Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Welsh : « Comme la drogue, le porno révèle le consumérisme »

Publié le 06/01/2008 à 14h46

Avant d’être un film, « Trainspotting “ était un livre. Quatorze ans après, ‘ Porno’ en est la suite. Quatorze ans pendant lesquels Irvine Welsh est devenu une star, quatorze ans durant lesquels la Grande-Bretagne et l’Europe ont muté. Quatorze ans pendant lesquels Welsh est devenu un écrivain. ‘ Porno’ est un ton au-dessus de son aîné. Et Welsh, en working class novelist bien allumé, s’inscrit néanmoins de plus en plus clairement dans le roman social.

En fait, il a fallu du temps pour prendre Irvine Welsh au sérieux. Si l’adaptation qu’en a fait Danny Boyle est un bon film générationnel, et fut le succès cinématographique que l’on sait, ‘ Trainspotting’ , premier roman d’un Ecossais nommé Welsh, n’était pas un roman littérairement marquant.

Ce n’est que plus tard qu’on s’apercevrait que ce pilonnage de la société thatchérienne -et de la culture occidentale en général-, trop dissimulé par une langue portée vers la gouaille et l’oralité, était le canevas d’un travail conséquent.

Grâce surtout à ‘ Ecstasy’ (recueil de nouvelles) et ‘ Une ordure’ (ce puissant roman raconté par un ‘ nous’ , flic corrompu, raciste, homophobe, misogyne, grossier, et cocaïnomane, miroir du lecteur comme de l’auteur), Welsh est devenu un écrivain à considérer. Un auteur qui varie ses thèmes sans changer d’obsessions, un type dont l’imaginaire épouse l’esprit de son époque et les addictions de sa classe sociale.

En ce mois de janvier, voici que paraissent en France deux épais romans de l’Ecossais, ‘ Porno’ et ‘ Recettes intimes de grands chefs’ . Après le Seuil et l’Olivier, les éditions Au Diable Vauvert récupèrent le phénomène.

Une histoire qui tient la route


‘ align=

Porno’ , paru en 2002 outre-Manche, est donc la suite de ‘ Trainspotting’ . Autant dire que c’est le thermomètre idéal pour mesurer l’évolution de l’état de Welsh. Sur le modèle de son aîné, le livre est narré par cinq personnages différents. Les quatre protagonistes d’origine (Mark Renton, Begbie, Sick Boy, Spud), et une jeune étudiante.

Les rancœurs et galères ne se sont pas effacées à Edimbourg, où le climat est toujours aussi bas et lourd. Beigbie sort de prison, Spud est toujours tox, et Renton revient d’Amsterdam. Et Sick Boy tombe raide d’une jeune étudiante, Nikky. Une belle jeune femme terrifiée à l’idée de vieillir et s‘enlaidir. Pour conjurer cette peur que tous ont de vieillir, elle et Sick Boy ce dernier décident de produire et tourner… LE porno du siècle. Et pour cela, recherchent une équipe.

L’histoire peut, de prime abord, paraître légère pour un livre de six cent pages. C’est que, outre son travail sur la langue dialectale, sur les trafics et les addictions de la génération dont il parle, Welsh s’enfonce au plus profond de l’esprit de sa classe sociale. Aussi, Porno’ devient-il aussi déjanté que linéaire, aussi culturel que politique, aussi aéré que dense. Et tient ses six-cent pages.

Welsh, le sexe, le speedball britannique, King, Palahniuk

A ses thèmes habituels de bandes de jeunes, de foot, de musique, de culture pop, de came et de dépendances alcooliques, Welsh a rajouté celui de la pornographie. Il y scrute les différents aspects : la création, la production, mais évidemment, et surtout, l’image de soi, notre rapport au corps, le voyeurisme, la possession.

Et y démontre que la pornographie a dépassé l’interdit, pour devenir la culture de masse que méritent les pays capitalistes. ‘ Porno’ , après ‘ Trainspotting’ , illustre le speedball que s’est auto-administrée la Grande-Bretagne (Blair si rapidement après Thatcher). Le constat est, forcément, scotchant.

En ajoutant la pornographie à sa palettes de thèmes, l’Ecossais arrive, sans prévenir, sur le terrain d’un auteur américain qui se pose les mêmes questions : Chuck Palahniuk (dont le Cabinet de lecture reparlera très bientôt). Pour l’auteur de ‘ Fight Club’ , de ‘ Choke’ et autres obscénités justifiées, le sexe et le corps sont, tout bonnement, ce qui a remplacé le mythe, comme valeur étalon de notre rapport au monde et à l’Histoire.

‘ Porno’ prouve aussi qu’avec l’Anglais John King (qui n’est malheureusement plus publié en France depuis les succès relatifs de ‘ Human Punk’ ou ‘ Football factory’ ), Welsh est le romancier qui travaille le mieux sur l’imaginaire et la culture de la working-class britannique.

Un deuxième Welsh, version gothique


‘ align=

Porno’ est accompagné d’un autre pavé de Welsh. ‘ Recettes intimes de grands chefs’ est un virage vers l’imaginaire gothique. Soit, là aussi, un imaginaire qu’a traversé l’Américain Palahniuk. C’est, là aussi, une réflexion sur la projection, sur le regard, sur le rapport à l’autre. En version moins trash que ‘ Porno’ , mais bien plus maléfique.

Danny Skinner et Brian Kibby sont inspecteurs de l’hygiène à la mairie d’Edimbourg. L’est beau gosse et bon vivant, l’autre est timide, sobre, puceau, aime les jeux vidéo et les trains électriques. Ils ont cependant deux points communs : leur travail et l’absence d’un père.

Skinner déteste ces grands chefs qu’ils contrôlent, mais déteste plus encore son collègue. Une détestation qu’il détourne en sortilège : tous les abus qu’il commettra sur sa propre personne se répercuteront sur son collègue. Ainsi, le lendemain d’une cuite, la gueule de bois est-elle pour Kibby ; de même, après une baston, les fractures et cicatrices sont-elles pour Kibby…

Mais le miroir ne tient qu’un temps : regarder ses propres meurtrissures dans le corps de l’autre est, aussi, masochiste… Ce deuxième roman est comme la seconde salve de la même réflexion de Welsh sur notre voyeurisme et notre propre sado-masochisme.

Une salve plus manipulatrice, plus interactive aussi. Toujours servie par le punk (le prologue se déroule durant le concert des Clash à L’Odeon d’Edimbourg en 1980), les piliers de bars, la pop culture, la question sociale.

En décembre dernier, le Cabinet de lecture rencontrait l’Ecossais. Il décrivait avec amertume l’évolution de la Grande-Bretagne depuis ‘ Trainspotting’ , et racontait comment le ‘ roman le plus volé’ dans le pays, est devenu très populaire dans les prisons anglaises.


Irvine Welsh (Steve Double).

Entre la fin de ‘ Trainspotting’ et le début de ‘ Porno’ , comment ont évolué les personnages dans votre esprit ?

Que ‘ Porno’ soit devenu la suite de ‘ Trainspotting’ , c’est un accident ! A l’origine, j’avais écrit un premier draft, un brouillon, une histoire de production de film porno. Puis je me suis aperçu que le personnage principal était le portrait craché du Sick Boy de ‘ Trainspotting’ .

Alors je me suis dit qu’il était temps de faire revenir tous les autres, et d’écrire la suite. S’est alors posée la question de leur évolution. Il était plus simple de garder Beigbie en prison pendant dix ans, et de laisser Spud toxico pendant les mêmes dix ans. Ils restaient ainsi crédibles. Renton, qui était parti à Amsterdam, avait pour sa part besoin d’être devenu plus content de lui-même. Les autres étant devenus plus désespérés, plus durs aussi.

Au début, ça m’a clairement gêné, que les personnages reviennent. Cette intrusion n’était pas bienvenue. C’est comme lorsque vous donnez une fête, il y a un ami que vous n’avez pas invité et qui vient quand même : vous n’allez pas le chasser…

A vos thèmes usuels du football, de la drogue, de la jeunesse, vous avez ajouté ici celui de la pornographie. C’était ce qui manquait à votre approche de la ‘ culture de masse’ ?

Avant, en Angleterre et en Grande-Bretagne, les supporters de foot traînaient ensemble, buvaient de la bière, et après les matches ils jouaient du punk. C’était la culture anglaise. Ces dernières années, on a connu un basculement complet. En 1977, il avait le punk. En 1987, la house. En 1997, il n’y avait rien. Et en 2007, rien non plus !

‘ Porno’ est le roman qui acte le fait que la pornographie est devenue une part de la culture populaire. On n’est plus du tout dans un monde où les gens vont créer ensemble, aller au foot et faire de la musique. Ces gens, aujourd’hui, consomment sur Internet. Et se mettent à créer une culture certes composite, mais surtout commerciale. On est passé d’une société d’acteurs à une société de consommateurs.

Lorsqu’on lit ‘ Porno’ , on pense forcément au travail de Chuck Palahniuk sur l’addiction consumériste au sexe…

Je connais Chuck, effectivement. La pornographie, comme la drogue, est ce qui permet le mieux de faire un état des lieux sur le consumérisme capitaliste. On voit toujours la pornographie comme une sous-culture, comme quelque chose de souterrain. Mais ce n’est plus le cas, et depuis longtemps. Par exemple, Michael Winterbottom et Vincent Gallo intègrent des éléments pornos à leurs films, ce qui aurait été totalement impensable il y a dix ans.

Nous sommes dans une société tout à la fois très voyeuriste et très narcissique. Tout est régi par un rapport très pornographique au regard sur l’autre… mais aussi de l’exposition de soi-même. La pornographie révèle de manière très crue la nature de nos comportements dans une société capitaliste.

Vous êtes Ecossais, avez vécu à Londres, vous vivez aujourd’hui entre Miami et Dublin, vous êtes mariée à une femme américaine... Quel est votre sentiment sur cette Grande-Bretagne qui, entre votre premier roman et aujourd’hui, est passée de Margaret Thatcher à Gordon Brown ?

Un seul fait suffit à montrer le recul : ‘ Trainspotting’ ne pourrait ni être publié ni tourné aujourd’hui. L’Angleterre est retombée dans ses conservatismes. Nous sommes redevenus une société figée, une société où les choses vont du haut vers le bas alors que nous étions parvenus, avec créativité et humour, à casser cet ordre des choses.

Thatcher et Blair, c’est banal de le dire mais c’est vrai, identiques. A ceci près que la première, autoritaire, fonctionnait sur un système exclusif, cependant que Blair, libéral et élitiste, était sur un mode faussement inclusif (le leurre du ‘ Venez tous, vous réussirez tous’ ).

Dans ce genre de société, la musique est moribonde, sans cesse identique et reproductible. Dans une telle société, les formes données aux masses sont sans surprises, donc ce sont des formes réactionnaires. Mais il faut dire et redire qui, néanmoins, des choses intéressantes y filtrent. C’est rare, mais cela arrive.

Les personnages d’Irvine Welsh liraient-ils des romans… d’Irvine Welsh ?

Assurément ! Car figurez-vous que ‘ Trainspotting’ a été le livre le plus volé dans les librairies anglaises quand il est paru ! De plus, c’est un livre qui a été très lu dans les prisons. Donc, la réponse est oui !

Tenez : un jour, il y a des années, un junkie en prison m‘écrit. Il venait de lire Trainspotting’ , c’était le premier livre qu’il lisait de sa vie. Il a ensuite continué à lire, et a commencé ses études en détention. On a un peu correspondu, et on se voit parfois.

Je ne dirai pas son nom, mais vous savez quoi ? Après sa peine, cet homme a été jusqu’au doctorat, et est aujourd’hui un éminent professeur en université, spécialisé en littérature sud-américaine. C’est-à-dire qu’en quinze ans, le type est tout simplement devenu quelqu’un d’incroyable. C’est romanesque, et ça n’arrive que dans la vie… C’est surtout un modèle pour… mes propres personnages !

Porno d’Irvine Welsh - trad. Laura Derajinski - éd. Au Diable Vauvert - 616p., 20€.
Recettes intimes de grands chefs d’Irvine Welsh - trad. Laura Derajinski - éd. Au Diable Vauvert - 560p., 20€.

  • 31149 visites
  • 14 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 15h32 le 06/01/2008
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    J’ai lu (en fin tenté) Trainspotting et Ecstasy en anglais, et les ai trouvé formidables, .. quand j’ai compris parce que la force stylistique de Welsh, c’est aussi de faire dialoguer ou s’exprimer ses personnages en argot et accent écossais retranscrit phonétiquement ! ! ! Ça me semble importantà mentionner... Il aura fallu un tour de force au traducteur pour réussir à rendre ça en français !

    • Network 23
      Network 23 répond à Valdo Lydeker
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 15h45 le 06/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      L’a-t-il réussi ? Trainspotting en écossais c’est un pur délice !

    • Syle
      Syle répond à Valdo Lydeker
      • Posté à 07h25 le 07/01/2008
      • Internaute 27591

      Tout a fait d’accord. J’ai lu tout les Welsh a leur publication dans le texte et jusqu’a aujourd’hui il m’etait impensable que ses titres soient traduits en Francais ! Alors oui on se demande, cela est-il reussit ?

    • zelectron
      • Posté à 18h46 le 07/01/2008
      • Internaute 12718

      « On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu’avec des miradors » Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne.

      Le parti communiste prônait la diffusion de la pornographie pour détruire (entre autres moyens) ses ennemis, c’est à dire pratiquement notre civilisation.

      Et aujourd’hui ils sont en train de réussir grâce à une forte propension de « remugles » d’une gauche déviante...

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 15h44 le 06/01/2008
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    Life is stranger than fiction... Tout n’est pas perdu alors ! Malgré le narcissisme, la pornographie et l’hédonisme qui sont effectivement devenus des modes dominants de construction de soi-même, à défaut d’élaborer un « nous » collectif et transversal... La conceptualisation du masochisme est aussi intéressante. Ca donne envie de lire un peu de prose écossaise, en écossais dans le texte !

    (« L’UN est beau gosse » & « Thatcher et Blair, c’est banal de le dire mais c’est vrai, SONT identiques. »)

  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 10h12 le 07/01/2008
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    « En 1977, il avait le punk. En 1987, la house. En 1997, il n’y avait rien. Et en 2007, rien non plus ! »

    euh.... en 1997 y’avais la drum’n bass et les débuts du 2 step, en 2007 le grime, le dubstep et le bassline

    j’espère que je deviendrais pas largué comme ça en vieillissant :) (même si je me doute bien que oui)

  • Marlowe
    • Posté à 15h06 le 07/01/2008
    • Internaute 22772

    Oh s’il te plait comment tu peux comprarer des mouvements déterminants et d’une telle créativité avec des sous genres que sont le grime ,la drum’n’bass ou le grime.Y’a eu la Jungle aussi mais tout ces genres n’ont pas eu le retentissement international et la même portée sur plusieurs générations !

    • jojo1er
      jojo1er répond à Marlowe
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 15h46 le 07/01/2008
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      « le retentissement international et la même portée sur plusieurs générations ! »

      Qui aurait pû le dire à l’époque ?

      Jojo1er, demain sera différent.

  • Ozwaldz
    • Posté à 15h46 le 07/01/2008
    • Internaute 27654

    tout à fait daccord avec Marlowe

  • Marlowe
    • Posté à 16h05 le 07/01/2008
    • Internaute 22772

    Non mais les faits sont là,tout ces « mouvements » n’ont guère dépassés les frontières de la Grande-Bretagne.Je ne critique pas ces courants musicaux mais le Punk a marqué toute la New-wave ,Les artistes rock des années 90 Nirvana,soundgarden ou autres .Le 2 step ça a donné quoi ? Craig david chanteur pour minettes qui essaie vainement de se recycler en tant qu’artiste R’n’b telle qu’il est connu et vendu aux Etats-unis.LE punk ou la House dés le début étaient en phase avec les éléments profonds de la société.On a su tout de suite qu’on était face à quelque chose de novateur et de puissant.Tout ces trucs il se passe rien ,on sent rien cela agite juste les pages des revues musicales qui en parle.Cite-moi le nom d’un de ces artistes.Il se passe pas grand-chose musicalement sur la décennie 2000 .

    • Tyb
      Tyb répond à Marlowe
      (par ici, par là)
      • Posté à 16h57 le 07/01/2008
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      Oui alors effectivement si pour le 2 step tu ne peux citer que Craig David c’est à peu près comme si à l’époque du punk tu m’avais dit que Plastik Bertrand ça n’avait aucun avenir...

      Le dubstep a un retentissement international actuellement, en Hollande, aux USA, en Australie, au Japon, et dans beaucoup d’autres pays.

      Que celui ci reste peu connu en France, étant donné la situation de quart monde musical régnant dans ce pays ne permet pas pour autant de déterminer son avenir, en tout cas c’est loin de n’être qu’un sous genre de la jungle, même si il commence à partager avec celle-ci un appauvrissement musical rapide du à un recentrage forcené vers la pure technicité du style.

      Justement le rapprochement avec le punk est intéressant, car la même approche formelle est à l’oeuvre derrière : démontrer que la qualité d’une musique n’est pas lié à sa complexité ou au niveau des musiciens...

      Ce fut la grande révolution qu’apporta le punk au rock, la grande révolution qu’apporta l’esthétique minimale à la techno et la house (même si cette ésthétique était présente en germe dans ces deux mouvements dès le début), et le dubstep est lui aussi cette dernière grande révolution apportée à des scènes breakbeat et drum & bass, et il était temps, cette dernière ayant entretemps sombré corps et bien dans le suivisme total et le consumérisme bétasse vers le début de ce millénaire.

      Bref je ne crois pas non plus forcément à un avenir énorme pour le dubstep, mais plus parce qu’il est déjà en train de s’autodétruire, pour les mêmes raisons que la scène drum, et aussi parce qu’il représente un des derniers avatars, arrivé trop tardivement, de cette esthétique minimale, à un moment où elle commence justement à s’essoufler et à lasser dans les autres styles de musique...

    • Tyb
      Tyb répond à Marlowe
      (par ici, par là)
      • Posté à 17h02 le 07/01/2008
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      J’ajouterais aussi qu’à l’époque du punk et de la house, la normalisation auditive de l’occidental moyen dès sa naissance grâce à sa télé et sa radio n’avait pas atteint le niveau de non-retour qu’elle a atteint aujourd’hui.

      Aujourd’hui, la plupart des gens ne sont plus capables d’écouter de musique sortant des normes érigées par les majors depuis vingt ans, tout simplement parce que celle-ci leur semblerait aussi alors trop barrée, trop agressive, ou tout simplement trop laide.

      C’est une des raisons qui fait que les mouvements actuels ne décollent plus autant, quelque soit leur intérêt, et aussi vraisemblablement la raison fondamentale de la crise de l’industrie du disque

  • Marlowe
    • Posté à 17h18 le 07/01/2008
    • Internaute 22772

    Je n’ai suivi les différents mouvements que d’un oeil mais ce que tu dis des oreilles de l’occidental moyen est vrai.Je constate quand même qu’autant en allumant la radio tard le soir ,je pouvais faire de véritables découvertes autant il me parait bien plus simple de ne pas l’allumer.Mais ne serait-ce pas aussi parce qu’il est sdifficile de « rencontrer “la musique ,les clubs ,les bars ,pour la House et le Punk il n’y avait pas de formatage des lieux de diffusion de la musique .Cela a aussi faciliter l’émergence,la création et la maturité de ces mouvements qui ont pu chacun trouver des lieux appropriés.

  • azimut
    azimut
    directeur du Théâtre Azimut
    • Posté à 18h15 le 11/01/2008
    • Internaute 28199
      directeur du Théâtre Azimut

    Nous programmons actuellement l’adpatation théâtrale de TRAINSPOTTING, d’après le scénario de John Hodge, en 13 saynètes pour découvrir le monde intérieur de Mark Renton.

    Théâtre Azimut
    10 rue des Terres au Curé Paris 13e
    Tél : 01 78 94 61 55

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.