Les tribulations d'un éditeur

Alexandre K. Ounadjela, raconte son aventure dans l'univers impitoyable du livre et de l'édition. Et donne son opinion au regard de l'actualité, des parutions, et des événements culturels du monde littéraire.

Achetez vos livres à la source, directement chez l'éditeur !

Publié le 27/06/2011 à 10h44


Un porte-monnaie (cocoinzenl/Flickr/CC).

Oui, il faut soutenir sa librairie de quartier. Oui, il faut défendre ce métier qui, à l’instar des bibliothécaires, contribue à la diffusion du savoir. Mais saviez-vous qu’un éditeur peut devenir un excellent libraire ? Je serai même tenté de dire « redevenir » un bon libraire car, jusqu’au XIXe siècle, les éditeurs étaient aussi libraires.

Ces deux professions ont toujours été intimement liées. Les libraires trouvaient des auteurs, achetaient des manuscrits, les faisaient imprimer et les débitaient dans leur boutique. Aujourd’hui, il est tout à fait possible d’acheter ses livres directement chez l’éditeur, à la source pourrait-on dire.

Quelle différence ?

Le contact direz-vous : « Mon libraire est sympa », « Il me donne d’excellents conseils de lecture ». Oui, c’est vrai, mais il y a beaucoup d’hypocrisie dans ces affirmations, car nous n’achetons pas nos livres systématiquement chez un libraire attitré. La Fnac, Virgin et Amazon sont de tristes réalités statistiques qui nous rattrapent et nous dénoncent sans ménagement !

Acheter chez un éditeur, c’est possible et cela pourrait devenir moins cher.

Le livre est trop cher

Aujourd’hui, la chaîne du livre est composée d’acteurs qui dans leur ensemble tirent le prix du livre vers le haut. On y trouve les auteurs, qui au passage gagnent peu ; et c’est un euphémisme de le dire, les éditeurs traditionnels, ceux dont la vocation, n’est pas liée au capital, et qui gagnent de moins en moins.

Viennent ensuite les imprimeurs avec leurs photocopieurs géants, les diffuseurs avec leurs lots de commerciaux, les distributeurs avec leurs palettes et les gros camions et enfin les petites mains... nos libraires qui sortent des cartons, mettent en rayon et trouvent à peine le temps de lire les quatrièmes de couverture qu’il faut déjà aller accueillir le prochain chargement de livres.

Ce système est responsable de la hausse des prix du livre.

Avec la dématérialisation du livre, il serait temps de se poser la question de l’efficacité réelle de cette chaîne sur la production. Un fait saute aux yeux : le livre est trop cher.

Avec le livre numérique, l’imprimeur a du souci à se faire

Trop cher par rapport à quoi ?

Par rapport à ce qu’il pourrait coûter si on repensait la chaîne du livre. A bien y regarder, un bon nettoyage par le vide ne ferait pas grand mal à cette grande dame qu’est l’édition française.

Elaguer le système ?

Garder les racines et le tronc. Sans auteurs pas de livres, sans éditeurs pas de livres non plus... quid des libraires ? Ces derniers, nous l’avons vu, peuvent faire d’excellents éditeurs. Le reste ? Un bon coup de tronçonneuse pour favoriser une meilleure repousse et un contrôle du feuillage.

Même l’imprimeur a du souci à se faire ! A ce jour, la production d’ouvrages en impression numérique est prise en charge par des machines énormes occupant plusieurs centaines de mètres carrés au sol. Demain, ce ne seront que de gros photocopieurs casés chez l’éditeur dans des pièces de 20 m2.

Mieux payer nos auteurs

A ceux qui douteraient du rôle essentiel de l’éditeur dans le système, je répondrai simplement que pour trouver la pépite qui fera le bonheur de vos moments de lecture, il faut avoir du nez.

Alors, achetez vos livres chez l’éditeur quand cela vous est possible ; directement à la source.
Nous pourrons mieux payer nos auteurs, mieux vivre de notre métier et vous offrir de beaux moments de lecture.

Aller plus loin
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  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 10h59 le 27/06/2011
    • Internaute 26226
       ? ?

    J’achète souvent mes livres chez l’éditeur.Mais curieusement le prix est le même que chez mon libraire,avec souvent ( mais pas toujours il faut le reconnaitre) les frais d’expédition en plus.

    Alors les éditeurs s’ils veulent généraliser le concept devraient aussi réfléchir à une facilité pour le lecteur,certains ont des sites très bien faits et ne font pas payer les frais d’envoi.

    • 22decembre
      22decembre répond à Ishtar
      Social-libéral... C'est pas (...)
      • Posté à 11h01 le 27/06/2011
      • Internaute 137595
        Social-libéral... C'est pas (...)

      Le prix du livre est fixe en France.
      Donc votre livre, à la Fnac, à la librairie de quartier, ou chez l’éditeur : même prix...

      • Ishtar
        Ishtar répond à 22decembre
         ? ?
        • Posté à 14h33 le 27/06/2011
        • Internaute 26226
           ? ?

        tout à fait et je ne faisais que répondre à l’auteur qui a avancé ceci :

        « Acheter chez un éditeur, c’est possible et cela pourrait devenir moins cher. » »

        et conclure en disant que c’est même plus onéreux dans bien des cas de passer par l’éditeur eu égard aux frais d’expédition.

         
        • Fantomax
          Fantomax répond à Ishtar
          escroc
          • Posté à 19h29 le 27/06/2011
          • Internaute 157606
            escroc

          Un éditeur pourrait vendre en effet sa production pratiquement deux fois moins cher qu’ en librairie en économisant les frais de diffusion ( le commercial ), de distribution ( la logistique ) et la marge du libraire.

          Mais alors il serait imméditement boycotté par les libraires en question et, dans l’ état actuel des choses, il ne peut vraiment pas se le permettre.

          • Jac95
            Jac95 répond à Fantomax
            (étudiante en édition)
            • Posté à 00h33 le 28/06/2011
            • Internaute 161508
              (étudiante en édition)

            En même temps si il souhaite se passer du libraire, en quoi cela lui poserait-il problème d’être boycotté ?

            • Fantomax
              Fantomax répond à Jac95
              escroc
              • Posté à 09h07 le 28/06/2011
              • Internaute 157606
                escroc

              Par libraire on entend aussi Fnac, Carrefour, Amazon... car tout le monde fera pareil, bien entendu.

              Du coup, sa diffusion sera extrêmement restreinte ( seulement sur le site internet de l’ éditeur ) et il se condamne à ne vendre que le dixième ( voire moins ) de ce qu’ il aurait pu espérer avec une vraie visibilité générale.

              Encore une fois, dans l’ état actuel des choses, le marché étant suscepible d’ évoluer plus ou moins rapidement.

        3 autres commentaires
    • Arthur-J
      Arthur-J répond à Ishtar
      Déserteur
      • Posté à 12h44 le 27/06/2011
      • Internaute 116150
        Déserteur

      D’autant que dans ce cas l’éditeur économise les frais de diffusion, de distribution et la mage du libraire.
      Quant au fait que l’éditeur ait du nez, filons donc la métaphore : celui-ci est souvent à l’image d’un chien truffier, formaté à ne repérer qu’un seul type de tubercule, laquelle est effectivement une pépite en terme marchand mais très surévaluée au regard de ses qualités gustatives.

      • Jac95
        Jac95 répond à Arthur-J
        (étudiante en édition)
        • Posté à 20h18 le 27/06/2011
        • Internaute 161508
          (étudiante en édition)

        C’est mal connaître la diversité du paysage éditorial français...

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à Ishtar
      • Posté à 23h18 le 27/06/2011
      • Internaute 12674

      Notez qu’avant d’acheter un ouvrage chez l’éditeur, il faut l’éditer.

      Lien

      Donc, fondamentalement le sélectionner, clefs de critères en main…
      Paul Laurendeau

  • 22decembre
    22decembre
    Social-libéral... C'est pas (...)
    • Posté à 11h00 le 27/06/2011
    • Internaute 137595
      Social-libéral... C'est pas (...)

    Ou acheter directement chez l’auteur ? (possible avec internet et les ebook).
    Pour moi le rôle d’un éditeur, c’est juste de sortir le livre sous la forme d’un bloc de papier...

    • Dave Feng
      Dave Feng répond à 22decembre
      • Posté à 11h07 le 27/06/2011
      • Internaute 27954

      Il y a deux difficultés à votre proposition :
      - un auteur qui n’aurait aucun capital symbolique aurait beaucoup de mal à attirer les lecteurs (les quelques auteurs qui font de la vente directe en vendant beaucoup se sont fiat un nom avant de basculer sur la vente directe) - l’éditeur exerce un rôle de sélection : il rend visible certains textes qui sinon seraient perdus dans l’océan du Net...
      - l’éditeur accompagne souvent l’écriture. Il a parfois de bonnes suggestions de correction. Il apporte un soutien moral et technique à l’auteur (beaucoup d’auteurs sont incapables de rendre un texte « propre » : cela dit, l’auteur pourrait payer de sa poche le correcteur, le graphiste, etc...) - et l’éditeur repère aussi les textes à traduire... Il n’est donc pas inutile dans la chaîne du livre.

      • 22decembre
        22decembre répond à Dave Feng
        Social-libéral... C'est pas (...)
        • Posté à 11h34 le 27/06/2011
        • Internaute 137595
          Social-libéral... C'est pas (...)

        Je ne demande jamais d’avis pour un livre (sauf des fois -rarement- quand des gens l’on lu, et toujours à ces gens là justement, jamais aux vendeurs)...

        Par contre, si les auteurs publiaient sur leurs sites, et qu’on construisait un index (genre, type de livre, nationnalité...), on pourrait peut être faire quelque chose de bien...

        Pour ce qui est de rendre un texte « lisible », des relecteurs, des avis d’auteurs ou d’extérieurs doivent être suffisants.

        Donc l’éditeur...

         
        • Dave Feng
          Dave Feng répond à 22decembre
          • Posté à 11h46 le 27/06/2011
          • Internaute 27954

          Vous faites une description très « passive » de l’éditeur. Si effectivement, il n’est qu’un type qui reçoit des manuscrits, les fait imprimer, les envoie en librairie, sa valeur ajoutée est faible... Mais il ne fiat pas que cela - souvent, une grande partie de ses titres sont à son initiative.

          Ensuite, si vous n’avez pas besoin de recommandation, c’est bien. Mais vous faîtes partie d’un petit groupe de lecteurs. Moi-même, je sais ce que je veux lire. Donc, je n’ai pas besoin de conseils. Mais votre cas et le mien sont statistiquement rares.

          Quant à l’index, il est vrai qu’il n’en existe pas de réussi. Pourquoi pas ? Mais je pense que les informations factuelles sur le livre suffiront à aiguiller les lecteurs. A voir.

          • 22decembre
            22decembre répond à Dave Feng
            Social-libéral... C'est pas (...)
            • Posté à 12h10 le 27/06/2011
            • Internaute 137595
              Social-libéral... C'est pas (...)

            Son rôle est actif bien sûr...

            De la même façon que le rôle d’un fabricant de voiture est de... fabriquer des voitures. Pourtant, il y a plein de metiers dans l’automobile... Les ingénieurs, designeurs, agents de mode, marketing...

            De même il faut lire les bouquins, sélectionner ceux qui méritent d’être imprimés... Ça procède d’une logique de marché, comme d’hab’.

            Pour revenir au sujet, on peut dire que les lecteurs qui ont besoin de conseils iront toujours voir un libraire. Les autres (nous, gros lecteurs...) doivent-ils être négligés ? Non. Pourtant, pour l’instant, j’ai rarement vu une démarche spécifiquement pour moi en dehors de la carte de fidélité de fnac & co.

            Et j’aimerais pouvoir avoir un meilleur contact avec l’auteur (les salons du livre et de la bd sont de vraies cohues). L’éditeur, bof...

            Donc oui, je pense que l’auto-édition numérique (la plus facile à mettre en place) a du bon. Elle permet de remettre auteurs et lecteurs ensemble, simplifie les choses...
            Bien sûr, en dehors du numérique, il faut toujours des libraires. Justement, récemment, il y a eu un débat sur la Fnac. On disait qu’il fallait revenir vers les petits libraires. Mais comment s’insèrent-ils dans le sujet de l’article ? Un petit libraire peut-il être éditeur ? Et les petits libraires ont rarement de belles masses de bouquins où fouiller...
            Faudra que je retente l’expérience un jour...

            • Dave Feng
              Dave Feng répond à 22decembre
              • Posté à 12h28 le 27/06/2011
              • Internaute 27954

              La difficulté avec les libraires « indépendants », c’est qu’il leur est difficile d’aider les éditeurs « indépendants », dans la mesure où cela augmente pour eux le risque de ne pas vendre. Pour rester à flots, il leur faut piocher dans ce qui « partira » peu à peu. Il est triste de voir que les petites éditeurs sont plus faciles à trouver dans une grosse Fnac ou sur Amazon, que dans les librairies « indépendantes »...
              - enfin, vous avez raison, il faut distinguer les lecteurs et définir des circuits distincts.

            • universe223
              universe223 répond à 22decembre
              être humain
              • Posté à 18h15 le 29/06/2011
              • Internaute 147832
                être humain

              Si les petits libraires n’ont pas de » belles masses de bouquins », c’est peut-être aussi parce que de plus en plus les gens viennent chez eux pour voir et lire des passages du livre qui les intéresse avant de retourner chez eux et commander sur internet. N’oublions jamais que le libraire doit vendre pour pouvoir vivre : essayons de ne pas confondre librairie et médiathèque.
              Par libraires j’entends bien sur ceux de quartiers(de plus en plus rare malheureusement) ils sont en général les seuls à accepter de vendre des livres venant de petites maisons d’édition.La fnac n’a jamais été une librairie,mais une grande surface de la culture.Heureusement que la loi « Lang “ uniformise le prix du livre,sinon les petites librairies et par voie de conséquence les petits éditeurs auraient disparus depuis longtemps.Pour s’en convaincre,regardons ce qui c’est passé dans l’industrie du disque.

              • 22decembre
                22decembre répond à universe223
                Social-libéral... C'est pas (...)
                • Posté à 18h21 le 29/06/2011
                • Internaute 137595
                  Social-libéral... C'est pas (...)

                J’ai quasiment jamais « jeté un oeil dans le bouquin » avant de l’acheter sur internet. Je ne me rappelle même pas avoir eu un jour telle pratique !

                Il n’empêche que la librairie juste à côté de chez moi, j’ai pas envie d’y entrer : des bouquins moches et une boutique vieillotte. Un coup de peinture et un coup de jeune ?

                La loi Lang s’applique aussi maintenant au livre numérique et c’est un peu dommage...

                • universe223
                  universe223 répond à 22decembre
                  être humain
                  • Posté à 21h55 le 29/06/2011
                  • Internaute 147832
                    être humain

                  Coup de peinture,coup de jeune,encore faudrait-il en avoir les moyens.Boutique vieillotte,moi j’y vois l’odeur des livres ; bouquins moches : c’est quoi ? Je ne savais pas qu’il y avait une date limite d’utilisation pour la culture.
                  Petit détail en passant,le coup d’oeil dans le bouquin,c’est du vécu.A une époque je fus libraire.
                  Le côté aseptisé des choses,les néons blafards,le monde virtuel : non merci,je n’en veux pas.Rien ne remplacera jamais pour moi l’odeur du papier et de l’encre.
                  Peut-être suis-je une vieille « réac »,mais tant pis,j’assume et j’en suis fière.
                  L’atmosphère vieillotte de certaines librairies,c’est ma « madeleine de Proust »

                  • 22decembre
                    22decembre répond à universe223
                    Social-libéral... C'est pas (...)
                    • Posté à 22h25 le 29/06/2011
                    • Internaute 137595
                      Social-libéral... C'est pas (...)

                    Je suis un gros lecteur, pourtant j’ai jamais fais attention à l’odeur d’un livre.

                    Oui, des bouquins vieux, sans couleur, sans joie, une boutique « vieille »... Bah moi j’ai pas envie de rentrer là dedans.

                    Pourtant, j’ai 25 ans, et je lis 60 bouquins par ans. Je dois en acheter 5 ou 6 par ans, mais j’ai pas encore les moyens de faire mieux... Un libraire qui m’attire, il a l’assurance d’écouler quelques kilos de livres chaque année !

                    Si vous voulez que les jeunes reviennent vers les librairies, il faudrait peut être que celles-ci reviennent vers les jeunes. Moi, le libraire de quartier m’intéresse pas...

                    • universe223
                      universe223 répond à 22decembre
                      être humain
                      • Posté à 23h09 le 29/06/2011
                      • Internaute 147832
                        être humain

                      Le libraire de quartier ne vous intéresse pas ; je crois que nous pouvons cesser là cet échange.
                      Vous avez vos idées-que je respecte-moi les miennes ; j’ai 50 ans.C’est peut-être ce que l’on nomme le fossé des générations.
                      Bon vent à vous et bien cordialement.

                      • 22decembre
                        22decembre répond à universe223
                        Social-libéral... C'est pas (...)
                        • Posté à 23h17 le 29/06/2011
                        • Internaute 137595
                          Social-libéral... C'est pas (...)

                        Quel empressement à couper un débat bien commencé du coup d’une hache...

                        Dommage. Cordialement.

          • unagi-
            unagi- répond à Dave Feng
            卑語
            • Posté à 12h36 le 27/06/2011
            • Internaute 24252
              卑語

            est ce qu´un vendeur renault va vous dire que ses voitures sont pourries ?
            Internet à mon humble avis permet de remettre le lecteur au centre.
            La fonction du libraire prescripteur est primordiale aussi.
            Je trouve assez odieux le début de leatribune ou l´auteur après un panégyrique du libraire, demande aux lecteurs de le tuer.

            • Dave Feng
              Dave Feng répond à unagi-
              • Posté à 12h45 le 27/06/2011
              • Internaute 27954

              Puisqu’on en est aux comparaisons, l’éditeur est plus un ingénieur, imaginant des voitures qu’un veneur de voitures - il essaye de faire les meilleurs livres possibles. D’ailleurs, si vous êtes un commercial, ce n’est pas très intéressant de travailler dans l’édition, un secteur où le salaire d’un commercial sera sans doute plus bas qu’ailleurs.

              • unagi-
                unagi- répond à Dave Feng
                卑語
                • Posté à 13h03 le 27/06/2011
                • Internaute 24252
                  卑語

                Faites le compte des éditeurs qui font leur travail dans le sens premier du terme.
                Pour le reste ce serait comme de dire que barclay prend des risques artistiques.
                Regardez le trust des « grands éditeurs » pour les prix littéraires, les livres en tête de gondole, les revues literraires radio ou tv.
                Interrogez les classements des ventes...
                Nous sommes sur du business pur et dur, avec ses strates et différents acteurs.
                Je pense que le numérique peut être un chance pour de petits éditeurs pour sortir d´un marché verrouillé,caractérisé par le retour sur investissement et la platitude.
                Il peut aussi y avoir une réflexion sur le livre comme objet.
                Les choix de fabrication en france font du livre une chose ayant plus avoir avec une grande surface qu´avec la transmission.
                Il y a une réflexion importante qui est marche sur le devenir du livre et de ces modes de distribution.

                • Torquemadam
                  Torquemadam répond à unagi-
                  Stateux
                  • Posté à 14h17 le 27/06/2011
                  • Internaute 63510
                    Stateux

                  Néanmoins, beaucoup d’éditeurs vendent un pack tranquillité à l’auteur (surtout les gros d’ailleurs) qui dit, tu t’occupes d’écrire, on s’occupe du reste et si tu as le moindre problème, tu viens nous voir, on va trouver une solution...
                  D’autant que les gros peuvent se permettre quelques risques à travers notamment, des maisons filles...

                  • unagi-
                    unagi- répond à Torquemadam
                    卑語
                    • Posté à 14h40 le 27/06/2011
                    • Internaute 24252
                      卑語

                    Ce qui pour une cession d´une partie non négligeable de ses droits n´est pas très cher payé.
                    La tranquillité a un prix.
                    Le passage au numérique est inéluctable et totalement á l´opposé dans l´esprit et la démarche aux modèles traditionnels.
                    La réaction peut etre soit freiner des deux pid en essayant de tenir le plus longtemps possible et je le pense au détriment des auteurs, soit innover.

                    • Torquemadam
                      Torquemadam répond à unagi-
                      Stateux
                      • Posté à 15h22 le 27/06/2011
                      • Internaute 63510
                        Stateux

                      Ah mais je ne suis pas contre le travail de l’éditeur, bien au contraire...
                      La tranquillité se paye effectivement...

                      Le livre numérique, j’ai un doute... Cela fait des années que les comics américains (ça fait un peu pléonasme là) essaient de le lancer et ça ne marche pas... Ça ne décolle pas.
                      Il y a des raisons certaines doivent m’échapper mais lire sur un écran me pose problème. Les livres n’ont pas de problème de batteries et nous avons pas peur de les emmener n’importe où...
                      Et enfin, un de mes arguments préférés, on ne peut pas les emmener aux toilettes ! ! ! ! !

                      Après, je suis d’avis de laisser les deux et de proposer (sans augmentation de prix mais là je doute) la copie papier (bref le livre) et la copie numérique à récupérer sur un serveur quelconque pour l’achat du livre.

                      • 22decembre
                        22decembre répond à Torquemadam
                        Social-libéral... C'est pas (...)
                        • Posté à 16h12 le 27/06/2011
                        • Internaute 137595
                          Social-libéral... C'est pas (...)

                        « Après, je suis d’avis de laisser les deux et de proposer (sans augmentation de prix mais là je doute) la copie papier (bref le livre) et la copie numérique à récupérer sur un serveur quelconque pour l’achat du livre. »
                        Tout bon pour ça...

                        Pour ce qui est de lire sur écran, pas terrib’ oui, mais on y viendra, parce que nos nouveaux modes de travail l’imposeront.

                        Je sors de trois mois de projets dans une école danoise. Je travaillait en anglais sur un reglement en anglais (l’eurocode). Devoir travailler sur un projet à l’autre bout du monde et dans une autre langue impose de se passer du papier.
                        Si j’avais eu une liseuse, j’aurais beaucoup mieux travaillé.

                        Au final, je vais vraiment m’acheter une liseuse, et quand je travaillerais avec des docs numeriques, ce sera avec ça ! Parce que c’est plus confortable...

                        Je vais aussi continuer à lire en anglais, achetés ou télechargés... Et c’est mieux sur liseuse. Maintenant, j’ai fais une liste assez draconienne de ce que j’attends du lecteur.

                        • Torquemadam
                          Torquemadam répond à 22decembre
                          Stateux
                          • Posté à 16h29 le 27/06/2011
                          • Internaute 63510
                            Stateux

                          Il y aune différence entre lire un document de travail et lire un roman (essai ou autre genre) pour le plaisir...

                          J’ai commencé à m’intéresser aux liseuses, j’avoue que je n’ai pas aimé (j’adore l’odeur d’un livre par exemple), les prix sont encore hauts pour une offre pas assez développé.

                          Je pense par contre que la liseuse aurait pu (dû) se développer dans le monde pro plus rapidement. Maintenant, je crains que les tablettes de type Ipad (ou autre comme galaxy tab...) qui intégrent la fonction prennent le pas sur les liseuses.

                          • 22decembre
                            22decembre répond à Torquemadam
                            Social-libéral... C'est pas (...)
                            • Posté à 16h58 le 27/06/2011
                            • Internaute 137595
                              Social-libéral... C'est pas (...)

                            Il y a une difference, mais pas tant que ça à mon sens...

                            Les liseuses sont aux alentours de 200 € (plus ou moins), alors que l’ipad est à 500 €. La différence est notoire.
                            Faut voir ce qu’il y a sur la liseuse...
                            Le prix, ce devrait être sur le livre numérique qu’il se ferait. Or la loi sur le livre met quasi le prix du numérique au prix du papier, ce qui est ... pourri ...

                            • Torquemadam
                              Torquemadam répond à 22decembre
                              Stateux
                              • Posté à 17h14 le 27/06/2011
                              • Internaute 63510
                                Stateux

                              L’Ipad est autour de 500 euros mais on peut en trouver autour de 350€.
                              Je ne sûr que la différence de prix soit très rédhibitoire pour la clientèle à qui cela s’adresse.

                              Après, je pense qu’il faut plus associer le livre papier au livre numérique voire créer des lots, avec la copie numérique en plus du livre...

                              • 22decembre
                                22decembre répond à Torquemadam
                                Social-libéral... C'est pas (...)
                                • Posté à 17h35 le 27/06/2011
                                • Internaute 137595
                                  Social-libéral... C'est pas (...)

                                On achète le papier et on a la copie numérique ? Je vote pour !

                                En attendant, j’aimerais aussi pouvoir avoir le livre numérique seul pour moins cher ! Parce que 20 € (le même prix qu’un gros bouquin) pour un fichier qui coûte quasiment rien (pas de logistique), j’aime pas trop !

                                • Torquemadam
                                  Torquemadam répond à 22decembre
                                  Stateux
                                  • Posté à 14h19 le 28/06/2011
                                  • Internaute 63510
                                    Stateux

                                  Je ne connais pas bien les prix des livres numériques mais les vendre plus chers que les poches, c’est se tirer une balle dans le pied...
                                  Il me semblait qu’on en trouvait à moins cher quand même...

                                  • 22decembre
                                    22decembre répond à Torquemadam
                                    Social-libéral... C'est pas (...)
                                    • Posté à 21h08 le 28/06/2011
                                    • Internaute 137595
                                      Social-libéral... C'est pas (...)

                                    Un vendeur de la Fnac m’a dit que c’était le même prix quasiment. À vérifier ? ...

                                    • Torquemadam
                                      Torquemadam répond à 22decembre
                                      Stateux
                                      • Posté à 12h04 le 29/06/2011
                                      • Internaute 63510
                                        Stateux

                                      Après avoir jeté un œil sur le site internet de la fnac, j’ai l’impression qu’il y a un peu de tout...
                                      Effectivement, c’est peu ou prou le même prix qu’un livre classique...

                      • Omelette
                        Omelette répond à Torquemadam
                        un type.
                        • Posté à 08h29 le 28/06/2011
                        • Internaute 157018
                          un type.

                        Bonjour.
                        Vous parlez de la France, alors ! Car aux Etats-Unis, les comics se vendent comme des petits pains. Il y a beaucoup moins de piratage, aussi, mais c’est une autre histoire.
                        Et on peut lire aux toilettes sur l’iPad ou les tablettes.

                        • Torquemadam
                          Torquemadam répond à Omelette
                          Stateux
                          • Posté à 14h25 le 28/06/2011
                          • Internaute 63510
                            Stateux

                          Pas les e-comics, ils ne se vendent pas si bien que ça et beaucoup sont simplement l’édition électronique des comics, il n’y a pas (ou très peu) de créations originales.
                          Le grand Stan Lee s’est cassé les dents sur un projet semblable...

                          Il n’y a pas moins de piratage aux USA qu’en France...

                          • Omelette
                            Omelette répond à Torquemadam
                            un type.
                            • Posté à 15h49 le 28/06/2011
                            • Internaute 157018
                              un type.

                            Peut-être qu’il s’agit de comics existants numérisés, en effet.

                            • Torquemadam
                              Torquemadam répond à Omelette
                              Stateux
                              • Posté à 16h19 le 28/06/2011
                              • Internaute 63510
                                Stateux

                              Si tu prends Marvel comiccs (l’un des plus gros si ce n’est le plus gros), ils ne produisent pas de contenus pour internet mais numérisent ce qu’ils ont déjà (ils le mettent en ligne, tout est déjà numérisé) voire font des actions marketing avec des contenus spécifiques mais pas de comics « neufs ». De temps en temps, ils remettent en ligne des vieux numéros...

  • Dave Feng
    • Posté à 11h02 le 27/06/2011
    • Internaute 27954

    Je suis d’accord avec le coup de tronçonneuse que vous proposez. Mais, pour poursuivre plus avant la discussion, je me demande comment surmonter les écueils suivants :
    - les lecteurs apprennent à lire grâce aux librairies et aux bibliothèques (il faut donc aider ces deux acteurs) ;
    - les lecteurs sont souvent vieux - et pas si férus que cela de nouvelles technologies (donc, il ne sont pas très sensibles à la recommandation par les réseaux sociaux, et restent influencés par les librairies...) ;
    Mais j’irai même plus loin que vous : le travail d’un éditeur, c’est de sortir des textes, et pas de sortir des livres - les livres ne sont qu’un moyen matériel de diffuser des textes. Quand ce moyen devient contre-productif, il faut interroger sa prédominance.

  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 11h10 le 27/06/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    A l’heure d’internet, à part le créateur, donc l’auteur, tous les autres intermédiaires vont sauter. Chaque auteur s’auto éditera, c’est surement leurs agents finalement qui vont le plus y gagner dans cette affaire.
    Pour le reste, la promotion ce n’est qu’une question de marketing, il y a certainement de bons auteurs qui n’ont jamais été publiés par les éditeurs, et qui resteront anonymes sur le web, alors que tant d’autres qui ne sont pas des écrivains encombrent les pilons avec leurs invendus.

    • Dave Feng
      Dave Feng répond à PGC
      • Posté à 11h16 le 27/06/2011
      • Internaute 27954

      Je suis un peu sceptique. Vous parlez au futur. Mais la vente directe, la diffusion directe, cela fait dix ans que cela existe, et, pour l’instant, que ce soit dans la musique ou le livre, le résultat est très mitigé. Les lecteurs ont toujours besoin de sources de prescription qui sont autant de filtres.
      - ce serait assurément bien si les auteurs, en vendant directement, pouvaient davantage vivre de leur art. Mais, pour l’instant, cela ne marche pas comme cela. Sauf pour ceux qui avaient déjà un nom AVANT de faire de la diffusion et vente directes.
      La question est : soit les usages vont changer avec les nouvelles générations - soit le besoin de recommandation demeure fondamental.
      On verra.

      • PGC
        PGC répond à Dave Feng
        Impair Impasse89
        • Posté à 11h32 le 27/06/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        Oui, c’est un peu comme pour le disque, où les éditeurs ont jeté les auteurs à « faible ou très moyenne » vente pour des compils ou les monuments -qui commencent à sentir le renfermé- rentables mais sans aucun renouvellement.
        Internet dessine peu à peu quelque chose d’un nouveau comportement, il en ira de même pour le livre.
        La recommandation des livres risque de passer par le buzz, là on peut craindre le pire, mais les bons s’ils arrivent à faire amorcer la lecture de leur oeuvre, peuvent espérer avoir un lectorat digne de ce nom. Après, les écrivains qui vivent de leur plume ont toujours été l’exception, même avant internet.

         
        • Dave Feng
          Dave Feng répond à PGC
          • Posté à 11h40 le 27/06/2011
          • Internaute 27954

          Sur les nouveaux comportements, il est possible que cela créée surtout des prestataires multiples - si vous êtes auteur « indépendant », il va vous falloir un beau site, avec une solution marchande « solide », il va vous falloir faire de la diffusion (de l’information) et de la distribution (physique si vous êtes resté au livre papier...). Pas sûr que les auteurs aient tous envie de s’occuper de cela.

          Sur la question de la rémunération. Si, dans le circuit classique, l’auteur vend 1500 exemplaires d’un roman à 10EUR, il gagne 1500EUR. S’il vend en direct, il peut récupérer 7500EUR. Dans l’idéal, c’est pas mal. Après, il va falloir les sortir, les 1500 ventes directes...

          • 22decembre
            22decembre répond à Dave Feng
            Social-libéral... C'est pas (...)
            • Posté à 11h50 le 27/06/2011
            • Internaute 137595
              Social-libéral... C'est pas (...)

            Ces prestataires multiples, ils existent déjà en version papier (les éditeurs, distributeurs, la chaine logistique).

            D’autre part, une fois le site web conçu, ça y est, il est fini, plus besoin de payer !

            Prenons le cas d’un auteur débutant. Un moteur de blog gratuit type wordpress semble suffisant.
            Si vous êtes un auteur plus accompli avec X ventes, vous pouvez bien payer quelqu’un pour faire votre site... Donc no problemo !

            • Dave Feng
              Dave Feng répond à 22decembre
              • Posté à 12h07 le 27/06/2011
              • Internaute 27954

              Mais les outils que vous décrivez, ils existent déjà, sont déjà employés, et sans succès ! - Je crois que vous ne comprenez pas ma position : je veux que cette utopie advienne : je veux que les auteurs écrivent en liberté, vendent directement, vivent de leur art. Mais comment le faire ? Une petite recherche sur Internet vous montrera qu’il y a des milliers de gens qui font de l’auto-édition, en vendant directement leurs livres, et en inondant Facebook et Twitter d’annonces... Cela n’a pas l’air de fonctionner.
              Il faut distinguer les outils technologiques et les usages culturels des individus. Les outils existent. Ils ne suffisent pas si les lecteurs ont des croyances incorporées.
              Je lis beaucoup, mais je n’achète jamais d’auteur auto-publié. Pas par principe. Mais parce qu’il y a déjà beaucoup d’éditeurs - et qu’un auteur, s’il prend son bâton de pèlerin, peut trouver un éditeur sur lequel se décharger des tâches ingrates qui ne l’enthousiasment peut-être pas.

              • 22decembre
                22decembre répond à Dave Feng
                Social-libéral... C'est pas (...)
                • Posté à 12h20 le 27/06/2011
                • Internaute 137595
                  Social-libéral... C'est pas (...)

                Je ne trouve pas moi-même ces auteurs (mais je m’y prends sûrement mal).

                Je vois pas vraiment l’éditeur comme un bon gars gentil qui aide l’auteur.

                Pour moi, c’est un marchand ! Un fabriquant !

                Le type qui m’intéresse, c’est l’auteur. C’est lui l’artiste. Donc l’éditeur... (Mais je me répète).

                Pour résumer ma position : l’éditeur est utile pour sortir le livre en papier. Pour le reste ? Un intermédiaire de plus...

                • Jac95
                  Jac95 répond à 22decembre
                  (étudiante en édition)
                  • Posté à 20h44 le 27/06/2011
                  • Internaute 161508
                    (étudiante en édition)

                  Vous connaissez visiblement très mal le métier d’éditeur. L’auteur sans l’éditeur n’est pas grand chose et inversement.
                  Par ailleurs dans une maison d’édition cohabitent de nombreux métiers qui contribue à rendre la lecture d’un texte agréable et cela passe par la correction (parfois la réecriture), mais aussi par la mise en page, le choix du papier, le choix de la typographie etc.
                  De plus l’auteur autant que l’éditeur souhaite que son livre soit vendu et donc lu. Les auteurs comptent énormément sur leur éditeur, sur leur attaché de presse pour que ce livre soit le maximum éclairé.

                  Même un texte sur un écran se doit d’être agréable à lire et les tapuscrits ne sont pas des textes plaisants à lire. Même si le livre numérique devient la norme, l’éditeur aura toujours un rôle à jouer autant pour la mise en forme du texte que pour la communication qui l’entoure. Dans les méandres d’internet un livre n’a pas plus de chance de s’en sortir que sur les tables surchargées des libraires.

                  • 22decembre
                    22decembre répond à Jac95
                    Social-libéral... C'est pas (...)
                    • Posté à 21h24 le 27/06/2011
                    • Internaute 137595
                      Social-libéral... C'est pas (...)

                    J’accorde volontiers que j’y connais quedalle au metier d’éditeur.

                    Mais encore une fois, l’éditeur, il est juste un marchand. C’est pas lui l’artiste. Bien sûr il veut vendre le livre. Mais c’est qu’une question commerciale.

                    • Jac95
                      Jac95 répond à 22decembre
                      (étudiante en édition)
                      • Posté à 23h28 le 27/06/2011
                      • Internaute 161508
                        (étudiante en édition)

                      La moitié des éditeurs font avant tout leur métier car ils aiment l’objet livre. L’éditeur n’est pas du tout un marchand, mais toute activité commerciale répond à une logique de marché on ne peut l’éviter. Pour autant les éditeurs publient souvent les textes qui leur plaisent, avec oui forcément l’envie de les vendre, pour pouvoir continuer à produire d’autres livres.
                      Le paysage éditorial français est très varié. Les éditeurs n’ont pas tous la même logique que Hachette. Si l’on ne publiait que dans l’optique de vendre du papier on ne produirait que du Musso et du Marc Lévy, hors aujourd’hui on produit plus de 60 000 bouquins par an (qui ne sont pas ts de qualité bien évidemment)

                      Je pense que vous surestimez le travail de l’auteur et n’accordez que peut d’importance au travail d’une maison d’édition, alors qu’elle rend les textes lisibles et publiables (à la fois sur le papier et sur un écran). Vous seriez surpris de découvrir les manuscrits que reçoivent les maisons d’éditions.
                      Et je pense que peu d’auteurs souhaitent se séparer de leur éditeur, ce n’est pas du tout une logique de dominant/dominé. L’auteur et l’éditeur travaillent main dans la main et l’auteur reste toujours maître de son texte.

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