Questions d'humanité

Dans son blog, Jenny Joussemet analyse et dénonce les faits d'actualité où les droits de l'homme et le droit humanitaire ne sont pas respectés.

Les barrages menacent l'existence des peuples indigènes

Jenny Joussemet
Blogueuse
Publié le 16/08/2010 à 16h00


Dans son nouveau rapport, l’ONG Survival International dénonce les impacts dévastateurs de la construction de barrages à travers le monde sur les peuples indigènes et leur environnement.

Présentés comme une solution au changement climatique et à la demande croissante d’électricité, les mégabarrages séduisent de plus en plus d’Etats. Ces projets de grande envergure ne sont cependant pas sans conséquences.

Des impacts environnementaux et humains considérables

En freinant les crues naturelles des fleuves, ces constructions bouleversent les habitudes migratoires des poissons, principal aliment de certaines populations autochtones. Des surfaces de terres agricoles, de forêts ou même d’espaces urbanisés sont également noyées.

A titre d’exemple, Survival souligne qu’une fois la construction du barrage Gibe III achevée dans la vallée de l’Omo, plusieurs peuples indigènes d’Ethiopie deviendront dépendants de l’aide alimentaire. Ce barrage menace les conditions de vie de 500 000 personnes dans le Sud de l’Ethiopie et le Nord du Kenya.

L’impact le plus considérable des barrages reste en effet le déplacement des populations. Ainsi, la Commission mondiale des barrages rappelait dans son rapport Dams and Development (2000) que pour construire les 45 000 barrages en place à ce moment-là sur l’ensemble de la planète, 40 millions à 80 millions de personnes avaient déjà dû être évacuées.

Ce même rapport constatait que :

« Les grands barrages ont eu des répercussions graves sur la vie, les moyens de subsistance, les cultures et l’existence spirituelle des peuples indigènes et tribaux. »

La commission recommandait ainsi :

« Lorsqu’il s’agit de projets concernant les peuples indigènes et tribaux, de tels processus [doivent être] guidés par leur consentement libre, préalable et éclairé. »

Non respect du droit des peuples indigènes

Mais les bonnes pratiques, notamment édictées par la Banque mondiale, n’ont à ce jour pas de caractère contraignant. De fait, peu d’investisseurs respectent les droits des peuples indigènes, garantis entre autres par la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail. Les populations concernées par ces projets sont en réalité rarement consultées.

Par conséquent, ce sont aujourd’hui près de 300 000 indigènes qui seraient directement affectés par les barrages. Au Brésil, certaines tribus n’ayant jamais eu de contact avec le monde extérieur se voient même menacées de disparition par les centrales hydroélectriques de Jirau et de Belo Monte.

Selon Survival International, la Banque mondiale finance à elle seule 211 projets dits « de développement » pour un montant de 11 milliards de dollars. Si des banques régionales de développement (la Banque européenne d’investissements, la BNDES brésilienne, la Banque africaine de développement) financent également une grande partie de ces ouvrages, c’est désormais la Chine qui en est le plus gros investisseur.

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  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 16h27 le 16/08/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Les peuples indigènes sont des peuples qui gênent, point !

    De plus, ils ne consomment que le nécessaire, et leur nécessaire ne vient même pas des grandes surfaces et n’est pas financé, heu, pompé, par des organismes de crédit.

    Ils ne rêvent pas de devenir riches et puissants, car ils le sont déjà, rois de leurs royaumes jusque là coupablement ignorés par les promoteurs.

    Alors, puisqu’ils refusent d’être obèses comme nous, qu’ils crèvent !

    PS La seule protection qu’ils méritent est de devenir figurants dans des spectacles pour touristes - ou chair à bordels pour a-mateurs de sexotique.

  • général_bol
    général_bol
    Ah, si on envoyait les cons / (...)
    • Posté à 16h41 le 16/08/2010
    • Internaute 94412
      Ah, si on envoyait les cons / (...)

    Toujours la même chanson : « les écologistes ne rêvent que de nous faire retourner à l’âge des cavernes »...
    En attendant, tous ces braves gens ne rêvent, au nom du progrès éternel ( ! ? !), qu’à nous faire prendre des risques inconsidérés... y s’en foutent, c’est nos enfants qui paieront la note (je voudrais bien ne pas en être sûr, mais en attendant, je guette la prochaine catastrophe, car s’il est vrai que le pire n’est jamais certain, le meilleur s’éloigne, lui, à pas de géant !)

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 16h42 le 16/08/2010
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Quand les autochtones (qu’ils soient Indiens d’ Amazonie, Aborigènes, Pygmées ou autres) auront été rayés de la surface de la planète, ça voudra dire qu’on sera presque à la fin du règne de l’homo-sapiens sur la terre. Les derniers d’entre nous (s’ils s’en souviennent) regretterons que leurs ancêtres n’aient pas été plus attentifs aux messages que ces « tribus » voulaient faire passer.

    • Féline
      Féline répond à tweesty
      fée
      • Posté à 17h45 le 16/08/2010
      • Internaute 111221
        fée

      Mais que racontez-vous ? Ces peuples doivent se métisser avec nous et accepter avec joie les cultures et les religions de tous les autres peuples pour les mélanger avec les leurs.

      • tweesty
        tweesty répond à Féline
        Gaucher et contrarié
        • Posté à 19h01 le 16/08/2010
        • Internaute 83901
          Gaucher et contrarié

        La culture occidentale est un rouleau compresseur. Et ceux des « indigènes » qui ont essayé de se métisser vivent maintenant à la périphérie des grandes villes avec comme seule richesse, les poubelles des occidentaux.
        Demandez aux Indiens d’Amérique, aux Indiens Péruviens ou Boliviens aux Kanaks, aux Maoris ou aux Aborigènes d’Australie...

         
        • Féline
          Féline répond à tweesty
          fée
          • Posté à 19h04 le 16/08/2010
          • Internaute 111221
            fée

          Comment ? ! ! Le métissage ne serait donc la chance et la lumière des peuples ? On nous aurait menti ?

        • Anemone01
          Anemone01 répond à tweesty
          retraité
          • Posté à 03h23 le 17/08/2010
          • Internaute 113451
            retraité

          les indiens d’Amérique ont des terres de l’argent de nos gouvernement ils ne paient aucune taxes ni impôt sur le revenu ont peux-tu espéré mieux. Faite vos devoirs avant de dire n’importe quoi.

        2 autres commentaires
      • marcelo
        marcelo répond à Féline
        • Posté à 16h38 le 17/08/2010
        • Internaute 24677

        Si c’est une plaisanterie, elle est de mauvais goût !

         
        • Féline
          Féline répond à marcelo
          fée
          • Posté à 17h57 le 17/08/2010
          • Internaute 111221
            fée

          Pourquoi ? N’est-ce pas ce qu’on ne cesse de nous dire depuis quelques décennies ?

        1 autres commentaires
  • gerfaut32
    gerfaut32
    indépendant
    • Posté à 16h49 le 16/08/2010
    • Internaute 120248
      indépendant

    « Lorsqu’il s’agit de projets concernant les peuples indigènes et tribaux, de tels processus [doivent être] guidés par leur consentement libre, préalable et éclairé. »
    Consentement éclairé : comment une tribu qui a un mode de vie à 1000 lieues de nos conventions « modernes » peut émettre un consentement éclairé ?
    Je ne parle pas du mythe du bon sauvage, doux et ignorant, mais même si cette population perçoit les avantages et inconvénients immédiats de la régularisation du cours des rivières et l’apport de l’électricité, l’évolution à long terme lui échappera complètement, par rapport à un mode de vie séculaire.
    Un de mes copains expliquait les études de mécanique qu’il faisait à sa propre mère, agricultrice de montagne : les machines-outils, tours, fraiseuses, décolletage... Elle l’arrête et lui demande : « Mais, tes machines , ça coupe le fer ? ? ? »
    Il y a de ça à peine plus de 20ans.
    Apporter les moyens de survivre en préservant les milieux naturels pour toute population et ne pas décider à leur place devrait conduire toute décision des dirigeants des pays concernés (Chine, Brésil, France...). Mais je rêve un peu.

  • Vicfer-
    Vicfer-
    apiculteur, champion de vélo (...)
    • Posté à 16h53 le 16/08/2010
    • Internaute 101994
      apiculteur, champion de vélo (...)

    Malheureusement, il semble que notre planète soit trop petite pour accueillir des modes de vie différents (ce qui n’est pas nouveau...)

    • Féline
      Féline répond à Vicfer-
      fée
      • Posté à 19h42 le 16/08/2010
      • Internaute 111221
        fée

      Elle est surtout trop petite pour 6 milliards d’humains (bientôt 9 !).

      D’ailleurs, je commence à me demander si ce sera un écolo qui proposera le premier une solution « radicale » au problème de la surpopulation humaine...

      • alexein
        alexein répond à Féline
        -
        • Posté à 17h01 le 17/08/2010
        • Internaute 54573
          -

        7 milliards (on est certainement plus proche du 7 que du 6) au mode vie occidental, c’est trop.

         
        • Féline
          Féline répond à alexein
          fée
          • Posté à 17h58 le 17/08/2010
          • Internaute 111221
            fée

          Vous, je parie que vous êtes occidental.

          • alexein
            alexein répond à Féline
            -
            • Posté à 19h22 le 17/08/2010
            • Internaute 54573
              -

            Fichtre, quelle sagacité.
            Et pour le mode de vie ?

            • Féline
              Féline répond à alexein
              fée
              • Posté à 20h20 le 17/08/2010
              • Internaute 111221
                fée

              Ben, quelque chose me dit que vous profitez totalement du mode de vie occidental : santé, nourriture à volonté, éducation, technologie de pointe.

              • alexein
                alexein répond à Féline
                -
                • Posté à 07h46 le 18/08/2010
                • Internaute 54573
                  -

                C’est clair. Je suis encore plus impressionné. Décidément.

                Santé, malgré un bon petit taux de cholestérol, avec le petit sur-poids de circonstance, ventru, et quelques replis graisseux, ça va, ça va. Bon, la dépression et l’anxiété me guettent et que ne ferais-je pas sans mes petites pilules du soir. Un petit viagra et hop ça repart comme en 40. Je n’ai pas encore eu mon petit cancer mais j’ai encore de la marge avant que ça arrive.

                Je bouffe des trucs de super qualité comme tous les Français en bio chez Leader Price ou Lidl. Mais j’ai quand même une voiture neuve achetée à crédit qu’on peut admirer sur le parking de mon discount. Y a des choses sur lesquelles faut pas transiger. Donc, c’est vrai, je mange à volonté, et même un peu trop, faut bien remplir quelque chose, et surtout de qualité.

                J’ai eu une super éducation. Education nationale gratuite en ZEP. J’ai bien appris tous les trucs de djeunes. On est de vrais farceurs entre nous. Des fois les grands ne nous comprennent pas dans les blagues qu’on se fait entre nous. C’est juste qu’ils ont perdu la flamme, mais pas la flemme, hein. A la maison, mes parents avaient toute l’encyclopédie de Gala et Voici en consultation libre. Et je peux voir tous les documentaires de fiction réalité sur TF1 et M6. La télé, je connais bien, c’était comme ma nounou et mon biberon quand que j’étais tout petit.

                Technologie de pointe. Alors ça que je veux. C’est clair. Un peu que j’ai mon baladeur MP3 et tout un tas d’appareil qui font des trucs de oufs. Et dans la rue, avec toutes ces caméras c’est Star Académy ou Loft Story tous les jours pour tout le monde.

                Dans mode de vie occidental, il y a deux propositions : mode de vie et occidental.

                Pour ce qui me concernait, vous avez brillamment déduit occidental, en revanche pour ce qui est du mode de vie, vous vous êtes peut-être tendu un miroir, mais le mien tend à s’éloigner légèrement de celui-ci.

                Encore faut-il lire les propositions en entier.

        4 autres commentaires
      • Archiflou
        Archiflou répond à Féline
        Dormeur fou
        • Posté à 17h28 le 17/08/2010
        • Internaute 95361
          Dormeur fou

        Si je puis me permettre, la Terre n’est pas trop petite pour 6 ou 9 milliards d’êtres humains.

        Mais elle l’est pour 6 ou 9 milliards d’automobilistes.

         
        • Féline
          Féline répond à Archiflou
          fée
          • Posté à 18h07 le 17/08/2010
          • Internaute 111221
            fée

          Automobiliste ou non, tant que les humains voudront manger à leur faim, boire à leur soif, être soignés quand ils sont malades, être au chaud quand il fait froid, être à la lumière quand il fait nuit, sans oublier par exemple pouvoir profiter d’internet pour communiquer et s’informer, la terre sera trop petite pour 6 à 9 milliards d’hommes et de femmes. Ils peuvent bien être tous piétons.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h54 le 16/08/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Non ce ne sont pas les barrages qui posent problème.
    Le barrage fait son boulot et rien de plus : il crée un lac, régule une rivière et accessoirement produit de l’énergie.

    Ce qui pose problème c’est les mecs qui sont doivent gérer le bordel et qui n’en branle pas une.
    Parce que lorsqu’on inonde la maison d’un type, la moindre des choses est de lui en offrir une nouvelle sur la nouvelle rive, et tant qu’à faire toute neuve avec tout le confort histoire de compenser le déménagement.
    Ce qui est aussi valable pour un champ, qui est parfois plus important qu’une maison.

    Mais mis à part ça, il n’y a aucun problème, l’indien à plumes du fond des bois devient juste un indien à plumes du bord du lac.

  • gudzo
    gudzo
    étudiant
    • Posté à 17h09 le 16/08/2010
    • Internaute 79996
      étudiant

    Survival International illustre bien le fait que nos énergies vertes ne sont pas sans conséquences et plus est impliquent des effets rebonds importants. Mais que propose Survival international comme alternative ? Survival international n’utilise pas d’ordinateurs ? Nous avons détruit (et continuons) en europe bon nombre de nos communautés locales, de quel droit allons donner la leçon à d’autres ?

    De quelles populations autochtones parle-t-on ? Les populations autochtones correspondent à des catégories juridiques dont la reconnaissance et la protection dépend de chaque Etat. Les populations autochtones sont loin de constituer une catégorie générique à l’échelle internationale. Alors de qui parle-t-on ? les populations dont parle survival bénéficient-elles effectivement d’une reconnaissance juridique en tant que populations autochtones, où est-ce que c’est ma bon conscience d’européen qui les qualifie de cette manière ?

    « peu d’investisseurs respectent les droits des peuples indigènes, garantis entre autres par la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail » Voici une énormité qui induit le lecteur en erreur. Les investisseurs ne respectent pas cette convention tout simplement car ils n’en sont pas les destinataires... La convention 169 concerne les Etats. A ce jour seuls 20 ont ratifié le texte (c’est à dire qu’il est censé s’appliquer dans leur droit national). Les droits des peuples ne sont pas garantis d’une manière générale par la convention, mais par les Etats qui ratifient la convention et adoptent des mesures supplémentaires de mise en oeuvre selon les cas (Etats monistes ou dualistes). La convention 169 garanti donc peu de choses (l’auteur de l’article dans ouest france est bien plus honnête sur ce point).

    Le droit des peuples indigènes n’existe pas... il dépend malheureusement des mesures adoptées dans chaque Etat, souverain au regard des droits de sa population...

    • BRG
      BRG répond à gudzo
      Doctorant
      • Posté à 18h53 le 16/08/2010
      • Internaute 115016
        Doctorant

      Cher monsieur,

      A trop vouloir dénoncer l’énormité, on finit par en devenir une.
      La plupart des investisseurs dont il est question dans le texte de Mlle Joussemet sont des Etats. Vous semblez avoir quelques notions de droit international public, donc je suppose vous savez que les Etats peuvent en toute quiétude contracter des engagement interétatiques et les faire ratifier par leurs institutions nationales. Donc votre argument concernant la convention de l’OIT ne tient pas.

      Ensuite, c’est justement parce que les Etats n’adhèrent pas à des instruments juridiques existants, ou bien qu’ils ne respectent pas leurs obligations contractées lors de leur adhésion à ces conventions internationales visant à préserver les droits de leur citoyens (ou même encore des individus résidant sur le territoire national) que des ONG (comme Survival par exemple) existent. Il est bon de temps à autres que l’Etat puisse être la première source d’oppression, aussi souverain soit-il.
      Oui, je sais, les disciples de Carl Schmitt admettent difficilement qu’il y ait, sur la scène internationale, d’autres acteurs légitimes que l’Etat wébérien.

      Sortez du mythe de l’état souverain, ce postulat constitue une grille d’analyse des relations internationales peu fiable et lacunaire. C’est moche à entendre, mais les flux transnationaux progressent inexorablement. Et en plus vous confondez la notion de « souveraineté » et celle d’ « indépendance ».

      D’un point de vue plus politique, cela ouvre la porte à la justification de toutes les barbaries, et c’est pour tout dire plutôt grotesque.

      Bien à vous.

      BRG

      • gudzo
        gudzo répond à BRG
        étudiant
        • Posté à 19h22 le 16/08/2010
        • Internaute 79996
          étudiant

        Voici la liste des Etats ayant ratifiés la convention 169 de l’OIT :

        Lien

        Soit 20 Etats sur les presque 200 que compte le monde... Etat Wébérien (je ne suis pas familier de cette théorie) ou non, seuls les Etats Nations ayant RATIFIES la convention sont concernés par sa mise en oeuvre... Bien évidemment les entreprises ou autres acteurs peuvent élaborer des codes de bonnes conduites et adopter de bonnes pratiques mais ils ne sont pas CONTRAINTS au regard de la convention 169 de l’OIT.

        L’auteur de l’article explique que la convention 169 de l’oit « garanti » le droit des populations autochtones (elle indique même qu’il existe d’autres sources à ce droit des autochtones... comme quoi ? la déclaration des Nations Unies droits des peuples indigènes de 2007 ? par définition c’est une convention...). A mon sens l’auteur a tendance à voir du droit des autochtones et des autochtones où il n’y en a pas forcément. On est ici (selon moi) dans la revendication politique et non dans le journalisme... C’est gênant pour le lecteur qui cherche de l’information précise...

        « les Etats peuvent en toute quiétude contracter des engagement interétatiques et les faire ratifier par leurs institutions nationales. Donc votre argument concernant la convention de l’OIT ne tient pas ». Pouvez vous me citer des exemples de ces instruments conférant des droits aux populations autochtones ? Ces instruments ne sont pas cités dans l’article, seule la convention de l’oit qui « garanti le droit des populations autochtones » ce qui est complètement faux. La convention de l’oit garanti les droits des populations autochtones dans les Etats qui ont ratifiés cette convention et qui la mettent en oeuvre... cela fait beaucoup de conditions... pour 20 Etats dans le monde. Il ne faut alors pas blâmer les investisseurs de ne pas respecter cette convention si l’Etat ne l’applique pas... Je sais bien que c’est difficile à entendre pour les défenseurs des ONG comme acteurs majeurs de la scène internationale...

         
        • BRG
          BRG répond à gudzo
          Doctorant
          • Posté à 21h19 le 16/08/2010
          • Internaute 115016
            Doctorant

          Donc,

          premièrement, je suis tout sauf un défenseur des ONG comme acteur majeur des RI. Les ONG ne sont pas, et ne seront à mon sens jamais, un acteur majeur de la scène internationale. Je ne sais pas où vous êtes allé chercher ça dans ma précédente réponse, mais je prends ça comme de la diffamation.
          Je dis simplement qu’elles ont un potentiel d’influence dans les processus de prise de décision en matière de politique internationale au sein des différents appareils étatiques. Mais vous, comme tout bon moniste standard, et comme tout bon crypto-réaliste, vous ignorer les approches sociétales et les contradictions internes. Même Kissinger ne l’avait pas osée celle-là. Chapeau l’artiste donc.

          Ensuite, revenons en au point de tout à l’heure. La convention de l’OIT existe, bien. Seuls les états l’ayant ratifiée sont contraints de la mettre en oeuvre. Voilà, donc pacta sunt servanda, et la messe est dite. Mais, ne trouvez-vous pas légitime (normal, diront les plus politisés) que l’on pousse au cul, si vous me passez l’expression, un gouvernement pour qu’il ratifie telle convention ? Ou bien qu’il en mette en oeuvre les dispositions ?
          Une fois que la convention existe, elle est un point de repère pour les militants de la cause. Elle rend légitimes les revendications des acteurs non-étatiques. Que l’état fasse ce qu’il veut, oui, pourquoi pas. Et même si le droit pour l’Etat n’existe pas, dans toute sa dimension coercitive, la norme se crée.

          Voilà, c’est simple, c’est clair, même un moniste peut le comprendre, et c’est peu dire.

          Autre chose, les investisseurs, qui répétons-le, sont des Etats pour la plupart, doivent être blamés, faute de pouvoir être chatiés, hélas. Rappelons-nous ensemble : la United Fruit, cet antre de l’esclavage à un coup de rame de Key West. Si un seul américain avait travaillé dans les même conditions que les employés guatémaltèques, le grand Ike aurait sûrement envoyé la 8ème armée et trois corps de marines pour en blâmer les propriétaires.
          Un investisseur ne se passe pas de la complicité d’un Etat, qu’il soit criminel, défaillant ou faiblard.

          Fort de ce constat, quelles options sont encore viables, au-delà de la rédaction d’articles et de commentaires de qualité sur rue 89 ? Boycotter Total, parce qu’il gave la junte birmane avec des dollars ? Fermer ses comptes au Crédit Agricole parce que cette banque qui s’est enrichie grâce aux faillites d’agriculteurs finance des barrages qui vont faire claquer la gueule ouverte des milliers de kurdes ? C’est, je crois, la seule façon de passer outre la souveraineté des Etats : une mobilisation aussi modeste soit-elle, au niveau de la société contre les agissements, de l’Etat ou des entités privées qui contreviennent aux grands principes considérés comme universels.

          • gudzo
            gudzo répond à BRG
            étudiant
            • Posté à 11h20 le 17/08/2010
            • Internaute 79996
              étudiant

            Pour la clarté de l’argumentaire et et pour bien comprendre la situation il me semble qu’il est important de bien distinguer entre légalité et légitimité, ce qui ni l’auteur de l’article ni vous même n’êtes capable de faire (légalement la convention de l’oit ne GARANTI le droit des peuples autochtones dans 20 Etats, la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ne garanti les droits d’aucun autochtones (sauf traduction de la déclaration dans le droit national).

            Le mélange des genre entre légalité et légitimité est dangereux car il fait miroiter des « droits » (au sens du droit positif) aux peuples autochtones... Ce qui dans la majorité des cas n’est pas exacte (c’est d’autant plus malhonnête lorsque ce sont des européens bien confortables qui leur expliquent qu’ils ont des droits...).

            Néanmoins les textes ne sont pas une conditions suffisantes aux respects de ces droits mais aujourd’hui ils sont une condition nécessaire.

            Au delà de ça on a la légitimité, de ce que nous aimerions que ces populations disposent comme droits ou droit.

            Encore une fois le mélange et la confusion entre la légalité (ce qui existe aujourd’hui et maintenant) et la légitimité me semble dangereux et malhonnête. Je ne suis pas contre reconnaître que les populations autochtones mériteraient plus de droits (respectées...) mais je n’apprécie pas les argumentaires qui prétendent voir des droits (sans force normative aucune !) au bénéfice des communautés autochtones lorsqu’ils n’existent pas (dans ce cas parler de revendications mais pas de droit : dans une conception (très, trop) restrictive mais néanmoins utilisée dans les tribunaux aujourd’hui, le droit c’est ce que l’Etat dit être du droit (ce que l’Etat reconnaît comme du droit , cf les contrats, règlements intérieurs, etc.). Les anthropologues du droit ont une définition bien différentes (le droit c’est avant tout ce qu’en font les hommes) mais qui n’est pas majoritaire du tout.

            A mon sens l’argumentaire de l’auteur n’est pas juridiquement rigoureux, et pour une personne qui se réclame dans le domaine juridique c’est dommage.

            • Jenny Joussemet
              Jenny Joussemet répond à gudzo
              Blogueuse
              • Posté à 13h10 le 17/08/2010
              • Internaute 114736
                Blogueuse

              « A mon sens l’argumentaire de l’auteur n’est pas juridiquement rigoureux, et pour une personne qui se réclame dans le domaine juridique c’est dommage. »

              Il me semble que cet article n’a pas vocation à être une thèse, il s’agit d’une simple NOTE DE BLOG ! Et si mes écris vous déplaisent personne ne vous oblige à les lire... Je peux vous faire parvenir mon mémoire de fin de Master « La protection juridique des minorités linguistiques » afin que vous jugiez par vous-mêmes mes connaissances juridiques et les avancées du droit des peuples autochtones.

              Jenny

              • gudzo
                gudzo répond à Jenny Joussemet
                étudiant
                • Posté à 15h12 le 17/08/2010
                • Internaute 79996
                  étudiant

                « une note de blog » est-elle une justification pour parler de droit et procéder à des raccourcis ? C’est à dire pour donner à des lecteurs (qui donnent de leur temps pour vous lire) une vision incorrecte du droit (au regard du droit positif, et non pas un droit idéal).

                Effectivement personne ne m’oblige à lire vos notes, et du reste il me semble que les commentaires sont aussi autorisés. Effectivement il est plus facile d’apprécier les commentaires positifs. Dans mon cas les formulations employées pour parler du droit des populations autochtones n’ont pas de sens (La convention de l’oit ne garanti pas les droits des autochtones). Je ne vois pas d’une manière positive cette note de blog. Mais si il faut être consensuel et apprécier vos écrits pour vous lire et vous commenter je le ferai à l’avenir. Comme je le disais dans un commentaire précédent l’article de ouest france que vous citez est bien plus honnête sur la force normative de la convention 169 et de ce fait me semble plus clair pour les lecteurs.

                J’aimerai beaucoup lire votre travail qui démontre les avancées du droit des peuples autochtones (même si j’ai du mal à imaginer « un droit des peuples autochtones » catégorie non définie au niveau international... des droits nationaux oui assurément, mais je me montre sûrement alors je serai heureux de vous lire afin de modifier en profondeur la vision que j’ai du « droit des peuples autochtones »)

                • Jenny Joussemet
                  Jenny Joussemet répond à gudzo
                  Blogueuse
                  • Posté à 16h28 le 17/08/2010
                  • Internaute 114736
                    Blogueuse

                  La question n’est pas d’être consensuel et d’apprécier mes écrits pour les lire et les commenter, je ne comprends simplement pas l’intérêt de dépenser une telle énergie (4 commentaires de plus de 3 paragraphes chacun !) pour exprimer son désaccord et « casser » l’auteur.

                  J’ai compris votre vision du droit, et plus particulièrement celle du droit des peuples autochtones, nous n’avons pas la même, ce qui ne veut certainement pas dire que l’une vaut plus que l’autre ! Chacun a sa vision des choses et est bien sur libre de l’exprimer.

                  Cordialement,

                  Jenny

        • Jenny Joussemet
          Jenny Joussemet répond à gudzo
          Blogueuse
          • Posté à 21h19 le 16/08/2010
          • Internaute 114736
            Blogueuse

          Bonsoir,

          Certes, seuls 20 Etats ont ratifié cette convention, mais cela ne veut pas dire qu’elle est inutile ou que ceux qui ont choisi de la ratifier ne doivent pas la respecter !

          Parmi les Etats l’ayant ratifié, citons notamment le Brésil, le Pérou, et l’Equateur, 3 pays directement concernés par les barrages ou les exploitations de ressources naturelles…

          Pour les autres sources du droit des peuples autochtones, il me semble que les Constitutions nationales des pays concernés ne sont pas muettes à ce sujet et que là encore il serait judicieux de les appliquer ! Le Brésil et l’Equateur en sont de très bons exemples.

          Enfin, en réponse à votre attaque « On est ici (selon moi) dans la revendication politique et non dans le journalisme », vous noterez que j’ai volontairement choisi de m’inscrire en tant que blogueuse et non journaliste… Par ailleurs, je précise bien que « Mes précédentes expériences en ONG m’ont appris que la médiatisation des cas de violations des droits de l’homme est indispensable à une prise de conscience. », alors forcément difficile de rester neutre face à de tels actes !

          Cordialement,

          Jenny

        6 autres commentaires
  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 17h39 le 16/08/2010
    • Internaute 111221
      fée

    « Survival International »

    Ça a l’air marrant, c’est sur quelle chaine ?

  • esk
    esk
    • Posté à 17h50 le 16/08/2010
    • Internaute 1551

    Wow, ca c’est un scoop !

  • LienRag
    • Posté à 17h56 le 16/08/2010
    • Internaute 34767

    Les barrages ou les grands barrages ?
    Se passer des barrages collinaires en zone aride n’est pas vraiment un atout pour la survie des populations locales...

  • _GF_
    _GF_
    ...
    • Posté à 18h13 le 16/08/2010
    • Internaute 62804
      ...

    Il y a les mêmes problématiques ailleurs, de manière assez peu surprenante : Au Sikkim (Nord-Est de l’Inde), des « locaux » luttent contre un barrage (pas méga), même chose en Lapponie suédoise.
    Et j’imagine qu’en France, ça a dû être la même chose au moment où on a équipé les sites de montagne, même si l’effet « néo-colonial » était moins fort.
    De toute façon, personne n’a vraiment envie de subir les conséquences de l’installation d’un barrage près de chez lui (le fameux effet « NIMBY).
    Pas de solution miracle, probablement, mais chercher du côté de la décroissance (enfin, l’accroissance, plutôt) me semble être un pas dans la bonne direction.

    • Féline
      Féline répond à _GF_
      fée
      • Posté à 19h07 le 16/08/2010
      • Internaute 111221
        fée

      « Pas de solution miracle, probablement, mais chercher du côté de la décroissance (enfin, l’accroissance, plutôt) me semble être un pas dans la bonne direction »

      Il est certain que la pauvreté est moins polluante que la richesse. Pour une Terre en bonne santé, il faut donc plus de pauvreté !

      • _GF_
        _GF_ répond à Féline
        ...
        • Posté à 19h22 le 16/08/2010
        • Internaute 62804
          ...

        Décroissance (ou accroissance) = pauvreté ?

        Faut pas croire tout ce qu’on raconte, hein, ça n’a rien à voir avec le retour à la bougie.
        La question a plutôt à voir avec les téléphones portables à changer tous les deux ans, les machins conçus pour se casser au bout de 13 mois (parce que la garantie est de 12, évidemment), les deux voitures par familles, etc... Bref, tous les machins dont on n’a pas vraiment besoin et qui augmentent notre empreinte écologique.
        Par contre, la santé, l’éducation, le temps libre, pas de baisse là dessus, évidemment.

         
        • Féline
          Féline répond à _GF_
          fée
          • Posté à 19h37 le 16/08/2010
          • Internaute 111221
            fée

          Ben, le problème, c’est que c’est la consommation (donc portable, voiture, etc.) qui, via la TVA, finance la santé pour tous, l’éducation, etc.

          Donc, par exemple pour l’éducation :
          baisse de la consommation = moins de TVA = moins de profs.

          • MamaPacha
            MamaPacha répond à Féline
            • Posté à 19h52 le 16/08/2010
            • Internaute 109998

            ouais .... ouais ....
            et par exemple

            trop de dettes sur l économie d’un pays + annulation de la dette et des emprunts = dans le fion la balayette pour les créanciers !

            • Féline
              Féline répond à MamaPacha
              fée
              • Posté à 20h01 le 16/08/2010
              • Internaute 111221
                fée

              Les créanciers, en caricaturant un peu, ce sont surtout des banques qui ont prêté votre argent de votre compte dans cette banque aux états. Donc si les banques se prennent la balayette, nos comptes seront à zéro, et c’est surtout nous qui allons avoir du mal à nous asseoir pendant un certain temps.

              • MamaPacha
                MamaPacha répond à Féline
                • Posté à 20h22 le 16/08/2010
                • Internaute 109998

                vous arrivez encore à vous asseoir vous ? ... : -))

                Je vois le système de défense d’un capitalisme qui a trop vécu et qui va mourrir d’une crise cardiaque mais qui explique aux infirmières que si il meure, elles ne seront pas payées ... on n va pas faire le massage cardiaque du mourrant au péril de nos vies à tous quand même si ? ? ?

                perso, je m’en fiche, je dis annulation de la dette, on fait confiance en la nature, les parasites vont dégager s’il n’y a plus rien à manger ....

                J’ai, moi et peut etre d’autres gens, beaucoup moins à perdre que ce système état-mafieux-financier.

                • Féline
                  Féline répond à MamaPacha
                  fée
                  • Posté à 20h30 le 16/08/2010
                  • Internaute 111221
                    fée

                  « Je vois le système de défense d’un capitalisme qui a trop vécu et qui va mourrir d’une crise cardiaque mais qui explique aux infirmières que si il meure, elles ne seront pas payées ... on n va pas faire le massage cardiaque du mourrant au péril de nos vies à tous quand même si ? ? ? »

                  Pour que la métaphore soit meilleure, il faudrait préciser qu’en cas de survie du mourant, les infirmières seront moins payées ou remplacées par des infirmières meilleur marché venues de pays où les revendications salariales sont moins importantes.

                  • MamaPacha
                    MamaPacha répond à Féline
                    • Posté à 20h34 le 16/08/2010
                    • Internaute 109998

                    bien vu
                     : -)

                    d’ou l’intérêt de ne pas réanimer ....

          • _GF_
            _GF_ répond à Féline
            ...
            • Posté à 20h02 le 16/08/2010
            • Internaute 62804
              ...

            Oui, mais ça fait un certain temps, maintenant, qu’on a compris que le système est biaisé, et que la croissance du PIB ne pouvait pas être le seul indicateur sur lequel baser des prévisions économiques.
            Un exemple parmi d’autre : plus de déchets –> plus de boulot pour le ramassage, le tri et le recyclage (ou l’incinération) –> augmentation de l’activité économique –> croissance.

            Jeter plus permet d’améliorer la santé de l’économie. Chouette, faisons ça, alors.

            Bon, maintenant, je suis une bille en économie, donc la solution miracle, je ne sais pas. Par contre, ce qui est sur, c’est que la TVA n’est pas la seule ressource de l’état (au hasard : les impots, les revenus des -quelques- sociétés nationales qui restent, les transactions boursières, etc...).
            Bref, non, pas besoin de consommer plus pour avoir plus de profs :)

            • Féline
              Féline répond à _GF_
              fée
              • Posté à 20h40 le 16/08/2010
              • Internaute 111221
                fée

              La TVA n’est pas la seule recette de l’état mais reste de loin la plus importante (50 % des recettes) comparé à l’impôt sur le revenu (15 %) ou à l’impôt sur les sociétés (15 % aussi).

              Pour votre exemple (« plus de déchets –> plus de boulot pour le ramassage, le tri et le recyclage (ou l’incinération) –> augmentation de l’activité économique –> croissance. »), la question reste : qui doit payer le boulot de ramassage, de tri et de recyclage ?
              Est-ce l’état et donc les impôts ? Et on en revient au problème précédent.
              Ou les gens doivent-ils payer eux-même une société privée de ramassage et de recyclage ? (et donc, il n’y aura plus de déchets que chez le riches)

            • Naradamuni
              Naradamuni répond à _GF_
              sans
              • Posté à 21h22 le 16/08/2010
              • Internaute 30050
                sans

              La croissance... Trente années de croissance ininterrompue produisent 20 millions de chômeurs et 60 millions de précaires dans l’Europe « développée » !
              La croissance de qui, de quoi, pour qui, pour quoi, ... ?

              Un concept d’avenir qui nous concerne tous : le revenu de base inconditionnel pour tous.
              Le revenu, c’est comme l’air sous les ailes de l’oiseau. Avec le revenu de base inconditionnel, le revenu devient un droit civil.

              D’un véritable « bienvenue sur terre » nous pourrions alors accueillir nos enfants !

              Cette idée est apparue pour la première fois dans les utopies de la Renaissance, chez Thomas More par exemple.
              On la retrouve en marge des Lumières, en marge de la fondation des Etats-Unis et de la révolution française.
              Dans les années 60, le revenu de base a été sérieusement discuté aux Etats-Unis avec les idées de Juliet Rhys-Williams et le modèle d’impôt négatif de Milton Friedman.

              Le revenu de base inconditionnel est changement de paradigme. Il éclaire d’un jour nouveau tous les domaines de la vie, il fait évoluer sa propre manière de voir les choses, il ouvre des perspectives à toutes les fonctions personnelles ou sociales.

              « Le revenu de base, une impulsion culturelle », le film, 100 mn. Il suscite beaucoup de questions, il répond à beaucoup de questions, il jette un regard étonnant sur des choses que l’on n’a pas envie de voir.

              Quel travail feriez-vous, si votre revenu était assuré ?
              Lien

              • Féline
                Féline répond à Naradamuni
                fée
                • Posté à 23h55 le 16/08/2010
                • Internaute 111221
                  fée

                « Quel travail feriez-vous, si votre revenu était assuré ? »

                Ben justement, je ne travaillerais plus.

                • Naradamuni
                  Naradamuni répond à Féline
                  sans
                  • Posté à 00h26 le 17/08/2010
                  • Internaute 30050
                    sans

                  Le revenu de base inconditionnel est changement de paradigme*.
                  Il éclaire d’un jour nouveau tous les domaines de la vie, il fait évoluer sa propre manière de voir les choses, il ouvre des perspectives à toutes « les fonctions personnelles » ou « sociales ».
                  Il remplace des idées transmises de génération en génération et des notions devenues fausses. Il dissout la sclérose qui fait que l’on s’accroche désespérément à ce que l’on a : à ses idéologies, à ses opinons bien arrêtées, à son poste conquis de haute lutte. Il dissout les blocages du travail, les blocages empêchant une redéfinition de la valeur...

                  * Un paradigme est une représentation du monde, une manière de
                  voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui
                  repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle
                  théorique ou courant de pensée).
                  – Naissance d’un paradigme :
                  Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et,
                  au milieu de celle-ci, un escabeau avec des bananes.
                  À chaque fois qu’un des singes tentait de grimper à l’escabeau, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres.
                  Au bout d’un certain temps, à chaque fois qu’un des singes faisait mine de vouloir grimper sur l’escabeau, les autres le frappaient (par crainte de prendre une douche glacée).
                  Bien entendu, au bout de quelques temps, aucun des singes ne se risqua plus à grimper sur l’escabeau malgré la tentation..
                  Les chercheurs décidèrent alorde remplacer un des singes.
                  La première chose que fit le nouveau fut de vouloir monter sur l’escabeau.
                  Aussitôt, les autres se mirent en devoir de le frapper.
                  Quelques raclées plus tard, le nouveau membre de la communauté avait appris à ne plus grimper sur l’escabeau, sans même connaître la raison de cette interdiction.
                  Un deuxième singe fut remplacé et subit le même sort que le premier. Celui-ci, d’ailleurs, se joignait aux autres pour le battre dès qu’il tentait de grimper sur l’escabeau.
                  Un troisième singe fut échangé et le processus se répéta. Le quatrième puis le cinquième singe furent échangés, chacun à leur tour et à des intervalles adéquats. Ils subirent le même sort
                  à chaque fois qu’ils tentèrent de grimper sur l’escabeau.
                  Le groupe de cinq singes restant à la fin de l’expérience, bien que n’ayant jamais reçu de douche froide, continua à frapper tout
                  nouvel arrivant qui tentait de monter sur l’escabeau.
                  S’il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent de monter sur l’escabeau,
                  je parie que leur réponse serait la suivante : « Je ne sais pas, mais ici c’est comme ça. »
                  Ce comportement ne vous semble-t-il pas familier ? ... Ah ! les traditions, les habitudes… les certitudes... - :))
                  Faites suivre : d’autres que vous se demandent peut-être pourquoi nous continuons à agir comme nous le faisons quand il existe des alternatives.
                  Bien à vous.

        11 autres commentaires
      • alexein
        alexein répond à Féline
        -
        • Posté à 17h05 le 17/08/2010
        • Internaute 54573
          -

        Arf, les raisonnements pervers...

  • po-latraverse
    po-latraverse
    étudiante
    • Posté à 19h45 le 16/08/2010
    • Internaute 115002
      étudiante

    Excellent article, merci de soulever ces questions !

    Sur les impacts sociaux et environnementaux des barrages :
    Lien

    Des études de cas :
    Lien

    Source : le CDHAL - Comité pour les droits humains en Amérique latine, petite ONG basée à Montréal

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 20h49 le 16/08/2010
    • Internaute 89071
      non connue

    Uniquement les indigènes ? En Turquie, les nombreux barrages -financés par les entreprises occidentales- provoquent une vraie crise politique entre les pays de la région. La Syrie et certaines régions d’Irak par exemple, se retrouvent en pénurie d’eau.

    Sans compter les déplacés que les barrages créent, en submergeant des villages entier. On peut également citer les terrains agricoles pollués de sel et donc incultivables et les maladies transmises par les eaux immobiles.

    • lafrustre
      • Posté à 10h39 le 17/08/2010
      • Internaute 123008
        oisive

      Indigène, adjectif : Qualifie une personne qui est originaire du pays où elle habite.

      Il faudrait vraiment arrêter de dénaturer ce mot. Français, né en France, de parents français ? Dans ce cas vous êtes également indigène et autochtone de surcroît.
      Vos exemples sont cependant intéressants.

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