Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

L'Education nationale en pleine confusion : autopsie d'un mal profond

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 31/05/2010 à 14h47

Cette année, les élèves qui rentreront en classe de seconde au lycée auront eu une veine inouïe : leurs « nouveaux » programmes, viennent tout juste d’être fébrilement publiés au Journal officiel, in extremis, le 29 avril. Quelques tout petits mois avant la prochaine rentrée fatidique de septembre.

L’an passé, leurs aînés du même niveau, n’avaient eu que le programme de maths à se mettre sous la dent. En catastrophe.

Des programmes chaotiques de plus en plus tardifs

Lycées : des manuels scolaires publiés in extremis

Bien sûr, nos chers nouveaux lycéens n’auront pas la moindre chance de disposer d’outils pédagogiques adéquats et satisfaisants pour accompagner leur cursus. Faire des manuels scolaires convenables en quelques semaines relève, pour les éditeurs spécialisés en ce domaine, du pari tout bonnement stupide.

Ceux-là ont d’ailleurs été contraints de retarder leurs parutions, ficelées à la hâte, à la rentrée de septembre. Et non en mai comme c’est l’usage pour que les enseignants puissent en prendre connaissance et préparer leurs cours.

Primaire : la division abordée dès la fin du CP

Accident programmatique isolé ? Que nenni ! En primaire, d’autres Diafoirus pédagogiques, soucieux des performances de nos marmots, ont cru bon d’avancer de trois ans l’étude de la division. Depuis 2008, celle-ci doit être abordée dès la fin du cours préparatoire, et maîtrisée durant le CE1. Objectif parfaitement irréalisable et irréalisé, mais qu’importe la réalité quand seule compte l’illusion.

Lycées professionnels : le BEP supprimé

Rappelons également les soubresauts chaotiques qui accompagnent l’interminable réforme ratatouille des lycées professionnels. Suppression des BEP et installation aux forceps des bacs professionnels en trois ans. Soit, plus prosaïquement, deux années d’études sucrées pour les traditionnels élèves « en situation d’échec » de l’Education nationale.

Bérézina à la grecque sur les budgets

Beaucoup relèveront à juste titre que ces réformes à l’emporte-pièce sont souvent menées sous la pression féroce de contraintes budgétaires draconiennes. C’est peu de le dire et on ne compte déjà plus les ravages causés par les suppressions à la hache de classes et d’effectifs professoraux. Les conséquences :

  • des classes surchargées
  • des enseignants absents non remplacés
  • des appels pathétiques du ministère de tutelle au renfort de retraités ou d’étudiants non formés.

Compte tenu de la situation calamiteuse des caisses publiques, celles de l’Etat en premier lieu, la rentrée de septembre prochain s’annonce sous les auspices tristounets d’une austérité à la grecque. Deux exemples :

  • Les crédits de fonctionnement attribués annuellement aux collèges via les Conseils généraux viennent d’être diminués d’au moins 30%. Et pour certains départements (le Calvados, par exemple), versés en partie seulement, sans garantie sur le montant, le moment ou même le versement de la seconde partie.
  • Autre exemple symptomatique sur la multiplication de ces défauts de paiement, plusieurs milliers d’enseignants ayant corrigé les épreuves 2009 du BTS n’ont toujours pas été défrayés, ni indemnisés de leurs frais de déplacement (jusqu’à 1500 euros). Au point de se mettre en grève de l’épreuve 2010.

Mais il serait abusif, je crois, d’attribuer ces multiples errements aux seuls problèmes de gros sous. L’affaire paraît bien plus grave, le mal bien plus profond et enraciné.

Le système a-t-il atteint son seuil d’incompétence ?

Comme si ces soubresauts fébriles dans les changements de programmes étaient le signe que la collectivité éducative avait soudain atteint son seuil d’incompétence selon l’inaltérable principe de Peter.

Comme si, après des années de pédagogisme pompeux où l’élève devait être mis au centre des savoirs, mais où l’on se piqua surtout de mots plus ou moins abscons (ah, notre chère grammaire muée en pédants « outils raisonnés de la langue » !).

Comme si nous nous retrouvions soudain désarçonnés par l’impuissance de notre machinerie à transformer nos chères têtes blondes en têtes bien faites. Non pas que les leur fussent si mal faites... mais elles ne l’étaient pas comme nous le voulions !

Comme si nous cédions comme insectes affolés à des convulsions sans queue ni tête, allant :

  • de régressions rétrogrades (c’est le retour de l’antique méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture, déjà rayée des tablettes) ;
  • en tentatives hasardeuses, sur les rythmes scolaires, par exemple ;
  • et expérimentations trop précipitées pour aboutir, comme le test sur les après-midi sportives mis en place dès la prochaine rentrée.

J’emploie ici à dessein la première personne du pluriel, car je pense que c’est bien la collectivité éducative dans son ensemble qui est concernée. Parents d’élèves compris, eux qui, désemparés par les incertitudes futures liées à la crise, pressent leurs rejetons comme citrons.

C’est que la Grande Crise actuelle, madame, monsieur, ne touche pas que les finances ou l’économie. Elle meurtrit aussi méchamment les cellules grises.

Aller plus loin
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  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 15h01 le 31/05/2010
    • Internaute 23064
      doctorant

    Yéti, une précision : par collectivité éducative, ne serait-il pas plus juste de dire « ministère de l’éducation » et « administration de l’éducation » ? Est-ce vraiment de la responsabilité des enseignants si les crédits se cassent la gueule, si les programmes sont modifiés d’une manière stupide et rétrograde, s’il y a des tentatives hasardeuses sur les rythmes scolaires, ou des expérimentations sur le sport ?
    Tout cela relève uniquement de la compétence du ministère et de l’administration (/inspection).
    Quant à mettre l’enfant au centre des préoccupations, c’est le contraire qui a été fait ces dernières années, avec une volonté de mettre les savoirs au centre, contre les idées des pédagogues (que tu ne combats pas si je comprends bien).

  • iFFLYG
    • Posté à 15h10 le 31/05/2010
    • Internaute 30165

    Mon cher Yéti, j’apprécie généralement vos chroniques mais je ne suis pas d’accord avec votre analyse. Non « Comme si ces soubresauts fébriles dans les changements de programmes étaient le signe que la collectivité éducative avait soudain atteint son seuil d’incompétence ». Il s’agit d’un processus parfaitement voulu dans le cadre de l’AGCS pour, in fine, privatiser l’enseignement avec l’assentiment des citoyens. La méthode retenue pour cela a été bien décrite et analysée en 1996 par l’OCDE dans son « Cahier de politique économique n°13 » initulé « La Faisabilité politique de l’ajustement » (Lien)

    Extrait de ce cahier : « Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’ élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

    • guerzit-
      guerzit- répond à iFFLYG
      Incomprenant majeur
      • Posté à 17h16 le 31/05/2010
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Ah ! , l’AGCS...

      C’est le genre de chose qui justifierait un meurtre...

    • vignol
      vignol répond à iFFLYG
      retraité
      • Posté à 17h32 le 31/05/2010
      • Internaute 85027
        retraité

      comme quoi ce genre de politique est bien organisée par certains milieux officiels et certaines personnes qui ont bien un nom

      car le fin du fin maintenant c’ est de faire croire que tous les remous et les crises financieres sont dues au hasard et qu’ on a attrapé la grippe : il n’ y a pas de complot et surtout il ne faut accuser aucun decideur nommement et rester politquement correct , les analyses etant parait t’ il tres complexes pour nous pauvres citoyens

  • lelignois
    lelignois
    retraité de l'E.N.
    • Posté à 15h11 le 31/05/2010
    • Internaute 100895
      retraité de l'E.N.

    J’approuve entièrement ce que vous écrivez sur le marasme de notre enseignement national. Mais, hélas, je me désole en lisant : « ...non que les leur fut si mal faites... » : j’aurais préféré un peu plus de rigueur grammaticale : LES LEURS FUSSENT...Ah, notre bonne vieille grammaire française !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à lelignois
      yetiblog.org
      • Posté à 15h16 le 31/05/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Merci pour la correction [rouge de honte].

  • Anonyme

    de régressions rétrogrades (c’est le retour de l’antique méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture, déjà rayée des tablettes)

    C’est sûr, la méthode globale, c’est moins antique ...et plus efficace pour rendre les enfants (prétendument) dyslexiques. Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.

    • Le Yéti
      Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 15h19 le 31/05/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. »

      1/ Je travaille dans le milieu scolaire depuis plus de 25 ans (élaboration des manuels, notamment en apprentissage de la lecture) ;

      2/ Je n’ai jamais eu l’intention de défendre la méthode globale... qui n’est plus appliquée par les enseignants depuis des lustres.

      Moralité (mot à la mode en ce moment) : vous ne connaissez que la moitié de ce dont vous parlez [rires].

      • Anonyme répond à Le Yéti

        Eh bien faites-nous un cours sur vos conceptions de manuels (et les amitiés inspectorales qu’elles supposent) et de méthodes d’apprentissage de la lecture.
        Ensuite, que l’EN française soit cassée par l’État français, ça fait un moment que toute personne un peu sensée s’en aperçoit.

         
        • Le Yéti
          Le Yéti
          yetiblog.org
          • Posté à 17h24 le 31/05/2010
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          « (et les amitiés inspectorales qu’elles supposent) »

          Croyez-vous vraiment que vous allez me déstabiliser avec ce genre d’insinuations aussi bêtes que grossières ? [Rires]

        1 autres commentaires
      • lally
        lally répond à Le Yéti
        professeur
        • Posté à 10h21 le 01/06/2010
        • Expert 51226
          professeur

        Désolée de vous l’apprendre mais pour enseigner en partie à des enfants de ZEP, j’ai pu constater à maintes reprises que la méthode globale est encore appliquée dans pas mal d’écoles primaires (notamment dans les écoles de quartiers populaires) et fait encore des ravages.
        Beaucoup d’enfants qui ont déjà énormément de mal à conceptualiser ne comprennent pas ce qu’ils lisent. D’ailleurs ils ne lisent pas, ils répètent des mots dont ils ont mémorisé la place dans un texte.
        Mémorisation n’est pas compréhension. Ce n’est qu’une apparence de lecture, pas la lecture.

        Il est par ailleurs étonnant de constater qu’avec la méthode syllabique, l’apprentissage de la lecture pour les plus en difficulté devient beaucoup plus facile, clair, adapté et qu’au bout d’un an, même si on doit reprendre tous les fondamentaux mis à mal par la méthode globale, les enfants savent vraiment lire et comprennent ce qu’ils lisent. Ce qui est un facteur d’apaisement pour bien des enfants et aussi un premier facteur de réussite. Quand on comprend ce que l’on lit et que l’on maîtrise sa lecture, on pourra apprendre d’autres choses plus facilement. Et l’on pourra plus facilement aider la famille et conquérir son autonomie.

        Pour le reste de votre analyse, je la partage et je rejoins tout à fait l’intervenant qui parlait de ce que cette vision comptable de l’enseignement provenait de l’OCDE. Nous avions eu l’info de ces textes il y a quelques années. Si durant la période Chirac, cette mise en place politique fut restreinte, on peut dire que depuis l’avènement de Sarko, tout est appliqué à la lettre et pas seulement au niveau de l’enseignement mais au niveau de tout le secteur social et santé (trois piliers pourtant de la bonne santé de notre démocratie). Nous revenons à une féodalité que l’école de la République avait combattu. Ce qui est lamentable. D’autant plus que le marché privé est proposé à des établissements confessionnels pour une grande majorité et qui sont là non seulement pour récupérer la mise financière mais aussi pour faire du prosélytisme religieux et plutôt intégriste (cf le livre de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldy : Main basse sur l’école publique).
        Pour enseigner également à des apprentis de l’industrie en centre de formation, la disparition du BEP va exclure plus de jeunes à la fois et études et du monde du travail car une majorité de ceux que nous avons en cours en BEP n’ont pas le niveau pour décrocher un BAC Pro. Ce diplôme, qu’il soit réparti sur 2, 3 ans, nécessite que chaque jeune puisse arriver au niveau de savoirs et d’engagement suffisants sinon c’est un facteur d’exclusion.
        Je viens de faire passer les CCF des dernières classes de BEP...
        J’espère que les élèves auront leurs examens. Car sinon, c’en est terminé pour eux. Ils seront sortis du système scolaire sans diplôme...
        Et viendront grossir le nombre de chômeurs au Pôle Emploi.

  • Rivendell
    Rivendell
    Suppot de satan
    • Posté à 15h31 le 31/05/2010
    • Internaute 102483
      Suppot de satan

    « c’est le retour de l’antique méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture, déjà rayée des tablettes »

    Mon cher Yéti, au risque de vous déplaire, la méthode syllabique était très majoritairement la plus utilisée (opposée à la méthode globale) avant même que Robien ne se mette en tête de la crucifier (chose qu’il a plus ou moins raté).

    De plus, si la méthode syllabique peut se suffire à elle-même, face à un mot inconnu, l’enfant ayant appris à lire avec la méthode globale est obligé de revenir à la syllabique.

    Enfin, l’observation à l’origine même de la création de la méthode globale (« un bon lecteur ne déchiffre pas, mais reconnaît les mots, voire des groupes de mots. »), prouve que celui ayant appris avec la méthode syllabique et lisant régulièrement développera lui-même une technique de lecture globale. Grosso modo, la méthode globale vient avec le temps, et la méthode syllabique est le meilleur moyen de pouvoir apprendre la méthode globale plus tard par soi même.

    D’ailleurs moi qui ai appris avec la méthode syllabique, ça fait depuis belle lurette que je ne lis plus votre nom ainsi : y...yé...t...ti....yéti.

  • admirateur-
    • Posté à 16h05 le 31/05/2010
    • Internaute 32111

    D’ordinaire j’aime bien vos chroniques
    Vous nous dites :
    1/ Je travaille dans le milieu scolaire depuis plus de 25 ans (élaboration des manuels, notamment en apprentissage de la lecture)

    Si depuis 25 ans vous avalisez toutes les réformes en avalant toutes les couleuvres, dans un sens je comprends que vous n’ayez aucun recul pour juger de la dévastation des différentes réformes puisque vous les avez suivies.
    Pour rire, puisque vous connaissez si bien le milieu, je vous signale que les instructions de 2002 faisait référence à l’apprentissage de la division dès le CP.
    Plus sérieusement, je suis d’une génération (peu touchée par les phénomènes de dyslexie, dysorthographie et autre) qui non seulement a appris à lire avec la méthode syllabique mais qui apprenait les rudiments de la division dès le CP.

    Vivement, à nouveau, une chronique sur la crise mondiale.

  • nelmezzodelcamin
    nelmezzodelcamin
    di nostra vita
    • Posté à 16h06 le 31/05/2010
    • Internaute 3956
      di nostra vita

    Yéti, j’ai lu ça aujourd’hui :
    Lien

    voir « le fait du jour » et tous les documents en annexe : comment faire pour gratter encore 16 000 postes par an :
    - finir de supprimer les RASED
    - ne plus scolariser les enfants à 2ans
    - augmenter les effectifs par classe dans le primaire et le secondaire
    - faire faire la formation continue sur le temps de congé
    - fermer les classes uniques, les petits établissements
    - fermer des options et des filières pro
    - virer les assistants de langue
    - ne plus recruter de psychologues scolaires
    - supprimer au maximum les heures de décharge

    je suis entre nausée et désespoir

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 16h37 le 31/05/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    L’Education nationale en pleine confusion : autopsie d’un mal profond

    le titre n’invite pas à lire plus loin.

    Depuis bien longtemps,
    l’éducation nationale
    comme la santé
    comme les transports
    comme la poste

    est dans le viseur de l’agcs

    privatisation toute

    ne pas comprendre que la crise actuelle
    sous pretexte de dette publique
    n’est qu’une étape supplémentaire
    à la marchandisation de toutes les activités humaines
    relève de l’autisme

  • admirateur-
    • Posté à 17h03 le 31/05/2010
    • Internaute 32111

    Ma première contribution et la réponse du yéti ayant sauté, je rappelle que la division était dans les programmes de 2002.
    Je rajoute en second point, en réponse au yéti, que dans les années 70 20 % d’une classe d’âge accédait au bac ; aujourd« hui 80 % certes mais en lisant les chiffers de l’E.N. elle-même
    Lien
    on voit bien que le nombre d’élèves admis aux bacs généraux a très peu augmenté et ce sont les bacs pros et technologiques qui permettent de dire “80 % d’une classe d’âge arrive au niveau bac.
    La tarufferie du niveau qui monte...

    Ceci étant dit, je le répète, vivement un nouvel article sur la crise mondiale !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à admirateur-
      yetiblog.org
      • Posté à 17h42 le 31/05/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Désolé, c’est moi qui ai fait sauté ma contribution précédente (jugeant que je prenais trop de place dans le fil des commentaires, et sans avoir eu le temps de voir que vous y aviez répondu).

      Je maintiens que la division n’était pas dans les programmes CP de 2002. Cf. Lien par Rémi Brissiaud, spécialiste en dialectique des maths, formateur à l’IUFM de Versailles et auteur de la collection scolaire J’apprends les maths aux éditions Retz.

      Extrait :

      « Jusqu’ici, par exemple, les enseignants de CP n’abordaient qu’avec beaucoup de prudence le calcul posé en colonnes de l’addition et ils n’abordaient pas du tout celui de la soustraction à ce niveau de la scolarité. Le calcul d’une soustraction en colonnes n’était pas abordé avant le CE1. Dorénavant, les élèves devront “ apprendre et utiliser une technique de l’addition et de la soustraction ” dès le CP. L’évolution n’est pas mineure : dans les programmes qui étaient en vigueur avant avril 2007 (il y a moins d’un an !), c’est seulement au CM2 qu’il était recommandé d’“ utiliser ” une technique de la soustraction en colonnes (documents d’application du cycle 3, pages 41 et 43). En CE2 et au CM1, on pouvait se contenter de “ construire et structurer ” cette technique. Les projets de programmes proposent donc aujourd’hui d’avancer de 4 ans l’utilisation de la soustraction en colonnes (au CP plutôt qu’au CM2) !

      De même, concernant la technique posée de la division, dans les documents d’application des programmes de 2002, il était recommandé d’“ approcher, préparer ” cette technique au CE2 et au CM1, de la “ construire, structurer ” au CM2 et de l’“ utiliser ” à partir de la 6e. »

      –––––-

      PS : pour ce qui est du comparatif entre niveaux des élèves à différentes époques, patience, je traiterai ce sujet en détail dans un prochain billet.

      • Monard
        Monard répond à Le Yéti
        • Posté à 18h00 le 31/05/2010
        • Internaute 19095

        Ah pardon, Remi Brissiaud prof à l’ IUFM de Cergy Pontoise...Si vous faites partie de ses éditeurs , ça représente de la thune... ! Quand à l’efficacité de ses conceptions, c’est pas prouvé...

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Le Yéti
        Déchoukeur
        • Posté à 01h10 le 01/06/2010
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Il y a une différence entre « la technique posée de la division » et l’approche de la division elle même. Ainsi en maternelle on peut partager son gâteau ; ou répartir des boules etc...
        Le Yéti ne nous apprend rien à travers le rapide état des lieux qu’il fait de l’EN. Un des intervenants a expliqué, une fois de plus, que l’objectif inavoué, était la dérégularisation, l’expansion du privé à terme. Cette politique est inscrite dans le Traité de Lisbonne de 2002 que les amis écolos - à l’époque c’était les Verts aujourd’hui c’est Europe Ecologie - du Génie de l’Himalaya ont largement approuvé.

      • admirateur-
        admirateur- répond à Le Yéti
        • Posté à 10h03 le 01/06/2010
        • Internaute 32111

        Mon cher Yéti, drôle de méthode : je cite un texte précis tiré des Instructions officielle de 2002 (Documents d’application7 (Mathématiques cycle 2 [DA2] p.23-, vous me répondez par les élucubrations reposant sur sa seule pensée d’un de ces maîtres du blabla qui ont accompagné et impulsé la baisse systématique du niveau de l’enseignement depuis une quarantaine d’années. Meirieu et sa clique. Ce monsieur ne fait référence à rien, normal il répand l’inculture
        Qu’ayant pendant 25 ans participé à ce système, et en profitant peut-être encore, vous ne vouliez point mordre dans la main du maître, je le conçois.
        Que cette logique, baisse de la qualité engendre une baisse des moyens et la justifie, vous soit inconcevable m’étonne.
        Suite au prochain numéro !

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à admirateur-
          yetiblog.org
          • Posté à 13h16 le 01/06/2010
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Allons-y dans l’examen des textes des programmes de 2002 (pardon de ne pas oser vous répondre par un « mon cher admirateur » ; ça ferait tout de même un brin péteux de ma part, non ? Rire amical).

          1/ Le DA2 concernant le cycle 2 (GS maternelle, CP, CE1), précisait p. 17, paragraphe « problèmes résolus par une procédure personnelle » que « certains élèves » de ce cycle pouvaient éventuellement être amenés à poser eux-mêmes l’opération suite à un exercice sur les partages. En aucun cas, il ne préconisait un enseignement de cette opération (la division) à la classe entière.

          2/ Le DA2, p. 23, sur lequel vous vous appuyez, concerne le calcul réfléchi, cad mental. Il évoquait la compétence de « savoir trouver mentalement le résultat numérique à données simples », toujours dans le cadre d’exercices manipulatoires sur les partages. Mais jamais avec instruction de poser techniquement la moindre opération division.

          3/ C’est dans le DA3, concernant le cycle 3 (CE2, CM1, CM2) qu’était enfin évoquée au paragraphe « calcul », la compétence de « calculer le quotient et le reste de la division euclidienne d’un nombre entier ».

          Je maintiens donc une nouvelle fois : jamais la division ne fut abordée en cycle 2 (GS maternelle, CP, CE1) dans les programmes 2002 ; ni dans le classes, ni dans les fichiers de mathématiques, ni même dans les programmes.

        1 autres commentaires
  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h32 le 31/05/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Qu’attendent les enseignants pour renverser le gouvernement et la Vème République ?

    Ne se rendent-ils pas compte que la situation est grave et exige qu’ils s’émancipent de la tutelle ministérielle ?

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 17h33 le 31/05/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Reçu ça ce matin.

    (Pas question de défendre les IUFM comme ils étaient, hauts lieux de la « déconstruction pédagogiste », mais on est rendu à échanger un cheval borgne contre un aveugle)

    Ah, que c’est beau une vie sans IUFM ! Scènes de la vie quotidienne dans une école : science fiction...... ou réalité pour la prochaine rentrée !

    C’est la rentrée !

    A l’école élémentaire de la rue de l’Avenir, dans la classe de CE2, élèves et parents font la connaissance de l’enseignant, enfin des enseignants… Car ils seront deux dans la classe,
    jusqu’aux vacances de la Toussaint.

    Le premier vient d’être reçu au concours de recrutement des professeurs des écoles, on l’appelle P.E.S. (Professeur d’Ecole Stagiaire). Il n’a pas eu de formation professionnelle,
    hormis 4 semaines d’observation dans deux classes l’année dernière. Pas de chance, ce n’était pas en CE2, mais bon.

    Le deuxième, qu’on appelle T1 (Titulaire 1ère année), sort d’un an de formation professionnelle à l’IUFM, il a eu la chance d’être reçu au concours en 2009 : il fait partie de la
    dernière promotion d’enseignants formés puisque les IUFM n’existeront plus en 2011. Il aurait dû avoir un poste à l’année dans une école pas trop difficile pour ce début de carrière, mais bon.

    Le samedi suivant, réunion de classe. PES explique aux parents qu’il a un tuteur dans l’école, un enseignant chevronné qui lui apporte conseils et soutien. Bien sûr c’est un peu compliqué parce que le tuteur a un CP et n’a pas fait de CE2 depuis 1997, il ne connaît pas les manuels, et le midi il fait les aides personnalisées. Mais bon, on peut discuter un peu à la récréation, s’envoyer des mails le soir. Et puis le T1 a accepté de prendre le CP du tuteur deux matinées par semaine pour qu’il vienne dans le CE2 voir comment travaille le PES. Et puis, il y a aussi un Maître Formateur qui viendra dans la classe de temps en temps.

    Enfin, à partir de novembre, ce sera différent : le T1 quitte l’école pour aller faire des remplacements ailleurs. Le PES reste dans la classe de CE2…les lundis jeudis et vendredis,
    puisque les mardis il va parfaire sa formation à l’Université jusqu’au mois de mai.

    Pour les mardis, un remplaçant Brigade arrive. Jusqu’au mois de mai, le Brigade remplacera quatre PES dans quatre écoles différentes : une petite section le lundi, un CE2 le mardi, un CM1 le jeudi et une grande section le vendredi. Ca fait une centaine d’élèves, Brigade ne connaîtra peut-être pas tous les prénoms à Noël, mais bon.

    Le PES et le Brigade ne se rencontreront jamais puisqu’ils ne sont pas là les mêmes jours, mais bon, quelques mails pour les urgences, ça permet de créer du lien !

    Comme la formation professionnelle, c’est vraiment primordial, le PES aura aussi un stage d’une semaine complète au deuxième trimestre. Pas d’inquiétude, son remplacement est
    prévu…par une autre Brigade, on l’appelle Brigade n°2.

    Quand mai arrivera, le PES aura terminé sa formation et sera à plein temps dans sa classe de CE2. Il sera évalué (il ne sait pas encore par qui ni comment) et titularisé (si tout va bien) à la rentrée suivante.

    Les parents osent quelques questions sur l’emploi du temps, le programme scolaire, les projets pédagogiques, le livret d’évaluation. Le PES est embarrassé car il a été nommé la veille de la rentrée, il a juste eu le temps de lire les Programmes Officiels, participer à deux réunions le mercredi avec l’inspecteur sur le thème « Déontologie du fonctionnaire », aménager sa classe, s’initier au maniement du Baby-haller pour son élève asthmatique, repérer l’itinéraire pour les séances de piscine qui commencent lundi... Mais bon, il va faire
    son maximum, mettre les bouchées doubles. L’école est sympa, les collègues attentifs et le PES est très motivé et le T1 va l’aider.

    Les parents quittent la réunion, perplexes, inquiets ou fâchés. Que penser ? Que faire ?

    Vous n’avez pas tout compris ? C’est normal. En revanche, vous avez sans doute compté : PES, T1, Brigade n°1, Brigade n°2… 4 enseignants différents. Une grippe ? Un congé maternité ? Il faudra faire appel à Brigade n°3…

    A la rentrée, 170 écoles, soit plus de 4000 élèves, seront dans cette situation à Paris, et plein d’autres dans toute la France...
    Merci qui ?

    • vero87
      • Posté à 20h12 le 31/05/2010
      • Internaute 40938

      merci l’education nationale mais ......... pas de souci , les officines miracle veillent ...........comment ?
      FORPROF propose à ces nouveaux venus des stages de formation fin aout afin de se préparer efficacement pour l’entrée dans l’arène !
      c’est pas bien vu tout ça ? ou comment faire glisser subrepticement la formation des maitres au secteur privé !

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 17h36 le 31/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Je n’ai que cette citation ?
    Quand les maîtres cesseront d’enseigner, les élèves pourront enfin apprendre.
    Montesquieu... !

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 18h50 le 31/05/2010
    • Internaute 61755

    « Lycées professionnels : le BEP supprimé

    Rappelons également les soubresauts chaotiques qui accompagnent l’interminable réforme ratatouille des lycées professionnels. Suppression des BEP et installation aux forceps des bacs professionnels en trois ans. Soit, plus prosaïquement, deux années d’études sucrées pour les traditionnels élèves “ en situation d’échec ” de l’Education nationale. »

    -je vous rejoins sur le programme défini « à l’arrache » : j’ai encore des formations au mois de juin ; formations qui se déroulent sur le mode suivant : transmission de la bonne parole ministérielle.

    -en ce qui concerne les manuels scolaires, j’en ai reçus plus de vingt au cours du printemps. pas grave : l’équipe pédagogique ne les utilisera pas tellement ils sont mauvais (notamment en contradiction avec les circulaires - multiplication des documents alors que nous sommes censés en étudier un seul en histoire par exemple)

    -enfin tous les élèves de lp ne sont pas en situation d’échec. certes la majorité d’entre eux connaît des difficultés, mais une partie a choisi cette voie. ce qui est certain, c’est que raccourcir le cursus en lp au bac pro 3 ans démontre, au-delà de la posture qui consiste à vouloir aligner les programmes sur ceux du lycée général (au nom de l’excellence - sic !), une volonté de tuer cette filière.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à A déménagé le 1-6
      yetiblog.org
      • Posté à 19h01 le 31/05/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « enfin tous les élèves de lp ne sont pas en situation d’échec »

      J’ai bien pris soin de mettre « en situation d’échec » entre guillemets. Pour ma part, je ne considère pas du tout les élèves de lycées professionnels comme étant « en situation d’échec », BIEN AU CONTRAIRE, surtout quand ils ont choisi eux-mêmes leurs filières (ce qui n’est pas, c’est vrai, toujours le cas, en compta par exemple).

      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 21h48 le 31/05/2010
        • Internaute 61755

        j’avions ben vu ; -)
        l’exemple de la comptabilité est fort bien choisi, tu aurais pu prendre « maintenance » ou « usinage » aussi.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 19h25 le 31/05/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Tout sera détruit santé éducation ....

  • lidiot du village-
    lidiot du village-
    imbécile heureux
    • Posté à 20h04 le 31/05/2010
    • Internaute 106647
      imbécile heureux

    En ce qui concerne les programmes de plus en plus tardifs, le gouvernement en vient même à pondre des options en cours d’année scolaire et à valider en juin.

    Par exemple, cette année, l’option « Histoire des Arts » a été promulguée en début d’année 2010 et est à valider pour le Brevet. Cette option est facultative, d’accord, mais quand même...

    Et après, on dit que les profs ne sont pas malléables...

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 21h51 le 31/05/2010
      • Internaute 61755

      « histoire des arts »...ou comment remplacer le prof d’arts appliqués à pas cher. l’année prochaine, j’ai encore mieux : « enseignement lié à la spécialité », la classe non ?

      • lidiot du village-
        lidiot du village- répond à A déménagé le 1-6
        imbécile heureux
        • Posté à 21h58 le 31/05/2010
        • Internaute 106647
          imbécile heureux

        Bien sûr que c’est le but, à terme.

        c’est tout bénèf’ pour le gouvernement : une option non payée pour les profs qui se la tapent, et qui, en plus, permet de ne remplacer aucun prof d’Arts Plastiques partant en retraite !

        D’une pierre deux coups qu’ils nous font, ces connards du ministère !

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 20h39 le 31/05/2010
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Bonsoir,
    pas le temps de répondre et top fatiguée, Yéti.
    Sache qu’il t’ aurait fallu dix posts pour étoffer tes argumesnt. Ils sont trop succincts et incitent à la réplique. Mais je comprens ce que tu veux dire.
    Tu as raison sur le fond.
    j’ai posté de nombreux liens et arguments sur le Nouvel Obs et je suis lasse de redire encore ce qu’il est nécessaire de poster pour la transparence.
    –-Je parlerai de la Maternelle et de la grande section, surtout, de la lecture, de l’écriture, du forcing que l’on nous fait depuis le z.
    Quant à la lecture globale, elle est porteuse de sens, rassure-toi. On commence d’abord par lire « rue » avant de lire r...u...e et le sens de ce qu’on lit développe l’envie de lire.
    C’est complexe et tu le sais, vu que tu dis fréquenter ce milieu.
    Ce n’est pas par hasard qu’on consacre encore dans nos CP de RRS , du temps pour jeu des étiquettes (phrase etc..).
    La méthode syllabique a aussi repris de vieux livres alors qu’il en existe de plus motivants.
    Merci de te pencher sur ce sujet.
    Tu n’a pas perdu ton temps et tu dis que tu réécriras en juillet.
    Moi, je serai en vacances. J’en ai ras la coquille !
    Il faudrait parler de la division avec les décimales, de la pédagogie et des compétences des enfants, de la différence de temps pour apprendre à lire, à déchiffrer et d’en comprnedre le sens.
    Parler aussi des évaluations, etc...
    ––––––-De la pression que nous avons depuis la « lettre aux Éducateurs (moi, je préfère “enseignants ‘ ! ! ! ! du petit, si méprisant !) reçue par chaque professeur chez eux.–––––––
    Merci les 53 % encore et encore !
    Il faudrait parler aussi des Rased, des horaires de soutien (le bide le plus complet),de la suppression des postes d’enseignants, des nouveaux programmes que même les inspecteurs ne connaissaient pas (ni par qui ils ont été faits et qui s’appuient sue les 2002/2003 en les brodant manière zy., histoire de signer sa postérité’ si élégante et cultivée ) :
    les crédits, les appels au privé, la formation des maîtres, les SALAIRES des jeunes et les nôtres. Les annuités qui vont aller jusqu’à 65 ans !
    @ plus, Yéti !
    Il faudrait deux rues pour écrire sur ce sujet !
    Le sport, les sorties dans les bois que prônait le chouchou dans une illumination subite, (comme si l’on attendait sa venus pour faire sortit l’élève à l’ ‘extérieur
    Je bous depuis 2007. j’en ai marre. la nuit ses écoles prévue vendredi, il la feront sans moi. J’ai perdu de l’argent, de l’énergie pour des personnes qui voulaient un service minimum’.
    Je fais tout ce que je peux et plus ! ! ! pour leurs enfants et c’est le mieux que je peux faire à présent !
    Nous sommes fliqués par les supérieurs.....etc....
    NB : si tu as l’occasion lis la lettre aux éducateurs ....j’ai failli voir une syncope de haine ou des envies de meurtre. Je ne suis pas la seule, mais trop peu de professeurs ont bougé et ont été suivis !
    Je passe le relai, je pense à ma framboise. Ma pauvre petite framboisette de fille.... je lui ai dit de se ménager ! Elle le sait. Elle a vu sa mère !
    @ suivre !
    bisous !
    *Les enfants manquent d’ECOUTE ! ! ! ! ! ! A développer !
    Ils baignent dans un monde de bruits et regardent plus qu’ils n’entendent (télé, dessins animés ...).
    Ils ont changé nos bambins des années 70 !
    Mais ils sont tout aussi attachants ! Ils ne sont pas responsables de monde de me.de !

    • framboise92
      framboise92 répond à framboise92
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 20h51 le 31/05/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Disons qu’elle était déjà confuse (voir 204 en particulier), mais qu’on contribue fortement à ne pas l’aider à changer de tir . L’EN est répressive ! On le sait depuis longtemps !
      A,alyez le rapport PISA qui ne pote pas, d’ailleurs, sur les programme 2002 .
      Y a du boulot de transparence, les tits loups !

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à framboise92
        yetiblog.org
        • Posté à 21h08 le 31/05/2010
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        « pas le temps de répondre et top fatiguée, Yéti. »

        Ben dis donc, qu’est-ce que ça serait si tu avais du temps et que tu étais fraîche et dispose [rire amical] !

         
        • framboise92
          framboise92 répond à Le Yéti
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 06h58 le 01/06/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Tu disais ?
          Oui, quand je suis motivée, je prends du temps pour le temps, ça détend, finalement...
          Quand je serai plus fraîche je refuserai de tuer le temps, j’ en prendrai du bon !
          Amicalement !
          NB : un lien, en attendant, déjà posté :
          Lien
          Bonne journée !

          • framboise92
            framboise92 répond à framboise92
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 18h42 le 01/06/2010
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            Bon : finis les RASED, les maîtres E, les G, les psychologues aussi !
            Mamans de petits blondinets en difficultés, vous allez pleurer.
            Trop tard !

          • framboise92
            framboise92 répond à framboise92
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 09h29 le 02/06/2010
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            z’êtes pas marrants sur ce site, certains...
            Limite « rigides “ !
            Je mets en forme par exutoire grâce à ma modete mais utile formation autodidacte, m’enfin....
            .Et les images sont prévues pour être postées, non ?

            Vous finirez aigris avant l’âge !

            • framboise92
              framboise92 répond à framboise92
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 09h48 le 02/06/2010
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              Je te tope mes grains, framboise ! HI !
              y a mieux, mais c’est plus cher !

        4 autres commentaires
    • tlaloc
      tlaloc répond à framboise92
      Retraité
      • Posté à 18h50 le 01/06/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      De toute façon l’enseignement sera privatisé sous Sarko II après 2012 avec une allocation forfaitaire aux parents au mieux l’enseignement primaire sera laissé aux communes mais les nouveaux enseignants seront de droit privé . Souvenez vous en.

      • framboise92
        framboise92 répond à tlaloc
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 19h16 le 01/06/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Bonsoir,
        Feu mon père (ancien PEGC) le prédisait déjà dans les années 1980)
        Je sais.
        Chez nous, dans notre RRS, nous venons d’apprendre que trois écoles vont être fusionnées avec un seul directeur. Ce n’était prévu que pour l’an prochain. Les collègues ont fait le mouvement sans cette annonce, bien sûr, c’est passé. Le texte de Chatel a dû convaincre l’Académie de passer à l’acte.
        Nous ne sommes que des pions.
        Une école maternelle fermée prévue sans doute pour un « jardin d’enfants » pour faire pousser des légumes ! ! ! ! ! ! ! !

        Vous ne m’apprenez rien .
        Quand je pense à tous ces français qui ne nous suivaient pas et ne nous croyaient pas, je suis confortée dans mes statistiques personnelles que j’ai faites depuis longtemps : les trois quarts des citoyens sont des c.ns ! (j’entends par là qu’ils ne voient pas plus loi que le bout de leur nez).
        Je vous prie de bien vouloir m’excuser ma suffisance et ma vulgarité....mais c’est la triste réalité, selon moi !
        Que voulez-vous que je vous réponde ? ? , je le sais.
        Je passe la main à ma fille et à mon gendre en leur souhaitant de se ménager.
        Quant à mes petits enfants, je ferai tout pour les aider au mieux. Matériellement, je me demande comment. Mais je saurai les aider pour s’épanouir.
        ––––-La jeunesse nous en voudra.... Elle aura raison ! ––––––

        Les couches-culottes vont disparaître ? Et bien débrouillez-vous braves gens , la petite section aussi et la moyenne plus tard.
        A vos portes-monnaie ou vos mouchoirs !
        Bonne soirée dans cette époque formidable. Pays de M..., Europe de m...e et le monde suit.

         
        • tlaloc
          tlaloc répond à framboise92
          Retraité
          • Posté à 20h39 le 01/06/2010
          • Internaute 47359
            Retraité

          Merci pour votre réponse je suis en grande partie d’accord c’est sûr les gens sont complétement tétanisés pendant ce temps là en Chine en Inde ils forment beaucoup de scientifiques que va devenir L’Europe ( l’enseignement n’est pas meilleur en Allemagne) que va devenir la France si on sacrifie l’enseignement et la recherche.

        1 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à tlaloc
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 07h10 le 02/06/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Lien
        Documents édifiants !

         
        • tlaloc
          tlaloc répond à framboise92
          Retraité
          • Posté à 12h04 le 02/06/2010
          • Internaute 47359
            Retraité

          Merci

          • framboise92
            framboise92 répond à tlaloc
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 12h07 le 02/06/2010
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            de rien, vais me faire une sieste. bizzzzzzzzzz

        2 autres commentaires
  • ourston
    ourston
    retraité
    • Posté à 22h20 le 31/05/2010
    • Internaute 92733
      retraité

    Les crédits de fonctionnement diminuent, des profs sont payés avec 1 an de retard. Que voulez vous, c’est la crise.
    On apprend que le ministère de la défense va faire construire une piscine : coût 30 millions d’euros.
    Ces deux infos n’ont aucun lien entre elles.

  • elebeau
    elebeau
    enseignant
    • Posté à 23h43 le 31/05/2010
    • Expert 72516
      enseignant

    Cher auteur de l’article, tâchez de vous renseigner avant d’écrire n’importe quoi sur les méthodes de lecture et sur les programmes !

    Ceci étant dit, cela fait trente ans que l’école N’INTERESSE PAS les politiques, car ils n’y trouvent aucun avantage électoral.
    Cela fait donc trente ans que l’on colmate des brèches, à la manière dont BP colmate la fuite de pétrole dans le golfe du mexique.
    TOUT est à revoir à l’école : des rythmes aux horaires, du nombre de jours de classe aux programmes, des batîments pour la plûpart scandaleusement vieillis à la formation des enseignants, de l’accueil des élèves à la participation parentale.
    De plus, contrairement à ce que l’on raconte, ce sont les programmes et non les élèves qui sont au centre du système, d’où le définitif « il est pas du niveau, il a rien à faire dans ma classe » que l’on entend encore à notre époque ! ! !
    L’éducation nationale a pris cent ans de retard, et elle en prend tous les ans un peu plus.
    Avec un peu de chance nous serons les derniers de la classe dans quelques années, quand les salaires seront tellement bas que même des non-diplomés n’en voudront pas.

    • Zibel
      Zibel répond à elebeau
      (soulagée mais vigilante depuis (...)
      • Posté à 20h51 le 01/06/2010
      • Internaute 4355
        (soulagée mais vigilante depuis (...)

      Je plains et soutiens les enseignants...

      Il me semble toutefois que la désaffection pour le métier n’est pas encore tout à fait là, que le salaire n’est pas encore trop bas (même s’il ne monte pas), et que les candidats sont encore nombreux .

      L’urgence me semble être la lutte contre la suppression des postes dans l’EN et les circulaires-rustine qui sont collées une à une sans aucune consultation ni réflexion préalable.

      Mais Sarkozy a très bien joué son coup : il a d’abord fini de dresser toute la population contre les enseignants-fainéants (y’avait pas grand chose à faire), avant de mettre à mort l’EN. Quand que les 53% se réveilleront et se sentiront, enfin, concernés par les misères de l’EN, les gamins auront perdu quelques occasions d’apprendre...

      • framboise92
        framboise92 répond à Zibel
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 09h50 le 02/06/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Bonjour,
        Oui, une tactique qui a encore démontré l’analyse de certains français et leur c...e, leur jalousie. !
        Merci.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 09h22 le 01/06/2010
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    COMPLÉMENT D’INFO

    Lien, daté du 5 mai 2010, incitant les académies à réduire le nombre de professeurs en augmentant par exemple le nombre d’élèves par classe.

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