On est là pour voir

des photos de toutes les couleurs, et aussi des vertes et des pas mûres

Un nouveau festival photo à Toulouse. Pour quoi faire ?

Publié le 16/05/2010 à 11h36

« Tout notre travail de sensibilisation et d’éducation, d’exigence et de respect tant de l’œuvre que du public, vient d’être d’être méprisé, balayé. » Ainsi s’expriment, en résumé, plusieurs organisateurs de festivals ou de lieux liés à la photographie et à l’image devant la deuxième édition de l’auto-proclamé festival de la photographie de Toulouse, ou MAP, entreprise inventée par un photographe et un « communicant » et très appuyée par la logistique de la mairie.

Effectivement, Toulouse ne manque pas d’initiatives de qualité sur la photographie et l’image. Et ce depuis la fin des années 60, quand un photographe, Jean Dieuzaide (1921-2003), dit Yan (un égal de Doisneau, Ronis, Izis...mais aussi un pédagogue infatigable, co-fondateur des Rencontres d’Arles), a établi en 1974 la première structure municipale permanente de photographie en France : la galerie du Château d’eau.

Le Château d’eau, référence internationale de la photo

Là ont défilé celles et ceux qui, vingt ans plus tard, signeront les expositions célèbres dans les festivals, les musées. Par des activités tenant au prosélytisme et à son charisme, il a imprimé à sa ville une nouvelle identité culturelle, moderne et en a fait une référence internationale.

Si le Château d’eau vivote aujourd’hui sur l’héritage du maître, plusieurs associations ont pris le relai et maintiennent une dynamique sur des engagements photographiques ou visuels différents : le Forum de l’image, le Printemps de septembre et Manifesto.

Elles reçoivent des subventions de la ville (12 000 euros/420 000 euros/11 000 euros), développent des secteurs éducatifs, ont un écho positif au-delà des boucles de la Garonne.

Non consultés, ces experts ne comprennent donc pas pourquoi la nouvelle municipalité socialiste avalise et soutien un nouveau festival.

Pour ma part, après avoir longuement fait le siège téléphonique du service de presse au cabinet du maire, et être resté sans réponse, j’émets (sans risques) deux hypothèses :

  • Ces associations et festivals ont eu le défaut d’exister (voire de résister, comme Manifesto) sous les précédentes municipalités de droite.
  • Il manquait au panorama des manifestations photographiques toulousaines un volet bien clinquant, bien commercial, bien démagogique.

C’est fait.

Le MAP, qu’es aquo ?

Dès la première phrase de sa « profession de foi », le ton est donné : « MAP 10 veut (vous) “ faire du lien ” en étant “ gratuit, libre d’accès et grand public ”. »

Le « lien », c’est quoi ? C’est multiplier les accrochages publics afin que le bon peuple de Toulouse se voit, se parle, se congratule, danse, chante ?

Ainsi, cette formule qui a fait le succès (moyen) des grilles du Sénat se voit ici multipliée aux quatre coins de la ville, des arcades de la place du Capitole au jardin Raymond VI, des quais de la Daurade aux grilles de Saint Sernin.


Au jardin Raymond VI (exposition Jean Michel Turpin) à Toulouse (Y. Klamouk pour Rue89)

On n’est pas obligé d’aimer la photographie. Pourquoi bourrer les yeux, confisquer le regard du piéton de Toulouse par des photos qui font taches sur tous ces murs de briques, porteurs d’espaces nus et beaux, où chacun peut se faire ses images ?


Au cloître des Jacobins (exposition marc Monméat) à Toulouse (Y. Klamouk pour Rue89)

Pourquoi nous infliger sur ces architectures ou dans le cloître des Jacobins, jetées sur des grillages d’exposition pour salles polyvalentes, des photos profilées Prisma Presse, labellisées SFR, EDF,FNAC, Fuji ?

Ces marques sont les vrais directeurs artistiques. Pour elles, on privatise l’espace public, depuis les jardins aux salles centrales et prestigieuses de la mairie, alors que les autres festivals associatifs se voient réduire les lieux d’occupation (sauf à les louer).

Dans leurs messages de partenaires, les notables socialistes Pierre Cohen, maire de Toulouse et Martin Malvy, président du conseil régional, justifient leurs soutiens à MAP par « un concept » tourné vers l’« amateur » et le fameux « grand public ». La ficelle est grosse. On sait par expérience ce que caractérise un programme « grand public » : c’est le moins disant culturel. Le contraire de populaire.

Quand à l’« amateur », ces lettrés devraient savoir que cette qualité est synonyme de connaisseur. En général, l’amateur ne supporte pas l’amateurisme et la vulgarité qui, à une ou deux cautions près (Elliot Erwitt, Arno Brignon) structurent ce « festival ».

Ami-e-s amatrices et amateurs de photographies, je vous conseille, en ce mois de mai, de vous promener aux festivals de Sète (Images singulières) ou de Montpellier (Boutographies) qui divulguent professionnellement la photographie, ses idées, ses formes, avec considération pour les photographes et leurs sujets.

Ces jeunes festivals, sympathiques, sont attachants. Par quels liens ? L’intérêt des histoires, locales ou « globales », proches de chacun-e-, des débats pour tous les publics et des terrasses de cafés pour tout le monde.

Aller plus loin
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  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 12h53 le 16/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Bonne idée...saine idée !
    La photo est un art à part entière !
    Amateur ou Pro ! ...la photo, reste la photo tout simplement !
    J’adhère totalement à ce Festival...je vais même faire le déplacement pour voir cette exposition ! ...(en plus j’irai manger un bon cassoulet !)...

    • donatien
      donatien répond à 14240
      artiste
      • Posté à 15h58 le 16/05/2010
      • Internaute 69049
        artiste

      excellent LM.
      l’expertise culturelle est en berne et surtout en photographie.
      why ? c’est plus simple et moins couteux(ca dépend pour qui)
      adisias comme le clamait JD.

      • 14240
        14240 répond à donatien
        retraité
        • Posté à 16h59 le 16/05/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        La culture en général, ....est en berne !
        Manque de moyens !
        Surtout manque d’imagination des politiques !

         
        • donatien
          donatien répond à 14240
          artiste
          • Posté à 06h55 le 17/05/2010
          • Internaute 69049
            artiste

          non et non ! ce ne sont pas les politiques ce sont leurs techniciens qui ne bossent plus !
          à relire « vie et mort de l’image » du camarade vitamine Regis Debray !
          un tout petit passage dans cet ouvrage qui date un peu etait assez visionnaire.

          • 14240
            14240 répond à donatien
            retraité
            • Posté à 08h32 le 17/05/2010
            • Internaute 95774
              retraité

            Les techni-chiens...pour exister, doivent faire leur politique ?
            Debray....un mec ultra inltelligent ! ...un sacré « Technicien ? »...égaré en politique ?

        2 autres commentaires
  • PM31000
    PM31000
    Toulouse
    • Posté à 17h18 le 16/05/2010
    • Internaute 114908
      Toulouse

    Il faut juste préciser une chose : MAP n’est pas un festival, c’est une opération de comm, avec plein de sponsors et une programmation baclée et rudimentaire. Il n’y a pas de visiteurs (malgré les chiffres astronomiques annoncés). Mais tout cela n’a pas d’importance : ce qui compte c’est de prendre position sur le marché, et éponger les subventions en frais divers et variés pour que tout le monde travaille gentiment aux frais des bailleurs de fonds (nous en l’occurence). Une affaire de bande copains qui ont décidé de « prendre la ville » par la photographie.
    Cette « entreprise » relève de la méthode Coué : à force de multiplier les contacts, et de secouer le cocotier, d’annoncer monts et merveilles, de déployer une programmation de 50 pages (inexistante dans les faits) et une liste de sponsors (dont la moitié n’est pas au courant qu’elle l’est), de s’approprier des expositions clé en main qui se seraient faites de toute façon (FNAC et SFR), on finit par réussir à faire croire que ce Festival existe, notamment aux politiques imprudents isolés dans leur tour d’ivoire.
    Mais le public n’est pas dupe. Je ne parle pas du public « cultivé » et branchouille. Du public tout court : les expos ne sont ni faites ni à faire, la scénographie inexistante, l’accrochage bâclé. Il n’y a aucune direction artistique, rien qui puisse expliquer, partager, donner à voir et à comprendre. Une mise en place et des logos : c’est tout.
    Les photographes qui se sont laissés prendre à ce piège n’y sont pour rien, et la qualité de leurs photos n’est pas en cause. Le miroir des alouettes est parfois trop séduisant. Je pense surtout à IBO, une association de vrais amateurs photo, regroupant de multiples associations de la région toulousaine qui sont en train de se faire manger par MAP sans s’en rendre compte et sans contrepartie. Le mot amateur a bien servi MAP pour toucher les subventions : c’est un mot magique en ce moment à la Mairie, car synonyme de « populaire » dans l’oreille de certains idéologues.
    Si vous habitez loin de Toulouse, ne vous laissez pas berner : le voyage pour cela n’en vaut pas la peine. Revenez plutôt pour ManifestO, le Forum de l’image, le Printemps ou toute expo du Château d’Eau. Le cassoulet peut attendre, il est meilleur quand il a longtemps mijoté.

  • momo la salade
    • Posté à 17h59 le 16/05/2010
    • Internaute 110276
      foutus
  • Adeline b.
    Adeline b.
    professeur
    • Posté à 14h54 le 17/05/2010
    • Expert 114955
      professeur

    Bonjour,

    J’ai parcouru une longue route pour découvrir ce festival en famille et je ne suis pas déçue.
    Ce week-end j’ai assisté à des rencontres avec de grands professionnels de l’image et ce fut un vrai plaisir de parcourir cette passerelle entre amateurs et professionnels. Je clôture ma balade ce soir avec l’expo Erwitt, j’ai hâte !
    Le terme amateur vient du latin amator « celui qui aime » et ne couvre absolument pas la notion de « connaisseur ».
    Je préconise particulièrement les images de Michael Duperrin.
    Une belle idée.

  • philippe spie
    philippe spie
    Celibataire
    • Posté à 15h03 le 17/05/2010
    • Internaute 114951
      Celibataire

    Vôtre article est très décevant. J’aime la culture et elle appartient à tous !
    J’ai participé à des concours amateurs de photos cet année dans le cadre de MAP et c’est super !
    J’ai eu la chance de participer à une sortie photo le premier week-end avec Jean-Michel Turpin, ce fut un moment inoubliable et en plus gratuit !
    J’ai fait le tour des expositions avec mes enfants et on s’est régalé !
    On a croisé un club photo de Nantes, ils étaient ravis, du coup on les a guidé.
    Et pour finir, j’ai assisté aux week-end à l’espace rencontre dans ce lieu magique du clôitre des jacobins et j’ai plusieurs choses à vous dire :
    La première est que la photo de l’expo de Marc Montmeat jeune talent est fausse. Elle est présenté sur des cloisons noires très jolies et je vous invite tous à aller la découvrir ! !
    La deuxième est qu’il y a eu beaucoup de monde et j’ai pu discuter avec des gens comme Tom Stern, Alain Mingam, Eric Lafforgue...et oui je sais j’ai eu de la chance !
    Bref que des moment incroyables, merci au Festival MAP !

  • VG31
    VG31
    participante à MAP10
    • Posté à 15h47 le 17/05/2010
    • Internaute 114961
      participante à MAP10

    La lecture de cette article me laisse pensive ! Sans parler de la réponse de PM31000....

    Monsieur le journaliste, moi qui est participée à plusieurs activités de MAP10 (je vous précise que je ne fais pas partie de l’organisation), il me semble de ne pas avoir vu de correspondants de presse aux divers ateliers ou aux conférences ? J’ai bien peur que vos diverses sources qui ont inspirées votre article, ne vous aient pas donné les bonnes informations....

    Je vais me permettre de vous résumer en quelques lignes ce qu’est ce festival :

    MAP1O, c’est des expositions diverses dans toute la ville qui montrent des séries de photos professionnelles comme Elliot Erwitt ou des séries de photos d’amateurs locaux, en passant par les lauréats de différents concours qui ont eu la chance et le bonheur d’être exposés dans une si belle ville culturelle.

    MAP10, c’est également, (et là si vous avez payé vos informateurs, réclamez un remboursement) des ateliers, des sorties photographiques faites avec des professionnels de la photographie qui se sont rendus disponibles pour tous les photographes présents, que ce soit du débutant au semi-pro. Quand vous passez un après-midi à faire de la photo avec un grand photographe comme Jean-Michel Turpin, à votre avis, vous croyez que ça peut vous arriver tous les jours ce genre d’expérience ?

    MAP10, c’est aussi la possibilité quand vous « pataugez » dans vos photos de pouvoir les montrer à des professionnels qui vous aideront à les optimiser et vous feront avancer à grand pas. Une lecture de portfolio gratuite, vous trouvez ça commerciale ?

    MAP10, c’est également deux jours de diverses conférences où vous avez l’incroyable chance de discuter, de poser toutes vos questions à des professionnels de la photographie. Avez-vous rencontré Tom Stern ? Jean-Michel Turpin ? Laurent Baheux ? Et je ne cite pas tout le monde... Et bien, c’est bien dommage pour vous, car vous auriez pu écrire un article beaucoup plus intéressant que celui que vous présentez.

    Mais bon, il me semble que vous n’étiez pas à ses divers rendez-vous photographiques. Par contre, moi oui et de ce fait, j’écris par expérience....

  • VG31
    VG31
    participante à MAP10
    • Posté à 16h25 le 17/05/2010
    • Internaute 114961
      participante à MAP10

    Pour répondre vite fait à PM31000 :

    Je vous cite « je pense surtout à IBO, une association de vrais amateurs photo, regroupant de multiples associations de la région toulousaine qui sont en train de se faire manger par MAP sans s’en rendre compte et sans contrepartie. »

    IBO ne risque surtout pas de se faire « manger » pour reprendre votre terme, mais de perdurer grâce à MAP. Car exposer dans des lieux autres que des galeries ou salles d’exposition, passent bien souvent inaperçus (toujours par expérience car j’ai exposé plusieurs années de suite dans le cadre d’IBO). Que des touristes, des visiteurs diverses, aux fans de photos trouvent à chaque coin de rue un sujet photographique à regarder, ne peut être que positif pour le monde de la photo.

    Et je vous signale au passage, qu’il y a des pro qui exposent pour IBO...
    Ne collez pas l’image d’amateurisme sur IBO et ne faites pas passer MAP10 pour un festival qui n’a pour but que de balayer les autres. Ce n’est pas fair play et surtout pas honnête.

  • AA31
    AA31
    en couple
    • Posté à 17h11 le 17/05/2010
    • Internaute 114966
      en couple

    Bonjour,
    que d’agressivité dans ces articles...votre discours à l’air très politisé c’est dommage.
    Pour ma part je ne fais pas de politique, je ne m’y intéresse d’ailleurs pas du tout et après lecture je me dis que c’est tant mieux.
    Peut-être est-ce une chance et un atout pour rester objective face à ce que je vois.
    Des amis m’ont proposé de faire le tour des expos ce week-end car ils avaient eu un programme du Festival, alors j’ai accepté.
    Je trouve cette initiative super. Malgré le temps j’ai vu beaucoup de monde (pas besoin de compter il n’y a qu’à y aller pour vérifier) et j’ai aimé me ballader, découvrir ma ville, des artistes que je ne connaissais pas, et ce gratuitement !
    Pour résumer : passer une bonne journée entre amis, en découvrant son patrimoine et en se cultivant (et pour une fois sans me restreindre financièrement !), je ne vois pas ce qui pourrais être condamnable dans ce festival.

  • Raoul Volfani
    Raoul Volfani
    travaille dur !
    • Posté à 22h35 le 17/05/2010
    • Internaute 114982
      travaille dur !

    Aigreur, amertume, jalousie, ainsi je diagnostique votre état ...et je compatis.
    Il est toujours difficile de constater que d’autres peuvent réussir, là où on a soi-même échoué.
    Faites donc passer le message à vos compères.
    Force est de constater qu’il est plus aisé de démolir un projet que d’en bâtir un, je vous encourage vivement à « sortir la tête de l’eau » (pour restée polie), ce sera plus constructif et vos propos n’en seront que plus cohérents.
    J’appartiens aux « bailleurs de fond » de cette ville (pour reprendre l’expression de PM 31000), et suis bien heureuse d’apporter ma maigre contribution financière à l’embellissement des murs de la ville. Pour une fois enfin, les toulousains peuvent se sentir concernés par un projet positif, et porteur de regards nouveaux.
    Pensez-vous qu’il soit préférable de jongler entre les déchets le long des quais et se laisser prendre au jeu de la déprime sociale généralisée, que de redécouvrir Toulouse au travers de belles images ? Certes vous n’aimez pas les photos affichées, c’est votre avis personnel, mais affirmer et écrire qu’elles « font taches sur les murs... » c’est insultant, méprisant et dépourvu d’argumentation artistique envers les amateurs et les professionnels présentés cette année.
    Vous dites et je déplore : « pourquoi bourrer les yeux, confisquer le regard du piéton de Toulouse par des photos qui font taches sur tous les murs de briques, porteurs d’espaces nus et beaux, où chacun peut se faire ses images »
    Je pense que vous n’avez pas la mesure de vos mots, et que cette tirade vous est soufflée par un vent de folie, un vent de démagogie, et par une mauvaise-foi absolue.
    Pour m’être baladée sur toutes les expos présentées et offertes GRATUITEMENT par MAP, je peux vous assurer, sans démagogie aucune, sans mauvaise-foi, que les visiteurs étaient à l’unanimité enchantés, tous âges et classes sociales confondus.
    Je suis photographe, amateur, mais pas forcément connaisseur (réviser donc votre latin !), et me sens à ce titre là, pour la première fois, partie intégrante et vivante d’un festival. Non seulement ce festival (sans les guillemets s’il vous plaît) est ouvert à tous, gratuit, mais il est le premier à répondre aux attentes et interrogations des amateurs.
    Les thèmes présentés lors des week end rencontres en 2009 et cette année sont construits pour répondre à des questions pragmatiques que nous nous posons tous, mais qui dépassent certainement votre univers et celui des têtes bien pensantes, bonnes à penser...et à rien d’autres.
    A la fin de la session dernière, j’étais impatiente de la suivante et suis enchantée de cette nouvelle édition.
    Comme VG 31, j’ai participé aux ateliers pratiques, j’ai écouté, j’ai appris, j’ai compris, j’ai rencontré, j’ai aimé.
    Je suis convaincue que ce festival vivra longtemps car ses organisateurs sont non seulement à notre écoute, et ne sont pas dictés par les politiques municipales et/ commerciales comme vous l’écrivez, mais aussi, nous permettent de rencontrer de belles personnalités du monde photographique, comme JM TURPIN, LAURENT BAHEUX, ALAIN MINGAM, JEAN LUC MARTY, RAYMOND DEPARDON, TOM STERN, MARC MONTMEAT...les connaissez-vous ?

    Votre vision du sujet est à mon sens polluée par la nostalgie du passé et par un discours politique, qui ici, n’a pas lieu d’être.

    Si « amateurisme et vulgarité structurent ce festival », comme vous le dites, mépris et arrogance structurent votre diatribe.

    SI j’avais un traitement à vous prescrire, ce serait d’ouvrir les yeux et de vous forger une intime conviction, de manière à ne pas vous éparpiller par petits bouts façon puzzle...

    • Louis Mesplé
      Louis Mesplé répond à Raoul Volfani
      Rue89
      • Posté à 08h43 le 18/05/2010
      • Journaliste 4952
        Rue89

      Chère madame Volfoni,

      1/ Les festivals que j’ai cité « en contre » MAP n’ont pas échoué, et n’échouent pas, bien au contraire(et je n’ai aucun intérêt dans ces associations).
      2/ Si cette ville, Toulouse, est connue de par le monde sous le qualificatif de « ville rose », n’est-ce pas par tous ces magnifiques murs de briques ? Qu’il faudrait plutôt protéger ( des pollutions matérielles, en enlevant les déchets des quais,certes, et visuelles).
      Je maintiens que ces photos font « taches » sur ces vénérables murailles. Je pense aussi que si ces murs sont méprisés, les photographies (quoique j’en pense) également. Elles sont utilisées comme « poster », en déco. Je m’excuse de vous paraître « conseilleur » plutôt que « payeur » mais il doit y avoir une adéquation entre la photo et son encadrement, et un encadrement étudié en fonction de l’image. Exemple (pour être positif) : ces photos à côté ou en face , auraient pu être en dialogue avec les murs et chaque plans ainsi garder ses expressions, par exemple.
      3/ Vous savez bien que la « gratuité » n’est jamais gratuite. Comme vous dites « en cette période de déprime sociale généralisée », la gratuité s’engouffre dans la brèche du pouvoir d’achat avec toutes ses raisons mercantiles, politiques.
      4/ Je n’ai aucune nostalgie de la marine à voile et de ses équipages sur la Garonne. Peu de villes (Arles, Paris) ont une histoire particulière et inédite avec la photographie. Cette histoire se poursuit sous d’autres formes dynamiques et créatives. Le festival MAP, par son amateurisme (oui) et ses complaisances artistiques et commerciales renvoie cette histoire à ses oubliettes.
      5/ Je garde mon interprétation du mot amateur, mais veux bien remplacer « vulgaire » par « quelconque ».
      Justement, « quelconque » est le mot employé par un entraîneur de notre cher Stade toulousain pour expliquer sa défaite en demi-finale contre Perpignan.
      « On a joué un rugby quelconque ». Mais je m’éparpille...

      Bien à vous

      • VG31
        VG31 répond à Louis Mesplé
        participante à MAP10
        • Posté à 09h35 le 18/05/2010
        • Internaute 114961
          participante à MAP10

        Monsieur Mesplé,

        Une question toute simple : vous avez fait votre sujet après avoir visité toutes les expositions, après avoir discuter avec les organisateurs ou bien vous êtes vous fait une opinion en restant devant votre ordinateur ?
        Car le débat est là, savez-vous vraiment de quoi vous parler ?

        bien cordialement

    • anark9
      anark9 répond à Raoul Volfani
      salariée
      • Posté à 08h46 le 18/05/2010
      • Internaute 115014
        salariée

      bien..........ce monsieur se defoule
      c’est gratuit, ridicule
      mais les cons n’ont pas peur du ridicule
      mais tant d’agressivité et de ferveur dans les propos laisse croire qu’il y des comptes a regler, des interets a defendre.....la politique s’en mele en plus..........
      pourtant ici il ne s’agit que de passion
      le festival map c’est la passion de la photo
      en tant qu’amatrice j’ai adoré decouvrir les expos a travers la ville,
      j’ai adoré pouvoir echanger avec des professionnels comme Turpin, Baheux, Stern..........
      couvrir les murs de cette belle ville par de telles photos interpelle forcemment les regards
      et qui sait suscitent peut etre des vocations
      les amateurs exposés en sont la preuve
      la ville existe differement lorsqu’elle permet des manifestations de ce type
      biensur il ya beaucoup d’assoc ou de collectif photo sur Toulouse
      la culture se partage
      et tout ces passionnés pourraient faire de Toulouse une ville emblematique pour la photo
      bref je m’egare
      le mieux c’est de profiter de ce qui nous est offert et laisser ce monsieur se perdre dans sa prose insipide
      la photo permet tant de choses..............

      • anark9
        anark9 répond à anark9
        salariée
        • Posté à 08h51 le 18/05/2010
        • Internaute 115014
          salariée

        le message precedent s’adressait a monsieur Mesplé

         
        • donatien
          donatien répond à anark9
          artiste
          • Posté à 09h27 le 18/05/2010
          • Internaute 69049
            artiste

          bonjour à toutes et tous
          à lire tous les commentaires parfois trop longs, je me dis :
          plus court, tout le monde aurait compris !
          en résumé :
          la photographie autant que les mots est messagère de l’âme
          et l’hypothèse posée depuis le début par LM est que MAP n’a pas d’âme ! c’est une évidence !
          banzai/dr

          • VG31
            VG31 répond à donatien
            participante à MAP10
            • Posté à 09h38 le 18/05/2010
            • Internaute 114961
              participante à MAP10

            Donatien, pour dire que MAP n’a pas d’âme, vous le comparez à quoi ? Juste pour comprendre votre position si carré...

        2 autres commentaires
    • Marguerite Boum
      Marguerite Boum répond à Raoul Volfani
      artiste
      • Posté à 12h31 le 18/05/2010
      • Internaute 115021
        artiste

      L’initiative aurait pu être intéressante en effet, du moins en ce qui concerne l’intérêt et la valorisation de la photographie amateur - choisissez votre définition. Comme le souligne l’article et des contributeurs, l’expérience existait déjà avant ce festival ( IBO, entre autres, a été cité) et peut-être manquait-il l’ampleur de l’ambition affichée par map. Là n’est pas le problème, du moins pas exactement.

      Peut-être ce festival a-t-il mûri entre temps, peut-être a-t-il changé de cap - je ne voudrais pas lui faire de procès d’intention - mais je me souviens de mon indignation à la lecture de leur profession de foi 2009 (j’ai retrouvé la « newsletter »). Il ne s’agissait alors pas d’un festival, mais d’un salon, et les grandes ambitions étaient tout autres :

      Lien

      Je cite :
      « map est tout simplement la réponse à une demande du marché (...) à une période pré-estivale favorable à l’équipement photographique » ; plus loin on découvrira que « le potentiel d’acheteurs dans le grand sud est de 1.400.000 foyers »

      Certes, ça date (d’un an), et le salon initialement prévu pour un centre de congrès est devenu un festival de rue (ou presque). N’empêche que la présence insistante des logos des marques partenaires, lesquelles savent très bien transformer une pub en action culturelle et inversement, me font aujourd’hui encore percevoir un gros cheval de Troie sous les oripeaux d’une démocratie artistique participative (en clair : ça me rappelle les ateliers arts plastiques à Cultura®)

      Une anecdote pour finir : j’ai croisé hier une amie fort étonnée de se voir exposée à son insu par ce festival ; elle avait en effet été sélectionnée dans un concours organisé par une marque partenaire de l’événement il y a plusieurs mois et a retrouvé à sa grande surprise sa trogne exposée sur les murs. Personne n’avait semble-t-il daigné l’avertir... Une petite histoire qui en dit long sur le rôle et l’importance réellement accordés aux auteurs, amateurs ou pas.

  • SébastienC
    SébastienC
    infographiste
    • Posté à 11h30 le 18/05/2010
    • Internaute 115030
      infographiste

    Pourquoi tant de mépris et de colère vis à vis de MAP ?
    Pourquoi ce besoin de démolir l’initiative formidable qu’est de faire rencontrer le monde des amateurs à celui des professionnels ?

    Oui la photo toulousaine à ses lettres de noblesses, non il ne faut pas oublier ceux qui ont oeuvré.

    Regarder en arrière ce qui a été fait est bien, regarder devant est mieux. Le monde regorge de talents, MAP est une passerelle, un endroit où les « simples amateurs » peuvent approcher et s’inspirer de ceux qui vivent de leur passion.

    Mr Mesplé, pourquoi ce papier nauséabond et, manifestement, d’un point de vue journalistique infondé par bien des points ?

    A sa lecture, votre partialité m’a fait penser que vous avez de nombreux intérets à la Galerie du Chateau d’eau ou à une autre institution de la photo toulousaine, cela expliquerait le ton de votre « papier ».
    Vous parlez du manque de considération vis à vis des photographes amateurs ? quels sont vos arguments, rien ne tient la route. Vous parlez des supports publicitaires infligés... un peu comme la page de ce journal ou clignote en vert une pub pour du toner ? faut balayer devant sa porte comme on dit....
    Pour finir je vous remercie de ne pas parler au nom de tous les amateurs : « En général, l’amateur ne supporte pas l’amateurisme et la vulgarité.... » vous ne détenez pas la vérité, vous la galvaudez, ce qui est très grave pour quelqu’un qui se dit journaliste.

    Merci pour le conseil du festival de Sète, , je pense y aller, tout comme j’ai passé mon week end aux Jacobins, via un passage entre 12 et 14h à la Galerie du Chateau d’eau, comme quoi rien n’est incompatible.

    • Louis Mesplé
      Louis Mesplé répond à SébastienC
      Rue89
      • Posté à 12h35 le 18/05/2010
      • Journaliste 4952
        Rue89

      Cher infographiste,

      Visiblement, vu le ton des rédactions et contributions, j’ai sous estimé les enjeux intéressés de ce « festival » .

      Relisez bien ce que j’ai écris et répondu.

      J’ai parlé de privatisation de l’espace public, de la prédominance du marché ou des marques sur l’art photographique, du concept « grand public » pour faire de l’audimat, etc.
      J’ai effectivement, en journaliste, fait part des regrets des associations et festivals toulousains, reconnus, qui « regardent devant » et se trouvent injustement désavoués par ce soutien de la municipalité à MAP.
      J’ai donné mon opinion en critique (dans ce monde de l’exposition photo où règne le consensus béat) et en étant un peu expert, je crois.
      Soyez rassuré, si j’ai un intérêt quand je reviens de temps en temps à Toulouse, c’est de m’asseoir sous les arcades du Capitole (quand la vue n’est pas bouchée par des bâches...) ou sur une autre place et savourer « ma pincée de tuile » (Nougaro »).

      Bien à vous

      • philippe spie
        philippe spie répond à Louis Mesplé
        Celibataire
        • Posté à 17h27 le 18/05/2010
        • Internaute 114951
          Celibataire

        Monsieur Mesplé,
        Je réagis une deuxième et dernière fois à vos propos pour dire que les photos qui sont exposées sur les murs sont pour une partie exposée au même endroit que qu’un évènement qui s’appelle Bizart.
        Vous me direz que ce n’est pas la même chose, et c’est vrai. Mais Monsieur, il n’y pas que la photographie contemporaine dans la vie !
        Nous aussi on a le droit de tenter nôtre chance par plaisir ou ambition que l’on soit jeune ou moins jeune.
        De plus vous parlez d’IBO au j’ai exposé, c’est une autre démarche et je suis ravi que cela fasse une émulation au mois de Mai à Toulouse.
        J’ai participé à deux concours cet année et je n’ai réussi à être exposer mais je suis ravi d’avoir été jugé par des jurys et quand je vois les gagnants je comprends car comme on dit chez nous....il y a du niveau !
        Je vous rappelle aussi que la photo de l’expo Marc Montmeat que vous avez mise dans vôtre article est fausse et je vous invite à aller la découvrir car elle est remarquable !
        Quand aux photos qui sont sous les arcades du capitole, ce sont des photos de deux élèves de l’ETPA....et oui MAP met en avant des jeunes qui sont de l’école de photos de Toulouse et en plus elles sont magnifiques !
        Pour terminer, je vous rappellerai que ce Festival est soutenu par des gens que j’ai la chance d’écouter ce week-end tels que : Tom Stern, Alain Mingam, Jean-Luc Marty, Jean-Michel Turpin et bien d’autres ! ...
        Je crois que ces personnes ont suffisamment d’expérience et qu’il savent de quoi ils parlent ! ! ...ne vous en déplaise.
        Je vous souhaite une bonne continuation Monsieur et essayez de vous ouvrir et d’être moins partisan car je vous assure que cet évènement que les gens sont heureux d’y participer et d’y rencontrer des passionnés.

    • Marguerite Boum
      Marguerite Boum répond à SébastienC
      artiste
      • Posté à 13h44 le 18/05/2010
      • Internaute 115021
        artiste

      Le chewing-gum ne fait pas office de lien social, comme disait l’aviateur existentialiste. Je crois que tout est là.

      • donatien
        donatien répond à Marguerite Boum
        artiste
        • Posté à 14h24 le 18/05/2010
        • Internaute 69049
          artiste

        prenons les choses dans l’ordre
        à Mme vg : je me suis rendu à MAP in situ et je n’ai pu m’empecher de penser à JC.Lemagny qui disait à peu pres ceci :
        « la photographie nous pousse vers un choix brutal : Savoir ce que nous Voulons car elle peut etre aussi vulgaire, bavarde et soumise »
        n’est ce pas ce qui nous occupe ?
        à M. SebastienC : je m’autorise avec modestie à vous dire que la photographie a besoin de Lumière et que vous ètes dans l’ombre.
        dr
        à Mme Boum : Yes we care !

  • Adeline b.
    Adeline b.
    professeur
    • Posté à 15h48 le 18/05/2010
    • Expert 114955
      professeur

    Monsieur Mesplé,

    Certains commentaires pointent du doigt un article écrit à la hâte comme une colère ou une envie de rendre service à des amis. En avez-vous conscience ?
    Au final qui va en pâtir ?
    Pourquoi ne pas interroger les professionnels de renoms qui sont venus après leur avoir fait lire votre papier ? pourquoi ne pas évoquer toutes les rencontres, tous les ateliers, la diffusion débat du film la Vida Loca avec Alain Mingam et bien d’autres choses ?
    Vous connaissez Toulouse, il me semble que vous y étiez en avril pour le forum de l’Image.
    Maintenant il faut relativiser et il est évident que l’on ne pas plaire à tout le monde.
    Ce papier n’est pas un article journalistique (loin de là) mais un billet d’humeur et il faut que la libre expression demeure.

    • Louis Mesplé
      Louis Mesplé répond à Adeline b.
      Rue89
      • Posté à 17h50 le 18/05/2010
      • Journaliste 4952
        Rue89

      J’ai surtout conscience, cher professeur, que j’ai posé des questions objectives (que j’ai reposé ensuite plus simplement ) dans un style certes polémique et que l’on me répond par des prêts d’intentions partisanes et caractérielles quand ce ne sont pas des insultes plus directes ! C’est agréable...
      Or, d’autres intervenants ont relevé les ambiguïtés (euphémisme) de cette manifestation et je remarque qu’ils n’ont pas encore de réponses.
      Maintenant, vous avez raison, relativisons.

      Bien à vous, Adeline.

  • Adeline b.
    Adeline b.
    professeur
    • Posté à 19h21 le 18/05/2010
    • Expert 114955
      professeur

    Monsieur,

    Merci d’avoir pris du temps pour me répondre.
    Je vais vous répondre objectivement, je n’avais jamais entendu parlé des manifestations que vous évoquez, à part le Printemps de Septembre. Après avoir interrogé mon entourage toulousain le constat est le même. La question n’est pas que ces festivals soient un échec, je leur souhaite tout le succès possible la question est ce sectarisme culturel en cherchant à dénigrer par des leviers faciles sous un angle culturo-philosophico basique. Votre article partisan, très clairement, ne sert pas vos amis ce sera une évidence pour vos lecteurs.
    Sur map j’ai vu du monde dans les expos, beaucoup de monde. J’ai rencontré de grand noms de la photo accessibles et qui venaient à la rencontre des photographes non professionnels.
    Je me permet de noter après avoir cherché des infos sur les événements dont vous parlez, je me renseigne un peu avant de parler, et j’ai pu constater que Christian Caujolle qui participe au Forum de l’Image est aussi consultant pour SFR dans le cadre de leur site photo amateur. La cohabitation ne doit pas trop mal se passer, est-ce un scandale ?
    Vous parlez de soutien de la municipalité qui parait exagéré, renseignez-vous et dites nous. Vous avez des chiffres pour les événements que vous soutenez vous devriez en trouver pour l’événement qui a valu un article sur ce site.
    Même s’il faut relativiser, même si je suis pour l’expression je suis gênée par votre tribune à charge car cela remet en cause votre condition même dans cette rubrique. vous avez polémiqué sans connaitre ce dont vous parlez. C’est gênant tout de même.
    Enfin et en pratiquante de tennis on a l’habitude de dire que la balle revient aussi vite qu’on l’a fait partir. Ne soyez donc pas surpris et je pense pouvoir dire que cela vous plait.
    Je vous soumet donc l’idée d’aller interroger les nombreux intervenants professionnels reconnus qui soutiennent ce festival et de revenir avec objectivité même si votre avis ne bouge pas d’un iota.

    • donatien
      donatien répond à Adeline b.
      artiste
      • Posté à 21h01 le 18/05/2010
      • Internaute 69049
        artiste

      à adeline B
      votre argumentaire porte l’illusion du bon renseignement et vous en êtes loin. pour ex : Caujolle et SFR. vous faites un relation de cause à effet qui pour tous va « paraitre logique ». le jeune garçon qui a monté Map a eu la chance d’avoir une image selectionnée par SFR. le levier fut habilement utilisé au moyen de l’hexametre latin : quis, quid, ubi ; le fer de lance des Seuls communicants !
      une petite dissertation pour un prof !
      MAP est il un bon projet de festival photo ?
      these : oui MAP est une excellente idée car il n’existait rien avant.
      pas d’histoire ! pas d’hommes, pas de lieux, rien !
      antithese : non, MAP est une tres mauvaise idée car cela fait plus de 60 ans que Toulouse vit avec la photographie : le château d’eau, les somnanbules,photofolies, forum de l’image, manifesto. toutes ces actions font reference à tous les courants esthetiques de la photographie.
      synthese : une bonne connaissance de l’histoire de la photographie à Toulouse aurait evité le ridicule de l’autoproclamation. enfin, un évènement grand n’a jamais fait un grand évènement.
      dans l’attente.

      • Adeline b.
        Adeline b. répond à donatien
        professeur
        • Posté à 21h42 le 18/05/2010
        • Expert 114955
          professeur

        Bonsoir Donatien,

        Je crois que vous intellectualisé grandement ce que vous dites, ce que vous vivez. Je ne vous jette point la pierre et je respecte vos arguments.
        J’ai pris du plaisir à aller sur ce festival, à participer aux ateliers, à rencontrer du monde, du beau monde. J’ai découvert de vrais talents photographiques que je vais suivre. Pour moi c’est suffisant et je ne me sens pas plus bête que Pierre, Paul ou Jacques.
        On frôle parfois avec un certain racisme culturel et une jalousie face au succès, qui est je crois le coeur de la non affaire maladroitement mise en avant par Monsieur Mesplé.
        Ce n’est pas si compliqué et c’est une question assez simple.
        Il me semble que le plaisir est un moteur vital.
        Le succès est au rendez-vous, il n’y a qu’à aller voir. La réponse est dans la rue, les parcs et il me semble que c’est la meilleure réponse que l’on puisse avoir. Le résultat est là.
        Après on dissertera toujours et le sujet est passionnant.
        Au cinéma tout le monde ne se rue pas sur le dernier Gondry, beaucoup vont voir le dernier Cameron... Est-ce pour autant du mauvais cinema ?
        Quant à Monsieur Mesplé, le coeur de ma motivation à avoir écris ici, comment peut-on critiquer un film sans le voir ?
        Bien sur que tout est critiquable, que toute forme d’initiative gêne les uns et ravi les autres et c’est tant mieux.
        Je ne pourrais plus répondre mais j’ai beaucoup aimé échanger sur ce sujet et je renouvelle mon soutien à ce très beau festival.
        Il a le mérite de bénéficier d’une magnifique publicité sur cette page.

         
        • donatien
          donatien répond à Adeline b.
          artiste
          • Posté à 01h40 le 19/05/2010
          • Internaute 69049
            artiste

          il se fait tard !
          c’est maintenant que le débat devrait se poursuivre. l’affectif, l’hédonisme de circonstance, les ritournelles(racisme culturel, jalousie, le coeur, beau) ont été jetés sur le macadam de rue 89.(oelp)
          maintenant ,allons plus loin.
          dans l’attente.

        • Marguerite Boum
          Marguerite Boum répond à Adeline b.
          artiste
          • Posté à 12h04 le 19/05/2010
          • Internaute 115021
            artiste

          « un certain racisme culturel ? Quel étrange argument...

          Reprenons le fil : une programmation par et pour les amateurs avec un accrochage bâclé, du logo dans tous les coins et la caution de quelques maîtres dont - Ô joie ! - on peut adresser la parole comme s’ils étaient humains (j’exagère à peine, à vous lire), voilà qui “fait du lien” ? Voilà qui jette des passerelles ? Voilà enfin ce qu’il manquait à la Ville ?
          Les associations, les collectifs, les squats artistiques, les lieux institutionnels ne comprennent pas le désir simple des citoyens qui se sentent enfin écoutés, avec un festival “à leur portée” ?

          Franchement, est-il besoin que je développe ?

          Et en effet, quel succès ! Que de visiteurs ! je suppose que la place du Capitole est pleine grâce a map, merci map, la ville était désertique avant toi. Je devine la jalousie bouillir chez les membres du canal historique et le sourire revenir sur le visage des cafetiers.
          Question : habitant au centre ville, suis-je comptée à l’aller et au retour lorsque je vais chercher ma baguette quotidienne chez le boulanger ?

          Un intervenant plus haut disait ne pas faire de politique, et de s’en trouver bien. Soit. Perso, je fume des clopes même si c’est pas bon pour la santé. Le nœud du problème est bien là : intervenir dans le champ de l’espace public est politique, surtout lorsqu’on se targue de faire “du lien social” ; c’est aussi vrai pour les publicités tout court, même sans art qui fait joli autour.

          • donatien
            donatien répond à Marguerite Boum
            artiste
            • Posté à 22h16 le 19/05/2010
            • Internaute 69049
              artiste

            chère M.Boum
            j’aime , a priori , les propos décalés, mais j’ai un peu de mal à vous suivre. faites plus court !
            j’arrive de Toulouse. j’ai posé quelques questions...sur le public présent à ce soi « disant » festival.
            non ! et encore non ! des badauds oui ! des spectateurs non !
            tous les avis convergent !
            alors buzz ? alors teasing ! alors bluff ! alors com !
            merci pour votre éclairage
            dr

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