Chez Frederic Sawicki

Co-fondateur de la revue Politix et professeur de sciences politiques à la Sorbonne

Une illustration des périls de la loi sur l'autonomie des universités

Frédéric Sawicki
Professeur de Science Po à Paris I
Publié le 08/11/2007 à 15h37

Voici un courrier qui pourrait bien contribuer à jeter beaucoup d’huile sur le feu qui couve actuellement dans beaucoup d’universités françaises à propos de la loi sur l’autonomie des universités. Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, a adressé une lettre aux anciens élèves du prestigieux établissement de la rue Saint-Guillaume. Elle mérite d’être ici reproduite dans son intégralité et se passe presque de commentaires :

Paris, le 6 novembre 2007 

Cher X,

Révolution dans le monde de l’Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c’est de plus en plus par des crédits d’impôts au bénéfice des particuliers et des entreprises que seront financés les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l’impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l’ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu’à 50.000 euros au titre de cette imposition.

En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l’Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.

Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle. Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n’a pas l’habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !

Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?

Choisir Sciences Po aujourd’hui, c’est nous juger sur des résultats : l’intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.

Soutenir financièrement Sciences Po aujourd’hui, c’est nous permettre d’être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l’innovation, l’énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.

Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site : www.construire.sciences-po.fr

Avec toute ma gratitude et l’engagement personnel de mériter votre confiance,

Richard Descoings

Financé depuis 1946 par une Fondation de droit privé (la Fondation nationale des sciences politiques) et par l’Etat, Sciences Po dispose d’une longueur d’avance dans la compétition à laquelle vont désormais se livrer les universités françaises. Son directeur entend bien en profiter.

Malheureusement, les concurrents ne sont pas tous sur la même ligne de départ et l’Etat ne fait rien pour placer les universités en position d’égalité initiale.

Dans ces conditions, il y a fort à parier que l’argent ira à l’argent et que les universités dont les élèves sont pauvres et qui dispensent des enseignements n’intéressant pas les entreprises tombent en déshérence.

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  • Anonyme

    nous pouvons peut-être compter sur la commission de Bruxelles pour que la concurence soit « libre et non faussée » !

    • Anonyme

      Professeur à l’Ecole normale supérieure (une institution qui travailel avec les universités et connait les mêmes problèmes), je ne suis nullement surpris que la loi soit « sur le modèle Sciences-Po » : recours à des contractuels (permettant éventuellement la mise en extinction des corps d’enseignants titulaires... adieu l’indépendance constitutionnelle des professeurs d’université...), privatisation par le biais de fondations (et l’on connait le goût du mécénat de nos entreprises pour le latin ou la science pure !), liquidation de toutes les institutions travaillant dans la recherche désintéressée (et liées au CNRS). L’autonomie est plus que périlleuse dans ces conditions... je préfère rester un fonctionnaire de l’Etat travaillant dans un service public destiné aux étudiants

      • Anonyme

        Le débat est, malheureusement, compliqué.
        D’un côté, l’Université française ne va pas très bien. Les enseignants, à qui on demande de faire de la recherche, y ont trop d’heures de cours pour « chercher » suffisamment (c’est-à-dire surtout pour publier). Leurs salaires sont ridiculement bas. Les facs ne sont pas dans un état très brillant (voire sont dans un état lamentable). Et les activités d’enseignement ne sont pas évaluées.
        Les étudiants ne subissent pas de sélection, ce qui est un bien et un mal. Un bien, car l’Université est (virtuellement) ouverte à tous. Un mal, car des amphis pleins à craquer ne sont pas des espaces réels de transmission de connaissances.
        Une réforme est donc nécessaire, mais dans la concertation, non dans la précipitation. Or la « Loi Pécresse » a été faite en deux temps trois mouvements, avec une idéologie de prétendue efficacité qui éveille évidemment de fortes inquiétudes.
        ART MONIKA

         
        • Anonyme

          Effectivement les universités se portent mal mais je suis en désaccord avec vous sur la selection à l’université.
          Elle existe mais n’est pas visible comme ds les classes prépas. La sélection est cachée : être en fac ne se résume pas à uniquement assister aux CM et TD. Il y a un très fort travail personnel pour assimiler les cours très théoriques.Cette selection Darwinienne se joue aussi à la volonté : bosser assis par terre, n’avoir que 2 exemplaires de bouquins indispensables pour 500 personnes minimum, la concurrence entre les élèves, la trop grande liberté.... détourne facilement des études. Il faut donc de la gnac pour rester concentrer.
          Qui a instauré cette équation : grandes école=elites, facs=glandus ? A qui profite ce dogme ? Cherchez bien, le coupable est aisement identifiable.
          un 3eme cycle de physique ne sera jamais equivalent à un diplôme de l’X en spé physique mais vaut facilement une école de classe B.

          • Anonyme

            j’ai un dea de physique, un poste important dans l’IT et peu d’ingénieurs dans ma carrière ne me sont arrivés à la cheville ni à celle de mes collègues de fac. On est efectivement bien pljs autonome en recherche et créatif quand on sort d’une université.
            Vous avez tout à fait raison D’ailleurs pour ma part je n’embauche que des universitaires. Je pratique la même entente fraternelle que certaines écoles, sauf que celle-ci se justifie.
            EF

            • Anonyme

              Vous avez raison, mais vous êtes ingénieur, même si vous ne sortez pas d’une « grande école ».

              Le question est de savoir s’il faut financer sans contrôle et sans sélection des études de disciplines sans débouché (pour voir créer ensuite ces débouchés par l’administration, afin de caser des gens dont la société n’avait pas un besoin réel).

              • Anonyme

                Qu’est-ce que vous faites des gens « dont la société n’a pas un besoin réel » ?
                et depuis quand l’administration crée des postes dont elle n’a pas besoin pour « caser » ceux que l’« elite » n’a pas voulu ?
                Curieuse conception de l’humain et de la société dans laquelle vous vivez...
                hors ingénieur, personne n’aurait une place légitime dans votre monde ? ...et ne saurait être créatif et profitable pour ses semblables ?
                Même le plus idiot d’entre nous a sa place et a doit au respect, a la protection et à la solidarité des mieux lotis.
                C’est pour ça que vous êtes ici, parce-que d’autres avant vous l’ont voulu et l’ont permis, ont payé des impôts pour financer des crèches, des maternités ,des écoles,et beaucoup d’autres choses inutiles...sachez qu’une personne qui s’occupe d’enfants est peu considérée, mal payée, mais qu’elle fait le travail le plus important au monde : elle prépare les futurs ingénieurs que vous admirez tant, et qui la mépriseront plus tard.

                vous voilà bien formaté ! ! !
                la société étriquée que vous souhaitez n’en est plus une, c’est un aggloméré des égoïsmes et du chacun pour soi.

                • Anonyme

                  J’ai utilisé le terme d’ingénieur parce que ce monsieur a un DEA de physique. Il aurait pu être médecin ou, comme dit quelqu’un d’autre après vous, sortir d’une école de commerce, ou être plombier : c’est assez difficile à trouver.

                  Faire des études qui n’ont pas de débouché, c’est simplement entrer dans une filière où l’on sait que les étudiants sont plus nombreux que le nombre de postes proposés dans les quelques années où ils sortiront de l’école ou de l’université.

                  C’est vrai pour les plombiers, pour les enseignants, pour les psychologues, pour les informaticiens, pour les ingénieurs, les juristes... On ne peut pas avoir un pharmacien à chaque coin de rue : où ils n’arriveraient pas à en vivre, où ils seraient obligés d’ajouter des cosmétiques à leur assortiment (tiens, tiens !).

                  On ne peut pas mettre un flic derrière chaque citoyen, même si beaucoup de gens ont la vocation de devenir flic.

                  On peut devenir artiste-peintre, mais il faut des clients pour acheter vos tableaux (aucun, sauf les très mauvais, ne serait d’accord pour que l’Etat les lui achète pour les jeter, ou les exposer dans des musées où n’entrerait personne).

                  On peut appeler ça le marché, l’offre et la demande, ou l’adéquation de la formation aux besoins de la société. Cela ne signifie pas que des professions doivent disparaître : simplement qu’il ne fait pas y former plus de gens qu’on n’en emploiera. J’ai même rencontré à une ou deux reprises des gens qui savaient tailler les silex, de façon tout à fait remarquable. Je crois même qu’en France, quelqu’un en vit. Mais le besoin reste très limité !

                  Par ailleurs, il est clair que les produits simples sont et seront de plus en plus fabriqués dans les pays à main d’oeuvre peu chère (on parle assez de la Chine) et que si nous voulons conserver nos emplois, notre niveau de vie et de développement, nous ne le ferons qu’en inventant des produits nouveaux, plus performants, plus utiles, plus complexes et difficiles à reproduire, et que cela nécessite des gens dotés de formations scientifiques et industrielles, pour les concevoir, les mettre au point et les fabriquer à des coûts abordables, et des gens dotés de formations commerciales, pour les diffuser en quantités suffisantes pour faire tourner les usines (cf le Minitel : nous pouvons nous flatter de l’avoir inventé, mais nous n’avons pas réussi à le vendre, même aux Belges francophones. En une vingtaine d’années, le monde entier s’est connecté à Internet. Ce qui prouve bien qu’aucune profession n’est totalement inutile, mais qu’elles doivent coexister en proportions adéquates)

                  • Anonyme

                    Dans ce genre de débat une chose me sidère toujours : tout le monde semble trouver évident la complexification des services et produits à offrir au nom de la mondialisation ? mais que fait on des 15 % minimum de la population qui ne peuvent entreprendre des études quelles quelles soient ? on les tue ? on les transforme en esclaves pour cirer les pompes des autres ?
                    On a un peu tendance à oublier que l’université c’est aussi par ailleurs une formation intellectuelle et que les jobs que l’on fera ensuite n’ont pas forcément à voir avec le cursus celà dans un autre temps s’appeler faire ses humanités. C’était une façon de donner au jeunes gens et jeunes filles un temps suplémentaires de maturation lorsque leur destin n’était ni l’usine ni la mine, ni le labour, ou encore l’enfantement précoce.
                    Vouloir que l’université se substitue entièrement à des formations quallifiantes en tout domaine c’est lui retirer toute sa tradition intellectuelle au nom d’une efficacité qui au fond profite à qui ?
                    Jean de Lille

                    • Anonyme

                      Destin : le labour, la mine, l’enfantement précoce, l’usine !

                      Et puis les autres ; ceux qui peuvent aller à l’université faire leurs humanités, car rien ne les « prédestine » à devenir des... Des quoi ? Des sous-prolétaires, à vos yeux ?

                      Le labour : 1% de la population active, avec des tracteurs, des moissonneuses-batteuses, etc.
                      La mine : toutes fermées
                      L’usine : il en reste quelques unes, il est vrai, mais l’évolution des méthodes et des machines fait qu’il faut savoir lire, écrire, compter et se servir d’un ordinateur.
                      L’enfantement précoce : autrefois, le garçon devait épouser la fille, ce qui l’empêchait parfois de poursuivre ses études, pour subvenir aux besoins du ménage. Ce n’est plus le cas.

                      Par contre, il y a quantité de métiers où l’on manque de personnel, en particulier ceux du bâtiment. Cherchez un plombier, un chauffagiste, un couvreur, un maçon... Et ce n’est pas forcément un travail d’ouvrier, souvent d’artisan. Pour combler ce manque, on fait venir des gens d’autres pays : ce n’est pourtant pas plus mal que la mine, plutôt mieux, me semble-t-il.

                      Si des formations « non qualifiantes » ne mènent à aucun métier, pourquoi la collectivité devrait-elle les financer pour ceux dont le « destin n’est pas », au détriment de ceux qui apprennent un métier et, lorsqu’il le feront, paieront l’impôt et passeront des commandes à « ceux dont le destin était », pour qu’eux aussi puisse vivre dignement.

                      D’ailleurs, avez vous remarqué que, dans les autres pays du monde, il y a aussi et toujours des historiens, des géographes, des ethnologues, des sociologues, des archéologues, des linguistes, etc. etc. ?

                      Il ne s’agit pas de supprimer ces études, mais d’en limiter l’accès à ceux qui viennent les faire pour une bonne raison : en faire leur métier. Pas traîner dans les facs, de matière en matière, sans savoir pourquoi ni ce q’uils veulent.

                      • meg
                        meg
                        • Posté à 19h23 le 10/11/2007
                        • Internaute 12017

                        « L’enfantement précoce : autrefois, le garçon devait épouser la fille, ce qui l’empêchait parfois de poursuivre ses études, pour subvenir aux besoins du ménage. Ce n’est plus le cas. »

                        Il n’y a que les gaçons qui font des études chez vous ?

              • Anonyme

                Il n’y a pas d’études sans débouché. Il n’y a qu’un lobby d’ingénieurs qui pensent qu’eux seuls sont capables, compétents, rentables, intelligents, beaux, etc.

                • Anonyme

                  Re faux : il y a aussi les titulaires d’un diplome d’une école de commerce, pardon de management ...

                  Un non-ingénieur qui fait le boulot d’un ingénieur.

                  • leconcombrevert
                    leconcombrevert
                    La vraie vérité > : -))
                    • Posté à 18h45 le 13/11/2007
                    • Internaute 8843
                      La vraie vérité > : -))

                    Laissez moi rire : L’ècole de commerce en nombril du monde. Pauvre monde, ce monde entièrement conçu et dirigé par les vendeurs de voitures et leur congénères ! ! Sauve qui peut !

              • Anonyme

                judel.66@orange.fr entièrement d’accord avec ce commentaire

            • Anonyme

              Je sors de la fac j’ai un master nanomateriaux et couches minces , tu ne cherches pas un nouvel ingénieur autonome et créatif par hasard ?

            • Anonyme

              Comment il ne se la pète pas celui-là ! DEA de physique et il crois tout savoir looooooool

            • Anonyme

              T’as pas les chevilles qui gonflent ?

        • Anonyme

          Pas si compliqué que ça :

          1 Les facs doivent être financées (de façon équitable) par l’Etat. Ce n’est pas aux entreprises ou aux particuliers fortunés de financer la fac de leur choix, ou celle où se trouve leur rejeton !

          2 Les droits d’inscription doivent être très limités et les mêmes partout !

          3 Si, pour des raisons comptables, on se voit obligé de sélectionner les étudiants, ce doit être uniquement sur concours (pas par l’argent, ni sur recommandation).

          4 Quand l’Etat multiplie les cadeaux fiscaux à ceux qui n’en ont pas besoin, le minimum est quand même d’accorder les crédits suffisants pour un bon fonctionnement de TOUTES les universités.

          Tu vois que ce n’est pas bien compliqué...

          • Anonyme

            Qu’y a-t-il de choquant à ce que des particuliers financent des universités (leur ancienne fac par exemple) ? Si cela permet de remédier aux manques de moyens des universités, je trouve ça très bien.
            Alors on va dire : (a) « l’Etat n’a qu’à augmenter le budget de l’éducation ! » et (b) « oui mais quid des facs que les particuliers ou les entreprises ne financent pas ? » Eh bien d’abord je ne suis pas certain que les pouvoirs publics aient les moyens de dépenser encore (il faut réaliser que la France est dans une situation financière catastrophique et que les promesses de Sarko ne vont pas améliorer la situation) et par ailleurs je préfère que dans ces conditions, l’Etat donne moins aux universités qui auront pu trouver d’autres moyens de se financer pour accroitre son effort au profit de celles qui n’y arriveront pas. Il faut aussi se demander s’il n’y a pas trop de facs donc une dispersion de moyens (13 facs à Paris, c’est du délire !)

            J’ai expérimenté des universités françaises (donc publiques) et des universités américaines (publiques et privées). Je peux dire qu’il n’y a pas photo sur les conditions de travail des étudiants et des profs.

            La sélection sur concours se fait indirectement par l’argent puisque certains pourront étudier dans de meilleures conditions grace à un certain confort matériel. Le concours est donc une égalité théorique. Je ne trouve pas normal que des étudiants de familles qui ont les moyens ne paient pas de droits d’inscription élevés. Alors soit on module les droits d’inscription en fonction des ressources du foyer, soit on fixe un niveau élevé de droits d’inscription et on donne des vraies bourses aux étudiants. Ce n’est pas l’égalité mais c’est de l’équité.

            Entièrement d’accord sur les cadeaux fiscaux. Malheureusement, pour ce qui est d’accorder des crédits, il faut trouver de l’argent (on en revient aux bonnes recettes du Dr Iniaka).

            • Skohl
              • Posté à 01h09 le 14/11/2007
              • Internaute 1148

              OK, alors ça fait un moment que je n’ai pas mis mon grain de sel, mais là, je tiens quand même à signaler certaines choses :

              « Qu’y a-t-il de choquant à ce que des particuliers financent des universités (leur ancienne fac par exemple) ? Si cela permet de remédier aux manques de moyens des universités, je trouve ça très bien. »

              Il n’y a rien de choquant à ce que les particuliers financent les universités, rien n’est gratuit, et l’argent ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Mais là, je voudrais faire un petit rappel. Il existe déjà un mode de financement de l’uiversité pour de riches et généreux donateurs, on appelle ça les impôts. Si ces gens riches ont le souhait de faire montre de leur générosité, qu’ils commencent par payer les leurs, et arrêtent de chercher à payer toujours moins alors que leurs moyens le leur permettent largement.

              Je ne suis pas convaincu que le but premier des nantis soit de permettre dans leur grande générosité de faire avancer la recherche dans je ne sais quelle université, sinon ils n’auraient pas accepté aussi facilement les cadeaux fiscaux de leur ami Sarkozy. Je suis étudiant en master 2. Je suis gréviste, mais je n’ai pas spécialement d’intérêts personnels dans ce mouvement, sachant que je ne serai sans doute plus à l’université l’année prochaine (le doctorat est en projet, mais plus tard), je fais partie des happy fews qui commencent à arriver à quelque chose, mais je dois constater qu’avec des études dont le monde du travail n’a rien à foutre, les arts du spectacle, je vois des perspectives professionnelles qui commencent à s’offrir à moi... à l’étranger, dans des pays comme le Canada notamment.

              Alors le généreux donateur (c’est vrai que ça sonne mieux que le mot tellement grossier de contribuable) veut financer ceci et cela, mais il veut qu’on lui laisse le choix de ce qu’il finance. C’est vrai que de temps en temps, on aimerait bien en savoir un peu plus sur ce à quoi les impots qu’on paie (pas moi, je n’ai que de maigres deniers qui me permettent péniblement à subvenir à mes besoins d’étudiant, mais je suis fin prêt à payer le jour où le fisc me dira que je suis solvable) servent, mais le réflexe normal de celui qui voit le donateur investir chez son voisin, c’est « et moi alors ? ce n’est pas juste ! ».

              Eh non, ce n’est pas juste. Certaines filières vaudraient mieux que d’autres ? Au nom de quoi ? de l’intérêt financier qu’elles représente pour l’investisseur ? Je proteste, c’est vrai que si notre section avait un généreux donateur pour investir et nous proposer du boulot, je ne protesterais peut-être pas autant, mais même dans ce cas, je ne pense pas que ça légitime que tant d’autres étudiants dans d’autres sections restent sur le carreau, faute de moyens. Pourquoi investir massivement dans une seule discipline et/ou université quand on pourrait investir convenablement dans toutes ?

              « Eh bien d’abord je ne suis pas certain que les pouvoirs publics aient les moyens de dépenser encore (il faut réaliser que la France est dans une situation financière catastrophique et que les promesses de Sarko ne vont pas améliorer la situation) et par ailleurs je préfère que dans ces conditions, l’Etat donne moins aux universités qui auront pu trouver d’autres moyens de se financer pour accroitre son effort au profit de celles qui n’y arriveront pas. » C’est ce que j’ai lu ici.

              Alors je crois qu’il faut rappeler qu’une croissance de près de 2% n’est pas du tout honteuse pour un pays développé. « Oui, mais la Chine et l’Inde... » Ils sont beaucoup plus nombreux que nous, il est dès lors logique qu’à plus ou moins long terme, ces pays vont peser beaucoup plus lourd que nous financièrement parlant. Ils ont une croissance élevée, mais ils partent de plus bas aussi. Alors, il faudrait verser plus de fonds publics. « Oui, mais la dette publique... »
              La dette publique de la France est loin d’être aussi catastrophique qu’on voudrait bien nous le faire croire, environ 65% du PNB, ce qui met la France à eu près au même niveau que l’Allemagne (contre 108% pour l’Italie et plus de 80% pour la Belgique). On met la dette publique de la France sur le compte de services publics trop couteux. Voyez comme le Japon, pays à la pointe du néolibéralisme montre à quel point un pays peut se passer de l’interventionnisme d’état pour s’endetter de façon dramatique (150% du PNB, excusez du peu), et s’endette même mieux en se passant de l’interventionnisme, du simple fait non pas qu’il y a trop d’argent qui sort, mais qu’il n’y en a pas assez qui rentre. Vous voulez régler le problème de la dette publique ? Augmentez les impôts et (re-)nationalisez tout ce que vous pouvez, là, il y aura assez d’argent pour les universités.

              Du reste, j’ai entendu dire que les universités scandinaves, qui compteraient parmi celles où on investit le plus par étudiant au monde fonctionnent grace au système social de ces pays. Le système ? Il est simple, pour avoir un service public de qualité, il faut accepter de mettre la main au portefeuille au lieu de traiter les fonctionnaires de fainéants ou de nantis alors qu’on gagne beaucoup plus qu’eux.

        • Anonyme

          Allez visiter quelques universités américaines : vous constaterez que les financements extérieurs en font de beaux (et bons) établissements.

          Par ailleurs, le contrôle direct des cochons de payants doit pousser à ce que la performance s’instaure et dure.

        19 autres commentaires
      • Anonyme

        est ce sciences-po qui a formé nos hommes politiques ? il n’y a pas de quoi être fier

         
        • eric_strasbourg
          • Posté à 23h59 le 08/11/2007
          • Internaute 11479

          non . nos hommes politiques ne font que « passer » à sciences-po . ce sont les journalistes qui décrochent le diplôme ; -)

        • Anonyme

          Après Sciences Po, on peut toujours travailler chez Speedy

        4 autres commentaires
      • Anonyme

        Valérie Pécresse pourra faire, ensuite, des économies d’échelles . . . en fermant les établissements non-productifs dans les 5 ans prévues, juste après les futures promesses d’abroger le déficit du futur candidat Sarkosy de 2012.

      • Anonyme

        tous dans la rue
        Faisons revivre l’esprit anti-CPE ! ! !

         
        • Anonyme

          N’oublez pas que l’impôt vient des contribuables, et qu’il semble qu’une majorité ne soit plus d’accord pour payer en pure perte.

          • Anonyme

            quelle majorité ! ! ! ! ! cette majorité la ne represente que environ moins de 30% des français inscrits
            pour nos impots ils doivent servir a la majorité.

            • Anonyme

              Peut-être devriez vous faire comme en Corse : faire voter les morts (vieille histoire russe, aussi)

      • Anonyme

        Quel monde idéal !
        Pourquoi nier les magouilles permanentes, les incopétences notoires des élus ( y compris les présiedents) , le règne de l’arbitraire , le clanisme et l’immobilisme universitaire ? Il est vrai que ce n’est pas la forte pensée des universitaires qi alimente la réforme . De ce côté cest l’électroencéphalogramme plat.
        Aussi , passer à autre chose, aux fondations par exemple, c’est croire encore que l’université n’est pas morte.

         
        • Anonyme

          C’est vrai que dans le modéle du privé offre toute les garanties contre les magouilles permanentes, les inconpétences, le règne de l’arbitraire , le clanisme et l’immobilisme... Les potes de notre président en savent quelques choses.

          • Anonyme

            C’est la première fois que je vois quelqu’un associer notre président avec le mot « immobilisme », même si en considérant son mouvement comme légèrement brownien, vous n’êtes peut-être pas si loin de la réalité.

            Cela dit, pour ce qui est de l’incompétence dans le privé, je vous appuie à fond, ces gens ne sauraient être malhonnêtes, n’est-ce pas ?

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      • Anonyme

        L’université a elle donc peur de perdre ce qu’elle ne fut jamais capable de construire ?

        Un coup d’œil sur la classification de Shanghai devrait suffire.

         
        • Anonyme

          La classification de Shanghai ? ?
          Cela me fait penser au test du QI, un test qui mesure l’adaptation à une société et pas du tout l’intelligence (si difficile à définir, comment pourrait-on la mesurer ?)... et cette société, elle est est basé su rla capitalisme libéral. Comment voulez-vous que des Universités françaises encore un peu teintées de la volonté de diffusion d’un savoir universel y tirent un tant soit peu leur épingle du jeu ? ? ? Franchement...
          Shanghai, c’est du sûr mesure pour les facs à l’anglo-saxones !

          • Anonyme

            Pic de la Mirandole : le retour !

            Il se trouve, c’est un fait, que même le communisme chinois est venu au libéralisme. La Russie, quand a elle, est peut-être encore pire. A tout cela s’ajoute un niveau de corruption qui surprend même les plus cyniques.

            Que reste-t-il comme pays au socialisme idéal comme vous semblez en rêver ? Cuba ? Le Venezuela ? Le Pérou ?

            Citez m’en un.

            • Anonyme

              La France ! Celle de la Iere République et celle d’aujourd’hui. Vive les libertés, vive les droits, vive les morceaux de démocratie, et vive l’égalité et la fraternité fiscale si ça existait vraiment !

          • Anonyme

            Ni intelligence, les gens honnêtes comme l’inventeur du test de QI l’ont toujours dit,
            Ni adaptation à la société actuelle, la preuve un tas d’autistes(pas le mot à la mode, les vrais) ont des scores faramineux.
            La logique : ce que mesure le test de QI c’est la capacité à poursuivre une certaine logique. Rien d’autre.

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      • Anonyme

        Réponse à Courageux (mais pas téméraire)

        Vous êtes prof à Normale Sup très bien.
        Vous croyez vous encore en mesure de rivaliser avec les fac anglo saxones en ce qui concerne le niveau d’excellence ?
        Les prix académiques internationaux attribués aux membres de votre prestigieuse institution se font rares non ?
        Alorq que pour les universités financées en (bonne) partie par le privé, les résultats sont biens meilleurs...
        Etonnant non ?
        Il me semble que vous êtes redevable de la qualité de vos travaux devant les contribuables qui voient les déficits et les impositions de tout genre s’envoler...

         
        • Anonyme

          Réponse au « courageux mais pas téméraire » sur Normale Sup. Tous les derniers prix internationaux français (à part ceux de médecine, discipline non représentée) ont été délivrés à des anciens élèves de cette Ecole, parfois d’ailleurs associés à ses labos scientifiques (médailles Fields en maths, les Nobels de physique dont le dernier à Albert Furt...). On attend encore les Nobels de Science Po ... qui n’est pas l’institution de recherche qu’elle voudrait faire croire.
          Pour mémoire, rappelons que les Universités américaines tant vantées ne sont pas « privées » du point de vue leur financement, très lié aux contrats et aux soutiens divers de l’Etat fédéral, depuis les contrats de recherche jusqu’à la garantie que celui-ci apporte aux emprunts souscrits par les parents des « undergraduates » (4 premières années de fac) pour payer les frais de scolarité à Princeton etc (j’en parle car j’y suis passé).
          En France, l’ouverture au financement privé et notamment des entreprises ne peut être qu’un pis-aller, un « supplément » car la richesse disponible de ce côté est infiniment plus faible qu’aux Etats-Unis. JE suis d’accord avec le constat dressé plus haut sur le délabrement, le manque de moyens etc des universités françaises. Une solution pourrait être que les parents (à commencer par les plus favorisés) mettent un peu plus la main au porte-feuille. En effet, les parents sont bien contents de payer des écoles privées (toutes petites « grandes écoles », qui n’ont de grandes que le nom, trop souvent) dont la valeur du diplôme est inversement proportionnel aux frais de scolarité. TOut cela pour éviter à leurs petits le traumatisme de l’Université et ses affreux gauchistes. Pensons aussi au lancinant problème des prépas qui ont été massivement ouvertes ces dix ou quinze dernières années, permettant à un élève de terminale juste moyen de passer pas loin de son ancien lycée deux ou trois années au chaud sans espoir d’aileurs d’intégrer une vraie « grande école » et surtout d’éviter la case « 1er cycle ». Le vrai scandale est là : dans le travail de sape contre les 1ers cycles et l’Université, symboliquement, pour faire valoir que n’importe quelle « prépa » ou « école » vaut mieux que d’aller se confronter aux profs qui font de la recherche fondamentale. Donnons aux universités et aux 1ers cycles ce qui fait la force des prépas : l’encadrement qui garantit l’intensité des exercices et des apprentissages, l’enseignement généraliste qui fait défaut aux 1ers cycles, trop spécialisés. Et à ce moment-là, on aura peut-être une Université digne de ce nom, qui pourra lutter à armes égales.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        C’est le risque de cette réforme, en effet.
        Mais le probleme actuel est tout aussi grave.
        Vous qui etes profs dans un prestigieux établissement vous n’etes pas sans savoir que la classe sociale des éleves dans les grandes écoles est trés nettement supérieur a celle dans les universités.
        De plus les élèves des grandes écoles profitent de traitements de faveur.On dépense plus pour eux et même dans certains établissements(comme les ENS justement,l’X,TPE...) ils sont payés pour leurs études(~(1100/1300)E/mois ce qui va faire plaisir aux smicards...).

        Le nouveau model marche pour l’intégration des élèves de Science Po.On pourrait dire que c’est parce que Science Po est un établissement trés ancien qui possède déja une solide réputation.
        Mais Dauphine, par exemple, est une université de référence dont le diplome a plus de valeur que bien des écoles de commerce.Or, Dauphine est un établissement récent.
        On pourrait dire la même chose des Universités Technologiques(UTC,UTT,UTB).

        Quand je vois mes amis de lycée aller se planter en fac d’histoire de l’art ça me fait un peu mal au coeur...
        Je suis encore plus triste quand mes camarades d’école d’ingés me parlent du CV de leurs parents(ENS+ENA,X,Medecine,Ecole de commerce...).
        C’est simple j’ai vraiment l’impression d’etre le seul a venir d’un milieu normal(je suis aussi un des rares boursiers, ceci explique cela...).

        Je pense donc qu’on est en droit de se demander si il n’y a pas en France un système d’enseignement supérieur a deux vitesses.
        On a besoin de la recherche fondamentale, c’est certain.
        Mais doit-on pour cela sacrifier l’égalité des chances et envoyer tant de personnes a l’echec ?

         
        • Anonyme

          Bien entendu, le système à plusieurs vitesses existe déjà, mais pour les premiers cycles : car il existe de très bonnes formations, attractives, de renommée internationale dans les Universités et que les grandes écoles (ou assimilés comme Sciences Po, qui n’est pas une université à proprement parler) leur envient : ce sont les anciens troisièmes cycles (les M et formations doctorales). Mais là, la règle est la sélection... Ce qui est normal.
          Dauphine est une exception pour plusieurs raisons :
          - une politique de positionnement sur le modèle des universités d’économie américaines les plus libérales (Chicago), en relation étroite avec les milieux professionnels (finance, marketing) : professionalisation précoce, ce qui est lucide ;
          - un recrutement précocement bourgeois (aidé par son implantation, entre Neuilly et le 16e) qui facilite bien l’insertion de ses anciens étudiants dans les entreprises par les relations, et « l’habitus » pour parler vite
          - des procédés de sélection à l’inscription plutôt malhonnêtes qui ont valu à l’Université quelques déboires devant la justice administrative dans les années 80 et au début des années 90.

        1 autres commentaires
    • G2G
      G2G
      • Posté à 20h22 le 08/11/2007
      • Internaute 17663

      Les doctorants en sciences humaines (entre autres) sont invités par le truchement de leurs universités au MEDEF,
      par le MEDEF
      à un colloque organisé et financé par le MEDEF,
      et qui se donne pour but : « que les entreprises ne passent pas à côté du talent de ces scientifiques et spécialistes de toutes disciplines taillés pour l’innovation. » ! ! ! ! !

      Voici l’adresse ou vous pourrez découvrir le programme :
      Lien

      Avec en prime un discours de cloture de Laurence Parisot herself...

      Mais qui parle de privatisation des universités ?

  • Anonyme

    L’etape suivante, mettre dans les criteres d’immigration choisie donc dans la barque des criteres d’admission au visa d’entree en France pour les etudiants etrangers, un don sonnant et trebuchant a l’universite d’accueil sans garantie d’etre pris evidemment, comme disait Coluche, faut pas deconner non plus. Evidemment les autres criteres restent obligatoire (chanter la digue du cul en verlan, parler le patoi en binaire, ecrire volapuk en gothique, adherer a l’UMP, poster de quivoussavez au dessus du lit, ADN, doigt dans le cul mouille ect).

    • Anonyme

      Mais tu débarques mon vieux ! Ca fait depuis longtemps que les étudiants étrangers sont au premier rang des lois xénophobes qui passent depuis 15 ans. Il y a plein de lycéens et d’étudiants étrangers qui sont sans-paps parce qu’on leur a pas accordé le visa d’étude, alors ils ont demandé un visa de séjour temporaire et se cachent pour continuer à étudier depuis qu’il a expiré.

  • Anonyme

    Classique jérémiade anti-Sciences Po comme l’extrême gauche française en publie deux par an en moyenne dans le Monde Diplomatique. Même reproche : Sciences Po marche bien. Pourquoi Sciences Po marche bien ? Parce que Sciences Po sélectionne ses étudiants. Pourquoi les autres universités ne sélectionnent pas leurs étudiants ? Parce qu’il faut bien que les syndicats aient un réservoir inépuisable d’étudiants en échec pour mener leurs « mobilisations » et défendre une fac gratuite, donc pauvre et inefficace. J’ajouterais : pauvre, inefficace et inégalitaire : dans une fac « gratuite », c’est à dire financée par tous les contribuables, ce sont les classes moyennes et supérieures qui profitent du système financé par les impôts des classes populaires, qui elles ne vont pas à la fac. Enfin bref, c’est la même gauche qui défend les fonctionnaires aux dépens des précaires et les cheminots aux dépens des caissières.

    • Ponponbesogne
      Ponponbesogne
      Plus on est de fous, moins il y (...)
      • Posté à 16h23 le 08/11/2007
      • Internaute 20981
        Plus on est de fous, moins il y (...)

      Je suis assez d’accord avec vous. En effet, une sélection des étudiants est nécessaire car, même si ça ne fera pas plaisir à tout le monde, l’université démocratique est une blague. Non pas une sélection par l’argent, mais par les résultats, et notamment du bac ; ce qui n’est pas fait aujourd’hui : plus de frics et de redoublants, plus l’université « democratique » se gave et s’en tape de ses étudiants. Alors oui à une université sélective mais marre aussi du statut des grandes écoles qui ne faborise que les bobos parisiens et les fils de hauts fonctionnaires et autres.
      Marre des combats trotskystes de l’UNEF et absurdes de l’UNI. Oui à une vraie université égalitaire mais sélective qui deviendra ainsi plus efficace, plus proche du monde du trvail et qui ne relègue pas les facs de base au second plan.

      • Ponponbesogne
        Ponponbesogne répond à Ponponbesogne
        Plus on est de fous, moins il y (...)
        • Posté à 17h15 le 08/11/2007
        • Internaute 20981
          Plus on est de fous, moins il y (...)

        Je suis assez d’accord avec vous. En effet, une sélection des étudiants est nécessaire car, même si ça ne fera pas plaisir à tout le monde, l’université démocratique est une blague. Non pas une sélection par l’argent, mais par les résultats, et notamment du bac ; ce qui n’est pas fait aujourd’hui : plus de frics et de redoublants, plus l’université « democratique » se gave et s’en tape de ses étudiants. Alors oui à une université sélective mais marre aussi du statut des grandes écoles qui ne faborise que les bobos parisiens et les fils de hauts fonctionnaires et autres.
        Marre des combats trotskystes de l’UNEF et absurdes de l’UNI. Oui à une vraie université égalitaire mais sélective qui deviendra ainsi plus efficace, plus proche du monde du trvail et qui ne relègue pas les facs de base au second plan.

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