Mon œil !

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Quand François-Marie Banier séduisait le vieil Aragon

Pascal Riché
Redchef
Publié le 30/06/2010 à 00h40

Un ami et riverain, Stanislas, m’a conseillé la lecture du « Dernier Aragon », de Patrice Lestrohan. Une belle enquête journalistique, en effet, bien écrite, un chapelet d’anecdotes formidables sur la dernière partie de la vie du poète stalinien, celle qui commence après la mort en 1970 d’Elsa Triolet, sa muse.


Le dernier Aragon

Aragon se découvre alors une autre vie : il s’habille chez de bons couturiers, voire de façon excentrique (jabot, lavallière, bottines jaunes...) s’entoure de jeunes gens (mâles). Il affiche son homosexualité, ce qui fait jaser Paris et ce qui coince les apparatchiks du PCF (sauf Marchais qui le défend : « Ça suffit ! Aragon a bien le droit de finir sa vie comme il l’entend ! »).

Bref, il s’amuse.

Pour ce récit enlevé, Patrice Lestrohan, ancien journaliste au Canard enchaîné, a recueilli de nombreux témoignages. Si on cherche parfois un peu le fil directeur (que veut montrer l’auteur ?), le livre est précieux pour l’éclairage qu’il porte sur l’une des plus mystérieuses parties de la riche vie d’Aragon.

Voitures de sport et bottines jaunes

Si je vous parle de ce livre, c’est parce que, au fil de la lecture, mon œil bute sur un nom : François-Marie Banier. Oui, le même Banier qui défraie actuellement la chronique, le photographe chouchou de Liliane Bettencourt, accusé de la détrousser. Que vient faire Banier, alors âgé d’une vingtaine d’années, dans cette histoire ?

Il apparaît page 60 :

« Et puis, il y a la bande, l’équipe, si l’on peut dire. Un sujet complexe. Et, pour le coup, délicat. “[A l’inverse de ce que l’on raconte] je n’ai jamais été l’amant d’Aragon” a tenu à préciser François-Maire Banier fin 2009, dans le cours d’une longue interview au Monde “. [...]

De Banier, alors employé par le couturier Cardin, Aragon apprécie la touche mondaine assortie d’une sérieuse dose d’irrespect. [...] François-Marie met toujours, si l’on ose dire, la barre très haut. Quand il rencontre pour la première fois rue de Varenne Lili Brick, sœur ainée d’Elsa, ex-compagne du grand poète russe Maïakovski, il lui lance : ‘Et Vladimir, il en avait une grosse ? ...’

Eh oui, Banier fait partie des jeunes gens qui volètent autour du poète. Il passe rue de Varenne ‘en voiture de sport’. Il écoute les lectures du grand homme. Il fait partie de cette belle bande de fêtards qui forment son ‘entourage’.

C’est généreusement que le poète arrose ceux-ci, raconte Lestrohan :

‘Il règle tout et tient à tout régler, Louis, qui se trimballe avec d’impressionnantes liasses de billets en liquide qu’il égare d’ailleurs régulièrement dans son appartement, entre salle de bain et bureau. [...]

Il a le cadeau facile à ses amis, ses jeunes amis désargentés il est vrai, le cadeau de prix et pour le coup, sans même feindre d’être dupe.’

Un cousin d’Aragon se fâche

C’est ainsi qu’il offre un jour à l’un d’entre eux, le peintre Gianni Burattoni, une édition de ses ‘Sonnets de Pétraque’ illustrés par Picasso, en lui glissant, avec lucidité : ‘Celui-là, vends le bien !’

Les jeunes ‘aragonautes’ usent et en abusent de la situation, comme le rapporte un proche :

‘Louis, j’ai un problème de travaux ; Louis, j’ai un souci de voiture. Et Louis donnait donnait, toujours et en liquide, évidemment.’

Là où cette épisode a un point commun avec l’affaire Bettencourt, c’est qu’un possible héritier, le petit cousin Alain Toucas, finit par réagir. Il voit Aragon se faire petit à petit dépouiller de ses livres rares, de ses propres manuscrits, de lithographies ‘que des petits malins remplacent tout bêtement par des photocopies (la vue d’Aragon baisse)’. Et cela ne lui plaît pas.

Maladie psychiatrique ou comportement poétique ?

Alain Toucas est convaincu que Louis Aragon est atteint d’une maladie psychiatrique. Pour les jeunes amis du poète, au contraire, il ne s’agit que d’un ‘comportement poétique’. Le cousin commence alors à parler de ‘mise sous tutelle’, une idée à laquelle, selon Lestrohan, le Parti communiste aurait même donné son aval. ‘L’entourage’ est consterné : on ne met pas Aragon sous tutelle ! Face aux pressions, le cousin renonce.

Banier (né en 1947) était ‘l’être le plus fou, le plus généreux, le plus drôle que l’on puisse rencontrer’, a écrit le poète dans un article des Lettres françaises. Et Aragon (né en 1897) n’était pas le seul artiste tombé sous le charme du jeune homme. A l’époque, François Mauriac (né en 1885) l’encourageait à écrire ; la décoratrice Madeleine Castaing (née en 1894) était sa mécène, ayant pris la suite, dans ce rôle, de Marie-Laure de Noailles (née en 1902, morte en 1970).

A Madeleine Castaing, Banier vendait ainsi des photos. ‘A chaque photo, j’augmentais le prix. Au total, elle a dépensé 40 000 dollars !’ a raconté crânement Banier dans un portrait que lui a consacré Vanity Fair en 2005. Et là encore, cela ne plaisait pas aux héritiers.

De Banier, Aragon disait aussi, à cette époque glorieuse : ‘Son chef d’œuvre sera sa vie’. Sur ce point, le poète n’a pas encore été démenti.

► Bonus avec l’INA. Louis Aragon parle du Parti communiste avec son ami Jean Ristat en 1979 (Voir la vidéo)

En 1978, Louis Aragon évoque l’amour, avec Pierre Dumayet et Jean Bertho. (Voir la vidéo)

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  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 11h22 le 30/06/2010
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    « Et j’ai franchi le mur des ans
    Des miracles plein les oreilles
    Notre univers n’est plus pareil “

    Et moi qui vieillit j’aime l’indignité de ceux-là qui s’abandonnent à leur fantaisie.

    ‘Tournez têtes Tournez rires
    pour l’amour de qui
    pour l’amour de quoi
    pour l’amour de moi.’

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 11h46 le 30/06/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Lisez ça :

    Rien n’est précaire comme vivre
    Rien comme être n’est passager
    C’est un peu fondre comme le givre
    Et pour le vent être léger
    J’arrive où je suis étranger

    Un jour tu passes la frontière
    D’où viens-tu mais où vas-tu donc
    Demain qu’importe et qu’importe hier
    Le coeur change avec le chardon
    Tout est sans rime ni pardon
    Passe ton doigt là sur ta tempe
    Touche l’enfance de tes yeux
    Mieux vaut laisser basses les lampes
    La nuit plus longtemps nous va mieux
    C’est le grand jour qui se fait vieux
    Les arbres sont beaux en automne
    Mais l’enfant qu’est-il devenu
    Je me regarde et je m’étonne
    De ce voyageur inconnu
    De son visage et ses pieds nus
    Peu a peu tu te fais silence
    Mais pas assez vite pourtant
    Pour ne sentir ta dissemblance
    Et sur le toi-même d’antan
    Tomber la poussière du temps
    C’est long vieillir au bout du compte
    Le sable en fuit entre nos doigts
    C’est comme une eau froide qui monte
    C’est comme une honte qui croît
    Un cuir à crier qu’on corroie
    C’est long d’être un homme une chose
    C’est long de renoncer à tout
    Et sens-tu les métamorphoses
    Qui se font au-dedans de nous
    Lentement plier nos genoux
    O mer amère ô mer profonde
    Quelle est l’heure de tes marées
    Combien faut-il d’années-secondes
    A l’homme pour l’homme abjurer
    Pourquoi pourquoi ces simagrées
    Rien n’est précaire comme vivre
    Rien comme être n’est passager
    C’est un peu fondre comme le givre
    Et pour le vent être léger
    J’arrive où je suis étranger

    Ca y est ?
    C’est un peu plus difficile de réduire Aragon à « poète stalinien », non ?

    • Homere elmero
      Homere elmero répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      communiste primitif
      • Posté à 12h01 le 30/06/2010
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      Pourquoi se gener ? tellement plus facile de se proteger en placant un « stalinien » dans un papier qui par ailleurs n’en dit pas long sur Aragon... par ces temps de rigorisme bechamellien, autant se proteger...

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 12h13 le 30/06/2010
        • Internaute 82025
          non connue

        Je me rends compte à quel point je suis attiré par le mal :

        Je lis des romans de collabos, je mate des films de despotes, relis des poèmes de staliniens, vais voir des spectacles de pédophiles..

        Mais bon, ça m’a permis de découvrir Louis-Ferdinand Céline, Albert Simonin, Stanley Kubrick, Louis Aragon, Patrick Font...

         
        • Homere elmero
          Homere elmero répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          communiste primitif
          • Posté à 12h21 le 30/06/2010
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          La Ligue des Familles Catholiques t’a a l’oeil... vade retro satanas
          (tu oublies popolanskyi)

        • Numerosix
          Numerosix répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 12h27 le 30/06/2010
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Ha oui Liger . Tout ça c’est très mal .

          J’espère au moins que tu ne roules pas en plus en Volskwagen ( La voiture d’ Hitler)

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            • Posté à 13h29 le 30/06/2010
            • Internaute 82025
              non connue

            Je repeins les coccinelles en bleu-Europe, une à une, sans signe religieux ostentatoire.

            La coccinelle a un passé collabo, et est peu portée sur la laïcité, à cause de son surnom.
            brrr..

        • alangaja
          alangaja répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          "Bank brother is watching you"
          • Posté à 13h07 le 30/06/2010
          • Internaute 93690
            "Bank brother is watching you"

          Nabokov, Drieu La Rochelle, Proust, etc... si je devais nettoyer ma bibliothèque de tous les sales types ou les pervers qui s’y trouvent, il me resterait juste les pages jaunes !

        • Yp2
          Yp2 répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 13h57 le 30/06/2010
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          Bah oui, poète stalinien, farpaitement. Et osez dire que Céline n’était pas un sale facho antisémite ?
          Après cela n’empêche pas de faire la part des choses en ne réduisant pas l’oeuvre à son auteur. Ca permet d’apprécier un « Voyage au bout de la nuit » à sa juste valeur.

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Yp2
            non connue
            • Posté à 17h09 le 30/06/2010
            • Internaute 82025
              non connue

            Aragon était stalinien. Pas poète stalinien. Éventuellement, poète et stalinien.
            Céline était collabo et antisémite. Et journaliste antisémite. Mais pas romancier antisémite.

        • Hulk
          Hulk répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          Gros con de droite
          • Posté à 16h33 le 30/06/2010
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Tu oublies Homère, antisémite notoire, et Villon, égorgeur de vieilles dames...

          • Numerosix
            Numerosix répond à Hulk
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 16h43 le 30/06/2010
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Il y a même un trafiquant d’armes ..

            Quant à tous les écrivains fumeurs, alcooliques , drogués et photographe de petites filles toutes nues , la liste serait trop longue ..Y compris chez les écrivains pour enfants..

            • Yp2
              Yp2 répond à Numerosix
              Sale gauchiste d'IEP
              • Posté à 18h50 le 30/06/2010
              • Internaute 71496
                Sale gauchiste d'IEP

              « trafiquant d’armes » = Arthur Rimbaud ?

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Hulk
            non connue
            • Posté à 16h52 le 30/06/2010
            • Internaute 82025
              non connue

            ...violeur d’Émile Louis...

            • Numerosix
              Numerosix répond à A déménagé le 02-02-2012-2
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 17h03 le 30/06/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Bonnes femmes écrivaines sadiques et tortionnaires ..dans la résistance, certes, mais sadiques quand même ..

      • leo s
        leo s répond à Homere elmero
        (...)
        • Posté à 12h31 le 30/06/2010
        • Internaute 73621
          (...)

        ce billet
        qui n’en dit pas long sur Aragon
        veut savoir si Vladimir l’avait courte.

        On atteint les limites de la non poésie.
        Pauvre Riché.

         
        • Georges P.-
          Georges P.- répond à leo s
          OK
          • Posté à 00h02 le 01/07/2010
          • Internaute 113089
            OK

          j’omets
          les majuscules
          je délaisse les virgules
          voyez
          quel poète je fais

          On atteint les limites de la bouffonnerie.
          Pauvre leo

          • leo s
            leo s répond à Georges P.-
            (...)
            • Posté à 09h25 le 01/07/2010
            • Internaute 73621
              (...)

            Gianni Rodari a écrit d’excellents poèmes sur les signes de ponctuation.
            Prenez en un matin, midi et soir.

            Si ça ne suffit pas continuer le traitement en lisant sa
            « grammaire de l’imagination »

            • Georges P.-
              Georges P.- répond à leo s
              OK
              • Posté à 15h51 le 01/07/2010
              • Internaute 113089
                OK

              En lisant vos textes, on est en effet frappé par votre imagination !

              • Homere elmero
                Homere elmero répond à Georges P.-
                communiste primitif
                • Posté à 16h01 le 01/07/2010
                • Internaute 87706
                  communiste primitif

                Parce que tu en as toi de l’imagination... ah ouais ca, pour raconter n’importe quoi, il doit en falloir, a moins que ce ne soit de l’incomprehension.

                • Georges P.-
                  Georges P.- répond à Homere elmero
                  OK
                  • Posté à 23h21 le 01/07/2010
                  • Internaute 113089
                    OK

                  Notre pauvre « pas glop » est en train de nous péter un cable.

                  • Homere elmero
                    Homere elmero répond à Georges P.-
                    communiste primitif
                    • Posté à 03h27 le 02/07/2010
                    • Internaute 87706
                      communiste primitif

                    non pas du tout ; mais j’en ai ma claque de tes insultes et peroraisons totalitaires avec lesquelles tu fous en l’air toutes les discusses interessantes mais incompatibles avec ta psychorigidité ideologique. je ne suis pas le seul.
                    Attends, tu vas vite comprendre...

                    • Georges P.-
                      Georges P.- répond à Homere elmero
                      OK
                      • Posté à 03h47 le 02/07/2010
                      • Internaute 113089
                        OK

                      3Attends, tu vas vite comprendre...3

                      Tu as téléphoné à la Kommandantur ?

                      • Homere elmero
                        Homere elmero répond à Georges P.-
                        communiste primitif
                        • Posté à 03h58 le 02/07/2010
                        • Internaute 87706
                          communiste primitif

                        non, a la police republicaine qui ne tolere pas les insultes gratuites et le mensonge...

              • leo s
                leo s répond à Georges P.-
                (...)
                • Posté à 17h42 le 01/07/2010
                • Internaute 73621
                  (...)

                Boy
                me voilà
                satisfait.

                Vous êtes frappé.

        11 autres commentaires
    • flixp
      • Posté à 12h13 le 30/06/2010
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      « C’est un peu plus difficile de réduire Aragon à “poète stalinien”, non ? »

      C’est juste de plus en plus difficile d’être stalinien de nos jours même pour Aragon.

      • Homere elmero
        Homere elmero répond à flixp
        communiste primitif
        • Posté à 12h24 le 30/06/2010
        • Internaute 87706
          communiste primitif

        cest vrai, Staline et Aragon sont morts, aux dernieres nouvelles.

      • Numerosix
        Numerosix répond à flixp
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 12h37 le 30/06/2010
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui . Pour se déclarer stalinien, de nos jours , il faut vraiment être très très snob ..

         
        • Mon-Al
          Mon-Al répond à Numerosix
          roturière : -)
          • Posté à 13h57 le 30/06/2010
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          ... ou très très con !

          Bah, si ça disparait, pas de problème !

        • Yp2
          Yp2 répond à Numerosix
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 13h58 le 30/06/2010
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          Faut aimer l’antique... j’en connaît qui se définissent encore comme tel.

        2 autres commentaires
    • Georges P.-
      • Posté à 13h55 le 30/06/2010
      • Internaute 113089
        OK

      « C’est un peu plus difficile de réduire Aragon à “poète stalinien”, non ? »

      Ben c’est à dire, Aragon était effectivement un poète stalinien, non ? Envers et contre tous - car nombre de ses amis avaient compris bien avant lui et s’étaient tirés du PCF...

      Ahhh les bobos coincés aux entournures !

      A propos du portrait de Staline par Picasso :

      « on peut inventer des fleurs, des chèvres, des taureaux, et même des hommes, des femmes - mais notre Staline, on ne peut pas l’inventer. Parce que, pour Staline, l’invention – même si Picasso est l’inventeur – est forcément inférieure à la réalité. Incomplète et par conséquent infidèle. »

      Ce n’est pas une jolie « Ode à Staline », ça ? Entre Eluard et lui, on se demande qui s’est le plus déshonoré.

      Ca gène ceux qui ont la mémoire qui flanche, mais Aragon s’est comporté comme une saloperie :

      Front rouge (1931) :

      « Feu sur Léon Blum
      Feu sur Boncour Frossard Déat
      Feu sur les ours savants de la social-démocratie
      Feu feu j’entends passer
      la mort qui se jette sur Garchery Feu vous dis-je
      Sous la conduite du parti communiste/ SFIC
      Vous attendez le feu sous la gâchette
      Que ce ne soit plus moi qui vous crie
      Feu
      Mais Lénine
      Le Lénine du juste moment »

      Eloge du goulag (1935) :

      « Je veux parler de la science prodigieuse de la rééducation de l’homme, qui fait du criminel un homme utile, de l’individu déformé par la société d’hier, par les forces des ténèbres, un homme du monde de demain, un homme selon l’Histoire. L’extraordinaire expérience du canal de la mer Blanche à la Baltique, où des milliers d’hommes et de femmes, les bas-fonds d’une société, ont compris, devant la tâche à accomplir, par l’effet de persuasion d’un petit nombre de tchékistes qui les dirigeaient, leur parlaient, les convainquaient que le temps est venu où un voleur, par exemple, doit se requalifier, dans une autre profession »..

      Il a donc largement mérité qu’on le présente comme un « poète stalinien », comme d’autres ont mérité qu’on les présent comme des poètes, écrivains ou philosphes nazis. Ils ont couvert et prôné le même type d’horreurs.

      • Yp2
        Yp2 répond à Georges P.-
        Sale gauchiste d'IEP
        • Posté à 14h01 le 30/06/2010
        • Internaute 71496
          Sale gauchiste d'IEP

        Oui, étrange d’excuser comme ça... Comme si on ne pouvait pas apprécier les poèmes d’Aragon si on avouait qu’il était stal’.

        On est pas obligé de se voiler la face pour apprécier l’art.

      • Homere elmero
        Homere elmero répond à Georges P.-
        communiste primitif
        • Posté à 14h20 le 30/06/2010
        • Internaute 87706
          communiste primitif

        C’est sur que Beaouanne, ELLE, ne s’y est pas trompé (bon, elle n’etait pas née mais quand meme...
        Ce qui est dommage, c’est qu’elle n’ait pas ecrit de jolis poemes comme Aragon et Eluard...
        D’ailleurs elle n’aime pas les poemes, SON poeme a elle, c’est la Declaration Universelle des Droits de l’Homme... l’alpha et l’omega.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 14h46 le 30/06/2010
        • Internaute 82025
          non connue

        « Poète stalinien » n’a de sens que si l’on trouve un domaine commun à ces deux étiquettes.
        A l’évidence, il ne peut y en avoir, sauf sur l’immense territoire du cliché, du lieu commun, et ici du raccourci journalistique.

        Un écrivain pense et écrit. Il pense et écrit beaucoup.
        Comme toute activité, la pensée et l’écriture ne sont pas toujours de qualité irréprochable. Il arrive donc que l’on se trompe, ou pire, que pour des raisons compliquées et demandant un minimum d’effort pour les découvrir, on se refuse à admettre son erreur.

        Mais l’artiste, dans la mesure où son œuvre n’a d’effet irréversible qu’à travers le meilleur, est difficilement réductible à ses erreurs. Ou alors on parle de l’homme. Et encore, résumer toute une vie en deux mots...

        En l’occurrence, parler du poète demande un minimum de discernement, et si possible de sensibilité non feinte.

        « Procès stalinien », en revanche, est non seulement une expression pleine de sens, mais apparemment d’actualité...

         
        • bibimbap
          bibimbap répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          en travaux
          • Posté à 15h09 le 30/06/2010
          • Internaute 86441
            en travaux

          Je trouve franchement inexcusable de réduire à une « erreur » le soutien inconditionnel d’Aragon au pouvoir soviétique dans ce qu’il avait de plus totalitaire.
          C’est plus qu’une faute morale, c’est une complicité redoutable avec un pouvoir persécuteur, Aragon ayant entraîné dans son sillage bien des âmes bien intentionnées qui étaient fermement convaincues que le grand poète ne pouvait pas se tromper.

          Ca n’empêche pas d’apprécier les poèmes d’Aragon (que j’ai toujours trouvés surfaits, mais en revanche Aurélien c’est quelque chose), mais c’est quand même mieux de ne pas de boucher volontairement les yeux au goudron dès qu’il s’agit d’un artiste de gauche.

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            A déménagé le 02-02-2012-2 répond à bibimbap
            non connue
            • Posté à 15h23 le 30/06/2010
            • Internaute 82025
              non connue

            Même sur ce point, les choses sont nuancées.

            Dans un très bon article du Canard (09/06/2010) sur le même bouquin, Jean-François Julliard parle d’Aragon en ces termes :
            « Orthodoxe et discrètement dissident »

            L’orthodoxie est liée à une forme de foi. On la retrouvera dans son respect inconditionnel de l’URSS, au moins dans ses relations honorifiques.

            La dissidence, elle, s’exprime à travers sa défense de Soljenitsyne (qui lui finira vieux con) et Paradjanov.

            Et puis il était un peu déconnologue (dadaïste), en offrant le tableau « LHOOQ » de Duchamp, à Marchais...

            • bibimbap
              bibimbap répond à A déménagé le 02-02-2012-2
              en travaux
              • Posté à 15h37 le 30/06/2010
              • Internaute 86441
                en travaux

              Mouais...
              En ce qui concerne la publication d’Une journée d’Ivan Denissovitch, dans mes souvenirs c’était un peu une contre-manoeuvre pour s’aligner sur la nouvelle ligne khrouchtchévienne qu’une remise en question du totalitarisme soviétique.
              En conclusion, je trouve qu’Aragon a écrit de bien beaux romans (et de la sympathique poésie qui ne tient pas deux secondes devant Apollinaire), mais je ne vois pas pourquoi ça nous obligerait à ne pas voir en lui ce qu’il a été, à savoir un soutien ardent et inconditionnel d’un régime totalitaire qui a fait des millions de morts.

        • Georges P.-
          • Posté à 16h46 le 30/06/2010
          • Internaute 113089
            OK

          Ah, les contorsions pour venir à la défense de l’indéfendable !

          « Poète stalinien » n’a de sens que si l’on trouve un domaine commun à ces deux étiquettes. »

          Par exemple, un poème écrit à la gloire de Staline, ça ne fait pas de l’auteur un « poète stalinien » ?

          « A l’évidence, il ne peut y en avoir, sauf sur l’immense territoire du cliché, du lieu commun, et ici du raccourci journalistique. »

          Sans blague !

          J’ai déjà cité des horreurs commises par Aragon - je vais donc me borner à rappeler celle-ci, commise par Eluard :

          Ode à Staline (1950)

          Staline dans le coeur des hommes
          Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
          Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
          Staline récompense les meilleurs des hommes
          Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
          Car travailler pour vivre est agir sur la vie
          Car la vie et les hommes ont élu Staline
          Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.

          Et Staline pour nous est présent pour demain
          Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur
          La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
          La grappe raisonnable tant elle est parfaite

          Staline dans le cœur des hommes est un homme
          Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
          Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
          Staline récompense les meilleurs des hommes
          Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
          Car travailler pour vivre est agir pour la vie
          Car la vie et les hommes ont élu Staline
          Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes.

          « Cliché », « lieu commun », « raccourci journalistique », vous disiez ?

          « Un écrivain pense et écrit. Il pense et écrit beaucoup.
          Comme toute activité, la pensée et l’écriture ne sont pas toujours de qualité irréprochable. Il arrive donc que l’on se trompe, ou pire, que pour des raisons compliquées et demandant un minimum d’effort pour les découvrir, on se refuse à admettre son erreur. »

          Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! Aragon, dans son soutien INCONDITIONNEL à Staline et à l’URSS, n’aurait donc jamais fait que « se tromper » - il a commis une petite « erreur », il ne s’agit que de quelques scories : le pauvre, on ne va tout de même pas lui en tenir rigueur... Juste quelques dizaines de millions de morts : une broutille en quelque sorte.

          Rhoooo, et puis circulez, les critiques : c’est trop compliqué pour vous, vous ne pouvez PAS comprendre !

          « Mais l’artiste, dans la mesure où son œuvre n’a d’effet irréversible qu’à travers le meilleur, est difficilement réductible à ses erreurs. Ou alors on parle de l’homme. Et encore, résumer toute une vie en deux mots... »

          Aucun effet irréversible dans ses « erreurs », vous êtes sûr ? N’aurait-il pas entraîné derrière lui un tas de gens qui l’admiraient et lui faisaient confiance, et pour qui Staline ne pouvait être qu’un héros puisqu’Aragon l’encensait ? Ne se serait-il pas comporté en tyran - voire en gourou - au sein des Lettres françaises, lançant ses fatwas et ses anathèmes, ses bénédictions et ses éloges devant lesquels tout le monde s’aplatissait ?

          Brasillac, selon levotre raisonnement, ne pourrait en aucun cas être considéré comme un « écrivain fasciste » - il n’a fait que commettre une « erreur », il s’est « trompé », c’est beaucoup trop compliqué pour le commun de mortels qui n’y comprend rien, son œuvre « n’a d’effet irréversible qu’à travers le meilleur »... Pourtant, il a été fusillé, Brasillac, parce qu’on a considéré à l’époque que son oeuvre avait eu des effets irréversibles dans le PIRE.

          « En l’occurrence, parler du poète demande un minimum de discernement, et si possible de sensibilité non feinte. »

          Et vous seul en êtes capable, Ô Maître ! Quiconque a le toupet de qualifier Aragon de « poète stalinien », par définition, manque de discernement et de « sensibilité » !

          Non mais quelle morgue !

          « Procès stalinien », en revanche, est non seulement une expression pleine de sens, mais apparemment d’actualité... »

          En rappelant qu’Aragon fut un « poète stalinien », on lui ferait donc un « procès stalinien » ? ? ? Mais ce serait lui faire trop d’honneur, au bougre : il les trouvait PARFAITS les procès staliniens, il aurait donc rêvé qu’on lui en fasse un !

          Les COPEAUX qui tombent de votre bouche a chaque fois que vous l’ouvrez me mettent en joie car ils me rajeunissent : j’ai l’impression d’entendre le Marchais de la grande époque ! On jurerait que vous taillez à grands coups de burin une statue de bois au Petit Père des Peuples !

          Ne vous en déplaise, Aragon s’est DESHONORE dans son soutien indéfectible à l’un des deux plus grands monstres que la terre ait porté. Il en est pleinement responsable - et ceux qui prétendent minimiser en parlant de simple « erreur » en sont responsables aussi, parce qu’ils s’en rendent complices.

          C’est toujours la même chose, et ça devient vraiment pitoyable à la longue : on n’a le droit de condamner QUE les crapules d’extrême droite. Les crapules d’extrême gauche ont toujours des excuses. Vous devriez avoir honte.

          D’ailleurs, vous avez honte, c’est pourquoi vous débitez de telles énormités.

          • bibimbap
            bibimbap répond à Georges P.-
            en travaux
            • Posté à 16h51 le 30/06/2010
            • Internaute 86441
              en travaux

            Brasillach a été condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi, pas parce qu’il appelait au massacre des enfants juifs.
            Et oui, à l’époque du procès de Brasillach, en France, on s’en foutait un peu des 6 millions de morts. Et on s’en est foutu longtemps après. C’est la triste vérité.

            • Georges P.-
              Georges P.- répond à bibimbap
              OK
              • Posté à 23h37 le 30/06/2010
              • Internaute 113089
                OK

              Ai-je mentionné une seule fois l’holocauste dans mon message ?

              Toujours est-il que Brasillac était un « écrivain fasciste », comme Aragon était un « poète stalinien ». On fait fait payer les uns (à juste titre), jamais les autres. On a dénazifié, on n’a jamais déstalinisé.

              • bibimbap
                bibimbap répond à Georges P.-
                en travaux
                • Posté à 10h21 le 01/07/2010
                • Internaute 86441
                  en travaux

                C’est justement mon point.
                On n’a pas condamné Brasillach pour ses opinions antisémites et fascistes mais parce qu’il avait prêté main forte à la politique de l’ennemi.
                Le cas Aragon est totalement différent.

                • Georges P.-
                  Georges P.- répond à bibimbap
                  OK
                  • Posté à 23h45 le 01/07/2010
                  • Internaute 113089
                    OK

                  Brasillach n’avait prêté main forte que par sa plume, il n’avait jamais pris les armes : c’est donc la même chose pour Aragon, dont on peut largement dire qu’il a prêté main forte à une idéologie meurtrière et à un des pires sanguinaires par la plume.

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            • Posté à 17h03 le 30/06/2010
            • Internaute 82025
              non connue

            Appliquez à vos commentaires la même intransigeance de critique que pour les écrits des autres.

            Vous finirez alors par vous lapider vous-même, ce qui demande, je dois l’avouer, une abnégation hors du commun.

            • Georges P.-
              • Posté à 23h39 le 30/06/2010
              • Internaute 113089
                OK

              C’est beau comme du Aragon, ce que vous écrivez-là : « nuances » et tout... Mais attention, vous n’êtes pas loin de me faire un procès stalinien - et comme contrairement à Aragon je ne les ai jamais approuvés...

              • Errance
                Errance répond à Georges P.-
                écouteur d'histoires
                • Posté à 23h57 le 30/06/2010
                • Internaute 114729
                  écouteur d'histoires

                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Tous deux adoraient la belle
                prisonnière des soldats
                lequel montait à l’échelle
                Et lequel guettait en bas
                Qu’importe comment s’appelle
                Cette clarté sur leur pas
                Que l’un fût de la chapelle
                Et l’autre s’y dérobât
                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Tous les deux étaient fidèles
                Des lèvres du coeur des bras
                Et tous les deux disaient qu’elle
                Vive et qui vivra verra
                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Quand les blés sont sous la grèle
                Fou qui fait le délicat
                Fou qui songe à ses querelles
                Au coeur du commun combat
                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Du haut de la citadelle
                la sentinelle tira
                Par deux fois et l’un chancelle
                L’autre tombe qui mourra
                Celui qui croyait au ciel
                Celuiqui n’y croyait pas
                Ils sont en prison lequel
                A le plus triste grabat
                Lequel plus que l’autre gèle
                lequel préfère les rats

                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Un rebelle est un rebelle
                Nos sanglots font un seul glas
                Et quand vient l’aube cruelle
                Passent de vie à trépas
                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Répétant le nom de celle
                Qu’aucun des deux ne trompa
                Et leur sang rouge ruisselle
                Même couleur même éc lat
                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                Il coule il coule et se mêle
                A la terre qu’il aima
                Pour qu’à la saison nouvelle
                mûrisse un raisin muscat
                Celui qui croyait au ciel
                Celui qui n’y croyait pas
                L’un court et l’autre a des ailes
                De Bretagne ou du Jura
                et framboise ou mirabelle
                Le grillon rechantera
                Dîtes flûte où vilonocelle
                Le doubla amour qui brûla
                l’alouette et l’hirondelle
                la rose et le réséda.

                • Georges P.-
                  Georges P.- répond à Errance
                  OK
                  • Posté à 00h07 le 01/07/2010
                  • Internaute 113089
                    OK

                  Et... ?

                  Ca l’empêchait d’être stalinien ?

                  • Errance
                    Errance répond à Georges P.-
                    écouteur d'histoires
                    • Posté à 01h55 le 01/07/2010
                    • Internaute 114729
                      écouteur d'histoires

                    Non.

                    Mais dire qu’Aragon était un poète stalinien est tout à fait réducteur.

                    Aragon était stalinien du moins l’a été un long moment de sa vie.

                    Mais c’était un poète.

                    Je pense que cette subtilité n’échappera pas à une personne qui a lu Saussure à 10 ans.

                    • Georges P.-
                      Georges P.- répond à Errance
                      OK
                      • Posté à 02h34 le 01/07/2010
                      • Internaute 113089
                        OK

                      Erreur, votre honneur ! (Je m’adresse là au procureur stalien pendant ma purge). La poésie n’était pas un petit passe-temps qu’il exerçait à ses heures de temps libre, entre deux activités staliniennes : il écrivait aussi des poèmes staliniens, à la gloire de Staline. Il s’est SERVI de son statut de poète pour faire avancer la « cause » stalinienne. C’était un « poète stalinien » comme Drieu fut un « écrivain fasciste ».

                      On n’a de ces pudeurs de vierge effarouchée qu’avec l’extrême gauche (dans ce cas il est de bon ton de « nuancer » - voir Liger, le mal qu’il se donne le pauvre pour essayer de nous convaince que oui mais non, pas du tout, c’est trop compliqué pour vous, tout ça est tout en « nuances » et nécessite un « discernement » qui n’est pas à votre portée bande de gueux... )

                      On minaude beaucoup moins quand il s’agit d’une saloperie d’extrême droite : son compte est vite réglé, à celui-là, poète ou pas. En ce qui concerne l’extrême gauche, on a une étrange maladie en France (tout particulièrement, mais pas seulement) : on a les yeux de Chimène pour ceux qui ont applaudi les monstres - voire pour les monstres eux-mêmes. Un « grand » polémiste d’extrême gauche écrit tout le bien qu’il pense des Khmers Rouges : est-il définitivement disqualifié pour autant, comme s’il avait écrit tout le bien qu’il pensait de Pinochet (un enfant de choeur à côté de Pol Pot, soit dit en passant) ? Pas du tout. Il faut « nuancer », tout ça, gna gna.... 1) c’est faux il n’a jamais dit ça. 2) lui-même le dit très élégamment : « Je n’ai jamais dit ça » - alors là, s’il le dit, ce grand gourou, c’est que c’est vrai ! C’est de la propagande fasciste pour le stigmatiser ! 3) On retrouve sans problème sur internet des textes signés de sa main où il dédouanne les Khmers Rouge qui, selon lui, n’aurait rien fait de pire au Cambodge que ce qui s’est passé en France après la Libération. 4) Silence glacé dans un premier temps puis flot d’insultes. Hi hi...

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