Chez Jean de Maillard

Jean de Maillard, magistrat, décrypte l'actualité judiciaire.

Je suis un petit juge sanctionné pour avoir voulu rendre la justice

Jean de Maillard
Magistrat
Publié le 20/08/2010 à 10h54

Dans une lettre ouverte à Michèle Alliot-Marie, Jean de Maillard analyse les raisons de son éviction et l’état de la justice en France.


Jean de Maillard, bien connu des riverains de Rue89 pour ses nombreuses contributions depuis la naissance de ce site, vient d’être démis de ses fonctions de président du tribunal correctionnel d’Orléans. Voici la lettre ouverte qu’il adresse à la ministre de la Justice.

Madame le garde des Sceaux, il est inhabituel, j’en conviens, qu’un petit juge interpelle publiquement le garde des Sceaux. Si je me vois contraint de recourir à ce procédé insolite, c’est d’abord parce qu’une précédente lettre -non rendue publique- vous a été adressée, à laquelle ni vous-même ni vos services n’ont répondu. De ce fait, j’interprète votre silence -à tort je l’espère encore- comme une fin de non-recevoir.

Démis de mes fonctions sans explication

Si ce que j’ai à dire n’intéressait que moi-même, je n’aurais même pas songé à cette adresse et je n’aurais d’ailleurs trouvé aucun écho à ma demande de publication. Je crains que ce dont j’ai à vous faire part ne s’inscrive malheureusement dans un contexte tel que, bien au-delà de mon cas personnel, ce soit le problème de la justice de notre pays qui soit posé dans son entier.

Les faits qui me concernent, les voici : après des mois de harcèlement, le président du tribunal de grande instance d’Orléans, auquel mon indépendance est insupportable, a décidé brutalement, et sans avoir le courage d’aucune explication, de me démettre de mes fonctions de président du tribunal correctionnel d’Orléans.

Cette décision de limogeage « immobile » -prise avec la simplicité que rend possible notre code de l’organisation judiciaire qui en fait une décision sans recours-, montre qu’il n’existe, dans la France de 2010, aucune garantie de l’indépendance des juges.

Un juge du siège peut être déplacé si ses décisions déplaisent

Un juge du siège peut, comme je le suis aujourd’hui, être déplacé au sein d’un même tribunal, on peut lui ôter d’un seul coup ses attributions uniquement parce que ses décisions déplaisent, au gré d’une campagne de presse ou des plaintes secrètes de la police ou du parquet, voire sur des instructions obscures dont il ne peut connaître l’origine.

Depuis plusieurs mois, je demande en effet en vain d’avoir connaissance du dossier occulte qui a été constitué par le président du tribunal sur mon compte et cette communication continue de m’être refusée malgré l’avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs, qui a enjoint la production de ces pièces.

L’arbitraire est-il devenu, dans la justice française, un mode de gestion des ressources humaines accepté par son ministre ? France Télécom a-t-elle fait des émules jusque dans les bureaux de la place Vendôme ? Je passe sur les éléments plus personnels de harcèlement moral dont vos services ont eu connaissance et qui ne font pas non plus honneur à une institution judiciaire qui, partout ailleurs, serait chargée de les réprimer.

Ce genre de procédés ne rehausserait pas, j’en ai peur, l’image de marque de notre système judiciaire dans le monde s’il venait à être étalé au-delà de nos frontières.

Garante de l’indépendance des juges ?

Dans une tribune du Monde datée du 29 juillet 2010, vous vous êtes posée comme la garante de l’indépendance des juges. J’ai noté vos propos :

« Garde des sceaux, ministre de la Justice, il est de mon devoir de préserver la justice de toute pression, qu’elle soit hiérarchique, politique ou médiatique. »

Vous intituliez d’ailleurs cette tribune : « Pour l’honneur de la justice ».

Aujourd’hui, j’en appelle à ce sens de l’honneur dont vous vous êtes réclamée, en soulignant ce paradoxe ô combien dérangeant dans un pays de tradition républicaine et démocratique comme le nôtre, où le seul moyen pour un juge de faire reconnaître son droit à l’indépendance est de solliciter le pouvoir exécutif pour qu’il veuille bien la garantir...

J’ai seulement fait allusion, jusqu’à présent, aux motifs de mon limogeage. Je vais les exposer car ce sont eux qui justifient la supplique que je vous adresse sous le regard de l’opinion publique qui sera, à vous comme à moi en cette affaire, notre seul juge.

Des actes en conformité avec ses écrits et sa pensée

Depuis de nombreuses années, j’enseigne, je suis sollicité comme expert, j’écris des articles et des livres -dont l’un a même reçu un Grand prix de philosophie de l’Académie française- pour décrire et questionner l’évolution de la délinquance et du système judiciaire.

De la fraude financière à la criminalité organisée en passant par la délinquance quotidienne, que certains nomment absurdement la « petite délinquance », j’ai entrepris une longue réflexion dont certaines hautes personnalités de tous milieux qui m’honorent de leur confiance et, pour certaines de leur amitié, m’ont assuré qu’elle n’avait pas été complètement inutile pour faire progresser l’intelligence en la matière.

Mon erreur a peut-être été de penser que l’on se devait de mettre en harmonie, autant que faire se peut, ses actes avec ses écrits et sa pensée. C’est pourquoi je me bats dans mes fonctions judicaires modestes de juge pénaliste affecté dans un tribunal de province, non pour renverser l’ordre établi -comme d’aucuns semblent le croire, j’espère qu’ils sont au moins de bonne foi- ni pour réformer la justice, ce qui est au-dessus de mes forces, et moins encore pour changer l’humanité, ce qui ne me viendrait même pas à l’esprit.

Un combat pour une justice digne

Je me bats seulement pour que la justice que je rends continue d’être digne, qu’elle garantisse, même et surtout quand elle doit être sévère, que celui qui en est l’objet a eu droit au préalable à un procès juste et équitable.

Je ne fais, à cet égard, que tenter de me conformer aux obligations qui nous sont faites par la Convention européenne des droits de l’homme, je ne crois pas ainsi avoir de mérite particulier. Je sais simplement que c’est un équilibre toujours précaire, et qu’on ne peut être assuré, quelque effort qu’on fasse contre soi-même, d’y parvenir toujours.

Mais rendre tout simplement la justice en conscience semble être devenu aujourd’hui, dans notre pays, un exercice difficile et, si j’en crois mon aventure personnelle, périlleux, au moins pour sa carrière.

Peu importerait, je l’admets, l’inconfort d’un juge affecté, à deux ou trois ans de sa retraite, à un service qu’il n’a pas souhaité prendre, pour lequel il n’a aucune compétence et qui lui interdirait de poursuivre ses activités de recherche, d’enseignement et d’expertise, si ce n’est que cette mutation ne fait que cacher une sanction grossièrement déguisée, une sorte d’affectation en bataillon disciplinaire pour esprit réfractaire à la pensée judiciaire unique que nul n’a plus le droit -et c’est là le fond du problème- de contester.

Surtout que ce « judiciairement correct », comme je le dis et l’écris depuis longtemps, est la cause d’une dégradation profonde de nos pratiques judiciaires que toutes les agitations récurrentes sur le thème de l’insécurité n’ont fait qu’amplifier, bien avant d’ailleurs que vous ne soyez nommée garde des Sceaux.

Du tort à l’image de la justice ?

Car ce que l’on me reproche, qui rend insupportable ma présence dans un tribunal correctionnel et justifie de m’entendre dire que je porte tort à l’image de la justice, c’est de résister au dévoiement d’une justice d’abattage, où les juges du siège sont pris en otage d’une politique pénale -si tant est qu’il y ait chez ceux qui en sont chargés une vision claire de ce qu’ils recherchent- qui n’a plus pour horizon que d’assurer un rendement statistique maximal en sacrifiant aux modes passagères ou aux exigences de la communication gouvernementale.

Peu importe ce qu’on juge, peu importe comment on le fait encore, peu importe même ce que deviendra la décision prononcée : le seul mot d’ordre qui tienne encore est « réponse à la délinquance », selon les inquiétudes et les urgences de l’actualité ou des faits divers.

Mais qui trop embrasse, mal étreint ! On nous demande de remplir les prisons de récidivistes, mais qui sont les récidivistes ? Les voyous qui savent passer entre les mailles du filet mal rapiécé des forces de l’ordre et de la justice ?

Que non : bien plus souvent les malheureux écrasés par une vie sans autre espoir que de toucher leur RSA en fin de mois et qui, de beuveries en bagarres sordides, échouent dans les salles de garde à vue qui servent d’antichambre à une cellule pénitentiaire à peine moins crasseuse.

Juger n’est plus l’objectif de l’institution judiciaire

Et qu’en fait-on quand on les y a envoyés, après une enquête vite faite où leurs 48 heures de garde à vue constituent l’essentiel de la procédure ? On leur met un bracelet électronique car les maisons d’arrêt regorgent de leurs semblables et qu’il faut faire de la place pour les suivants.

Je suis contraint de vous contredire, madame le Ministre : les parquets ont été repris en mains, avant d’ailleurs que vous n’arriviez vous-même place Vendôme, et je dois même dire que vous avez hérité d’une justice sinistrée où juger n’est plus l’objectif de l’institution judiciaire.

Le centre de gravité de la justice s’est déplacé des salles d’audience vers les parquets, transformés en gare de triage des malfaisants et des pauvres hères, tous confondus et sans distinction. Les instructions que doivent appliquer les représentants du ministère public leur enjoignent de donner une réponse pénale à tout comportement délinquant.

Préférence donnée à l’ordre public visible

Soit, sauf que cette préférence donnée à l’ordre public visible et souvent minuscule submerge les parquets d’affaires insignifiantes auxquelles ils consacrent l’essentiel de leur activité.

Un trafic de drogue ou de fausse monnaie, une escroquerie organisée, un réseau de cambrioleurs et de receleurs, un carrousel de TVA ou un abus de bien social qui met une entreprise au tapis ?

Quelques procès-verbaux mal orthographiés suffisent en général à évacuer le spectre d’une enquête longue et difficile, peut-être dans certains cas délicate si des notables se profilent derrière les voyous. Quand une mule se fait attraper par la douane avec 20 kg de résine de cannabis, à quoi bon saisir un juge d’instruction qui devrait remontrer la filière, source d’innombrables complications pour des tribunaux qui n’ont plus les effectifs de greffiers ni les moyens financiers d’assurer la charge de tels dossiers ?

D’ailleurs, les juges d’instruction, démoralisés et démobilisés après des campagnes haineuses orchestrées par ceux qu’ils ont dérangés, en viennent en désespoir de cause à se contenter eux aussi du service minimum, quand ils ne sont pas au chômage technique.

Des enquêtes bâclées, des procès-verbaux douteux

Pour en revenir à la mule dont je parlais, une comparution immédiate et trois ans de prison à la clé donneront à tout le personnel judiciaire la satisfaction, parfois teintée d’amertume, d’avoir contribué comme il le peut à la lutte contre l’insécurité.

Ce genre d’enquêtes ne dure plus des mois ou des années, comme jadis, mais les quatre jours (maximum) consacrés à la garde à vue du clampin maladroit qui n’a pas couru assez vite. Est-ce cela une justice digne ?

Je ne sais, madame le Ministre, si vous avez connaissance de la réalité de la justice que nous administrons (le mot est bien choisi) au gré des changements de politique continuels, de réformes qui s’accumulent et se contredisent, obligés dorénavant, quand nous sommes juges du siège, d’entériner des enquêtes bâclées, des procès-verbaux douteux, des dossiers hâtifs instruits à sens unique, dans une précipitation qui ne sert qu’à nourrir l’ogre statistique qui a presque fini de nous dévorer.

Je ne sais non plus, madame le garde des Sceaux, ce que vos services vous disent en général, ni ce qu’ils vous ont dit sur mon propre compte. Sachez pourtant que je ne crains pas, quand l’idée que je me fais de la justice le requiert, d’appliquer des peines sévères aux vrais malfaiteurs.

Si vous vous renseignez, vous pourrez vérifier que, dans les formations que je préside -ou que je présidais-, la sévérité des peines prononcées était parfois plus forte même que celle requise par le représentant du ministère public. J’ai d’ailleurs la réputation, chez certains, d’être impitoyable. Je l’assume.

Je refuse de priver un justiciable du droit à la justice

Mais je suis juge, n’en déplaise à une hiérarchie qui semble avoir oublié ce que ce mot recouvre, et je refuse de priver un justiciable du droit à la justice, c’est-à-dire du droit d’être jugé conformément à des procédures honnêtes et contradictoires et dans le respect qu’on lui doit, quoi qu’il ait fait.

Je me suis opposé, autant que j’ai pu même si c’est moins que je l’aurais voulu, à une justice expéditive dont le modèle aujourd’hui non seulement devient le standard, mais vaut aux magistrats qu’elle répugne d’être mis au ban de la justice.

Lirez-vous, madame le garde des Sceaux, cette supplique jusqu’au bout ?

Permettez-moi alors de vous dire encore que notre justice est au bord du gouffre, si elle n’est pas déjà en train de s’y écraser. Elle y a été conduite non seulement par des politiques versatiles et souvent revanchardes, mais aussi parce qu’il existe une hiérarchie qui a pris à sa charge le rôle ingrat -mais qui semble lui plaire et lui rapporte sans doute des avantages de carrière- de faire régner l’ordre au sein de vos troupes.

Est-ce cela, l’honneur de la justice ? Le seul résultat que je constate, c’est que l’insécurité des citoyens qui vous préoccupe ne disparaît pas, qu’on y a ajouté seulement l’insécurité des justiciables et qu’on cherche maintenant à l’étendre aux juges.

L’indépendance et la sécurité du juge ne sont pas faites pour son confort, mais parce que sans elles, il n’y a plus de justice, ni même de République.

Daignez agréer, madame le garde des Sceaux, l’expression de mon profond respect.

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  • Irfan
    • Posté à 11h05 le 20/08/2010
    • Internaute 30779

    Ce n’est guère rassurant, une fois de plus... Mais ce gouvernement, ce chef de l’État, ce parti, ces instances politiques et médiatiques font peu de cas des « fonctions » et de la « République ». Ce qui compte pour eux, c’est le « métier » et les « marchés ». Quant à la justice, sociale ou pénale, ce n’est pas ce qui leur importe le plus...
    J’espère que nous, citoyens, sauront nous mobiliser à la rentrée pour rappeler le modèle de gouvernement que nous souhaitons, et non plus simplement pour défendre quelques conquis sociaux de temps en temps !

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Irfan
      diptère
      • Posté à 12h50 le 20/08/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Je pense que l’auteur s’est fait virer parce qu’il aime trop défendre les voyous, et ne s’occupe pas de protéger les victimes comme cette phrase le montre :

      « mais qui sont les récidivistes ? Les voyous qui savent passer entre les mailles du filet mal rapiécé des forces de l’ordre et de la justice ?

      Que non : bien plus souvent les malheureux écrasés par une vie sans autre espoir que de toucher leur RSA en fin de mois et qui, de beuveries en bagarres sordides, échouent dans les salles de garde à vue qui servent d’antichambre à une cellule pénitentiaire à peine moins crasseuse. “

      Sans commentaire.
      z
      z

      • Lapocompris
        Lapocompris répond à La mouche du coche-
        étudiant
        • Posté à 13h21 le 20/08/2010
        • Internaute 87066
          étudiant

        Il s’est fait virer par son supérieur hierachique, qui est aussi un juge, et il demande l’ingérence du garde des sceaux.

      • Irfan
        • Posté à 13h25 le 20/08/2010
        • Internaute 30779
         
        • socrate
          socrate répond à Irfan
          • Posté à 15h15 le 20/08/2010
          • Internaute 372

          Bien vu l’abbé Pierre
          « Le paradis des riches est fait de l’enfer des pauvres » Victor Hugo

        • Amarouayache Zaky
          • Posté à 17h40 le 21/08/2010
          • Internaute 11970

          Cher riverain. Je ne saurai te remercier assez d avoir mis en ligne cette video...

          No comment ............

        2 autres commentaires
      • HerbeDeProvence
        • Posté à 15h25 le 20/08/2010
        • Internaute 46982
          Editeur

        Je me suis fais exactement la même réflexion. En fait il s’agit d’un de ces juges laxistes, certainement du syndicat de la magistrature, qui nous pourrissent la Justice depuis de si longues années.
        Il s’agit donc d’une bonne nouvelle.

         
        • jabier
          jabier répond à HerbeDeProvence
          consultant dans les Landes
          • Posté à 15h43 le 20/08/2010
          • Internaute 31087
            consultant dans les Landes

          Vous allez si bien ensemble la Mouche du Coche et toi.
          Il faut absolument vous marier !
          Pas la peine de m’inviter à la noce
          Ma vie est déjà horrible comme ça
          Pas besoin d’en rajouter

          • HerbeDeProvence
            HerbeDeProvence répond à jabier
            Editeur
            • Posté à 16h07 le 20/08/2010
            • Internaute 46982
              Editeur

            La mouche du coche est femelle ?

            • jabier
              jabier répond à HerbeDeProvence
              consultant dans les Landes
              • Posté à 16h50 le 20/08/2010
              • Internaute 31087
                consultant dans les Landes

              Ça ? Ce n’est pas grave au musée des horreurs
              Même si c’est ta mère.

            • gicroipa
              gicroipa répond à HerbeDeProvence
              graphiste
              • Posté à 20h34 le 20/08/2010
              • Internaute 62847
                graphiste

              Mouche du Coche et HerbeDeProvence
              Bin oui Jabier encore un mariage homosexuel....
              puisque que c’est 2 noms féminins
              HerbeDeProvence est susceptible
              rigolo... et triste

              • HerbeDeProvence
                HerbeDeProvence répond à gicroipa
                Editeur
                • Posté à 21h56 le 20/08/2010
                • Internaute 46982
                  Editeur

                l’Herbe de Provence peut donner des plants mâles ou femelles...

              • jabier
                jabier répond à gicroipa
                consultant dans les Landes
                • Posté à 12h42 le 21/08/2010
                • Internaute 31087
                  consultant dans les Landes

                Faut pas se fier aux apparences. Un nom ça ne prouve rien et un pseudo n’en parlons pas. Tenez moi qui vous parle...
                Mais il peut y avoir un herbe folle de Provence ou d’Alsace Pfff !

            • général_bol
              général_bol répond à HerbeDeProvence
              Ah, si on envoyait les cons / (...)
              • Posté à 20h46 le 20/08/2010
              • Internaute 94412
                Ah, si on envoyait les cons / (...)

              Alors disons la coche de mouche et n’en parlons plus ! ... ; -)

          • Marcel Chapoutier-
            Marcel Chapoutier- répond à jabier
            connologue
            • Posté à 11h29 le 21/08/2010
            • Internaute 122147
              connologue

            La moche du couche et herbe de provence(cigüe certainement), ce ne sont que quelques scories sarkozistes, espèce nuisible en voie de disparition heureusement pour l’humanité, bon débarras ! ! ! ...

            • jabier
              jabier répond à Marcel Chapoutier-
              consultant dans les Landes
              • Posté à 12h35 le 21/08/2010
              • Internaute 31087
                consultant dans les Landes

              Herbedeprovence doit être de Toulon, Marignane, Vitrolles ou Orange.
              Les fleurs de fumiers y trouvent un terrain propice.
              Le fumier et la mouche ce n’est pas incompatible

        • EdkOb
          EdkOb répond à HerbeDeProvence
          la France d'après...
          • Posté à 17h27 le 20/08/2010
          • Internaute 85736
            la France d'après...

          La France ne consacre que 1,6 % de son budget soit 0,6 % de son PIB à sa justice, ce qui la classe au 23ème rang sur 25 en Europe.

          Ce sont les chiffres de 2007. Je ne pense pas qu’ils se sont améliorés.

          Ceci est un commentaire à caractère informatif.

          Votre commentaire, lui, n’en appelle aucun. Il se suffit à lui-même.

        • Batko
          Batko répond à HerbeDeProvence
          Demolisseur de Tartuffe Laicard
          • Posté à 21h12 le 20/08/2010
          • Internaute 42709
            Demolisseur de Tartuffe Laicard

          En tout cas certainement pas aussi laxiste (Enfin si on peut parler de laxisme dans leurs cas ! ! !) que les juges du parquets sur les affaires politico-financieres et pour lesquels vous devez probablement avoir beaucoup d’affection. Ce qui est sur c’est que ceux la ne sont pas au syndicat de la magistrature.

          • HerbeDeProvence
            HerbeDeProvence répond à Batko
            Editeur
            • Posté à 21h53 le 20/08/2010
            • Internaute 46982
              Editeur

            Si pareillement, ceux là aussi devraient être sanctionnés, et encore plus durement.
            Critiquer les uns ne me fait pas complice des autres.

          • words
            words répond à Batko
            PROFESSEUR
            • Posté à 08h45 le 21/08/2010
            • Expert 119414
              PROFESSEUR

            L’accusation de « laxisme » sert à ceux qui n’ont aucun argument réel ...

        • alberte
          alberte répond à HerbeDeProvence
          Sage-femme retraitée
          • Posté à 10h53 le 22/08/2010
          • Internaute 60250
            Sage-femme retraitée

          je réponds à herbedeprovence qu’ elle est sûrement quelqu’ un qui a toujours eu une assiette pleine comme le disait si bien
          l’ abbé Pierre il y a longtemps trop longtemps Peut - être est ce une de ces délinquantes en col blanc qui ont tout intéret comme l’ oligarchie au pouvoir à mettre l’ accent sur les pauvres et à absoudre les très riches comme c’ est le cas depuis quelques temps. En tous les cas honte à elle.

          • HerbeDeProvence
            HerbeDeProvence répond à alberte
            Editeur
            • Posté à 19h56 le 22/08/2010
            • Internaute 46982
              Editeur

            Je n’arrive pas à comprendre cette attitude simpliste qui consiste à décréter que si on critique les uns, forcément on est complice des autres.
            C’est idiot. Ces magistrats gauchistes dans le plus mauvais sens du terme sont aussi coupables dans leur laxisme que les magistrats pourris achetés qui vont enterrer telle affaire parce que ses amis politiques, de gauche ou de droite d’ailleurs, lui ont demandé.

            S’il vous plait, puis-je avoir le droit de critiquer tout le monde ou je suis obligé de choisir un camp ?

        16 autres commentaires
      • JAURES66
        JAURES66 répond à La mouche du coche-
        avocat d'Etat
        • Posté à 10h34 le 24/08/2010
        • Expert 123514
          avocat d'Etat

        En préliminaire, il faut dire que Jean de Maillard est l’honneur de la justice comme l’ont été d’autres juges dans d’autres genres (Eva Joly, Eric Halpen etc). Ils sont l’image de ce qu’une démocratie devrait être. Car ils sont porteurs de l’intérêt général, ils n’ont aucun intérêt financier à défendre, ils croient simplement que la société pourrait être meilleure. CES JUGES ONT RAISON ET CELA EST INSUPPORTABLE AUX POUVOIRS DE L’ARGENT, VOIRE AUX POLITIQUES QUI NE SONT QUE LES SOUTIERS DE CET ARGENT.

        Moi qui pensais que Rue 89 avait des lecteurs un minimum formés intellectuellement, je suis éfondré par la médiocrité de certaines réactions dignes du café sarkozyste.

        Il faut dire que ce n’est pas une exception, puisqu’en général, ce ne sont pas les plus fins qui perdent leur temps à des réactions qui tournent dans le vide.

        Mais enfin, je vais moi aussi tomber dans ce travers de croire que ce que je dis peut avoir un intérêt général. En tout cas cela me fait plaisir d’écrire un peu dans ce désert, un jour, quelqu’un saura que nous étions plusieurs à penser comme Jean de Maillard.

        Car cet homme est simplement courageux et comme toujours le premier qui dit la vérité sera fusillé, certes, je pense qu’un changement de service dans un tribunal n’est pas un coup de fusil, c’est simplement un coup de médiocrité des petits présidents de tribunaux, qui, pour se faire bien voir, pour devenir encore de plus petits chefs, sombrent dans la turpitude indigne du serment de magistrat. Le président d’Orléans doit vouloir devenir premier président d’une cour d’appel et pour cela il utilise son pouvoir de petit fonctionnaire, car ce n’est plus un magistrat du siège s’il se comporte comme il l’a fait, en voulant sanctionner un juge trop indépendant à son goût, un juge qui renvoie aux autres juges leur médiocrité et cela ils ne peuvent le supporter, comme il ne supportait pas Eva Joly, qui, quoiqu’on en dise, laissera une trace dans l’histoire et a fait plus que tous les petits hiérarques de la magistrature. Mais attention, il y a des hiérarques courageux comme Marc ROBERT, procureur général courageux, lui aussi, sanctionné scandaleusement.

        J’espère que l’intérêt général triomphera, que les médiocres disparaîtrons des lieux de pouvoir, que le courage sera récompensé et non sanctionné, ce serait l’intérêt de tous.

        L’indépendance des juges est un bien commun, ce n’est pas fait pour les juges, mais pour les citoyens, pour qu’ils soient jugés, par des gens indépendants. Ce qui se passe avec JEAN DE MAILLARD est une menace, non voilée, aux autres juges, soyez obéissants, car même vous, juges du siège, ont peut vous faire fermer votre clapet.

        Après les procureurs aux ordres, les journalistes dépendants de l’agenda de Nabolëon, voilà le tour des juges. Le nain ne veut plus voir une tête et il peut compter sur les nains de la magistrature.

        Bon appétit messieurs les médiocres, les temps finiront bien par changer.

    • AssistaLand
      AssistaLand répond à Irfan
      Consultant
      • Posté à 15h09 le 20/08/2010
      • Internaute 122482
        Consultant

      Pour cela il ne suffira pas de changer les personnes, les conflits d’interet resteront.
      Il faut changer de systeme et alleger le pouvoir executif d’une responsabilité qui ne doit pas etre la sienne.
      Je dirais le meme pour le reformes de l’organisation territoriale et pour les couts de fonctionnement des institutions. Il faut des organismes neutres elus au hazard pour prendre des decisions sensibles. Ni le parlement, ni l’executif peuvent agir contre leur propre interets et contre les interet constituées des lobbies qui peuvent mener à leur election

      • Irfan
        Irfan répond à AssistaLand
        • Posté à 15h28 le 20/08/2010
        • Internaute 30779

        « Il faut changer de systeme et alleger le pouvoir executif »
        D’accord avec vous, je pense que la V° République est une démocratie non-républicaine, et pour en avoir parlé avec plusieurs professeurs de droit (Serge Sur par exemple) et d’histoire renommés, je ne suis pas seul dans ce cas.
        Je suis plus sceptique sur ce que seraient des « organismes neutres elus au hazard ». Surtout « élu au hasard » pour un organisme...

         
        • AssistaLand
          AssistaLand répond à Irfan
          Consultant
          • Posté à 18h57 le 20/08/2010
          • Internaute 122482
            Consultant

          J’aurais du ecrire « choisis au hazard ».
          J’y mettrais des vieux elus n’ayant plus postulè depuis au moins 5 ans à des mandats, des jeunes diplomés (surtout en droit) et des gens de tous genres. Tous choisi au hazards parmi les citoyens inscrits sur les listes electorales. Le parlement pourrait faire des propositions mais je confierai à cet organisme le pouvoir de legiferer dans des sujets sensibles (presence de forts conflits d’interet).

          Quand il s’agit du choix des procedures, de l’organisation territoriale et du controle des depenses de fonctionnement, il faudrait surtout pas elire des personnes issues du corps des elus locaux et nationaux, et sourtout des membres de parti, parce que ils ont interet a maximiser leur revenus et leur rente de position.
          Il refuseraient toute reforme qui reduise leur nombre, leur cout et si necessaire leur pouvoir.
          Evidemment dans le cas d’une reforme de la justice leur esprit de corps serait moindre (seulement peu d’elus centraux beneficient sensiblement de la mise sous tutelle du pouvoir judiciaire), mais dans le cas d’une reforme touchant l’organisation territoriale de la republique l’objectif d’assurer leur poste et ceux de leur confreres serai en conflit avec l’interet de citoyens.

        • words
          words répond à Irfan
          PROFESSEUR
          • Posté à 08h55 le 21/08/2010
          • Expert 119414
            PROFESSEUR

          vOUS AVEZ ENTI7REMENT RAISON

          « Le navire de l’état vogue sur un volcan »

          Voici d’ailleurs plus d’un an ,au moins, que ce fait est dénoncé...

          Et si je me permets de souligner c’est que ce fait est GRAVE

          car détournant le vote de 2007/

          La prise de conscience remonte à l’expression « coup d’état permanent » ,voici plus 30 ans.....

          Ceci pour souligner que même les non spécialistes sachant réfléchir un peu peuvent voir les dangers d’une constitution faite pour renforcer l’exécutif .
          Ce qui est le but de la 5è......

        2 autres commentaires
    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Irfan
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 02h14 le 21/08/2010
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Irfan

      « J’espère que nous, citoyens, saurons nous mobiliser à la rentrée pour rappeler le modèle de gouvernement que nous souhaitons “

      Bonne chance, mais ce n’est pas gagné ! Je suis, d’autre part, en désaccord avec une phrase de l’auteur de l’article :

      ‘Ce genre de procédés ne rehausserait pas, j’en ai peur, l’image de marque de notre système judiciaire dans le monde s’il venait à être étalé au-delà de nos frontières

      Je crois, au contraire, que la France se doit de montrer sans pudeur les failles de son système, préservant ainsi l’honneur de ne pas avoir tenté bien inutilement de les cacher.

      Si les chose vont comme on dit qu’elles menacent d’aller dans l’Héxagone et que la vérité ne trouve plus qui veut la diffuser, l’auteur peut prendre note que c’est le Québec, aujourd’hui, qui peut être pour tous ceux qu’on voudrait faire taire ce qu’a été Ferney pour Voltaire.

      Pierre JC Allard
      Éditeur Cent Papiers

      Lien

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h07 le 20/08/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    inscrivons nous en faux..

    la justice est sereine et indépendante..

    cela fait des générations qu’on nous le dit..

    mais ce ne sont que des on-dit.. parait-il...

    une façon de calmer,sécuriser le peuple souverain..

    la justice de crimes de sang.. marche bien

    la justice de crimes d’affaires à haut niveau ... c’est autre chose.
    elle marche comme les clignotants, pour certains oui, pour certains non, pour certains oui pour certains non... etc..

    mais il fait toujours le même bruit ce clignotant : VIP, VIP, VIP, VIP, VIP

    constatation : l’argent mélangée au pouvoir génère souvent des court circuit...judiciaires.

    • pipistrell69
      pipistrell69 répond à pablico
      droit, cello...
      • Posté à 14h07 le 20/08/2010
      • Internaute 105332
        droit, cello...

      + 1 pour la poésie

    • Hemenate
      Hemenate répond à pablico
      • Posté à 15h53 le 20/08/2010
      • Internaute 856

      Mr de Maillard me semble pourtant assez mal placé pour donner des leçons en matière d’indépendance de la Justice, puisque ayant été sanctionné par son supérieur hiérarchique, qui est également juge, il interpelle en réponse Alliot-Marie, Ministre de la Justice.
      Cherchez l’erreur...

      En résumé, Mr Maillard réclame une ingérence du pouvoir exécutif dans le pouvoir judiciaire, le tout au nom de l’indépendance de la Justice...
      Sacrément culotté...

      De plus, si il y a peut être effectivement à dire sur ce limogeage, il demeure que l’auteur se présente comme un magistrat engagé, qui met en œuvre sa vision personnelle de la Justice, et pourrait bien confondre indépendance de la Justice, et indépendance du Juge vis-à-vis du droit :

      « Car ce que l’on me reproche […] c’est de résister au dévoiement d’une justice d’abattage, où les juges du siège sont pris en otage d’une politique pénale. »
      « Mon erreur a peut-être été de penser que l’on se devait de mettre en harmonie, autant que faire se peut, ses actes avec ses écrits et sa pensée. »
      « Mais rendre tout simplement la justice en conscience semble être devenu aujourd’hui, dans notre pays, un exercice difficile »
      « Sachez pourtant que je ne crains pas, quand l’idée que je me fais de la justice le requiert, d’appliquer des peines sévères aux vrais malfaiteurs. »

      Rappelons donc qu’un juge, dans l’exercice de son métier, n’a pas à faire acte de sa conscience, ni à harmoniser ses actes avec sa pensée, ni même à appliquer l’idée qu’il se fait de la Justice, il doit simplement appliquer le droit, c’est tout.
      Sinon cela revient à légitimer le fait que l’on soit jugé différemment selon les orientations politiques du Juge en place, et c’est bien le véritable début de l’arbitraire…

      Si il y a peut être effectivement à dire sur la procédure de limogeage, notamment sur la non-communication du dossier, cette affaire semble une nouvelle fois illustrer le problème des juges de 1ère instance qui confondent le droit avec leur conception de la morale.

      Bref, le Juge doit appliquer les lois c’est tout.
      Si une loi lui semble inique, deux choix s’offrent à lui : appliquer la loi ou démissionner, c’est tout.

      • pablico
        pablico répond à Hemenate
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 16h06 le 20/08/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        si l’on suit votre subtil raisonnement, il suffit de remplacer le juge par une machine, un ordinateur par exemple...

        cela coutera moins cher.. c’est sûr.. et surtout plus expéditif..

        un juge pèse..(la balance) il n’est pas une machine sans neurones ni sentiments.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à pablico
          • Posté à 16h20 le 20/08/2010
          • Internaute 856

          Le juge apprécie les faits, une fois la qualification juridique retenue, il se doit d’appliquer la loi et de prononcer une sanction dans la fourchette prévue par les textes.

          Aller au delà revient à proclamer la suprématie de la morale personnelle du juge sur le droit, ce qui légitime donc l’arbitraire.

          • pablico
            pablico répond à Hemenate
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 16h29 le 20/08/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            que nenni pas toujours, .. ce sont les juges qui fabriquent avec leur petites mains la Jurisprudence.. ce petit truc ...

            • Hemenate
              Hemenate répond à pablico
              • Posté à 16h37 le 20/08/2010
              • Internaute 856

              La jurisprudence intervient praeter legem ou secundum legem, mais pas contra legem.

              Et justement la jurisprudence ne lie pas les juges pour l’avenir, contrairement à la loi...

              • pablico
                pablico répond à Hemenate
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                • Posté à 16h45 le 20/08/2010
                • Internaute 14278
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                avez vous vu souvent des juges contra legem ? ?

                ce ne sont plus des juges mais des bandits..dans ce cas là...

                • Hemenate
                  Hemenate répond à pablico
                  • Posté à 16h58 le 20/08/2010
                  • Internaute 856

                  Les jugements contra legem sont évidemment légions, notamment en 1ère instance.
                  Si vous en doutez, allez donc lire quelques arrêts de cassation sur légifrance.

                  Les juges ne sont pas juridiquement responsables de leurs erreurs de jugements, mais à un certain stade des sanctions disciplinaires peuvent intervenir, et c’est peut-être ce qui est en train d’arriver à Mr. Maillard.

                  • pablico
                    pablico répond à Hemenate
                    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                    • Posté à 17h05 le 20/08/2010
                    • Internaute 14278
                      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                    moralité : vive les juges bêtes, idiots, mécaniques...

                  • pierrejcallard
                    pierrejcallard répond à Hemenate
                    http://www.nouvellesociete.org
                    • Posté à 02h23 le 21/08/2010
                    • Internaute 3366
                      http://www.nouvellesociete.org

                    @ Hemenate @ Publico.

                    Un amicus curiae dans votre discussion. Pas pour ce qui est, mais pour ce qui devrait être et qui sera Si ça vous intéresse…

                    Lien

                    Pierre JC Allard

                  • words
                    words répond à Hemenate
                    PROFESSEUR
                    • Posté à 09h06 le 21/08/2010
                    • Expert 119414
                      PROFESSEUR

                    cher Hemenate
                    vous faites une erreur de jugement,peut être ?

              • général_bol
                général_bol répond à Hemenate
                Ah, si on envoyait les cons / (...)
                • Posté à 20h54 le 20/08/2010
                • Internaute 94412
                  Ah, si on envoyait les cons / (...)

                La jurisprudence ou l’art pour le juriste d’être imprudent !
                Et de servir à couvrir des forfaits incroyables comme de donner raison à un organisme (ASSEDIC pour le nommer) quand il décide de passer outre une décision des Prud’hommes... Entre coquins !

          • grosnaze
            grosnaze répond à Hemenate
            • Posté à 18h17 le 20/08/2010
            • Internaute 27732

            Euh la fourchette c’est entre la relaxe et la peine maxi quand meme

          • général_bol
            général_bol répond à Hemenate
            Ah, si on envoyait les cons / (...)
            • Posté à 20h51 le 20/08/2010
            • Internaute 94412
              Ah, si on envoyait les cons / (...)

            C’est beau comme du Perrault ! ! ! ! !

        11 autres commentaires
      • Bruno_bxl
        Bruno_bxl répond à Hemenate
        informaticien
        • Posté à 16h12 le 20/08/2010
        • Internaute 60094
          informaticien

        « Aujourd’hui, j’en appelle à ce sens de l’honneur dont vous vous êtes réclamée, en soulignant ce paradoxe ô combien dérangeant dans un pays de tradition républicaine et démocratique comme le nôtre, où le seul moyen pour un juge de faire reconnaître son droit à l’indépendance est de solliciter le pouvoir exécutif pour qu’il veuille bien la garantir… “

        Il semble être conscient du paradoxe.

        Quant à l’application des lois, demander une véritable enquête ainsi qu’un débat contradictoire avant de juger ne semble pas une non-application du droit !

      • marc_r89
        marc_r89 répond à Hemenate
        citoyen
        • Posté à 16h13 le 20/08/2010
        • Internaute 121487
          citoyen

        « Cherchez l’erreur... »

        Si vous saviez écouter ce que vous lisez, vous auriez vu que le juge Maillard relève lui même la contradiction sur ce fait (qu’il fasse appel à l’exécutif).
        Mais c’est sûr, quand on ne lit qu’au travers du filtre de ses préjugés, on passe à côté de ce genre de subtilités.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à marc_r89
          • Posté à 16h26 le 20/08/2010
          • Internaute 856

          Rassurez-vous j’ai bien lu, et j’ai ainsi pu noter que pour Mr. Maillard un appel à l’ingérence de l’exécutif dans le judiciaire, et donc au non respect de la séparation des pouvoirs, ne constitue qu’un « paradoxe dérangeant ».

          Ce qui est effectivement très subtil...

          • caro
            caro répond à Hemenate
            délinquante avérée
            • Posté à 16h38 le 20/08/2010
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            ce qui est un peu plus subtil, c’est que la garde des sceaux, ministre de la Justice, devrait être le garant de l’indépendance de la justice ... mais c’est sans doute un peu trop demander à un membre du gouvernement sarkosyste !

            • Hemenate
              Hemenate répond à caro
              • Posté à 16h48 le 20/08/2010
              • Internaute 856

              Le garde des sceaux a des attributions disciplinaires concernant les magistrats du parquet, mais pas concernant les magistrats du siège, et ce du fait de la séparation de l’exécutif et du judiciaire.

              Cette affaire relève du Conseil Supérieur de la Magistrature.
              Si jamais MAM intervient on sera effectivement dans un cas de non respect de la séparation des pouvoirs.

              • caro
                caro répond à Hemenate
                délinquante avérée
                • Posté à 17h54 le 20/08/2010
                • Internaute 6484
                  délinquante avérée

                c’est la théorie, mais une loi est parue au JO en juillet :
                Le texte prévoit également que le Secrétaire général du CSM est nommé par décret du Président de la République sur proposition conjointe du Premier président de la Cour de cassation et du Procureur général près ladite Cour, parmi les magistrats justifiant de sept ans de services effectifs en qualité de magistrat.

                c’est vraiment pour garantir l’indépendance ?

                Une autre affaire d’éviction, apparemment l’e SM n’a pas eu de réponse
                Lien

        4 autres commentaires
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