Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

« Storytelling » : ces histoires que construit le pouvoir

Publié le 23/11/2007 à 11h55

Avec « Storytelling », Christian Salmon signe un essai décapant sur la nouvelle « arme de distraction massive », devenue grâce à la mondialisation et à la férocité cynique des communicants, l’arme de destruction rêvée du marché : quand « l’art de raconter des histoires » devient l’art de « formater les esprits » pour les aliéner. Ce n’est pas de la fiction : le « storytelling » manage le monde depuis les années 90. Entretien.

Dans un monde où le rapport au réel oscille majoritairement entre téléréalité et chaînes tout-info, la fiction semble devenue une norme sous-jacente, un besoin, une échappatoire. De nos jours, un roman ou une série télé fonctionnent surtout s’il est « vrai » (dilemme pour les éditeurs). Aujourd’hui, un discours politique ne touche que s’il apparaît comme une histoire héroïque plutôt que comme une litanie (Graal de tous les communicants politiques).

Dans « Storytelling », l’ex-président de l’ancien Parlement international des écrivains, Christian Salmon, retrace la généalogie de cette nouvelle doctrine (« l’art de raconter des histoires »), aujourd’hui devenue « arme de distraction massive » à même non seulement de formater notre rapport à la réalité, mais de fabriquer le réel. Le fin du fin de la propagande du marché.

Depuis les années 90, les politiques ont mis la main sur l’arme. « Storytelling », c’est un monde : un polar, un manuel de résistance, un ouvrage d’analyse, un livre d’histoire contemporaine. Une étude à la fois très pointue et aisée d’approche. Christian Salmon, qui connaît le réel comme la fiction, et les chercheurs comme les écrivains, y livre un décryptage de la communication capitaliste et politique. Qui, aujourd’hui, ne diffèrent guère.

« Les marques s’attribuent les pouvoirs qu’avant on cherchait dans la drogue »

Le « storytelling » est apparu dans les années 90. Aux Etats-Unis, pour commencer. A cette période, « le tournant narratif des sciences sociales coïncide avec l’explosion d’Internet et les avancées des nouvelles techniques d’information et de communication ». Une nouvelle fois, la communication entre les individus mutait.

Mais là, on allait passer du capitalisme de capitaine d’industrie à un libéralisme sans visage devenu nomade et indolore. Les repères cessaient d’exister. Ce n’est plus notre rapport au monde qui allait changer, mais notre perception du monde. C’est à ce moment que les multinationales ont développé une stratégie consistant à passer de la marque au logo, dans la façon de concevoir leurs publicités. Changeant notre perception de la marque, son pouvoir de narrativité, son attrait... et donc sa force d’impact, et donc sa force de vente.

« Du logo, on passe aux stories », écrit Salmon. « C’est l’avènement de la consommation comme seul rapport au monde », « les marques s’attribuent les pouvoirs qu’autrefois on cherchait dans la drogue, dans les mythes ». L’acte de consommer devient alors « un exercice de communication, voire de communion, planétaire ».

Auparavant, les « marketteurs » avaient pour mission de faire de la promotion, à présent, ils doivent utiliser leurs marques respectives pour aménager la vision du monde que se fait le consommateur. Qui, dans le même temps, doit faire face à la transformation du milieu du travail. Du concept même de travail : on passe de la notion de carrière et d’emploi à la flexibilité et à l’absence d’emploi.

Cela va susciter une « surenchère de propositions visant à provoquer une remobilisation émotionnelle, un regain d’engagement » de la part des managers modernes, qui rivalisent de trouvailles pour habituer le salarié à ce nouveau « mode d’emploi »... passant par la consommation.

La fiction romanesque et cinématographique avait compris ce qui se tramait

C’est alors que, dans son livre, Salmon interpelle la fiction romanesque et cinématographique, qui selon lui avaient compris ce qui se tramait avant même que les chercheurs n’aient ou le formuler. Par exemple, Don De Lillo et son roman « Joueurs », où l’auteur imaginait une entreprise dont l’objet était le management de la douleur. Et Salmon de remarquer que certaines phénomènes réels (les call centers indiens, par exemple) sont des exemples même de l’évolution d’un monde qui cherche à trouver des scénarios réalisables plus que des solutions viables.

De Lillo -dont, au passage, le lecteur français aura des nouvelles début 2008- a prouvé, et tous ses romans depuis « Joueurs » l’illustrent, qu’on ne peut plus aisément raconter des histoires dans une société envahie de séries, de « stories », dans une civilisation où le moi émotionnel des individus est, à présent, récupéré et utilisé par les marketteurs et les communicants politiques, et non plus sollicité par les auteurs de fiction.

Nous sommes, écrit Salmon, passé dans une civilisation « d’injonction au récit ». C’est ici le point nodal de toutes ces démonstrations.

Après le 11 Septembre, scénaristes et dirigeants se concertent

Evidemment, le 11 Septembre est un tournant dans l’histoire moderne. Comme une incursion de fiction dans le réel. La réponse du pouvoir américain. Peu après l’attentat, il y eût une réunion entre hauts responsables américaines et quelques scénaristes (le co-scénariste d’« Apocalypse Now », le scénariste de « Die Hard », le réalisateur de « Grease »...), où il leur fut demandé d’imaginer les scénarios d’une attaque terroriste et les répliques à apporter.

Des créateurs qui travaillent sur comment prévenir le réel... et inventer des répliques. Comme, par exemple, la guerre. Et comment la légitimer. Cela ne vous dit rien ? C’est ici un des multiples exemples de « storytelling de guerre » du livre. Et la France ? Si « Sarkozy joue sa présidence comme on joue dans un film », les dirigeants sont encore au stade du bricolage en matière de storytelling. (Voir la vidéo, tournée dans le brouhaha de la rédaction.)

Quand le Pentagone et Hollywood travaillent ensemble, ce n’est pas le monde qui change. C’est le réel. La distinction entre le vrai et le faux. On a froid dans le dos quand, par exemple, on lit le témoignage de cet ancien éditorialiste du Wall Street Journal, qui restitue une conversation avec un conseiller de Bush en 2002.

Celui-ci lui reprochait un papier, qui prouvait son appartenance à la « communauté réalité », alors que c’était à eux, au sommet du pouvoir, de créer la réalité. Pendant que d’autres étudiaient la réalité créée par le pouvoir, le pouvoir en façonnait d’autres...

Les « story spinners », fin du fin du marketing politique

Eux, c’est « l’empire ». Grâce aux figures -apparues sous Nixon et réapparues sous Reagan, puis en force sous Clinton et Bush- des « spin doctors » et autres « story spinners », les gouvernants sont aujourd’hui capables de vendre leurs valeurs, donc leur réalité, comme une marque. Fin du fin du storytelling marchand adapté à la politique...

C’est sous Reagan qu’on a inventé « le candidat qui pourrait être n’importe qui, n’importe quel acteur d’Hollywood, qui peut être élu à condition qu’il ait une histoire à raconter, une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit ».

C’est alors que les démocrates, habitués à raconter des litanies, sont distancés par les républicains qui, eux, ont appris à raconter des histoires (par exemple, Bush sauvé de l’alcool par la religion) à la fois digressives (jouant sur l’héroïsation américaine) et manipulatrices.

C’est ainsi qu’en 1992, Clinton recrutera comme directeur de la communication celui -David R. Gergen- qui avait eu cette fonction sous... Reagan. A présent, le discours officiel s’adresse au coeur plus qu’à la raison, à l’émotion plus qu’à l’opinion. Le pouvoir exécutif devient un pouvoir d’« exécution » du scénario présidentiel.

Un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent

De Reagan à Bush, et donc à Karl Rove, du Watergate à l’Irak, c’est ici la partie la plus intéressante de l’analyse de Salmon dans son décryptage des limbes de la politique moderne. Celle d’un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent. Dans notre rapport au réel et à l’imaginaire. Ici, c’est non seulement le réel qui est en danger, mais aussi le futur. Salmon précise : « Le monde de demain sera le résultat d’une lutte entre les narrations imposées et les contre-narrations libératrices. »(Voir la vidéo.)

Evidemment, tout cela n’arrive pas qu’aux autres. Salmon conclut le livre en traitant du nouvel ordre narratif en France. Si Sarkozy et sa « plume » (Henri Guaino) ne font pour l’instant que copier/coller le storytelling à la yankee, entre autres en détournant le récit gaullien et des figures qu’ils décentrent de leurs origines (Guy Môquet), le danger peut survenir à tout moment.

Et Salmon de conclure en en appelant à la mise en forme (artistiques, politiques, culturelles) de « pratiques symboliques visant à enrayer la machine à fabriquer des histoires, défocalisant, en désynchronisant ses récits ».

« Les artistes sont prévenus, et ont déjà commencé à lutter »

Rarement, dans les essais récemment parus en France, un ouvrage n’aura à ce point autant collé, incrusté, ingéré, sa propre époque, et été à ce point urgent et névralgique. C’est peut-être la raison pour laquelle, depuis la parution de ce livre qui est un succès, Christian Salmon est sollicité par des rédactions (dont, s’amuse-t-il, celle du Monde) pour donner des conférences aux journalistes. Il explique aussi que « les artistes sont prévenus, et ont déjà commencer à lutter » : (Voir la vidéo.)

Le « Parlement des écrivains », un réseau de villes refuges
Fondé en 1993, avec l’appui de plus de 300 intellectuels, le Parlement international des écrivains était une association à but non lucratif ayant pour objet d’organiser une solidarité avec les écrivains menacés, à travers un réseau de 31 villes refuges situées en Europe, en Amérique latine, en Amérique du Nord et en Afrique.

Suite à des divergences idéologiques, et à un voyage controversé en Palestine en 2003 (l’Espagnol Sarramago y compara Ramallah à Auschwitz), Salmon décida de cesser l’activité du PIE.

Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits de Christian Salmon - éd. La Découverte - 236p., 18€

Interview enregistrée à la rédaction le 13 novembre.

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  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 12h24 le 23/11/2007
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    9 + 8 = ... ?

    Bonjour à toutes et tous,

    « TRAVAILLEZ PLUS, POUR GAGNER PLUS »

    Un vrai conte de fées pour les enfants... 54 %

    Mais tout va bien en pouvoir d’achat la France est devant l’Allemagne ? ; -)

    Plus que quatre ans et demi,et ça c’est vrai cauchemar !

    Bésitos

    Eric Bloggeur rêveur Mulhousien

    Lien

    • Anonyme répond à Eric citoyen

      Encore du Story telling :
      Ce que l’on ne dit pas par rapport à l’augmentation des prix des produits alimentaires (céréales, etc...)
      c’est que c’est dut à la spéculation des marchés car, depuis que le bioethanol est à la mode, les céréales et produits alimentaires flambent (au sens propre comme au sens figuré)

      C’est criminel d’utiliser de la nouriture comme carbutant alors qu’il y a des millions de personnes qui meurt de faim dans le monde.

      • Anonyme

        Surtout que d’un point de vue environnemental, le bioethanol n’est pas la panacée !

         
        • Anonyme

          Encore pire : Quand on sait qu’il existe des solutions écologiques qui permettrait d’économiser le pétrole pour tenir au moins 100ans avant d’inventer kk chose de vraiment efficace :

          Lien

          Ps : svp arretez de mettre des 1 à chaque fois. C le journal TF1 qui le dit, c’est pas moi...

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Dans le même sujet :
        PROPAGANDA comment manipuler l’opinion en démocratie d’Edward BERNAYS, Ed. Zones, 140p, 12€

        L’ART DU MESONGE POLITIQUE de Jonathan SWIFT, Ed Jérôme MILLON, 89p, 10€

        Bonne lecture

    • Anonyme répond à Eric citoyen

      Oui, le storytelling, j’ai vaguement l’impression de comprendre : on met en scène des mensonges , de fausses histoires entières ( Ex : les armes atomiques cachées de l’Irak ou travailler + pour gagner + dans un pays à fort taux de chômage... )
      Bon, mais cela, on l’a toujours fait...Ce qui est vraiment étonnant, c’est qu’une majorité des gens y croit aujourd’hui ! ! . Fini l’esprit critique ! ! ! Je ne vais pas voir un film au cinéma avec le même état d’esprit que lorsque j’écoute un discours politique...
      Nous entrons dans une terrible phase de déculturation et d’abrutissement des masses par les médias . Bientôt nous ne serons plus que dans « second life » et il n’y aura plus aucune raison de s’en faire, on sera mort .

      • Rascadillac
        • Posté à 14h59 le 24/11/2007
        • Internaute 19458

        Oui,, l’information est partout, presque tyranique, elle se substitue à la réalité. L’information est une image, qui n’a pas besoin d’être vraie ou fausse, puisqu’elle est là essentiellement pour combler un manque existenciel. Si ça peut te donner à méditer. Un jour, un étudiant en économie m’avait dit : « Aujourd’hui tout est information, et quand nous achetons quelque chose, nous achetons d’abord une information... » De la société de l’information, nous sommes passés à la société de l’information spectacle, puis à la société du spectacle. « Le monde est un grand théâtre » avait dit Shaekspear. Nous sommes tous, consciemment ou inconsciemment, à des degrés différents en train de jouer des rôles. En société, dans nos rapports professionnels, dans la rue. Il y a peu de gens réellement authentiques, nous adoptons des formes pré-formatées d’entrer en rapport avec la société, issue de la culture de l’image, de même que nous achetons des habits dans un magazin. Nous jouons une image (souvent idéalisée), cette image (ce spectacle que nous donnons) est notre provider, ou notre projection de nous même sur l’écran de la réalité, bref, notre possibilité d’exister dans le monde. Et souvent, nous craignons davantage les bressures pour notre image que pour notre propre corps physique...
        Comment s’étonner alors, de devant cette mutation de l’humanité puisqu’elle était latente depuis plusieurs siècles. Elle était contenue dans la nature de nos comportements, cet aspect, fondé sur nos égaux a tout simplement mûrit.
        Lorsque nous cessons de jouer un rôle, et que nous commençons à nous voir tel que nous sommes, sans se mentir à nous-même, alors paralèllement, les effets de la société du spectacle s’estompent car les mécanismes deviennant plus grossiers, voire ridicules, sont faciles à désamorcer. Mais cela passe nécessairement par une remise en question personnelle qui est tout sauf agréable, et qui succite beaucoup de peur, car elle menace notre « image-spectacle », donc apparement notre existence.
        Je ne dis pas qu’il s’agit de ne plus exister ! Mais de se rendre compte de cette vaste supercherie qui commence au fond de nous-même.

    • Anonyme répond à Eric citoyen

      ET encore une loi qu’lle est belle. Préparez vous à travailler jusqu’à 65 ans.
      ET même plus, lire la fin du début de l’exposé desm otifs de la loi de fiancnement de la sécu sociale cette année.
      Exposé des motifs

      Le taux d’emploi des personnes âgées de cinquante-cinq à soixante-quatre ans en France reste très inférieur à la moyenne européenne (37,6 % en 2006 contre 45,3 % pour l’Europe des quinze) et de l’objectif de 50 % fixé à l’horizon 2010 dans le cadre de LA STRATEGIE DE LISBONNE

      La dispense de recherche d’emploi, le recours aux préretraites et le régime social favorable dont bénéficient les mises à la retraite d’office sont autant d’explications à la cessation d’activité précoce des salariés avant ou après soixante ans.

      Conformément au souhait exprimé par le Président de la République dans son allocution du 18 septembre 2007, le Gouvernement entend supprimer les verrous fiscaux, sociaux et réglementaires qui pénalisent ceux qui voudraient continuer à travailler et qui incitent entreprises et administrations à négliger les seniors dans leur gestion des ressources humaines.

      Des mesures ont déjà été prises dans le cadre de la réforme des retraites de 2003 et du Plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors de 2006. Il faut franchir une nouvelle étape et renverser complètement la logique du régime social des préretraites et des mises à la retraite d’office pour encourager le travail et la prolongation d’activité des seniors au lieu d’inciter les employeurs et les salariés à privilégier une sortie rapide du marché du travail.

      S’agissant des préretraites, les règles sociales actuelles conduisent à un assujettissement aux cotisations et à la contribution sociale généralisée (CSG) plus faible que sur les salaires, ce qui constitue de fait une forme d’encouragement à ce type de dispositifs.

      Il est donc proposé de porter de 24,15 % à 50 % le taux de la contribution créée par la loi du 21 août 2003 sur les avantages de préretraite d’entreprise. Par ailleurs, les allocations de préretraite seront désormais assujetties à la CSG au taux de 7,5 % soit le taux applicable aux revenus d’activité.

      Ces nouvelles dispositions s’appliqueront uniquement aux départs en préretraite intervenant à compter du 11 octobre 2007.

      S’agissant des mises à la retraite d’office, et sans attendre l’extinction au 31 décembre 2009 des accords de branche dérogeant à l’interdiction de mise à la retraite d’office avant soixante-cinq ans, il est proposé de les dissuader très fortement en soumettant les indemnités versées dans ce cadre – qui sont aujourd’hui largement exonérées – à une contribution de 25 % en 2008 puis de 50 % en 2009 dont le produit sera affecté à la CNAVTS. Cette contribution sera également applicable aux indemnités versées aux salariés de plus de soixante-cinq ans.

  • Anonyme

    outre la douzaine de fautes contenues, nous avons deux ou trois passages qui sentent l’analyse orientée :

    < Christian Salmon, qui connaît le réel comme la fiction, et les chercheurs comme les écrivains, y livre un décryptage de la communication capitaliste et politique. Qui, aujourd’hui, ne diffèrent guère.>

    qui complété de ce genre d’affirmation :

    < Si Sarkozy et sa « plume » (Henri Guaino) ne font pour l’instant que copier/coller le storytelling à la yankee, entre autres en détournant le récit gaullien et des figures qu’ils décentrent de leurs origines (Guy Môquet), ...>

    mettent tout à terre.
    Guy Môquet est déjà une figure décentrée par la gauche due à la communication communiste (donc politique) que Salmon semble innocenter.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 13h06 le 23/11/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      « nous avons deux ou trois passages qui sentent l’analyse orientée » : je veux bien discuter, mais qui est ce « nous », courageux anonyme ? je veux bien modifier la distance entre journaliste et lecteur, c’est un des buts de Rue89, mais encore faut-il savoir à qui on parle. En outre, en quoi dire des faits, quand bien même ils ne releveraient pas de votre optique des choses, est-il de « l’analyse orientée » ? Enfin, « Storytelling » n’évoque pas Môquet, c’est moi seul qui le fait dans mon article.  

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 13h06 le 23/11/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      « nous avons deux ou trois passages qui sentent l’analyse orientée » : je veux bien discuter, mais qui est ce « nous », courageux anonyme ? je veux bien modifier la distance entre journaliste et lecteur, c’est un des buts de Rue89, mais encore faut-il savoir à qui on parle. En outre, en quoi dire des faits, quand bien même ils ne releveraient pas de votre optique des choses, est-il de « l’analyse orientée » ? Enfin, « Storytelling » n’évoque pas Môquet, c’est moi seul qui le fait dans mon article.  

      • Anonyme répond à Hubert Artus

        L’article est intéressant, il faudrait aussi signaler le danger que la scénarisation de l’histoire poussera bientôt à en accepter la négation ! Puisque tout est fictif. J’ai lu à ce propos l’incroyable article d’une journaliste alsacienne à propos d’une loi votée par le Conseil constitutionnel espagnol. On peut désormais impunément nier l’Holocauste en Espagne : Lien
        Cette décision démente des plus hautes autorités judiciaires espagnoles ne peut-elle pas être interprétée comme le contre-coup de la mise en scène du gouvernement Zapatero pour n’honorer que la Mémoire des Républicains ? De la décision du Vatican de béatifier 498 prêtres franquistes ? En gros « Storytelling » contre « Storytelling » ss un angle politique ne représente-t-il pas la destruction de l’Histoire réelle ?
        Désolé de citer ce site no-media.info, mais je l’avais trouvé par Rue89 à propos de cette journaliste Inge Blass qui écrivait sur sa consoeur Eva Herman (qui avait été virée de la TV allemande pr des positions pro-nazies)... aujourd’hui elle en remet une couche. Et le pire c’est que c’est bien écrit et documenté (reste à savoir si tout est exact). Est-ce que ces gens-là ne remplissent pas un vide (j’ai rien trouvé dans la presse à propos de ce scandale espagnol) que les medias (y compris rue89)en se concentrant justement sur le « Storytelling » ne font qu’agrandir ?
        Cordialement, Ruth P.

         
        • Anonyme

          Il existe des pays où la liberté d’expression (aussi dégeulasse soit-elle) est plus sacrée que les vérités officielles.
          Malheureusement nous ne vivons pas dans un de ces pays.
          Tu sais criminaliser les gens qui donnent leur oppinion aussi idiote soit elle, c’est les persécuter et les rendre sympatique...

          Car croyez moi, la censure est une arme dangereuse, elle marche dans un sens, mais elle peut tout aussi bien marcher dans l’autre.
          Ex flagrant, puisqu’on aime bien parler de l’Holocoste : En 1943 pendant que le génocide se met en place en Allemagne, des juifs qui se sont échappé des camps de la morts et réfugié en Angleterre ou aux USA ont dit ce qu’ils avaient vu.
          On les a considéré comme des menteurs, des fous.

          A cette époque, c’est le même système de la vérité officielle qui a servit à cacher le génocide qui aujourd’hui sert à censurer toute critique envers Israël.

          Au lieu de débattre sur des idées et imposer la vérité par l’argumentation, on se contente de disqualifier les gens en les affublants de sobriquets immonde tel « qu’antisémitisme ou négationiste » sufisant par cette simple labélisation à les mettre au ban de la société, à les marginalisé, tel que l’on faisait par le passé avec une fameuse étoire jaune sur une minorité que l’on ghettoïsait avant de faire pire...

        • Anonyme

          qu’est-ce que l’hitoire réelle ? définition ?
          celle des vainqueurs, des propagandistes ?

          Exemple I : au procès de Nuremberg il a été admis que l’armée allemande avait commis les meurtres des officiers Polonais dans les fosse de Katyn...

          plus tard... on sait avec certitude et preuves que c’est l’armée soviétique qui est responsable.
          ––-
          exemple II : il a été raconté qu’à Dachau avaient eu lieu des éxécutions dans la chambre à gaz.

          Aucune preuve (allez sur le site officiel du camp qui confirme) qu’aucune chambre ait fonctionné dans ce camp.
          ––-
          exemple III :
          Inscription sur le monument d’Auschwitz-Birkenau jusqu’au 3 avril 1990
          « Ici de 1940 à 1945, 4 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été torturés et assassinés par les génocides hitlériens »

          Inscription sur le même monument à partir de 1995
          « Que ce lieu où les Nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en majorité des Juifs de divers pays d’Europe, soit à jamais pour l’humanité un cri de désespoir et d’avertissemnt »
          –––

          Pas question de nier quoi que ce soit bien entendu, mais d’écrire AU PLUS PRES ce qui a pu se passer.
          C’est ça l’Histoire.

          • Anonyme

            fait toi soigner, pervers

          • Anonyme

            Enfin bref « pas question de » mais en fait oui ! le titre du post en clair : sapons les fondations de l’Histoire, cherchons lui des poux et qui sait, elle finira bien par crever, la charogne !
            Rue89, savez-vous que vous diffusez le post enrôleur et insidieux d’un authentique révisionniste ? et que cela tombe sous le coup de la Loi ?

            Aller voir dans les camps de la mort, sur les monument aux morts, ce qu’il y a à gratter. debectant.

        • Louison
          • Posté à 18h58 le 23/11/2007
          • Internaute 19906

          J’avais donné en son temps l’info sur Eva Herman vue par cette Inge Blass parce que l’article me semblait malheureusement mieux informé que celui de rue89 (mais je me souviens que je n’étais pas la seule). Alors suite à votre mess. vraiment très pertinent et après avoir été sur ce site bien facho de no-media info (tendance rouge-brun-vert)je suis anéantie. Parce que cette femme est vraiment dangereuse, non seulement elle défend les négationnistes, mais en plus elle voudrait qu’ils aient la même impunité de partout en Europe. Elle ose appeler ça « Liberté pour l’histoire ». C’est extrêmement préoccupant parce qu’elle a du talent (laissons-lui au moins ça) et que comme vous le dîtes en gros, ce sont des sujets qui ne sont pas abordés officiellement, mais qui circulent quand-même sans qu’aucun journaliste « doué » vienne dénoncer ces propos. Par rapport à « Storytelling », je dirais que c’est plus une question de silence, que de vide. Et le problème, c’est qu’il y en a beaucoup qui se laissent séduire par ce bon sens apparent. Au milieu de toutes les histoires people qui sont reprises en boucle, quand il y en a une qui aborde autre chose, automatiquement on a l’impression qu’elle parle. C’est pour ça que j’ai aprécié cet article de « Storytelling » parcequ’il met le doigt ailleurs (et ça ne doit pas forcément faire mal) Ceci dit, je reste concrète et je me dis (pour faire référence à l’autre article) que si il y a un quart des Allemands qui trouvent que le nazisme a eu des aspects positifs, que les Espagnols ont le droit de nier la Shoah ouvertement, combien il y a de Français qui trouveraient Vichy et ses lois antisémites justifiés dans « le contexte »...

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à Louison
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 00h23 le 24/11/2007
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            L’Histoire est vindicativement révisionniste. Si on cherche à interdire la recherche, on permet que se créée en sous-main une « hypothèse parallèle » qui ne sera jamais démentie et qui, dans 100 ans, peut devenir la « vérité » officielle de quiconque à le pouvoir, « vérité » qui sera elle-même démoli, 100 ans plus tard, avec d’autant plus d’acharnement qu’elle aura été imposée comme un dogme. Combien de temps avant qu’on ne redonne aux Nazis toute la responsabilité de Katyn ? C’est sur ce qui est mal qu’il faut être d’accord. Lien

            Pierre JC Allard

            • Anonyme répond à pierrejcallard

              vous avez une défintion objective du mal ?
              Etre d’accord dans quel but ?

              et si « l’hypothèse parallèle » était la bonne ?

        • Anonyme

          @ Ruth P.

          et si la négation venait de ce que vous appelez les raconteurs de « l’Histoire réelle » ?

          Prenons un exemple qui fera plaisir à M.Haski : le 11/9

          L’histoire que l’on nous raconte est-elle la bonne ?
          Quelles sont les preuves ?
          A-t-on le droit de chercher à savoir ?
          Peut on réviser (je ne parle pas de nier, grosse différence !) une histoire, interroger, fouiller ?
          A-t-on le droit de chercher à comprendre ?

          et cela pour n’importe quelle époque.

          Interdire la recherche c’est encourager les doutes et les soupçons.

        8 autres commentaires
      • Anonyme répond à Hubert Artus

        Que Sarko se conduit comme un animateur du Club Méd pour cacher le tsunami destructeur du modèle social français. Dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie de Lisbonne, tout est bon pour faire diversion. Tant que nous comptons ses je, ses « moi » je », dans ces discours, tout va bien pour lui, pour la Commission européenne qui transforment, à coup de directives datant d’il y a maintenant quelques années pour distraire l’opinion publique. Je ne suis pas chauvine, l’idée d’Europe est merveilleuse, mais surtout pas dans ces conditions de destruction de ce que les gaullistes et communistes avaient construit ensemble. (Déjà c’était pas grand-chose. Déjà cela contenait en germe ce que l’on vit maintenant. Trop de bagnoles, trop de pétrole, trop de consommation, trop de gadjets, pas assez d’instruction, d’éducation de tosch aussi...)
        Arrêtez de tomber de le chiffon rouge, de foncer dessus. On s’en fout de Sarko. Totalement. Mais ce qui est moche, c’est la politique de droite/droite américaine que l ’europe veut faire avaler. C’e’st là-dessus qu’il faut se battre.
        Car la cghose à reprocher à Sarko c’est son aspect (litote :) totalement faux cul. Pourquoi ne pas annoncer la couleur ? Dire : « l’Europe a décidé de faire ci, ça, et j’exécute ». La seule façon peut être de faire passer la pilule est de dire « je ».
        Plusieurs avantages : ça lui fait un coup de gonflette (mon gouvernement et moi on est très forts regardez tout ce qu’on a travaillé, alors que le canevas et le patron sont déjà dessinés et y’a plus qu’à).

        Toute la charge est sur lui (il s’en fout il est grassement payé pour cela). Pas sur l’Europe ce qui serait franchement casse-pieds pour ses potes de la finance internationale et européenne. Ses potes qui ont besoin de la libéralisation pour augmenter leur foin dans leurs râteliers.
        Il n’y a aucune fatalité, aucune inéluctabilité dans le sort politique que subissent la France et l’Europe. Il y a quelques problèmes que la droite dure a décidé de règler de la manière la plus cruelle, inhumaine, dégoûtante qui soient. Ils profitent de la situation (qu’ils ont créée) en noircissant le tableau. Ils créent de l’angoisse, du drame. Et les malins s’en foutent plein les fouilles. Et les shadocks vont pomer longtemps. J’eus préféré un dossier consacré à « COMMENT SARLOZY S’EMPLOIE A FAIRE ECRAN A L’EUROPE DE LA STRATEGIE DE LISBONNE, plutôt qu’une pseudo analyse sur son égo. Tant qu’on en reste là, il est mort de rire. ET MOI PAS ! ET VOUS NON PLUS !
        A bas la signature !
        A bas la ratification !

         
        • Awopbopaloobop_Alopbamboom
          • Posté à 18h06 le 29/11/2007
          • Internaute 21692
            récalcitrant

          Allez un coup de para NO !
          Dès qu’un post cause de Lisbonne, jamais un vote positif.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    « Suite à des divergences idéologiques, et à un voyage controversé en Palestine en 2003 (l’Espagnol Sarramago y compara Ramallah à Auschwitz), Salmon décida de cesser l’activité du PIE »

    Les dangers de l’excès de communication qui dévastent les esprits des individus dans le monde entier exclueraient-ils ceux que génèrent la communication israélienne ?

    • Anonyme

      Salmon on s’en tape. Il a écrit un bouquin sur un phénomène identifié et pratiqué depuis 15 ans, mais ce n’est pas lui qui l’a inventé.
      Le storytelling (le comte) quitte les livres pour enfants pour investir la politique, le marketing et le management. Votre patron pratique t-il le storytelling ?

      Lien

      Vous voulez vivre dans un comte politique ?

      • Anonyme

        Bien dit, bien vu.

         
        • Hubert Artus
          Hubert Artus
          Rue89
          • Posté à 14h16 le 23/11/2007
            rédacteur
          • Journaliste 56
            Rue89

           @ deux derniers courageux anonymes : qui vous a dit que Salmon avait découvert le phénomène ? Il l’analyse, simplement, dans une période où la France a besoin de faire le pont entre ce qui se passa aux USA il y a vingt ans et ce qui se passe ici à présent. C’est tout. Et cela représente beaucoup.

          • Anonyme répond à Hubert Artus

            Ok Hubert, no problemo. On veut juste dire que le sujet du livre de Salmon nous intéresse infiniment plus que M. Salmon.

        2 autres commentaires
    • Louison
      • Posté à 19h14 le 23/11/2007
      • Internaute 19906

      Toi, tu t’es laissé intoxiquer par ça, de la super facho citée plus haut : Lien

  • Anonyme

    demandez aux immigres clandestins, et aux autres aussi avec des papiers car il y en a bcp aussi, , de payer vos retraites, ces gens, qui bossent au noir emmerdent la france et les francais et ne sont ici que pour vivre d’aides sociales ! ! ! ! ! sarkozy le sait cela, et desormais ce bordel est fini, ce bordel entretenu par mitterrand et chirac les deux felons de la republique qui ne sont devenus president que pour leur interet perso,on voit le resultat pour chirac d’ailleurs ! ! ! !

    si la france va mal et que la repartition des richesses ne se fait pas, (elle ne s’est jamais faite), mais cela ne risque pas de changer, etant donne que la fraude sociale coute 28 milliards d’euros par an a la france ( 600 milliards depuis 30a la moitie de la dette de la france qd mm ...), si on combat la fraude a 90%, l’argent economisé sera pour les travailleurs alors messieurs dames, faites votre choix denoncez la fraude ou alors acceptez d’avoir des salaires de misere ! on a ce que l’on merite point barre !

    • Souvarine
      • Posté à 12h58 le 23/11/2007
      • Internaute 22834

      Ils bossent au noir ou ils vivent des aides sociales ?

    • Anonyme

      et par qui elle est organisée cette fraude sombre buse ?

      a t’on vu la moindre condamnation dans le staff de Buffalo Grill lors du récent scandale de leurs employés sans papier ?

      crois tu que les petits ’soucis’ d’Airbus que tu vas payer avec tes impots vont t’etre remboursé par Lagardère et Forgeart ou que ceux ci continueront à faire des blagounettes en commission parlementaire et à plaisanter avec leurs amis députés de leurs régimes très spéciaux ?

      Et quand les immigrés clandestins, et les ’autres aussi avec des papiers’ stigmatisés en permanence en auront enfin marre et refuseront de ramasser tes poubelles, laver tes rues, nettoyer tes bureaux, conduire tes gamins à l’école, et de récurer tes chiottes qu’est ce que tu viendras alors nous dire ? pas grand chose car tu seras alors enseveli sous ta propre merde...

      • Anonyme

        « a t’on vu la moindre condamnation dans le staff de Buffalo Grill lors du récent scandale de leurs employés sans papier ? »

        J’enfonce le clou : qu’est-il advenu de l’employeur des deux travailleurs clandestins pris la main dans le sac de ciment qui travaillaient à la résidence de week-end versaillaise de Notre Majesté Sarko 1er ? A t-il été poursuivi ? Et quid des poursuites contre le donneur d’ordre qui a passé la commande des travaux (une certaine Cécilia) ?

    • basilou
      • Posté à 13h13 le 23/11/2007
      • Internaute 21279

      C’est sympa les courageux anonymes.... La fraude au social, c’est aussi les cotisations patronales non payées. Pauvre clown .

      • Anonyme répond à basilou

        Dans ces fraudes et ces cotisations patronales non payées, tu inclus les 600 millions d’euros des caisses noires du MEDEF ?

    • Anonyme

      le fn, encore et toujours, à trainer sournoisement sur les forums, à lever la patte pour délimiter son territoire, à cracher leur haine sur les étrangers, les pauvres et les chômeurs. C’est étrange, à croire qu’ils ne foutent rien toute la journée ! parasites vous avez dit ?

      • Anonyme

        Avant-hier, on avait deux crétins qui se faisaient passer pour des syndicalistes marxistes déjantés...

        C´est compliqué le talent, n´est-ce pas ?
        La triche et le racourci, c´est plus facile, pas vrai ?

        Ce qu´ils nous disent d´eux-même en attaquant les autres n´est pas très sexy...

         
        • Anonyme

          ...et l’autre jour un de ces tordus se faisait passer pour un islamistes, en tout cas l’idée qu’il en avait ! Dans ces moments là, ils ne postent que d’une main !

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      un immigré clandestin ne vit pas d’aide sociale, puisqu’il n’est pas sensé se trouver ici.
      Tu es illogique dans tes propos.
      Et sache une chose : le solde migratoire en France (Ceux qui partent - ceux qui rentrent) est le plus bas des grands pays européens.
      1,5%. Ce qui n’est même pas assez pour assurer le renouvellement des générations.
      Alors si tu veux plus d’immigré dans « ton » pays, he bien va faire des gosses, sinon ce seront les immigré « légaux » eux qui payeront ta retraite.

  • Anonyme

    Il ne doit retenir que les histoires qui l’arrangent.
    Pourquoi s’est-il attardé sur la comparaison de Saramago (un seul R !) portant sur Ramallah et Auschwitz ?
    Que n’a-t-il attaqué le ministre de la justice israélien Yossef Lapid qui a déclaré que les images d’une vieille femme palestinienne cherchant ses médicaments dans les décombres de sa maison détruite par Tsahal (l’armée d’Israël) lui rappelait sa grand-mère tuée par les nazis pendant la Shoah ?

    Et quand Saramago déclare dans la foulée : « On a fait une guerre en Irak pour découvrir de présumées armes de destruction massive. Pourquoi personne ne se préoccupe du fait qu’Israël a la bombe atomique ? ».

    Monsieur Salmon est aussi un raconteur d’histoire...

    • Anonyme

      ça tombe bien, il est écrivain, lui.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 13h08 le 23/11/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

        Si seulement ce n’était que des histoires...

    • Anonyme

      vous pouvez refermer tous les posts qui vous dérangent, il n’en reste pas moins que ces paroles ont été prononcées, qu’elles ont un écho et une réalité.

      les « storytellers » savent aussi occulter certans sujets qui leur déplaisent, le réel reprendra toujours le dessus, c’est une question de temps.

  • Anonyme

    « Nous sommes un empire désormais, nous fabriquons notre propre réalité » - Karl Rove

    Je remarque que la notion d’empire pour désigner les Etats-Unis commence à passer dans le langage officiel, alors qu’elle n’était réservé jusqu’à maintenant qu’aux seuls gauchistes.

    Il y a un mot qui n’est pas prononcé : Libéralisme. Car tout ce fatras ne tombe pas du ciel, c’est un technique libérale, venant des même individus qui ont impulsé cette idéologie, issue du reaganisme et de leur think-tanks.

    Quand vous discutez avec un libéral -et dieu sait s’ils pullulent, dans les médias, à droite et au PS- c’est toujours « vous êtes nul en économie, vous ne pouvez pas comprendre ».
    Ce qu’il ne comprend pas lui, c’est que sa course en avant n’est pas économique, mais dictée au mieux par la fabrique de l’opinion, au pire par les militaires (le Chili de Pinochet, laboratoire de Milton Friedman ; l’Irak, garantissant les ressource de l’or noir etc).

    Je refuse catégoriquement de vivre dans un élevage en batterie. La première des leçon à tirer nous est dictée...par Karl Rove : « attack, attack, attack ! ». Plus de pitié. C’est la guerre.

    • Anonyme

      quel régime (doite, gauche, dictatures de tous bords) n’a pas raconté d’histoire, n’a pas façonné une « réalité » à la demande ?

      M. Salmon aurait du lire un petit ouvrage de 2003 de JM.Valantin : « Hollywood, le Pentagone et Washington, les trois acteurs d’une stratégie globale ». (chez Autrement).
      Mais comme le dit l’un de intervenants il ne lit que les histoires qui le confortent dans son opinion.

      Il aurait pu également s’intéresser à l responsabilité des médias en tant que transmetteurs d’histoires : sans journalistes à la botte la plus belle histoire ne sera pas publiée.
      Bref ce Salmon ne remonte pas vraiment le courant, il se contente de surnager.

      • Hubert Artus
        Hubert Artus
        Rue89
        • Posté à 14h20 le 23/11/2007
          rédacteur
        • Journaliste 56
          Rue89

         Eh bien, voyez-vous, l’ouvrage que vous citez est, précisément, référencé et cité dans « Storytelling » ! Il vaut mieux dire « je pense que... » ou « peut-être que » plutôt que de dire une opinion tranchée sans voir lu ni mesuré les faits, non ?

         
        • Anonyme répond à Hubert Artus

          c’est vrai j’ai manqué de mesure...
          tout comme je manque de temps pour tout lire.
          en ce moment mon livre est : « La faillite des médias » de Griffin,
          le suivant sera « Comment Israël expulsa le Palestiniens » (les nouveaux historiens israéliens qu’ici on traiterait de révisionnistes)
          et plus tard ce sera « Le cimetière des innocents : victimes et bourreaux en Russie soviétique »...
          alors Salmon... j’avoue le laisser un peu éloigné.

    • Anonyme

      Je suis d’accord 100% et la matrice du mensonge n’en déplaise à certaines bonnes âmes est bien révélée dans cet article de Inge Blass cité plus haut. Qu’on arrête de nous raconter des histoires.

  • Anonyme

    On ne vit que de rêves. L’homme n’a jamais cessé de rêver.
    Demain n’est-t-il pas déjà un rêve, une projection, un espoir ?
    Donc la machine à rêve, à aider le rêve, à montrer ce qu’il faut rêver, fonctionne d’autant mieux que les moyens modernes et technologiques peuvent être alimentés par ceux qui ont le pouvoir.
    Ils s’en servent, et en profitent.
    Quid du contre pouvoir qui devrait se mettre en place ?
    Une démocratie ne peut fonctionner que si il y a des contres pouvoirs (à méditer)

    • pikasso02
      • Posté à 16h44 le 23/11/2007
      • Internaute 10134

      Oui pour les contre-pouvoirs, à condition d’en proposer. Ma thèse sur Picasso est considérée par certains comme née de la pensée d’un réactionnaire. Rares sont ceux qui ne le pensent pas ! Mais n’en disent pas plus. Ils m’encouragent à continuer mais n’entre pas dans le dialogue. Libre à eux !
      Non fiction avait prévu que les théories et essais sur blog seraient traités comme les essais sur livres. Il n’en est rien à ce jour. Comment voulez-vous proposer des contre pouvoirs quand Rue89 ne s’intéresse qu’aux livres édités. Qui dit éditions dit pouvoirs en place. Les internautes peuvent avoir des idées et être refusés par les éditeurs. Pour l’instant, Rue89 ne respecte pas ses paroles concernant les essais sur blog. Je tenais à le faire remarquer. Je n’attends que ça, qu’une ou plusieurs personnes démolissent ma thèse sur Picasso, si cette thèse est reconnue et analysée par eux comme sans intérêt. Mais quand cela se fera-t-il ? Rue89 me répondra peut-être !

      Lien

  • Anonyme

    Remarquable article, comme souvent dans cette rubrique, merci M. Artus.

    Il y a des développements intéressants à envisager sur l’impact de la fiction dans le dispositif de communication (à côté des techniques de manipulation qui relèvent de la rhétorique du texte ou de l’image, ou de l’exploitation des émotions).

    IL faut entendre la fiction en tant que mythe bien sûr (muthos et pas seulement mimesis), mais aussi en tant que forme appuyée sur une temporalité : construire du récit implique de programmer des séquences (scénario), amorce/crise/résolution. De sorte que le récit n’est pas seulement un paquet d’images destiné à recouvrir des réalités ponctuelles, mais concurrence littéralement le réel, avec l’avantage sur lui de la cohérence. A noter que la revue Réseaux avait consacré un gros numéro à cette question il y a 2 ans me semble-t-il (la recherche existe donc bien en France, même si elle peine à accéder à l’espace médiatique !)

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