Chez Frederic Sawicki

Co-fondateur de la revue Politix et professeur de sciences politiques à la Sorbonne

Une illustration des périls de la loi sur l'autonomie des universités

Frédéric Sawicki
Professeur de Science Po à Paris I
Publié le 08/11/2007 à 15h37

Voici un courrier qui pourrait bien contribuer à jeter beaucoup d’huile sur le feu qui couve actuellement dans beaucoup d’universités françaises à propos de la loi sur l’autonomie des universités. Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, a adressé une lettre aux anciens élèves du prestigieux établissement de la rue Saint-Guillaume. Elle mérite d’être ici reproduite dans son intégralité et se passe presque de commentaires :

Paris, le 6 novembre 2007 

Cher X,

Révolution dans le monde de l’Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c’est de plus en plus par des crédits d’impôts au bénéfice des particuliers et des entreprises que seront financés les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l’impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l’ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu’à 50.000 euros au titre de cette imposition.

En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l’Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.

Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle. Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n’a pas l’habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !

Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?

Choisir Sciences Po aujourd’hui, c’est nous juger sur des résultats : l’intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.

Soutenir financièrement Sciences Po aujourd’hui, c’est nous permettre d’être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l’innovation, l’énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.

Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site : www.construire.sciences-po.fr

Avec toute ma gratitude et l’engagement personnel de mériter votre confiance,

Richard Descoings

Financé depuis 1946 par une Fondation de droit privé (la Fondation nationale des sciences politiques) et par l’Etat, Sciences Po dispose d’une longueur d’avance dans la compétition à laquelle vont désormais se livrer les universités françaises. Son directeur entend bien en profiter.

Malheureusement, les concurrents ne sont pas tous sur la même ligne de départ et l’Etat ne fait rien pour placer les universités en position d’égalité initiale.

Dans ces conditions, il y a fort à parier que l’argent ira à l’argent et que les universités dont les élèves sont pauvres et qui dispensent des enseignements n’intéressant pas les entreprises tombent en déshérence.

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  • jojo1er
    jojo1er
    27 mars 2010 - No Sarkozy Day
    • Posté à 21h47 le 08/11/2007
    • Internaute 10521
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day

    des services (librairies) ouverts 24/24.

    L’épicier entre chez moi et la fac aussi, et pourtant je suis en France.

    Jojo1er, pour des sexshop ouverts 24/24 dans les amphis !

  • Démocrate-13
    • Posté à 22h42 le 08/11/2007
    • Internaute 15563

    Je remet ce post ici et déjà posté en page 1

    Tu as raison !

    Mieux vaut faire appel à l’argent des entreprises ou des labos ou des parents de gosses de riches qui souvent d’ailleurs sont les actionnaires de ces entreprises. Comme ça les entreprises concernées pourront mettre la main sur les universités, peut-être même rentrer dans leur capital (phase suivante) et ensuite faire payer ceux qui en ont les moyens (sélection par les revenus) pour suivre les cours préalablement sélectionner par ces entreprises.

    Ainsi elles pourront « travailler » à la source la « culture d“entreprise”, laver le cerveau des jeunes issus de la base dont les parents se seront endettés pour 1/2 siècle pour leurs payer des études et le plutôt possible les employer avec des contrats “spécialement” étudiés pour eux et donc les payer moins cher et les faire travailler plus.

    Quand aux fils de famille ils auront les meilleurs contrats et salaires.

    Normal “Papa” est actionnaire de la fac et de l’entreprise.

    • Anonyme répond à Démocrate-13

      Pas besoin de supposer la capitalisation des universités pour que votre science fiction se réalise...

      Je déplore qu’a l’heure actuelle, la selection dans les masters les plus séléctifs est en partie biaisée par le relationnel que certains parents très bien placés font profiter à leurs enfants. Quant au supérieur privé, je n’en parle pas...

      Cela étant dit, une séléction par concours à l’entrée des facs (je pense notamment à la reconversion d’un bac général devenu inutile) pourrait éviter ce genre d’injustice.

      De plus, la limitation de certaines filières avec peu de débouchés permettrait à l’enseignement supérieur public de redéployer ses moyens pour reconquérir des terrains d’enseignements déjà privatisés depuis fort longtemps...

      Votre science fiction semble, hélas, d’ores et déjà réalité...

      SR.L.

       
      • Anonyme

        « Je déplore qu’a l’heure actuelle, la selection dans les masters les plus séléctifs est en partie biaisée par le relationnel que certains parents très bien placés font profiter à leurs enfants. Quant au supérieur privé, je n’en parle pas...

        Cela étant dit, une séléction par concours à l’entrée des facs (je pense notamment à la reconversion d’un bac général devenu inutile) pourrait éviter ce genre d’injustice. »

        D’accord avec ce que vous dites , si vous remettez en cause la politique de la ville , et la qualité de l’enseignement de la politique actuelle, selon vos revenus et votre provenance.
        Ainsi que la sélection anonyme sur concours.

      1 autres commentaires
    • Anonyme répond à Démocrate-13

      Re : Ecoutez vous me semblez avoir une vision un peu paranoiaque de la chose. Dans les facs autonomes ou les entreprises « participent » ca se resume le plupard du temps a financer la recherche qu’il serait difficile de faire ailleurs en general du fondamental et du long terme. Il n’est pas question de « laver » des cerveaux ou d’exploiter des « pauvres » etudiants. Ce ne sont pas les CEO qui ecrivent les cours que je saches. Si l’etat delabre des fac francaises vous fait plaisir, allez y continuez. Au risque de vous decevoir, la selection par l’argent existe deja. La on ne parle pas de « privatisation » mais de plus d’autonomie afin de pouvoir mieux gerer des ressources (qui oui esperons le viendrons de l’exterieur). Ne vous inquietez pas pour mon aveuglement. Je voyages et travaille a l’etranger, je compares et franchement je suis pas presse de rentrer quand j’entends ce genre de discours.

  • Bakima Baliele
    • Posté à 20h20 le 08/11/2007
    • Internaute 18299

    L’argent est certes capital dans l’education et la recherche. Mais de la a tout ramener a l’argent, en copiant a la lettre le modele anglosaxon, n’est pas, a mon avis, une bonne panacee. Ou sont allees l’imagination et l’ingenieusite francaises d’autrefois ?

    Le modele US dont la France s’apprete a copier a accouche d’un system a double vitesse : aux USA, les Universites qui sont dans les Etats riches sont bien entendues riches et ceux qui sont dans les Etats a la surface financiere limitee ont des moyens bien sur tres limites.
    Les plus riches et non forcement les meilleurs dans telle ou telle autre discipline piquent les meilleurs enseignant/chercheur, etc.

    Ainsi l’Uni de Caen ne pourra pas demain rivaliser l’Uni de la tres riche ville de Lyon, etc. Recourir aux contributions volontaires des anciens etudiants et stagiaires est une tres bonne chose. Mais en meme temps, il faut aussi reconnaitre que le marche de l’emploi en France n’a pas le meme dynamisme que celui des USA.
    Les etudiants qui sortent des fac et ecoles lorsqu’ils trouvent du travail grace au piston de l’Alumini de leur Uni ressentent comme un devoir de renvoyer l’ascenceur a d’autres promotions. Mais dans un marche de l’emploi aussi etrique que celui de l’Hexagone, je ne vois pas comment la culture de found raising des Uni americaines va t-elle compenser le retrait des soubventions publiques. Let wait and see.
    Bakima Baliele, Washington, DC

  • Anonyme

    bonsoir
    mon fils, qui est en doctorat de recherche fondamentale, ma fait parvenir un article du Monde qui resume d’une façon eblouissante le problème du financement des universités.
    je vous engage à le lire, tout est dit.

    marc

  • Anonyme

    En réponse à tous les commentaires qui louent le financement privé des facs, je peux vous assurer qu’étant étudiante à Sciences Po, le système qui y est adopté est loin d’être l’idéal.

    Ok, Sciences Po a des moyens pour mettre à notre disposition quantités de profs hyper réputés, d’ordinateurs ultra rapides, des locaux au luxe impressionnant...

    Mais derrière cet affichage de moyen, qu’y a-t-il ?

    Un matraquage des étudiants par les entreprises donnatrices (on ne compte plus les pubs et les interventions des responsables de Microsoft, Apple, Loréal, BNP Paribas, Total et j’en passe) ; des enseignements dont l’indépendance n’est pas garantie ; une volonté d’apprendre à « se vendre » qui passe par un maximum d’apprentissage -superficiel- en un minimum de temps ; des connaissances qu’il faut être capable de débiter de façon synthétique, mécanique et formatée...

    Rentabilité et connaissance ne font pas bon ménage. Et même si le sponsonnariat de Sciences Po, l’étendue de ses réseaux dans le milieu privé comme public, les moyens qui lui sont alloués pour l’enseignement, permettent aux Sciences potards d’avoir un job plus tard, la vocation initiale de l’université de fournir à l’étudiant une culture générale, indépendante et désintéréssée, est baffouée.

    Je ne dis pas que le fonctionnement actuel des facs est satisfaisant, mais qu’on ne se lance pas tête baissée dans cette direction.

    • Anonyme

      « un maximum d’apprentissage -superficiel- en un minimum de temps ; des connaissances qu’il faut être capable de débiter de façon synthétique, mécanique et formatée... »

      Sauf votre respect, SPo à toujours fonctionné sur cette base.

      « la vocation initiale de l’université de fournir à l’étudiant une culture générale, indépendante et désintéréssée »

      Tel n’a jamais été la vocation des universités.

      SR.L.

  • Anonyme

    La mobilisation le 20 novembre doit être totale !
    Pus d’infos sur Lien

  • Riad
    • Posté à 22h03 le 08/11/2007
    • Internaute 21549

    Voici quelques ordres de grandeurs des dons des anciens eleves de l’Université de Columbia à New York (giving.columbia.edu/) :
    -l’Université a lancé une campagne de « fund raising » visant à récolter 4 milliards de dollars en 5 ans,
    -un ancien eleve a donné pour cette campagne 400 millions de dollars d’un seul coup !

    Je ne pense pas qu’il soit raisonnable d’esperer que Science-Po recolte 3 milliards d’euros en 5 ans !
    Il n’est pas non plus souhaitable que les etudiants payent 25000 euros leur année (prix aux USA.

    On peut essayer d’augmenter les contrats avec les entreprises privées (à condition que cela ne pénalise pas les domaines plus fondamentaux), essayer d’ameliorer à la marge les revenus des universités (en faisant de la spéculation immobilière ou avec les dons), mais l’Etat doit rester tres présent, en financant une recherche fondamentale libre ainsi que les etudes.

    Riad

    PS : juste pour rappel : la majeure partie de la recherche fondamentale aux USA est financée par l’Etat (à travers la NSF, le DOI, la NASA etc.). Le financement privé de la recherche fondamentale s’il existe est tres indirect. Il ne faut donc pas imaginer que l’etat puisse se décharger sur les entreprises !

  • Anonyme

    L’arrivée du privé est un mot qui fait souvent peur en France.Pour autant, est-il à ce point dangereux qu’il entrainerait la fin de la recherche et la fin des universités ? Non, je ne pense pas et on peut se baser sur des exemples.
    Il est vrai que certaines universités auront plus d’argent que d’autres. Est-ce réellement embetant ? Les gens sont capables de se déplacer, non ? Certaines universités sont trop petites à l’heure de la mondialisation pour rivaliser avec les immenses campus américain, indien ou chinois. Certaines disparaitront pour donner naissance à d’autres plus importantes ce qui facilitera la collecte des fonds...
    D’autre part, dire que la recherche pure, les langues anciennes vont disparaitre est faux.
    Les universités américaines qui fonctionnent déjà sur ce système ont ( il me semble, mais peut être je me trompe ) quelques chercheurs et quelques prix nobels. Certainement 10 fois plus que la France. Cela ne va pas tuer la recherche. Je pense que cela va la rendre plus efficace en lui imposant plus de résultats.
    Il est vrai que certaines universités auront plus d’argent que d’autres... Mais cela existe déjà : Science Po, Assas, ont plus d’argent que d’autres universités française. L’égalité parfaite est illusoire. Il y aura toujours des classements !

    • Fozzie
      Fozzie
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 18h22 le 09/11/2007
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Etudiants de France ! Tous dans de grosses facs inhumaines ! Comme par hasard, je suppose qu’elle se trouveront à Paris, ça fait prestigieux. Pauvres couillons de provinciaux, trouvez donc un logement étudiant dans la capitale. Vous avez pas les moyens ? Endettez-vous, y a des crédits pour tous : aquand les subprimes pour étudiants fauchés ?
      Quant aux prix Nobel de Philo et d’Histoire...

  • Anonyme

    Oui, je le dis haut et fort, c’est un scandale ! !

    Rendez-vous compte, faire dépendre une partie des revenus d’une université des donations de ses anciens élèves, c’est la faire dépendre de la situation future de ses élèves et de l’affect qu’ils ont gardés pour elle ! !

    Bref, gros scandale : les universités vont devoir faire des efforts pour que les étudiants se sentent chez eux et aient une vraie formation avec un emploi à la clef ! !

    SR.L.

    p.s : Franchement et en toute connaissance de cause, comment peut on sérieusement défendre l’université française après y être passé ?

    • facri
      • Posté à 13h41 le 09/11/2007
      • Internaute 10123

      C’est bien connu,pour se débarrasser de son chien on l’accuse de la rage.Depuis plusieurs années les gouvernements successifs laissent l’université s’enfoncer pour dire ensuite qu’elle est en mauvaise posture.C’est trop facile.Soutenons le mouvement étudiant !

  • Flambeau
    • Posté à 22h44 le 08/11/2007
    • Internaute 12440

    On ne comprend l’étendue des méfaits de la la loi dite LRU (loi Pécresse) que si on la relie à la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) votée en 2002 (je crois) à l’unanimité des députés.
    Or il découle de la LOLF que désormais les universités, grandes écoles et écoles d’ingénieur, entre autres, disposent d’un budget global qui comprend la masse salariale de leurs agents, fussent-ils des agents de l’Etat relevant de le Fonction Publique d’Etat (et gérés comme tels, jusqu’ici, selon des mécanismes qui assuraient un minimum d’équité dans le déroulement de carrière desdits personnels). Le problème est qu’un agent chevronné, ayant passé la quarantaine et appartenant à un corps de catégorie A « coûte cher » (tout est relatif dans ce domaine), coûte plus cher en tout état de cause que s’il avait vingt-cinq ans et coûte plus cher qu’un agent de catégorie B « méritant » (très à la mode en ce moment le mérite) à qui on ferait l’insigne honneur de proposer d’occuper un poste naguère dévolu à un collègue de catégorie A (voir ce qui se passe dans cet ordre d’idées dans la Fonction Publique territoriale).
    Ces tripatouillages n’ont rien d’une construction fantasmatique, ils sont l’un des points clés de la loi Pécresse.
    Les présidents et directeurs, en leur conseil, font ce qu’ils veulent et peuvent désormais refuser une demande de mutation sur un poste vacant sous trente-six prétextes qui dissimulent que l’agent demandeur serait devenu « trop cher ». Adieu donc le droit à mutation, qui fait pourtant partie des droits du fonctionnaire depuis qu’il y a un statut de la fonction publique. De même le déroulement de carrière des agents n’aura plus qu’une référence ténue à ce que les textes statutaires qui les régissent auront prévu.
    Bref, la synergie entre LOLF et loi Pécresse aboutit peu ou prou à une sortie de facto de milliers d’agents de la fonction publique d’Etat où ils croyaient être entrés. Pratique. Indolore. Le mammouth ne se rend compte de rien et quand les agents concernés ont compris ce qui se tramait, il est déjà trop tard.
    La modernisation de l’Etat revêt à bien des égards des airs de retour à l’Ancien Régime, on réinvente ni plus ni moins que l’affermage (comme pour les autoroutes). On réinvente une fonction pseudo-publique de proximité et donc de « dévouement », pour ne pas dire plus.
    Bien joué, non ?

  • Anonyme

    « Adieu donc le droit à mutation, qui fait pourtant partie des droits du fonctionnaire depuis qu’il y a un statut de la fonction publique »

    Allez dire ça à un jeune professeur agrégé, qu’il rigole un peu.

    SR.L.

    • Flambeau
      • Posté à 23h22 le 08/11/2007
      • Internaute 12440

      Bonsoir, je connais bien le problème. J’ai été prof agrégé aussi avant que le métier ne me devienne trop difficile. J’ai fui mais en passant des concours. Effectivement, le système marche mal, même lorsqu’il est régulé par des CAPN et les professseurs du secondaire peuvent attendre des années une « mut » dont ils espèrent, de façon souvent illusoire, une amélioration de leurs conditions d’exercice du métier. Je compâtis (et sans ironie) mais entre un système qui marche mal parce qu’il y a embouteillge pour accéde à des bahuts potables où des collègues, mieux lotis, deviennet inamovibles et un système qui raye d’un trait de plume jusqu’à l’espérance d’une mutation, il y a une marge.
      Et il n’est pas dit qu’un jour, les EPLE (nom technocratique des lycées et des collèges) deviennent autonomes et responsables au même titre que les Etablissements publics d’enseignement supérieur, et là vous comprendrez votre douleur.
      Cordialement.

      • Anonyme répond à Flambeau

        je ne souhaite pas l’autonomie de EPLE, ne serais-ce pour une raison d’enseignement de proximité (acces au 2r pour tous). Dans le cas des facs, la proximité ne profite qu’aux citadins, notamment des centres villes, donc des plus aisés. (exemple : les facs parisiennes type Sorbonne/Assas/Dauphine/...)

        Pour la question des mutations, je ne serais trop vous conseiller un article d’Helene Ray qui traite notamment du devenir des enseignants chercheurs.

        Lien

        La question est de savoir si dans le monde du supérieur elle doit être un droit ou un mérite. Pour le secondaire, je comprends que la problématique soit toute autre. (notamment, au vu de la rémunération et du métier, il me parait normal qu’un enseignant puisse obtenir un poste là ou il le désire. Quoi qu’ici encore les jeunes profs rient jaunes...).

        SR.L.

  • Anonyme

    C’est sur qu’il vaut mieux un systeme égalitaire au raz des paquerettes et sans moyen.....mais avec tout le monde à égalité.
    On voit ou en sont les facs française dans le classement mondial des universités (qui fonctionnent quasiment toutes avec AUSSI de l’argent privé).

    En continuant comme cela, on ne fait que le bonheur des ecoles privés. Mais c’est mieux n’est-ce pas ?

  • Anonyme

    bonjour à tous

    continuez ! allez y, bloquez les facs !
    pendant ce temps, les grandes écoles continuent de fonctionner, de former leurs étudiants et de leur garantir une entrée réussie sur le marché (argh !) du travail.

    car la réussite des grandes écoles vient aussi du fait qu’elles garantissent à leurs étudiants une scolarité normale, sans interruption des cours, AG, blocage ou autre revendications.

    et avec des évènements comme ceux qui se déroulent en ce moment, l’écart s’accroit et nous vous disons merci !

    • Anonyme

      Quand on aura le même encadrement dans les grandes écoles et dans les universités,on en reparlera.

    • Fozzie
      Fozzie
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 18h29 le 09/11/2007
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Vous parlez des mêmes Grandes Ecoles à qui les collectivités locales ont payé des bâtiments tout neufs alors que ma fac n’était qu’à moitié construite faute de budget ? Sûr que ces gens n’ont pas besoin de faire d’AG, ils pensent tous la même chose et se défendent très bien, ils ont tous les relais pour dans les classes dirigeantes !

  • Anonyme

    débouché or not débouché.

    Comment une société technique peut choisir la formation par laquelle elle moule son propre futur ?
    IL faut renvoyer dos à dos :
    1) rentabilisme => formation OK pour les 5 premières années dans le job, insuffisante ensuite, notre spirale technique exige beaucoup d’évolution donc un bon soubassement synonyme d’études intenses (pas forcément très longues), et intense en « individuation », appropriation (je lis Bernard Stiegler ces temps ci, l’impensé de la technique dans la philosophie (et un peu beaucoup dans l’histoire, qui connait Jean Gimpel ?)).
    2) laisser-faire des chapelles dérivées de la culture des humanités + des sociologues + etc. ? il ne faut pas laisser ces disciplines évoluer comme maintenant mais ce n’est pas leur faute si elles sont dans cette position, on ne leur a pas assigné de mission. Aujourd’hui, ces chemins (histoire,..) ont pour mérite de rester un bon noyau contre l’envahissement de notre temps de cerveau disponible par tf3, antenne7 et les autres. Une gauche d’un bon aloi philosophique aurait du mobiliser ce monde pour qu’il insuffle de la « valeur esprit » au plus grand nombre, en garantisse l’esprit démocratique, et montre à des foules ce qu’on fait les anciens face aux techniques, avec elles (que l’écriture fut vécu comme un drame à ses origines, la délégation de mémoire, horreur du début chrétien, horreur de Google, notre hypomnèse en gestation), quels sont les signaux que les sociologues manipulent qui permettent d’aller au-delà de la petit phrase, et qui évite de découvrir aujourd’hui par des « Grenelle » qu’il faut, tiens, se préoccuper de développement durable (notion mure depuis le rapport H. Gro Bruntland élaboré à la fin des années 1980, relisez le). De media ouverts (Nora/Minc 1984, je pousse un peu)
    Les universités ont été laissée à la dérive immobilière, c’est évident. Les grandes écoles ont piqué les sous (comme le CEA le fait dans la recherche R&D, chacun chez soi et les cochons ...) ; Pour une réforme, il faut des carottes, des missions, dix ans pour renouveler le personnel (celui qui a subi 5 ou dix ans de vie dans une fac anesthésiante ou déprimante est-il encore motivé ?), faire une sélection ou la professionalisation soit vécue positivement, mais sur le tronc affirmé du savoir commun.

    L’auteur de ces lignes connait divers milieu, du grand groupe à la start’up, de l’école à la fac (en IdF, soit). La réalité, c’est que ce système ubuesque fac + GE+ IUT fait qu’on ne trouve pas de technicien de TP (sur poste fonctionnaire !), peu de bons mécaniciens, d’informaticiens (plus délicat, vitesse dévolutiondu sujet extrême), qu’un polytechnicien ne sait pas forcément faire un bon vieux plan « vue de face/vue de coté », bref, que la « grammaire » de notre savoir et celle de nos dirigeants pour que le savoir irrigue les besoins, tout cela n’est pas aisément au rendez-vous.

    Pour financer un renouveau, il faut remettre à plat pas mal de chose, comparer les coûts/étudiants GE/fac aux coûts à l’étranger, cela n’apparait que trop peu dans le débat. Les ressources d’entreprise par des grands trusts ne sont pas forcément des niaiseries (Wellcome en UK permet de faire du Science Museum un endroit attractif à grande échelle), il suffit que la loi ou l’usage fasse en sorte que cela irrigue « large spectre ». Pour l’usage, il faudrait que la transparence soit la règle en France, pays peu habitué à la déclaration de conflit d’intérêt hélas. Mais cela peut changer vite si on « montre le signal », dans un cadre clair et simplifié.
    Autre exemple de bidulité francaise : dans notre participation à ERA-NET (machin européen sans doute pas génial, mais bon) la France fait l’exploit de placer quatre agences (c’est le record) : CNRS, Enst Sup (men), CEA, ANR. Tes moyens, mes gens, leurs idées, tout est simple en France n’est-ce pas...
    (Je te transverse, moi non plus.)
    Bref.
    Qu’on se concentre sur les deux taches : créer et transmettre du savoir. Toutes deux sont longues et techniques, demandent du soin et de la concentration. Qu’on sache que nous luttons contre Dame média, bien plus redoutable que Dame Nature, pour faire des consciences techniques et philo-sophiques qui s’élèvent. Si on n’oublie rien de cela, on pourra écrouler qqs murailles de Jericho, même sélectionner en diminuant l’inégalité (sociologues, à vous de bosser !), faire croitre la singularité de chacun en renforcant ses points d’accroche au monde (rentable court terme ou non, on aura les deux, otium et negotium).
    Dans la tourmente qui s’annonce, trouvons les archipels ou faire renaitre ces graines.

  • Maria Rosa
    • Posté à 00h40 le 09/11/2007
    • Internaute 16292

    pour se faire une idée de l’avenir radieux des universités « autonomes », mais dépendantes du secteur privé, je vous recommande l’article « Délits d’initiés sur le marché universitaire américain » dans le Monde Diplomatique de novembre 2004, disponible sur le site du journal

  • Anonyme

    Comment expliquez-vous que les universités américaines, qui trustent le haut des classements des universités et qui sont financées par ce type de fondations et de mécénats, aient également d’extraordinaires performances dans les domaines qui pourtant « n’intéressent pas le CAC 40 » ? Les lettres et les sciences humaines sont des domaines où la recherche et l’enseignement font preuve d’une extraordinaire vitalité alors même qu’ils ne sont pas nécessairement fincancés par l’état.

    Je suis moi-même étudiant en sciences dans une université américaine 100% privée (Stanford pour ne pas la nommer) après avoir fait Polytechnique, et je puis vous certifier que l’argent donné par aux fondations ne va pas qu’aux sciences appliquées : Stanford possède par exemple un accélérateur de particules et un radiotéléscope, équipements de recherche fondamentale par excellence. Quand aux humanités, Stanford a des départements au moins aussi bons que ceux de la plupart de nos grandes universités françaises, Sciences-Po et ENS compris.

    La preuve par l’exemple que le financement des universités par des fondations, lorsqu’il est bien géré, permet l’excellence.

    On ne peut pas continuer à se lamenter tous les ans en voyant la première université française reléguée dans les profondeurs du classement, et hurler à l’infâmie lorsqu’on propose de créer des universités d’excellence avec des mécanismes de financement qui fonctionnent partout ailleurs.

    • Anonyme

      100% d’accord avec vous.
      Je n’ai pas eu la chance d’étudier dans une université américaine mais il est certain qu’elles font nettement plus rever que les taudis français qui plongent dans les classements. De par leur prestige mais aussi leurs équipements (ne seraient-ce que les équipements sportifs et les campus, ce qui est le plus visible pour qui n’y a pas étudié, totalement inexistants en France).
      Marre de cette approche révolutionnaire gauchiste qui soi-disant, dans un souci d’égalité refuse l’argent des entreprises. Elle est belle votre égalité, tirée par le bas au maximum. Arretons de croire en France que l’argent est une valeur négative.
      Et je ne parle pas de l’avantage que tirent les étudiants d’un rapport plus proche avec l’entreprise, en terme de recherche d’emploi. Les synergies sont plus fortes, les intégrations plus rapides.
      Mais vous avez raison, tirons par le bas, refusons la sélection, rejetons l’argent des entreprises....et l’université restera crade, de bas niveau, une usine à échec. Ca fait pitié.
      Et de grace, si vous voulez faire votre grève, laissez les étudiants qui ont envie de travailler avoir accès à leur université. Qu’y a-t-il de plus anti-démocratique qu’un blocage ?
      Que la France est misérable dans ces cas-là....

    • Anonyme

      Cher camarade, étant chercheur moi aussi je ne peux que partager ton diagnostic : ça marche ailleurs. Mais à quel point est-ce transposable en France, ça me semble moins clair. Ayant passé la moitié de ma carrière dans l’industrie et dans la haute fonction publique, j’ai souvent été confronté à un mépris assez explicite pour la recherche fondamentale et les sciences humaines ; et la recherche appliquée semble tout juste perçue comme un mal nécessaire. Je n’ai pas ressenti la même chose chez mes interlocuteurs étrangers.

      Bien entendu, mon expérience ne vaut pas preuve. Mais quelle est donc la probabilité pour que, *en France*, le mécénat finance la recherche théorique ou les sciences humaines ?

  • Anonyme

    Il y a des commentaires intéressants, mais plusieurs m’amusent : ceux que je vais résumer par un « la science fondamentale et les matières comme l’histoire ou le latin ne seront jamais financés avec le système du financement via des dons déductibles ». Je rappelle juste que c’est notamment le système qui finance pour un tiers les grandes facs américaines (les deux autres tiers venant des inscriptions, payées pour 90% par des bourses issues de fondations privées, et des contrats de recherche). Et, comme chacun sait, les universités américaines sont nulles en science fondamentale (je ne sais pas quels sont les cons qui leur donnent autant de prix Nobel) et en histoire (le meilleur spécialiste de la seconde guerre mondiale en France reste, je le rappelle, un universitaire américain...).

    • Anonyme

      Ca ne répond pas à la question.
      Impôt ou mécénat d’entreprise ?

      Pour ce qui est de la seconde guerre mondiale en France et un de ses avatars collatéral appelé Programme du Conseil National de la Résistance, ne craignons pas de nous référer à nos propres savoirs.

  • Anonyme

    Il y a des commentaires intéressants, mais plusieurs m’amusent : ceux que je vais résumer par un « la science fondamentale et les matières comme l’histoire ou le latin ne seront jamais financés avec le système du financement via des dons déductibles ». Je rappelle juste que c’est notamment le système qui finance pour un tiers les grandes facs américaines (les deux autres tiers venant des inscriptions, payées pour 90% par des bourses issues de fondations privées, et des contrats de recherche). Et, comme chacun sait, les universités américaines sont nulles en science fondamentale (je ne sais pas quels sont les cons qui leur donnent autant de prix Nobel) et en histoire (le meilleur spécialiste de la seconde guerre mondiale en France reste, je le rappelle, un universitaire américain...).

  • Anonyme

    Et si demain nous formions nos étudiants aux métiers de demain.Et si demain nos unniversités s’adaptaient en permanence afin d’offrir la meilleur formation aux metiers de demain au lieu de former nos édudiants a des métier sans avenirs.Je sai,ca fait beaucoup de demain.Quand j’entend des etudiants se plaindrent de ne pas avoir de place apres avoir finient leurs etudes alors qu’ils ont choisient des trapes a chomages,cela m’ennerve.Il faudrait peut etre leur dire qu’il faut tenir compte des realitées de la vie.qu’ils doivent choisirent des fillieres ayant des débouchées meme si ses fillieres ne les font pas revaient.car tout le monde voudrait avoir un metier de reve mais il y a plus de candidats que d’elus.

    • Anonyme

      Les métiers de demain ?

      C’est quoi ça ?

      Cartomancienne ?

  • Anonyme

    la plupart des commentaires sont assez desolant...
    et sans trop de rapport avec le sujet.

    sinon bravo à Courageux anonyme de 01H29,
    j’aime bien bon discours.
    En plus tu t’éparpilles pas dans idées toutes foireuses comme les commentaires précedents

  • Anonyme

    Il est bien clair que ces mouvements sont téléguidés, manipulés, car quand on voit la médiocrité des universités et le nombre de gens qui en sortent pour aller gonfler les ANPE, on se dit qu’il est bien temps de faire quelque chose, même imparfaite .
    Au lieu de cela, ce cher Juliard, petit robot téléguidé refuse, tout comme ses maitre, tout mouvement , toute évolution, sauf la grève et le blocage des facs, parce que ça c’est démocratique.
    Et ça vient nous donner des leçons.

    • Fozzie
      Fozzie
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 18h38 le 09/11/2007
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Sans rire, vous êtes allé à la fac ? Parce que franchement, les syndicats étudiants ne représentent pas grand monde ! Et Juliard comme les autres ! La majorité des mouvements étudiants sont partis sans que les syndicats y soient pour grand chose ! Je me souviens même de la trouille de l’UNEF dépassée par les non-syndiqués en 1986. Alors, le pouvoir des syndicats étudiants, ça me fait bien rigoler !

  • david62
    • Posté à 17h02 le 09/11/2007
    • Internaute 21576

    on devrait les virés ces gauchistes travail ou degage voila ce que l’on devrait leur dire on leur paye déja leur étude et ils nous emmerde en plus si il devaient payé comme aux etats unis ils ne fairaient pas greve

    • Anonyme répond à david62

      Question études, vous serait-il possible de continuer les votres, histoire, dans un premier temps d’améliorer un tant soit peu l’orthographe.

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 22h55 le 09/11/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    Bonsoir

    Bon je m en fiche de toutes ces bonnes paroles !

    C est bien gentil tout ça, mais au lieu de réagir, faudrait peut-être agir, que diantre ! ! ! !

    J attends mai 2008 !

    • Anonyme répond à soffi

      je ne suis pas sure qu’on puisse attendre jusqu’à mai ! il y a trop de ras le bol. C’est maintenant ! Mai en novembre : -)

      • soffi
        soffi
        là bas, trés loin...
        • Posté à 21h56 le 11/11/2007
        • Internaute 2096
          là bas, trés loin...

        Voilà, impeccable !

        Mai en novembre, sous les pavés, le gel !

  • Anonyme

    Malgré toutes vos comparaisons avec le système américain, j’ai quand même bien du mal à imaginer les grandes entreprises préférer une université centrée sur les Sciences humaines ou fondamentales à des universités plus proches des réalités professionnelles.

    Certains diront peut être que les filières qui ne conduisent nulle part n’ont pas lieu d’être. Imaginez donc une société sans historien, sans sociologue ou ethnologue. C’est probablement une des pires évolutions qu’on puisse souhaiter.

    Et quand on voit l’état des départements de Sciences humaines actuellement, y compris dans les grandes universités françaises ( tiens, un pot d’accueil où c’est aux doctorants de ramener à manger parce que les finances ne permettent pas de faire autrement, comme c’est original ! Oh, un exemplaire d’un ouvrage pour les 45 étudiants de l’amphi !), on comprend que les problèmes sont plus dûs à leur abandon par l’Etat depuis des décennies, plutôt qu’à un quelconque problème de séparation avec le secteur professionel.

    Parce que, quand même, il y trois ou quatre décennies, les Sciences humaines françaises étaient quand même assez réputées dans le monde ( Ricoeur, Foucault en philosophie, les Annales et la EHESS ... ). Ce qu’il faut, c’est dépoussiérer tout ça, et SUBVENTIONNER.

    Enfin, ça n’est que mon humble avis.

  • oliver31
    • Posté à 01h39 le 10/11/2007
    • Internaute 21672

    Quelle horreur !
    Les universités pourraient recevoir de l’argent ! Mon sang se glace à cette idée. Elles seraient donc obligées de renforcer leurs contenus vers plus de formation professionnelle, elles devraient en plus s’ouvrir au monde ignoble des entreprises... Jamais ! Mieux vaut qu’elles restent toutes fauchées et qu’on continue de croire qu’elles offrent une égalité des chances. Mieux vaut continuer à former des dizaines de milliers de philosophes, de psychologues, de géographes, de sociologues et de tous ces futurs chomeurs qui pourront débattre brillament de l’échec de l’université durant les décenies à venir.

    • Anonyme répond à oliver31

      Faut arrêtez les idées préconçues. Des étudiants en licence de Sciences humaines, oui, il y en a beaucoup. Mais après tout, avec une licence de géographie, on a énormément de portes ouvertes dans l’aménagement du paysage et autres trucs, très recherché aujourd’hui. Et il faut rappeler que les grandes écoles de commerce ont aussi un concours ouvert sur les SH à bac +2 / +3.

      Cependant, contrairement aux topoi, dans les salles de master et doctorat de Sciences humaines, il n’y a pas foule. Beaucoup d’étudiants se sont donc réorientés à Bac +2, +3, voire +4 et +5 ( professeurs, INP ... et les exemples cités au dessus). Il n’y a pas des foules de docteurs qui sortent de nos universités et qui sont « inutiles » pour le monde du travail.

      Donc, des étudiants en SH oui, il y en a. Des étudiants qui veulent continuer dans cette voie à fond, il y en a beaucoup moins.

  • Anonyme

    financer est un mot comme un autre mais ressemble plus à un gros mot très moche dans la bouche de ceux qui l’utilisent le plus...

  • Anonyme

    éh ,aux profs !

    Sachez que le petit personnel n’est plus et ne sera plus jamais solidaire des P.U.

    Qui peut avoir des heures supp ? Qui ne vient que 8 heures par semaines dans des locaux délabrés ? Qui se fout de la maintenance ? Du materiel obsoléte ?

    C’est pas les IATOS ! ! ! ni les ITRF ! ! !

    En ce sens ,Sarko a déjà gagné ...mais est ce un mal ?

    Nous ,petit personnel seront aisément remplacés par des soustraitants privés ,cela permettra de voir les véritables coûts...
    Quand aux profs une selection par copinage,(ce genre de cooptation ne bougera pas fac privée ou publique) ,une précarisation de leur statut sera un plus pour les étudiants (c’est démagogique ,oui mais là si le prof est n’est pas pédagogue ,trop sévére ,pas assez « communicant » il dégage : un mal pour un bien ! ! !

    Et arretez de parler de pluralité d’enseignement : des masters avec 2 étudiants ça existe ,des filieres à chomeurs avec des licences(bac+3) où l’on fait du bts 1°année ça existe ...ce genre de truc imbécile qui conforte des étudiants à faire des études plustot que de bosser est profondement stupide et nombre de ces diplomes ne sont toujours pas reconnus ! ! ! !

    Ensuite,la recherche ? ? ? mais quelle recherche ? ? ? avec quel budget ? pourquoi foutre si la technologie etudiée est déjà dépassée ? ? ?

    le cnrs va être détruit ,et alors ,ça rimait plus à rien -« tout le monde a été ou sera au cnrs » est une boutade bien connu des chercheurs ! ! !

    l’anrs-l’agence censée remplacée le cnrs- est une agence sans moyens et sans personnels ,c’était un projet de la droite depuis 30 ans ! ! ! Ne faites pas comme si vous l’aviez découvert hier ! ! !

    pour réussir actuellemnt ,faites vos études à l’étranger ou acheter un mba e carton dans une de nos « prestigieuess “ grandes écoles (de commerce ou d’ingénieur ) ! ! !

    des filieres vont être supprimées,des sites se ‘reconcentrer’,du personnel réduire et les frais d’inscriptions augmenter ! ! ! c’est inéluctable ! ! !

    Mais apres les municipales de 2008 ! ! !

    encore une chose ,l’éducation nationale et les enseignants sont largement responsables de tout ce qui arrive : ils sont sciés la branche sur laquelle ils étaient ,et l’état l’a laissé faire sciemment

    maintenant ,il est trop tard !

  • Pascal Riché
    Pascal Riché
    Redchef Rue89
    • Posté à 10h41 le 11/11/2007
      éditeur
    • Journaliste 7
      Redchef

    ...et façon guerre des étoiles :

    Lienenvoyé par Lien

  • Anonyme

    C’est incroyable ce repli jacobin de la gauche française !
    Dès qu’une mesure d’autonomie et de responsabilisation est prise pour le supérieur, la coalition des mandarins indétrônables, des chercheurs fonctionnarisés, des lobbys des corps statutaires et j’en passe se liguent pour hurler à la privatisation.

    Rappel pour les anti-anglo-saxons obsessionnels qui pourrissent la gauche française :

    Les universités américaines, avec une qualité d’une supériorité écrasante, sont socialement MOINS discrimatoires que les universités françaises (Stanford compte dans son master management 55% de boursiers. Combien dans son équivalent à la Sorbonne ? Ne parlons même pas des grandes écoles et de le 4,5% d’étudiants représentant les 60% de Francçais populaires...)

    La proportion d’une classe d’âge dans le supérieur est supérieure de 12% aux USA ou en Grande Bretagne par rapport à la France.

    La concurrence entre établissements en Grande Bretagne a rééquilibré les inégalités sociales dues à la centralisation du supérieur autour du pôle Oxbridge jusque dans les années 1970.

    Enfin, comme disait un grand auteur, des trésors d’intelligence peuvent être investis dans la mauvaise foi. La gauche française soutient le système scolaire le plus élitiste, le plus réactionnaire et le plus discriminatoire de l’OCDE avec celui de l’Allemagne

  • Anonyme

    Il y a quelque chose d’extraordinairement cocasse dans cette réforme : elle prétend lever des fonds privés pour financer la recherche, avec cette idée formidable : les fonds supplémentaires ainsi levés viendront s’ajouter aux fonds publics. Ainsi, la recherche sera plus abondament financée.
    Or, les dons sont partiellement déduis des impôts. Par conséquent, ces fonds privés supplémentaires grêveront à hauteur de 66% les fonds publics attribués (puisqu’ils diminuent d’autant les recettes fiscales). C’est à se tordre de rire.
    La ficelle consiste à faire en sorte que les contribuables choisissent en fait les orientations de la recherche scientifique, et très minoritairement à augmenter les dépenses de recherche. Or, je croyais (mais je suis particulièrement naïf, je n’en disconviens pas) que la recherche était quelque chose de complexe. Que pour orienter les dépenses de recherche en nanotechnologie plutôt qu’en génie génétique, par exemple, il fallait disposer d’un arsenal théorique vaste et laborieux à acquérir. En fait, pas du tout, visiblement : n’importe qui, pourvu qu’il soit imposable, peut effectuer des choix judicieux.
    Donc, dans la logique de cette réforme, un diplôme de sert à rien. Il n’existe pas d’expert en rien. On devrait faire disparaître concours et examens, et les remplacer par des tirages aléatoires sur les listes des contribuables. J’attend avec impatience le courrier du Ministère des Finances qui m’annoncera : « Bravo ! Vous avez gagné le titre d’Agrégé en Mathématiques ! » Ce serait plus riant, et cela nous dispenserait d’organiser ces coûteuses formations et ces non-moins coûteux concours.

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