Ce que DSK révèle des USA : le complexe « plus saint que toi »

Bernard Cohen
Ecrivain et traducteur
Publié le 03/07/2011 à 10h04

Comme nous nous connaissons mal, nous les habitants du village global et les utilisateurs du forum mondial - d’idées et aussi, hélas, de ragots - qu’est Internet ! Quelle que soit l’issue juridique précise de l’affaire DSK à New York, c’est sur la psychanalyse (et parfois la psychose) collective que cette histoire a permise qu’il faut s’arrêter.

En tant que traducteur littéraire, donc de « passeur de mots » entre des cultures et des sociétés, j’ai été maintes fois fasciné, et parfois terriblement irrité, par le fossé d’incompréhension entre la sphère anglo-américaine et celle de la France que cette histoire a révélé, et sans doute creusé.

La procédure expéditive employée par les autorités policières et judiciaires américaines contre DSK, sa criminalisation systématique - rappelons que sa mise en liberté a été initialement refusée en raison de « son tempérament violent », dixit le procureur - a choqué plus d’un en France.

D’autres au contraire y ont vu la preuve de l’admirable égalitarisme du système américain, qui ne craindrait pas de s’attaquer à un « riche et puissant » pour protéger une victime d’humble condition. La réalité est à la fois plus simple et plus complexe.

« Naissance d’une nation »

Le maintien de l’ordre et l’imposition de la justice, aux Etats-Unis, sont régis par un principe et par un présupposé à la base de l’identité nationale américaine :

  • le premier veut que le peuple américain a une mission « spirituelle » dans la réalisation de la démocratie ;
  • le second, implicite, qu’un non-Américain ne peut jamais assimiler la portée morale de cette ambition.

Regardez Gangs of New York de Martin Scorcese, cette fresque à la fois très critique et passionnément américaine dépeignant la « naissance d’une nation » : la mentalité commune à tous ces groupes sociaux encore disparates, en train de s’inventer en tant qu’entité nationale, c’est le « holier-than-thou », « plus saint que toi » littéralement, un terme tellement usité qu’il en est venu à s’appliquer à quiconque imbu de sa personne, sûr de sa supériorité morale et de sa supériorité tout court.

Avec son étymologie directement biblique (Isaïe 65 : 5), l’expression moderne décrit une attitude, une mentalité des plus répandues en Amérique, au point que le groupe Metallica en a fait une chanson.

Ces dix dernières années, j’ai eu maintes fois à me frotter au système légal américain, en particulier à son redoutable service d’immigration, et c’est un comportement que j’ai retrouvé en permanence. Un policier, un agent de la sécurités des frontières, un procureur, un juge, ne vous considèrent pas tant présumé coupable ou présumé innocent que « présumé perfectible », un être destiné à être remis sur la « bonne voie » même si votre voie n’a rien de répréhensible ni d’illégal.

D’où le zèle moralisateur que l’affaire DSK a déclenché dans la conscience collective américaine et dans son expression médiatique. Même les éditorialistes généralement nuancés et pleins d’humour - je pense notamment à Maureen Dowd au New York Times - ont vu là l’occasion de lancer un message transatlantique :

« OK, les Européens sophistiqués et décadents ont tendance à se gausser de nous et à nous présenter comme des puritains mal dégrossis, eh bien nous allons leur montrer que “ nous ” détenons la justice, et que cette manière de régicide moderne - la tête du patron du FMI ! - se fera au nom des principes les plus sacrés de notre époque ».

C’est cette idée d’être détenteur d’une sorte de « super-justice » qui explique que l’une des démocraties les plus jeunes et actives au monde se retrouve seule parmi le groupe de régimes réactionnaires et passéistes à toujours pratiquer la peine capitale.

Lynchage médiatique

Mais l’Amérique a aussi ajouté à la chaise électrique une autre manière légale de tuer : le lynchage médiatique et symbolique. On l’a encore vu récemment avec l’affaire du politicien qui n’avait trouvé rien de mieux que de tweeter à des inconnues comme un collégien refoulé ; aucun délit, sinon celui d’avoir outrepassé les bornes de la bienséance et de s’appeler Weiner, ce qui a permis à nombre de petits malins de la télé de faire impunément des blagues - du même niveau de potache attardé, d’ailleurs - sur son nom, « weiner » signifiant « bite » en argot américain.

Quand on ajoute que c’est aussi le terme désignant la saucisse de hot-dog, et que ledit Weiner a fini par s’esquiver de la politique en annonçant qu’il allait « suivre des cours de réhabilitation pour devenir un bon mari », on atteint l’aspect le plus radicalement « kitsch » du moralisme américain, au sens dans lequel Milan Kundera l’emploie, le kitsch comme négation des nuances et de la complexité du réél.

De même que l’affaire DSK a montré à quel point les Français connaissaient mal la logique de la justice américaine, elle a révélé la force des préjugés que le monde anglo-saxon, et notamment les Américains, entretiennent vis-à-vis des Français.

La quantité de platitudes déblatérées à propos de « l’impunité des séducteurs machistes en France » au cours de ces quelques mois - avec une mention spéciale pour les plumitifs canadiens, qui dans ce genre de tension transatlantique se croient toujours obligés d’en rajouter dans les généralisations caricaturales - serait risible si elle ne me ramenait pas, une fois encore, à la posture « holier-than-thou ».

Et le fascinant est que pendant quelques semaines un bon paquet de commentateurs français ont semblé pris de honte devant les admonestations du grand frère de l’autre côté de la mare aux harengs, tout penauds d’être accusés de faire preuve d’une complaisance coupable envers ces « violeurs potentiels » que seraient les coureurs de jupon.

Pareillement, les fervents avocats du « perp walk » outre-Atlantique, qui vantaient hier encore les vertus de cette mise en scène dégradante et voyeuriste - popularisée par l’un des politiciens les plus glauques de l’histoire moderne américaine, Rudolph Giuliani -, sont aujourd’hui pris de doute et certains réclament même... son interdiction.

Impasse morale

Ce que cette histoire a démontré, c’est qu’à l’ère d’Internet les spécificités nationales peuvent se transformer en arguments et en armes de destruction sélective. Il y a eu un « délit d’européanité » retenu contre DSK, et après leur hâte à généraliser, juger et condamner, même les plus fins des intellectuels américains se retrouvent maintenant dans une certaine impasse... morale.

Après s’être arrogé le droit de « protéger » la victime présumée, la partie civile la criminalise maintenant au nom de « mensonges » pas forcément liés à l’affaire elle-même. Péché absolu, elle aurait menti au Service d’immigration, cet Etat dans l’Etat qui, sous prétexte de monter la garde autour de la spécificité américaine, échappe pratiquement à tout contrôle du pouvoir législatif, voire même de l’exécutif.

Ayant moi-même été accusé de « mensonge » par ces services avant qu’ils ne se rétractent lamentablement - sans excuse formelle, évidemment –, je connais la véhémence avec laquelle cette accusation peut être portée aux USA.

Mais le mensonge est un concept flexible qui, employé à tort et travers, présente le risque d’amener à penser que l’Etat (ou « le peuple ») détiendrait une vérité transcendante. Ce que les procureurs de New York viennent certainement de ne « pas » prouver.

Après l’assaut de moralisme, le revirement spectaculaire de l’accusation publique ouvre certainement la porte à un désarroi moral aux Etats-Unis.

« Y a-t-il un innocent ? » dans l’affaire DSK, s’interroge ainsi non sans une certaine perplexité ingénue Judith Thurman dans son blog. Journaliste du New Yorker et excellente observatrice d’autres contextes culturels que le sien, elle exprime le désarroi de ceux qui pensaient avoir le pouvoir de condamner au seul nom de leur attachement exemplaire aux principes moraux.

En reconnaissant qu’elle a été au début « fière de la police et du bureau du procureur de New York », elle ajoute un élément émotionnel, presque irrationnel, qui tranche curieusement avec l’objectivité que l’on attend de quelqu’un de son niveau.

C’est par solidarité féminine, explique-t-elle - mais la réputation souillée d’un innocent mérite aussi quelque égard, soit-elle celle d’un « male pig » comme aiment à dire les néo-féministes américaines, d’un « cochon de mâle » - avant d’ajouter en une conclusion plutôt désinvolte :

« la morale de cette sombre histoire, c’est qu’il peut arriver des sales trucs à toute sorte de gens ».

Et ensuite, en reconnaissant que l’opinion publique américaine s’est hâté DSK en fonction de sa réputation de séducteur, elle emploie le terme recherché (et presque précieux dans le contexte) de « roué », un mot français passé tel quel en anglais.

Ce mot résume à lui seul les distances culturelles qui subsistent au temps de la pensée globale. En anglais contemporain, il désigne « quelqu’un qui recherche les plaisirs des sens » et, selon le Merriam-Webster, « un débauché, surtout âgé ».

Qu’à l’origine le mot français ait été appliqué aux suppliciés de la roue n’a sans doute pas de survivance dans l’inconscient anglo-saxon - encore que des titres comme le New York Post ont littéralement passé DSK à la roue médiatique - mais il est intéressant de noter que dans la langue de Voltaire il a rapidement perdu sa dimension sulfureuse après « les roués », les compagnons de débauche du Régent Philippe d’Orléans, pour devenir synonyme de « rusé » et même acquérir une nuance élogieuse, notamment au féminin, une « rouée » devenant ainsi, selon le Trésor de la langue française, « une femme très expérimentée dans le domaine de l’amour ».

Expertise amoureuse ne rime pas du tout avec délinquance sexuelle. Et en plaçant des impératifs moralisateurs avant la recherche dépassionnée de la vérité, en accablant sans prouver, en se mettant en scène au lieu de se mettre en question, en se montrant « holier-than-thou », bref, le système judiciaire américain vient de desservir non seulement des individus en chair et en os mais la crédibilité des futures victimes de vraies agressions sexuelles, car faire passer un témoignage du statut d’ « extrêmement crédible » à « peu crédible » en quelques semaines est d’une légereté confondante.

Pour paraphraser Nathaniel Hawthorne disant du célèbre philosophe Samuel Johnson que « sa moralité était aussi anglaise que le beefsteack », celle manifestée par les acteurs de ce drame judiciaire à New York restera « aussi américaine que le hot-dog ».

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  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox- répond à Éric Perrin
    mangeur de chouineur
    • Posté à 13h00 le 03/07/2011
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur
  • Baracuda
    Baracuda
    Dans les remous
    • Posté à 10h46 le 03/07/2011
    • Internaute 93411
      Dans les remous

    Dédicace franchouillarde aux « cousins d’outre Atlantique » ! !
    (Ils peuvent pas lutter....« le tien c’est le tien, le mien c’est le mien »...)

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 08h36 le 04/07/2011
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Merci Bernard pour cet éclairage sur nos amis les Yankees et leur phobie du mensonge.

    Et l’abominable mensonge de Bush & C° sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak et ses conséquences, il ne gêne pas ces mêmes vertueux Yankees ?

    • joisey_boy
      joisey_boy répond à Waldeck
      expat
      • Posté à 20h59 le 04/07/2011
      • Internaute 99008
        expat

      Et l’abominable mensonge de Bush & C° sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak et ses conséquences, il ne gêne pas ces mêmes vertueux Yankees ?

      Pour avoir la réponse, il faudrait sortir de temps en temps, au lieu de vous fier à vos organes de propagande habituels.

      Je suis au nombre des dizaines de millions d’électeurs qui ont voté contre Bush (2 fois) et je ne reconnais ni mon profil ni celui de mes amis dans cette caricature que vous nous servez comme si vous saviez quoi que ce soit d’un pays aussi complexe que les États-Unis.

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 11h11 le 03/07/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    A propos de la logique de la justice américaine, un bon billet sur le « doute raisonnable » :

    Lien

    @Waldeck,
    Pour mémoire, Donald Rumsfeld avait déclaré lors d’une conférence de presse avoir perdu 2300 milliards de dollars dans la comptabilité du Pentagone.
    Date de la conférence : 10 septembre 2001...

    ...6.6 milliards, évaporés sous le soleil de Bagdad entre 2003 et 2005, et qui devaient servir à la reconstruction...

    A propos de la Grèce qui a besoin de 120 milliards en 2014 pour éviter le défaut de paiement, les États Unis auront besoin, à partir d’août - et sur la base des projections du déficit fédéral actuel - de ce montant -120 milliards donc – mais par mois, c’est la question, la vraie : d’où vont sortir les 120 milliards mensuels dont l’Amérique a besoin quand la Chine n’achète plus de dette américaine depuis février dernier, que la FED est en faillite et que le pays a atteint son plafond de dette ?

    • HellKommander
      HellKommander répond à Sixpatte-
      Faire peur aux gens.
      • Posté à 13h24 le 03/07/2011
      • Internaute 150868
        Faire peur aux gens.

      Des planches à billets ? Huhu.

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 10h59 le 03/07/2011
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Vous qui philosophez tout le temps et critiquez les gens
    Ne sortez pas votre mouchoir, vous pleurerez plus tard.

  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 11h21 le 03/07/2011
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    sympa cet article qui explique ce dont on se doutait bien : les américains sont de grands enfants un peu bébêtes et naïfs qui se croient plus malins que les autres.

    Ceci dit, les commentaires laissés sur le NY Times et Post sont intéressants aussi : il semblerait qu’ils font moins les malins, pour le coup. Pas mal de commentateurs ont egalement une vision fort critique de leur presse et de leur justice. Tant mieux, ils murissent.

    Inversement, les articles et commentaires sur l’affaire DSK lus sur la rue sont également affligeants de bêtise et d’indignité. Comme quoi, rien n’est simple.

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Homere elmero
      Fou du volant
      • Posté à 11h40 le 03/07/2011
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Oui mais les américains, leur justice elle est pas comme la notre.
      Elle défend vachement bien les pauvres contre les riches et les femmes contre les hommes et le faible contre le puissant ..

      Hi Hi Hou Hou . Quand je pense qu’il y en a plein qui ont écrit ça doctement en le CROYANT sérieusement ..Rien que quand on sait le nombre de pauvres nègres innocents qui ont été électrocutés ou piqués par erreur..( les condamnés ils les piquent comme des animaux aux Etats-Unis maintenant, quelle dignité)

      HI HI HOU HOU HOU ! HAAAAA ! arrrg ! J’en ai mal au ventre tellement je me marre ..

      • Homere elmero
        Homere elmero répond à DiaboloSatanas
        communiste primitif
        • Posté à 11h44 le 03/07/2011
        • Internaute 87706
          communiste primitif

        électrocutés par erreur ou par calcul ou par commodité ?

        mais tu as raison, c’est trop bidonnant ces européens d’aujourd’hui tellement déboussolés et tellement peu surs d’eux-memes qu’ils finissent par croire ces bobards venus d’outre-atlantique...

         
        • A déménagé le 02-02-2012-2
          • Posté à 11h52 le 03/07/2011
          • Internaute 82025
            non connue

          L’affaire DSK par les odeurs :

          - au début, ça sentait le lieu
          - maintenant, ça sent le non-lieu

        • DiaboloSatanas
          DiaboloSatanas répond à Homere elmero
          Fou du volant
          • Posté à 11h55 le 03/07/2011
          • Internaute 79165
            Fou du volant

          Ce qu’il y a , c’est qu’on ne sait plus raconter des super histoires scénarisées avec des images chocs et des tas de rebondissements nous les européens.
          Tout ce qu’on est capables de faire encore , c’est des retransmissions de mariages princiers en Eurovision couleur avec des princes à têtes de nœuds et des princesses niaises décorées comme des arbres de Noël comme du temps de Léon Zitrone.

          Alors évidemment, on ne joue plus du tout dans la même catégorie.

        2 autres commentaires
      • Shakana
        Shakana répond à DiaboloSatanas
        (Entre parenthèses)
        • Posté à 12h25 le 03/07/2011
        • Internaute 30512
          (Entre parenthèses)

        La légalisation de ces exécutions par le pouvoir judiciaire est un grand progrès par rapport aux lynchages populaires, du KKK par exemple.

        Avant, ces tueries étaient le fait d’extrémistes racistes hors contrôle. Aujourd’hui, c’est au nom du peuple tout entier qu’elles sont pratiquées. Et donc au nom des afro-américains aussi...

        Ce qui prouve que la démocratie US est naturellement perfectible.
        J’en reste coi d’admiration !

         
        • DiaboloSatanas
          DiaboloSatanas répond à Shakana
          Fou du volant
          • Posté à 12h32 le 03/07/2011
          • Internaute 79165
            Fou du volant

          On ne s’en lasse pas de leurs conneries. C’est comme ça qu’ils nous tiennent.

        1 autres commentaires
  • Shakana
    Shakana
    (Entre parenthèses)
    • Posté à 11h27 le 03/07/2011
    • Internaute 30512
      (Entre parenthèses)

    Bon éclairage sur la société et la construction de la justice « populaire » US.

    Aux USA, les impératifs moralisateurs supplantent la recherche dépassionnée de la vérité... en France la recherche de la vérité n’a aucun sens ni aucun fondement...

    Suite à la révélation de l’humanité de la victime présumée, dont on avait inventé une pureté exemplaire mythique, avec ses faiblesses et ses failles, ne concernant en rien l’affaire de la suite 2806 et qui n’est pour l’instant que traitée de pute, de trafiquante de drogues et d’escroc, en attendant mieux, DSK est blanchi de toute présomption d’agression sexuelle par une majorité de français et pire, par l’ensemble des responsables politiques PS prêts à dérouler le tapis rouge devant un présumé violeur !

    On escamote le fait que la présomption d’innocence n’annihile en rien le crime dénoncé par la présumée victime.

    Mais l’histoire politique de France n’arrête pas d’égrener les notables renforcés dans leur représentativité électorale par un passage par la case condamnation en justice.

    Si DSK est condamné, ce n’est pas la peine que Sarkozy se présente en 2012... Il sera balayé, pulvérisé par l’élection de DSK avec un score historique dès le premier tour sous les acclamations d’un peuple que de Gaulle définissait sous le terme de veaux...

    • Rebel Yell
      Rebel Yell répond à Shakana
      Je pose une question.
      • Posté à 11h52 le 03/07/2011
      • Internaute 127333
        Je pose une question.

      @ Shakana :

      Conclusion 1 : DSK pourrait bien accepter de se présenter aux présidentielles de 2012 rien que pour emmerder les Américains (des USA).

      Conclusion 2 : Et donc les Français pourraient bien élire DSK en 2012... pour exactement la même raison.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 13h15 le 03/07/2011
    • Internaute 24252
      卑語

    Un passeur de mots c´est un passeur de plats, bavard.
    Je n’ai pas entendu parler d’abandon de charges ou que l’accusation de viol faisait partie des mensonges.
    L’affaire révèle encore et toujours les mêmes errements et la situation sociale de dsk au cœur de l’affaire.
    On peut camoufler ça en guerre des civilisations ou baver sur le présuppose fondamentalisme chrétien de plus de 311 millions d’habitants et dsk redevenir le candidat des médias et des sondages.

    Ils ne sont plus tous américains :
    Lien

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 11h49 le 03/07/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    Cette analyse serait incomplète si l’on n’y ajoutait le fond même de tout ce bazar : Le pognon.

    Il s’agit du pognon qui intéresse les médias, étasuniens ou pas d’ailleurs, un pognon facile à gagner puisqu’il s’agit de vendre des éditos au prix d’une enquête...
    Un rapport gain sur investissement exceptionnel !

    Mais le système a ses limites, et vous oubliez un paramètre important : En réalité, les américains s’en fichent, de cette histoire.
    Nous observons ce qui se passe à travers la une de tabloïds, voire de quotidiens plus ou moins éthiques, et cette image est faussée.
    Mais chez les lecteurs, une enquête d’un site américain montrait il y a un mois que seul 2% des sondés classaient l’affaire DSK comme prioritaire alors qu’elle occupait 17% de l’espace média...

  • scarlet44
    scarlet44
    juriste
    • Posté à 12h22 le 03/07/2011
    • Expert 155615
      juriste

    Ce que le cas DSK révèle surtout, c’est un procureur qui a mal fait son boulot et qui ridiculise, par son incompétence, la justice américaine.

    Parce que l’on s’aperçoit aujourd’hui qu’il n’avait pas grand chose dans son dossier quand il a demandé et obtenu l’incarcération de DSK. S’agissant d’un personnage public et de l’attention médiatique internationale que cela allait susciter, c’est hallucinant de la part de Cyrus Vance et cela risque de lui couter très cher.

  • Roger Velu-
    Roger Velu-
    CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
    • Posté à 12h38 le 03/07/2011
    • Internaute 102062
      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

    Pour résumer : les américains pratiquent le « penser contre soi ».

    Un moralisme pervers des plus fumeux qu’ils ont réussi à imposer jusque chez nous, avec un succès éclatant.

    • Hulk
      Hulk répond à Roger Velu-
      Gros con de droite
      • Posté à 09h37 le 04/07/2011
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      Tant qu’à faire, il vaut encore mieux penser contre soi que faire sous soi.

  • Maxmaxence
    Maxmaxence
    Etudiant
    • Posté à 12h52 le 03/07/2011
    • Internaute 120649
      Etudiant

    Vous touchez tout à fait l’essence de la culture américaine. Ce problème de morale est paradoxal : on se dit « le pays de la liberté » mais on impose un carcan moral aux gens, en les excluant de la société si ceux-ci le brisent. Tocqueville, en son temps, l’avait déjà remarqué.

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 13h30 le 03/07/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Très bon billet, merci !

    On comprend tout ce qu’une certaine « américanophilie » forcenée peut recéler comme « haine de soi »... n’est-ce pas ?

    Personnellement, je ne suis pas encore allé aux soi-disant États-Unis d’Amérique (comme dit génialement Godard, on pourrait nommer de même le Brésil, et les Mexicains ou les Canadiens sont aussi des Américains du Nord...), mais les quelques « Américains » (blancs, je le précise) rencontrés en Europe, avec lesquels un dialogue s’est tenté, m’ont semblé vraiment étrangers, en effet, tandis que je n’ai aucune difficulté à me sentir du même monde avec un Anglais ou un Malien (je n’en ignore pas les raisons historiques)...

    DSK serait-il tout de même reconnu coupable que ça ne changera rien au profond mépris que m’a inspirée la mise en scène odieuse de son arrestation (en dépit de l’absence complète de sympathie pour ce personnage et tout ce qu’il représente), mais, là, une fois de plus, la névrose collective (et le complexe d’infériorité que cela cache) d’une nation qui se prend pour le nouveau peuple élu éclate à nouveau de façon particulièrement piteuse.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 14h02 le 03/07/2011
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    C’est embarrassant, ce postulat par lequel il y aurait une culture anglo-américaine et une culture française ; il fausse le débat.
    J’ai cru remarquer que, de façon générale, ceux qui définissent aussi schématiquement leur culture ne font référence qu’à celle du milieu auquel ils appartiennent et qui n’est que rarement éloigné de la classe « dominante ».
    Ma culture (normande) n’ayant qu’un très lointain rapport avec la culture latine (et éventuellement jacobine), j’éprouve quelque difficulté à entendre cette notion de « culture française ».
    De même, aux USA, j’ai observé des fossés larges et profonds entre les diverses communautés, et j’imagine que les « latinos » (par exemple) souriraient à l’idée qu’ils seraient de culture « anglo-américaine ».
    Je ne vois donc pas du tout ce que les « cultures » viennent faire dans ce débat.

  • donkichot
    donkichot
    sexologue
    • Posté à 16h31 le 03/07/2011
    • Internaute 48070
      sexologue

    Monsieur BADINTER a insisté à raison sur la présomption d’innocence ; ce qui doit animer la justice est la recherche de la vérité , au delà de toute autre considération , surtout pas celle de moralité ; enfin il pointe un danger récent : la sacralisation de la parole de la victime .Quel gachis cette affaire , surtout pour le combat authentique et indispensable de la lutte contre la violence faite aux femmes .Enfin , pour la justice américaine , est ce l’équivalent d’un énorme fiasco , à l’image de l’affaire d’OUTREAU chez nous ? Je suis en effet sidéré par la désinvolture honteuse d’une journaliste comme Judith THURMAN .Ici , il est peut-être temps de parler du discours extrémiste de certaines féministes nord-américaines(ex : « toute pénétration est un viol ! ») qui dénature ce combat dont je parlais plus haut

    • citoyendelaterre
      citoyendelaterre répond à donkichot
      citoyendelaterre
      • Posté à 18h20 le 03/07/2011
      • Internaute 147396
        citoyendelaterre

      cette présomption d’innocence devait aussi s’appliquer à l’accusatrice , non ?

    • iaorana-huahine
      iaorana-huahine répond à donkichot
      papi
      • Posté à 09h13 le 04/07/2011
      • Internaute 109913
        papi

      Se battre contre le féminisme nord américain (USA - CANADA) est une cause perdue d’avance. Elles sont connues comme des « fémininazi “ intraitables et féroces....envers les hommes.

  • yop-yop
    yop-yop
    ––
    • Posté à 17h23 le 03/07/2011
    • Internaute 116664
      ––

    très bon article.

  • yop-yop
    yop-yop
    ––
    • Posté à 17h23 le 03/07/2011
    • Internaute 116664
      ––

    très bon article.

  • citoyendelaterre
    citoyendelaterre
    citoyendelaterre
    • Posté à 18h18 le 03/07/2011
    • Internaute 147396
      citoyendelaterre

    l’impunité des séducteurs machistes, des platitudes ?
    c’est vous qui le dite, et les femmes toutes « plates » alors ?

  • boblasponge
    boblasponge
    Au centre
    • Posté à 18h35 le 03/07/2011
    • Internaute 82806
      Au centre

    Merci pour cet article,

    Le plus hallucinant c’est ca :

    Lien

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 18h38 le 03/07/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Ce que DSK révèle des plumitifs US (guère plus).

  • PΛViLLON NOIR
    • Posté à 19h03 le 03/07/2011
    • Internaute 95961
      300

    Je cite : « ... que cette histoire a permise » (ligne 4). Je ne suis pas bien certain de la qualité grammaticalement correcte de cette formulation !

    Dirait-on : « Cette histoire à permise [...] » ?

    Mais je ne suis ni écrivain, ni traducteur ! Peut-être que lorsque nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous autres, gens de « basse éducation », justement nous ne pourrions pas nous « permettre » ce genre d’écart que l’on ne nous pardonnerait pas !

    • Cirocco Jones
      Cirocco Jones répond à PΛViLLON NOIR
      Sorcière de Gaïa
      • Posté à 19h22 le 03/07/2011
      • Internaute 138964
        Sorcière de Gaïa
    • Tilô
      Tilô répond à PΛViLLON NOIR
      déLivre-moi
      • Posté à 19h40 le 03/07/2011
      • Internaute 105036
        déLivre-moi

      Euh... si je puis me permettre, certes ni écrivain ni traducteur, mais soyez au moins lecteur ! : -)

      « c’est sur la psychanalyse (et parfois la psychose) collective que cette histoire a permise qu’il faut s’arrêter »

      Avec les virgules et sans les parenthèses pour que ce soit plus clair : « c’est sur la psychanalyse collective, que cette histoire a permise, qu’il faut s’arrêter », avec donc « que » COD = « psychanalyse », accord au féminin...

      Je ne permettrai pas qu’on se moque ainsi et à tort du traducteur du Fétichiste de Nicholson, non mais ! : -)

      • PΛViLLON NOIR
        PΛViLLON NOIR répond à Tilô
        300
        • Posté à 00h27 le 04/07/2011
        • Internaute 95961
          300

        Il ne s’agissait pas d’une moquerie.

  • mace
    mace
    professeur
    • Posté à 19h30 le 03/07/2011
    • Expert 141665
      professeur

    Maintenant que tout le monde sait le type de personnage qu’est cet individu j’espère qu’il est désormais définitivement rayé de la politique française
    Le peuple français veut il un homme comme ça comme politique, même si les médias continuent de le soutenir

    • iaorana-huahine
      iaorana-huahine répond à mace
      papi
      • Posté à 09h03 le 04/07/2011
      • Internaute 109913
        papi

      le monde ne veut pas du nain et de sa bande d’incompétents, d’esclavagistes, d’anti humanistes....qui auraient du vivre dans un autre siècle, au moyen âge, par exemple... .....C’est clair ?

  • Kal Shadaar
    • Posté à 19h43 le 03/07/2011
    • Internaute 158975
      Geek

    « C’est cette idée d’être détenteur d’une sorte de “ super-justice ” qui explique que l’une des démocraties les plus jeunes et actives au monde se retrouve seule parmi le groupe de régimes réactionnaires et passéistes à toujours pratiquer la peine capitale. “

    Que l’auteur aille réviser son histoire, c’est la plus vieille démocratie du monde en existence.

  • Milun
    Milun
    Autognome
    • Posté à 20h18 le 03/07/2011
    • Internaute 162192
      Autognome

    DSK - petit historique des « affaires »

    ///

    Le journaliste de Libération Jean Quatremer avait aussi parlé du harcèlement subi par certaines de ses collègues féminines à Bruxelles de la part du mari d’Anne Sinclair.

    ///

    Tristane Banon avait témoigné chez Ardisson de sa tentative de viol un jour qu’elle était allée l’interviewer chez lui, et Ardisson de renchérir qu’il connaissait personnellement une quinzaine de filles qui avait connu la même mésaventure avec DSK, un type « obsédé par les gonzesses ».

    Lien

    Un lien bcp plus complet où Tristane Banon explique tout en détail, pk elle n’a pas porté plainte, pk elle a sorti l’info d’une façon détachée, quelles ont été les pressions ...

    Lien

    ///

    Aurelie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, reconnaît ne jamais vouloir se trouver seule dans une pièce avec lui. Elle est loin d’être la seule.

    ///

    L’avocat parisien Emmanuel Pierrat a avoué avoir dissuadé plusieurs femmes voulant porter plainte contre lui suite à une « drague lourde », parce que Strauss-Kahn est trop bien protégé et que l’opprobre aurait été jeté sur elles par une presse bobo parisienne de gauche aux ordres.

    Lien

    ///

    Quand on s’appelle Dominique Strauss-Kahn , le harcèlement sexuel et les tentatives de viol deviennent soudainement de la drague lourde. l’Express publia les extraits d’une lettre de Piroska Nagy avec qui Strauss-Kahn a eu une « aventure » avant de l’obliger à se recaser en Europe vite fait.

    ///

    Affaire DSK : la lettre qui accuse

    Les avocats chargés d’enquêter sur la liaison entretenue par Dominique Strauss-Kahn avec une économiste d’origine hongroise ont-ils écarté en octobre une lettre de cette dernière qui accusait le patron du FMI d’abus de pouvoir ?

    Pourquoi le témoignage de Piroska Nagy, avec laquelle Dominique Strauss-Kahn a eu une liaison en janvier 2008, a-t-il été en partie passé sous silence par les enquêteurs chargés de faire la lumière sur un éventuel abus de pouvoir du directeur général du Fonds monétaire international (FMI) ?

    Dans une lettre envoyée le 20 octobre dernier aux enquêteurs mandatés par le FMI, et dont L’Express a eu connaissance, l’économiste d’origine hongroise qui travaillait sous les ordres de DSK écrit : « M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi. » Et de poursuivre : « Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. [...] J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais. »

    Or cette mise en cause ne figure pas dans le rapport final des enquêteurs, d’une tout autre tonalité, publié cinq jours plus tard et sur la base duquel le conseil d’administration du FMI a blanchi DSK.

    Piroska Nagy conclut sa lettre par ce jugement : « Je crains que cet homme [DSK] n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes. »

    Lien

    ///

    Autres « anecdotes »
    DSK : la giffle de l’hotesse
    Lien

    ///

    14 mai 2011 - Info du New York Post et reprise par certains médias français. Le leader socialiste a été interpellé par la police américaine dans l’avion qui devait le conduire vers Paris. Il aurait contraint une femme de chambre de l’hôtel où il était en transit à des relations sexuelles.

    Lien

    ///

    30 juin 2011 - Déculpabilisation de DSK, juste 2 jours après la nomination de Christine Lagarde devient patronne du FMI le 28 juin, coïncidence ? .

    Et après ça, on voudrait qu’on ne soit pas complotiste...

    Donc cette fille faisait du trafic de drogue et a même téléphoné à un copain , en prison, le détail a son importance, pour lui dire qu’elle allait en tirer des bénéfices ! - Et tout le monde gobe ça !

    100 000$ sur 24 mois, ça donne 4170$ par mois (dans les 3000€). Avec des revenus pareils, elle faisait les chambres au Sofitel ?

    En fait, elle a appelé son mec (conversation enregistrée) pour lui expliquer le pb et se demander comment elle pourrait en tirer une compensation (Version officiele). Il lui a conseillé de porter plainte afin au moins d’en tirer une compensation financiere.

    Que lui aurait conseillé un avocat ? La meme chose....

    Les déclaration de l’avocat de la victime
    Lien

    ///

    Ce que ne nous racontent pas nos journaux : la procureur responsable des affaires de crimes sexuels de Manhattan, en poste depuis 10 ans, démissionne mercredi en pleine affaire DSK.

    Et jeudi, on a un DSK qui retombe en odeur de sainteté avec des accusations contre la femme de ménage.. Lien

    ///

    9 affaires sur 10 de viols n’arrivent pas devant un tribunal et, une fois au tribunal aux USA, 9 affaires sur 10 ne sont pas jugées (arrangement plus ou moins discret entre les parties ou avec le procureur) ...

  • damida
    damida
    retraité
    • Posté à 20h54 le 03/07/2011
    • Expert 60522
      retraité

    DSK n’est pas raciste car il s’offre du bon temps avec une soubrette noire. Et entre une domestique ou une soubrette je ne vois pas la différence pourtant par ces pairs JFK fut cloué au pilori, feront-ils leur mea culpa et lui demanderont-ils de revenir au journaliste, sa plume et sa voix nous manque !
    Voici un des mes commentaires sur un autre site du 16.05.2011.
    On présente la jeune femme comme victime, j’espère que les journalistes tout en lui ’ » foutant une paix royale « ( elle a le droit à la présomption de victime sincère ) vont discrètement à son insu la suivre connaître son mode de vie. Elle est employée dans un hôtel à moins de 1200 euros par mois cela ne lui laisse peu de chance de devenir propriétaire d’une maison, d’un appartement ! Je ne pense pas qu’elle ait servi d’appât commandité. Mais ayant connaissance “ de qui ‘occupait la fameuse suite elle a percuté qu’elle avait là la chance de sa vie de pouvoir obtenir par un retentissant procès - au USA la justice est impitoyable quand il est question de viol qui plus est entre un grand de ce monde et une femme noire de modeste condition- 2ou 3 millions de dollars de dédommagements moraux ! ( ou on lui a suggéré ayant fait des confidences vantées d’un acte consenti, car pourquoi est-elle allée à la police 3 heures après le supposé viol ). Pourquoi est elle entrée ( à 12 h et non à 13h DSK parti ) sans utiliser son pass magnétique dans la suite alors qu’elle n’était pas affectée à cette suite et que DSK s’y trouvait encore, pourquoi n’a-t-elle pas crié, hurlé, sa vivacité lui permettait d’échapper aux assauts de ce chimpanzé en rut ! Ma conviction intuitive me conduit à considérer qu’il n’y a pas eu de viol, mais lors du débat sexuel elle laboura le dos de DSK, elle l’amena jusqu’à l’éjaculation pour constituer des preuves... Cueilli dans l’avion DSK dans un premier réflexe ne put que plaider non coupable et se terrer dans le mutisme réalisant qu’en 10 minutes de trop de son existence celle ci bascula ! Pressenti pour atteindre les sommets de l’Olympe DSK lamentablement glisse dans la fosse septique !
    Et cet homme en rut qui n’a semble-t-il pas eu le réflexe, le sang froid indispensable l’amenant à utiliser de préservatif mériterait-il notre confiance pour lui confier la maitrise du bouton atomique
    Rem : J’espère qu’un jour nous sauront le rôle de la cellule élyséenne et de Sarkosy lors de l’arrestation ( peut être l’ont-il suggéré car avertis de l’hôtel dès les révélations de la soi-disant victime ) suivie en temps réel ( de même ont-ils pû suggérer que celle-ci soit humiliante !) Je le pense, ça reste à démontrer, il faudra compter sur le canard enchaîné ou médiapart ou rue 89 car le reste c’est du journalisme convenu, du journalisme de salon car depuis 20 ans à maintes reprises les journalistes avaient sous leur plume un machingate’ nous, nous l’attendont toujours !

  • vol19
    • Posté à 21h00 le 03/07/2011
    • Internaute 13492

    Article fort intéressant, il est toujours intéressants de revenir au problèmes des différences de représentations et de pointer comment celles-ci disparaissent lentement malgré la prolifération des images, des médias...
    Roue, roué, peut-être aussi « roublard » avec ces vieilles perceptions transatlantique de conduites Françaises trop « décadentes », « ambigues », « portées à la luxure », « sales » (manquant d’hygiène) et « pas digne de confiance », « menteur », « arrogants »... dont l’historique des clichés a été établis par maints auteurs.
    Ce qui est quelque part amusant c’est comment en effet, le modèle de la Justice Américaine est peu compris, alors que l’individu moyen est davantage exposé par les films, séries américaines, ex New york Police Judiciaire et bien d ’autres, à des images sur le jeu de la justice américaine... que sur la justice Française, et quelque part ces images n’affectent pas la compréhension ou les représentations, parce que celà reste fondementalement exogène.

  • marie eliane
    • Posté à 22h15 le 03/07/2011
    • Internaute 14608

    c’est tres bien l’égalité ,mais par le haut pas par le bas ; chacun a droit à sa dignité ,qu’il soit puissant ou miserable ..

  • Caniveau89
    • Posté à 02h28 le 04/07/2011
    • Internaute 26147

    Comment traduire « LE PERV » en bon français ?
    Précisons qu’il s’agit d’un titre de tabloïd américain après l’accusation de Strauss Kahn.

    Car, même sans traduction, il me semble que les cultures américaine et française se comprennent fort bien et définissent en deux mots très simples la réalité de la personnalité d’un personnage.

    Notre divin auteur rétorquera certainement que nous étions dans un excès de puritanisme américain, car le viol et l’agression sexuelle par un haut dignitaire socialiste français méritent des qualificatifs hexagonaux autres, du genre « simple troussage de domestique » , ou doivent être balayés d’un revers de la manche car « cela ne lui ressemble pas » !

    La réputation de « séducteur » peut aussi aller un peu loin parfois, quitte à forcer quelques femmes comme une collaboratrice d’une institution internationale. Nos puritains n’ont pas sanctionné cet « écart » pourtant décrit par la victime comme un acte sexuel forcé par une personne ayant autorité...

    Ah les différences culturelles, c’est parfois bien pratique !

  • iaorana-huahine
    • Posté à 08h56 le 04/07/2011
    • Internaute 109913
      papi

    Ah ! L’Amérique, pays où la (les) religion(s) et le(s) pouvoir(s) ne sont jamais vraiment séparés...et dans ce melting pote, l’argent structure les rapports humains et juste l’argent.

    Le droit américain est un grand livre formé par une multitude de jurisprudences et dans l’histoire du droit américain, allez découvrir les vieilles lois (non appliquées, mais toujours en vigueur) du 16ème ou du 17ème siècle...en les analysant bien, on comprend l’évolution des individus américains.

    IL n’y a pas de hasard si, sur 100 prisonniers, 75 sont exécutés innocents....mais la plupart sont de couleur noire et pauvres...

    Ce qui a de la valeur aux USA, ce sont les petits soldats (Gentils Innocents, GI), véritable chaire à canon, élevée comme telle en batterie, les armes et l’armement lourd, très lourd...le reste se passe à wall street...
    Ils cherchent l’arme qui sera capable de détruire au moins 1 milliard d’individus ...de façon « naturelle “, en utilisant des armes de destruction massive comme le projet HAARP.

    Lien...

    ...juste pour réguler la croissance démographique...

  • sansstefanobelbo
    • Posté à 09h14 le 04/07/2011
    • Internaute 118505
      nc

    Un pays dans lequel est inscrit la devise « In God we trust “ sur sa monnaie ne peut qu’inquiéter .
    Et dans le domaine de la morale , ces lamentables états-uniens qui n’arrêtent pas d’en faire ( tout en tolérant sans problème le business pornographique par ex . ) atteignent des sommets du ridicule et de l’hypocrisie .

    Mais ils ont Faulkner .

  • lovebug
    lovebug
    cent situations
    • Posté à 10h16 le 04/07/2011
    • Internaute 160604
      cent situations

    Un Abuseur de femmes après un Abuseur de peuples ! ?
    Tant qu’ils ont à la maison une femme fidèle prête à s’exhiber en Vierge à l’Enfant ou en Epouse-loyale-jusqu’au-bout (de sa quéquête), ils restent éligibles.

    DSK a-t-il perdu le vote des femmes... ?
    En tant que femme de gauche, il n’avait déjà pas le mien avant la révélation de sa nature de bonobo.
    Certain modèle ultra-libéral ayant déjà comme un petit air de tournante, où les plus privilégiés se paient leurs fantasmes et leurs trains de vie grâce à l’exploitation massive et au détroussage des plus faibles (socialement). Les détrousseurs… troussent aussi le « petit personnel » ! Quel mal y a-t-il à s’faire du bien ? « y’a pas mort d’homme »… dit l’un d’eux pour résumer l’essentiel de l’affaire, et au fond de « toutes les affaires » (business).
    Cet individu, comme tous ceux ayant rejoint d’un simple revers de tout leur être et de leurs convictions, les intérêts d’une droite extrême, n’avait déjà rien à faire à gauche.
    Alors, viol ou pas viol, dans cette p... de chambre de Sofitel ?
    Est-ce la vraie question pour connaître la vérité sur les faits et DSK lui-même ?
    De combien d’avocats disposait-il en cette affaire ?
    Quel fut son budget pour les appointer ?
    De quels soutiens massifs (y compris la fortune de sa femme) disposait-il ?
    Quel comportement est le sien depuis de nombreuses années vis-à-vis des femmes qu’il a une furieuse envie… d’investir ?
    DSK est un Abuseur de femmes. C’est un fait (durable) qui est apparu à l’évidence, étayé par de multiples témoignages ô combien prudents pourtant. Et la Gauche s’apprêtait (dans un silence coupable sur ses agissements connus) à le proposer au Peuple Français comme Président.
    Assurant une certaine continuité avec la situation actuelle : après un Président Abuseur de Peuple, un Président qui abuse (volontiers) les femmes (ou les harcèle, ou joue de sa position sociale pour obtenir ce qu’il convoite, ce qui revient au même que ce qu’obtient n’importe quelle racaille n’ayant que ses outils de brute ordinaire). Quand on bénéficie d’un certain train de vie (ou position sociale), on paie… on se paie « une petite fellation » ou autre « troussage de domestique », avec l’absolution du porte-feuille et un commando des-meilleurs-avocats « made in USA ».

    Et la plaignante… ?
    Cette femme dont on a aujourd’hui aligné tous les « crimes », jusqu’à ses tromperies au fisc pour payer moins d’impôts ! Face à un type comme DSK, c’est pour le coup carrément…. OBSCENE. Et le personnage (et la situation) vraiment obscène, c’est à l’évidence DSK -et tout ce qu’il représente comme situation d’abus permanent, et d’absolution…. seulement légèrement différée (un mois et demi pour être… « blanchi »)- qui l’incarne. Face à une « bonniche »…deux fois noire, par la couleur de sa peau et son identité sociale de « sans grade ».

    La preuve par l’issue du procès, et les frilosités coupables d’un Procureur, lui aussi dans la « culture du résultat », et préférant annuler la procédure plutôt que de risquer de perdre. Suivant les signaux sur le tableau de bord de sa… ré-élection (comme Procureur). Donc déjà fonctionnant selon les mêmes règles et dans le même système que DSK.

    Nous ne sommes pas dans la Justice, mais dans la performance et ses résultats attendus.
    « Avec de très bons avocats, le système judiciaire Américain est le meilleur au monde » dit le slogan. Avec un système capable d’amener des innocents dans le couloir de la mort, ou le « plaider coupable » imposé à certains (innocents) pour réduire les frais… de justice, qui de Nafissatou Diallo ou Dominique Strauss Kahn était le mieux placé, quels que furent les faits ? !

    Ah ouai… c’est vrai, y’en a une quand même qui dissimule ses gains pour payer moins d’impôts. Malhonnête… la dame, ou seulement… pauvre ? ! Comme Mme Bettencourt après tout.

    MON-STRU-EUX.

    Car si… « au pire » la femme de ménage avait cédé à quelque harcèlement soudainement subit par un Bonobo surgissant à poils d’une salle de bain ? !
    Ce qui est quand même fort improbable, au vu des descriptions des lésions vaginales et autres hématomes.
    De quoi se serait-elle vraiment rendue coupable : d’être victime… avec peut-être en son inconscient l’idée que ce serait la dernière fois, et qu’elle ferait payer l’abus, cette fois.
    Comment tirer des… conclusions de son comportement juste après : nettoyer une autre chambre et non pas être restée prostrée dans une pièce comme elle l’avait initialement mentionné. Ce qui signerait sa… culpabilité.

    Personne… personne, ne peut savoir ce qu’une agression (quelles qu’en soient les modalités) peut susciter comme attitude réactive chez telle ou telle victime. Elle a parfaitement pu vouloir faire « comme si rien ne s’était passé », puis traverser en accéléré tous les stades des états psychiques post agression.

    Dernière remarque. Depuis quelques années, il est question « d’addiction au sexe », pour un Champion de golf, tel comédien célèbre ou… homme politique.
    La même attitude chez n’importe quel quidam non seulement ne pourrait pas être (question finances et position sociale, ça ne suivrait pas), mais relèverait de la délinquance voire du comportement criminel.

    Quand sortira-t-on, en France, de ce dilemme ordinaire, qui nous fait soit prendre la pause des Boutin-de-la-République ou celle de l’hystérique à l’esprit prétendument ouvert capable d’intégrer tous les comportements les plus dégénérés au nom de la Liberté ! ?
    Voilà la métaphore d’une société ultra-libérale à la Française : les premiers et les seconds capitalisent autant, sur le même sol (qui n’a rien à voir avec celui de la République, mais tout avec celui des Classes, qui n’ont jamais été plus réelles qu’aujourd’hui).
    La Boutin-de-la-République, capable d’annoncer il y a quelques jours sa candidature à l’élection Présidentielle en ces mots hilarants : « l’état de la France aujourd’hui m’oblige à faire acte de candidature ». La Catho-(à)droite-dans-ses-bottes, qui n’hésitait pas il y a quelques mois à cumuler une retraite avec un salaire de 9000€ pour un dossier d’expertise sur « les injustices sociales et la Mondialisation ».
    Prise alors en flagrant délit à la fois d’incompétence… pratique et morale, puisque elle-même bénéficiaire d’une de ces innombrables injustices organisées grâce et au nom de la Mondialisation, non seulement ne formula aucune excuse (il est vrai qu’aucun journaliste et autre –porte-micros n’ont enfoncé le clou de l’évidence), mais elle revient quelques mois après (Ah, quand on a le profil d’une Boutin-de-la-République : Catho, mère de famille nombreuse, un faciès de ménagère tranquille) pour… sauver la France. Mais sûrement sans tous les Français obligés de se serrer la ceinture pour permettre à certains de percevoir des gains indus. Et si enfin, on se mettait à inventorier tous ces innombrables détournements de fonds commis le plus légalement du monde (voir aussi Luc Ferry et son poste fictif d’enseignant).

    Donc pourquoi opposer la Boutin-de-la-République (et ses semblables) au Bonobo, ne me demanderez-vous car tout le monde sait bien que ces « commentaires » via le net ne servent et n’intéressent personne ?
    Parce qu’ils sont les deux profils d’une même figure d’Abuseurs.

    Je ne sais pas si cette très longue réaction passera en « commentaires » ?
    DSK avait déjà perdu mon vote de femme (de gauche).
    Mais, plus métaphysiquement, je me demande quel est donc le Mal qui ronge la France (et son Peuple), pour être ainsi mise à la merci d’une telle engeance… politique, prédatrice et capitaliste dans l’âme.

    • jmetten
      jmetten répond à lovebug
      informaticien
      • Posté à 12h56 le 04/07/2011
      • Internaute 80506
        informaticien

      j’adhère totalement à vos propos et j’ose espérer que le PS se gardera bien d’adouber DSK à une candidature présidentielle. Ma voix ira alors ailleurs !

      • lovebug
        lovebug répond à jmetten
        cent situations
        • Posté à 17h34 le 04/07/2011
        • Internaute 160604
          cent situations

        Les meilleurs seraient-ils les...pires ! ?
        Et bien tant mieux votre adhésion à « mes propos », mais je n’ai pas non plus l’intention d’en prendre pour cinq ans de plus : je n’ai tué ni violé ni même volé personne, moi. Et pourtant !
        Lorsque ce qui pose problème se présente comme l’unique solution au problème qu’il pose, c’est l’assurance d’un problème reconduit en l’état (et en l’Etat), mais amplifié de cette illégitimité légitimée par sa reconduite au-delà de la frontière du supportable.
        A moins d’un an des présidentielles de 2012, l’UMP se trouve dans une impasse, et tout le Peuple Français voué à subir une passe qui n’a rien de Lacanienne.
        La Stratégie du Pire
        Ce procédé permet de reconduire un ordre des choses profondément aliénant pour qui est ainsi aliéné au nom d’intérêts supérieurs. La partie de la société spoliée est mise sous emprise, par la vertu du chantage au pire.
        Faire passer quelque chose d’inacceptable en présentant un objectif bien pire que celui qui sera finalement accepté, mais qui est très précisément… Inacceptable. Qu’importe, puisque l’inacceptable est ainsi passé. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy n’a jamais eu d’autre stratégie que celle-ci. La preuve par sa propre candidature aux Présidentielles de 2012.

         
        • jmetten
          jmetten répond à lovebug
          informaticien
          • Posté à 13h59 le 06/07/2011
          • Internaute 80506
            informaticien

          précisions que j’évoquais le 1er tour ! Aux deuxième, le choix s’imposera quelque soit le candidat face au président actuel....

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