Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Amos Oz : « En Israël, on veut des écrivains prophètes »

Publié le 15/03/2008 à 12h20

L’auteur israélien, cofondateur du mouvement « La paix maintenant », défend sa vision pragmatique de la littérature. Entretien.


Amos Oz (Patrick Gaillardin).

Le très polémique Salon du Livre 2008 reçoit une délégation de quarante auteurs israéliens. Pour ouvrir le bal des entretiens, Rue89 vous propose aujourd’hui la rencontre du plus connu d’entre eux : Amos Oz. Un écrivain qui se défend de toute politique dans sa littérature. Et un homme qui, il y a trente ans, co-fonda le mouvement « La paix maintenant “ . Un type qui, avec rage et clarté, fait clairement la part des choses.

Boualem Sansal distingué


Après une inauguration à toutes les autres semblablies, le Salon du Livre a débuté de façon studieuse vendredi.

On remarquait tout au long de la journée, en plus des contrôles annoncés, l’intrusion de CRS légèrement en tenue et toujours en ronde. Pendant ce temps, Boualem Sansal se voyait décerner le Grand Prix RTL-Lire 2008.

Une rage pragmatique d’un côté. Une poésie à fleur de réel de l’autre. Amos Oz est une double prise. Qui sait varier le voltage. C’est sans doute pourquoi ses romans, profondément ancrés dans le réel, laissent une impression onirique et lumineuse.

S’il se défend de toute politisation dans sa littérature, il est une autorité morale en Israël et à l’étranger. L’homme est laïc, mais semble un prophète du temps présent. Comme Aharon Appelfeld (dont nous vous proposerons un entretien la semaine prochaine), il ne cesse de labourer le terrain de sa judéité et de son histoire personnelle. Donc, la terre d’Israël.

Comme David Grossman, il est le descendant d’ashkénazes qui ont fui l’Europe antisémite et milite activement pour la création d’un Etat palestinien. Là où Grossman espère une réconciliation, Oz envisage le divorce.

Accepter le conflit au sein d’un Etat tout comme au plus profond de l’individu, c’est ce qui constitue le pragmatisme d’Amos Oz. Parvenir à si bien l’écrire et le dire, c’est ce qui fait sa clarté. Deux faces chez l’homme. Deux temps dans l’entretien que nous vous proposons, après le premier jour du Salon : l‘un littéraire, l’autre politique.

Littérature israélienne et langue hébraïque

Il y avait eu, entre autres, des pépites comme Une panthère dans la cave’ (1997), puissante variation sur les thèmes de l’ennemi et de la figure du traître, ‘ Seule la mer’ (2002), geyser d’intrigues amoureuses croisée libérant un roman sur le présent et sur l’Ancien Testament, et son -plus connu encore- ‘ Une histoire d’amour et de ténèbres’ (2003) récit autobiographique brassant un siècle d’histoire juive, hébraïque et palestinienne.

Aussi, en ce mois de janvier, la parution française de ‘ Vie et mort en quatre rimes’ surprend : à travers le portrait d’un écrivain en pleines conférences de promotion, ce court roman est une réflexion au sens le plus pur du terme. Toutes les questions qu’une société se pose à elle-même, tous es fantasmes (érotiques entre autres), c’est l’écrivain, par définition homme-miroir, qui les retranscrit, à travers sa propre psyché. Quand Oz parle de lui, c’est pour mieux parler de la place d’un homme en son pays.


Amos Oz (Patrick Gaillardin).

Nous vous interviewons alors que votre dernier livre brosse le portrait mordant d’un écrivain qui voudrait qu’on arrête de ne lui poser que des questions de Vie, de Mort, de Dieu, de Littérature… Par ce livre, est-ce votre vision de vous-même qui se modifie, votre vision de l’écrivain, ou votre vision de la littérature ?

‘ Vie et mort en quatre rimes’ est un livre autour de tout ce qui peut naître d’évènements banals : un auteur invité à une conférence littéraire et à des salons, il rencontre des gens avant, pendant et après ce salon.

Si tout est transformé en littérature, c’est par la personnalité et la place qu’il a… Les questions qui ouvrent le livre (” Pour quelles raisons écrivez-vous ? Et pourquoi de cette manière ? Cherchez-vous à influencer vos lecteurs, et soi oui, dans quel sens ? Quel rôle vos récits jouent-ils ? […] Quel effet cela vous fait-il d’être célèbre ? “ ) sont celles que je me suis posé des milliers de fois dans ma vie… Ce livre est un effort pour y répondre…

Que peut la littérature, dans l’Israël d’aujourd’hui ?

En Israël, il est une tradition, incompréhensible, mais c’est une tradition : les écrivains seraient comme des prophètes. L’écrivain ne peut pas dire le bien, ne peut pas délivrer de prophéties. Les lecteurs, cependant, attendent cela…

On remarque d’ailleurs le même phénomène dans les pays slaves, en Russie, ou en Pologne. Un écrivain raconte des histoires, c’est un ‘ storyteller’ . Car raconter et entendre des histoires, c’est aussi fondamental que de rêver. Et la littérature est le premier art, le premier langage, qui puisse se greffe directement sur ce besoin, précisément.

L’écrivain doit se distinguer de la politique, au premier abord. Mais si j’écris une histoire avec un père, une mère, une fille, et l’argent de poche, tout le monde dira immédiatement que, dans mon roman, le père représente le gouvernement, la mère, la tradition, la fille, la nouvelle génération, et l’argent de poche l’inflation !

Vous voyez donc que c’est le lecteur qui y verra de la politique. C’est par ce biais, par l’identification du lecteur, que la littérature doit parvenir à toucher au politique. Ceci étant, je en reste pas indifférent aux réalités sociales de mon pays. Bien entendu. Pour une raison toute simple : mes propres personnages eux-mêmes ne peuvent y être indifférents…

De la même manière, l’Histoire n’est pas une chose qui arrive seulement de l’autre côté du poste de télévision : elle intervient de manière extrêmement personnelle dans la vie intime de chacun. La littérature doit emprunter cette voix, elle aussi.

Vous êtes, avec Avraham B. Yehoshua, de la ‘ génération de l’Etat’ -vous avez vécu la naissance d’Israël-, celle du kibboutz, de la vie en collectivité, de l’identité en construction, d’une judéité post-Shoah.

Que pensez-vous des générations d’auteurs suivantes et de leur rapport à Israël et à la religion ?

La jeune génération est, évidemment, moins obsédée par l’Histoire. Lorsqu’ils sont nés, Israël existait en tant qu’Etat. Un Etat pas parfait, mais un Etat relativement normal. Ils sont marqués par un inconscient historique : la tragi-comédie de l’existence d’Israël. Ma génération est, encore, dans la conscience des faits historique, donc dans leur résonance.

Ils travaillent sur l’intime et la comédie, ou encore l’exil de leurs origines. Moi, j’écris sur la tragédie humaine, la stupidité humaine. Si vous me demandez un mot pour décrire mon travail, je dirai : familles. Si vous me demandez deux mots, je dirai : familles malheureuses. Si vous me demandez plus que deux mots, je dirai : lisez mes livres…

Vos romans portent souvent sur l’inventivité de la langue. La langue littéraire hébraïque évolue aussi vite que l’hébreu oral ?

L’hébreu moderne a vécu une évolution très rapide. Marquée par le langage des immigrés venus de pays très différents. Chacun de ces langages affluent, et forment ensemble un background linguistique qui se modifie très rapidement. Il vibre dans l’hébreu moderne.

Qui, ainsi, change, mute. J’écris depuis cinquante ans. Durant ces cinquante années, l’hébreu a autant changé que la langue française en… deux siècles ! La différence linguistique entre mes premiers romans et les plus récents, c’est la même que la différence entre la littérature française du XIXe siècle et celle d’aujourd’hui.

[Pour connaître l’opinion d’Amos Oz quant au conflit israélo-palestinien, on lira ‘ Aidez-nous à divorcer ! (2004) et Comment guérir un fanatique’ (2006). Mais le romancier qui écrivit un jour que ‘ le sionisme n’est pas un prénom, c’est un nom de famille’ est, aussi, le co-fondateur de ‘ La paix maintenant’ en 1977. Le premier mouvement israélien pour la paix israélo-palestinienne. Aujourd’hui, le plus grand groupe politique non-parlementaire israélien, ndlr]

Quel est votre sentiment sur la polémique autour du Salon du Livre ?

J’avais fortement recommandé, au début, que Paris invite les Israéliens qui écrivaient en arabe, aussi bien que ceux qui écrivaient en langue hébraïque. Il y a un arabe israélien dans la délégation invitée [Sayed Kashua, ndlr], il devrait y en avoir plus.

Mais le boycott est une idée démente. D’une part, un auteur, ou un éditeur, qui boycotte un Salon du Livre, se boycotte lui-même. D’autre part, boycotter la littérature et la culture n’est pas un acte anti-israélien, mais un acte anti-culturel. Donc, caduque. Dans les derniers moments de l’occupation française en Afrique du Nord, personne n’avait eu l’idée d’y boycotter Sartre ou Camus !

Dans le geste d’inviter la littérature en langue hébraïque, je vois aussi la reconnaissance d’une renaissance. Celle de notre langue est un miracle. Après deux mille ans d’existence, c’est un événement colossal. Rappelons qu’elle était aussi morte que le latin, ou que le grec ancien.

Et elle est revenue avec force, énergie, créativité, modernité. Cela me semble une bonne raison de célébrer, non pas Israël, certainement pas la politique d’Israël, mais la renaissance de sa langue.

Que pensez-vous du traitement du conflit israélo-palestinien par les médias français ?

Si je me réfère aux médias, non seulement français mais européens, Israël c’est cela : 80% de fanatiques religieux, 19% de cruels soldats sanguinaires, et 1% d’intellectuels formidables qui se battent pour la paix !

C’est, bien entendu, une image déformée et fausse. Israël, c’est un patchwork de cultures et de civilisations, les gens y sont originaires de 136 pays (pas mal, pour un Etat si jeune et si petit…). La majorité des habitants appartiennent à la classe moyenne, sont matérialistes, se battent pour de meilleurs salaires et emplois.

Ce matin, avant de vous rencontrer, je marchais sur les Champs-Elysées. De nombreux drapeaux israéliens y flottaient. Les Israéliens ont toujours voulu être aimés par Paris et par la France. Ils pensent qu’être aimé par la France, c’est être aimé par le monde. Mais peut-être les Israéliens ne méritent-ils pas d’être aimés par le monde… La littérature israélienne le désire, elle. Et elle le mérite.

Pour connaître un pays, Israël comme tous les autres, il n’y a pas de meilleur moyen que de lire sa littérature. Si je veux connaître la Colombie, je en vais pas lire les médias, je vais lire Garcia-Marquez. Il m’en dira bien plus quant au pays, les gens, l’éducation.

Que fait le mouvement ‘ La Paix Maintenant’ , à présent ?

Nous ne cessons d’intervenir dans les écoles, dans la rue, dans les médias, dans le discours. Pour ‘ éduquer’ les Israéliens afin qu’ils acceptent l’idée de deux Etats et le dialogue. ‘ La paix maintenant’ croit, simplement, au besoin de créer deux Etats : Israël et Palestine. Nous nous battons pour ça. Deux voisins qui vivent en paix et en bons termes.

Il faut un divorce qui soit non pas un divorce de mariés, mais une sorte de ‘ divorce d’affaires’ , comme lorsque des associés se séparent. Un pays divisé en deux Etats. Comme une maison divisée en deux appartements.

La majorité des Israéliens et des Palestiniens acceptent cette solution ! Aucun n’en sera fondamentalement heureux, personne ne dansera dans les rues lorsque cela arrivera, mais cela arrivera car les gens y sont prêts. Comme lorsque la Tchécoslovaquie s’est divisée en une République tchèque et une Slovaquie.

Sauf que dans ce cas précis, la question de la capitale ne se posait pas : Bratislava était la capitale historique, et logique, pour les Slovaques voulaient pour capitale, et Prague celle des Tchèques. Ce n’est pas le cas de Jérusalem…

Tout à fait. Jérusalem est vouée à être la capitale des deux Etats. Jérusalem Est sera la capitale de la Palestine, Jérusalem Ouest celle d’Israël.

Je n’aime pas faire des prophéties (trop dangereux en Israël : c’est le pays des prophètes, il y a trop de compétition dans le business de la prophétie !), mais je vais vous en livrer une un jour, il y aura une ambassade d’Israël en Palestine, et une ambassade palestinienne en Israël. Elle seront à quelques pas l’une de l’autre, toutes deux à Jérusalem. Il n’y a pas d’autre solution.

Lorsque vous êtes à l’étranger, est-ce l’écrivain qui se déplace, ou le co-fondateur de ‘ La paix maintenant’ ? Parvenez-vous toujours à faire la distinction ?

C’est aux gens de faire la séparation entre les deux. Les gens savent que mes livres ne parlent pas de politique. Que Tsahal ait à nouveau pénétré à Gaza récemment ne me fera pas parler politique. Cela me fera écrire un article, extrêmement rageur, pour dire que le gouvernement israélien doit aller en enfer [Oz a, à plusieurs reprises et pour plusieurs cabinets ministériels, évoqué son gouvernement en ces termes, NDLR].

J’écris au stylo, pas avec un ordinateur. Lorsque j’écris, j’ai deux stylos. Un bleu et un noir. L’un pour écrire des articles disant que le gouvernement doit aller en enfer, l’autre pour la littérature (je ne vous dirai pas lequel écrit quoi). Deux stylos pour, justement, me rappeler que politique et littérature sont deux choses différentes. Donc, deux musiques différentes.

Photos : Patrick Gaillardin

Vie et mort en quatre rimes d’Amos Oz - traduit par Sylvie Cohen - éd. Gallimard - 140p., 13.50€


Amos Oz (Patrick Gaillardin).

  • 11181 visites
  • 129 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Anthropia
    • Posté à 12h44 le 15/03/2008
    • Internaute 17441

    Souvenir d’une amie Hannah Levy-Haas, ancienne déportée au camp de Bergen-Belsen, qui avait écrit son Journal de camp. Après avoir travaillé auprès de Tito, elle a quitté la Yougoslavie pour vivre en Israël avec sa famille.

    Elle a créé avec Buber et les autres, un parti israëlo-palestinien, parce qu’elle savait qu’il n’y aurait jamais d’autre issue à la guerre que la rencontre avec l’autre.

    Amos Oz fait partie de cette même famille.

    Oui, La paix, maintenant.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h06 le 15/03/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    « En Israël, on veut des écrivains prophètes »
    cela change de chez nous. Nous on veut des écrivains best seller, des écrivains qui nous racontent de belles histoires, pour nous faire rêver et nous conforter.
    Nos agitateurs d’idées n’agitent plus que des idées bien pensantes, bien peignées, bien BCBG.
    On est en panne de prophètes.
    même le prophète Attali n’est pas écouté. On le respecte poliment mais c’est tout.
    nul n’est prophète en son pays.

    • nada
      nada répond à pablico
      • Posté à 16h46 le 15/03/2008
      • Internaute 25026

      J’aimerais bien qu’en israel on veuille la paix et qu’on libère les palestiniens ! Après on parlera littérature, non mais !
      Et qu’on fasse une pro-fête main dans la main !

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à nada
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 16h53 le 15/03/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Nomen est omen ? Parfois oui.

    • jabier
      jabier répond à pablico
      consultant dans les Landes
      • Posté à 19h01 le 15/03/2008
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      C’est du second niveau, hein ! Dis le moi

  • Deborah
    • Posté à 12h47 le 15/03/2008
    • Internaute 3584

    Dommage qu’en Israël on ne préfère pas, aux « prophètes », avoir des gouvernements oeuvrant pour la paix et la sécurité des deux peuples.
    Amos Oz illustre bien le problème israélien : fait accompli et gagner du temps. Pour la parlote et les grandes idées on blablatte jusqu’à plus soif. Ca gagne du temps. Pendant ce temps là les palestiniens sont lentement mais sûrement poussés vers la sortie, ça s’appelle l’épuration ethnique - au vu et au su du monde entier - Qu’Israël soit « invité d’honneur » me choque plus que tout. L’honneur d’Israël ? Mais où est-il ? Dans le blocus de Gaza ? Les checkpoints ? Les vols de terres ? etc. ?
    Rappelez-vous que la culture n’est qu’un cache sexe : l’Allemagne était au sommet de la « culture » lorsqu’elle a basculé dans le nazisme. Ah, zut j’ai dit un gros mot. Il est vrai que dans nos sociétés on a plus peur des mots que des faits fussent-ils crapuleux.

    • pablico
      pablico répond à Deborah
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 22h19 le 15/03/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      toujours à militer, deborah, pour ne convaincre que des convaincus... triste
      ça manque de crédibilité, de toujours taper sur les mêmes. La diabolisation, n’a jamais été crédible.
      Au lieu de souffler sur les braises de la haine, de la guerre et de la mort, soufflez donc un peu sur les braises de la paix.

      Si tout le monde soufflait sur les braises de la paix, en faisant garde de ne prendre partie pour personne,
      Il y a longtemps que le problème serait résolu.

      je me demande pourquoi mon post est fermé, je ne dis pas d’insanité pourtant.....Je ne parle que de paix.c’est un péché ?

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 13h14 le 15/03/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      « Pour la parlote et les grandes idées on blablatte jusqu’à plus soif ».
      Avez vous conscience que ce que vous écrivez prends suite après les mots d’un des plus importants écrivains en activité ? Faites lui au moins la politesse d’écrire sans vulgarité.
      Mais bon quand on est capable d’écrire « Rappelez-vous que la culture n’est qu’un cache sexe “....

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à Deborah
      Rue89
      • Posté à 13h30 le 15/03/2008
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Libre à vous de penser que Oz blablatte. Mais peut-être pourriez-vous subjectiviser vos opinions (« je pense qui », « je trouve que »), cela en renforcerait la pertinence. Il y a des points sur lesquels on en peut pas ne pas être d’accord avec vous, d’autres qui vous appartiennent.

      • bloqué le 24.09.09
        • Posté à 18h55 le 17/03/2008
        • Internaute 25106

        « Mais peut-être pourriez-vous subjectiviser vos opinions “

        Si vous faîtes cette remarque à un internaute, Monsieur Artus, il faut la faire aussi aux autres... et sans doute à quiconque...

    • leconcombrevert
      leconcombrevert répond à Deborah
      La vraie vérité > : -))
      • Posté à 15h53 le 15/03/2008
      • Internaute 8843
        La vraie vérité > : -))

      « Rappelez-vous que la culture n’est qu’un cache sexe : l’Allemagne était au sommet de la “culture” lorsqu’elle a basculé dans le nazisme. »

      Il est malheureusement vrai que rien, ni même le raffinement de sa culture ait pu empêcher l’Allemagne de sa déchéance dans le nazisme et la barbarie. Mais il serait tout de même injuste et contraire a la vérité historique d’en faire porter la responsabilité a « la culture ». Ce serait faire preuve du même mépris pour la culture qui animait justement la pensée (si l’on peut dire) du nazisme dont un des projets principaux était tout même de couper l’Allemagne de la culture du vingtième siècle et de remplacer les arts par ceci :

      Lien

      Il ne s’agit pas d’un accident de l’histoire si presque toute la fine fleur du monde littéraire, des arts plastiques, de la philosophie et j’en passe s’est vu contraint à l’exil ou du moins au silence. Ce sont les livres qui ont brulés les premiers.

      Sans vouloir exagérer le pouvoir des écrivains, je pense au contraire que la littérature peut nous faire partager l’humanité de « l’autre », ouvrir nos yeux, nos coeurs et en cela contribuer à la paix.

      Les livres d’un Amos Oz en sont le parfait example.

    • compte supprimé26
      • Posté à 16h34 le 15/03/2008
      • Internaute 29710

      Déborah,
      Il y a quelques jours un internaute avait analysé votre attitude à l’égard d’Israël en des termes que j’avais trouvés en première lecture passablement choquants.
      Réflexions faites, l’analyse en question s’avère être plutôt pertinente. Je vous plains.

  • sum sum
    • Posté à 12h58 le 15/03/2008
    • Internaute 35736

    On ne se souviendra sans doute que du boycott par de nombreux pays arabes et/ou musulmans. Maintenant nous parlons beaucoup de politique et un peu de littérature.

    Alors que cela aurait pu être une occasion en or pour découvrir, faire découvrir celle-ci...

    Lien

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à sum sum
      Rue89
      • Posté à 13h03 le 15/03/2008
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Le Salon du Livre ne fait que commencer ! !

      • sum sum
        sum sum répond à Hubert Artus
        • Posté à 13h28 le 15/03/2008
        • Internaute 35736

        C’est vrai que j’ai tiré des plans sur la comète...

        D’autant plus que ce salon permet de prendre conscience de l’existence et de la richesse de la littérature israélienne (en tout cas en ce qui me concerne).

        Lien

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à sum sum
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 16h29 le 15/03/2008
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          Je manque peut-être de perspicacité, mais je ne vois aucun rapport entre la littérature et votre lien ? ? ?

        1 autres commentaires
    • Rachelle
      Rachelle répond à sum sum
      • Posté à 23h18 le 15/03/2008
      • Internaute 10212

      non. on a aussi parle de la souffrance des palestiniens. ENFIN

  • riverain désinscrit
    • Posté à 13h38 le 15/03/2008
    • Internaute 24295

    Dans votre interview M. Oz dit : « J’avais fortement recommandé, au début, que Paris invite les Israéliens qui écrivaient en arabe, aussi bien que ceux qui écrivaient en langue hébraïque. »
    « Israël, c’est un patchwork de cultures et de civilisations, les gens y sont originaires de 136 pays[...] »

    C’est ce même M. Oz qui déclare dans TJ : « Je suis sioniste, même si je considère que les promesses des origines n’ont pas été accomplies… Si je devais envoyer un seul message aux juifs de la diaspora, je leur dirais : apprenez l’hébreu… Seule une langue commune nous rattachera à la même culture, la même littérature et les mêmes créations artistiques. Sionistes de tous les pays, apprenez l’hébreu ! »

    Monsieur Oz fait le grand écart en fonction des lecteurs.

    Quand est-il sincère ? La culture en Israël ne devrait donc s’exprimer qu« en hébreu malgré ce “ patchwork ” ? Faut-il laminer les autres héritages, culturel, spirituel ou historique ?
    Stylo bleu et stylo noir ?

    • caro
      caro répond à riverain désinscrit
      délinquante avérée
      • Posté à 14h06 le 15/03/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      Amos Oz, dans ce que vous dites, parle des « sionistes » juifs. L’hébreu est la langue officielle en Israël (avec l’arabe, d’ailleurs), quel mal à apprendre l’hébreu pour se comprendre ? Autant que je sache, une littérature yiddish existe, mais difficilement, car peu d’israéliens continuent à le parler et à le lire.

      C’est le problème de bien des pays, dont la France. Connaissez-vous beaucoup d’écrivains écrivant en alsacien, corse, breton etc ? Les langues minoritaires doivent être maintenues même s’il y a une langue officielle pour que tous les citoyens puissent se comprendre.

      • riverain désinscrit
        • Posté à 16h04 le 15/03/2008
        • Internaute 24295

        il y a bien deux langues officielles en Israël, et il est question ici de cultures (avec un S) pas d’administration.
        bien entendu une langue véhiculaire est nécessaire, mais c’est vite oublier qu’il y a au moins 20% d’arabophones et 20/25% de russophones. Chaque « peuple » composant un pays amène dans ses bagages, ses écrivains, ses musiciens, ses traditions, etc.

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à riverain désinscrit
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 17h27 le 15/03/2008
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          Même toutes les banalités ont le droit d’être dites, bien sur, mais à quoi bon ? Ou auriez vous préféré qu’on invite les écrivains israéliens à l’exeption de ceux de langue hébreu ? Ce serait original, certes.

          • riverain désinscrit
            • Posté à 19h05 le 15/03/2008
            • Internaute 24295

            effectivement ne vous gênez pas : dites vos banalités.

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à riverain désinscrit
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 19h07 le 15/03/2008
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              Oh, mais sans façon, après vous !

              • riverain désinscrit
                • Posté à 20h43 le 15/03/2008
                • Internaute 24295

                alors j’ose :

                la question a-t-elle été posée à M.Oz (et surtout a-t-il répondu) :

                Lui qui appuie la création de deux états (nous pouvons nous en réjouir) a-t-il dit clairement ce que deviendraient les Arabes israéliens : devront-ils apprendre l’hébreu ou bien seront-ils invités à rejoindre le nouveau pays voisin ?

                • leconcombrevert
                  leconcombrevert répond à riverain désinscrit
                  La vraie vérité > : -))
                  • Posté à 00h04 le 16/03/2008
                  • Internaute 8843
                    La vraie vérité > : -))

                  Vous le savez mieux que quiqonque, smithee, Amos Oz n’a jamais mis en doute le droit des Arabes israéliens de rester chez eux, en Israél.

                  Pourquoi faire semblent de l’ignorer ?

                  C’est bas, bas.

                • caro
                  caro répond à riverain désinscrit
                  délinquante avérée
                  • Posté à 23h51 le 15/03/2008
                  • Internaute 6484
                    délinquante avérée

                  pourquoi devraient-ils partir ? ils sont reconnus comme israéliens. Je vous rappelle que l’arabe est aussi la langue officielle.

        8 autres commentaires
    • léo solo
      • Posté à 17h23 le 15/03/2008
      • Internaute 2483

      Il y a de la place pour deux.

      Deux langues ,en l’occurence.

      Voire plus.

    • Rue-bicond
      Rue-bicond répond à riverain désinscrit
      Qui ça, quoi ça ?
      • Posté à 11h01 le 16/03/2008
      • Internaute 35463
        Qui ça, quoi ça ?

      A Alan.Smithee bonjour et respect, j’étais venu lire sur les idées et les pensées d’un juste. Je pars satisfait merci, c’est juste que le juste n’est pas celui que je croyais.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h58 le 15/03/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Séparer littérature et politique = écrire et manifester. Amos Oz est un écrivain engagé activement dans le mouvement de la paix. J’espère que ses actions, avec celles de tous les pacifistes israéliens et palestiniens aboutiront à la reconnaissance d’un état palestinien viable.

    Les écrivains israéliens n’ont pas besoin de boycott mais de soutien pour relayer leurs écrits et leurs revendications politiques.

    Merci pour cet entretien.

    PS : il y a 39 écrivains présents officiellement, le 40e, Aaron SHABTAI a boycotté le salon

  • jac le rat
    jac le rat
    aventurier
    • Posté à 14h04 le 15/03/2008
    • Internaute 29819
      aventurier

    Je me souviens d’un splendide livre de Oz : « Les voix d’Israel“(1982 ?). Il ne ‘blablatait’ pas, il ne brodait même pas...Il recueillait, seulement, les voix, des arabes et des juifs, des vieux et des jeunes, des femmes et des hommes....
    Je m’étais dit : oui, c’est bien comme celà qu’il faut commencer.
    Plaisir de vous lire, mr Oz.

  • thierry reboud
    • Posté à 15h12 le 15/03/2008
    • Internaute 20923

    « Un écrivain qui se défend de toute politique dans sa littérature. Et un homme qui, il y a trente ans, co-fonda le mouvement “La paix maintenant”. »

    Voilà deux phrases tirées de l’introduction de l’article. Autrement formulé : comment, en deux phrases, contredire exactement le projet d’Oz tel qu’il l’annonce.
    Cet exemple illustre remarquablement, à mon sens, à quel point les écrivains israéliens (mais c’est également vrai pour les écrivains palestiniens) sont sommés d’être politiques ou sont principalement lus à travers le prisme politique, et à quel point leur apport littéraire à strictement parler est négligé.

    Il est d’ailleurs emblématique que pour ainsi dire toutes les questions qui sont posées à Oz aient trait à la situation politique, et qu’aucune ne concerne son oeuvre à proprement parler. (Pour autant, l’entretien ne manque certainement pas d’intérêt, mais pour la littérature nous repasserons.)

    • parousnik
      • Posté à 22h19 le 15/03/2008
      • Internaute 18991

      Cela n’a strictement rien à voir...

      STATUT DE ROME DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
      Article 7 : CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

      1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un des actes ci-après commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque :

      a) Meurtre ;

      b) Extermination ;

      c) Réduction en esclavage ;

      d) Déportation ou transfert forcé de population ;

      e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;

      f) Torture ;

      g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée et toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;

      h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sus du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;

      i) Disparitions forcées ;

      j) Apartheid ;

      k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à parousnik
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 00h42 le 16/03/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Parousnik,

        c’est beau le remplissage de pages avec des articles de droit.

        Encore faudrait-il trouver un emploi utile pour que ça ait l’air intelligent. Tant que vous y êtes, pourquoi pas nous faire don d’un copier / coller de quelque chose de plus beau, l’Odyssée par exemple :

        Lien

        Admettez, ça a plus de gueule, non ?

        Allez, je suis sur que vous en connaissez un bail au sujet de la plomberie ou de la physique quantique, mais épargnez nous vos âneries.

  • léo solo
    • Posté à 20h38 le 15/03/2008
    • Internaute 2483

    Si l’auteur
    est prophète
    il est quoi
    le lecteur ?

    Croyant ?

    Ceci est la négation même de la littérature.

  • jac le rat
    jac le rat
    aventurier
    • Posté à 22h53 le 15/03/2008
    • Internaute 29819
      aventurier

    @Sylvain, Free-man et Léo-solo, avons-nous lu le même article ?

  • Rachelle
    • Posté à 23h05 le 15/03/2008
    • Internaute 10212

    depuis la polemique sur le boycott, je ne cesse d ; entendre des doneurs de lecon parler de dialoguet et de communication.

    j’aimerai savoir si au salon du livre il y a un stand pour les auteurs palestiniens.

    pourquoi ne pas avoir pense a les inviter aussi ?

  • Rachelle
    • Posté à 23h13 le 15/03/2008
    • Internaute 10212

    je voulais savoir s’il y avait un stand pour les auteurs palestiniens. mais ma question ne passe pas.

    s’il n’u en a pas, ceux qui preconisent le dialogue, ils esperent le faire avec qui ? ? ?

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à Rachelle
      Rue89
      • Posté à 23h24 le 15/03/2008
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Si, elle passe ! La réponse est : non, il n’y a pas de stand palestinien. Car ils ont boycotté la manifestation., n’approuvant pas l’invitation d’Israël.

    • jac le rat
      jac le rat répond à Rachelle
      aventurier
      • Posté à 23h24 le 15/03/2008
      • Internaute 29819
        aventurier

      Bonne question, Rachelle ! ! !
      Mais tu es à côté de la plaque !
      On a dit qu’on ne parle que de « littérature » ! ! !

  • Sylvain7
    • Posté à 08h11 le 16/03/2008
    • 31797

    C’est dimanche, mais donnons tout de même du boulot au commando sioniste de surveillance des forum de service . ?

    Et, par la même occasion, testons la liberté de paroles que nous laisse vraiment Rue 89.

    Amos OZ a trois torts pour qui a une culture suffisante la moins inobjective possible sur la réalité sionisto-palestinienne

    1/ Il est particulièrement subjectif et attribue aux autres dans cet interview ses propres sentiments. Habilement en excellent écrivain qu’il est

    2/ Il a approuvé avec la Paix maintenant, différent de Gush Shalom, l’inadmissible début de l’agression du Liban durant l’été 2006, alors que les deux soldats ont été faits prisonniers sur le sol libanais contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire sur l’influence de l’habile et discrète agit-prop sioniste qui n’a rien à envier à Goebbels. Tsahl a un bureau spécialisé pour çà.

    3/ Il considère comme normal la création d’Israël dont le terroriste Ben Gourion lui-même a admis qu’elle ne pouvait se faire sans meurtre et sans expulsion à supposer qu’elle ait eu un sens que ne partage toujours pas beaucoup de juifs qui ne vivent toujours pas en Israël. Alors que la Yérida (« fuite » hors d’Israël) augmente, y compris chez les « Sabra » (juifs natifs d’Israël), mais aussi chez les déçus qui sont venus (aliya) et repartent chargés de désillusions.

    Oz ne mérite donc objectivement qu’un carton rouge, car il ne respecte pas les règles de l’honnêteté intellectuelle et nie la réalité historique éthiquement indéfendable . Mais encore une fois ça ne saute aux yeux que pour qui a une culture suffisante sur la réalité sionisto-palestinienne, ce qui n’est pas le cas d’un Français sur 50 000. Les autres se font manipulés .... comme Hugues Auffray chantant devant Pérès son Petit Simon et en étant fier.

    La triste Shoah absolument inadmissible, mais qui a rapporté beaucoup d’argent et qui est constamment exploitée, n’autorisait pas les inqualifiables sionistes à terroriser jour et nuit les Palestiniens, même quand ils ne résistent pas.

    Et je sais de quoi je parle.

    • caro
      caro répond à Sylvain7
      délinquante avérée
      • Posté à 09h40 le 16/03/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      @ Sylvain

      il suffit de relever cette phrase de votre commentaire pour en nullifier le contenu :

      « Amos OZ a trois torts pour qui a une culture suffisante la moins inobjective possible sur la réalité sionisto-palestinienne »

      inobjective ? effectivement, vous manquez cruellement d’objectivité

  • Sylvain7
    • Posté à 09h45 le 16/03/2008
    • 31797

    Merci pour cette affirmation

    J’attends la démonstration.

    Je ne prétends qu’à la moindre inobjectivité possible

    Vous avez parler à combien de Palestiniens vivant là-bas cette semaine ?

    Depuis un an par exemple, vous consacrez combien d’heures par jour en moyenne au drame palestinien ?

    Qu’ai-je affirmé de faux

    • caro
      caro répond à Sylvain7
      délinquante avérée
      • Posté à 10h13 le 16/03/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      1 - « attribue aux autres dans cet interview ses propres sentiments. » - vous êtes dans sa tête ?

      2 - vous ne seriez pas un tantinet révisionniste à parler d’agit’prop sioniste et à la comparer à Goebbels ? D’où tirez-vous que les 2 soldats ont été enlevés au Liban ? De quelle enquête antisioniste ?

      3 - « Il considère comme normal la création d’Israël “ - c’est normal, c’est son pays, ce qui ne l’empêche pas de lutter contre son gouvernement.

      Votre antisionisme vous égare :

      ‘il ne respecte pas les règles de l’honnêteté intellectuelle et nie la réalité historique éthiquement indéfendable’

      c’est VOTRE point de vue, nullement objectif, de même que vos sous-entendus sur la Shoah-buisness, votre expression ‘inqualifiables sionistes’ amalgamant le gouvernement et le peuple. C’est immonde

      • lo_tipol
        lo_tipol répond à caro
        • Posté à 11h03 le 16/03/2008
        • Internaute 30187

        Bonjour Caro,

        Vos intentions sont louables.
        Mais ce n’est pas de l’anti-sionisme qui a été édicté, et vous le savez aussi bien que moi.

        Ecrire ce que ce crétin écrit sur la Shoah, c’est d’une bêtise avérée, je suis d’accord, mais ce n’est pas de l’anti-sionisme, c’est bien de l’antisémitisme.

        Ce genre de crétin se retrouve à diffuser ses messages de haine partout où l’on peut révisionner ou négationner. Il proclamerait que la terre est plate si c’était écrit dans mein kampf.

        Rue89 a pris le parti de laisser libre ce genre de propos.
        Sur la forme, le site a déjà tous les attributs du tabloïd. Il semblerait qu’il en cherche aussi la chanson.

         
        • caro
          caro répond à lo_tipol
          délinquante avérée
          • Posté à 11h04 le 16/03/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          bonjour to-tipol

          Je sais très bien que les propos de Sylvain sont plus antisémites qu’antisionistes, mais les querelles « on peut être antisioniste sans être antisémite » commencent à me gonfler sérieusement. C’est pourquoi j’ai préféré n’utiliser que le terme « antisioniste ».

          Quant à vos propos sur Rue89, je ne suis pas d’accord. Si un commentaire est hors charte, on peut le signaler pour qu’il soit enlevé. S’il n’est pas hors charte, mais exprime seulement une autre pensée (difficile dans le cas de sylvain), les riverains peuvent le refermer en votant « naze ».

          La frontière entre charte et hors charte est parfois ténue. J’ai plutôt tendance à voter « naze », même s’il m’est arrivé d’en signaler.

          Bonne journée

          • Hubert Artus
            Hubert Artus répond à caro
            Rue89
            • Posté à 11h36 le 16/03/2008
              rédacteur
            • Journaliste 56
              Rue89

            @ Caro, Ti_Po et Sylvain 7 : Soyez bien conscients que je surveille les forums qui font suite aux articles. Effectivement, comme le signale « caro » à fort juste titre, la frontière est extrêmement ténue entre propos in-charte et hors-charte. Et les propos qu’étale S7 frisent l’effacement. Vois devez savoir, il doit savoir, les internautes doivent savoir, le concernant, que la seule raison pour laquelle pour le moment je n’en ai effacé qu’un seul, c’est : la qualité des réponses qui lui sont rétorquées. Cette pondération est, aussi, ce pour quoi sont faits ces forums sur Rue89. Tant qu’il y aura ça, preuve sera apportée que des délires, fussent-ils aussi nazes que ceux de Sylvain 7, peuvent être désamorcés. C’est, en l’état actuel de ces délires S7 (dimanche 11h35), une meilleure réponse que le simple effacement.

          • lo_tipol
            lo_tipol répond à caro
            • Posté à 12h21 le 16/03/2008
            • Internaute 30187

            Content de lire une réaction de votre part, M. Artus.

            J’aurais apprécié qu’il en soit de même, lorsque j’ai signalé les propos concernant l’appartenance à une religion, et son assimilation à être ou ne pas être d’une race...

            Je me doutais un peu que vous laissiez ces propos, suite aux réactions qu’ils provoquaient.

            J’ai parfaitement conscience que vous êtes confronté à toute la difficulté de la communication propre à internet.

            Je fais la remarque qu’en laissant en l’état de tels propos antisémites, vous participez, de façon certaine, à leur diffusion (ces propos sont publiés in extenso), et leur détraction est hypothétique (les réactions doivent être lues)....

            Je ne parle pas de la joie que peut éprouver une bande de crétins à voir ainsi un lieu mis à disposition pour venir « prendre un verre », la bière bavaroise y étant d’une qualité incomparable...

            Combattre précisément la bêtise et le mensonge (outrancier) sur ce forum, impliquerait donc alors qu’il faille garder le silence ?

        3 autres commentaires
  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.