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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Les familles des victimes du franquisme ne perdent pas espoir

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 10/04/2010 à 11h47


Le juge Baltasar Garzon à Madrid, le 7 avril (Juan Medina/Reuters)

(De Madrid) Outrées par la suspension imminente du juge espagnol Baltasar Garzón, les familles de « disparus » du franquisme décident de faire appel à la justice argentine pour enquêter sur le sombre passé de l’Espagne. Curieux retournement, alors que le « superjuge » Garzón avait justement mené devant les tribunaux d’anciens membres de la junte argentine et ordonné l’arrestation du Chilien Augusto Pinochet.

Accusé par le Tribunal suprême espagnol, habilité à juger les magistrats, d’avoir sciemment outrepassé le cadre de la loi en ouvrant une enquête sur plus de 114 000 personnes disparues, Baltasar Garzón devra bientôt s’asseoir sur le banc des accusés, si son appel échoue comme les précédents.

Il risque d’être suspendu dès le 22 avril par ses pairs, dans l’attente du verdict.

Garzón a fait condamner d’anciens criminels latino-américains

Une perspective qui émeut les familles de disparus pendant la Guerre d’Espagne (1936-1939) et sous le régime franquiste, souvent exécutés et enterrés en bord de route.

Des rassemblements sont prévus dès que la nouvelle de la suspension tombera et plusieurs dizaines de sympathisants se sont déjà retrouvés à Madrid jeudi soir.

Plusieurs descendants de victimes du franquisme ont décidé de se tourner vers l’Argentine, où une plainte pour génocide et crime contre l’humanité sera déposée le 14 avril auprès de la juridiction habilitée à traiter les affaires pénales les plus importantes. Les mêmes fonctions que l’Audience nationale espagnole, où officie depuis plus de deux décennies celui que ses ennemis, agacés par sa grande projection internationale, surnomme le « juge star ».

C’est d’ailleurs depuis l’Audience nationale que Baltasar Garzón était parvenu à faire condamner l’Argentin Adolfo Scilingo, en 2007, pour les crimes commis par la junte argentine entre 1976 et 1983 et notamment les lugubres « vols de la mort ».

En 1998, le « superjuge » s’était rendu célèbre dans le monde entier en ordonnant l’arrestation du Chilien Augusto Pinochet alors en voyage à Londres.

« Une ex-colonie espagnole jugera ses crimes »

Dans ces dossiers et bien d’autres cas médiatiques, le magistrat s’est appuyé sur le concept de « justice universelle » pour agir hors de ses frontières et des limites de la prescription.

Une notion sévèrement réduite en Espagne en 2009 par les députés et un gouvernement souvent embarrassés devant les réactions outrées d’exécutifs étrangers dont les ressortissants étaient visés par les poursuites de juges espagnols.

« Nous démontrerons que la juridiction universelle n’est pas une arme colonialiste des pays puissants », a déclaré au quotidien Público l’avocat Carlos Slepoy, qui présentera la plainte à Buenos Aires mercredi :

« L’Argentine, ex-colonie espagnole, jugera les crimes de l’Espagne comme ce pays l’a fait avec les dictatures du cône sud. »

La plainte vise la période comprise entre le 18 juillet 1936, date du soulèvement militaire contre la seconde république espagnole, et le 15 décembre 1975. Soit la période couverte par la loi d’amnistie votée par l’ensemble des députés espagnols en 1977 et qui aurait dû empêcher, selon ses accusateurs, le juge Garzón d’ouvrir son enquête.

Une amnistie pourtant contestée par le comité des droits de l’homme de l’ONU, qui conseille qu’elle soit dérogée pour satisfaire les droits des victimes.

Avec cette nouvelle initiative, leurs familles espèrent pouvoir réclamer à l’Espagne une liste des hauts responsables de l’époque encore vivants et, au moins, que la justice argentine les convoquera pour témoigner. Rappelons que l’actuel président d’honneur du parti populaire, Manuel Fraga, fut ministre sous le régime de Francisco Franco.

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  • thierry reboud
    • Posté à 12h29 le 10/04/2010
    • Internaute 20923

    Ce qui est problématique dans cette histoire, c’est qu’il semble bien que Garzon ait effectivement usé de créativité juridique pour contourner la loi d’amnistie. Comme beaucoup, je considère que cette loi était un très mauvais coup, il n’en reste pas moins qu’un juge qui prend des libertés avec la loi, ça fait un peu désordre.

    En fait, cette affaire Garzon est un jeu de masques. Si certaines associations d’extrême-droite lui cherchent des poux, c’est bien sûr parce que l’appréciation du passé franquiste ne fait toujours pas consensus en Espagne (il suffit de se promener sur les marchés aux puces pour constater que les fétiches franquistes se vendent toujours très bien). Mais il est difficile d’ignorer que Garzon se distingue aussi dans les très nombreuses affaires de corruption, notamment immobilière, mettant en cause le Parti Populaire. Sa suspension arrange donc beaucoup de monde, et pas seulement les nostalgiques. (Sur ce sujet d’ailleurs, quelqu’un [par exemple Elodie Cuzin] peut-il nous renseigner plus en détail sur l’Audience Nationale et sa composition ?)

    Quant à la question de la loi d’amnistie elle-même, elle a eu la même vocation que la mythologie gaulliste de la France résistante en 1945, c’est-à-dire éviter que l’Espagne ne s’enferre dans des vengeances et des règlements de compte sans fin. Il n’y a aucun doute, ce n’est pas juste. Mais ce n’est pas le propos d’une telle loi, son propos est d’être politique. Au moins dans les années qui ont suivi immédiatement le franquisme, elle a probablement été utile (il n’y a qu’à se rappelle la tentative grotesque de Tejero, en 1981). On peut imaginer que 30 ans plus tard, cette loi d’amnistie n’a plus la même utilité, voire qu’elle est scandaleuse. Mais pour le coup, ce serait au pouvoir politique de le dire, et de le dire clairement.

    Au total, le principal point positif de l’affaire serait effectivement de voir se mettre en place une compétence universelle dans le sens Sud/Nord. C’est à cette seule condition, me semble-t-il, qu’on pourra la tenir pour universelle. Mais là-dessus, j’ai des doutes...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à thierry reboud
      Déchoukeur
      • Posté à 17h12 le 10/04/2010
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Eh ben on n’a pas sorti la boite à boules ? Heureusement que vos copains de la rédaction pensent à vous encadrer...
      C’est vrai qu’il vaut mieux rester modeste avec ce commentaire nullisssime...

      • thierry reboud
        • Posté à 17h46 le 10/04/2010
        • Internaute 20923

        Qu’est-ce que je disais ? Je ponds un commentaire (nullissime), et le petit 3615 rapplique, la truffe fraîche et le poil luisant ! Tout ça pour quoi ? Pour laisser une réponse génialissime... En effet, ça s’imposait.

        (Pour la boîte à boules, je vous rappelle que c’est plutôt vous qui semblez en disposer.)

      • christobal0094
        christobal0094 répond à nemo3637
        citoyen du monde
        • Posté à 18h11 le 11/04/2010
        • Internaute 77671
          citoyen du monde

        Calmez vous, les amis

        Nemo,vous auriez aimer quoi comme commentaire ?

        j’aime beaucoup le juge Garzon et l’Espagne et pas du tout celle de franco.
        On est 70 ans plus tard.
        vous voulez une justice absolue ? aye, a quel prix.

        c’est vrai, j’aurai aime de l’indignation de la part de T Reboud, mais son truc c’est le regard adulte et modere.

        j’ai connu l’Espagne sous franco, Buenos Aires sous la Junta, le paradoxe est la :
        ni les tupamaros, ni l’ETA ne les ont deboulonne.
        deux regimes faschistes et puis maintenant la democratie ( ouais, quand meme) sans passer par la case massacre.

        reste a se debarasser des terroristes financiers internationaux.

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à christobal0094
          Déchoukeur
          • Posté à 00h11 le 12/04/2010
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          J’aurai aimé un commentaire qui fasse mieux état de la situation historique de l’Espagne, qui relativise l’action d’une personne, d’un juge en l’occurence face à la difficulté du problème de la mémoire dans ce pays.
          La vision d’une justice qui serait rendue de par la bonne volonté d’un gouvernement est un fantasme digne d’un illustré ou d’un comte pour enfants. Cette justice - et soyons précis ; ici elle concerne la mémoire des « Républicains » - n’est, ne sera que le résultat d’un rapport de force, le résultat de l’action de citoyens espagnols qui se sont groupés en association.
          Le gouvernement espagnol a finalement cédé un moment en acceptant notamment que des sépultures décentes soient données à ceux dont les corps avaient été jetés dans fossées.
          Le discours légaliste et institutionnel des bien-pensants ,iréel, à la Bouvard et Pécuchet « de gauche » très souvent ignorant de ce dont ils parlent m’exaspère.
          Quant à l’action en elle-même de ceux qui ont voulu « déboulonner » les dictatures et dont les méthodes de réistance, selon vous,ont été inefficace, elle n’est jamais vaine.
          Moi aussi il m’est arrivé de séjourner en Espagne sous Franco et pas seulement pour des vacances. Et également en Amérique latine. Pas la peine de nous montrer nos médailles.
          La résignation et la confiance moutonnière dans les « puissants » n’ont jamais fait avancer ni la cause des opprimés ni la résolution des problèmes.
          Un exemple de cet échec de ces braves « démocrates » - la plupart inféodés à la finance internationale, ça c’est vrai - c’est la question basque. Les différents gouvernements espagnols, en arguant uniquement de leur « Droit » et de la force n’ont jamais résolu cette question. Je tiens bien à préciser que je ne soutiens pas ETA et les racistes basques. Il n’empêche que ce cher système libéral que vous chérissez n’a pas - loin de là et vous le reconnaissez - règlé tous les problèmes. J’irai même jusqu’à dire qu’il est train de faire faillite. Qu’en pensez-vous ?

          • christobal0094
            christobal0094 répond à nemo3637
            citoyen du monde
            • Posté à 19h04 le 12/04/2010
            • Internaute 77671
              citoyen du monde

            pourquoi ne pas avoir repondu ca a Reboux au lieu de declencher les hostilites ?

            avez-vous lu « le general de l’armee des morts » de Kadare, memoire et enterrement, ca m’a l’air d’etre au coeur du sujet.

            maintenant sur : « système libéral que vous chérissez » dont vous m’afublez.

            la c’est de l’outrage laid et mechant.

            je vous qualifierai donc a l’avenir avec le meme goudron, mais le fonds etant bon je vous donne le choix entre trois expressions de mon juste ressentiment :
            - agent de la globalisation
            - sponsor de Hublot
            - valet du grand capital

            indiquez-moi celui qui vous convient le moins, je m’en servirai pendant les 7 prochaines generations.

            afin que justice me soit rendue.

            • nemo3637
              nemo3637 répond à christobal0094
              Déchoukeur
              • Posté à 19h15 le 12/04/2010
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              Bon alors si je me suis trompé à votre sujet je m’en excuse...
              Mais, à l’avenir vous devrez faire vos preuves pour nous montrer justement que vous n’êtes pas un « valet du Capital ».
              Car voyant du Thierry Bouboule - ou les commentaires d’un ectoplasme du même genre - je vois...rouge.
              C’est le symbole même de la pensée de gauche bcbg, avec un zeste de fausse gouaille et de grossièreté, régulièrement encadré par Rue89 dont il traduit bien la pensée. A éreinter comme l’écureuil trop mignon dans Tex Avery...

              • christobal0094
                christobal0094 répond à nemo3637
                citoyen du monde
                • Posté à 19h35 le 12/04/2010
                • Internaute 77671
                  citoyen du monde

                Mais, à l’avenir vous devrez faire vos preuves pour nous montrer justement que vous n’êtes pas un « valet du Capital ».

                la, j’ai peur.

                Inquisition, Staline, ou Baden Powel ?
                non merci.

    • egide
      egide répond à thierry reboud
      Littéral
      • Posté à 18h11 le 10/04/2010
      • Internaute 45067
        Littéral

      Quant à la question de la loi d’amnistie elle-même, elle a eu la même vocation que la mythologie gaulliste de la France résistante en 1945, c’est-à-dire éviter que l’Espagne ne s’enferre dans des vengeances et des règlements de compte sans fin.

      Je crois que votre analogie ne tient absolument pas.

      Les circonstances politiques et l’absence ... d’amnistie des crimes de la collaboration.

      En 1944, le général de Gaulle a réussi à fédérer les différents courants de la résistance déjà depuis 1943 sous sa férule politique.

      Au moment de la Libération, la France est le seul belligérant qui intervient militairement même si c’est symbolique avec toutes les armées alliées anglaise, américaine et russe.

      Si politiquement les français de Londres sont majoritairement des conservateurs, les résistants français sont organisés pour la plupart par le P.C.F.

      Surtout, il y a un compromis historique qui après quelque semaines d’épuration sommaire conduit à la paix civile en France.

      En 1975, l’amnistie que décroche les militaires franquistes est de la même nature que celles dont bénéficieront plus tard les putschistes chiliens et argentins.

      Une forfanterie politique qu’impose une armée bien trop autonome politiquement et dont on connait les tendances meurtrières.

      Bien malin qui peut dire qu’elle est le poids réel de l’Armée espagnole aujourd’hui dans ce pays.

      S’est-elle convertie à la démocratie et à la neutralité politique  ? Voire.

      Dans le fond personne n’en sait rien.

      Il n’y a pas de créativité juridique, ni de machinerie interprétative de la part du juge Garzon.

      Il sait ce que nous savons, les méthodes des militaires avant la guerre civile dans les colonies marocaines, pendant la guerre civile avec l’élimination physique des opposant civils coordonnées au plus haut niveau du commandement et après la guerre civile sont des crimes contre l’humanité.

      Et de ce fait, ils sont imprescriptibles.

      Les conservateurs européens colonialistes sont des meurtriers contre l’humanité qu’on pourrait poursuivre encore maintenant.

      Ce qu’ils ne veulent à aucun prix tant cela couterait.

      Un jour, pourtant, il faudra bien y passer à la compensation des horreurs perpétrés.

      En France, il est vrai qu’Albert Londres gît par le fond dans l’océan Indien et sa voix s’est tue à jamais qui dénonçait ces troubles majeurs.

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à egide
        • Posté à 18h33 le 10/04/2010
        • Internaute 20923

        La seule analogie que je faisais avec la mythologie gaulliste tenait à ses buts. De ce point de vue, et de ce point de vue-là seulement, je maintiens (mais c’est beaucoup une affaire d’opinion) que la loi d’amnistie espagnole remplissait la même fonction que le récit gaulliste : tourner la page pour ne pas avoir à feuilleter trop en détail.

        Sur le poids de l’armée espagnole dans les affaires politiques d’aujourd’hui, je crois qu’on peut vous rassurer : il est à peu près nul. Justement, le coup de Tejero a sonné le glas d’éventuelles ambitions golpistes puisqu’on a pu constater à cette occasion que l’armée ne l’avait absolument pas suivi, ni ne l’avait aucunement envisagé.

        Sur ce que j’appelle la créativité juridique de Garzon, je crois bien me rappeler qu’il l’avait même plus ou moins revendiquée. L’Espagne a en effet ratifié Lien qui rend les disparitions imprescriptibles, mais n’a pas abrogé la loi d’amnistie qui lui est contradictoire. Si je ne me trompe, soutenir que la Convention prend le pas sur la loi d’amnistie, c’est précisément l’argumentaire de Garzon devant l’Audience nationale, et c’est précisément cet argumentaire qui n’a pas (pour le moment au moins) été suivi.

        Pour ce qui me concerne, je ne lui donne pas tort... sauf que je ne suis pas juge à l’Audience nationale, ni même espagnol.

         
        • egide
          egide répond à thierry reboud
          Littéral
          • Posté à 18h54 le 10/04/2010
          • Internaute 45067
            Littéral

          Je vous remercie beaucoup de votre réponse et des éclaircissements que vous apportez sur la créativité juridique de Garzon.

          Je comprends que vous mainteniez votre position sur les fins de la mythologie gaulliste.

          J’ai une opinion différente de la votre qui concerne le récit gaulliste, pas forcément contradictoire d’ailleurs mais c’est un autre débat, complexe à souhait, et qui sort du cadre de l’affaire que nous commentons.

        1 autres commentaires
  • Holocrate
    Holocrate
    Douteur plus que douteux
    • Posté à 12h34 le 10/04/2010
    • Internaute 97427
      Douteur plus que douteux

    « Les familles des victimes du franquisme ne perdent pas espoir »

    Mhmm... il est de bon ton, de nos jours, de parler des victimes du franquisme. Fort bien, mais...

    Qu’en est-il des victimes des massacres perpétrés par les Républicains ?

    Ben oui, eux non plus n’étaient pas des anges, hein !
    Après tout, ce sont bien eux qui on exécuté 15.000 religieux (moines ou prêtres), dont 13 évêques... qui ont émasculé vivant Asensio Barroso, évêque de Barbastro, avant de l’achever... massacré 2.000 phalangistes, hors combat, au seul prétexte qu’ils étaient dans le mauvais camp... les fameuses « patrouilles de l’aube » se signalant par leur goût pour la liquidation de quelques dizaines de milliers d’habitants sur une simple dénonciation (5.000 sur 4 jours, par exemple, à Paracuellos et Torrejón de Ardoz). Sans même parler des exécutions sommaires effectuées dans le propre camp républicain, les partisans du POUM, par exemple (mais pas que) s’y faisant proprement massacrer.

    Bref, les Franquistes ont du sang sur les mains, oui, et pas qu’un peu... mais leurs adversaires aussi, qui ne leur cédaient en rien dans la cruauté et les meurtres de sang froid.

    Et donc, les victimes du Franquisme, oui, mais à quand les victimes de la République ?
    On attend toujours...

    • Monique 91
      Monique 91 répond à Holocrate
      ( retraitée )
      • Posté à 12h46 le 10/04/2010
      • Internaute 33804
        ( retraitée )

      Durant une guerre civile, les exactions sont malheusement des deux côtés..

      Mais vous oubliez que FRANCO a établi une dictature après sa victoire en 1939.. et qu’elle a duré jusqu’aux années 70..
      Est-ce un détail que vous oubliez volontairement ?

      • Holocrate
        Holocrate répond à Monique 91
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 17h01 le 10/04/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        Très franchement, je ne vois pas ce que le fait que Franco ait établi une dictature de plusieurs décennies, exonère les Républicains de leurs crimes.

    • ydcl
      ydcl répond à Holocrate
      • Posté à 13h16 le 10/04/2010
      • Internaute 17421

      Désolé, mais c’est les anarchistes, qui ont massacré les curés.

      • Holocrate
        Holocrate répond à ydcl
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 17h02 le 10/04/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        Peut-être pourriez-vous mieux vous documenter, avant d’énoncer des affirmations aussi hasardeuses ?

      • ydcl
        ydcl répond à ydcl
        • Posté à 02h22 le 11/04/2010
        • Internaute 17421

        Ah bon, vous mélangez allégrement anar de Catalogne et républicains de Madrid ? Encore un, qui va nous faire que Durutti était anarchiste, grâce à ses savantes lectures ! Une question : Vous êtes espagnol, ou vous avez habité en Espagne ?

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Holocrate
      Déchoukeur
      • Posté à 17h07 le 10/04/2010
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Les victimes du « camp républicain » ne représentent pas grand chose en nombre par rapport au massacre des populations à laquelle s’adonna les troupes franquistes. Exemple, la ville de Badajoz où l’on distribua sciemment des couvertures contaminantes d’épidémies.
      Mais c’était une guerre civile, sociale, politique où il y eu des injustices de toute part.
      Il manque une « case » dans l’histoire de l’Espagne. Car cette guerre, cette révolution espagnole, il ne fallait pas en parler. C’était un tabou ancré bien plus profondément que l’imposition de la vérité officielle du pouvoir franquiste. Il a fallu le regroupement et l’action tenace des familles de victimes républicaines, pour que le gouvernement socialiste accepte enfin que soit repectée la mémoire des vaincus. Et tout d’abord une sépulture pour ceux qui avaient été massacrés et jetés dans des fossées.
      Rappelons que la Valle de los Caidos sensé être un monument de paix et de réconciliation ne contenait que les corps de catholiques. Ce qui excluait bien sûr les athées, anarchistes ou socialistes.
      Cette case manquante ne permet pas à l’Espagne d’avancer normalement. Un peu comme lorsqu’on arrive pas à faire le deuil d’un parent parce qu’on ne sait pas comment il a fini.
      Le cadavre espagnol n’est pas comme les autres. Il est lesté d’une révolution sociale, de la critique des politiciens, non seulement de droite mais aussi de gauche.
      Le retard pris pour l’inventaire vient aussi d’une autre pesanteur : 40 ans de pouvoir franquiste. Un peu comme si le Maréchal Pétain - ou plutôt son gouvernement de type fasciste - se serait maintenu jusqu’en 1975 !
      Encore aujourd’hui, un certain nombre d’Espagnols, pas forcément très politisés, sont choqués de voir dans les rues des emblèmes de la Phalange et des statues ou des bustes de Franco. On réclame, au nom du Droit International, le même processus appliqué en Allemagne au titre de la « dénazification ».
      Ces forces réactionnaires, de type fasciste n’ont jamais été combattu en Espagne comme elles ont pu l’être après-guerre en Allemagne et en Italie.
      Les Alliés, surtout anglo-saxons ont ménagé Franco après la victoire contre les forces de l’Axe avec lesquelles il avait été l’allié.
      Mais la question d’une alternative acceptable compte tenu de la force des « communistes » n’avait pas été résolue.
      Pendant des semaines, en 1945, alors que des groupes armés franchissaient déjà la frontière, le Caudillo passa ses nuits à prier, s’attendant à une invasion alliée.
      Mais si l’on regarde la France, on s’aperçoit - comme le remarque nombre de riverains - qu’il a fallu attendre des décennies avant qu’un gouvernement reconnaisse la responsabilité de l’Etat français dans un certains nombre de crimes. Le Président Pompidou, alors qu’on s’était décidé à « serrer » l’un des derniers miliciens assassins vivant, faisait des discours pour demander qu’on « ne rouvre pas des plaies qui nous ont fait tant de mal ».
      Beaucoup de collabos purent ainsi couler des jours tranquilles et mourir dans leur lit.
      Pour en revenir à l’Espagne, la vérité, le respect rendu, seront le fruit d’un combat âpre que les associations continuent de mener et non l’action d’un juge aussi « valable » soit-il.

      • Holocrate
        Holocrate répond à nemo3637
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 17h19 le 10/04/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        « Les victimes du “camp républicain” ne représentent pas grand chose en nombre par rapport au massacre des populations à laquelle s’adonna les troupes franquistes. »

        Ah bon ? Parce qu’il faut un nombre minimum de victimes pour qu’elles soient dignes d’être reconnues en tant que telles ? ? ?
        Pour répondre plus concrètement à cette remarque (ne représentent pas grand chose en nombre), le nombre de gens massacrés par les Républicains est évalué à plusieurs dizaines de milliers de victimes.

        De fait, à propos des tueries lors de la guerre civile espagnole, c’est Bartolomé Bennassar qui a dit : « l y eut bien, face à face, deux volontés d’extermination, l’une plus organisée, c’est vrai, l’autre plus instinctive, l’une et l’autre exacerbées »

        Sinon, pour le reste, je suis assez d’accord avec votre intervention.
        Sauf que cela ne répond toujours pas à la nécessité de reconnaître aussi les exactions commises par les Républicains.
        Mais j’imagine que là, il nous faudra encore attendre longtemps, très longtemps, voire toujours, à l’instar d’autres massacres toujours pas reconnus... par la France notamment.

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à Holocrate
          Déchoukeur
          • Posté à 17h34 le 10/04/2010
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Vous vous focalisez sur une faiblesse dans une phrases afin d’établir un « juste » équilibre : c’était la même horreur, les mêmes massacres dans les deux camps. Avec la possiblité d’en terminer par un gros soupir ; quel malheur que la guerre tout de même...
          Non.
          Ce fut une guerre civile où les puissants avaient décidé sciemment de s’en prendre au peuple.
          Les exemples historiques ne manquent pas pour établir les responsabilités des massacres : la Commune de Paris fit des dizaines de milliers de victimes attribuées aux Versaillais. Du côté des Communards on éxécuta quelques centaines de personnes - et encore...
          Et bien sûr un assasssinat, un seul, de quelque côté qu’il soit, c’est toujours trop. Seulement ça ce sont des principes.
          En réalité, dès avant 36, les paysans, les ouvriers, étaient assassinés et pas seulement lors de révoltes.
          Un ressentiment et des attitudes d’auto-défense s’étaient constituées.
          Puisque vous avancez le chiffres de dizaines de milliers de victimes de Républicains, en citant Bénassar - que j’ai eu l’heur de rencontrer - dites nous alors qui sont-ils. Des militaires ? Des partisans des nationalistes ? Des gens du peuple ?

          • Holocrate
            Holocrate répond à nemo3637
            Douteur plus que douteux
            • Posté à 17h57 le 10/04/2010
            • Internaute 97427
              Douteur plus que douteux

            « Puisque vous avancez le chiffres de dizaines de milliers de victimes de Républicains, en citant Bénassar - que j’ai eu l’heur de rencontrer - dites nous alors qui sont-ils. Des militaires ? Des partisans des nationalistes ? Des gens du peuple ? »

            Un peu de tout, en effet... dont pas mal de gens « ordinaires ».
            Y compris à l’intérieur du camp républicain (inutile de vous rappeler le destin des partisans du POUM, je suppose...).

            En fait, mon propos n’est pas de minimiser les crimes des Franquistes, mais de signaler le silence assourdissant sous lequel les exactions des Républicains sont très soigneusement enterrées.
            Bon, on peut comprendre les raisons de ces deux poids deux mesures, mais tant qu’à ressortir le ligne sale, autant ressortir tout le linge sale, non ?

            • thierry reboud
              • Posté à 18h10 le 10/04/2010
              • Internaute 20923

              Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que les franquistes ont gagné la guerre civile, et que les républicains l’ont perdue. Ce que vous appelez le linge sale des républicains, il a été lavé et relavé (dans les circonstances que nous savons) par les vainqueurs de la guerre civile.

              Ce qui pose problème, ce n’est pas tant que les franquistes aient assassiné (puisque tout le monde le sait), c’est bien plutôt que la mémoire républicaine, notamment de ses souffrances, a été passée sous silence pendant les 40 années de dictature, et que la démocratie revenue ne l’ait pas plus remise en avant.

              • Holocrate
                Holocrate répond à thierry reboud
                Douteur plus que douteux
                • Posté à 18h24 le 10/04/2010
                • Internaute 97427
                  Douteur plus que douteux

                « Ce que vous appelez le linge sale des républicains, il a été lavé et relavé (dans les circonstances que nous savons) par les vainqueurs de la guerre civile. »

                Pas d’accord. D’abord parce que ce « lavage » a été effectué dans des circonstance - notamment de revanche - ne permettant pas une adhésion de tous, comme c’est actuellement le cas avec la réappropriation, commencée avec Chirac, de la responsabilité de la république française dans ce qui s’est passé sous Vichy.
                Je pense que les Espagnols - si tant est qu’ils se considèrent encore tous comme tels, mais c’est une autre histoire - sont peut-être arrivé à un endroit de leur histoire qui pourrait peut-être leur permettre, justement, cette réappropriation des crimes des deux camps, un peu à la manière de la Commission de la vérité et de la réconciliation en Afrique du Sud.

        • ydcl
          ydcl répond à Holocrate
          • Posté à 02h31 le 11/04/2010
          • Internaute 17421

          Hé l ’artiste ! Arrête de rendre, les républicains, responsables de toutes les exactions, au nom de la démocratie ! Tu le sors d’où, ton chiffre de 10 de milliers ? D’un journal, style ABC ?

        5 autres commentaires
    • egide
      egide répond à Holocrate
      Littéral
      • Posté à 17h45 le 10/04/2010
      • Internaute 45067
        Littéral

      Vos chiffres sont faux.
      Bidonnés totalement.

      Si Paul Claudel a parlé de 16000 membres du clergé espagnol assassinés dans ce poème indécent intitulé
      Aux martyrs espagnols,
      la réalité est heureusement bien inférieure.

      Les faits :
      clergé séculier (prêtres, curés) 4184 victimes,
      religieux (moines) 2365,
      religieuses (congrégations ou ordres) 283,
      Au total 6832 victimes.

      Ce qui n’est pas rien.

      La source : le clergé espagnol en la personne de Monseigneur Montero Moreno qui a publié en 1961 une liste exhaustive des victimes, en spécifiant l’identité, la condition religieuse, la date, le lieu et, souvent, les circonstances de la mort.

      Vous calomniez la République espagnole en accusant celle-ci de ces meurtres de religieux.

      Jamais, le gouvernement du frente popular n’a ordonné, ni encouragé les assassinats des membres du clergé.

      Cependant, certaines autorités locales qui s’étaient constituées après que le soulèvement militaire eût échoué partiellement ont réquisitionné et parfois détruit des édifices religieux et exécuté des religieux.

      Si on peut lui reprocher quelque chose, et encore, c’est de n’avoir pas pu les empêcher rapidement. Mais, au début de l’année 1937, il n’y a plus que des actes isolés qui visent des clercs.

      Car la plupart de ces meurtres ont été perpétués dans les premiers mois qui ont suivi le putsch de l’armée coloniale espagnole.

      Le choc du coup d’état du 18 juillet 36 a été tel dans certaines régions que la fureur populaire a entrainé ces exactions à l’égard des membres du clergé qui sont alors déclarés complices des militaires factieux.

      Dans quelques grandes villes, les assassinats de prêtres revêtent une importance qu’on ne peut atténuer :
      Un quart des religieux séculiers seront exécutés sommairement à l’initiative de comités populaires locaux qui ont pris les armes dès les premières heures du soulèvement militaire et les meurtres de religieux ne seront pas rare jusqu’à la fin de l’année 36.

      Il y a un véritable phénomène qui n’a pas fait l’objet d’étude :
      avant la guerre civile une partie importante des espagnols est très hostile au clergé. Cette hostilité a des causes multiples et s’enracine dans l’histoire même de l’Espagne. Il faut bien admettre notre peu de connaissance sur cet aspect qui sera cause de ces violences anticléricales.
      Ce n’est pas une page noire de la République espagnole du front populaire, c’est une page noire de l’histoire espagnole.

      C’est désolant comme on constate que la propagande franquiste organisée dès 1940 fait encore foi pour tenter de discréditer le gouvernement légal de la république espagnole.

      On connait vos sources :
      En effet La Causa General s’est voulue une
      instruction d’information sur les délits commis dans la zone dite «  rouge  ». mais n’est qu’une sorte d’accusations propagandiste et dépourvue de quelque valeur judiciaire tant les faits sont déformés.

      Voilà vos «  sources  », de la pure désinformation à usage pro domo.

      Pitoyable.
      Les généraux qui ont ourdi la rébellion militaire sont tous impliqués dans des crimes contre l’humanité dont ont été victimes les populations marocaines pendant la guerre du Rif auquel a participé le criminel français l’ex-maréchal Pétain.

      Car, ce qui est certains c’est que l’état-major des putschistes soutenus par les deux états fascistes du moment, l’Italie et l’Allemagne ont organisé l’extermination systématique des républicains, sciemment.

      Une véritable politique que le premier gouvernement franquiste a délibérément continuée.

      Il est indécent de renvoyer dos à dos les républicains et les putschistes.

      Mais, si le phénomène de la violence dont les clercs de l’église catholique espagnole ont été victime au début de la guerre civile reste en partie mal connue, c’est que personne n’a envie de se pencher sur ce problème particulier à l’Espagne qui oppose la population pauvre des villes et des campagnes aux institutions religieuses.

      Ce phénomène de jacquerie meurtrière qui revient tous les 30 ou 40 ans, est un des symptômes qui montre que la société espagnole souffrait d’une violence civile endémique depuis le début du XIXe siècle et qui ne trouvera son aboutissement qu’en 1975 à la mort du dictateur.

      Les premières élections libres après la déplorable dictature militaire donnera la majorité à la social-démocratie exactement comme en 1936.
      40 ans de malheur et d’épouvante.
      Pour rien.

      Ce que je sais, c’est que les conservateurs réactionnaires et nostalgiques de leur grandeur coloniale ne sauront jamais être objectif avec leurs turpitudes criminelles.

      Comme je le fais avec cette épisode peu reluisant des républicains espagnols.

      Ce que vous ne dites pas dans vos commentaires fascistoïdes, c’est qu’il y a eu des anarchistes compatissants qui n’ont pas tué le phalangiste qui était à leur merci et l’ont laissé repartir.
      Pour vous, ça n’a pas même pas existé.

      • Holocrate
        Holocrate répond à egide
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 18h09 le 10/04/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        « Vos chiffres sont faux.
        Bidonnés totalement.
        [...]
        Les faits :
        clergé séculier (prêtres, curés) 4184 victimes,
        religieux (moines) 2365,
        religieuses (congrégations ou ordres) 283,
        Au total 6832 victimes.

        Nous n’avons pas Lien, en effet...

        Pour ceux qui veulent en savoir (un tout petit peu) plus sur les atrocités commises à l’intérieur du camp républicain, je ne peux que recommander Lien de George Orwell, qui était bien placé pour savoir de quoi il parlait !

         
        • egide
          egide répond à Holocrate
          Littéral
          • Posté à 18h48 le 10/04/2010
          • Internaute 45067
            Littéral

          Vous n’avez pas lu le livre d’Orwell.

          Son Hommage à la Catalogne est un hommage au peuple catalan qui s’est soulevé contre les militaires putschistes et il n’y a pas matière dans son témoignage à soutenir vos thèses falsificatrices à propos des républicains espagnols.

          Ce qui vous importe de George Orwell, et de ce fait vous le méprisez, c’est la recension de l’épisode de mai 1937 à Barcelone qui a opposé les brigades militaires des communistes espagnols contre les milicien du P.O.U.M. un parti agrarien et ouvrier d’obédience marxiste auquel Eric Blair s’était joint comme combattant volontaire, et les anarchistes qui géraient toute la Catalogne.

          Je crains que cet épisode ne vous dépasse complètement. D’ailleurs la manière dont vous l’instrumentalisez est édifiante.

          Pour les lecteurs :
          Cette action des communistes était un coup de force destiné à augmenter l’emprise du P.C.E. sur le gouvernement du front populaire.

          Cela se traduit par l’élimination d’une faction trotskiste milice largement autonome dont les succès militaires relatifs empêche les communistes de tenir mieux le gouvernement républicain sous leur férule.

          Dans le verbiage des pro-staliniens, trotskiste est une insulte pire que fasciste ou nazi. Alors que Trotsky
          lui-même avait refusé de reconnaitre ce parti comme étant un parti d’obédience trotskiste  !

          Orwell a participé aux combats à mort qui a opposé les miliciens du POUM aux brigadistes du P.C.E. dans Barcelone.

          Malheureusement, les brigadistes staliniens l’emporte.
          Eric Blair qui était à Barcelone parce qu’il avait été grièvement blessé lors des combats contre les franquistes, sera obligé de se cacher et de s’exfiltrer d’Espagne afin de sauver sa vie.

          La guerre civile n’est pas finie qu’il a rédigé ce témoignage magnifique et fait publié ce livre qui est un appel vibrant à la solidarité internationale pour soutenir le peuple catalan et espagnol contre la dictature militaire soutenue par les fascistes italiens et les nazis allemands.

          Pourquoi, les familiers des victimes civils des républicains n’ont-ils pas besoin de se manifester  ?

          C’est très simple, ils ont pu faire le deuil, difficilement sans doute, des familiers qui ont été tué, pour la plupart, dans les semaines qui ont suivi le soulèvement militaire.

          Il n’y a pas de charniers «  républicains  » comme il y a encore des charniers inconnus de «  républicains  ». massacrés en masse comme dans les guerres ethniques.

          Aucun descendant de phalangiste n’a besoin d’errer dans les cimetières pour noter les numéros sur des tombes anonymes.

          Au cas où ce numéro permettrait grâce aux archives d’identifier ce républicain assassiné par les militaires factieux ou les phalangistes.

          Aucun descendant de franquiste ne se demande aujourd’hui dans quelle fosse commune on a jeté le corps de son grand-père ou de son grand-oncle.

          Il n’y a pas eu parmi les franquistes des enfants soumis aux bombardements massifs de l’aviation militaire. Non, il n’y a pas chez les franquistes ce genre de blessure qui démolisse toute une vie et fait souffrir encore.
          Tant mieux pour ces enfants là.

          • Holocrate
            Holocrate répond à egide
            Douteur plus que douteux
            • Posté à 19h12 le 10/04/2010
            • Internaute 97427
              Douteur plus que douteux

            Eh bé, en voilà une diatribe ! : -)))
            Et tout cela pourquoi ? Pour nier le fait qu’Orwell avait été plus que choqué par la manière dont ses camarades avaient été liquidés (merci pour ce mot que vous reconnaissez quand même) à l’intérieur même du camp républicain.. et peut-être plus encore, par le motif qui avait présidé à ces liquidations : la prise de pouvoir, juste la prise de pouvoir.

            « Orwell a participé aux combats à mort qui a opposé les miliciens du POUM aux brigadistes du P.C.E. dans Barcelone »

            Seriez-vous en train d’affirmer que c’est le POUM qui a initié ces combats fratricides ?
            Sinon, ben il était normal qu’ils se défendent, non ?

            Pourquoi, les familiers des victimes civils des républicains n’ont-ils pas besoin de se manifester ?
            C’est très simple, ils ont pu faire le deuil [...] »

            ... en fermant leurs gueules, et très soigneusement !
            De fait, même maintenant, on n’en voit pas beaucoup l’ouvrir à ce propos...
            Il faut avoir parlé avec quelques-uns d’entre eux - et surtout écouté leurs silences - pour entrapercevoir la douleur indicible, toujours là.

            Il n’y a pas de charniers « républicains » comme il y a encore des charniers inconnus de « républicains »

            Voilà une affirmation bien téméraire ! ; -)

            Aucun descendant de phalangiste n’a besoin d’errer dans les cimetières pour noter les numéros sur des tombes anonymes

            C’est vrai que les Républicains - toutes obédiences confondues - étaient connus pour leur immense respect des morts et leurs procédure tatillonne dans le comptage et l’identification de ceux qu’ils avaient massacrés... ; -)

            • egide
              egide répond à Holocrate
              Littéral
              • Posté à 22h47 le 10/04/2010
              • Internaute 45067
                Littéral

              Cessez de vous obstiner à commenter des faits dont manifestement vous ne savez rien.

              Cessez d’instrumentaliser Orwell. Si déjà vous pouviez le lire posément.

              C’est un écrivain très factuel. Même quand il fait le coup de feu contre les brigadistes staliniens, il ne se départit jamais de sa qualité d’observateur hors pair des évènements dont il est, non seulement le témoin, mais l’un des acteurs.
              Certainement l’acteur le plus lucide.

              Choqué Orwell  ? Il fait bien plus que défendre sa vie, il l’a déjà donnée pour ses compagnons d’arme. Car c’est cela qu’Orwell avait trouvé au sein du P.O.U.M. cette amitié fraternelle donné par des gens très modestes, de cette classe populaire dont le diplômé d’Eton avait tenté pendant si longtemps de se rapprocher sans vraiment parvenir à se faire accepter.

              Sauf cette année qu’il passa en Catalogne, des mois au front contre les franquistes et une semaine contre les ennemis politiques pendant ce tragique coup de force, l’évènement qui devait entrainer au final la défaite des républicains.

              L’histoire de l’Espagne est très mal connue en France. Et vous illustrez à vos dépends cette lacune.

              Lorsque les militaires colonialistes espagnols déclenchent ce coup d’état contre un gouvernement souverain élu démocratiquement, ils sont déjà des criminels contre l’humanité.

              Ils vont appliquer en Espagne contre les espagnols les terrifiantes méthodes de la «  sale  » guerre contre les populations civiles celles-là même que leur alliée l’armée française avait mise en œuvre 10 ans plus tôt au Maroc.

              À toute fin utile, je vous rappelle que la guerre civile espagnole est terminée depuis longtemps.

              Même le roi d’Espagne prend soin de ne pas prendre parti dans cette monstrueuse tragédie.

              Il a toujours montré son souci de tous les espagnols et il ne s’est jamais trompé sur qui étaient les victimes.

              Même des pro franquistes savent ce qu’il en était. Il n’y a que des fanatiques nostalgiques sinon du fascisme du moins de tous les régimes d’extrême-droite qui, à cette époque , constellaient l’Europe.

              Leur bilan morbide est accablant.
              Il suffit de se pencher sur l’histoire du Portugal de Salazar.
              Un vrai désastre, une entreprise siencieusement criminelle.

              S’il vous vous complaisez à regretter ces régimes meurtriers au moins faites l’effort de connaitre les faits historiques.

              Vos interprétations sont abominablement falsificatrices.
              Elles ne ressortent que de l’opinion.

              Rayez de vos tablettes, Hommage à la Catalogne. Les faits de mai 1937 ne représentent qu’une petite partie de son témoignage.

              Tout le livre est un hommage à la République et à la population harassée de misère et d’injustice et qui tente de s’émanciper socialement et économiquement.

              C’est le sens de l’engagement de Georges Orwell au sein du P.O.U.M. l’une des formations politiques des plus radicales de la constellation républicaine .

              Ce n’est pas parce que les communistes ont calomnié Orwell qu’il est de l’autre bord, du côté des conservateurs réactionnaires.

              Il n’a jamais renié son engagement personnel de combattant contre les putschistes et les phalangistes espagnols.

              Il n’y a pas eu personnalité plus haï que Trotsky par les obédiences marxistes léninistes qui soutenait l’URSS de Staline.
              Je ne pense pas que pour autant vous le preniez pour un héros.
              Il en va de même pour Éric Blair, personne n’a pu s’accaparer un homme aussi libre et indépendant.

              Personne.

              En ce qui concerne les chiffres, j’ai donné mes sources :
              L’église espagnole elle-même pour ce qui est du décompte des membres du clergé qui ont été tué au début de la guerre civile.
              J’ai même donné le nom de l’ecclésiastique qui a œuvré afin que tout lecteur qui le souhaite puisse vérifier ce que j’ai avancé.

              En ce qui concerne les militants du P.O.U.M., les historiens savent bien qu’ils ont été les victimes de la lutte à mort que les communistes espagnols avaient engagée contre toutes les autres composantes du gouvernement du front populaire. Cette lutte pour le pouvoir n’avait rien de fratricide. Disons que les communistes appelaient fratricides les anarchistes, les sociaux démocrates et tous les partis marxistes forcément «  troskistes  » ! Et vous êtes de leur avis, on croit rêver  ! Tant d’inncohérences.

              De quoi vous mêlez-vous  ?

              Vous souhaitez que l’état pontifical canonisent les miliciens du P.O.UM. seulement ceux que les communistes ont assassinés  ?
              C’est çà  ?

              • Holocrate
                Holocrate répond à egide
                Douteur plus que douteux
                • Posté à 09h55 le 11/04/2010
                • Internaute 97427
                  Douteur plus que douteux

                Cessez de vous obstiner à commenter des faits dont manifestement vous ne savez rien.

                Cessez d’instrumentaliser Orwell. Si déjà vous pouviez le lire posément.
                [...]
                S’il vous vous complaisez à regretter ces régimes meurtriers au moins faites l’effort de connaitre les faits historiques.

                Vos interprétations sont abominablement falsificatrices.
                [...]
                De quoi vous mêlez-vous ?

                Là, je me demande si finalement, je ne devrais pas vous prendre comme con fesseur... ; -)

                Pour le reste, je ne relève même pas le fatras d’affirmations gratuites.

        • ydcl
          ydcl répond à Holocrate
          • Posté à 02h36 le 11/04/2010
          • Internaute 17421

          Bravo, sauf que la Catalogne n’était pas républicaine ! Va dire ça à un catalan, et il te bouffe tout cru !

          • Holocrate
            Holocrate répond à ydcl
            Douteur plus que douteux
            • Posté à 10h26 le 11/04/2010
            • Internaute 97427
              Douteur plus que douteux

            On tente de réécrire l’Histoire ? : -D

            « Si certaines régions tombent rapidement (Navarre, Castille-et-León, Galice, Andalousie occidentale, grandes villes d’Aragon), le reste du pays reste fidèle à la République. Madrid, Valence et Barcelone, malgré le soulèvement de la garnison locale, restent aux mains des républicains »

            Pour une info plus complète, Lien

            • ydcl
              ydcl répond à Holocrate
              • Posté à 18h09 le 11/04/2010
              • Internaute 17421

              A nouveau, je précise, ne mélangez pas catalogne et républicains. Les catalans, ont passé le temps à se battre entre eux, ce a accéléré, la chute de la République. Exemple (Durutti, qui était un communiste convaincu), est mort, d’une balle dans le dos à Madrid. A moins, de fusils, qui tirent dans les coins, il semblerait, qu’il ait été assassiné. Devinez, qui en tirait bénéfice ? Les communistes catalans ! Alors républicains pfff...

        • ydcl
          ydcl répond à Holocrate
          • Posté à 13h25 le 11/04/2010
          • Internaute 17421

          Voici une démarche « intellectuelle », pour le moins surprenante, mais prévisible. Vous montrez, votre méconnaissance de l’Espagne,en mélangeant, Catalogne et Madrid. Vous faites partie de ces gens, qui professe une vérité, en déformant les écrits d’un auteur, qui doit se retourner, dans sa tombe ! On appelle ça, de la malhonnêteté « intellectuelle ».

          • Holocrate
            Holocrate répond à ydcl
            Douteur plus que douteux
            • Posté à 17h12 le 11/04/2010
            • Internaute 97427
              Douteur plus que douteux

            Merci pour la « consultation ».
            Je dois combien ? ; -)

        10 autres commentaires
    • Henri_
      Henri_ répond à Holocrate
      informaticien
      • Posté à 15h52 le 11/04/2010
      • Internaute 52443
        informaticien

      De qui vous foutez-vous ! ?

      Le régime franquiste a largement honorés ses morts alors que ceux de la Républiques sont, encore aujourd’hui, perdus dans des fosses commune ou sous les bords des chemins.

      S’il existe des morts franquistes qui n’ont pas reçu de sépulture, ou dont la famille n’a pas été indemnisée et honorée, c’est parce qu’on ignore leurs sort.

      Tout a été fait par le régime franquiste pour honorer ses morts.

      Du coté républicain c’est tout autre chose. Les familles ont été maltraitées, spoliées et souvent emprisonnées quand ce n’est pas simplement exécutées et cela jusque bien après la fin de la guerre.

      Il est assez insupportable de mettre sur le même plan ceux en l’honneur de qui on a dressés des stèles et des monument et ceux qui pendant des décennies on du baisser la tête sans même connaître le sort de leurs proches.

  • Monique 91
    Monique 91
    ( retraitée )
    • Posté à 12h40 le 10/04/2010
    • Internaute 33804
      ( retraitée )

    La France aussi, a eu du mal avec son histoire...

    Il a fallu attendre 1995 (je crois ) pour que le président J.CHIRAC reconnaisse les responsabilités de L’Etat de Vichy c’est-à-dire de la France dans les rafles des Juifs..
    F.MITERRAND ne l’a pas fait dans les années 80 : je me rappelle le discours indigné de BADINTER lors de la cérémonie au VEL D’HIV

    Je pense comme l’internaute » thierry reboud « que c’est au pouvoir politique actuel de l’Espagne de le faire comme l’a fait J.CHIRAC en 1995..

    Mais en attendant, il faut soutenir l’action du juge Garzon..

    • Namvina
      Namvina répond à Monique 91
      jeune sans avenir
      • Posté à 13h58 le 10/04/2010
      • Internaute 109249
        jeune sans avenir

      C’est le cas, Zapatero est à l’origine du « déterrage » des crimes franquistes.
      Lien

      • Holocrate
        Holocrate répond à Namvina
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 17h05 le 10/04/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        Dommage que l’on ne « déterre » QUE les crimes franquistes :
        Comme je le dis par ailleurs, il aurait été bien que les victimes du camp adverse (les Républicains) bénéficient de la même volonté de reconnaissance !
        On attend toujours...

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à Holocrate
          Déchoukeur
          • Posté à 00h37 le 11/04/2010
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Il y a quand même une question qu’on aimerait bien vous poser : quelle reconnaissance devrait être due, selon vous, aux membres de la Milice en France, éxécutés parfois sommairement en 1944-45 ? Quelle reconnaissance, selon vous, devrait bénéficier les fascistes italiens qui ont mal fini dans les dernières années de la guerre ? Et les nazis allemands éxécutés à Nuremberg ?
          Car si l’on suit votre raisonnement chaque camp doit avoir droit au respect. C’est ça ?

          • Holocrate
            Holocrate répond à nemo3637
            Douteur plus que douteux
            • Posté à 10h17 le 11/04/2010
            • Internaute 97427
              Douteur plus que douteux

            EXACTEMENT ! ! !
            (Vous savez que vous me plaisez, vous ?) ; -)

            Oui, c’est tout à fait ça : en ce qui concerne les miliciens, Lacombe Lucien, le superbe (et très courageux) film de Louis Malle, démontre clairement que le fait d’être milicien ne signifiait nullement que l’on était automatiquement une crapule... ET qu’on pouvait atterrir dans un camp OU dans l’autre au gré des circonstances et pas toujours volontairement. Ainsi en est)il de nombre de résistants qui se retrouveront au maquis, non par conviction, mais juste pour échapper au STO.

            Quant au procès de Nuremberg, il constitue une authentique caricature de l’instrumentalisation de la justice à des fins qui n’avaient strictement aucun lien avec elle.
            Sans même parler de sa parfaite illégalité (il est universellement reconnu qu’on ne peut poursuivre quelqu’un QUE sur base d’une loi DEJA existante au moment où les faits sont commis, ce qui n’était pas le cas à Nuremberg).
            Mais bon, là, c’est une autre histoire...

            • nemo3637
              nemo3637 répond à Holocrate
              Déchoukeur
              • Posté à 23h40 le 11/04/2010
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              Merci de votre réponse. Cela permet de mieux cerner votre psersonnalité : quelqu’un qui met le fascisme et ses adhérents au rang des « accidents », à l’échelle d’individus ballotés et tout à fait irresponsables de leurs actes pour diverses raisons. C’est ce que disait Goering à Nuremberg.
              On voit clairement avec qui vous vous sentez en empathie.

              • Holocrate
                Holocrate répond à nemo3637
                Douteur plus que douteux
                • Posté à 18h03 le 12/04/2010
                • Internaute 97427
                  Douteur plus que douteux

                Merci pour cette analyse quickly.
                Vous me direz où je peux vous verser vos 12 euros... ; -)

                • nemo3637
                  nemo3637 répond à Holocrate
                  Déchoukeur
                  • Posté à 18h57 le 12/04/2010
                  • Internaute 44521
                    Déchoukeur

                  Non, c’est gratos...
                  Non parce que ce que vous dites est particulièrement brillant ou original. Mais parce que c’est une vision perçue par nombre de gens : à gauche comme à droite on a commis des horreurs. La guerre gross malheur. Tout se vaut, tout est pareil.
                  Moralité : mieux vaut se casser quand il y a un problème, laisser les autres s’en dém..., abandonner toute idée de responsabilité individuelle - nos « chefs » sont là...- aller se cacher sous la pélerine d’un flic, dénoncer les fauteurs du désordre public, prôner une bienséante résignation.
                  Dites-moi que vous n’êtes pas comme ça.

        5 autres commentaires
    • nemo3637
      nemo3637 répond à Monique 91
      Déchoukeur
      • Posté à 00h15 le 11/04/2010
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Je pense comme l’internaute » thierry reboud « que c’est au pouvoir politique actuel de l’Espagne de le faire comme l’a fait J.CHIRAC en 1995.. »

      Certains commentaires nous expliquent précédemment en long et en large que justement l’histoire espagnole des années 1940-1975 est radicalement différente de l’Histoire de la France.
      On ne peut ramener la solution au problème à la mise en oeuvre de grand principes qui justement, pour des raisons historiques, sont difficilement applicables.
      Les commentaires de Thierry Teboud sont inspirés directement ou presque du « Journal de Mickey ».. comme ceux d’Holocrate de l’équivalent de l’almanach Vermot, franquiste
      Car mettre en avant les crimes staliniens, pour discréditer l’action de résistance de tout un peuple contre une armée de métier, aidée par les états fascistes, révèle l’inanité d’une argumentation bien relevée par Egide notamment.
      L’Eglise espagnole qui avait été le fer de lance de la résistance contre Napoléon, un siècle plus tôt, s’est révélée peu à peu être clairement dans le camp du conservatisme et de la réaction.
      Les curés tiraient au fusil sur les « rouges ». Et Francisco Ferrer en 1909 fut éxécuté pour son rationalisme et son anti cléricalisme.
      Elle dut faire face,cette église, dès le milieu du XIXe siècle, dans le « camp ouvrier ». sur le terrain idéologique, à un sens moral très affirmé et opposé à ses conceptions, Ainsi la morale anarchiste, rigoureuse, s’oppose en plein à la morale chrétienne.
      Déterrer le cadavre reviendrait aussi à parler de cet anti cléricalisme espagnol dont personne ne soupçonne - sauf les érudits - qu’il ait pu exister.

      • thierry reboud
        • Posté à 00h18 le 11/04/2010
        • Internaute 20923

        Et les vôtres sortent tout droit de Fripounet, c’est cela ? Parce que je me demande bien où vous avez pêché que je mett[ais] en avant les crimes staliniens, pour discréditer l’action de résistance de tout un peuple contre une armée de métier, aidée par les états fascistes... Dans vos rêves, je suppose.

        C’est très bien que vous ayez eu l’heur de rencontrer Benassar : oserais-je vous suggérer de le lire ?

  • LienRag
    • Posté à 15h27 le 10/04/2010
    • Internaute 34767

    A propos du Parti Populaire, j’aime bien la boutade d’un de leurs adversaires : « ça fait trente ans qu’ils affirment qu’ils marchent vers le centre, alors quand on voit où ils en sont aujourd’hui, on comprend d’où ils étaient partis.... »

  • Louve Bleue
    Louve Bleue
    en survie
    • Posté à 19h18 le 10/04/2010
    • Internaute 35566
      en survie

    Oui, très intéressant. J’espère que ce juge pourra néanmoins continuer son action, historiquement indispensable, non ?

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