American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Télétravail et shopping en ligne mauvais pour l'environnement ?

Publié le 08/10/2010 à 11h11


Un ordinateur branché (orijinal/Flickr)

Mauvaise nouvelle : télétravail et shopping en ligne aggravent nos émissions de gaz à effet de serre. Des scientifiques britanniques ont effectué un calcul précis, contrariant ceux qui pensaient ainsi ménager l’environnement.

Dans le rapport rendu en septembre par le groupe Intelligent Transport Systems de l’université de Newcastle, le professeur Phil Blythe déclare :

« On a beaucoup mis en avant l’intérêt pour l’environnement de travailler chez soi. A l’issue d’un examen approfondi, il apparaît que les bénéfices ne sont pas au rendez-vous. »

Ces calculs ont été permis par un modèle mathématique baptisé Telework, mis au point en 2003 par l’université de Berkeley, un de ceux utilisés par les scientifiques de Newcastle.

30% de consommation énergétique en plus

Travailler à domicile au lieu de se rendre chaque jour au bureau peut augmenter jusqu’à 30% la consommation énergétique liée initialement à son activité professionnelle. Paradoxalement, il y aurait aussi davantage de déplacements en voiture, et forcément un accroissement de la pollution automobile.

D’abord, les télétravailleurs doivent forcément équiper leurs bureaux personnels, dupliquant de fait les ordinateurs et imprimantes qu’ils auraient partagé avec des collègues. L’étude rappelle que le processus de fabrication des appareils électroniques est particulièrement polluant.

Ensuite, la consommation électrique supplémentaire, due à l’éloignement, générée par l’usage d’un matériel de travail électronique produit de grandes quantité de d’oxyde nitreux et de méthane. Deux gaz respectivement 300 et 25 fois plus dangereux pour l’atmosphère que le CO2.

S’ajoute à cela une consommation accrue de chauffage l’hiver et de climatisation l’été (peut-être pas partout dans le monde). Il semble qu’un travailleur soit plus sensible aux variations de température chez lui qu’au bureau, où chaleur et air conditionné sont réglés une fois pour toute, pour tout le monde, et pour un seul bâtiment.

Les télétravailleurs compensent en sortant plus souvent

Il est exact qu’en restant chez lui au lieu de conduire pour aller au bureau un travailleur ne brûle pas d’essence, et n’émet donc pas de CO2. C’est important car, aux Etats-Unis, 86% des travailleurs prennent leur voiture pour aller bosser, et les trois quarts sont seuls dans le véhicule. La distance moyenne parcourue chaque jour est de 52 kilomètres.

Sauf qu’il a été constaté que, privés de contacts sociaux quotidiens, la plupart des télétravailleurs compensent en sortant plus souvent :

  • virée au supermarché,
  • récupération des enfants à l’école au lieu de les laisser rentrer en bus,
  • envie de déplacements le week-end...

Par-dessus le marché, l’excuse du télétravail justifie pour certains le choix d’un domicile très éloigné de la ville. Au bout du compte, ce phénomène favorise l’expansion infinie des centres urbains sur la campagne, surtout aux Etats-Unis où les familles aiment habiter dans des banlieues neuves et proprettes.

« Pas une excuse pour baisser les bras »

Autre enseignement de l’étude de Newcastle, faire ses courses en ligne peut économiser du C02 à la condition expresse :

  • d’acheter au moins 25 marchandises d’un coup,
  • de commander autant que ce que vous auriez acheté en 3,5 déplacements au centre commercial,
  • d’acheter votre produit unique à moins de 50 km.

Le rapport pointe clairement les « effets rebond » d’activités économiques réputées plus « vertes » que d’autres. Dommage, disent les scientifiques, mais sur ce coup-là, la société s’est plantée.

Des politiques publiques et des aménagements concédés par les entreprises, censés améliorer les choses, ont au contraire un impact négatif, ou du moins nul, sur l’environnement.

Le professeur Phil Blythe conclut son rapport en s’adressant aux décideurs politiques et économiques :

« Premièrement, la menace climatique est réelle pour notre planète, on ne doit pas se sentir impuissant face aux efforts demandés pour la combattre. Les effets secondaires inattendus d’efforts louables ne doivent pas être une excuse pour baisser les bras.

Deuxièmement, les décideurs doivent veiller à ce que les conséquences de leurs décisions ne se résument pas à transférer les émissions de carbone d’un secteur d’activité à un autre. »

Sur le site américain Slate, on peut lire (en anglais) un article ultra-précis, très approfondi, sur les impacts environnementaux réels du télétravail. Sa conclusion est la suivante :

« D’abord, vous abandonnez votre voiture pour aller bosser. Ensuite seulement, vous vous demandez ce qui est le mieux : prendre le bus ou travailler chez vous. »

Photo : un ordinateur branché (orijinal/Flickr).

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  • zerkalo
    zerkalo
    Baba devant tant de bobos
    • Posté à 16h29 le 08/10/2010
    • Internaute 125164
      Baba devant tant de bobos

    « Travailler à domicile au lieu de se rendre chaque jour au bureau peut augmenter jusqu’à 30% la consommation énergétique liée initialement à son activité professionnelle. Paradoxalement, il y aurait aussi davantage de déplacements en voiture, et forcément un accroissement de la pollution automobile. »

    J’ai failli me faire dessus. Merde les gars vous pourriez prévenir quand même. En gros vous êtes entrain de me dire que je consomme plus en énergie chez moi que je ne le ferais à mon boulot alors que je n’aurais pas à me servir de mon imprimante ? Et vous êtes aussi entrain de me dire qu’en restant chez moi, je prendrais plus souvent ma voiture ?

    J’ai l’impression d’être pris pour un con.

  • g.aston
    g.aston
    Assistant
    • Posté à 16h52 le 08/10/2010
    • Internaute 39318
      Assistant

    une étude de clowns, qui ne présentent que des arguments qui peuvent être aussi des contre-arguments.
    C’est du bla bla .... rien de solide sur quoi prouver leur thèse.

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 16h53 le 08/10/2010
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Au secours !

    Je ne bosse plus de façon rétribuée ! Nous avons 3 portables à la maison (évidemment tous en WiFi pour emm... Robin des Toits). Je commande régulièrement sur internet. Je bosse bénévole pour un site internet et j’emm... les auteurs de ce « machin » que je n’ose appeler étude.

    Les gens qui font du télétravail sont peu nombreux et ils font partie plutôt des cadres travaillant sur des boulots spécifiques. Que seraient le comportement de ces cadres s’ils bossaient normalement ? L’étude ne devrait que regarder ce type de personnes et pas les autres.

    J’ai aussi travaillé de cette façon.

    Les remarques sont les suivantes :

    Mon bureau avant le télétravail était équipé d’un micro portable performant que j’ai amené chez moi (et que j’amenais aussi chez moi normalement). J’avais aussi une imprimante locale que j’utilisais très peu vu qu’on travaillait en workgroup sur des documents partagés et une imprimante en réseau. J’ai toujours eu les deux accessibles (une via Intranet) et je ne consommais pas plus de papier (bien au contraire).

    Je n’éprouvais pas le besoin d’aller me dégourdir les jambes en ville vu que la première est à 30 bornes et que je hais les villes parcequ’elles puent et sont pleines de bobos écolos.

    Par contre quand je bossais je faisais souvent un détour pour passer dans une grande surface.
    Maintenant je vais à la première enseigne la plus proche et contraint forcé (10 bornes, j’habite en campagne)
    Je suppose qu’il y a des tas de gens comme moi.

    Avant je ne prenais pas les transports en communs inexistants. Maintenant je consomme presque 2500€/an de moins de TIPP ! Le pied !

    Bien que bossant normalement, le week-end on prenait la bagnole pour aller se dégonfler la tête ailleurs, ce qu’on faisait identiquement lorsque je bossais en télétravail !

    Du fait de l’éloignement des villes je commande tous les biens de consommation « durable » (de lapin c’est meilleur) sur internet.
    Biens qui sont livrés par des services réguliers qui passent sur la route d’à côté qu’ils soient vides ou pleins ! Les gens qui commandent sur internet utilisent ces services et se font rarement livrer par porteur spécial !

    Ce sont ceux qui vont acheter une machine à laver ou une télé en supermarché qui sollicitent le plus souvent ce type de transport.

    Bref : il faudrait voir si l’étude a comparé les deux mêmes populations, sur les mêmes boulots et cela je le mets en doute. Dans mon cas, le bilan est vite fait !

    PS pour la conso électrique pas de pb : j’ai un toit photovoltaïque qui produit à l’heure où je consomme le plus de watts... Le reste est programmé aux heures creuses de nuit (question de coût) et c’est dommage d’ailleurs...

  • speedy38-
    speedy38-
    Ingénieur des travaux finis
    • Posté à 16h53 le 08/10/2010
    • Internaute 124689
      Ingénieur des travaux finis

    Le télétravail : Une belle arnaque surtout.

    Il est aussi connu que les personnes qui travaillent à domicile font plus d’heures et travaillent globalement plus que ceux qui bossent dans un bureau...

    En plus, pour l’employeur, c’est tout bénéf :
    - Pas besoin de local à mettre à disposition.
    - Pas de consommation d’énergie.
    - Pas d’investissement mobilier.
    - Etc, etc.

    Sans augmentation de salaire, sous prétexte que le salarié « fait l’économie du trajet »...

    Ben voyons...

    Personnellement, je vais bosser en vélo, environ 13 à 15 bornes aller-retour par jour, je ne sais pas exactement et je m’en fous.

    C’est bon pour la santé, ça pollue pas, et c’est plus rapide que de poireauter comme un con dans les embouteillages...

    Bon, quand il pleut ou qu’il neige, c’est pas top, mais il suffit de prévoir des vêtements de rechange au boulot...

    • Lictor
      Lictor répond à speedy38-
      informaticien
      • Posté à 00h48 le 09/10/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      « Il est aussi connu que les personnes qui travaillent à domicile font plus d’heures et travaillent globalement plus que ceux qui bossent dans un bureau... »

      Pour ce qui est de bosser plus parce qu’on gagne en productivité, pas vraiment d’objection, c’est du gagnant-gagnant : on produit plus parce qu’on est pas emmerdé toutes les 5 minutes et on est aussi moins stressé...

      Pour le coup des horaires, c’est surtout une question de discipline. Comme on produit plus et plus efficacement, on a normalement pas besoin de travailler plus. En fait, on pourrait normalement travailler moins : on fait souvent en 32h à la maison ce qu’on ferait en 40h au bureau...

      • speedy38-
        speedy38- répond à Lictor
        Ingénieur des travaux finis
        • Posté à 10h21 le 09/10/2010
        • Internaute 124689
          Ingénieur des travaux finis

        Ben voui, mais le patron, en douce, monte tout doucement les charges...

         
        • Lictor
          Lictor répond à speedy38-
          informaticien
          • Posté à 13h15 le 09/10/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          D’où l’utilité de faire des pauses quand on télétravail pour ne pas laisser la productivité journalière s’emballer et se ressourcer : repas de 2h à midi, sieste, rêvasserie...

          Et pour que la patron puisse monter les charges, il faut qu’il ait une demande à satisfaire... Ce qui reste le principal problème en ce moment... D’où, d’ailleurs, l’échec du détricotage des 35h à coup d’heures supplémentaires défiscalisées (le « travailler plus pour gagner plus ») : il n’y a généralement pas assez de travail pour justifier ces heures sups...

          • speedy38-
            speedy38- répond à Lictor
            Ingénieur des travaux finis
            • Posté à 15h06 le 09/10/2010
            • Internaute 124689
              Ingénieur des travaux finis

            Tout dépend de votre domaine d’activité...

            Et puis il peut, à l’insu des autres salariés, faire des « compressions de personnel » et répartir les charges sur ceux qui restent...

        2 autres commentaires
    • juliakarolina
      juliakarolina répond à speedy38-
      ici
      • Posté à 10h46 le 09/10/2010
      • Internaute 113384
        ici

      Salut, une question de discipline personnelle et d’environnement de travail.

      Pour ma part, on n’est pas fliqués, je pourrais travailler 20h que cela ne se verrait pas. D’ailleurs, quand j’en bosse 40, cela ne se voit pas non plus. C’est au salarié de faire attention à son rythme.

      Pour ce qui est de l’investissement, je dois être dans une boîte géniale, car le fait de ne pas avoir de locaux nous a permis d’embaucher, en pleine période de crise. Embaucher quelqu’un c’est pas mieux que de louer des bureaux ?

      Bravo pour le fait d’aller bosser en vélo, je plussoie. C’est écolo, bon pour le moral, bon pour la santé. Y a pas meilleurs solution : D

      • speedy38-
        speedy38- répond à juliakarolina
        Ingénieur des travaux finis
        • Posté à 12h21 le 09/10/2010
        • Internaute 124689
          Ingénieur des travaux finis

        Pour ce qui est de l’investissement, je dois être dans une boîte géniale, car le fait de ne pas avoir de locaux nous a permis d’embaucher

        Vous avez de la chance d’avoir un employeur qui joue le jeu.

        Mais vous devez sans doute travailler pour une petite boîte, avec un patron « formé sur le tas », qui ne sort pas d’une « grande école » et qui ne subit pas les pressions de ses actionnaires et n’est pas intéressé par ses « stock options » et ses « primes exceptionnelles »...

        Dans la majorité des cas, le télétravail tient plutôt lieu d’esclavagisme hors de tout contrôle...

        C’est du moins le retour d’expérience que j’ai..

        Cette opinion n’engage que moi, en fonction de mon expérience et de celle des personnes qui l’ont personnellement vécue...

         
        • juliakarolina
          juliakarolina répond à speedy38-
          ici
          • Posté à 20h39 le 09/10/2010
          • Internaute 113384
            ici

          oui en effet, petite boîtes. Mes employeurs sortent d’une grande École tout de même, mais pas de celles qui forment des gens avides d’argent. Et c’est sûr qu’avec des actionnaires qui veulent des retours sur investissement, ce n’est pas la même ambiance.

          C’est sûr que s’il n’y a pas de rapport de confiance à la base entre l’employeur et le télétravailleur, on va droit dans le mur.

          • speedy38-
            speedy38- répond à juliakarolina
            Ingénieur des travaux finis
            • Posté à 20h59 le 09/10/2010
            • Internaute 124689
              Ingénieur des travaux finis

            Si vous trouvez votre compte, que le boulot vous plaît et que vous avez de quoi vivre dignement, continuez les yeux fermés. Vous avez de la chance.

            C’est bien là « tout le mal » que je peux vous souhaiter... ; -)

        2 autres commentaires
  • Jean-Sébastien Billard
    Jean-Sébastien Billard
    Elément à Charles
    • Posté à 17h25 le 08/10/2010
    • Internaute 125643
      Elément à Charles

    Doit-on obligatoirement se culpabiliser quand on se rend la vie un peu plus confortable ? Il ne faut pas s’arrêter à ces stupidités de pseudo-scientifiques frustrés.

  • jma14
    • Posté à 17h42 le 08/10/2010
    • Internaute 31729

    « dupliquant de fait les ordinateurs » A bon quel est le patron assez bête pour acheter un ordinateur au bureau sans personne devant ? ? ! ! Pour l’imprimante je comprends.

    Il y a un petit détail qui a été oublié, c’est la diminution du nombre de m² de bureau à construire, pas négligeable. Il y aura automatiquement une baisse de la construction (donc consommation d’énergie) du fait que la demande sera moins forte et l’on pourra mettre plus de société dans un immeuble !

    30% me semble un peu excessif, d’autant que nous avons le chiffre final sans le détail. Est-ce de la désinformation ?

    Concernant le chauffage plus important au domicile, il ne faut pas oublié une chose, c’est l’éducation écologique de la population ! ! ! Et ca c’est pas gagné.

  • EnergiesDev
    EnergiesDev
    Consultant Carbone Energies
    • Posté à 18h05 le 08/10/2010
    • Internaute 128492
      Consultant Carbone Energies

    Avant d’extrapoler cette etude sur le cas de la France il faut savoir que le mix énergétique de l’électricité produite en France est different de celle produite en Angletterre (part entre la production d’électricité d’origine nucléaire et celle des centrales à gaz et à charbon).
    Ainsi, en Angleterre l’electricité est surtout d’origine thermique alors qu’en en France l’électricité est à 70% d’origine nucléaire.
    En France, les activités liées au télétravail et shopping web emettent moins de Gaz à Effet de Serre comparé à l’Angleterre (d’un point de vue consommation d’électricité).
    Reste à savoir si cette réduction de GES permet de dire que le télétravail est preferable au fait d’aller travailler avec sa voiture....

    • Pkapable
      Pkapable répond à EnergiesDev
      (l'autruchon désensablé)
      • Posté à 21h35 le 08/10/2010
      • Internaute 12947
        (l'autruchon désensablé)

      [...surtout d’origine thermique alors qu’en en France l’électricité est à 70% d’origine nucléaire...]

      nucléaire ou pétrole ou fuel lourd ou gaz, les centrales sont toutes thermiques , en consultant bien ... !

      ça chauffe quoi !

      • EnergiesDev
        EnergiesDev répond à Pkapable
        Consultant Carbone Energies
        • Posté à 10h23 le 09/10/2010
        • Internaute 128492
          Consultant Carbone Energies

        efectivement. C’etait un abus de langage.
        On distingue donc plutot les energies d’origine fossiles et le nucleaire.
        Par energie fossile j’entends ce qui vient de la décomposition bactériologique qui a formé les nappes de gaz et de pétrole ou de la décomposition des végétaux qui a produit le charbon.
        Alors que l’uranium est un minerai (de la roche à l’état naturel) dans laquelle on va extraire l’uranium pur qui est un métal.

      • EnergiesDev
        EnergiesDev répond à Pkapable
        Consultant Carbone Energies
        • Posté à 10h25 le 09/10/2010
        • Internaute 128492
          Consultant Carbone Energies

        Par thermique j’entendais les energies fossiles... par opposition aux nucleaire (mineral)
        cordialement

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h10 le 08/10/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je trouve ça particulièrement foireux de dire que le télétravail pollue parce qu’on prend plus sa bagnole.
    C’est pas le télétravail qui pollue, c’est la bagnole !

    Ça serait comme dire que le yoga irradie parce qu’un mec s’amuse à balancer des déchets radioactifs après sa session...

    Pour être plus précis, c’est surtout la connerie qui pollue...

    • jyeden
      jyeden répond à Keldan
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 21h49 le 08/10/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      là tu soulèves un point

      c’est comme lorsqu’on dit qu’un carambolage a été produit par le brouillard , alors qu’en realité il est produit par les automobiles et l’infrastructure routière

      • Humain
        Humain répond à jyeden
        • Posté à 00h55 le 09/10/2010
        • Internaute 21387

        Effectivement le point soulevé est :

        C’est surtout la connerie qui pollue...

        Entièrement d’accord.

  • Lauvergnate
    Lauvergnate
    Gardienne du bon goût
    • Posté à 18h11 le 08/10/2010
    • Internaute 99381
      Gardienne du bon goût

    Vivre c’est polluer ?

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Lauvergnate
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 18h34 le 08/10/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Da ! ...mais normalement, la nature y rémédie spontanément.
      (quand la pollution n’est pas artificielle)

      Ex : la mer n’est pas sale parce que les raies font pipi-caca dedans.

    • rue89thom
      rue89thom répond à Lauvergnate
      technirien
      • Posté à 23h24 le 08/10/2010
      • Internaute 128110
        technirien

      Bonne question puisque tout être humain a besoin d’énergie pour vivre (se chauffer, s’alimenter etc...)
      sauf que certaines sociétés, notamment les moins développées, polluent beaucoup moins que les nôtres, elles consomment moins (elles doivent satisfaire moins de besoins) et en plus elles puisent et utilisent autrement l’énergie.
      C’est donc notre mode de vie (pollueur jetteur), notre indice de confort qui est pollueur, pas notre vie.

  • EnergiesDev
    EnergiesDev
    Consultant Carbone Energies
    • Posté à 18h12 le 08/10/2010
    • Internaute 128492
      Consultant Carbone Energies

    Rien ne vaut un bon Bilan Carbone pour se fixer les idees :
    Lien

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h31 le 08/10/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Des scientifiques britanniques ont effectué un calcul précis, contrariant ceux qui pensaient ainsi ménager l’environnement.

    Je me demande si nous ne commençons pas à avoir un tout petit peu trop de « scientifiques » par rapport au nombre de gens qui travaillent réellement !
    (Trop de « ISTE », de « LOGUES » et de « LOGISTES » en circuit)

    De toutes façons, il suffit juste d’attendre un petit peu :

    Le travail d’un expert est toujours contredit à postériori par celui d’un autre expert, et il en va de même des querelles de scientifiques.

    Comme on dit : avant d’obeïr à un ordre, attendons le contre-ordre !
    (c’est à dire...attendre la fin des querelles d’experts : et c’est pas pour demain)

    • expat
      expat répond à Yvon le Zébulon
      • Posté à 10h20 le 10/10/2010
      • Internaute 25627

      Le mot cle est britanique, les conditins changent d’un pays a l’autre, mais particulierement entre la Grande-Bretagne et le reste du monde civilise. Et aux US ou meme dans des conditions normales on utilise l’air conditionne a outrance et pour obtenir des temperature tres basses.

  • ker
    ker
    • Posté à 18h32 le 08/10/2010
    • Internaute 12793

    Le plus ecolo c’est d’en foutre le moins possible et de se porter pale au maximum. Un programme que j’applique coonsciencieusment. Le travail abime la planete et rend malheureux.

  • Pkapable
    Pkapable
    (l'autruchon désensablé)
    • Posté à 18h49 le 08/10/2010
    • Internaute 12947
      (l'autruchon désensablé)

    * virée au supermarché,
    * récupération des enfants à l’école au lieu de les laisser rentrer en bus,
    * envie de déplacements le week-end…
    –––––––––––––––––––––––––––––––––

    des choses qu’ils font déjà quoi qu’il arrive !

    hum, cette étude part sur de drôles d’hypothèses

    –––––––––––––––––––––––––––-

    D’abord, les télétravailleurs doivent forcément équiper leurs bureaux personnels, dupliquant de fait les ordinateurs et imprimantes qu’ils auraient partagé avec des collègues

    –––––––––––––––––––––––––––––––––––-

    si pour les photocopieurs ça ce tient , pour les ordinateurs ils existent en si grande quantité et au bureau et dans le domaine du privé, que les projections ici me semblent illusoires ! D’autant que je n’ai jamais rencontré des équipes de deux sur le même PC, certes tout peut arriver !

    mais je n’en dirais pas plus, car mon quota de co2 est déjà bien entamé ...hé

    • LeLapin
      LeLapin répond à Pkapable
      Infopigiste
      • Posté à 23h25 le 08/10/2010
      • Internaute 31149
        Infopigiste

      « si pour les photocopieurs ça ce tient “

      Parce que toi tu mettrais une photocopieuse chez toi ? ? ?
      Moi j’utilise mon imprimante/scanner, que de toutes façons j’aurais chez moi si je travaillais dans une entreprise. Pareil pour l’ordi.
      Tu as combien de décennies de retard ?

  • rue89thom
    rue89thom
    technirien
    • Posté à 23h10 le 08/10/2010
    • Internaute 128110
      technirien

    Recentrer le travail sur son lieu d’habitation, quelle belle idée ! !
    surtout pour cesser de bouffer de l’énergie pour les transports, et donc limiter la conso d’énergie fossile non renouvelable, moins polluer, moins réchauffer la planète...
    Dans l’hypothèse tout à fait probable qu’une réduction de consommation d’un côté libère notre propension à re-consommer ailleurs, tout cela, et j’en suis désolé n’abouti qu’à peu de progrès, et peu d’impact en comparaison du bénéfice accru provenant d’un mode de vie autre.
    éliminez tous les boulots superflus, et ils y en a ! ! ! : les métiers du sur-service, les métiers de la communication, du marketing, de la pub, éliminez toute cette branche de métiers qui visent à créer du besoin, qui encourage à surconsommer, éliminez tous les boulots qui n’ont d’autre dessein qu’alimenter la croissance (même avec un bilan négatif en terme de mieux être) ou l’enrichissement et vous n’aurez plus besoin de ces économies de bouts de chandelle.
    La réflexion à mener, pour infléchir la tendance du réchauffement climatique, doit se porter sur notre mode de société ultraconsommatrice et les métiers qui y sont liés, notre mode de vivre et non pas sur ces ajustements dérisoires qui ne riment à rien.

    • Lictor
      Lictor répond à rue89thom
      informaticien
      • Posté à 00h54 le 09/10/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      A ce train là, on peut éliminer en fait 90% des boulots... On peut déjà éliminer la quasi-totalité de l’emploi ouvrier et ne conserver que ce qui n’est pas robotisable. On sait déjà que les caissières ne servent plus à rien. La plupart des employés aux guichets sont remplaçables par des automates.
      Une fois qu’on a supprimé tous ces emplois, on peut maintenant supprimer les emplois induits indirectement par le fait que ces gens travaillent : cadres, employés des crèches et écoles maternelles, médecins, psy, conducteurs de bus et métro, restaurateurs...

      Au final, si on supprime vraiment les boulots superflus, on devrait avoir un chômage un peu au delà des 50%, et sans même toucher à la variété des choses que nous consommons... Bon, après, on sera un peu emmerdés, parce que notre société n’est pas trop prévue pour...

      • rue89thom
        rue89thom répond à Lictor
        technirien
        • Posté à 09h30 le 09/10/2010
        • Internaute 128110
          technirien

        « on devrait avoir un chômage un peu au delà des 50%, et sans même toucher à la variété des choses que nous consommons »

        C’est clair, voire peut-être plus.
        Par contre, la variété des choses superflues que nous consommons étant le fruit (a t-on besoin de 50 gels douches différents, 500 parfums, 70 marques de yaourt, le tout avec des emballages également différents) d’un travail, il est évident qu’une découpe dans cette liste pléthorique de bien revient à éliminer toute la chaîne de conception, fabrication, marketisation, distribution qui lui est liée.
        C’est donc réduire les biens produits d’abord qui permet de réduire le travail (mais quel travail ! !) ensuite, de cause à effet.

        Je sais bien que cette vision a quelque chose de dérangeant face aux gens qui n’ont pas de travail. Mais on sait déjà que les théories de la croissance économique admettent un chômage résiduel organique plus ou moins important pour permettre à l’économie de croître. Alors pourquoi continuer à s’accrocher comme une moule à son rocher à un système économique qui en plus d’être profondément polluant et énergivore, est aussi profondément inégalitaire.

        Si l’on s’en tient à l’objet de l’étude : le télétravail ou e-shopping est-il plus « vert » ? On peut déjà balayer la question d’un revers de main en se disant : la plupart du travail n’est par essence (sans jeu de mot) pas éco compatible, quand au e-shopping n’en parlons même pas.
        On veut rendre ces comportements verts alors que ce sont eux qui posent problèmes et polluent, pas par leur manière de faire, mais par leur existence même. Arrêtons d’acheter à tout và, mais d’abord arretons de produire du superflus, et tout ira déjà mieux, écologiquement parlant.Economiquement, c’est un autre débat.

         
        • Lictor
          Lictor répond à rue89thom
          informaticien
          • Posté à 13h26 le 09/10/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Oui et non. Tu raisonnes en « biens », hors la production de biens n’occupe qu’un part de plus en plus réduite de la population. Hors, pas besoin de réduire la consommation de ces biens : il suffit d’automatiser leur production au maximum.
          La réduction de la variété des biens produits, en soit, ne réduira pas la quantité de travail. Par exemple, l’URSS arrivait à occuper plein de gens en ne produisant qu’une seule marque de yaourt... A contrario, sur une chaîne automatisée, produire une seule variété de yaourt ou 500 est quasiment équivalent... Et au niveau énergétique, c’est également équivalent. Et pas forcément plus consommateur que le modèle soviétique.
          Ça serait un problème si les 500 variétés de yaourt étaient produites par 500 entreprises. Mais ce n’est pas le cas, la production de l’ensemble des variétés est assurée par 3-4 entreprises...
          Certes, il y aurait des variations à la marge, au niveau de la distribution, mais pas forcément énorme.

          C’est là que je ne rejoints pas vraiment la décroissance : pour moi, la décroissance de l’emploi se fera de toute façon, elle est déjà en cours, sans besoin de décroissance sur les biens. Par exemple, la société romaine avait atteint un taux de travail de quasiment 0% sur sa population libre, simplement en déportant le travail sur des « robots » (bon, des esclaves humains à l’époque). Le tout en produisant pléthore de biens.
          Et une fois la décroissance de l’emploi amorcée, elle sera amplifiée par la décroissance d’une partie des services : quand on est chômeur, on a moins besoin de plein de services qui étaient destiné à compenser le temps rendu non disponible par le travail.

          Pour la discussion sur le chômage, ce qui est pénible, ce n’est pas de ne pas avoir d’emploi, c’est de ne pas avoir de salaire. Par exemple, les rentiers ne se plaignent pas de leur absence de travail. Il faudra bien à un moment désolidariser les deux notions - ou alors, admettre le retour de la misère comme nous l’avions au XIXe siècle...

        1 autres commentaires
    • Lictor
      Lictor répond à rue89thom
      informaticien
      • Posté à 14h55 le 09/10/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Il ne faut pas non plus voir le télétravail que sous l’angle CO2... Il y a actuellement un appauvrissement dramatique de la pensée écologique ! On est passé d’une discipline qui pensait l’homme dans son milieu (le sens étymologique) à une discipline qui s’est mis à ne penser qu’à la pollution, pour finalement arriver à une discipline qui ne s’intéresse plus qu’au CO2 et au réchauffement climatique...
      Comme si le réchauffement était devenu la seule chose importante au monde...

      Le télétravail présente un énorme avantage écologique, parce qu’il change le rapport de l’homme à son milieu, en cassant la subdivision fonctionnel de ce milieu (lieu de travail, lieu de loisir, lieu pour faire dodo) pour le considérer simplement comme un lieu de vie.
      Il permet d’ouvrir de nouvelles possibilité d’urbanisation, de vie de quartier...

      Quant au transfert des consommations, pourquoi pas ? Je ne vois pas vraiment le problème... On économie d’un côté une consommation qui n’apporte pas de plaisir voire qui apporte du stress (transports) pour libérer de l’autre des possibilités de consommation qui ne peuvent être que plus positives...

      • rue89thom
        rue89thom répond à Lictor
        technirien
        • Posté à 21h53 le 09/10/2010
        • Internaute 128110
          technirien

        En parlant de pollution, je ne lorgne pas seulement sur le Co², mais sur tous les types de pollutions : visuelles, sonores, et évidemment chimiques pouvant nuire à l’organisme. Il est aussi des pollutions beaucoup plus abstraites qui réunissent tous les facteurs aliénants (stress, crise de sa propre image) liés aux sociétés de surconsommation.
        Tout dépend des sensibilités, mais le martelage direct ou indirect de normes esthétiques sur le corps, l’ambiance domestique, l’esprit et les mentalités , véhiculé par les mass médias (télé, radio, cinéma à succés, musique) est une pollution conditionnante qui selon moi prélude aux pollutions physiques mesurables par l’empreinte écologique.
        Réduire à néant ces incantations à consommer (publicité) ou à se conformer (magazines ciblés, manifestations sponsorisées) représente un enjeu écologique énorme, puisqu’on inhibe la naissance de besoins conduisant au réflexe de consommation et par extension de pollution. Puisqu’à mon avis, toute consommation engendre de la pollution.
        Les professions qui oeuvrent à la consommation sont donc éminemment responsables, et il ne change rien qu’elles exercent en télétravail puisque leur action encourage de multiple cibles à satisfaire le désir ainsi créé.
        Il est certain travail dont l’absence serait une trève salutaire, un repos écologique.

         
        • Lictor
          Lictor répond à rue89thom
          informaticien
          • Posté à 11h13 le 10/10/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Vous pourrez éventuellement lutter contre la sur-consommation, mais pas contre la consommation. Elle n’a pas besoin d’être suscitée, le désir de manipuler des choses nouvelles est constitutive de l’être humain - c’est l’un des échecs du modèle communiste d’avoir voulu l’ignorer.

          D’ailleurs, on peut dire que L’écologie est soit une sur-consommation. C’est un produit marketing, comme le commerce équitable. Au moyen-âge, on achetait des indulgences, au XX-XXIe siècle, on achète écolo ou équitable. Dans les deux cas, on sur-consomme du bien-être moral...
          L’écologie est une préoccupation de l’humain vivant dans une société de consommation - ce n’est ni une préoccupation des animaux, ni une préoccupation majeure pour une bonne partie de l’humanité. La culture sur terre brûlée, le fait de balancer ses déchets dans l’environnement, etc., ne sont pas des inventions du consommateur moderne, mais bien des normes ancrées bien avant la société de consommation. Elles sont en fait déjà présentes chez les primates, qui sont des animaux qui n’ont pas de considération particulière pour leur habitant.

          Même chose pour la pollution. Vivre pollue - et c’est valable pour l’homme comme pour les vaches, les porcs ou les termites.
          C’est d’ailleurs le piège de la conception du modèle de sur-consommation, qui conduit à faire une échelle de valeurs faussées - parce que basée sur des critères moraux et non objectifs. Le végétarien qui change d’iPhone tous les ans a un impact moins important sur l’environnement que l’écolo avec ses toilettes sèches mais qui bouffe de la viande, même bio, deux fois par jour...

        1 autres commentaires
  • LeLapin
    LeLapin
    Infopigiste
    • Posté à 23h22 le 08/10/2010
    • Internaute 31149
      Infopigiste

    Cette étude est du n’importe quoi. Point. On peut la descendre point par point avec les réelles conditions de télétravail et de transport des marchandises en achat électronique.

  • Humain
    • Posté à 00h52 le 09/10/2010
    • Internaute 21387

    Le mieux est donc de supprimer de travail !

    Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, notre gouvernement fait tout son possible pour diminuer les emplois.

    Et sans emploi du tout, c’est tout bon pour l’environnement.

  • zvince
    zvince
    Informaticien
    • Posté à 00h53 le 09/10/2010
    • Internaute 106509
      Informaticien

    « D’abord, les télétravailleurs doivent forcément équiper leurs bureaux personnels, dupliquant de fait les ordinateurs et imprimantes qu’ils auraient partagé avec des collègues. »

    Donc on suppose que celui qui fait du télétravail a aussi un ordinateur au bureau, allumé même quand il n’est pas là. Idem pour l’imprimante. J’ai pratiqué le télétravail, et le « bureau » était le domicile de mon patron, j’y ai été 2 fois en 6 mois. Et je n’ai pas vu un pc avec mes initiales, allumé pour chauffer la pièce ...

    « Ensuite, la consommation électrique supplémentaire, due à l’éloignement, générée par l’usage d’un matériel de travail électronique produit de grandes quantité de d’oxyde nitreux et de méthane ».

    Ah bon, le même pc pollue plus si il est chez moi qu’au bureau ?

    « S’ajoute à cela une consommation accrue de chauffage l’hiver et de climatisation l’été (peut-être pas partout dans le monde). Il semble qu’un travailleur soit plus sensible aux variations de température chez lui qu’au bureau »

    Quand j’ai froid chez moi je mets un pull (que je n’aurais pas emmené au taf parce que c’est pas beau) et quand il fait chaud, j’ouvre des portes et fenêtres que je ne pourrais pas ouvrir au boulot, parce qu’il y en aura toujours un qui ne supporte pas les courants d’air. En plus je n’ai pas la clim ...

    « Les télétravailleurs compensent en sortant plus souvent »

    C’est vrai que je vais le soir au supermarket pour faire une coupure. A 5 mn de chez moi (et pas à 42mn comme le trajet moyen des travailleurs français). Si j’avais des gosses (j’en ai un, mais il a 25 ans), à l’heure de la sortie d’école je serais en plein rush, donc ils prendraient le bus. Surtout si je dois aller au supermarket 2h plus tard ... Et pour le week-end, c’est surtout madame qui veut bouger. Mais quand je bossais au bureau, je sortais 3 fois par semaine ...

    On va s’arrêter là ...

  • bobnet
    bobnet
    webaddict
    • Posté à 06h23 le 09/10/2010
    • Internaute 56072
      webaddict

    Cette étude prouve surtout que les gens et les entreprises n’ont rien compris au télétravail et le font surtout pour se donner bonne conscience.
    Le vrai télétravail c’est :
    - suppression du poste de travail dans l’entreprise (1 seul ordinateur pour le travail et les loisirs au lieu de 2), suppression de surface de bureau, ...
    - suppression des réunions physiques (visioconférence, tchat, ...)
    - si vous habitez à la « campagne », il faut accepter de vivre comme à la campagne et pas comme à Paris. Si vous voulez sortir, allez faire un tour en forêt...
    - il faut accepter d’avoir moins de contact et pas compenser (sauver l’environnement implique quelques efforts et sacrifices)
    - de ne pas avoir de voiture
    - etc etc
    Pour pratiquer le télétravail depuis plusieurs années, je peux vous dire que le vrai télétravail est vraiment très bon pour l’environnement.

    • Manuel Tamanaco
      Manuel Tamanaco répond à bobnet
      Rédacteur
      • Posté à 13h16 le 09/10/2010
      • Internaute 122970
        Rédacteur

      Très bien résumé ! C’est ce que je voulais moi-même dire à travers à ma modeste contribution.

  • juliakarolina
    • Posté à 10h36 le 09/10/2010
    • Internaute 113384
      ici

    Salut,

    dans ma boîte on est tous en télétravail, pas de locaux, on n’a donc rien en double. Au contraire, puisque du coup je n’ai pas d’ordinateur personnel, mais celui de ma boîte. De même, pas eu besoin de racheter des bureau en laminé-collé, pas besoin d’un deuxième clavier ergonomique importé des états unis (merci TM) ou pas de deuxième fauteuil ergonomique.
    Pas besoin de voiture, mon compagnon va en transport public bosser. Si on avait eu des locaux, j’aurais eu 1h à 1h30 de transport en voiture aller, idem retour, par jour.
    Le chauffage ne fonctionne chez nous que la nuit, qu’on soit là ou pas en journée, il est donc le même.
    Chez moi, je consomme moins de café, je ne fume pas (plus la tentation de la clope avec le collègue). Mais je regarde plus la télé, par période, pour me tenir compagnie à midi.

    Dire que le télétravail n’est pas écologique est un peu facile, il faut prendre ce type d’activité dans son ensemble et dans ses différentes variantes. Il ne faut pas non plus négliger les coûts écologiques à long terme (bah oui, pas de visite chez le psy toutes les semaines :), pas de compensation réconfort en surconsommation, shopping, quoique…).

    Pour un couple qui travaille, c’est pratique que l’autre soit en télétravail. En ville, cela limite beaucoup de chose. Cependant, il serait bien d’encadrer un peu plus le télétravail à la campagne, ou dans les zones isolées. Avec comme il existe dans certains villages de région parisienne (si je me souviens bien ce que j’ai vu aux infos l’année dernière) des bureaux communs proposés par la mairie.

    De toute manière, on choisit rarement le télétravail parce qu’il est écologique, mais pour le confort de vie, d’organisation qu’il permet. Car passer 2 h par jour dans sa voiture, ce n’est pas toujours un plaisir. Si je voulais vraiment être écolo jusqu’au bout, j’irais me faire moine dans la montagne ou j’adopterais des solutions plus radicales.

    J’espère que tout cela a été abordé dans leur étude, je dois avouer que je n’ai pas le courage de la lire en anglais.

  • Manuel Tamanaco
    Manuel Tamanaco
    Rédacteur
    • Posté à 13h13 le 09/10/2010
    • Internaute 122970
      Rédacteur

    Cette analyse vaut peut-être pour les Etats-Unis. Je pense qu’elle est moins pertinente dans le cas de la France. Je m’appuie, pour dire cela, sur ma propre expérience de télé-travailleur.

    Mon seul outil de travail est un ordinateur portable, que je n’oublie jamais de débrancher après chaque session de travail. Je n’utilise ni fax, ni imprimante, ni photocopieuse. J’effectue 98 % de mes déplacements, qu’ils soient professionnels ou non, en bus, train ou métro (il peut m’arriver, à la sortie d’une gare, de prendre un taxi pour me rendre sur un site éloigné). J’effectue mes courses alimentaires presque exclusivement dans mon quartier (donc sans avoir à effectuer de longs et coûteux déplacements), et presque toujours pour le jour même. L’hiver, j’allume effectivement un radiateur électrique, mais que je devrais de toute façon allumer si je travaillais à l’extérieur. L’été, je n’utilise pas de ventilateur.

  • jjhb
    jjhb
    cosmonaute
    • Posté à 13h18 le 09/10/2010
    • Internaute 44957
      cosmonaute

    Quoi que l’on puisse en dire, ce qu’il faut retenir c’est que « travailler », chez soi ou au boulot, ça gaspille de l’énergie, ça pollue...

    • Lictor
      Lictor répond à jjhb
      informaticien
      • Posté à 14h57 le 09/10/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Tout pollue. Manger et respirer produit du CO2 et du méthane. Bouger augmente la production de CO2. Mourir dégage du CO2 et du méthane.

  • Jean-Sébastien Billard
    Jean-Sébastien Billard
    Elément à Charles
    • Posté à 14h00 le 09/10/2010
    • Internaute 125643
      Elément à Charles

    L’activité solaire et le rayonnement cosmique expliquent entièrement les phases de réchauffement et de refroidissement du climat. La vie de la voie lactée conditionne la nôtre.
    Lien’espace
    Je n’ai aucun scrupule à utiliser mon ordinateur pour acheter ou travailler, mais aussi pour me documenter, découvrir... J’ai mon site web, ne me gonflez pas avec vos âneries et basta !

  • Comment peut on être Persan
    Comment peut on être Persan
    Salut les grincheux
    • Posté à 18h22 le 09/10/2010
    • Internaute 110207
      Salut les grincheux

    C’est de la C... ces histotres de bilan carbone. Ils nous feraient rester dans des grottes (au fait est ce qu’ils quitteraient le Marais ?). Même pas vêtus de peaux de bêtes, on n’a plus droit à la fourrure. Après la Low Food vivement la Low écologie.

  • pierre_caracas
    pierre_caracas
    luchando
    • Posté à 09h19 le 10/10/2010
    • Internaute 39685
      luchando

    Encore une illustration de l’impasse du « capitalisme vert » !

  • expat
    • Posté à 10h12 le 10/10/2010
    • Internaute 25627

    Voila typiquement ce qu’on peut reprocher a la presse et qui la rend non credible, les journaux specialises publient des dizaines d’etudes chaque mois, et des resumes plus ou moins critiques de ces etudes toutes les annees ou disons tous les 2 ans. La presse rend compte d’un article et le monte en epingle pour si possible montrer que les idees recues sont fausses (ce ne serait pas interessant de nous dire que nous avions raison et ca discredite les scientifiques qui ont fait des etudes avec des calculs statistiques pour determiner si le raisonnement populaire est correct ou non).

    C’est malheureux parce que l’acces aux journaux specialises est restreint (il faut aller dans une bibliotheque ou consulter des tables de matieres en ligne et les articles eux meme sont souvent couteux), la 2eme possibilite est de lire de la vulgarisation mais encore faut-il trouver un article sur le sujet, il ne reste donc au public qu’a croire ce que l’article de presse dit.

    Je ne veux pas dire par la que les conclusions presentees dans cette article sont fausses, juste que presentees comme ca elles ignorent beaucoup de parametres ainsi que d’autres etudes qui pourraient avoir des conlcusions plus nuancees voir franchement differentes et generalisent aussi des conditions qui n’existent qu’en Grande-Bretagne ou le climat et les habitudes sont differentes, par exemple il est n’est pas usuel ailleurs de n’avoir le chauffage allume que 2 heures par jour et du chauffage individuel par appartement meme dans les habitations qui en comptent plusieurs (soit dit en passant un sacre gaspillage en soi, mais dans le nord de l’Angleterre il peut faire froid toute l’annee necessitant au moins un chauffage d’appoint car les maisons ne sont jamais ni bien construites ni isloees), par contre les stations de travail sont rarement partagees a part dans les universites ces conditions expliquent a elles seules les conclusions. En comparaison en Scandinavie le chauffage est par exemple centralise par quartier, et chauffer quelques heures par jour rendrait la vie impossible en plus d’etre tres cher par grand froid (les habitations sont tres bien isolees), tout le monde a un ordinateur et une connexion internet et des ordinateurs individuels au travail, la difference en budget energetique de travailler sur place ou se deplacer repose entierement sur l’energie brulee en deplacement (il n’y a qu’une station de travail allumee a la fois) donc si on marche pour se rendre a son travail il est possible que le bilan energetique soit negatif en restant chez soi si on roule en voiture il est probable qu’il soit positif en hiver (les voiture sont branchees sur le secteur pour etre prealablement chauffees et qu’elles demarrent), la seule conclusion serait que pour sauver la planete personne ne devrait habiter trop au nord. Autre difference, au Royaume-Unis il est interdit de laisser les enfants seuls a la maison si ils ont moins de 16 ans, lorsque les parents travaillent les habitations sont vides, ailleurs en Europe les enfants sont a la maison apres l’ecole, les habitations ne sont vides que 4 a 5 heures par jours maximum.

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