La route des Indes

Les reportages d'Alexandre Marchand en Inde et en Asie du sud-est.

Le consumérisme, la religion de l'Inde de demain

Alexandre Marchand
Etudiant en journalisme
Publié le 30/03/2010 à 18h10


Des personnes marchent dans un supermarché indien à Bombay en juillet 2007 (Sima Dubey/Reuters)

(De New Delhi) De gigantesques galeries commerciales remplies de magasins de marques internationales : en Europe ou en Amérique le spectacle serait considéré comme banal, en Inde il est relativement nouveau. Le centre commercial (dit « mall ») de Saket est le symbole de cette Inde de demain.

Ouvert en 2007, cet espace de 125 000m2 dédié à la consommation témoigne des changements que traverse le pays.

Malgré l’heure de pointe, le mall semble bien vide. Les magasins sont quasiment dépourvus de clients. Des bandes de jeunes s’attardent sur les bancs à profiter de l’air conditionné, visiblement sans intention aucune de dépenser leur argent. Ali et Danish, deux jeunes salariés d’IBM, font partie de ces gens-là :

« On vient ici dès qu’on a un jour de congé. On fait plutôt du lèche-vitrine sans acheter grand-chose. Si jamais nous voyons quelque chose qui nous plait vraiment, nous réfléchissons bien et économisons avant de l’acheter ».

Et pour cause : les prix ici n’ont rien à voir avec ceux du dehors. Ils l’attribuent à « la présence des marques internationales ». Comptez 3 000/4 000 roupies (45/60 euros) pour des chaussures, 2 500 (38 euros) pour un jean... A titre indicatif le salaire moyen indien est de 3 000 roupies (45 euros) par mois. Jeerant Singh Rawat, manager d’un célèbre magasin de stylos plumes, tempère :

« C’est vrai qu’auparavant les malls étaient plus un lieu pour traîner mais les choses changent. De plus en plus de gens viennent ici pour dépenser leur argent et cela va continuer. Il suffit de voir : auparavant les malls étaient uniquement dans les grandes métropoles, maintenant ils s’étendent un peu partout dans le pays »

600 centres commerciaux en 10 ans

Effectivement, le phénomène a pris forme à une allure déconcertante. Si le premier mall en Inde ne date que de 2000, on estime qu’il y en aurait jusqu’à 600 en activité actuellement. Ils sont principalement situés dans les grandes villes ou leurs alentours immédiats. Ainsi, à Delhi, les panneaux publicitaires ne cessent de vanter les nouvelles constructions de Gurgaon ou Noida, deux villes nouvelles de la périphérie de la métropole.

Grands axes routiers, centres commerciaux démesurés, complexes de bureaux, immeubles modernes sans âme, voilà le rêve de l’Inde de demain.

Cependant cet engouement pour les malls est loin d’être du goût de tout le monde. Dharmendra Kumar est le directeur de India FDI Watch, une organisation entendant protester contre la libéralisation du commerce et l’entrée de multinationales sur le marché indien. Il critique notamment leur impact sur les petits commerçants :

« Dans un pays avec tant de personnes et des niveaux de pauvreté si élevés, le modèle démocratique du petit commerce de détail est le plus approprié en terme de viabilité économique et de durabilité écologique.

En l’absence de toute sécurité sociale suffisante, le petit commerce est une valve de sûreté pour des millions d’Indiens, des familles pauvres qui n’ont aucune autre opportunité de survie. »

Contraire à la mentalité indienne

Au-delà des aspects purement économiques, c’est la mentalité du milieu qu’il fustige :

« La mentalité du consommateur indien est “ épargne et achète ”, l’inverse du “ achète et rembourse ” qui est perpétré par la culture des malls en parallèle des millions dépensés en publicités pour amener la quête du consumériste à nourrir leurs profits. »

Hauts fonctionnaires, avocats, employés de multinationales, businessmen... La clientèle des malls est cette fameuse « classe moyenne montante ». Ce n’est que depuis les réformes économiques libérales du début des années 1990 que cette dernière a vraiment pris son envol.

C’est d’ailleurs le pari du gouvernement actuel (dont le Premier ministre, Manmohan Singh, avait présidé à la libéralisation de 1991) de faire de cette classe moyenne le socle de l’Inde du XXIème siècle. Débarrassée des partis de gauche depuis les élections de 2009, la coalition gouvernementale dominée par le Congrès (United Progressive Alliance II) a maintenant les mains libres pour mettre en œuvre sa réforme de l’économie.

Son budget pour l’année 2010-2011 en est d’ailleurs le témoin. A travers la baisse des subventions sociales, les réductions d’impôts ou encore les incitations au crédit, le gouvernement a fait montre de sa volonté de substituer la consommation privée aux dépenses publiques comme moteur de la croissance du pays.

La classe moyenne ? C’est 1/4 de la population indienne

Le vote du budget a déclenché un tollé général dans le pays, le gouvernement se voyant reprocher de privilégier la minorité riche aux dépens de l’« aam admi » (l’homme du peuple). En effet, cette classe moyenne est estimée à « seulement » 300 millions de personnes, soit un quart de la population totale.

Le modèle de développement particulier à l’Inde fait que cette nouvelle classe moyenne est issue directement de secteurs à haute valeur ajoutée (finance, informatique...).

Car le développement de l’économie a « omis » la phase de production de biens manufacturés à bas prix, comme beaucoup de produits chinois aujourd’hui. Cette phase offre pourtant de l’emploi aux masses et une grande partie de la population reste donc exclue de ce modèle.

De nuit, le luxueux mall de Saket brille de mille feux. Les clients satisfaits, sacs d’achats au bras, attendent que le voiturier amène leur véhicule. Certains couples s’attardent sous les palmiers illuminés à contempler les jets d’eaux sur fond de musique pop. Juste à côté, caché derrière des panneaux publicitaires, se trouve un ensemble de taudis faits de bouts de tôle : c’est ici que vivent les ouvriers travaillant sur le mall.

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  • clement_m-
    clement_m-
    maître contradicteur
    • Posté à 18h14 le 30/03/2010
    • Internaute 100136
      maître contradicteur

    Qu’ils ne se pressent pas pour entrer dans l’industrialisation de masse et le consumérisme. Ça ne réussit que moyennement à ceux qui y succombent.

    • Nimch
      Nimch répond à clement_m-
      écololibriste
      • Posté à 19h24 le 30/03/2010
      • Internaute 84917
        écololibriste

      En même temps je suis pas sûr qu’il reste suffisamment de temps (comprendre de matières premières et d’énergie pas chère) pour l’industrialisation de masse de l’Inde avant l’écroulement complet du système tel qu’on le pratique depuis quelques décennies.

    • ehna81
      ehna81 répond à clement_m-
      Fonctionnaire
      • Posté à 19h26 le 30/03/2010
      • Internaute 90547
        Fonctionnaire

      Je pense que c’est un miroir aux alouettes. Ceci dit eux aussi rêvent de prospérité à l’occidentale. Et pourquoi eux aussi n’auraient ils pas droit au confort, au progrès technique ?
      Néanmoins j’émets qques réserves c’est que les ressources énergétiques ou minières risquent d’être insuffisantes pour satisfaire la demande si jamais tous les indiens avaient un pouvoir d’achat suffisant. Et écologiquement parlant c’est pas top.

      Et puis le modèle occidental est-il approprié au peuple indien ? Je sais pas à eux de décider mais pas aux multinationales

      • deserteur
        deserteur répond à ehna81
        Service Athée
        • Posté à 19h38 le 30/03/2010
        • Internaute 62084
          Service Athée

        « Et puis le modèle occidental est-il approprié au peuple indien ? Je sais pas à eux de décider mais pas aux multinationales »

        Dormir sur un bon matelas plutôt que sur une paillasse.
        Manger de tout c’est à dire équilibré.
        Avoir des vêtements décents et pas des haillons.
        Si pour certains c’est ça le consumérisme alors vive ce consumérisme là.

         
        • ehna81
          ehna81 répond à deserteur
          Fonctionnaire
          • Posté à 19h51 le 30/03/2010
          • Internaute 90547
            Fonctionnaire

          Bien sur que la misère me révolte. Et je suis pour que les indiens ou autres pays du tiers monde accèdent au confort, à une vie décente.

          Mais le consumérisme occidental est-il ce qu’ils leur faut ? Je pense que les mieux à même de répondre ce sont les indiens.

          Pour exemple lors du tsunami en Asie. Aux pêcheurs des ONG occidentales avaient acheté des bateaux flambants neufs. Sauf que les bateaux ne correspondaient pas à leurs besoins. Et dans la logique occidentale personne ne s’est dit « on va leur demander quel bateau ils veulent ? Quels bateaux leurs faut-il ? »

          Respecter leurs modes de vie, leurs besoins c’est quelque part respecter les êtres humains.

          Tout ce que je dis n’engage que moi et certainement peut paraître naïf.

          • deserteur
            deserteur répond à ehna81
            Service Athée
            • Posté à 20h25 le 30/03/2010
            • Internaute 62084
              Service Athée

            Regrettera qui veut le bon vieux temps,
            Et l’âge d’or, et le règne d’Astrée,
            Et les beaux jours de Saturne et de Rhée,
            Et le jardin de nos premiers parents ;
            Moi je rends grâce à la nature sage
            Qui, pour mon bien, m’a fait naître en cet âge
            Tant décrié par nos tristes frondeurs :
            Ce temps profane est tout fait pour mes mœurs.
            J’aime le luxe, et même la mollesse,
            Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
            La propreté, le goût, les ornements :
            Tout honnête homme a de tels sentiments.
            Il est bien doux pour mon cœur très immonde
            De voir ici l’abondance à la ronde,
            Mère des arts et des heureux travaux,
            Nous apporter, de sa source féconde,
            Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
            L’or de la terre et les trésors de l’onde,
            Leurs habitants et les peuples de l’air,
            Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
            O le bon temps que ce siècle de fer !
            Le superflu, chose très nécessaire,
            A réuni l’un et l’autre hémisphère.
            Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux
            Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux,
            S’en vont chercher, par un heureux échange,
            De nouveaux biens, nés aux sources du Gange,
            Tandis qu’au loin, vainqueurs des musulmans,
            Nos vins de France enivrent les sultans ?
            Quand la nature était dans son enfance,
            Nos bons aïeux vivaient dans l’ignorance,
            Ne connaissant ni le tien ni le mien.
            Qu’auraient-ils pu connaître ? ils n’avaient rien.
            Ils étaient nus : et c’est chose très claire
            Que qui n’a rien n’a nul partage à faire.
            Sobres étaient. Ah ! je le crois encor :
            Martialo n’est point du siècle d’or.
            D’un bon vin frais ou la mousse ou la sève
            Ne gratta point le triste gosier d’Eve ;
            La soie et l’or ne brillaient point chez eux.
            Admirez-vous pour cela nos aïeux ?
            Il leur manquait l’industrie et l’aisance :
            Est-ce vertu ? c’était pure ignorance.
            Quel idiot, s’il avait eu pour lors
            Quelque bon lit, aurait couché dehors ? [...]
            Or maintenant, monsieur du Télémaque,
            Vantez-nous bien votre petite Ithaque,
            Votre Salente, et vos murs malheureux,
            Où vos Crétois, tristement vertueux,
            Pauvres d’effet, et riches d’abstinence,
            Manquent de tout pour avoir l’abondance :
            J’admire fort votre style flatteur,
            Et votre prose, encor qu’un peu traînante ;
            Mais, mon ami, je consens de grand cœur
            D’être fessé dans vos murs de Salente,
            Si je vais là pour chercher mon bonheur.
            Et vous, jardin de ce premier bonhomme,
            Jardin fameux par le diable et la pomme,
            C’est bien en vain que, par l’orgueil séduits
            Huet, Calmet, dans leur savante audace,
            Du paradis ont recherché la place :
            Le paradis terrestre est où je suis.

            • ehna81
              ehna81 répond à deserteur
              Fonctionnaire
              • Posté à 00h06 le 01/04/2010
              • Internaute 90547
                Fonctionnaire

              Un peu de poésie ça fait pas de mal

              • deserteur
                deserteur répond à ehna81
                Service Athée
                • Posté à 13h12 le 01/04/2010
                • Internaute 62084
                  Service Athée

                oui bien que Voltaire ne soit pas spécialement réputé pour sa poésie.

                • ehna81
                  ehna81 répond à deserteur
                  Fonctionnaire
                  • Posté à 14h46 le 01/04/2010
                  • Internaute 90547
                    Fonctionnaire

                  ça me faisait penser à un pamphlet sauf que je savais pas que c’était Voltaire. Oups j’ai besoin de me cultiver ! c’est bien à toute âge j’apprends.

        • clement_m-
          clement_m- répond à deserteur
          maître contradicteur
          • Posté à 20h14 le 30/03/2010
          • Internaute 100136
            maître contradicteur

          Avez vous évalué le coût d’un tel confort matériel ?
          Ressources consommées, valeurs perdues, rapports humains atrophiés... Nous réalisons maintenant que ce que nous vivions comme le progrès peut également être vu comme une régression.
          Et vous voudriez que les indiens foncent bêtement dans le piège sans écouter le retour d’expérience du monde industriel ?

          • deserteur
            deserteur répond à clement_m-
            Service Athée
            • Posté à 20h18 le 30/03/2010
            • Internaute 62084
              Service Athée

            vous dormez sur une paillasse ?

            • clement_m-
              clement_m- répond à deserteur
              maître contradicteur
              • Posté à 20h35 le 30/03/2010
              • Internaute 100136
                maître contradicteur

              Non, j’ai grandi dans le confort et les notions de productivité, performance, rendement, salariat, individualisme ont imprégné ma personne. Aussi, l’idée de changer de mode de vie me terrorise autant qu’elle pourrait me séduire.
              Je n’empêche personne de vouloir se jeter corps et âme dans ce système, mais autant qu’elle soit prévenue des effets secondaires, ne pensez-vous pas ?

              PS : et rien ne coûte de chercher une autre façon d’obtenir ce confort.

            • talsimi
              talsimi répond à deserteur
              • Posté à 10h31 le 31/03/2010
              • Internaute 101200

              Je n’ai certainement pas dormi sur une paillasse et je ne pense pas que ce soit quelque chose de particulièrement agréable mais répéter un tel mantra sans réfléchir est un peu réducteur. On a pas parlé de continuer à vivre à l’âge de pierre, mais peut-être qu’on a pas besoin de malls non plus pour être heureux. Peut-être pas besoin de télé, d’ordinateurs, ni de portables non plus...
              En fait j’ai surtout l’impression que c’est vous qui confondez confort, progrès et bonheur. Est-ce que parce qu’on a une télé et des malls, on peut vivre mieux ? Peut-être que le vrai progrès c’est l’éducation, la santé, le fait de pouvoir se nourrir correctement, et d’avoir un gouvernement stable, qui offre à chacun une protection contre l’arbitraire...
              Répondre « vous dormez sur une paillasse » ici élude toute réflexion sur comment ne pas dormir sur une paillasse. Est-on sur que le capitalisme tel qu’on le connait est la meilleure voie pour cela ? Non. Accéder à un minimum d’hygiène, une éducation pour tous et un état démocratique, ce que chacun appelle le « progrès » n’a pas besoin de ça. La preuve : on vivait déjà comme ça dans la France des années 50, sans télé, frigidaire, malls, et jean levy’s. D’ailleurs à en entendre certaines personnes âgées, c’était déjà très bien ainsi, et avec en primes, des rapports humains beaucoup plus approfondis plutôt qu’un individualisme et une culte de l’apparence qui va avec ces malls qui se construisent.
              D’autres part, penser qu’un développement industriel peut constituer un progrès est voué à l’échec : vous pensez vraiment qu’il y aura, pour le reste de l’humanité, suffisament de ressources pour vivre à ce niveau ? Non et faute d’avoir pu durablement accéder à notre mode de vie, si chacun y prétend et que nous même ne voulons pas en céder un morceau, alors ce sera les mêmes indiens que vous prétendez défendre avec l’avènement d’une société de consommation qui en pâtiront les premiers. Car là-bas, pas de règles d’urbanisme, pas de règles environnementales, pas de préservation du patrimoine culturel aussi forte qu’aussi (et je ne parle pas que des monuments, mais aussi de la diversité des langues, des traditions du pays) et en cas de réchauffement climatique, absence d’un climat tempéré qui aggraverait ce que nous vivrions... Mais bon, nous européens, partirons déjà de si haut en terme de niveau de vie, que nous en souffrirons moins qu’eux, et peut-être pour cela, des gens comme vous n’ont pas besoin de remettre en cause leur vision des choses et répètent le même leitmotiv à longueur de temps, vu que vous n’en subirez pas les conséquences, ou du moins de façons très atténuée...

              Pour conclure, que vous réclamiez une meilleure vie pour des dizaines de millions de gens est louable, mais ne pas réfléchir sur la mise en oeuvre de ce « progrès » (j’ai un doute sur le progrès de l’humanité, d’où les guillemets) et ne voir comme solution que la société de consommation, c’est aller droit à l’échec... Regardez des photos de Chongqing en Chine : est-ce que pour accéder à l’éducation, on avait besoin de faire vivre les gens dans de telles conditions ?

              • deserteur
                deserteur répond à talsimi
                Service Athée
                • Posté à 12h10 le 31/03/2010
                • Internaute 62084
                  Service Athée

                Je pense que vous m’avez mal lu vous et quelques autres et que vous entendez le contraire de ce je veux exprimer.
                Pendant 35 ans je me suis entendu dire justement « mais tu veux revenir à la bougie ....... »
                lecteur de La gueule ouverte dans les années 70 et admirateur de René Dumont et du professeur Albert Jacquard soit je m’exprime mal ou alors je ne suis pas ce que je crois être ce qui m’étonnerait quand même.
                je ne lis pas Valeurs actuelles et le Figaro mais le Canard Charlie Siné et le Diplo. et parfois le Monde Libertaire.
                ou est l’erreur ?
                peut être je ne fais pas assez de fautes d’orthographe pour être crédible ?

            • guerzit-
              guerzit- répond à deserteur
              Incomprenant majeur
              • Posté à 11h01 le 31/03/2010
              • Internaute 28472
                Incomprenant majeur

              Moi je dors sur un genre de paillasse, par égard pour mon dos...

              C’est un signe de misère avancée, monsieur ?

              Avoir une belle vie selon vous c’est avoir son dunlopillo bi-portance en latex végétal à 50 ans ?

              Malgré ce que vous dites, le confort est une chose relative. Manger à sa faim l’est bien moins...

              • deserteur
                deserteur répond à guerzit-
                Service Athée
                • Posté à 11h53 le 31/03/2010
                • Internaute 62084
                  Service Athée

                « Moi je dors sur un genre de paillasse, par égard pour mon dos... »
                oui le truc japonais c’est recommandé mais ça coute aussi la peau des fesses.un futon non ?
                moi c’est effectivement latex végétal avec motorisation comment avez vous deviné ? Par égard pour mon dos aussi.

            • Numerosix
              Numerosix répond à deserteur
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 11h31 le 31/03/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)
              • deserteur
                deserteur répond à Numerosix
                Service Athée
                • Posté à 11h42 le 31/03/2010
                • Internaute 62084
                  Service Athée

                merci pour la chanson.
                j’ai eu la chance de le voir sur scène plusieurs fois avec Tachan et Fanon.

                • Numerosix
                  Numerosix répond à deserteur
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 11h51 le 31/03/2010
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)

                  Hé bien on dirait d’ après vos commentaires que vous n’en avez pas beaucoup retenu le message ! : -)

                  Cordialement .

                  • deserteur
                    deserteur répond à Numerosix
                    Service Athée
                    • Posté à 11h56 le 31/03/2010
                    • Internaute 62084
                      Service Athée

                    pourquoi tant de haine ?
                    qu’ai je pu dire qui vous déplaise, ?
                    CE QUI SE CONÇOIT BIEN S’ÉNONCE CLAIREMENT.

                  • Edouard Chastagnier
                    Edouard Chastagnier répond à Numerosix
                    Bogue la galère
                    • Posté à 12h35 le 01/04/2010
                    • Internaute 101113
                      Bogue la galère

                    J’aime quand tu écris « cordialement ».

        • LienRag
          LienRag répond à deserteur
          • Posté à 20h47 le 30/03/2010
          • Internaute 34767

          Comme le dit l’article, le consumérisme c’est « Les clients satisfaits, sacs d’achats au bras, attendent que le voiturier amène leur véhicule. Certains couples s’attardent sous les palmiers illuminés à contempler les jets d’eaux sur fond de musique pop. Juste à côté, caché derrière des panneaux publicitaires, se trouve un ensemble de taudis faits de bouts de tôle : c’est ici que vivent les ouvriers travaillant sur le mall. »
          Certes, avec le progrès cela changera, les ouvriers travaillant sur le mall seront renvoyés vers des bidonvilles horizontaux ou verticaux à la périphérie de la ville...

        • SupercalifragilistiC
          SupercalifragilistiC répond à deserteur
          J'représente mon cul pas un (...)
          • Posté à 09h26 le 31/03/2010
          • Internaute 62369
            J'représente mon cul pas un (...)

          Il reste quelques peuples qui vivent sans notre confort et sont très heureux au quotidien !

          Croyez vous vraiment que le « bonheur » des gens a continuellement augmenté avec le niveau de confort tout au long de ces derniers siècles ?
          Il y a des gens qui ont un canapé, une télé, une machine à laver, un bon lit et qui ne sont pas heureux pour autant. Et heureusement d’autres qui n’ont pas tout ça et qui eux sont heureux.

          Le confort à nos yeux est une chose, le confort à leurs yeux en est une autre. C’est pareil pour le bonheur...et là je crois que vous êtes (inconsciemment peut être) en train d’assimiler « votre » confort/bonheur au « soit disant véritable » confort/bonheur.

          Donc oui c’est au peuple indien de décider et pas aux saloperies de multinationales. En revanche maintenant que l’occident à fait sa pub/lavage de cerveaux pour son modèle de vie partout, je doute que leur choix soit très objectif.

          • deserteur
            deserteur répond à SupercalifragilistiC
            Service Athée
            • Posté à 12h20 le 31/03/2010
            • Internaute 62084
              Service Athée

            « un canapé, une télé, une machine à laver, un bon lit »
            99,99 0/0 des français ont ce minimum.
            le confort et le bonheur n’ont rien à voir.
            le bonheur est une chose personnelle.
            à 19 ans je n’avais ni télé ni vacances ni frigo (un pain de glace dans une glacière) chez mes parents.
            à 4 dans un 2 pieces wc communs avec les voisins.en 1968 !
            on ne s’imaginait même pas déshérités !
            on était heureux certainement.
            Mais je suis bien content d’avoir ma maison et un ordinateur !

            • SupercalifragilistiC
              SupercalifragilistiC répond à deserteur
              J'représente mon cul pas un (...)
              • Posté à 13h19 le 31/03/2010
              • Internaute 62369
                J'représente mon cul pas un (...)

              C’est très bien si pour vous bonheur et confort sont dissociés, pour moi aussi et ça devrait être le cas de tout le monde.

              Mais vous savez très bien pourquoi je dis ça. Au quotidien notre société essaie de nous faire rentrer dans le crâne que bonheur et consommation (donc confort si on veut) sont la même chose, c’est ce qui se passe là-bas en leur mettant sous le nez des produits qu’ils ne peuvent pas (encore) acheter. Ils le disent eux même, ils font du « lèche-vitrine » mais ils n’achètent rien.
              C’est du rêve, c’est du vent, ils n’en n’ont pas besoin pour être heureux mais les multinationales leur font croire que oui. C’est ce qui se passe et vous le savez bien, ils ne sont pas là-bas pour leur faire accéder à un minimum de confort, ils sont là-bas pour leur vendre du superflu. 2 objectifs totalement différents.

              Vous avez dit « Si pour certains c’est ça le consumérisme alors vive ce consumérisme là ». Si ce consumérisme là correspond à apporter un minimum de confort, alors je vous rejoins, mais j’y crois pas trop.

              • deserteur
                deserteur répond à SupercalifragilistiC
                Service Athée
                • Posté à 13h26 le 31/03/2010
                • Internaute 62084
                  Service Athée

                dans les années 60 les français s’attroupaient pour regarder la télé devant les vitrines des électriciens.(qui étaient les seuls à vendre cette chose merveilleuse puisque les grandes surfaces n’existaient pas).

                les français faisaient leurs courses au marché au Familistère et chez Félix Potin.

                Ils méprisaient le petit commerçant souvent odieux durant l’occupation et furent très content à l’ouverture des premiers supermarchés.

        • Homere elmero
          Homere elmero répond à deserteur
          communiste primitif
          • Posté à 12h28 le 31/03/2010
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          et pas de teloche, ca rend con.

          • deserteur
            deserteur répond à Homere elmero
            Service Athée
            • Posté à 12h40 le 31/03/2010
            • Internaute 62084
              Service Athée

            Arte ça rend con ?
            Et la 5 aussi ?
            Le ciné-club aussi ?
            Tadeski aussi ?
            Le dessous des cartes aussi ?
            et Thallassa , ?
            Un peu sommaire ton appréciation.

            • Homere elmero
              Homere elmero répond à deserteur
              communiste primitif
              • Posté à 13h10 le 31/03/2010
              • Internaute 87706
                communiste primitif

              Ce que les 10% de gens pas trop cons regardent ca rend pas trop con. Le reste rend tres tres con. Imagine 2 secondes ce que les indiens regardent a la teloche, tueuse assermentee de cultures (les vraies, pas les formatees brodcastees)

              • deserteur
                deserteur répond à Homere elmero
                Service Athée
                • Posté à 13h15 le 31/03/2010
                • Internaute 62084
                  Service Athée

                quand 2 civilisations sont confrontées une des 2 (hélas ?)finit toujours par faire (presque ?) disparaître l’autre.
                il y a parfois des résurgences.
                ex : les indiens de Bolivie.
                et du Mexique.
                que devient le sous-commandant Marcos au fait ?

            • Edouard Chastagnier
              Edouard Chastagnier répond à deserteur
              Bogue la galère
              • Posté à 12h39 le 01/04/2010
              • Internaute 101113
                Bogue la galère

              La télé rend con et vieux, le livre jeune et intelligent.

              Michel Serres (La Dépêche du Midi du 2 janvier 2006)

              Cet instrument tue sans coup férir toute civilisation en moins d’une génération : l’Inde n’y coupe pas.

              • heinpasdeux-
                heinpasdeux- répond à Edouard Chastagnier
                Trollé par la modération...
                • Posté à 19h53 le 01/04/2010
                • Internaute 94001
                  Trollé par la modération...

                Michel Serres était hier soir sur France 3 chez Taddei ...
                Il est vieux assurément mais est il devenu ... ?

                Haha ...haha...

                • Edouard Chastagnier
                  Edouard Chastagnier répond à heinpasdeux-
                  Bogue la galère
                  • Posté à 20h05 le 01/04/2010
                  • Internaute 101113
                    Bogue la galère

                  ...tchoum ! [santé ! ]

                  Le comble c’est que n’ayant pas la télé, je ne peux pas voir cet anti-télé qui passe à la télé (ce qui est un comble)...

  • Bougrebigre
    Bougrebigre
    internaute
    • Posté à 18h23 le 30/03/2010
    • Internaute 103736
      internaute

    J’aime bien cette remarque :

    « Dans un pays avec tant de personnes et des niveaux de pauvreté si élevés, le modèle démocratique du petit commerce de détail est le plus approprié en terme de viabilité économique et de durabilité écologique.

    En l’absence de toute sécurité sociale suffisante, le petit commerce est une valve de sûreté pour des millions d’Indiens, des familles pauvres qui n’ont aucune autre opportunité de survie. »

    J’identifiatis comme « excuse » aux centres commerciaux la demographie : Carouf et consorts permettent du volume. Mais au contraire, ce n’est pas parce qu’il y a du monde qu’il faut de grand complexes...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h30 le 30/03/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Alors en français, on ne dit pas « mall » mais « mail ».
    Par contre, je ne sais absolument pas comment ça se prononce, plus « maille » que la version qu’on utilise pour parler du courrier électronique.

    Enfin si les mecs sont assez neuneux pour aller dans des galeries commerciales bien pourries plutôt que fréquenter les rues commerçantes, c’est leur problème. On va encore accuser le méchant mail, mais dans le fond les vrais coupables sont les gens qui y vont.

    Enfin le principal est qu’on ne me force pas à y aller, car je déteste ces endroits, les boutiques restent des boutiques mais je supporte pas l’ambiance, je supporte pas les gens qui y trainent, y’a rarement un bon troquet mais pire que tout c’est non fumeur : D
    Alors vive les rues piétonnes !

    • deserteur
      deserteur répond à Keldan
      Service Athée
      • Posté à 19h42 le 30/03/2010
      • Internaute 62084
        Service Athée

      « Alors en français, on ne dit pas “mall” mais “mail”.

      Au Quebec tu te prends un pain !

      on peut dire courrier électronique ou courriel !

  • himalove
    himalove
    ouvrier agricole
    • Posté à 18h40 le 30/03/2010
    • Internaute 56239
      ouvrier agricole

    Alexandre Marchand connait encore mal le pays où il a élu nouvellement domicile.

    Le « Mall » ne signifie pas comme il le prétend l’Inde de demain.

    Le « Mall » est un mot anglo-indien qui fait référence directement au raj britannique.

    Le « Mall » à Shimla, Mussoorie ou Darjeeling, les stations climatiques, construits par les anglais, était la promenade sur laquelle se promenaient les colons et les officiers anglais.

    Longtemps, ces promenades, dominant les faubourgs, ont été interdites aux coolies et autres intouchables...

    • Alexandre Marchand
      Alexandre Marchand répond à himalove
      Etudiant en journalisme
      • Posté à 20h09 le 30/03/2010
      • Internaute 88733
        Etudiant en journalisme

      Euhm je ne suis pas non complètement bête non plus, je sais bien que le mot « mall » est utilisé pour désigner les promenades dans les stations d’altitude du Raj (je suis par ailleurs allé dans les 3 villes dont vous parler) mais c’est à la base un mot tout à fait anglais signifiant « centre commercial ». Si jamais vous ne me croyez pas : Lien

  • San De-
    • Posté à 19h07 le 30/03/2010
    • Internaute 19339

    Pauvre Inde...

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 19h19 le 30/03/2010
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    C’est, hélas, ce que je constate aussi en Asie du Sud Est....
    J’imaginais que la culture asiatique serait plus résistante à ce consumérisme que l’on connait par chez nous.
    C’était sans compter avec le pouvoir médiatique.
    Le futur n’est pas écrit.
    Il reste à voir comment les populations intégreront tout cela et ce qu’elles en feront.
    Mais pour le moment, c’est pas trop bien parti...

    • San De-
      San De- répond à manu2005
      • Posté à 14h11 le 31/03/2010
      • Internaute 19339

      Ha, je me répète encore, mais au lieu de s’abrutir au marx et au trotsky, on devrait lire K Polanyi : « la grande transformation »...

      « Un contact culturel destructeur n’est pas primordialement un phénomène économique.

      La plupart des sociétés indigènes sont en train de subir une rapide transformation forcée qu’on ne peut comparer qu’aux violents changements causés par une révolution dit L.P. Mair. Bien que les mobiles des envahisseurs soient nettement économiques et que l’effondrement des sociétés primitives soient nettement causés, souvent par la destruction de ses institutions économiques, le fait saillant est que les nouvelles institutions économiques ne parviennent pas à être assimilées par la culture indigène, qui par conséquent, se désintègre sans être remplacé par un système cohérent de valeurs. […] »

      « Le danger véritable est, pour reprendre l’expression de Goldenweiser, “ celui d’un intervalle entre des cultures ”. Sur ce point, il y a pratiquement unanimité : “ les anciennes barrières sont en train de disparaître et aucune espèce de ligne directrice ne s’offre ” (Thurnwald, balck & white, p. 111). “ Maintenir une communauté dans laquelle l’accumulation des biens est considérée comme anti-sociale et intégrer cette même communauté dans la culture blanche contemporaine, c’est essayer d’harmoniser deux systèmes institutionnels incompatibles ” (Wissel, dans son introduction à M. Mead, the changing culture of indian tribe, 1932). Pour reprendre une l’expression mordante de Lesser sur une autre victime encore de la civilisation industrielle “ de la maturité culturelle en tant que Pawnee, ils ont été réduit à la petite enfance culturelle en tant qu’hommes blancs ” (The pawnee, ghost, dance and game, p. 44). »

      Ce livre écrit en 1948 ne parle t-il pas de la globalisation actuelle ?

      Voici donc où nous en sommes, un génocide culturel à l’échelle universelle. Nous croyons bêtement que, la colonisation n’est qu’un phénomène politique, puis économique et, que la ratification de décrets ou de référendum, donnent aux peuples colonisés l’accès. Mais, il n’en est rien, les uns ont sombrés dans le marxisme, d’autres dans l’islam ou le christianisme, et d’autres encore, dans l’ultra-libéralisme le plus vulgaire. Mais ils sont encore plus colonisés qu’avant. En effet, si autrefois, les déstructurations et destructions sociales étaient menés par l’homme blanc, depuis sont départ, ce sont les descendant des autochtones, batardisés qui mènent ces destructions, avec pour but de bâtir un pays à l’image des canons de l’homme moderne occidental ! Et après, l’on déplore les guerres civiles, les violences et autres génocides en Afrique et en Asie, tout en se félicitant de « l’occidentalisation », que l’on appel « progrès »

    • Alexandre Marchand
      Alexandre Marchand répond à manu2005
      Etudiant en journalisme
      • Posté à 17h42 le 31/03/2010
      • Internaute 88733
        Etudiant en journalisme

      Votre remarque sur la dissolution de la culture asiatique dans la société de consommation me fait penser au livre-testament du grand reporter italien Tiziano Terziani « La fin est mon commencement ». Ce journaliste a passé la quasi-totalité de sa vie en Asie à la recherche d’un modèle sociétal alternatif à l’Occident et porte donc un regard extrêmement critique sur notre civilisation et son évolution. Il montre notamment comment, pour lui, le monde est en train de converger vers une société globale où les particularités culturelles seraient noyées dans la société de consommation, l’économie basée sur le secteur des services... Ca fait un peu intellectuel comme résumé mais en réalité le livre se dévore de bout en bout, épicé qu’il est de considérations sur la vie ou de ses aventures dans l’Asie du second XXème. Un livre exceptionnel qui m’a marqué comme peu que je recommande à tous (personnellement c’est mon livre de chevet). Pour plus d’informations : Lien

  • adrak
    • Posté à 22h43 le 30/03/2010
    • Internaute 31361

    Il y a eu un double processus à Delhi pour encourager l’expansion de ces malls au détriment des petits commerçants :
    - d’une part on autorise les constructeurs immobiliers et les multinationales à ouvrir ces malls en zone résidentielle
    - d’autre part on ferme du jour au lendemain les petites boutiques et entreprises installées illégalement en zone résidentielle au lieu d’une zone commerciale.

    Il faut savoir qu’il n’y a pas assez de zones commerciales à Delhi, (celles-ci sont déjà bien engorgées). Donc beaucoup de petites SARL ou même d’entreprises unipersonnelles n’ont d’autre choix que de s’installer en zone résidentielle. C’est vers 2006-2007 que beaucoup ont été « mises sous scellés » (« sealings »), c’est-à-dire obligées de déménager du jour au lendemain, voire de fermer.

    C’est d’autant plus choquant que les malls sont eux-même construits en zone résidentielle.

    Face aux protestations parfois violentes les autorités ont été obligées de ralentir le processus et de régulariser certains quartiers résidentiels reclassés commerciaux. Mais la question est toujours en débat et les lois sur les « sealings » changent régulièrement, parfois positivement, parfois négativement.

    Il n’y a pas que les multinationales étrangères qui bénéficient de ces malls, mais aussi les constructeurs immobiliers indiens. D’ailleurs je pense que les prix de vente élevés s’expliquent en partie par les loyers très élevés des boutiques dans les malls.

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 22h59 le 30/03/2010
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    Voilà un article qu’il faudrait faire lire à tous ceux qui défendent l’exploitation de la main d’oeuvre des pays pauvres comme un moyen de faire que ces pays nous rejoignent économiquement/politiquement

    Si c’est tout ce qu’on a à leur proposer, ou à défaut ce qu’on a à leur proposer en priorité, ca devient difficilement justifiable...

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 00h33 le 31/03/2010
    • Internaute 61755

    bienvenue au club !

  • numeroSeptduvillage
    numeroSeptduvillage
    media-citoyenne et ecologeek
    • Posté à 11h23 le 31/03/2010
    • Internaute 83942
      media-citoyenne et ecologeek

    Les MALLS (industrie du centre d’achat) sont des temples du consumérisme. Ce sont ni plus ni moins que des lieux de vente des milliers tonnes de production plastique fabriquées en chine, détruisant l’accès aux produits locaux, faisant venir de loin des choses inutiles, blanchissant l’origine des produits, démultipliant artificiellement les intermédiaires (qui tient ensuite en otage les gouvernements).
    *En Thailande j’ai vu des malls, immense comme des quartiers entiens, très luxueux, prohibitifs pour 99% de la population qui elle vit dans la poussière et la pollution à ses pieds. Ces malls sont pires que des centres religieux. Car les centres religieux ne sont souvent que des relais éducatifs, méditatifs, des refuges locaux ou espace d’accueil en cas de problèmes. Un mall ne pourrait pas accueillir 10000 réfugiés de la faim ou d’une innondation. Ce pays est corrompu et ne fait pas face aux priorités.
    Ces malls sont gigantesques, irresponsables, complètement futiles et couteux à entretenir. Ces espaces PRIVEES sont surtout privateurs des espaces PUBLICS qui se réduisent en peau de chagrin. Reléguant les 99% de thailandais urbains sous les routes et exposé à un taux de pollution insupportable. Le but de ces malls est de piéger les gens sur leur trajet et de leur imposer musique, pub, produits tout le long. Les publicités sont si gigantesques que des familles entières vivent dans les structures métalliques qui les supportent. Pire qu’un film de SF à la Blade Runner.
    *Afrique : Des compagnies de pub payent des familles qui vivent dans les panneaux de pub pour les surveiller. fusil autorisé pour défendre le panneau et salaire fourni. (Pays centre ouest du continent).
    *Aux USA, pareillement les Malls sont des temples qui comprennent tout de votre naissance à votre mort : de l’église, au resto, ciné et centre d’achat. Tout est fait pour penser à votre place. L’argument bidon toujours cité est : « ah mais vous êtes libre d’acheter là ou là ». Faux. Nul besoin de voir ce qu’il se passe entre la maison et le malls, la route est étudiée pour qu’il n’y ait qu’un choix : joindre le malls. Une thèse en 2000 a été publié pour montrer ces pièges urbanistiques.
    D’autres thèses expliquent toutes les combines utilisées : lumière, parfums, captation clientèle, aura de puissance, accueil roi et l’usage des neurosciences sur les clients.

    CECI estdonc UN TRUST (concentration) dangereuse et appliquée différement selon les lois des pays. C’est aussi là que l’on voit qu’en Thailande, la loi est faible pour laisser passer toutes ces horreurs.

    Luttons pour ne pas avoir ce type de chose en France et ailleurs.
    Les malls sont une destruction progressive de l’espace public et du lien avec la réalité.

  • héraultique
    héraultique
    Traducteur
    • Posté à 11h27 le 31/03/2010
    • Internaute 110434
      Traducteur

    Le consumérisme, ce n’est pas la consommation outrancière, contresens omniprésent dans les médias, mais... un mouvement de défense du consommateur. Quasiment le contraire, en quelque sorte...

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