Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Mona Chollet déconstruit le « Storytelling » à la sauce Sarkozy

Publié le 08/03/2008 à 19h40

En ce week-end d’élections (France, Espagne), parlons imaginaire. Après un philosophe et un ancien ministre, la journaliste Mona Chollet propose une autre analyse de la droite sarkoziste : par son imaginaire et ses « success stories » . En filigrane, c’est des bases d’un futur imaginaire de gauche qu’il est ici question. Rencontre.

C’est peu de dire que la gauche institutionnelle n’incarne plus ni l’envie ni l’utopie. Dans la France des années 2000, et surtout, depuis le triomphe du « storytelling » aux Etats-Unis, la droite est parvenue, elle, à accorder sa politique avec une musique qui fait autant diversion que proposition. Même l’économie est présentée comme une « belle histoire ». Les droites ont ainsi réappris à raconter des histoires. Exemple : ce que Sarkozy a fait de Guy Môcquet. La droite met du « positif » , du « gagnant », là où la gauche ne met plus que de la litanie. Du glamour là où la gauche met du pathos.

Aussi, « Rêves de droite » de la jeune journaliste –au Monde Diplomatique- suisse Mona Chollet se lira en complément utile de « Storytelling » de Christian Salmon, que nous vous présentions à l’automne dernier. Il en est une illustration concrète, axée sur la situation de la France depuis le 6 mai 2007.

Après Reagan, Bush et Schwartznegger, un autre acteur : Sarkozy

C’est sur une analyse des discours et des « success stories » conçues par la droite sarkozyenne que se focalise d’abord le travail de la journaliste.

Pour parvenir à construire un imaginaire lyrique, après avoir intégré les bases du « storytelling », les droites ont appris à construire des destins. En 2000, les républicains yankee avaient transformé l’ex-alcoolique et fils à papa George W. Bush en une figure christique sauvée par la religion et la famille. On gommes des passages gênants dans une biographie (Bush et le service militaire) et on a un personnage de film. Un héros, un mec qui sait ce qu’est la rédemption. Le président idéal.

En 2007, Nicolas Sarkozy se fait passer pour un « pauvre enfant de Neuilly », qui en rentrant de l’école –où il est moqué, brimé- trouve du saumon au frigo, certes, mais du saumon du supermarché. Un pauvre enfant de Neuilly… Résultat : pour beaucoup, Nicolas Sarkozy a beaucoup souffert… Et il a utilisé les brimades pour être plus fort. Un gagnant. Pour un pays qui n’a plus d’autorité philosophique dans le monde, le guide idéal. Dans ce monde-là, d’anciens acteurs (Reagan, Arnold Schwartzenegger) finissent logiquement sur des sièges de gouvernants :


Rama Yade et Rachida Dati : le syndrome Zidane

Pour Mona Chollet, la « success story » est l’ « instrument de dépolitisation idéal » . Elle donne au commun des citoyens le sentiment d’« en être », lui permet d’oublier sa propre spoliation. En lui donnant envie de s’y identifier. Pour la journaliste, le libéralisme a eu le génie de renverser le schéma des identifications : auparavant, on s’identifiait à un individu de même condition que soi. Aujourd’hui, « success stories » agissant, le travailleur s’identifie aux riches. Ne partageant plus la condition de ses semblables, il est à même de les jalouser. Cette étape passe par la « liquidation des déterminations sociales » .

Les paradigmes étant modifiés, des histoires suffisent à dissimuler une réalité qui, puisqu’elle est noire, ne vaut d’être vue. Une grève de fonctionnaires ? Le Président annonce son divorce. Mais le président est un gagnant. C’est dans le centre même de l’imaginaire devenu parts de marché (les histoires américaines de Disney) qu’il présente sa prochaine femme.

Rachida Dati et Rama Yade, révélations de la campagne, sont aussi des personnages clés de la « success story » . Quitte à, pour la seconde, soigneusement dissimuler ses origines sociales élevées. Pour Mona Chollet, elles sont « les versions glamour d’une figure délibérément construite par les idéologues de la révolution conservatrice » . Et dissimulent les inégalités qui, en France, n’ont pas changé. Yade& Dati, c’est une réactualisation du syndrome Zidane :


Refonder un imaginaire de gauche

Une OPA des conservateurs sur l’imaginaire ? Quand Yasmina Reza raconte la campagne de Nicolas Sarkozy dans « L’aube, le soir, ou la nuit » la dramaturge se trompe de métaphore. Son livre ne montre que sa propre fascination d’être dans le secret des dieux et d’être capable d’écrire des anecdotes. Sa métaphore est celle, pointée par Mona Chollet, des journalistes politiques et des hommes politiques en vase clos.

Dans « Rêves de droite » , on lira avec plaisir, sans forcément être d’accord sur tout, le rôle de Michel Houellebecq dans ce scénario… Car Houellebecq, et tout l’imaginaire culturel de la France des années 2000, c’est aussi un « cas » à propos duquel gauche et droite ont refusé de voir en quoi sa littérature incarnait l’époque.

La gauche n’a pas échappé à l’envie de sunlights, mais elle aurait pu le faire en y incluant ses valeurs, démontre ici Mona Chollet. Son livre pointe de façon très précise les mécanismes de l’imaginaire de droite. Et les absences de l’imaginaire de gauche. L’auteure y propose des pistes, des noms, des alliances, des mouvements, des possibles, en vue d’un futur imaginaire. D’une utopie. La gauche n’a plus Bourdieu, et Onfray, Lipotevsky, ou Rancières n’établissent pas de ponts entre eux. Alors qui aller voir ? C’est ce qui manque à la fin du livre, par ailleurs utile, et c’est la raison pour laquelle nous avons demandé des précisions à Mona Chollet :

« Rêves de droite – Défaire l’imaginaire sarkozyste » de Mona Chollet (Eds Zones/La Découverte, 152 pp., 12€)

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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 20h23 le 08/03/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Ah, d’accord tout ce que l’on nous raconte ne sont que des histoires....

    Pour des utopies concrètes !

    Lien

    • jcb29arz
      jcb29arz répond à skalpa
      Retraité
      • Posté à 02h57 le 09/03/2008
      • Internaute 24331
        Retraité

      SARKONABAB ET LES 40 VOLEURS...

      L’ILLUSIONNISTE DOIT DEMISSIONNER

      ASSEZ... BASTA... STOP !

      TOUS AUX URNES !

      AUJOURD’HUI DIMANCHE 9 MARS ! VOTONS MASSIVEMENT !

      DEHORS LES LISTES UMP ET NOUVEAU CENTRE
      LA BANDE DE PIEDS NICKELES... CA SUFFIT...

      DEHORS, ON EN CREVE TOUS A CAUSE DE CES BONI-MENTEURS !
      Lien...

  • fflloorraa
    • Posté à 19h59 le 08/03/2008
    • Internaute 16810

    Vitrine, qui reflète finalement plus l’utopie que l’idéalisme lui même. Vaut il mieux se leurrer qu’espérer ? Pourquoi refuser d’espérer ? Espérer n’est il pas plus efficace que le rêve ? Pourquoi les idéaux ne pourraient ils pas être concrets ?

    actu-et-enjeux.over-blog.com

    • pablico
      pablico répond à fflloorraa
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 17h09 le 09/03/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      depuis toujours, mes copains de droite étaient à droite, parce qu’ils pensaient se faire le lit de ce qu’ils espéraient devenir.
      Ils votaient à droite, pour espérer bâtir un environnement qui les accueillerait quand ils auront réussi.
      C’est du rêve et un pari sur l’avenir.
      Très peu y sont arrivés.
      Mais que de belles discutions avons nous eu.

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à fflloorraa
      travailleur forcé
      • Posté à 21h12 le 09/03/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      Pourquoi ne pas reprendre ce thème de la réussite individuelle en y greffant la valeur du partage ?
      Pourquoi les idéaux ne pourraient ils pas être concrets ?

      Ces deux question ne sont-elles pas étroitement liées ?

      A méditer NON ?

  • chtiquebecoise
    • Posté à 20h08 le 08/03/2008
    • Internaute 34186

    « En filigrane, c’est des bases d’un futur imaginaire de gauche qu’il est ici question. Rencontre. »

    N’y a-t-il personne pour relire les textes avant de le mettre en ligne chez Rue89 ? L’énormité de la faute de grammaire ne me donne pas envie de lire l’article...

    • Numerosix
      Numerosix répond à chtiquebecoise
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 21h09 le 08/03/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Un peu de patience, chtique, ça ne m’ etonnerai pas que qu’ ils vont te le corrigiaçoner ..Laisse que leurs le de ça qu’ils aient le temps que de le faire ..

    • rich31
      rich31 répond à chtiquebecoise
      • Posté à 23h44 le 08/03/2008
      • Internaute 30126

      Je dois être bigleux, mais je ne vois pas ici de faute de grammaire. « C’ » est neutre, et s’accorde de fait avec le sujet référent, et en l’occurrence, le sujet est « il », qui est un masculin singulier, enfin à ce qu’il me semble, ou alors ce sont qu’on m’a raconté des craques depuis que je suis tout petit, du coup je vois pas bien pourquoi monter sur ses grands chevaux... Pardon, « je ne vois pas » (mais je dois être bigleux). Mille excuses, maître Capelo. Bon article au demeurant, quel dommage que vous ne l’ayez pas lu.

    • Thomas GREDAT
      • Posté à 01h03 le 09/03/2008
      • Internaute 23794

      A mon grand regret d’enseignant en français (d’accord, en cours particuliers !), je suis obligé de vous dire que la construction susmentionnée est tout ce qu’il y a de plus correct. Elle relève même du style soutenu, ce qui dénote un bel effort d’écriture. Le « C’ » de « c’est » ne désigne pas une personne ou un objet identifié. Il est à rapprocher, par exemple, du « il » de « il pleut ». L’emploi du singulier est donc ici le seul possible.
      Maintenant, si je ne vous ai pas convaincue, demandez à un linguiste !

      • loller
        loller répond à Thomas GREDAT
        • Posté à 02h30 le 09/03/2008
        • Internaute 25841

        on dit « dont il est ici question », pas « qu’il est ici question »

         
        • Dan51
          Dan51 répond à loller
          • Posté à 06h55 le 09/03/2008
          • Internaute 12803

          cher toller :

          Le « de » que vous mettez dans « dont » existe déjà.

          Il est dans « des bases »

          « des » est la contraction de « de + les »

          « C’est ... que » entoure la partie pour la souligner

          c’est
          des bases d’un futur imaginaire de gauche
          qu’il est ici question.

          Phrase donc correcte au niveau grammatical.

          • Iris2
            Iris2 répond à Dan51
            • Posté à 08h35 le 09/03/2008
            • Internaute 16898

            Bien vu ! A mon humble avis,« dont il est question“peut s’admettre mais c’est très lourd,ce n’est pas du français soutenu.

            • Les Chats
              Les Chats répond à Iris2
              En grève du zèle contre le (...)
              • Posté à 13h00 le 09/03/2008
              • Internaute 24526
                En grève du zèle contre le (...)

              Iris2, cela vous parait lourd si éventuellement vous ne parlez pas correctement (j’entends par là un bon français dans le respect de la langue) de façon naturelle, car je ne vois pas ce qu’il y a de lourd en disant « dont il est question » c’est banal et quotidien.

              Votre expression « français soutenu » démontre que vous êtes bien « formaté ».

              • Iris2
                Iris2 répond à Les Chats
                • Posté à 18h14 le 09/03/2008
                • Internaute 16898

                C’est vrai que je suis formatée puisque je suis professeur de Lettres.J’apprends aux élèves qu’il y a plusieurs registres de langue,la langue écrite avec ses règles très strictes et la langue parlée qui est plus « flexible ».Ce qui est lourd,c’est d’écrire : « C’est DES...DONT il est question“car DONT répète DE+LES”.Un post l’explique mieux que moi,il faut croire...

            • DANJOU
              DANJOU répond à Iris2
              La france inquiète
              • Posté à 15h38 le 09/03/2008
              • Internaute 32845
                La france inquiète

              Soutenir où ne pas soutenir, là est la question !

              affectueusement,

          • Thomas GREDAT
            Thomas GREDAT répond à Dan51
            • Posté à 11h07 le 09/03/2008
            • Internaute 23794

            Je ne saurais mieux dire !

          • quetzal2012
            quetzal2012 répond à Dan51
            enseignant précaire
            • Posté à 13h34 le 09/03/2008
            • Expert 26736
              enseignant précaire

            C’est en effet grammaticalement irréprochable et d’un registre soutenu mais il faut avouer que ça ne sonne pas très bien...
            L’intérêt de l’article compense largement cette méchante tournure ! ! !
            Lien

        • Les Chats
          Les Chats répond à loller
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 14h46 le 09/03/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Idem pour loller dites-moi en quoi sa remarque est nulle, d’autant que ce qu’elle (il) est exact.

        8 autres commentaires
      • Les Chats
        Les Chats répond à Thomas GREDAT
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 12h42 le 09/03/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Pardon Thomas mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre analyse.
        Qu’il s’agisse d’un personnage ou non cela ne change rien, l’application du verbe serait la même.

        En fait le plus juste (utilisé en littérature) serait d’employer « ce sont des bases ... » ...et très logique en plus.
        « C’est des », est employé de façon plus familière, d’ailleurs ça ne sonne pas très bien à l’oreille (pour moi).

        Voilà un bel exemple de sauvegarde de la langue française, à force de familiarisation il n’y aura plus de règles.

        Conclusion, notre amie « chtiquebecoise » n’a pas tort, je dirais même que littéralement parlant elle a raison.

         
        • Thomas GREDAT
          • Posté à 20h04 le 09/03/2008
          • Internaute 23794

          Pardon, ô félidés nyctalopes, mais vous oubliez un détail. Si je simplifie la phrase, elle donne « Il est question des bases etc. » Le « il » est toujours singulier, et le présentatif « c’est » porte sur lui. Il faudrait le mettre au pluriel si la phrase disait par exemple : « Ce sont les bases trucmuche qui sont traitées ici. » C’est peut-être ainsi qu’Hubert Artus eût du l’écrire, ça nous aurait évité toute cette discutaillerie, à laquelle je participe moi-même, d’ailleurs !
          « Ce sont » est donc incorrect. Il sonne peut-être mieux (ce n’est pas mon avis), mais nous parlons ici de grammaire, et non de phonétique.
          Maintenant, le mieux est de repasser dans vingt ans pour voir ce que décidera l’usage. Quoi que l’on puisse dire, c’est toujours lui qui a le dernier mot.
          Et le truc dont auquel qu’il est le plus important, c’est de causer correct sans écorchationner not’belle langue française qu’elle est la plus bath in the world ! Prendez exemple sur not’ Président, que lui y sait causer aux pauv’s cons et aux pêcheurs, repentis ou pas !
          Miaou !

        1 autres commentaires
    • Iris2
      Iris2 répond à chtiquebecoise
      • Posté à 08h26 le 09/03/2008
      • Internaute 16898

      Vous auriez voulu lire : « ce sont des bases » ? Impossible !
      La phrase simple est : « il est question des bases d’un futur imaginaire de gauche ».Elle est correcte,non ? Mettons-la en valeur grâce à « C’est de ...que“(ex : ‘c’est de toi qu’on parle’,plus net que ‘on parle de toi !’).Cela donne : ‘c’est des bases d’un futur...qu’il est ici question’.Rien à redire.
      Je trouve cette journaliste lumineuse d’intelligence et je vais acheter son livre.Maintenant que Sarkozy a été démystifié par toute une série de pamphlets,on peut se permettre de prendre de la hauteur et de réfléchir à ce qui fait système dans sa démagogie,pour ne plus être dupe ni de lui ni d’autres pseudo-battant(e)s.

      • Les Chats
        Les Chats répond à Iris2
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 13h10 le 09/03/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Oh là .... Iris s’embrouille « Ce sont des bases » est parfaitement correct Iris, sans vouloir vous être désagréable. L’expression est même d’origine et recommandée en littérature.
        « C’est des » est une utilisation devenue familière et acceptée, (hélas ! ce sont ..3ème personne du pluriel).
        Chtiquébecoise est d’autant plus méritante que pour nous (français) les québécois parlent mal le français, ce qui n’est pas tout à fait vrai. En fait il parlent toujours le vieux français.

         
        • Iris2
          Iris2 répond à Les Chats
          • Posté à 18h36 le 09/03/2008
          • Internaute 16898

          Chers chats,je suis formelle,il est incorrect d’écrire :
          « Ce sont des bases d’un futur imaginaire de gauche qu’il est ici question ».
          Ceci dit,il est évident qu’il faut écrire : « c’est une base.“et ‘ce sont des bases.’
          ‘Mais si la phrase est autre, comportant : qu’il est ici question’,tout change...Subtilités et beautés de la langue française ! Sans langue rigoureuse,la pensée FOUT le camp...Moi aussi je viole le bon usage quand c’est plus expressif,mais il ne faut pas en abuser.

        1 autres commentaires
    • Les Chats
      Les Chats répond à chtiquebecoise
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 12h52 le 09/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Je voudrais rajouter aussi un détail sur la notation de chtiquebecoise.
      Dites-moi en quoi son intervention était inutile ?
      La preuve que non puisque chacun a pu donner son avis sur la question.
      Il est toujours au moins UTILE voire PERTINENT d’apprendre quelque chose.
      Hélas son message étant fermé, je ne peux relever sa note.
      Ce genre d’autoritarisme m’étonnera toujours et me questionne : donnez un petit pouvoir à n’importe quel pékin, il deviendra comme les « chéfaillons » qui l’entourent.

      • thierry reboud
        • Posté à 14h44 le 09/03/2008
        • Internaute 20923

        Ben si, Les Chats, tu peux relever la note de Chtiquebecoise.
        Tu ouvres le mesage et tu le notes comme un autre. Si tu es assez nombreuse, ça peut suffire. Sans ça, pour te faire plaisir, je te file un coup de main.
        Hop, c’est parti.

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à thierry reboud
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 14h54 le 09/03/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Merci Thierry ! ; -) Sympa de votre part. Il faut croire qu’ils ont été nombreux à voter nul pour notre petit chtiquebecoise, sa note ne se relève pas.
          Je ne comprends pas ce genre de notation, sauf pour le FN, le mépris et les injures je ne vote jamais nul.
          Dire à quelqu’un que c’est nul est décourageant.
          Pardon petite chtiquebecoise, votre remarque était très PERTINENTE et juste.

        1 autres commentaires
    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à chtiquebecoise
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 16h26 le 09/03/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Résultat de tous ces débats : faute de grammaire ou pas, cela se discute (sauf à considérer que ce long échange qui m’a surpris n’a pas eu lieu ou que certains intervenants ne sont pas crédibles). En considérant cela, ne soyez pas trop dure dans vos commentaires. L’erreur est humaine et tout se discute, vous venez de vous en rendre compte, non ?

      • Les Chats
        Les Chats répond à Arnaud Aubron
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 18h12 le 09/03/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Tout à fait Arnaud, le seul reproche qu’il aurait pu être fait à chtiquebecoise c’est cette phrase : « L’énormité de la faute de grammaire ne me donne pas envie de lire l’article... »
        (que j’ai oublié de noter sur mon message), ça vaut une remarque mais pas un nul ; car tout de même, si un article est mieux sans faute, le fond est très important et il n’y a rien à dire à ce niveau.
        La discussion est clause et j’espère que notre cousine chtiquebecoise aura fini par lire l’article

      • Iris2
        Iris2 répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 19h28 le 09/03/2008
        • Internaute 16898

        Pas d’humilité mal placée.Relisez à tête reposée ces échanges grammaticaux à fleuret moucheté et vous verrez que vous avez raison...

    • A déménagé le 8-10
      • Posté à 19h03 le 09/03/2008
      • Internaute 1001
        nc

      Chtiquebecoise se permet de trouver une faute (qui de plus n’en est pas une)… en tombant dans l’inévitable piège du « c’est çui qui dit qui yest ». Car elle a écrit ça :

      « N’y a-t-il personne pour relire les textes avant de le mettre en ligne chez Rue89 ? »

      Avant de LES mettre, Chti !

  • thierry reboud
    • Posté à 20h10 le 08/03/2008
    • Internaute 20923

    Quand, à la chute du mur de Berlin, on a glosé sur la fin des idéologies, on nous a raconté des craques, bien sûr. Ce qui finissait, c’était la mythologie sur laquelle la gauche se réunissait, du PS à certains libertaires. C’était cette mythologie qui nous faisait avancer dans le sens de l’histoire, comme on disait alors, même si nous divergions sans aucun doute sur les outils et les objectifs.

    La libération à venir du peuple a fonctionné comme un horizon teinté d’une religiosité sans dieux : une rédemption promise et des messies. Aujourd’hui, nous sommes orphelins de cette vision d’avenir, et il suffit de voir comment ce qui reste de la gauche dite de gouvernement se contente de gérer le présent pour mesurer la déconvenue.

    Chollet a parfaitement raison de constater que, pour ce qui est de la définition d’un horizon, nous [ceux qui se reconnaissent quelque part dans la gauche] avons enfilé le costume de la droite.
    Je ne sais pas si ça doit s’appeler « storytelling » ou « mythologie », mais oui, l’enjeu se trouve bien là, dans l’urgence qu’il y a à définir une visée ou une figure émancipatrice qui soit autre chose que le self-made man, qui ne réussit jamais qu’en marchant sur la tête des autres.

    • Erbeddie
      • Posté à 10h44 le 09/03/2008
      • Internaute 17088

      @Th. Reboud ; Un selfmen man n’est pas forcemmment un égoîste, un salaud,ou un vénal obeissant aux dieux argent et pouvoir. Il est souvent sensible aux humanismes,à la « beauté » des choses et de l’âme. J’en ai connu( M Lecoin par exemple) et j’en connais encore aujourd’hui.Si vous acceptiez mon affirmation comme possible vous pourriez retirer « jamais » de votre dernière phrase et peut-être le remplacer par « souvent » ? Dans ce cas je voterais pertinent en place de « utile ».Toutes mes excuses pour ma réaction orgueilleuse dont j’ai conscience qu’elle manque d’humilité.

      • thierry reboud
        • Posté à 14h10 le 09/03/2008
        • Internaute 20923

        Bonjour.
        Pas de problème, je remplace « jamais » par « souvent ».

        (Côté humilité, je ne me vois pas vous donner la leçon (vu qu’il m’arrive plus souvent qu’à mon tour de l’oublier au vestiaire des filles). Votre intervention n’a rien de cjhoquant, je vous assure, et merci de m’excuser si je vous ai froissé.)

  • kane85
    kane85
    Dort avec toutes ses dents
    • Posté à 20h48 le 08/03/2008
    • Internaute 35160
      Dort avec toutes ses dents

    Bonsoir
    Comment dire ? ce n’est pas de belles histoires dont nous avons besoin et il est heureux qu’un livre sorte pour décortiquer le phénomène.
    Oui, je suis d’accord avec l’auteur pour dire qu’on nous raconte de belles histoires. Aussi bien la Droite que la Gauche. Avec plus ou moins de réussite il faut dire. l’histoire est plus ou moins bonne et donc on plonge dedans ou pas.
    N’y en a t’il pas eu une belle depuis les élections ? ?
    Vacances royales, divorce, belle romance, mariage éclair, coups de gueule en langage populaire, sans compter : famille recomposée etc... Tout bon citoyen a de quoi s’y reconnaitre...
    Poudre aux yeux ! !
    Pendant ce temps là, les lois passent, les immigrés se font reconduire, les droits de l’homme sont bafoués, les lois sociales détruites...
    Qui s’en soucie ? C’est tellement plus agréable de suivre le feuilleton « Sarko, Pouvoir, Fric et Amour »

  • comprendre d abord
    • Posté à 20h59 le 08/03/2008
    • Internaute 20461

    En ce qui concerne l’ouvrage de Christian Salmon, on peut lire les deux critiques - fort éclairantes - parues sur le site Lien.

  • léo solo
    • Posté à 21h00 le 08/03/2008
    • Internaute 2483

    « Le temps et l’espace n’existent pas.
    Seul, l’imaginaire tisse de nouvelles figure »

    Il est venu le temps de se déprendre de la pauvreté symbolique des riches possédants, de leurs magazines à deux balles et de leur télézéro.

    C’est du côté des données anthropologiques de l’imaginaire que se trouve la matière qui n’est ni de droite, ni de gauche.

    « J’habite une clef »
    dit le poète dont c’est le printemps.

    • kane85
      kane85 répond à léo solo
      Dort avec toutes ses dents
      • Posté à 21h04 le 08/03/2008
      • Internaute 35160
        Dort avec toutes ses dents

      J’aime beaucoup.
      Merci.
      Un peu de rêve, de philosophie et de poésie...

    • kane85
      kane85 répond à léo solo
      Dort avec toutes ses dents
      • Posté à 21h20 le 08/03/2008
      • Internaute 35160
        Dort avec toutes ses dents

      J’aime beaucoup.
      Merci.
      Un peu de rêve, de philosophie et de poésie...

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 21h01 le 08/03/2008
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    Dommage que cette journaliste ne juge l’actualité que par le prisme de la droite tout en voulant aider la gauche. Car si elle avait suivi de près la campagne de la gauche elle aurait compris qu’une volonté profonde avait pris corps. Une volonté collective que la politique se faisait avec les citoyens et non par une histoire racontée d’en haut.
    Alors je comprends que ce sera plus long pour convaincre le peuple que celui-ci trouvera son intérêt dans la participation et non dans la soumission.

    Cet espoir qui s’est levé nous devons le cultiver à gauche avant de l’infuser dans le pays.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 21h28 le 08/03/2008
      • Internaute 33755

      et ça sera pas du pisse-mémé !

    • Dan51
      Dan51 répond à Asse42-
      • Posté à 09h17 le 09/03/2008
      • Internaute 12803

      Le cultiver tout court.

      Car la « gauche » et la « droite » n’existent plus. Et maintenir cette guerre des tranchées est artificielle et archaïque.

      Il faut penser en d’autres catégories que celles d’il y a plus de 200 ans...

      m’enfin !

      Allez voir - sans oeillères - les réflexions profondes au sein du Mouvement Démocrate, qui pense sans tabous la place de l’Homme dans l’économie et la civilisation, et allie dans sa réflexion l’écologie, l’économie et le social.

      Lien

      • Veum
        Veum répond à Dan51
        doctorant
        • Posté à 09h35 le 09/03/2008
        • Internaute 23064
          doctorant

        ça va être une réponse à tiroirs attention.
        Partons du Modem et de la fin du clivage droite gauche. Ces catégories, ces mots, sont bien plus que des couleurs politiques. Droite et gauche représentent des manières de penser, de vivre, des visions du monde, opposées et mutuellement excluantes. Il peut être difficile de faire apparaitre la matérialisation de la fracture entre ces visions dans le champ politique de tous les jours. Surtout quand une partie de la plus grande formation d’un camp dérive vers l’autre. Alors on peut tenter un critère : la résignation devant le réel, la soumission à l’ordre du monde actuel, pour ne faire que du rafistolage à la marge. On nous vend la fin des idéologies, mais finalement ça se résume à la résignation à la domination d’une d’entre elles, présentée comme inéluctable.
        Le seul moyen de mener une politique d’émancipation, de même penser cette politique, c’est de sortir de ce cadre. Et là je reviens sur le témoignage de notre riverain ségoléniste. Les deux visions du monde étant mutuellement excluantes, la résignation au cadre formé idéologiquement par la droite rend impossible une politique de gauche. L’état du monde résulte toujours des effets des politiques menées. N’acceptons pas le réel comme indépassable.

         
        • Dan51
          Dan51 répond à Veum
          • Posté à 10h00 le 09/03/2008
          • Internaute 12803

          Je vois à votre commentaire que vous n’avez pas regardé la vidéo que je vous recommandais, sinon vous n’écririez pas ce que vous avez écrit.

          • Veum
            Veum répond à Dan51
            doctorant
            • Posté à 10h59 le 09/03/2008
            • Internaute 23064
              doctorant

            Je suis en train de la regarder (et notez l’effort, je quitte J. Généreux pour 20 minutes de Bayrou, c’est pas le même niveau...), et on est pile dans ce que je disais. Il ne peut y avoir dépassement du clivage droite gauche que si l’un des camps se résigne à l’idéologie de l’autre camp. Alors oui on peut effacer ce clivage, puisqu’il n’y en a pas. Et quand Bayrou dit « le clivage droite gauche ne structurera plus la vie politique française à l’avenir », c’est que d’une part il n’a pas vu le renouveau de la gauche, et qu’il pense que la dérive ségoléniste est inéluctable. Bref il faut ici faire la différence entre le politique, qui se nourrit de philosophie, de principes, d’idées, de visions du monde, de manières de penser, et la vie politique, à savoir l’expression éventuelle du politique dans le combat électoral. Le décalage est aujourd’hui flagrant, et c’est la perception de ce décalage qui manque à Bayrou.
            Typique : « le mur de berlin est tombé, et arrivée de la mondialisation, impossible à nier et à arrêter ». Cela d’après lui rend le clivage anachronique. On est pile poil dans ce que je disais.
            Bon j’ai regardé jusqu’au bout finalement (il aurait fallu que je réécrive ce post après, mais bref..), et son histoire d’opposition entre modèle inégalitaire (type américain), et un modèle plus égalitaire à inventer, est un bon constat. Pour autant ce qu’il ne peut pas comprendre, enfermé qu’il est dans la vie politique, c’est que le cadre dans lequel il se place (marchéisme, économie mondialisée, financiarisée, etc.) empêche la réalisation de tout modèle alternatif. Il faut penser au dépassement de ce cadre.

            En gros mon post ne sert à rien, et mon post précédent se suffit à lui même.

            • Dan51
              Dan51 répond à Veum
              • Posté à 18h32 le 09/03/2008
              • Internaute 12803

              Vous écrivez :

              « et son histoire d’opposition entre modèle inégalitaire (type américain), et un modèle plus égalitaire à inventer, est un bon constat. »

              Pourquoi ne lui accordez-vous pas le droit de poursuivre la réflexion sur cette ligne ?

              Je suis désolée de constater que vous le considérez toujours par le prisme de ce que les médias vous transmettent qui ne SUPPORTENT pas la remise en cause du statu quo actuel.

              Pourquoi je le sais ?

              Parce que pendant les mois de janvier, février et mars 2007, mes tentatives de répondre aux posts qui disaient : « Bayrou n’a pas de programme », « Bayrou est un faux-cul », « Bayrou est une posture » en leur montrant les bases de sa réflexion, ont TOUS ETE EFFACÉS, systématiquement sur tous les médias :

              Le Figaro, Libération, TF1, LCI, l’Express, Le Point, Europe1, RTL, France2, France3, Le NouvelObs, sauf sur Le Monde parce que j’avais payé les 6 Euros pour l’inscription au forum.

              Croyez-vous qu’il est démocratique et supportable de constater que seuls peuvent rester en ligne les messages qui sont pour le PS et l’UMP et que ceux qui étaient pour Bayrou étaient TOUS EFFACES ?

              Je n’aime pas qu’on m’efface, c’est pourquoi, sentant qu’il se jouait là quelque chose qui n’était pas correct, la rage m’a prise et j’ai décidé de m’engager sur la voie qu’il essayait d’ouvrir.

              Avez-vous lu le bouquin : « Au nom du Tiers-Etat » ?

              La presse en a peu parlé, mais le contenu est assez explosif... L’auteur dit entre autres :

              C’est un peuple qu’ils croient sans importance. Presque un peuple en trop. Un peuple gênant...

              Le pouvoir est verrouillé, le peuple n’y a plus aucune place, on est revenu à l’Ancien Régime.

              Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette Ve République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers état de 1789.

              Jamais la phrase de Sieyès n’a paru plus juste :

              « Qu’est ce que le tiers état ? Tout.
              Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien.
              Que demande-t-il ? A devenir quelque chose. »

              Il est de Bayrou.

              Croyez-vous que le peuple en a vraiment assez ou est-il repu du pain et des jeux (TF1) qu’on lui donne en pâture ?

              Pensez-vous que l’on vive un mai 2008 qui permettra de balayer ces forteresses que le pouvoir est en train d’ériger irrémédiablement ?

              Il faut une prise de conscience du peuple, une information qui se diffuse largement pour ne plus accepter l’inacceptable.

              Et une PROFONDE réflexion, non pas selon la ligne du clivage droite-gauche - qui ne sert qu’à l’élite PS-UMP pour se maintenir au pouvoir en faisant croire au peuple qu’il s’agit d’un vrai « combat » - mais parmi TOUS les REPUBLICAINS et DEMOCRATES.

              Car le clivage gauche-droite est vieux de plus de 200 ans... il est un reliquat de la Révolution et de ses suites.

              Il faut une autre réflexion plus profonde, à laquelle invite l’auteur... et F. Bayrou et ceux qui se sont rassemblés autour de lui et sont TERRIBLEMENT DETERMINÉS à faire bouger les clivages et la réflexion.

        3 autres commentaires
      • Thomas GREDAT
        Thomas GREDAT répond à Dan51
        • Posté à 11h13 le 09/03/2008
        • Internaute 23794

        Soyons clairs : sur le plan politique, la gauche et la droite n’existent plus, aujourd’hui, que parce que la conquête du pouvoir se pense et se vit dans l’antagonisme. Un esprit d’« union sacrée » enterrerait définitivement les ambitions des uns et des autres. Ce qui ne serait pas plus mal, d’ailleurs, mais la nature humaine est ce qu’elle est.
        Il n’y a qu’en période de crise qu’on se range derrière De Gaulle. Quand la paix revient, on n’a rien de plus pressé que de s’en débarrasser.

    • Iris2
      Iris2 répond à Asse42-
      • Posté à 19h17 le 09/03/2008
      • Internaute 16898

      Cher Asse42,Pour une fois,je ne suis pas d’accord avec vous.L’espoir qui s’est levé,la gauche doit le faire grandir non en racontant des histoires,certes,mais en réenchantant la politique.Vous allez encore tiquer sur « réenchantant »...Disons qu’il faut parler à la sensibilité,à l’imaginaire des gens que nous sommes,du peuple dont nous faisons partie.Le seul discours économique ne suffit plus,les idéologies politiques ont pris un coup de vieux,Mai 68 c’est loin !
      Cette journaliste dit la même chose que Pierre Rosanvallon dans« La contre-démocratie »,un livre à lire d’urgence...Je cite la partie« Repolitiser la démocratie ».(P.312sq)
      « Le but conséquent de la démocratie est ainsi indissociablement de rendre possible la construction d’une histoire commune et d’indiquer un horizon de sens : il est de mettre fin d’un même mouvement à l’aveuglement des hommes et à leur impuissance.La souveraineté n’est pas seulement exercice d’un pouvoir : elle est maîtrise de soi et compréhension du monde. »
      « Comment redonner une certaine théâtralité au pouvoir collectif sans le draper d’antiques costumes un peu fripés ? ...La symbolisation est réflexion collective,rapport à la décision réaffirmée d’écrire une histoire commune ; elle est récit sensible et grave des échecs et des espérances qui tissent cette entreprise ; elle est histoire et mémoire de la lutte des hommes et des femmes pour tenter d’instituer malgré toutes les difficultée une société d’égaux. »

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 21h27 le 08/03/2008
    • Internaute 33755

    Bonsoir,

    aux artisans de la rue89, n’y aurait-il pas comme pour Howlett, une version non montée ? Merci. Bon week-end

  • V comme vendetta
    V comme vendetta
    Ecrivain
    • Posté à 21h33 le 08/03/2008
    • Internaute 24299
      Ecrivain

    La critique de l’individu moderne, c’est un vieux poncif de la philosophie : critiquez le Progrès et un certain messianisme : relisez Nietzsche, effet décapant assuré. Si vous voulez rendre Nietzsche de gauche, penchez vers Deleuze.

    La critique de l’autonomie des désirs, seule vraiment révolutionnaire aujourd’hui : seuls quelques romanciers s’y étaient attaqués : Balzac, Stendhal, Flaubert, Proust, Dostoïevski : étaient-ils de gauche ? Est-ce si important de savoir s’ils étaient ou non de gauche ?

    La gauche est-elle capable de déconstruire le matérialisme messianique de sa propre mythologie historique ? J’en doute.

    Quant à la critique de la storytelling sarkozienne, elle n’est pas bien difficile à trouver : on compare les slogans de campagne avec les effet d’un an de pouvoir : effets comiques et destructeurs assurés.

    Artus cite Houellebeck : « L’Homme de gauche est mal parti », un de ses articles écrit en 2003 est toujours d’actualité.

    Exemple flagrant tiré de l’article : « Le libéralisme a eu le génie de renverser le schéma des identifications : auparavant, on s’identifiait à un individu de même condition que soi. Aujourd’hui, “success stories” agissant, le travailleur s’identifie aux riches. Ne partageant plus la condition de ses semblables, il est à même de les jalouser. »

    Faux : le libéralisme (le Spectacle disait Debord) dans sa logique bête et efficace, est beaucoup plus « intelligent » que vous le croyez : il connaît parfaitement les rouages cachés du désir et ses auto-manipulations : le schéma des identifications, le désir d’appropriation, le mimétisme modèle / obstacle sont bien plus retors. Sans comprendre ces mécanismes, toute critique du libéralisme n’aura aucune portée opératoire vers le réel.

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