Mes tribulations de chomeur

Mon premier contact "virtuel" avec l’Assedic et l’ANPE s’est avéré aussi kafkaïen qu’on peut l’imaginer. En notant l’histoire sur mon agenda m'est venue l’idée d’en proposer la chronique à un site web…

Rendez-vous sans date ni heure à l'Assedic

Jean-Claude Maniez
Journaliste
Publié le 27/12/2007 à 19h54

Suite à mon inscription en ligne, je reçois une lettre de l’ANPE et une de l’Assedic. Ouf ! Je suis sorti de l’anonymat (lire l’épisode 1).

L’Assedic m’informe que, pour valider, je dois me « présenter obligatoirement avant le 20 décembre » et ajoute : « Il est impératif de respecter ce rendez-vous que nous avons fixé ensemble. »

Ha ? Je ne me souviens pas que nous ayons fixé ensemble… Problème : le courrier ne précise ni la date, ni l’heure de ce rendez-vous capital…

Le lendemain matin, je suis à l’Assedic. Une trentaine de personnes attendent debout derrière un guichet unique. Hommes, femmes de tous âges. « 910 », affiche un panneau électronique rouge. Tour d’horizon. Je ne vois aucun distributeur de numéros… Pas plus de ticket dans les mains des gens qui attendent. Je m’apprête à demander quand j’avise deux inscriptions sur un poteau : « ». Tout le monde est massé dans la file « sans ».

La lettre sans date ni heure évoque un « rendez-vous ». Je m’engage donc dans la file de gauche. Au bout, un guichet. Derrière, un agent qui explique à un jeune homme qu’il doit remplir l’imprimé puis le déposer dans l’urne, « sans faire la queue ». L’agent appelle la personne suivante dans la file des « sans ». Réalisant ma présence en face de lui, il s’enquiert : « Vous avez un rendez-vous ? “ Je sors la lettre, explique qu’elle m’invite instamment à honorer un rendez-vous, sans date, ni heure.

Explication confuse de l’agent… ‘Je vais regarder si vous avez un rendez-vous.’ Pianotage informatique... ‘Bon, je vous propose vendredi 21 à 10h40.’ J’y serai ! A suivre...

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  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 21h37 le 27/12/2007
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Ah, là j’ai eu mieux : rendez-vous à dix heures du mat. Oui, mais en fait, c’est à 14h00. Mais le document dit 10h. Oui, mais, c’est un vieux document informatique non modifié..( ?) Et je fais quoi, là, à 1 heure de route de chez moi, sans parler des frais. Et je mange où ? Et les 4 heures de perdues (fainéant de chômeur qui n’a que ça à faire)...
    Bon courage, ce n’est pas fini...(j’en ai encore d’autres, comme devoir absolument fournir les papiers pour une allocation solidarité pour laquelle je ne remplis pas les conditions...)

  • Servais-Jean
    • Posté à 01h04 le 28/12/2007
    • Internaute 4591
      43

    Croisant parfois des gents qui me semblaient un peu paumés dans des couloirs d’EDF-GDF pù je travaillais je leur demandais ce qu’ils cherchaient.
    Aprés une minute ou deux d’explication je les conduisaient là où ils trouvaient leurs réponses et j’avais l’impression d’avoir tout simplement fait mon devoir.
    Cet état d’esprit me semble être un peu perdu et je me pose la question du retour à la violence dans les rapports humains.
    Tout m’y conduit, que ce soit les SDF, les sans logis, les sans papiers, les Don quichottes, les croix rouges, les MSF, les médecins du monde, le secours catholique, le secours populaire, enfin toutes les organisations caritatives qui suppléent aux je m’en foutisme du gouvernement qui part en congés au frais de ...dans l’indifférence de TOUS nos concitoyens.

    Qu’est devenue MA France, celle dont j’étais fier (pas pour tout certe).

    Tout cela me renvoie au livre de Danielle Mitterand...

  • clocloclo
    • Posté à 10h10 le 28/12/2007
    • Internaute 16934

    Souvenirs souvenirs... le cortège d’incohérences administratives des assedic. C’est pénible de devoir critiquer un service comme celui-ci mais il n’y a que quand on le vit qu’on se rend compte des dysfonctionnements. Et c’est dans ces moments là, où l’on est particulièrement vulnérable, qu’on nous rappelle bien que nous ne sommes que des vulgaires « chômeurs » qui ont toute la journée devant eux et qui peuvent donc bien patienter quelques heures...sauf que non, justement, on n’a pas le temps car on cherche du boulot !
    Un conseil : boucle tout l’aspect admninistratif et sauve toi. Ne compte pas sur l’anpe pour te trouver un nouveau job : passe direct par la case site internet de recherche d’emploi.
    Bon courage.
    Et n’oublie pas de remplir ton formulaire bleu B32 à rendre au guichet AZ18 mais seulement les jours ouvrables impairs entre 13h30 et 15h00, sinon ça marche pas.

  • balala
    • Posté à 10h12 le 28/12/2007
    • Internaute 3552

    Toutes ces mesures sont simplement destinés à vous mettre en situation de renoncer ou hors délai et de vous faire perdre vos droits. La même chose se passe dans les préfectures pour les renouvellements des papiers pour les étrangers.

    Mon fils adoptif (de coeur, pas de papiers, pas eu le droit) fait renouveler tous les ans son permis de séjour étudiant. Les procédures changent tous les mois de sorte que personne ne connaît jamais la nouvelle procédure (pas d’information téléphoniques ou internet pour les étrangers dans cette sous préfecture du sud de la région parisienne).

    L’année dernière la demande de renouvellement devait se faire 2 mois avant l’expiration ; donc cette année, 2 mois avant l’expiration voyage à la préfecture : arrivée 5h30 du matin (après 6 heures, ce n’est plus la peine, on ne passe pas dans la journée), déjà une longue queue dans le froid. 9h un gars ouvre la porte et fait entrer les Français qui viennent faire une carte d’identité ou une carte grise. Ensuite on fait entrer les étrangers, là on vous donne un ticket d’attente et on vous dit : ’mais restez là, on ne vous appelle pas nécessairement dans l’ordre » (Allez donc savoir pourquoi).

    Nous poireautons donc jusqu’à 15 heures : au guichet on nous dit, mais c’est beaucoup trop tôt, il faut venir 15 jours avant l’expiration.

    6 semaines plus tard nous revoilà. Cette fois on passe à 17h30 et on se fait engueuler (forcément, en 6 semaines les procédures ont changé !) il fallait venir il y a un mois ! Malgré tout on prend notre demande de renouvellement et on nous remet un récépissé valable 2 mois (mais qui ne permet pas de voyager, ou d’ouvrir un compte en banque, ou de changer de forfait de téléphone portable- pour ça il faut un VRAI permis de séjour).

    L’année dernière le récépissé a été renouvelé 4 fois (avec chaque fois 2 journées à la préfecture), ce qui fait que la carte de séjour a été valable 4 mois seulement au lieu de 12. Cette année, miracle, on reçoit au bout de 6 semaines, une carte de rendez-vous (date et heure) pour chercher le fameux document.

    Méfiants, même si la convocation est pour 10h45, on se pointe à 6h30. Au moment de passer le gars qui distribue les tickets, il nous refoule et dit « Ah non ! aujourd’hui on n’en prend que 30 ». J’insiste en montrant la convocation « Mais Monsieur, nous avons rendez-vous au guichet 4 à 10h45 ».

    « Ah mais ça, ça veut rien dire, me répond-il, aujourd’hui on ne prend que les 30 premiers »

    Nous y sommes donc retournés le lendemain, en arrivant un peu avant 5 heures (30, c’est vraiment pas beaucoup !) et là, on en prenait 50 ce jour là et nous sommes passés ! ! ! !

    • clocloclo
      clocloclo répond à balala
      • Posté à 10h35 le 28/12/2007
      • Internaute 16934

      C’est tout simplement cauchemardesque et scandaleux.
      Obligés de se taire car vous êtes du côté de ceux qui demandent, pas de ceux qui ont le pouvoir de donner.

  • ClaireChar
    • Posté à 10h43 le 28/12/2007
    • Internaute 16497

    Je vous rejoins pleinement sur les dysfonctionnements mais pas du tout sur le caractère planifié du dysfonctionnement pour « obliger les gens à renoncer ou être hors délai ».
    La plupart des administrations fonctionnent comme ça, j’ai des souvenirs émus du secrétariat de ma fac et c’était exactement pareil. OUvert 1h ou 2h par jour, des sécrétaires qui se faisaient les ongles en discutant avec leurs copines et vous regardez en disant « oui bah vous attendez » (VERIDIQUE ! !)
    donc sans caricaturer du tout l’ensemble de la fonction publique, une grande partie de la fonction publique administrative c’est une blague. Le but des profs de facs c’était de cacher leurs dossiers et documents afin d’être sûrs que les assistantes ne pourraient pas y toucher pour faire des bêtises avec.

    • balala
      balala répond à ClaireChar
      • Posté à 11h13 le 28/12/2007
      • Internaute 3552

      Je veux bien vous croire, mais je ne suis pas certaine que vous ayez raison ; Je crains que ces changements mensuels de procédure qui ne riment à rien n’aient pour but principal que de mettre hors délais des étrangers légaux et de les faire passer immédiatement de la catégorie « avec papiers » à la catégorie « sans papiers » immédiatement expulsables ! ce qui faciliterait la tenue des « quotas » de reconduite à la frontière.

      Je ne crois pas non plus que ce soit simplement de l’incompétence ou de la négligence d’un fonctionnaire qui obligent une jeune femme poireautant dans le froid et sous la pluie avec des bébés dans les bras dans la queue à 6h du mat’ à se tenir debout quand elle s’est assise sur le muret devant la préfecture pour allaiter ses jumeaux ! ! !

      Moi, petite française bien blanche, j’ai souvent râlé devant les situations que vous décrivez, mais je pense que le traitement des étrangers que je connais maintenant depuis quelques années avec mon fils, répondent à une autre logique, et que le traitement des chômeurs répond aussi à ce même genre de philosophie.

      Quand vous voyez aussi les autres détails destinés à différencier et/ou humilier certaines catégories, les doutes ne sont plus permis.

      Par exemple :
      Dans la salle d’attente pour « Français » (carte grise, passeport, etc) : il y a des sièges et on est reçu dans des cubicules semi-ouverts, avec des sièges et une table avec le fonctionnaire assis derrière la table.
      Dans la salle d’attente pour étrangers : pas de sièges et interdit de s’asseoir par terre (vous faites la queue depuis au moins 6 heures du mat et parfois jusqu’à 17h30 !) Les fonctionnaires sont toujours assis derrière une table, mais devant la table, il y a une grande vitre très épaisse jusqu’au plafond. A hauteur de la table, un petit espace qui permet de passer les papiers (3 feuilles à la fois maximum) et de parler. Pour se faire entendre, il faut donc placer la bouche à hauteur de la table, s’est à dire s’incliner très bas pour les plus petits, se mettre à genoux pour les plus grands !

      On n’est pas du tout dans une situation de préposés flemmards ou distraits, non, ces gens sont plutôt attentifs et font leur travail, ils ont l’air crevés eux aussi le soir. C’est le dispositif qui est vicieux et kafkaïen.

      Les règles changent sans cesse sans que vous puissiez en être informé autrement qu’en perdant une journée. La géographie et l’aménagement des lieux vous obligent à une attitude soumise et humiliante, et si vous êtes en retard parce que la procédure a changé, vous risquez de vous retrouver dans le premier avion pour un pays où vous ne connaissez rien ni personne.

      • ClaireChar
        ClaireChar répond à balala
        • Posté à 12h03 le 28/12/2007
        • Internaute 16497

        Je ne sais pas il y a peut être sans doute un peu des deux. Mais je trouve que c’est prêter à l’administration une organisation qu’elle n’a pas et pas les moyens d’avoir que de croire que tout ceci est fait exprès. Les policiers racistes, les dames à l’accueuil des bureaux odieuses et méprisantes, on a tous eu à subir ça sauf que comme vous dites quand on est blanc et qu’on n’a pas besoin d’eux on peut leur dire d’aller se faire foutre ce qui n’est pas posisble quand vous êtes en demande d’aide ou d’emploi ou de papiers. Donc je crois que juste que c’est la guerre du plus fort un jeu d’imbécile. ils ont un boulot merdique mais un pouvoir démesuré et ils en jouent. Le problème c’est expressement l’absence de contrôle de ces agents. Concrètement vous pouvez vous fiare humilier insulter harceler , vous n’avez personne à qui vous plaindre et eux ne répondent de ça devant personne. Alors évidemment encore une fois quand vous êtes blanc, riche et avec des connections c’est moins facile pour eux de vous en mettre plein la gueule (mais je reprends mon exemple des secrétraires de fac qui avaient vos dossiers entre les mains et pouvez littéralement vous faire passer en comission si vous n’étiez pas correctes avec elle). mais quand vous êtes affaibles financièrement en besoin de papiers ou autres c’est la régalade des frustrés.

  • MAYER
    MAYER
    sans emploi
    • Posté à 10h48 le 28/12/2007
    • Internaute 26342
      sans emploi

    J’ai été refoulé d’un RDV date et horaire mais sans plan d’accès pour être arrivée avec 5 minutes de retard, la dame du guichet me redonne un nouveau RDV 8 jours plus tard, là j’arrive avec une demi heure d’avance, je sais où c’est, un monsieur sympa me reçoit et me demande pourquoi je suis convoquée, n’ayant eu aucun motif de convocation sur le courrier, je lui réponds que je ne sais pas, là il me dit que c’est pour vérifier que je ne me lève pas à 12h00 et que je recherche du travail, sur ce je réponds qu’à 46 ans avec un petit garçon de 8 ans, même sans emploi, je me lève pour l’enmener à l’école, et pour justifier mes recherches je lui montre deux pochettes remplies de d’offres anpe auxquelles j’ai répondu, je lui précise également que je suis au chômage depuis 6 mois après un CES au CHU et que je ne perçois que 460 euros d’indemnisations. J’ai de plus accepté un accompagnement personnalisé pour retrouver un job (stage inefficace, recruteur incompétent, 3 mois de perdus pour refaire un CV). Bref, que malgré ma bonne volonté, j’arrive à un âge où on est bon pour les chiens mais je lui assure que je vais rechercher des heures de ménages ou un poste en caisse à shoppy, rassuré, le monsieur met fin à l’entretien en me prévenant que je serais de plus en plus fliquée mais qu’en contrepartie, leurs services n’ont aucun moyen malheureusement pour nous aider sérieusement à nous reclasser. Je m’excuse d’être un peu longue mais nous les sans emplois, ces feignants assistés, on va en baver, les chiffres du chômage n’ont pas fini de diminuer avec ces méthodes. Il serait bien que la presse regroupe des témoignages comme le mien et dénonce cette pression que subissent les plus précaires avec ce gouvernement, sur un plan psychologique, ce dernier a bien réussi pour le moment à rendre les plus pauvres (SDF, chômeurs, rmistes) pour responsables de l’état et que le seul moyen de résorber c’est de prendre à une classe moyenne qui s’apauvrira avec toutes ces réformes (employés, fonctionnaires), ça va faire beaucoup de monde pour satisfaire à une minorité (pots et électeur du Kaiser).
    Bon j’arrête, l’aigreur et la colère n’étant pas bonne conseillère. Bonne année et bon courage à toutes les personnes qui galèreront en 2008, il nous faudra beaucoup d’énergie et de fatalisme à défaut de pouvoir réagir (dur de faire grève ou de manifester)

  • topperheadon
    topperheadon
    employé marketting à Lille
    • Posté à 11h57 le 28/12/2007
    • Internaute 25945
      employé marketting à Lille

    Ah, les Assedics ! On en rirait presque si ce n’etait pas aussi dramatique. Arrivé en fin de contrat en aout, je me suis inscrit sur internet et me suis présenté au rdv. Et là, l’employé me dit« Je ne peux pas vous inscrire ». Je vous laisse imaginer ma surprise, j avais cotisé 26 mois, j avais donc droit aux indemnités ! En fait, ma carte d identité n etait plus valable, expirée. Je dois donc en faire une nouvelle, venir avec le recipicé de la mairie pour enfin etre inscrit... Rendez vous est donc pris une semaine plus tard, je me presente avec le fameux cesame, et là on m inscrit mais ne ne toucherai rien tant que je n aurais pas reçu ma nouvelle CNI, c est à dire 3 semaines... Ils auraient très bien pu m inscrir la semaine d avant temporairement, j aurais gagné une semaine et n aurais pas eu un debut de mois compliqué

    • eben
      eben répond à topperheadon
      • Posté à 12h07 le 28/12/2007
      • Internaute 17102

      ahaha ! Je ne suis donc pas le seul à qui ce malheur est arrivé ! Je rajouterais qu’ils ne prennent plus les actes de naissance non plus, seulement carte d identité ou passeport toujours valide ! Et à Argenteuil, c est 6 semaines pour avoir une carte d’identité...
      Mais je dois avouer qu’en dehors de ce désagrément, tout a été trés vite pour le reste. Que ce soit l’Anpe ou les Assedic d’Argenteuil, ca va assez vite et ils sont plutot sympa (en tout cas le matin).

    • ClaireChar
      • Posté à 12h10 le 28/12/2007
      • Internaute 16497

      c’est un parfait exemple. C’est ni politiquement calculé ni une décision du ministère c’est juste la bêtise absolue d’un être humain qui applique une régle sans aucune intelligence ou distinction.

      C’est pas compliqué il n’y a aucune régle écrite dans les demandes de papiers ou autres, vous êtes à la merci de l’agent d’en face. POur le renouvellement du CNI je devais venir avec quittance de loyer OU facture EDF, c’était inscrit sur le site internet de la mairie et m’avait été confirmé par téléphone.
      Je me présente et l’agent me dit « il me fait quittance ET facture d’electricté »
      un peu agacée je lui dit non regardez sur le site y’a marqué « ou » donc moi je n’ai que facture EDF
      « non madame moi je décide que je veux les deux documents donc vous devez me donner les deux documents »

      VOUS FAITES QUOI ?
      vous obeissez car sinon vous mettez 6 mois à avoir votre papier

      Nous pourrions nous étaler sur ces histoires là, on en a tous des dizaines...

      • topperheadon
        topperheadon répond à ClaireChar
        employé marketting à Lille
        • Posté à 15h19 le 28/12/2007
        • Internaute 25945
          employé marketting à Lille

        dans le meme genre, j ai encore mieux, accorchez vous bien, c’est sublime. J’ai perdu il y a quelques mois mes papiers, permis de conduire, cni... Je me présente à la mairie avec ma declaration de perte faite au commissariat, et là, l’employé de l’Etat civil me demande, devinez quoi, une piece d’identité avec photo !
        J’ai de nouveau expliqué ma situation, mais c’etait noté sur le formulaire, alors il faut faire comme ça ! Heureusement qu’une bonne ame a ramené mes papiers au commissariat 2 jours plus tard...

  • Erwan69100
    • Posté à 11h58 le 28/12/2007
    • Internaute 14567

    Bonjour à tous,

    Je n’ai jamais été au chomage mais j’ai essayé de m’inscrire une fois...sans succès, j’ai renoncé.
    Je m’étais fait licencié et j’avais donc pris rdv aux assedics pour monter mon dossier. Auparavant je les avais joint par téléphone pour savoir quels documents ils avaient besoin. Le jour du rendez vous, je me présente avec mon dossier et toutes les pièces demandées. Enfin devant la personne traitant mon cas, elle m’annonce qu’il me manque des documents. Je lui demande ce qu’il faudrait en plus, le note sur un carnet et reprend rendez vous pour qques jours plus tards. Je me représente donc aux assedics avec les documents et une fois de plus, la personne m’annonce qu’il me manque ENCORE des justificatifs. Je lui explique que cela fait déjà deux visites chez eux sans pouvoir avoir monté mon dossier et lui demande une liste. Reprise de rendez vous, une semaine plus tard à nouveau aux assedics pour entendre à nouveau qu’il manquait un document. Colère froide (on ne peut s’en prendre à personne, les agents changent à chaque rendez vous) et finalement j’ai renoncé à m’inscrire. Je suis allé travailler au black pendant qques semaines, le temps de trouver un nouvel emploi et de pouvoir assurer financièrement.

    Le chômage baisse. . . oui. . .

  • topperheadon
    topperheadon
    employé marketting à Lille
    • Posté à 15h23 le 28/12/2007
    • Internaute 25945
      employé marketting à Lille

    c est triste à dire, mais de toute façon, l’anpe et les assedics ne vous serviront à rien dans votre recherche d’emploi. Remplissez la paperasse et allez sur internet, et bon courage...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h54 le 28/12/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Et que vont devenir toutes ces tracasseries quand l’ANPE et les ASSEDIC auront fusionné ? Car c’est pour bientôt, début 2008 ! Pas étonnant qu’il y ait autant de bourdes, bugs, mauvaise foi et cela va sans doute empirer ! Les logiciels refondus en un seul, le DUDE (dossier unique de demandeur d’emploi), j’ai peur que ce soit un peu la panique à bord, surtout que les découpages des ANPE/ASSEDICS de rattachement ont été modifiés. Dans la banlieue où je travaille, c’est du n’importe quoi, sans tenir compte des transports en commun !

    Je vous le donne en mille ... il paraît que la nouvelle entité va s’appeler FRANCE EMPLOI ! ! ! ! ! ! A se demander si ce n’est pas Hortefeux qui a trouvé le nom ! ! ! ! !

    Bonne chance à tou-te-s. J’espère que vous aurez à faire à des salariés sympas, il y en a.

  • Daniel R
    Daniel R
    Visiteur d'entreprise
    • Posté à 23h26 le 28/12/2007
    • Internaute 6667
      Visiteur d'entreprise

    C’est dans la continuité de ce qu’a toujours été l’administration française pour ceux qui sont à la fois leurs employeurs et leurs raisons d’être.

    Souvenons nous de la façon dont étaient traités les pensionnés vieillesses parisiens entre les deux guerres.

    Ils devaient faire la queue devant un guichet du Louvre au milieu des courants d’air froid. Cette disposition des lieux, particulièrement nocive, raccourcissait leur vie et donc leur pension.

    Il ne s’agit pas de hasard ou de laisser faire, seulement du cynisme ordinaire et de mépris de la part de hauts fonctionnaires confondant le peuple et le bétail.

    En France, pour ces gens là, il n’y a pas de citoyens mais des assujettis.

  • Anne Honym
    • Posté à 03h16 le 29/12/2007
    • Internaute 23916

    Je travaille depuis quelques semaines comme vacataire dans l’administration (je ne citerai ni le ministère d’affectation ni le poste, naturellement). Ce sont peut-être les trois années de chômage qui ont précédé qui me donnent ce regard particulier, mais je ne peux m’empêcher d’avoir la gorge serrée en voyant comment travaillent certains de mes collègues. Je ne serai plus avec eux dans quelques semaines, et je me surprends à me dire que le contribuable gagnerait à l’échange, ce qui semble immodeste certes, mais attendez...
    La collègue avec qui je travaille ne sait pas arriver à l’heure (j’avoue avoir 10-15mn de retard de temps à autres, mais elle, il faut compter entre 1h et 1h30). Pour elle, la journée-type consiste à arriver vers 10h (je suis déjà là depuis huit heures trente), passer un coup de fil à sa soeur (également dans l’administration à deux bâtiments de là), régler les problèmes administratifs ou les rendez-vous médicaux de ses enfants majeurs ( ?), partir en pause-café vers 10h45, revenir vers 11h10, brasser de l’air, répondre à deux ou trois appels au téléphone, partir en pause vers 12h20, revenir aux alentours de 14h, refaire une pause café vers 15h, une pause cigarette vers 15h30, apporter des dossiers dans d’autres services (que je retrouve le lendemain sur son bureau, encore et toujours), me faire la conversation... et puis à 16h30, prétextant un rendez-vous médical, elle s’esquive d’urgence car elle est en retard (si seulement elle se disait ça le matin aussi) et pour moi commencent les heures supplémentaires qu’elle me reproche de faire parce que « ce n’est pas correct par rapport à elle » et qu’on va lui demander de travailler autant que moi, mais il faut bien que quelqu’un le fasse, le travail ! Je ne suis là que depuis trois semaines mais ce comportement, parmi tant d’autres, m’ulcère. Il faudrait presque rendre le chômage obligatoire pour chacun, au moins une fois dans tout parcours professionnel, parce que vraiment, ces gens-là ne comprennent pas que des gens dépendent de notre travail, ils ne comprennent pas la chance qu’ils ont de travailler, ils ne comprennent pas qu’on ne peut pas se plaindre d’un travail qu’on ne fait pas. Nous sommes un service public (enfin, moi pour quelques semaines seulement) et le minimum c’est de remplir nos offices. Pas forcément de faire du zèle (j’en fais parce que je suis euphorique à l’idée de retravailler enfin), mais au moins faire le minimum, et même un peu plus, parce que ce n’est pas trop demander.
    Evidemment, tout le monde ne travaille pas comme ça dans l’administration (mon supérieur hierarchique est une homme incroyablement impliqué dans son travail et j’ai plaisir à me donner du mal pour un homme qui s’en donne lui-même en travaillant 15 heures par jour), il ne faut pas caricaturer, mais ces agents du public sont une honte. Il y a tant de gens qui se damneraient pour occuper ce poste, et tous les autres, où, par mauvaise gestion, on a mis des personnes pas motivées et qui prennent pour acquis d’avoir un emploi et donc un salaire à ne faire que le strict minimum en râlant et sans réfléchir au pourquoi du comment. Et ne nous mentons pas non plus, dans un certain nombre d’entreprises (et notamment les plus grosses), c’est le cas aussi, je l’ai vu également par le passé.
    Dans quelques semaines, je chercherai à nouveau un poste... je ne pourrai pas m’empêcher de penser à cette collègue qui ne connaît pas sa chance.
    Il faudrait pouvoir signaler ces comportements à l’administration, pour que ces agents puissent être mutés, ou même rétrogradés, pour donner leur chance à des chômeurs réellement motivés pour faire le travail attendu. La France n’en tournerait que mieux et un certain nombre d’absurdités disparaîtraient par conséquence.

    • Anonyme.Courageux
      • Posté à 16h22 le 30/12/2007
      • Internaute 24248

      Triste tableau, pas fréquent mais triste.

      « mon supérieur hierarchique est une homme incroyablement impliqué dans son travail et j’ai plaisir à me donner du mal pour un homme qui s’en donne lui-même en travaillant 15 heures par jour »

      Si je comprends bien, cet homme est également le chef de votre collègue, donc responsable du respect des horaires de la dame ? Je ne le trouve donc pas si bien que çà et, finalement, s’il remplissait son rôle de chef et faisait travailler cette dame, peut-être que ses 15 heures à lui se réduiraient un peu, non ?

      Votre message confirme que c’est la hiérarchie qui détient les clefs de beaucoup de problèmes tels que ceux qui sont décrits dans les autres messages. Lorsque toutes ces strates hiérarchiques seront réellement contrôlées et seront capables d’assumer leurs rôles, alors, sans doute, y aura-t-il un peu moins d’injustices et de mauvais traitements envers les « usagers ».

      • Anne Honym
        • Posté à 13h05 le 31/12/2007
        • Internaute 23916

        Le problème c’est en effet que la compétence de mon supérieur dans son domaine de fonction n’implique pas nécessairement qu’il soit bon manager (ni, accessoirement, qu’il ait le temps de se préoccuper de ça, mais je crois volontiers que c’est un cas particulier de notre service). Mais lorsqu’on progresse dans la hiérarchie de l’administration, j’ai cru comprendre que de toutes façons il existait peu ou pas de système pour former des managers. J’ai d’ailleurs pu voir lors d’un poste précédent qu’entre le chef de service et son adjoint (le premier ayant accédé à ces fonctions à la force du bras, l’autre frais émoulu d’une école supérieure), il y avait un monde en ce domaine : le premier ne savait pas s’y prendre avec son équipe mais était d’une technicité sans défaut, le second était excellent pour gérer l’équipe mais moins expert...
        Le problème revient donc à la gestion des « ressources humaines » (ou supposées telles) dans l’administration, mais j’ai l’impression qu’on s’éloigne du sujet !

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