Les barrages menacent l'existence des peuples indigènes
Dans son nouveau rapport, l’ONG Survival International dénonce les impacts dévastateurs de la construction de barrages à travers le monde sur les peuples indigènes et leur environnement.
Présentés comme une solution au changement climatique et à la demande croissante d’électricité, les mégabarrages séduisent de plus en plus d’Etats. Ces projets de grande envergure ne sont cependant pas sans conséquences.
Des impacts environnementaux et humains considérables
En freinant les crues naturelles des fleuves, ces constructions bouleversent les habitudes migratoires des poissons, principal aliment de certaines populations autochtones. Des surfaces de terres agricoles, de forêts ou même d’espaces urbanisés sont également noyées.
A titre d’exemple, Survival souligne qu’une fois la construction du barrage Gibe III achevée dans la vallée de l’Omo, plusieurs peuples indigènes d’Ethiopie deviendront dépendants de l’aide alimentaire. Ce barrage menace les conditions de vie de 500 000 personnes dans le Sud de l’Ethiopie et le Nord du Kenya.
L’impact le plus considérable des barrages reste en effet le déplacement des populations. Ainsi, la Commission mondiale des barrages rappelait dans son rapport Dams and Development (2000) que pour construire les 45 000 barrages en place à ce moment-là sur l’ensemble de la planète, 40 millions à 80 millions de personnes avaient déjà dû être évacuées.
Ce même rapport constatait que :
« Les grands barrages ont eu des répercussions graves sur la vie, les moyens de subsistance, les cultures et l’existence spirituelle des peuples indigènes et tribaux. »
La commission recommandait ainsi :
« Lorsqu’il s’agit de projets concernant les peuples indigènes et tribaux, de tels processus [doivent être] guidés par leur consentement libre, préalable et éclairé. »
Non respect du droit des peuples indigènes
Mais les bonnes pratiques, notamment édictées par la Banque mondiale, n’ont à ce jour pas de caractère contraignant. De fait, peu d’investisseurs respectent les droits des peuples indigènes, garantis entre autres par la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail. Les populations concernées par ces projets sont en réalité rarement consultées.
Par conséquent, ce sont aujourd’hui près de 300 000 indigènes qui seraient directement affectés par les barrages. Au Brésil, certaines tribus n’ayant jamais eu de contact avec le monde extérieur se voient même menacées de disparition par les centrales hydroélectriques de Jirau et de Belo Monte.
Selon Survival International, la Banque mondiale finance à elle seule 211 projets dits « de développement » pour un montant de 11 milliards de dollars. Si des banques régionales de développement (la Banque européenne d’investissements, la BNDES brésilienne, la Banque africaine de développement) financent également une grande partie de ces ouvrages, c’est désormais la Chine qui en est le plus gros investisseur.
- Sur ouest-france.frLes grands barrages menacent les indigènes, sur Ouest-France.fr
- Sur survivalinternational.orgLe rapport "Serious Damage", sur SurvivalInternational.org (en anglais)
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nc
nc
Les peuples indigènes sont des peuples qui gênent, point !
De plus, ils ne consomment que le nécessaire, et leur nécessaire ne vient même pas des grandes surfaces et n’est pas financé, heu, pompé, par des organismes de crédit.
Ils ne rêvent pas de devenir riches et puissants, car ils le sont déjà, rois de leurs royaumes jusque là coupablement ignorés par les promoteurs.
Alors, puisqu’ils refusent d’être obèses comme nous, qu’ils crèvent !
PS La seule protection qu’ils méritent est de devenir figurants dans des spectacles pour touristes - ou chair à bordels pour a-mateurs de sexotique.




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