Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Strauss-Kahn absent, le PS devra construire un vrai projet

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 17/05/2011 à 12h19

Double défi pour les socialistes : réagir décemment à la faillite d’un de leurs principaux leaders et préparer l’après DSK.


Les socialistes s’efforcent de concilier deux obligations : réagir correctement, devant l’opinion, à la faillite morale d’un de leurs principaux dirigeants et contrôler, en leur sein, le débat et la compétition qui aboutiront à la désignation de leur candidat pour 2012.

Une des ressources qui s’offrent à eux pour réagir en socialistes, en gens de gauche, au naufrage de Dominique Strauss-Kahn, leur est fournie par les mœurs judiciaires américaines.

L’exhibition du directeur général du FMI, les mains menottées dans le dos, entre quatre policiers (ce que l’argot américain appelle le « perp walk »), puis les images de la présentation de l’accusé au juge, qui est publique à New York, ont inspiré aux socialistes des commentaires sur la violence – sous-entendu la barbarie – des méthodes en vigueur aux Etats-Unis.

Pas seulement à eux, d’ailleurs. Cet épisode, qui réveille un parfum de « french bashing » (moqueries sur les Français) dans les tabloïds new-yorkais et une aversion pour l’Amérique dans certains commentaires français, met de nouveau en évidence les différences irréductibles entre les deux sociétés.

La sensibilité française, moins avide du spectacle de la déchéance

Le moralisme et l’esprit justicier qui imprègnent la vie publique américaine heurtent une sensibilité française moins avide du spectacle de la déchéance du coupable, avéré ou présumé.

Le refus d’accabler Strauss-Kahn, la compassion pour la dégradation publique qu’il subit, le souci de sa famille et de ses proches, le rappel qu’il n’est encore qu’accusé et que sa version des faits n’est pas connue sont autant de réactions qui, chez les socialistes comme chez leurs adversaires, relèvent à la fois de sentiments sincères et de la préoccupation de ne pas commettre de faute politique.

Il s’agit de ne pas se tromper sur les attentes des Français et, pour les socialistes, des électeurs de gauche.

De ce côté-là, l’humanité et le scrupule dont ils font preuve vis-à-vis de leur camarade ne peuvent pas leur nuire. Encore doivent-ils prendre garde à ne pas oublier la présumée victime, dont les accusations ne peuvent, certes, être prises pour argent comptant avant qu’elle ne soient éventuellement prouvées, mais qui, si elles sont exactes, a subi une violence ignoble.

A cet égard, les rappels de la porte-parole du NPA, de Jean-Luc Mélenchon ou de Clémentine Autain valent avertissements pour les socialistes. Leur attention aux droits de l’homme, s’agissant du traitement que la police et la justice américaines infligent à Strauss-Kahn, ne doit pas leur faire oublier les droits des femmes.

Le PS se serait-il tu sur les comportements machistes ?

Ce souci doit s’imposer d’autant plus qu’il existe au moins un précédent d’une femme disant avoir été agressée par le même, il y a neuf ans, et dont il apparaît qu’elle fut alors dissuadée de porter plainte par sa propre mère, laquelle se trouve être une élue socialiste.

Aurait-il existé, existerait-il encore une omerta, au PS, sur les comportements machistes et éventuellement violents de certains hommes vis-à-vis des femmes dans ce parti ?

Tout en donnant aux Français un spectacle aussi digne, décent et respectable que possible, les socialistes tirent les conséquences de l’élimination de fait de celui qui était jusqu’à maintenant le favori parmi leurs candidats possibles à l’élection présidentielle.

Petit à petit se mettait en place un dispositif dans lequel Dominique Strauss-Kahn, s’inscrivant formellement dans la compétition de la primaire à la fin du mois de juin, aurait eu le soutien de la première secrétaire, Martine Aubry, et serait apparu comme le candidat de la majorité du parti.

A charge pour lui, naturellement, de réussir son retour dans l’atmosphère française, après quatre ans de mise en orbite mondiale au FMI, face à plusieurs adversaires dont le plus efficace était François Hollande.

Peut-on remplacer ce candidat puissant et rassembleur ?

Le privilège dont jouissait Strauss-Kahn tenait au fait qu’il associait de façon singulière l’appartenance au Parti socialiste et à la gauche, d’un côté ; avec une compétence économique reconnue sur une grande partie de la planète, de l’autre.

Cette stature de grand ingénieur du système monétaire et financier mondial faisait de lui – quoi qu’en dise et fasse dire Nicolas Sarkozy – un puissant candidat pour 2012, parce qu’il pouvait neutraliser l’un des principaux atouts sur lesquels le président sortant compte pour s’imposer de nouveau : la capacité de défendre les Français dans la compétition internationale.

Les sondages montraient qu’un rassemblement d’électeurs socialistes et centristes pouvait se former autour du directeur général du FMI.

En février, une enquête du CSA pour Marianne montrait qu’une majorité des Français le classait à gauche et que cette proportion était encore plus forte chez les sympathisants du PS, où elle s’élevait à 71% :

  • « très » à gauche : 1%,
  • « à gauche » : 25%,
  • « au centre-gauche » : 31%.

En même temps, la somme des électeurs qui choisissaient les catégories centristes pour situer Strauss-Kahn atteignait 52% :

  • « centre-gauche » : 31%,
  • « centre » : 12%,
  • « centre-droit » : 9%.

Défection de Delors : la leçon de 1995

Cette stratégie est-elle transférable à un autre candidat ou une autre candidate ? Une comparaison est possible avec la situation de 1994-1995, quand Jacques Delors – pour de toutes autres raisons, est-il besoin de le préciser ? – avait renoncé à la candidature présidentielle.

L’électorat centriste qu’il attirait s’était alors tourné vers Edouard Balladur, puis avait rallié Jacques Chirac après l’élimination de son candidat au premier tour.

L’espace centriste aujourd’hui libéré est celui que visent François Bayrou et Jean-Louis Borloo. La tentative de ce dernier pour justifier la reconstitution d’une composante centriste de la droite autour de sa candidature trouve de nouveaux arguments.

Le rappel de 1995 est aussi intéressant, s’agissant des socialistes, parce qu’après la défection de Delors, Lionel Jospin, ancien premier secrétaire, avait remporté la primaire – la première de l’histoire de ce parti, réservée alors aux adhérents – contre le premier secrétaire en place, Henri Emmanuelli. François Hollande n’a pas oublié cet épisode. Martine Aubry non plus.

L’argument institutionnel peut jouer davantage, cette fois, en faveur de la première secrétaire.

S’il est aimé des militants et s’il a réussi, jusqu’à maintenant, sa précampagne auprès des sympathisants, Hollande n’a pas les atouts de Jospin en 1995 : premier secrétaire de deux victoires aux présidentielles, numéro deux du gouvernement Rocard, pionnier du « droit d’inventaire » sur la présidence Mitterrand.

Et le député de Corrèze a beaucoup d’ennemis chez les grands dignitaires du parti.

La vraie question est de savoir l’effet que la dissolution de la candidature Strauss-Kahn va avoir à gauche. Deux hypothèses, selon moi :

  • l’option du réformisme sérieux et gestionnaire s’étant évaporée entre Times Square et Rikers Island, on assiste à un concours général de populisme, au PS et chez ses rivaux-alliés des Verts et du Front de gauche, pour disputer l’électorat ouvrier au Front national ;
  • au contraire, le réalisme n’étant plus assumé aussi fortement par un candidat capable de s’imposer au second tour, chacun s’efforce d’en prendre sa part et d’apporter sa contribution à un programme de gauche qui n’effraie pas les classes moyennes.

Une chose est sûre : Strauss-Kahn offrait aux contradictions de la gauche une solution, peut-être illusoire, qui s’est autodétruite. Les socialistes doivent trouver un autre candidat, mais aussi un vrai projet.

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  • Mandou
    Mandou
    Professeur
    • Posté à 17h09 le 17/05/2011
    • Expert 135514
      Professeur

    Lien

    je suis sur que ca fera réagir .....

  • de personne le journal
    de personne le journal
    Une info scénario
    • Posté à 17h11 le 17/05/2011
    • Internaute 142875
      Une info scénario

    Si je m’en sors ? Non je ne m’en sors pas… vous permettez… mais je suis émue…
    Si je me laisse aller, je crois que je suis capable de noyer, la terre entière, juste avec quelques larmes…
    Mais j’ai comme l’impression que je ne suis pas la seule à ressentir d’étranges secousses, comme les vibrations d’une comète qui s’apprête à exploser.
    Et pourtant, je prétendais être à l’abri de toute superstition…
    Et voilà que tout se met à vaciller...
    Le père de mes enfants… avec les menottes aux poignets… l’image est gravée à tout jamais, dans toutes les mémoires parce qu’elle en dit long sur cette chienne de vie !
    Rassurez-vous, j’avais déjà un vague pressentiment… je le sentais… je le présentais…. Entre la fortune et l’infortune, on peut à peine glisser une feuille de papier.
    Les plus proches exerçaient sur nous, depuis quelques temps déjà, une sorte de pression sous prétexte qu’il y avait des échéances à respecter… Alors qu’il était écrit quelque part, que nous étions à deux pas de la pire des déchéances…
    Non… je ne rêve pas, je n’ai pas rêvé… je n’ai jamais rêvé… d’une nation qui confond justice et religion…
    Non, je ne m’incline pas devant l’Amérique, et je lui promets de débarrasser le plancher à tout jamais… en laissant cette putain aux puritains !
    Je demande pardon à mes enfants d’avoir épousé l’homme le plus en vie et le plus envié…
    On pourrait en effet tout lui ôter… Sauf sa majesté…
    Un petit plus qu’aucun homme digne de ce nom, ne pourrait lui contester.
    Je t’aime DSK et depuis qu’on t’a enlevé j’ai réalisé qu’il n’y aura pas de vie après toi…
    Ils ne te relâcheront plus… mon amour… parce que tu es malade… et parce qu’ils sont encore plus malades… Je t’aime…

    Lien

  • Yaumegui_from_Paris
    Yaumegui_from_Paris
    « Il ne suffit pas d'être (...)
    • Posté à 17h14 le 17/05/2011
    • Internaute 8001
      « Il ne suffit pas d'être (...)

    Cet épisode devrait définitivement convaincre les socialistes et leurs électeurs que la personnalisation à outrance de la 5ème république avec l’élection présidentielle tous les 5 ans est une catastrophe démocratique.
    Le candidat « naturel » devrait être le ou la première secrétaire élu à l’Assemblée Nationale combattant jour après jour la politique du gouvernement avec comme arbitre un président de la République qui présiderait le Conseil des ministres, mais n’interviendrait pas dans la gestion quotidienne des affaires du pays.
    Et non pas un candidat extérieur au débat politique par ses fonctions mêmes de DG du FMI.
    A gauche, nous ne savons pas un an avant l’élection qui sera notre candidat, tandis qu’à droite Copé est déjà en train de s’auto-légitimer meilleur candidat (de la droite) pour 2017, comme l’a fait avant lui Sarkozy dès 2002.

    La 5ème République est en train de tuer la République. Les gaullistes devraient être les premiers à l’admettre. Les socialistes devraient être les premiers à la rejeter. On nous dit que les Français sont attachés à l’élection présidentielle, les Français étaient aussi attachés à la peine de mort avant 1981.
    Il faut en profiter, il y a un tel ras le bol à gauche comme au centre et centre-droit de Sarkozy et de sa manière d’occuper la fonction présidentielle, qu’une réforme constitutionnelle donnant au Premier ministre les moyens réels de gouverner sous le contrôle du Parlement peut emporter l’adhésion d’une majorité des électeurs.

    • A déménagé le 04-03-2012
      • Posté à 18h24 le 17/05/2011
      • Internaute 89071
        non connue

      Absolument.

      La Vème république est une construction militaire, qui visait la stabilité dans un époque instable, de décolonisation, de reconstruction, de guerre froide. Dès le départ, c’était clair que cela ne pourrait pas être un solution définitive.

      50 ans après, le monde a changé, le continent n’a jamais été aussi stable politiquement et on peut observer aujourd’hui le décalage complet de cette Vème République.

      Ce qu’il faut à la France, c’est un Etat fédéral, au régime parlementaire et avec un vrai système proportionnel.

      Mais ne vous faites pas d’illusions, autant la gauche que la droite ne veulent pas réformer. Cela signifierait immanquablement mettre en péril des sièges à l’Assemblée qui gagnerait en crédibilité, faisant par la même occasion perdre l’influence des deux grands partis en place. Ils préféreront amener le pays dans une énorme faillite démocratique et morale avant de décider de faire quelque chose.

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 17h32 le 17/05/2011
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse
    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à Chimulus
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 04h20 le 18/05/2011
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      ... et que dire des sommets avec Berlusconi...

  • Faucon Rouge
    • Posté à 17h35 le 17/05/2011
    • Internaute 27522

    Tout le Monde Média, parle le ce vénérable vieillard, grand personnage de l’Etat, comme le futur Président de la République.

    Je ne pense pas ,qu’il ait annoncer cette volonté !

    Il doit avoir donner l’espoir a beaucoup ! Espoir vite passé.

    Avait–il des idées sur ce qui est arrivé ou autre problème ?

    Quand je vois que en Amérique, un viol coute 75 ans de prison et que dans des pays de liberté ils sont relachés, pour etre repris et renvoyer dans leur foyer.

    La Justice est bien loufoque.

    Mais dans notre cas, souhaitons nos meilleurs voeux, à ce monsieur.

    Le
    ppantalon plein, mais hélas la tête !

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 18h07 le 17/05/2011
    • Internaute 89071
      non connue

    triplon

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 18h08 le 17/05/2011
    • Internaute 89071
      non connue

    Ah ! Rue89 mentionne pour une fois les électeurs du centre, la majorité ! Que c’est agréable.

    Le PS doit surtout assumer d’être un parti de centre gauche et mettre fin aux alliances officieuses avec l’extrème-gauche qui ne font que le desservir. Combien d’années faudra-t-il encore pour le comprendre ? Le discours de l’extrème-gauche ne séduit plus, les thèmes de lutte des classes s’heurte à la réalité de la société française, celle d’une classe moyenne majoritaire.

    DSK même en étant socialiste, en ayant des idées de gauche est peut être le premier candidat qui ne flirtait pas avec la gauche de la gauche, cassant une tradition politique du PS et lui octroyant des attaques répétés des extrémistes (la vision réductrice du FMI les aidant également beaucoup). Il donnait l’impression de ne pas rejeter physiquement toutes les idées de la droite. Quoi de mieux pour un président de tout les français ? Malheureusement, il a fallu que le seul candidat crédible soit un déviant sexuel.

    Une reconversion du PS dans un délai aussi court est tout simplement impossible, les militants sont enfermés dans un dogmatisme d’un autre âge. Sans compter que le PS n’a pas de candidat de la trempe d’un DSK. Hollande, Aubry et les autres n’ont pas son charisme, ni ses capacités qui lui ont valu d’être aux cotés des grands de ce monde durant ces dernières années.

    Il ne faut pas se faire d’illusions, avec DSK hors course, c’est MLP qui se retrouve renforcée avec son discours des « tous pourris » et paradoxalement Sarkozy, malgré la catastrophe ambulante qu’il représente. Les Verts ? Ils n’ont pas encore compris qu’on peut être de droite et écologiste en même temps.

    C’est quand même incroyable le degré de polarisation et de surenchère démagogique qu’a atteint le débat politique français. On est au point ou les chances de Sarkozy d’être réélu en 2012 sont réelles et ce malgré son bilan catastrophique. Et on ne peut pas l’accuser d’avoir démoli l’opposition, elle l’a fait toute seule.

    Je le vois venir gros comme un camion : le gros vainqueur de l’élection présidentielle de 2012 sera l’abstention et le vote réactionnaire. Voila les choix qui restent à l’électeur français.

    • Atlantis
      Atlantis répond à A déménagé le 04-03-2012
      Etudiant apolitique
      • Posté à 18h38 le 17/05/2011
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Je suis en gros d’accord avec vous pour vos analyses, mais j’achoppe sur un point. C’est le « charisme » de DSK. Compétent, peut etre, mais charismatique...

    • Atlantis
      Atlantis répond à A déménagé le 04-03-2012
      Etudiant apolitique
      • Posté à 18h38 le 17/05/2011
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Je suis en gros d’accord avec vous pour vos analyses, mais j’achoppe sur un point. C’est le « charisme » de DSK. Compétent, peut etre, mais charismatique...

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 17h57 le 17/05/2011
    • Internaute 89071
      non connue

    doublon

  • simon5o5
    • Posté à 18h30 le 17/05/2011
    • Internaute 6213

    On se calme avec l’affaire DSK . Il n’y a pas de personne indispensables (selon le dicton elles emplissent les cimetières) . La mise sur la touche de n’importe quel individu n’est qu’un épiphénomène. Il est bien plus facile de continuer à faire tourner le monde après une disparition humaine quelle qu’elle soit que de redresser les dégâts d’un catastrophe naturelle ou d’un crach économique . Voyez nos amis polonais qui ont perdu la moitié de leur gouvernement d’un coup : Ils l’ont remplacer . Ce n’est une perte et un deuil que pour les proches et la famille : Ni pour la Gauche ni pour la Droite,ni pour le Pays .

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 19h34 le 17/05/2011
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    C’est incroyable toute cette inquiétude exprimer par les gens de droite pour le PS...

    Hein que vous avez peur qu’ils vous collent un vrai candidat de gauche ! ? : -)

    Ben quoi pas sûr que sarkozy gagne ? : D

    • Dualites
      Dualites répond à Redroom
      (commentateur)
      • Posté à 20h11 le 17/05/2011
      • Internaute 154085
        (commentateur)

      Redroom...

      Rien que le pseudo deja....alors le reste ! ! Retournez dans votre Sofitel , monsieur le collabo ! !

      • Redroom
        Redroom répond à Dualites
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 22h50 le 17/05/2011
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        Vous avez appris à parler un jour vous ?

  • LesCayes
    LesCayes
    Dirigeant d'entreprise
    • Posté à 19h43 le 17/05/2011
    • Internaute 145809
      Dirigeant d'entreprise

    Cautionner un parti qui a positionné un baiseur en série comme principal argumentaire de programme.

    Les électeurs apprécieront.

  • zompti
    zompti
    futur « départ volontaire »
    • Posté à 20h59 le 17/05/2011
    • Internaute 71360
      futur « départ volontaire »

    Ritre de merde une fois de plus…

    Et la droite, elle a besoin de quoi pour bâtir un projet de société depuis 9 ans et pour 2012 ?

    Rue 89 a été racheté par libé Rotschild ou quoi ? Ke conteu est vraiment de plus en plus de la merde, et je suis poli !

  • patfab44
    • Posté à 22h24 le 17/05/2011
    • Internaute 37005

    Une intervention intéressante de Clémentine AUTAIN sur l’affaire DSK, m’a fait réagir sur son site.Elle a raison de faire entendre une autre voix. Ce qui est sidérant ce sont les propos de certains politiques (voire journalistes)visant à toujours minimiser les attitudes de DSK : « frasque », « pas mort d’homme »...
    Je ne pense pas qu’il faille en dire plus J’aurais aimé que les indignations soient identiques dans certaines affaires mêmes françaises : quand la police va chercher des enfants dans des écoles ! ! N’oublions pas non Florence Cassez au Mexique ! ! On peut partager la même réserve sur l’image de politique spectacle de la justice américaine.
    Parlons tout de même politique : et là le PS et sa directionont une responsabilité énorme d’avoir voulu jouer avec le candidat fantôme ! D’abord, une partie de la gauche n’a pas confiance dans l’orientation politique et la position de classe de DSK ! Eh oui, cela existe ! Secondement, pour battre Sarkozy, même Mitterrand le disait : on doit d’abord rassembler son propre camp et avoir un projet. Le PS ne se souvient pas du vote des militants lors des primaires de 2007 ?
    AU regard des évènements actuels le PS doit arrêter de « pleurnicher » Un peu de hauteur puisque c’est la vie privée de DSK ! Un parti de gouvernement doit se ressaisir Ce n’est pas contradictoire avec la présomption d’innocence. Une bataille est à mener Ne donnez pas l’impression en commentant la situation de DSK qu’il s’agit de fait mineur ; DSK lui même , doit faire preuve de réalisme et s’affirmer clairement hors jeu. Le réalisme c’est cela. maintenir ambiguïté ne pourra que conduire ce qui reste des citoyens des classes populaires acquis encore à gauche, dans les bras du FN

  • polybe
    polybe
    travailleur non tertiaire
    • Posté à 22h36 le 17/05/2011
    • Internaute 155848
      travailleur non tertiaire

    L’article n’est pas génial (loin de là...) mais le titre est superbe. Je cite « DSK absent, le PS devra constuire un vrai projet ». Ca veut dire « DSK présent, le PS n’aurait pas eu besoin d’un projet ». Logique, le projet eût été l’absence de projet. Subir les vicissitudes de la mondialisation en jouant les caniches dociles et en mendiant des bons points. Subir, tout est dit.

  • CountofNormandy
    CountofNormandy
    en colère
    • Posté à 23h01 le 17/05/2011
    • Internaute 123815
      en colère

    Le problème du PS est justement de trop chercher a ne pas effrayer les classes moyennes et de trop oublier les classes populaires abandonnées a une extrême droite New look ...

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 04h17 le 18/05/2011
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Les primaires restent le probleme pour un parti qui refuse de faire un choix ideologique. Il faudra aller raccoller plus vite vers le centre :

    Lien

  • Caniveau89
    • Posté à 07h18 le 18/05/2011
    • Internaute 26147

    Avec DSK ou sans DSK, on ne peut que constater que la gauche n’a pas de projet.
    (quelques pages de bonnes intentions dictées pas la secrétaire du parti ne constitue même pas une profession de foi, encore moins une vision)

    Avec DSK, on constate que nous avons la gauche la plus pourrie du monde, voilà la différence !

    Une expression nouvelle est à inscrire à la liste de nos dictons populaires :

    « Présumé innocent comme DSK le socialiste “

    • iFFLYG
      iFFLYG répond à Caniveau89
      • Posté à 09h07 le 18/05/2011
      • Internaute 30165

      Il est vrai que la droite a une vision, qu’elle partage avec DSK, d’un monde où le fric est roi, où la démocratie est en recul, où les petits chefs friqués font la loi et où la philosophie est celle de Thatcher, c’est-à-dire pourquoi faire payer les riches quand on peut faire payer les pauvres. Quant à la présomption d’innocence, on pourrait aussi dire ’innocent comme Woerth dans l’affaire Bettencourt ou de l’hippodrome de Compiègne’, comme Lagarde dans l’affaire Tapie, etc.

  • Caniveau89
    • Posté à 21h01 le 18/05/2011
    • Internaute 26147

    NOUVEAU TITRE !

    Le PS est incapable délaborer un projet, et son soutien marqué à Dominique Strauss Kahn trahit l’absence des valeurs humaines qui étaient injustement présumées faire partie de ses actifs.

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