’université. Combien d’élèves à sciences po ? Combien d’étudiants dans les universités ? Quel est le montant alloué par an et par étudiant pour l’une et l’autre structure ?

    • Anonyme

      « La formule aujourd’hui chacun pour soi »

      Correspond actuellement très bien au fonctionnement de la fac : gestion des masses, aucun suivit individuel, que chacun fasse comme il peut.

      SR.L.

  • Anonyme

    donc,si j’ai bien compris,les + gros contribuables seront exonérés = impôts zéro pour eux.
    comment financer la sécu,les hôpitaux,l’éducation nationale ?
    PRIVATISATION de tous les services publics ! ! ! ! !
    moins naîve que d’autres j’ai toujours su que c’était l’objectif de N. Sarkozy.
    je peux espérer vivre encore 5,10 ou 15 ans si on ne supprime pas ma retraite ! !
    je verrai donc avant de mourir quelques 7 millions et plus de pauvres et sans-abri mendier, se battre pour fouiller une poubelle ... l’espérance de vie va baisser à vitesse grand V = ce qui règlera les problèmes du chômage, des retraites et de tous les problèmes liés au grand âge.

    • Anonyme

      « donc,si j’ai bien compris,les + gros contribuables seront exonérés = impôts zéro pour eux. »

      Pour répondre à ta question : non, tu n’as pas compris. Le contribuable n’est pas exonéré : il va déduire une dépense que l’Etat aurait de toute manière faite avec ses impôts. De plus, il va « payer pour choisir » là ou va aller son argent, puisque les donnations ne sont que déductibles au 3/4.

      A LT on peut imaginer que cela permettra à l’Etat de donner plus de crédit sur les universités en difficulté / recherche fondamentale / formation non-lucrative type enseignant/ONG , les meilleures fac s’assurant via leurs anciens une partie de leurs financements.

      On peut aussi imaginer un désengagement massif de l’Etat. Ceci dit, bas comme il l’est actuellement, cela me parait difficile. Je rajoute que le vilain Etat libéral américain mets plus de moyens dans son enseignement supérieur. A quand l’américanisation des facs françaises ! (ou comment se faire des ennemis)

      SR.L.

    • Anonyme

      dans la limite de 20 % de votre imposition

      C’est écrit, en haut de la page. Faut lire, et comprendre ce qu’on lit.

      Comment peut-on donner pas si fort l’exemple de la carence de l’Education Nationale ?

  • Anonyme

    Marchera jamais leur truc : je m’explique (mais j’ai peut etre mal compris, sinon dans ce cas notre ami Richard Descoings fait de la pub mensongère héhé) :

    Imaginons que le montant de vos impots à payer s’élève à 3300 euros. Vous ne pouvez donner au max que 660 euros à « l’oeuvre » de votre choix (20%)

    Mais si vous voulez « donner » ces 660 euros sur vos impots, il faudra faire un « don » de 1000 euros (les 660 euros repésentant les 2/3 de votre « don »)

    Franchement qui voudra « donner » 340 euros comme ça gratos à une université ou une école ? ? ? en tout cas pas moi non non : -)même ( et surtout) pas pour service rendu.

    • Anonyme

      Pour tirer un bénéfice supérieur des applications possibles des recherches ?

      Pour que son fiston ait un diplôme qui ait plus de valeur ?

      Par solidarité inter-génération et remerciement de l’établissement qui vous a donné votre statut actuel ?

      Volonté d’avoir des étudiants mieux formés dans votre boite pour résister aux cerveaux étrangers ?

      Le projet et le but en soit ne sont pas mauvais c’est le fond qui pose problème.

      Pouvons nous qualifier une formation sans application commerciale immédiate d’utile et de rentable ? C’est comme remettre en question l’existence de l’art.C’est mettre en doute l’utilité de la culture au sein d’une société.

      Pouvons nous considérer les concours d’entrée comme la solution ultime quand les études préalables aux grandes écoles ne sont pas équivalente selon votre provenance (ZEP avec programme à peine bouclé, ecole publique avec programme bouclé, école privé avec études au delà du programme) ?

      Cette reforme a été faite à la va-vite encore une fois, elle a été faite avec un état d’esprit trés outre-atlantique , sans tenir compte de l’exception culturelle française.

      Tant que vous y êtes proposez de supprimer l’académie française.

      Avec une remise en question de la politique de la ville et par conséquent de la carte scolaire (indirectement) ce projet est honnête.Mais seulement et seulement si les études non-rentables se voient mutées dans les écoles financées pour devenir des pôles d’excellence, avec sélection rigoureuse par le résultat et non l’argent.

      Ca demande du temps et non de la précipitation un projet comme celui là.

      En l’état actuel il ne profite qu’a ceux qui parce qu’ils paient prétendent à plus que les autres. C’est oublier le principe de répartition des richesses (richesses culturelles comprises).

      • Anonyme

        A la va-vite, certes, mais on s’y prenda avec au moins 20 ans de retard : l’un expliuqe peut-être l’autre.

  • Anonyme

    Le courrier est très bien. C’est par l’émulation qu’on arrive à construire des Siclon Valley. En France nous en avons plus besoin que des agitateur marchand de sommeil.

  • Anonyme

    « l’université “democratique” se gave »
    Si être au smic/horaire après 8 ans d’études, c’est « se gaver »,
    si recevoir sa paye de chargé de TD 2 mois après avoir terminé le semestre, c’est « se gaver »,
    si devoir accepter de travailler gratuitement pour conserver son « relationnel » dans la fac c’est « se gaver »,
    si faire des petits boulots à coté pour financer sa thèse, c’est se « gaver »

    Si considérer qu’une inscription en fac de 500€, c’est démocratiser l’université,
    Si consacrer un tiers de moins du budget des lycéens aux étudiants, c’est démocratiser l’université,
    Si produire proportionnellement moins de haut diplômés qu’au Sénégal, c’est démocratiser l’université,

    Alors oui l’université se gave et se démocratise...

  • Anonyme

    La seule idée claire et fixe du pouvoir est celle-ci : l’Etat se désengage,sous couvert de règlementation,au profit du privé qui fabrique immédiatement de superbes pièges à rançons ! ex : stages de récupération des points du permis, contrôles techniques de véhicules, diagnostics immobiliers avant la vente du bien,nécessité de recommandé AR pour contester,rétribution d’huissiers privés pour avertir des audiences au tribunal,etc....Descoings et son concept de « saine émulation »,attention c’est potion !

  • Anonyme

    etudiant de 62 balais

    Quelle est la fonction de l’université ?
    On y entre pour quoi faire ?
    C’est quoi la démocratisation de l’université ?

    Si l’entrèe dans l’université n’est pas concommittante avec le projet d’entrer dans une fonction active, alors on n’est qu’un moine ou un clerc contemplatif et sorbonnard.
    Les études universitaires débouchent sur la vie active,alors laissait la vie entrer dans l’université. Bon c’est difficile, la vie, mais pourquoi ne pas laisser entrer les aides des entreprises dans l’université, vous serez bien content d’entrer dans ces entreprises plus tard....
    j’ai fait grève à Strasbourg université Louis Pasteur
    en 1976 (eh oui) pour empêcher que les entreprises puissent coopérer avec l’université.Bien sermonnés par les gauchos et les communistes de l’époque. Quelle connerie c’était là. Tant que les étudiants auront peur des entreprises il n’y aura aucun avenir pour eux !

    • Anonyme

      Que vous répondre ?
      une telle idée reçue me choque.

      Une fonction active ?
      Moine ?
      Sorbonnard ? ? ?
      Rien que ce terme me permets de vous pointer du doigt le paradoxe...ne viendrait-il pas du nom de la première université d’occident par hasard ?

      J’i passé cet après midi, cinq heures à manifester, à me prendre des lacrimogènes dans les yeux, pour défendre le droit à l’étude libre et Républicaine...Républicaine, ce mot est doux. J’aimerai que mes enfants puissent avoir la chance de faire un deug d’histoire médiévale si ça leur chante ou d’ethnologie, ou de géo ou de philo...je veux qu’on puisse encore apprendre aux générations futures l’esprit critique et la réflexion et non pas à être ce que l’on attend d’eux...

      Lise

      • Anonyme

        « J’aimerai que mes enfants puissent avoir la chance de faire un deug d’histoire médiévale si ça leur chante ou d’ethnologie, ou de géo ou de philo...je veux qu’on puisse encore apprendre aux générations futures l’esprit critique et la réflexion et non pas à être ce que l’on attend d’eux... »

        A-t-on besoin necessairement besoin d’aller à la fac pour apprendre tout cela ? Et si tel est le rôle de cette fac que vous décrivez, républicaine, populaire, alors pourquoi seul des bachelier peuvent y rentrer ? Pourquoi le peuple français paierais des études « pour le plaisir » de certains ? Aimeriez-vous payer pour les loisirs d’un inconnu, quand ces derniers s’élèvent à 6000€ par an ?

        SR.L.

         
        • Anonyme

          Ces propos sont absolument gerbant.

          Comment peut-on apprendre autant chez soi après une journée de boulot qu’en passant des journées complètes consacrées aux études ? ! Mettre peut-être 20 ans là où il suffirait de 5 ans pour un étudiant ? C’est absolument idiot...
          Ensuite, je ne vois pas du tout pourquoi avoir le bac est non-républicain... Bientôt vous allez dire qu’il n’est pas républicain que quelqu’un qui a perdu des élections ne puisse pas avoir les mêmes fonctions qu’un élu ? !
          Quant au peuple français, il ne paie pas des études pour le plaisir de certains. Vous n’avez absolument pas compris que les études supérieures ne sont pas limitées à faire ingurgiter des connaissances, mais servent surtout à former les esprits : apprendre à penser, à réfléchir...
          Enfin, considérer que faire des études n’est qu’un loisir est le signe d’une grande méconnaissance. Je ne sais même pas quoi penser de vous : vous amusez-vous à passer pour un idiot ou bien êtes-vous simplement un simple d’esprit ?

          • Anonyme

            Le simple d’esprit que je suis (ou l’idiot, c’est selon) constate que, dans votre grande ouverture d’esprit, vous n’avez pas pris peine de relever mes arguments mais que vous vous êtes « écouter écrire », si je puis dire.

            1. « pourquoi avoir le bac est non-républicain »
            –> relisez, je parlais de la fac.

            2. « servent surtout à former les esprits : apprendre à penser, à réfléchir... »
            –> argument déjà avancé dans votre premier post. Je ne l’ai pas remis en cause, juste suggéré que l’esprit critique ne se forme pas que dans les universités. (they don’t need to thought control, esprit de Pink Floyd, es-tu là ?). Je développe pour l’occasion : ne devrait-il pas être enseigné quand tout le monde fait encore des études ?

            3. « considérer que faire des études n’est qu’un loisir est le signe d’une grande méconnaissance »
            –> Généralisation malsaine, on dirait de la rhétorique Sarkosiste. Comment pourrais-je en tant qu’étudiant dire que les études sont un loisir ? Ne déformez pas mes propos et relisez-les, je comparais un étudiant qui étudie pour son propre plaisir (sans utilité collective à terme) et une personne pratiquant un loisir lambda du même cout, pour montrer qu’il y a une forme de snobisme à considéder qu’on peut payer les « plaisirs » de quelq’un parce qu’il sont considérés comme « noble », et pas les « plaisirs » des autres car issus de loisir quelconques (et si une fac de tuning existait, consideriez-vous normal de payer 6000€ pour ses étudiants ? A moi d’utiliser la rethorique Sarkosienne ; -).

            SR.L.

            p.s : Pour pousser votre logique, chaqun devrait, quel que soit son niveau, avoir le droit à étudier la matière de son choix, en étant dégagé de tout travail, afin de s’enrichir intellectuellement. Il ne me semble pas que cela soit le cas, mais c’est une idée interessante. Reste que, pour l’heure, c’est assurer une formation aux étudiants qui est la priorité de l’université. Dans ce cadre, je suis désolé, mais je préfère que la collectivité utilise ses deniers pour former des scientifiques plutôt des spécialistes de l’histoire moyen-ageuse...

        • Anonyme

          Dans les Essais, Montaigne, il y a quelques siècles déjà éclairait la part des choses dans le fondement de l’ être au monde.
          Le relire ne nuirait pas, votre argumentation dût elle en souffrir.

        3 autres commentaires
  • Anonyme

    Quelle déchéance !

    Et pendant ce temps, on passe en force sur le retour de la Constitution européenne.
    Une RIPOSTE efficace : la CHAINE DU REFERENDUM. Il suffit d’envoyer autour de soi par courriel un petit diaporama très bien, clair, convaincant, et qu’on trouve ici :

    Lien

    Courage !

  • Anonyme

    Quelle déchéance !

    Et pendant ce temps, on passe en force sur le retour de la Constitution européenne.
    Une RIPOSTE efficace : la CHAINE DU REFERENDUM. Il suffit d’envoyer autour de soi par courriel un petit diaporama très bien, clair, convaincant, et qu’on trouve ici :

    Lien

    Courage !

  • Anonyme

    Quelle déchéance !

    Et pendant ce temps, on passe en force sur le retour de la Constitution européenne.
    Une RIPOSTE efficace : la CHAINE DU REFERENDUM. Il suffit d’envoyer autour de soi par courriel un petit diaporama très bien, clair, convaincant, et qu’on trouve ici :

    Lien

    Courage !

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 18h53 le 08/11/2007
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Je voudrais remercier la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de ROUEN pour avoir grandement élargi mon horizon personnel et intellectuel. C’est vrai, c’était le foutoir pour s’y retrouver dans les emplois du temps, les salles... mais cela m’a appris à me démerder et à m’adapter. Merci aussi à des profs remarquables, et à d’autres moins bons qui m’ont forcé à lire pour compenser. Pour réussir en fac, il faut être motivé et bosser.
    Je me demande qui aurait financé ma maîtrise sur Rouen pendant la guerre... Coca-cola, peut-être ? Ils filaient à boire aux pilotes de bombardiers US. Ou Tetley qui fournissait le thé aux Anglais ?
    BON SANG, ON S’EST DEJA BATTU CONTRE CETTE PRIVATISATION EN 1986 ! Ils veulent un autre Malik Oussekine ou quoi ?

  • Anonyme

    CERTES, CA FAIT UN PEU PEUR, MAIS QU’EST CE QUI EMPECHE UNE UNIVERSITÉ DE FAIRE LA MÊME CHOSE AVEC SES ANCIENS ELEVES ? MÊME SI LES ANCIENS ÉTUDIANTS DES UNIVERSITÉ N’ACCÈDENT PAS TOUS A DES POSTES À RESPONSABILITÉ AUSSI BIEN PAYÉS QUE LES ANCIENS DE SCIENCES PO, VU LE NOMBRE D’ETUDIANTS CHAQUE ANNÉE, IL DEVRAIT BIEN Y AVOIR MOYEN DE RECUPÉRER QUELQUES ARGENTS (SUR LA BASE DES MÊMES ARGUMENTS QUE CE CHER MR DESCOINGS. JE NE VOIS PAS POURQUOI UN ANCIEN ETUDIANT A L’UNIVERSITÉ SERAIT MOINS RECEPTIF QU’UN AUTRE A L’IDÉE DE CHOISIR Où VA SON ARGENT). CA OBLIGERAIT PAR AILLEURS LES UNIVERSITÉS À METTRE EN PLACE DES ASSOCIATIONS D’ANCIENS ELEVES, QUI ONT TOUJOURS ETE LA GRANDE FORCE DES ECOLES PAR RAPPORT AUX UNIVERSITÉS

    • Anonyme

      @Frédéric Sawicki
      Merci pour avoir publié cette lettre qui, en effet, illustre parfaitement ce qui va se passer dans toutes les Universités : une mendicité organisée et de plus en plus féroce, avec des laissés pour compte. Cela me rappelle les courriers envoyés depuis des lustres pour obtenir un peu de taxes d’apprentissage dans les labos de recherche, de la part des entreprises, à votre bon coeur siou plait...
      Il est un point qui n’est jamais soulevé à ma connaissance : que vont donc devenir toutes les antennes universitaires largement distribuées sur la France, au temps où chaque potentat local exigeait son morceau d’Université ?

    • jojo1er
      jojo1er
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 21h39 le 08/11/2007
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      Gueuler aussi fort pour ça...

      Jojo1er, apprenez le silence aux fous.

  • Anonyme

    d’une université, qui n’a pas mis en place assez de TD pour ses étudiants, ceux-ci ayant pourtant payé leurs frais (en hausse) ?

    Que dire d’une université qui supprime les filières à faible rendement, manque d’étudiants, donc peu importe l’intérêt de la filière ?

    C’est tout cela l’autonomie des universités, des décisions fondées non sur l’intérêt universitaire, mais sur l’intérêt économique.

    Quant au fait que les petites universités de province ne vont pas s’en sortir, c’est une certitude.

    Lien

  • Anonyme

    Le souci de cette démarche n’est pas l’entree des entreprises à l’université, c’est surtout, l’abandon de la jeunesse par ce président qui ne compte que 40 amis (cac 40) 15 milliards pour eux et rien pour les autres (ah si 750m€ pour l’immobilier, pour les pauvres quoi, ceux qui achetent les apparts un par un seulement)
    Sarkozy se contrefout de la France et de sa jeunesse, il voulait etre acteur hollywoodien, c’st pour cela que son fils joue la comedie pour faire comme Papa...

    Les étudiants sont des cons pour l’UMP, seuls comptent les enfants de mes amis, tu imagines un mec a qui on apprend a reflechir, a penser, a critiquer ! ! ! ! ! ! et puis quoi encore, il faut aider TF1, Direct 8 et ca suffira pour comprendre le monde ! pas besoin de l’université, des ecoles d’ingenieurs, de l’ENA, de sciences PO, pfiiitttt, a quoi ca sert a rien et Monsieur Sarkozy il va nous expliquer, comme au congres que ce qui est bien c’est dixit John Wayne, Charlton Heston (Mr vive les flingues, les finlandais lui disent merci)... Sartre, giraudoux... ils savaient même pas qui etait zidane pour te dire. Non, moi je dis on vend les locaux des universités et on les remplace par des ecrans de télés, c’est mieux et ca coute moins, merci Nicolas, on a compris.

  • cogitons
    • Posté à 19h48 le 08/11/2007
    • Internaute 21044

    Les présidents des universités qui sont des universitaires élus s’expriment enfin publiquement. Il était temps !
    Ils disent clairement que la loi d’autonomie est bonne pour les universités contrairement à ce qu’annoncent les syndicats d’enseignants et d’étudiants de gauche et d’extrême gauche. Alors...on va laisser faire ces irresponsables. Ce gauchisme « intellectuel » a déjà fait beaucoup de mal à notre pays au 20°siècle : rappelez-vous les Sartre et Cie avec une certaine intelligentsia qui prêchaient le communisme. Ce n’était qu’une monumentale erreur de jugement ? Le communisme a fait des MILLIONS de mort par le monde et appauvri tous les pays qui y ont adhéré...

    • Anonyme répond à cogitons

      Cogitons ?
      Passe qu’y s’mettent à plusieurs pour être aussi cons ?
      Très forts.

  • Anonyme

    jeudi 8 novembre 2007 (18h23) :

    L’AG de Nanterre vote la Grève, l’occupation et le blocage.

    Compte rendu de l’assemblée générale de Nanterre du jeudi 8 novembre 2007 :

    NANTERRE REJOINT LES FACS EN GREVE ! ! ! !

    L’assemblée générale a réunit aujourd’hui autour de 1000 personnes.

    Après un débat important sur le contenu de la loi, ses conséquences et les moyens a utiliser pour lutter contre son adoption,l’AG a voté à une écrasante majorité pour :

    * La grève * Le blocage dés demain matin * L’occupation dés ce soir

    La plate forme de Nanterre a été revotée et adoptée à une grande majorité :

    · Abrogation de la loi « d’autonomie des universités ».

    · Augmentation du budget de l’université, du nombre de bourses et de logements sociaux

    · Inscription de tous les sans facs

    · Carte d’étudiant= carte de séjour

    · Abrogation de la loi Hortefeux : contre les rafles et les expulsions

    · Démantèlement des mesures sécuritaires et Amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.

    · Réintégration de Naima à la fac et arrêt immédiat des poursuites à son encontre

    · Arret des négotiations sur l’AGCS

    Une délégation a aussi été élue pour la coordination nationale de ce week- end à Rennes.

    La prochaine AG a lieu lundi prochain, le 12 novembre à 12h30 en D1.

    Plus d’infos : Lien

    AGEN pour un syndicalisme de combat

    • Anonyme

      Ah oui, une AG !

      Ne serais ce pas cette mascarade de démocratie qui utilise encore le vote à mains levés, et ne se soucie pas des questions trop techniques de l’émargement ?

      L’AGEN à le même effet sur moi que les pruneaux.

      SR.L.

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 20h02 le 08/11/2007
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Tenez ! Prenez tous ce inutiles qui sont passés à la postérité. Aristote, Galilée, Hugo, Mozart. Et cette feignasse de Newton qui regardait tomber le pommes en roupillant dans l’herbe. Je pense qu’avec leur QI ils auraient quand même pu faire autre chose de plus utile. C’est pas les débouchés qui manquaient à ces époques troublées où on mourrait jeune. Y’avait déjà des banques, des forges pour les canons, un commerce qui ne demandait qu’à conquérir le monde, enfin la vraie vie, quoi. Virile, réaliste exaltante. La réussite, ça s’appelle.
    Au lieu de ça. Non ! Et que je te fais que ce qui me plait. Et que je m’occupe que de ce qui m’intéresse. Et que je t’enmerde le pouvoir légitime de droit Divin en place qui sait quand même mieux que toi où est la vraie vérité. Et que je te me fous complètement des débouchés. Des mal embouchés quoi !
    Heureusement. Ce temps est révolu et c’est tant mieux. On va enfin pouvoir réussir sans se prendre la tête avec toutes les circonvolutions intellectuelles débilitantes du passé. Et qui - faut-il le répéter - ne servent strictement à rien, si ce n’est à finir déprimé ou au mieux spécialiste d’un truc qui sert à rien ou quelque chose d« approchant. Inutile je vous dis et dangereux même pour notre belle jeunesse..

    Bientôt, on sera débarrassés une fois pour toute de tous ces gugusses qu’on fait que retarder l’humanité dans sa victorieuse marche vers le progrès et le bonheur busho-sarkosiste.
    Si. Souvenez-vous, j’en parlais au début : Aristote, Galilée, Hugo, Mozart.. Bref ! La liste est trop longue de ces déclassés sociaux graves dont il vaut mieux ne pas suivre l’exemple. Les débouchés. Y’a que ça de vrai.

    • Anonyme répond à Jonas2

      Imaginons ces joyeux drilles (Aristote, Galilée, Hugo, Mozart), mais dans notre monde actuel, propulsé en DEUG 1 (pardon, LICENCE 1) dans leurs domaines respectifs à Nanterre ou Evry...

      Tous ceux qui ont été à la fac française comprendrons.

      SR.L.

  • Anonyme

    Deux questions concernant cet article, les commentaires en particulier.
    1 - Je ne comprends pas bien ou est la danger dans le fait que des anciens eleves aident au financement de leur ancienne ecole, fac, etc,
    2 - Il me semble que le but de l’universite devrait etre de permettre a chacun de trouver un travail meme en entreprise (oh le gros mot).

    Etant actuellement (travaillant) en Amerique dans une universite, je peux constater que je systeme fonctionne assez bien avec des infrastructures merveilleuses, des services (librairies) ouverts 24/24. Ca change definitivement de ce que j’ai pu connaitre en France (bibliotheque fermee a 18h, un ordi hors d’age pour 20 etudiants). Je pense a partir d’un certain moment, il faut vraiment se poser la question de ce que l’on veut et arreter de continuellement crier au loup. Oui les universites sont payantes ici (les bourses/prets aident) mais ne sont pas toutes forcement ruineuses et puis les debouches sont au rendez-vous (meme pour des etudes pas forcement « adaptees » au monde de l’entreprise comme les lettres..).

  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.