Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

« Apocalypse bébé » de Virginie Despentes prix Renaudot 2010

Publié le 08/11/2010 à 13h04

Virgine Despentes, auteure et cinéaste de « Baise-moi », a reçu ce lundi le prix Renaudot pour son roman d’enquête « Apocalypse bébé » (Grasset), coup de cœur de notre rentrée littéraire. Mi-septembre, à l’occasion de la sortie de ce roman-enquête où « tout y passe », Rue89 s’était entretenu avec la romancière assagie. (De nos archives)


« Apocalypse bébé » de Virgine Despentes (éd. Grasset).

Quatre ans après le féministe -et rafraîchissant ! - « King Kong théorie », Virginie Despentes revient avec « Apocalypse bébé » édité chez Grasset. Ce roman coup de cœur de la rentrée littéraire de Rue89 reprend « Baise-moi », la maturation en plus.

Ceux qui apprécient le style Despentes se cognent du prix Goncourt -tant mieux, Despentes, même en tête de liste, n’est pas favorite.

Quand même, ça en aurait de la gueule si elle en était la lauréate. Son dernier roman -à l’instar de « La Carte et le territoire » pour Michel Houellebecq- est celui d’une écrivaine assagie.

« Le viol est fondateur »

Publié en 2006, « King Kong théorie » fait l’effet d’une bombe. Despentes est jusqu’alors connue pour les très bons « Baise-moi » et « Les Chiennes savantes », romans d’une époque. Aussi, pour les plus dispensables « Les Jolies Choses » ou « Bye Bye Blondie » -en cours d’adaptation par Virginie Despentes elle-même, avec Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart-.

Dans « King kong théorie », Despentes parle du viol qu’elle a subi à 17 ans :

« Il est fondateur. De ce que je suis en tant qu’écrivain, en tant que femme qui n’en est plus tout à fait une. C’est en même temps ce qui me défigure, et ce qui me constitue. [...]

Le viol est un programme politique précis : squelette du capitalisme, il est la représentation crue et directe de l’exercice du pouvoir. »

Pour la féministe Despentes, l’« idéal de la femme blanche », mariée, soignée, « séduisante mais pas pute, travaillant sans trop réussir » n’existe pas. Elle évoque ses homologues américaines « pro-sexe » -qu’elle cite encore dans notre entretien-, parle de cette société où les femmes n’ont jamais été aussi soumises aux diktats esthétiques et où, paradoxalement, n’ont jamais été aussi libres de leur circulation corporelle et intellectuelle.

Elle pointe du doigt le fait, qu’en trente ans, aucun homme n’a produit de texte sur la masculinité. Elle décrit un féminisme actif « pour les femmes, pour les hommes, pour les autres ». « King Kong théorie » est un succès -43 580 exemplaires vendus rien que pour son édition poche, selon Edistat. (Voir la vidéo)

« King Kong théorie », remarquable de rage et de lyrisme, est écrit en pleine mutation. Virginie Despentes, jusqu’ici hétérosexuelle, tombe amoureuse d’une femme -avec qui elle est toujours-, et découvre l’amour homosexuel.

L’aimée, Beatriz Preciado, adepte de la pensée transgenre, s’administre de la testostérone pour déconstruire l’identité sexuelle « que lui assigne la société ». Une expérience quelle raconte dans « Testo Junkie ». Une vie faite des mutations qui symbolisent le siècle, de ce en quoi Virginie Despentes a placé sa propre vie, acceptant et assumant les virages.

Son travail reste concentré sur :

  • les racines « pro-sexe » de sa pensée ;
  • ses réflexions autour du porno féminin ;
  • le cloisonnement entre féminité et masculinité ;
  • le manque de réflexion politique dans les sociétés occidentales.

Aujourd’hui, Despentes pense qu’« il est plus facile d’être écrivain femme en étant lesbienne ». (Voir la vidéo)

Dans le faussement léger « Apocalypse bébé », Virgine Despentes creuse encore -mais mieux- la question de l’identité et de la revendication sexuelle.

« Apocalypse Bébé » est un roman d’enquête. Lucie Toledo est une détective volontaire -mais jeune :

« Aucun gamin ne peut fumer un joint tranquille sans que je lui colle personnellement au cul. On me remarque si peu que je me fonds avec les arbres dans les parcs, les piliers d’abris bus en ville, les machines à bière dans les bars. »

Toledo se fait semer par celle qu’elle doit surveiller, une jeune ado bourgeoise accro à la cocaïne, fille de romancier à la ramasse. Elle s’adjoint alors les services de « La Hyène », une homosexuelle à poigne, pour mener son enquête. La road-moavie s’engage, des cités parisiennes aux quartiers de Barcelone, des milieux lettrés parisiens consanguins aux boîtes chaudes.

Chaque personnage campe et valide une hypothèse Despentes

Chaque personnage a voix au chapitre, raison pour laquelle le style ne tient pas toujours la route -l’oralité despentienne ne s’accommode pas –encore- de toutes ses envies.

Tout y passe dans « Apocalypse bébé » : les élites bobos qui aiment voir la misère hors leurs murs - « Les Français ont besoin de voir des pauvres qui ne les insultent pas » -, dépensent du fric pour faire du tourisme en Russie ou Roumanie ; l’islam néolibéral et les mecs de banlieues à qui l’on apprend une culture qui n’est pas pour eux. La plume est radicale sur le déterminisme sexuel, la religion, la bien-pensance de gauche et de droite.

Chacun des personnages de Despentes campe -et valide- l’une de ses propres préoccupations. S’il y a une mutation littéraire à identifier dans le dernier Despentes, c’est cet équilibre qu’on ne lui connaissait pas. Assagie, on vous dit. (Voir la vidéo)

► Mis à jour le 19/09 à 18h45. La riveraine Jaipasdenom nous signale que c’est « Bye bye Blondie » qui est adapté au cinéma par Virginie Despentes en 2010 - « Teen Spirit » ayant fait l’objet d’une adaptation en 2007.

► Article initialement publié 19 septembre à 15h30 et titré « Avec “ Apocalypse bébé ”, Virginie Despentes s’assagit ».

  • 120661 visites
  • 117 réactions
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  • Bête à part
    Bête à part
    parmi nous autres.
    • Posté à 16h56 le 19/09/2010
    • Internaute 504
      parmi nous autres.

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    toile de michèle b. dupart
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    • Molly Hatchet
      Molly Hatchet répond à Bête à part
      d'an emgann ! d'an emgann !
      • Posté à 18h48 le 08/11/2010
      • Internaute 125979
        d'an emgann ! d'an emgann !

      C’est vraiment très laid et très mal peint

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 08h00 le 09/11/2010
      • Internaute 6004

      C’est ce qu’on appelle un portrait craché.
      Ce style fait main, à la maison et côté jardin, ne doit évidemment rien à l’académie des Beaux arts. Toile qui n’a aucune chance de ce côté-là : ni chromo, ni standard technique, et non-conforme aux canons esthétiques autorisés. Finalement, c’est très Virgine Despentes, et j’aime assez.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 18h33 le 19/09/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Quelques mots dans l’interview et Virginie Despentes lâche tout.
    Pourquoi il n’y a pas une question masculiniste  ?

    Jacques Lacan répondait à l’objection suivante, on ne peut avoir de dialogue [entre philosophes], seulement un double monologue  :
    « Ce n’est pas spécifique de ce qui se passe entre philosophes. Ente mari et femme, c’est pareil. »

    La femme est toujours femme, inaltérable unité de l’image, l’homme est quelquefois mari, mais autre chose aussi.

    Forcément, il doit être d’une catégorie du masculin qui le définit mieux que d’être homme ce qui ne suffit pas.

    À moins qu’on dise de lui, ou qu’il se vante d’être homme à femmes.
    Dit-on d’une femme qu’elle est une femme à hommes  ? Non.

    Femme, c’est une image, une métaphore d’elle.
    Et de n’être qu’une image, ramenée à sa seule silhouette corporelle, c’est ne rien savoir de ce que l’on est vraiment.
    Mystérieuse à elle-même.

    Au-delà de l’image, y-a-t-il seulement un sujet  ? Telle était la question pendant des siècles alors que ce qui fonde le sujet, c’est bien le langage.
    Elles parlent. On prétend qu’elle ne feraient que cela, bavarder, médire, éventer les secrets des âmes.

    Pas de rapport entre homme et femme, alors  ?
    Un double monologue qui ne finit jamais, qui ne conclut à rien.

    L’homme est un joueur. Quelquefois, il joue gros.
    L’homme ment tout le temps, il préfère affabuler.
    Mais la femme n’a-t-elle pas la parole la plus douteuse, celle de la moindre foi  ?
    Et puis, elle adore jouer. Oui, elle est très joueuse.

    L’homme peut tout miser, jamais il ne se met nu sur la table comme ultime mise.

    La femme  ? Oui. Elle peut faire cela  :
    miser son propre corps, être l’enjeu de la partie à laquelle elle joue.

    Souvent, on croirait même qu’elle fait exprès de perdre afin de s’abandonner complètement entre d’autres mains.

    L’homme joue à la guerre, des luttes à mort.
    Aucun des acteurs qui meurent de manière si spectaculairement atroce ne décèdent vraiment.

    Et les héros qui manipulent les armes meurtrières, ne tuent pas vraiment les adversaires abhorrés.

    La rage du déchainement de la violence comme un spectacle avec la vision de cadavres n’est que fiction.

    Au fond, l’homme n’adore rien tant que des histoires de guerre et de violence pourvu que tout cela ne soit que jeu.

    La femme actrice pornographique se fait baiser pour de bon.
    La différence est là, dans ce « réel » de l’acte sexuel
    effectivement accompli et ce, d’une manière telle qu’on doute que le plaisir de la femme, qui est l’acmé de la scène, ne soit que trop feint.

    A-t-on jamais remis en cause la réalité même de l’acte sexuel comme spectacle parce qu’il ne sert à rien que de le contempler puisqu’il n’y a pas la vérité de la femme dans le fait même que même dans l’acte on craint qu’elle ne simule ?

    Alors qu’on voudrait tant pour une fois que le spectacle ne soit pas un simple « jeu ».

    Ah ambigüe femelle, on ne sait jamais avec vous !

    Dans King Kong théorie, on ressentait ça, la nostalgie des jeux enfantins. L’héroïne est « prise » et « reprise » jusqu’à ce que à la fin on la « délivre ».
    Ce n’était qu’un jeu, le jeu de l’amour, peut-être.

    On ne la baise pas l’héroïne à tout bout de champ comme Justine l’infortunée vertueuse.

    On dit de Virginie Despentes qu’elle s’est assagie.
    Elle ou sa façon d’écrire  ?
    Sait-on vraiment ce qu’il en est  ?

  • jaipasdenom
    jaipasdenom
    étudiante
    • Posté à 18h31 le 19/09/2010
    • Internaute 126395
      étudiante

    Oh la ! Quelle erreur ! L’adaptation se fait sur « Bye Bye Blondie » et non sur « Teen Spirit ».
    En tant que nancéenne (lieu de l’action) je me suis sentie obligée de le signaler....

  • alangaja
    alangaja
    "Bank brother is watching you"
    • Posté à 18h55 le 19/09/2010
    • Internaute 93690
      "Bank brother is watching you"

    « en trente ans, aucun homme n’a produit de texte sur la masculinité. »
    si c’est le cas, c’est bien vu, et ce serait révélateur d’une société où l’homme est homme ET référence (les droits de l’Homme, etc.).
    ceci dit, j’aimerais qu’on aille un peu au delà des barrières des sexes (et des sexualités), qu’on réfléchisse plus aux individus que nous sommes, plus que des schémas que l’on nous colle.
    ce ne sont pas que des mots...

    • A déménagé le 31-1
      • Posté à 20h00 le 19/09/2010
      • Internaute 115310

      « Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d’intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades. L’éternel féminin est une énorme plaisanterie. On dirait que la vie des hommes dépend du maintien du mensonge... femme fatale, bunny girl, infirmière, lolita, pute, mère bienveillante ou castratrice. Du cinéma, tout ça. Mise en scène des signes et précision des costumes. On se rassure de quoi, comme ça ? On ne sait pas exactement ce qu’ils craignent, si les archétypes construits de toutes pièces s’effondrent : les putes sont des individus lambda, les mères ne sont intrinsèquement ni bonnes ni courageuses ni aimantes, pareil pour les pères, ça dépend des gens, des situations, des moments. »
      V. Despentes, King Kong théorie, le livre de poche, p.143.

      • La mouche du coche-
        • Posté à 13h29 le 20/09/2010
        • Internaute 45466
          diptère

        z
        z
        « On dirait que la vie des hommes dépend du maintien du mensonge. »

        Pas la vie, mais leur vit. Et voilà le problème pour les femmes, elles ont encore besoin qu’on bande.
        Mais rassurez-vous, la prochaine génération a résolu cet inconvénient.

        z
        z

         
        • anini
          anini répond à La mouche du coche-
          terrienne de souche !
          • Posté à 14h40 le 08/11/2010
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          Rassurez vous si vous êtes adroit de vos doigts et de votre bouche , ça devrait s’arranger !

           ; -))))))

        1 autres commentaires
      • barbouille
        barbouille répond à A déménagé le 31-1
        surfeuse
        • Posté à 19h42 le 08/11/2010
        • Internaute 62861
          surfeuse

        je crois juste que les bonnes gens n’aiment qu’on ne suive pas les
        même chemin qu’eux.

        Brassens

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire. A voté!
    • Posté à 19h05 le 19/09/2010
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire. A voté!

    Pas très tentant. Et je n’ai jamais aimé ce qu’a écrit Despentes romancière. Cela ne correspond pas à ce que j’aime en littérature. Rien que ces titres en anglais de cuisine...

    En revanche, King Kong Théorie a été une vraie claque, revigorante et jouissive. Est-ce parce qu’elle a tout traversé dans ses relations avec les hommes que Virginie à quarante ans choisit de changer d’orientation sexuelle ?

    Tout de même, l’expérience de se faire injecter de la testostérone fait songer à une moderne version de ces amazones du début de l’autre siècle qui telle Missy se faisaient amputer les seins et enlever l’utérus...

    • stamino
      • Posté à 13h40 le 08/11/2010
      • Internaute 81071

      « Est-ce parce qu’elle a tout traversé dans ses relations avec les hommes que Virginie à quarante ans choisit de changer d’orientation sexuelle ? »

      A mon avis, c’est parce qu’elle n’a plus vraiment le choix.

      • anini
        anini répond à stamino
        terrienne de souche !
        • Posté à 14h38 le 08/11/2010
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Toujours aussi nul mon pauvre Stamino ! .......

         
        • stamino
          stamino répond à anini
          • Posté à 15h22 le 08/11/2010
          • Internaute 81071

          Je me vautre souvent dans la vérité avec l’allégresse que met un pourceau bien portant à plonger dans une mare de purin.

          Ca écœure toujours un peu ceux qui ont besoin d’une bonne dose de déni, de rationalisations et de politiquement correct pour éviter les affects dépressifs.

          Au fait, qu’est-ce que tu fais sur ton ordi à cette heure-ci ? Tu vas rater ton mariage de 17h. :)

          • anini
            anini répond à stamino
            terrienne de souche !
            • Posté à 15h51 le 08/11/2010
            • Internaute 51759
              terrienne de souche !

            Vautre toi mon grand , tu as dû te pendre une drôle de claque avec une ou plusieurs femmes (à moins que cela ne soit tout simplement ta mère ) pour t’agiter partout de cette façon !

            • stamino
              stamino répond à anini
              • Posté à 16h03 le 08/11/2010
              • Internaute 81071

              Oui, c’est bien vrai ça... Toi au moins tu comprends les hommes... Je sens que tu as déjà envie de me consoler...

            • Mon-Al
              Mon-Al répond à anini
              roturière : -)
              • Posté à 18h44 le 08/11/2010
              • Internaute 24219
                roturière : -)

              Quand on déteste le Femmes comme ça, on devient serial killer : -))

            • Ginette Bouzigue
              Ginette Bouzigue répond à anini
              concierge dans l'escalier
              • Posté à 20h44 le 08/11/2010
              • Internaute 102660
                concierge dans l'escalier

              Il doit être moche, tout simplement.

              • stamino
                • Posté à 21h18 le 08/11/2010
                • Internaute 81071

                Vous savez bien que la « beauté » n’est pas un critère vraiment crucial pour les hommes.

                Les femmes ne sont pas aussi superficielles que nous, elles ne s’arrêtent pas à l’écorce des êtres. Un homme pourra toujours flamber avec son beau portefeuille en peau d’alligator, dès que sa dulcinée aura découvert qu’il ne contient pas l’âme d’un bifton, son romantisme débandera. Elles aiment aller au fond des poches, contrairement aux hommes qui préfèrent aller au fond des culottes.

                • Ginette Bouzigue
                  Ginette Bouzigue répond à stamino
                  concierge dans l'escalier
                  • Posté à 23h48 le 08/11/2010
                  • Internaute 102660
                    concierge dans l'escalier

                  Oh ! La belle vulgarité ! Chapeau !

        7 autres commentaires
      • InitiativeDharman
        InitiativeDharman répond à stamino
        Berger dans les nuages
        • Posté à 17h54 le 08/11/2010
        • Internaute 56651
          Berger dans les nuages

        Tu dois pas être étudiant en philosophie toi...

         
        • stamino
          • Posté à 18h13 le 08/11/2010
          • Internaute 81071

          Il n’y a pas besoin d’avoir son brevet des collèges pour constater que Despentes fait partie des femmes dont les options romantiques hétérosexuelles sont plus que réduites.

          En plus, son profil de féministe extrémiste équivaut à 10 ans (ou 20 kilos, au choix) de plus dans la balance.

          Si un taulard, condamné à 20 ans, m’explique que sa réflexion philosophique sur la notion de genre l’a conduit à revaloriser les trous du cul masculins à leur juste valeur, je ne pourrai qu’approuver la vigueur de sa logique et l’encourager à approfondir sa démarche intellectuelle.

          • InitiativeDharman
            InitiativeDharman répond à stamino
            Berger dans les nuages
            • Posté à 18h29 le 08/11/2010
            • Internaute 56651
              Berger dans les nuages

            T’as jamais songé à consulter un sexologue ?
            Phallocrate va !

        • anini
          anini répond à InitiativeDharman
          terrienne de souche !
          • Posté à 18h36 le 08/11/2010
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          Il est surtout étudiant en psychologie féminine ! ; -)))

          • InitiativeDharman
            InitiativeDharman répond à anini
            Berger dans les nuages
            • Posté à 18h50 le 08/11/2010
            • Internaute 56651
              Berger dans les nuages

            J’aime ! : -)

          • stamino
            stamino répond à anini
            • Posté à 21h08 le 08/11/2010
            • Internaute 81071

            Je crois comprendre assez bien la plupart des spécificités de la psychologie féminine.

            Mais je m’efforce d’employer ce savoir à bon escient.

            Je ne vais pas caresser dans le sens du poil simplement parce la dame préfère qu’on la caresse dans le sens du poil.

            Si j’estime que son comportement a été insuffisant sur le plan moral, je la punis en mettant le doigt là où elle me jugera macho.

            • anini
              anini répond à stamino
              terrienne de souche !
              • Posté à 22h16 le 08/11/2010
              • Internaute 51759
                terrienne de souche !

              J’ai le droit de rire ? .......

        6 autres commentaires
  • agnello
    agnello
    Sans domicile fiscal
    • Posté à 19h11 le 19/09/2010
    • Internaute 116236
      Sans domicile fiscal

    qu elle arnaque.

    pas de masculinite, car commercialement parlant, mauvais client, pour le moment.

    Jamais les femmes ont ete aussi soumise qu aujourd hui, elles ont juste change de maitre, abat le pere, le mari, bonjour les medias, victimes d un maitre qu elles ne connaissent pas , qu elles ne connaitront jamais et qui ne les aiment pas, tant de collaboratrices dans la presse feminine qui dictent se quelles doivent penser, et acheter, ca tourner le commerce, et surtout ca leurs rempli les poches ( a des hommes peut etre )
    Comme le disent ces magazines, vous etes plus sensibles, plus fines, intelligentes, vous avez meme des sens en plus, le 6 eme ou l intuition feminine, bienvenue dans le corbeau et le renard.

    la condition feminine oui, mais rien a foutre de la condition masculine ! ! ! ! l important c est le nombril !

    • puresonic
      puresonic répond à agnello
      Contempteur irascible
      • Posté à 21h52 le 19/09/2010
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      j’hallucine en voyant les barbies, leur i-téléphone collé à l’oreile, entrer dans les boutiques-palais-temples-de-la-conso pour acheter un bidule à 200 euros. Evidemment l’autre bras sert à tenir Ken, lui aussi super bien coiffé et vètu des accessoires du moment.
      Et l’actionnaire jouit car les babioles à 200 euros sont fabriquées en Chine et ont un cout de revient de 3 euros 50.

  • Ruski
    Ruski
    Gracchus
    • Posté à 19h53 le 19/09/2010
    • Internaute 50606
      Gracchus

    « Elle pointe du doigt le fait, qu’en trente ans, aucun homme n’a produit de texte sur la masculinité. » ! ?
    Et « La domination masculine » de Pierre Bourdieu. Seuil. 1998.
    C’est quoi ?

    • Gibert Because-Youno
      Gibert Because-Youno répond à Ruski
      Kaléïdoscopique
      • Posté à 23h47 le 19/09/2010
      • Internaute 68955
        Kaléïdoscopique

      Merci.

    • Colin_Chloé
      Colin_Chloé répond à Ruski
      Normalien intermittent
      • Posté à 08h53 le 20/09/2010
      • Internaute 121019
        Normalien intermittent

      doublon

    • Colin_Chloé
      Colin_Chloé répond à Ruski
      Normalien intermittent
      • Posté à 08h54 le 20/09/2010
      • Internaute 121019
        Normalien intermittent

      Triplon

    • Colin_Chloé
      Colin_Chloé répond à Ruski
      Normalien intermittent
      • Posté à 08h52 le 20/09/2010
      • Internaute 121019
        Normalien intermittent

      Merci !

      On pourrait ajouter que les hommes se sont contentés d’écrire des livres sur les hommes, et n’ont (en général) pas franchi le pas de la généralisation, tenter de mettre tous les hommes dans ce grand ensemble monstrueux, la « masculinité ». Grand bien nous en fasse.
      Lire Hemingway, Bukowski, Kerouac, Malraux, Montherland, Gide, ... m’a sûrement beaucoup plus appris sur l’homme que ne l’aurait fait une vague théorisation moyennisante de la « masculinité ».

      Bref pour moi, il n’y a pas LA femme et L’homme, juste des femmes et des hommes.

      • Ruski
        Ruski répond à Colin_Chloé
        Gracchus
        • Posté à 19h41 le 20/09/2010
        • Internaute 50606
          Gracchus

        Tout à fait d’accord avec vous.
        Dans un premier temps je fus tenté de répondre à cette ineptie, je veux dire cette affirmation misandre - qui consiste à ânonner qu’aucun homme depuis trente ans n’a écrit sur la masculinité - que l’ensemble de la littérature parlait des hommes (et des femmes ! ! !), et que ces derniers n’étaient jamais tombés dans le piège sophiste, en ce qui concerne ce sujet. Finalement j’ai opté pour Bourdieu. J’aurais pu aussi citer Houellebecq !

    • anini
      anini répond à Ruski
      terrienne de souche !
      • Posté à 15h06 le 08/11/2010
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Il existe un excellent article à ce sujet sur la revue « mouvements “ intitulée critique féministe et domination masculine .

  • sansstefanobelbo
    • Posté à 20h11 le 19/09/2010
    • Internaute 118505
      nc

    « Le viol fondateur “ ne fait pas symétriquement de vous un écrivain hors pair , de même qu’on ne fait pas de la bonne littérature avec de bons sentiments ( air connu ) .
    Après l’hagiographie de Harrison la semaine passée , tous ces éloges ne doivent pas émouvoir outre mesure .
    Conseillons plutôt de découvrir ou redécouvrir Mauvignier .

  • olympe blogueuse
    olympe blogueuse
    blogueuse
    • Posté à 20h14 le 19/09/2010
    • Internaute 41479
      blogueuse

    autant je pense que king kong théorie est un ouvrage ajeur et indispensable autant ce roman m’a ennuyée

    • Pinky-Pinky
      Pinky-Pinky répond à olympe blogueuse
      Lapine Crétine
      • Posté à 23h44 le 19/09/2010
      • Internaute 95865
        Lapine Crétine

      Je n’ai même pas réussi à le terminer et pourtant je suis une grande admiratrice de Despentes, j’avais adoré Bye Bye Blondie et King Kong Theorie. Mais ce dernier roman, il manque quelque chose, c’est comme si Virginie se répétait, une eternelle ado bornée, t’as réussi ta vie si t’es lesbienne cokée partouzeuse et t’as raté t’as vie si t’es une hetero introvertie.
      Je vais citer les inrocks (et franchement on a vu meilleure source mais j’avais trouvé ça juste) : pour elle le salut de la femme passe nécessairement par l’homosexualité, plutôt dans sa tendance butch.
      Donc si je comprends bien, je suis une femme hetero, j’aime acheter des fringues et des rouges à lèvres, ça m’arrive de danser [déchirée] sur lady gaga en soirée, est ce que ça fait nécessairement de moi une pouffiasse ?
      Est ce que ça me retire toute autre légitimité, que je ne peux pas être féministe, que je ne peux pas lire Schopenhauer et Sartre et m’affirmer dans la société ?
      Le fond, la forme, l’éternel dilemme. L’habit ne fait pas le moine, la jupe ne fait pas la pouffe, je ne vois pas pourquoi Virginie dit qu’elle a plus de crédibilité a être une écrivaine lesbienne.
      Est ce que quand on est féministe on doit forcément parler de cul toute la journée et revendiquer une sexualité post-alternative underground ? Pour ma part je revendique le droit d’être féministe, d’aimer les fringues et d’avoir une sexualité banale. Dommage, Virginie est entrain de tomber dans le délire Ovidie, ça en devient lassant.

      • agnello
        agnello répond à Pinky-Pinky
        Sans domicile fiscal
        • Posté à 00h23 le 20/09/2010
        • Internaute 116236
          Sans domicile fiscal

        et c est pas parce qu on fait de la muscu,qu on a un look de cammioneur, des manieres de cow boy, qu on fume des malbacs, qu on est homme.

        (C est juste l image que les ricains on voulu donner de l homme apres la seconde guerre, bien sur sponsorise par des marchands )

        ps : pour lady gaga ca compte pas si vous etes dechires.

      • noise
        noise répond à Pinky-Pinky
        zombie dans un etat policier
        • Posté à 09h40 le 20/09/2010
        • Internaute 97030
          zombie dans un etat policier

        Tu ne peux pas évidement passer 4h dans la douche le matin et 5h par semaine a faire du shopping et dire que tu as le temps de réfléchir au monde et a la vie des autre...
        Et ça c’est ma version mais Despenstes dis plutôt que si tu te sent toi même en mini jupe talon ou en jean grunge... si tu es sur de l’avoir vraiment choisi toi même..tu es OK !
        Pour ce qui est plus simple en étant une ecrivain lesbienne (un écrivain lesbien, je sais pas trop comment on dit...) Tu regardera que si un homme écrit un livre avec du cul dedans c’est un écrivain.... si une femme le fait c’est de la littérature érotique... Je pense qu’en étant Lesbienne elle d’affranchie de ces carcans...

         
        • Pinky-Pinky
          Pinky-Pinky répond à noise
          Lapine Crétine
          • Posté à 14h36 le 20/09/2010
          • Internaute 95865
            Lapine Crétine

          Je prends tous ces stéreotypes assez personnellement. Je m’explique.
          Je suis végétarienne, j’ai les cheveux courts, je m’informe autant que possible sur l’actualité econ/pol, j’ai une grande gueule, j’aime le débat, donner mon avis, j’aime ne pas être soumise, j’aime ce qui est différent.
          Et très souvent, pour rire (ou peut être pas ?) mes potes mecs me disent « ouais mais toi t’es lesbienne en fait » ou « t’es un bonhomme ».
          Vous trouvez cela normal ?
          Comme j’ai un côté « androgyne » mentalement, je suis forcément bi ou lesbienne ?
          Si une femme est artiste/intelligente/subversive/révolutionnaire/engagée elle est forcément bi ou lesbienne ?
          Le destin de la femme hétéro est il d’être soumise, conne, et inculte ?
          Pour moi le féminisme est une affaire de femme, chaque femme a le droit de s’affirmer et ce peu importe son orientation sexuelle.

          Et pour moi, un ecrivain qui parle de fesses/fetichisme/bondage n’est pas révolutionnaire, il est juste pile dans le hype. Puisque le sexe est un business, qu’il fait vendre et qu’on doit tous en être accro (pour booster les ventes) c’est forcément hype, donc ça ne m’intéresse pas.
          Taslima Nasreen est féministe, Simone de Beauvoir était féministe, est ce qu’elles parlaient de sex underground crasseux pseudo hype all day long ?
          Non, elles se battaient pour leurs idées plutot que de se battre pour une certaine image...

          • noise
            noise répond à Pinky-Pinky
            zombie dans un etat policier
            • Posté à 14h42 le 20/09/2010
            • Internaute 97030
              zombie dans un etat policier

            Je crois que tu as juste regarder la couverture du livre... Je ne suis pas sur qu’il y ai une seule scène fétiche ou de BDSM dans ce bouquin... loupé...
            Et Miss Despentes à arrêter il y a longtemps de se battre pour son image...

            • Pinky-Pinky
              Pinky-Pinky répond à noise
              Lapine Crétine
              • Posté à 16h01 le 20/09/2010
              • Internaute 95865
                Lapine Crétine

              Ah bon, et la scène complètement useless de gang bang chelou à barcelone chez la punkette ^^ ?

              • noise
                noise répond à Pinky-Pinky
                zombie dans un etat policier
                • Posté à 08h21 le 21/09/2010
                • Internaute 97030
                  zombie dans un etat policier

                oui ben mais il n’y a pas de corde..
                Tu ne t’es jamais retrouver dans une soirée ou tu n’a pas tout compris...
                Genre une soirée ou tu connais personne et tout le monde sort son petit sac et doit se repoudrer le nez
                Ça aide au cliché qu’elle voulais demonté... La hyene et la polonaise qui ont participée a ce carnage n’en sont pas pour autant des personnes infréquentables.

          • lally
            lally répond à Pinky-Pinky
            professeur
            • Posté à 16h24 le 09/11/2010
            • Expert 51226
              professeur

            J’ai des amis et des amies qui me disent qu’étant donné mes centres d’intérêt et ma façon d’être, de fonctionner dans ma vie, avec les gens, ça ne fait pas de moi une vraie fille...moi leur réflexion me fait rire et j’en suis plutôt contente car comme Despentes je crois que chaque être humain peu importe son sexe au départ est pétri de conduites masculines et féminines qui s’agencent de telle sorte, qu’elles constituent une personnalité riche et unique. Ne pas rentrer dans le stéréotype ou le préjugé c’est plutôt sympa. Ca donne en tout cas plus de liberté d’être et d’action puisque l’on quitte le domaine de la séduction et du paraître. Et le fait de déconcerter les autres, permet des rapports humains plus vrais, moins limités.

            Peu importe l’orientation sexuelle.
            Par contre, il est aisé de voir que beaucoup de femmes qui ont écrit sur le sexe de façon non superficielle, ont eu plus de facilités à s’imposer dans le milieu littéraire plutôt majoritairement masculin dès lors qu’elles avaient une sexualité plurielle. Et il en va de même pour les artistes femmes qui dès lors que lesbiennes ou bi ou ayant un rapport au sexe assez débridé et libertin, ont plus de liberté pour s’imposer et imposer leur démarche artistique que des femmes artistes plus conventionnelles.
            La libération sexuelle d’une femme autant que sa liberté intérieure (mais qui selon moi vont ensemble), lui permet d’accéder à une reconnaissance masculine plus égalitaire qu’elle ne l’est si la femme ne s’est pas affranchie sexuellement parlant.
            Le rapport aux hommes n’est pas le même, le regard des hommes n’est pas le même et on va dire aussi le rapport de la femme à sa féminité n’est pas le même non plus. J’en sais quelque chose en tant qu’artiste, en tant que libertine et en tant que femme-fontaine.

            Donc au-delà de l’orientation sexuelle, ce qui est primordial et ce qu’exprime Despentes, c’est un accomplissement personnel qui passe en partie par le sexe et par un épanouissement sexuel qui permet à la femme de pouvoir se vivre sans se sentir objetisée, réduite à un fantasme, une projection de ce que l’homme pense qu’une femme devrait être pour être socialement acceptable (projection qui varie suivant le degré de machisme et de religiosité des sociétés patriarcales), bref réduite à une image superficielle et finalement très fausse de la féminité.

            La recherche de Despentes de s’affranchir via différentes expériences aussi bien d’écriture que de sexualité ou de vie, de normes sexuées et des préjugés, c’est plutôt justement quitter ce qui constitue généralement l’image normative que chacun est poussé à incarner dès le plus jeune âge.
            Et la démarche de Despentes, c’est une démarche d’être humain libre, tout à fait honorable et respectable.

            Un écrivain ou une écrivaine qui parle de sexe, tout dépend comment il ou elle en parle et pourquoi. Parler de sexe pour parler de sexe et faire vendre, ce n’est pas le propos de Despentes. C’est parler de sexe pour justement dépasser ce clivage et les tabous qui y sont toujours attachés. Dans une version romancière, c’est la même démarche à la fois philosophique et psychnalytique et anthropologique qu’Elsa Dorlin. La forme qu’utilise Despentes est certainement moins intellectuelle mais l’intention et la démarche tout aussi poussées.

            Le sexe n’est une marchandise que pour les marchands. Le sexe constitue une grande part à la fois de notre identité mais aussi de nos échanges humains, et notre équilibre psychique, affectif et mental. Il situe aussi l’aspect coincé ou libéré de notre société. Plus le sexe est marchandisé et exposé, moins la société humaine est libérée, plus elle est enfermée dans un carcan idéologique et religieux. C’est ce que nous vivons actuellement. D’où une nécessité pour les écrivains qui souffrent de cet enfermement entouré d’hypocrisie, de mettre des mots sur ce qui finalement redevient un tabou, de par les pressions des différents intégrismes religieux, des pouvoirs ultralibéraux politiques qui leur sont associés et des mouvements naturalistes qui sont aussi dans le déni du sexe, du plaisir et du désir sous couvert d’écologie et de mieux-être.

        • anini
          anini répond à noise
          terrienne de souche !
          • Posté à 15h22 le 08/11/2010
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          AnaÏs Nin n’est pas un écrivain ?

        6 autres commentaires
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