Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Des romans français qui voient au-delà de leur nombril

Publié le 03/09/2011 à 16h15

C’est un fait qui se confirme de rentrée en rentrée : la fiction française se dénombrilise, va voir le monde, bande pour l’imaginaire. Diminuant ainsi, petit à petit, la proportion des romans « parigocentrés » et de l’autofiction.

Illustration au cœur de cette rentrée 2011, avec Véronique Ovaldé, Estelle Nollet et Patrice Pluyette, des auteurs pour qui la littérature est « le lieu du vertige ».

« Des vies d’oiseaux » - Véronique Ovaldé


« Des vies d’oiseaux » de Véronique Ovaldé.

Pour elle, un livre « est un pacte qu’on fait signer à son lecteur. Il faut l’emmener quelque part où il peut nous accompagner ».

Il y a deux ans, nous avions énormément aimé « Ce que je sais de Véra Candida ». Ce nouveau roman fait d’elle une des stars de la rentrée 2011. L’auteur y témoigne toujours de cette si intense confiance en la fiction, au moyen d’une écriture de plus en plus gracieuse au fil des livres.

On y retrouve le thème éternel de Véronique Ovaldé : l’identification d’une femme. Mais, fait plus rare chez elle, c’est un homme qui en détient les clés : le lieutenant Taibo, personnage touchant, enquêtant sur une histoire de villas cambriolées, pris entre une mère et sa fille. Ici, c’est le réalisme féérique.

Des vies d’oiseaux de Véronique Ovaldé - éd. L’Olivier - 19€

« Le Bon, la brute, etc » - Estelle Nollet


« Le Bon, la brute, etc » d’Estelle Nollet.

En 2009, nous avions aussi beaucoup aimé son premier roman.

« Le Bon, la brute, etc » est l’histoire d’amour entre Nao, condamnée par une maladie mais qui veut survivre, et Bang, dont le don de clairvoyance agace tout le monde, et lui donne envie de mourir.

Tout le monde est agacé, sauf Nao, d’où l’histoire d’amour et de voyages, du Mexique à Bali, et parsemée de coups à la petite semaine.

Estelle Nollet, qui oscille entre plusieurs métiers dont celui de professeur de plongée sous-marine, fait toujors dans le réalisme burlesque.

Le Bon, la brute, etc d’Estelle Nollet - éd. Albin Michel - 20€

« Un été sur Le Magnifique » - Patrice Pluyette


« Un été sur Le Magnifique » de Fabrice Pluyette.

Remarqué en 2008 avec « La Traversée du Mozambique par temps calme », il le sera également avec ce nouveau livre. Un éphèbe fermier et naïf apprend le sexe avec une jeune bourgeoise quand arrive une actrice de porno américaine et la possibilité d’une croisière.

Un roman doux, électrique, sexuel, provoquant en trois parties, comme trois tableaux qui s’éclairent. Patrice Pluyette se rappelle :

« J’avais en tête d’écrire un livre plastique, musical, pictural. Un roman, pour moi, est d’abord le lieu du mouvement. »

Lorsqu’on lui demande comment il bâtit les lieux et décors de ses romans, il dit :

« En premier vient une sensation. Légèreté, douceur, sensualité. J’avais en tête des tableaux, des représentations du jardin d’Eden, du Paradis perdu. Ce qui m’a tenu durant l’écriture du roman est de parvenir à donner la même sensation au lecteur. »

Un livre situé pile entre celui d’Estelle Nollet et celui de Véronique Ovaldé. (Voir l’interview d’Estelle Nollet et de Véronique Ovaldé)

Un été sur Le Magnifique de Patrice Pluyette - éd. Seuil

Un réalisme imaginaire qui imprègne la langue…

Ces trois romans se rapprochent d’un réalisme, souvent appelé « magique » en référence aux romans latino-américains. Le genre qui, mine de rien, oblige les auteurs s’en rapprochant à une attention plus grande encore à l’architecture du livre et à l’histoire. Pour Pluyette :

« S’il n’y a pas d’histoire, ce n’est pas un roman. Un roman, c’est une histoire, mais c’est aussi tout sauf une histoire. Il me faut donc une histoire, que j’aurai ensuite à cœur de gommer. Pour aboutir à ce qu’elle tienne le roman comme les piliers soutiennent le pont. »

Estelle Nollet, Véronique Ovaldé et Patrice Pluyette ne sont certes pas les seuls auteurs français à se situer aux antipodes de l’autofiction, mais ils sont de bons exemples.

Chez eux, la dimension de songe imprègne bien plus que les lieux et les personnages : elle imprègne la langue. Cette langue, alors, devient suffisamment puissante pour porter personnages mémorables et lieux marquants, et ainsi développer allégories et métaphores du réel.

Pour une fiction qui valide le réel

Nos trois auteurs témoignent d’une préoccupation certes aussi vieille que la littérature, mais qui avait été mise en sourdine par des décennies pendant lesquelles le Nouveau Roman avait décrété que l’histoire ne comptait pas, et que seules les coutures – la structure du roman – devaient faire littérature.

Véronique Ovaldé, elle, ne cherche pas à s’opposer à « une autofiction de raconteurs ». (Voir la vidéo)

La version intégrale de l’interview d’Estelle Nollet et Véronique Ovaldé.

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  • Don_Lorenjy
    Don_Lorenjy
    Ecriveur à Annecy
    • Posté à 17h09 le 03/09/2011
    • Internaute 20427
      Ecriveur à Annecy

    Ah, ce nombrilisme, si français (il ne viendrait pas à l’idée d’en accuser Philip Roth ou John Irving, par exemple) !
    Et pourtant, on voit combien les trois auteur(e)s sélectionné(e)s pour leur ouverture livre d’eux-mêmes dans leur écriture.

    Si leur livre « est un pacte qu’on fait signer à son lecteur. », il me semble aussi qu’ils signent d’abord avec eux-mêmes, soit la guerre soit une trêve, pour maintenir la tension nécessaire au roman.
    Je me souviens de Nullarbor, de David Fauquemberg, de sa puissance et de son « je » qui m’a fait longtemps douter : est-ce vrai, tout ça ? Est-ce vraiment arrivé à l’auteur et à ceux que le narrateur croise ? Si c’était le nombril de Fauquemberg qui me parlait (me hurlait) à travers ces pages, il m’a accompagné très loin.
    J’ai l’impression que le problème n’est pas le nombril, c’est où on l’emmène et ce qu’on lui fait dire.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Don_Lorenjy
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 20h04 le 04/09/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      J’ai eu je crois le même genre d’impression en lisant « Austerlitz » de WG Sebald.

  • quasiqueneau
    quasiqueneau
    Dépourvu d'étiquette...
    • Posté à 17h13 le 03/09/2011
    • Internaute 167246
      Dépourvu d'étiquette...

    Cool ! ...Y a plus qu’à attendre que ces bouquins deviennent financièrement accessibles au commun des mortels...en format « poche » (je sais...c’est écrit tout p’tit.) et d’occaz.

    • chamoiseau
      chamoiseau répond à quasiqueneau
      citoyen
      • Posté à 14h21 le 04/09/2011
      • Internaute 81106
        citoyen

      C’est toujours le même problème : les nouveautés en grand format, qui coûtent 20à 25 euros, ne sont accessibles qu’à une petite minorité aisée (20% ?). Les conséquences sont lamentables : les éditeurs publient pour les riches ; les lecteurs pauvres n’ont quasiment accès, même en poche, qu’à de la littérature pour personnes aisées ; la littérature française n’évolue guère ; s’il y a une ouverture sur le monde, par exemple avec les trois auteurs (très propres sur eux) cités dans l’article, elle évoque des thèmes assez consensuels et ne parle guère de réalités sociales (violentes) très répandues. La question n’est toutefois pas celle de l’engagement politique de la littérature, elle est plus vaste et plus grave : c’est celle de la représentation de la réalité, tronquée et lacunaire.

      • alabergerie
        alabergerie répond à chamoiseau
        http://alabergerie.wordpress. (...)
        • Posté à 14h36 le 04/09/2011
        • Internaute 81339
          http://alabergerie.wordpress. (...)

        Que voilà un joli nom pour un pseudo, Chamoiseau !

        ceci dit, pour celles et ceux qui savent ou peuvent lire sur écran, il y a ceci :

        Lien

      • Don_Lorenjy
        Don_Lorenjy répond à chamoiseau
        Ecriveur à Annecy
        • Posté à 16h05 le 04/09/2011
        • Internaute 20427
          Ecriveur à Annecy

        Les lecteurs pauvres (j’en suis) ont accès aux bibliothèques publiques. Celle de mon village - 5 000 habitants tout de même - achète les nouveautés que je lui demande et me permet d’au moins parcourir tout ce que la presse encense (ne me demandez pas de tout lire, encore moins de tout apprécier).
        Mais les rayons de cette bibliothèque sont toujours pleins : peu de livres sortent. Alors que les rayons du vidéo club sont eux pillés de leurs blockbuster (10 exemplaires minimum) loués 4 euros pour 24 heures. Cher loisir...

        Il me semble qu’il n’y a pas de vrai problème financier ou de représentativité en ce qui concerne la lecture. Le temps de loisir est de plus en plus dispersé et la lecture dévalorisée par une proportion croissante de personnes sensibles à l’anti-intellectualisme. Le fossé se creuse entre ceux qui lisent toujours plus sans beaucoup dépenser (prêts, échanges) et ceux qui disent ne lire jamais - alors qu’ils dévorent la presse people ou économique - parce que le simple poids du livre dans leurs mains les épuise.

        Plutôt que des livres jetables qui sont déjà bradés (et leur lecture avec) dans leur apparence même, il vaudrait peut-être mieux des livres plus chers et mieux fabriqués, pour qu’ils soient mieux partagés... par des lecteurs qui prendraient sur eux de se tourner vers les non lecteurs au lieu de les mépriser.

        Ah oui, aussi : et des critiques qui font leur boulot, non seulement sur la haute littérature mais aussi sur les lectures de genres, histoire de donner envie de livres populaires, plus « faciles » mais pas forcément mal écrits, en expliquant ce qui les sépare des simples bouses marketing. La critique littéraire se comporte un peu comme si les critiques cinéma ne parlaient que du cinéma d’auteur sans jamais dire un mot des autres films en dehors de leur aspect « succès phénomène ».

  • pelicano
    pelicano
    intermittent
    • Posté à 17h19 le 03/09/2011
    • Internaute 156246
      intermittent

    bon je vais chercher un extrait et vous le réecrire, vous faites chier

  • pelicano
    pelicano
    intermittent
    • Posté à 18h00 le 03/09/2011
    • Internaute 156246
      intermittent

    « Ça n’avait pas été dur non plus de quitter ses amis, elle voletait d’un groupe à l’autre avec la légèreté de ceux qui savent qu’il seront toujours admis, elle était à la fois drôle triste cynique forte fragile et savait à la perfection se couler dans le moule qu’il fallait, plâtre malléable ou bronze en fusion mais jamais marbre, un gros bernard-l’hermite qui rentrait dans toutes les coquilles. »

    heu ça va être dur là ;)

    Elle pigeonnait souvent l’amitié avec une fausse légèreté repus, et aller toujours et encore se la couler douce dans le marbre fragile d’une fusion toujours proche et en se débarrassant de sa coquille malléable en vol.

    faut apprendre à écrire les filles ;)

    • Xiaolin
      Xiaolin répond à pelicano
      • Posté à 19h01 le 03/09/2011
      • Internaute 1264

      Faut apprendre à écrire, mec.

      • pelicano
        pelicano répond à Xiaolin
        intermittent
        • Posté à 19h16 le 03/09/2011
        • Internaute 156246
          intermittent

        si tu veux faire un peu d’esprit, pas impossible que ce soit aussi une technique qui te depasse, tu me sembles pas assez fort pour l’instant, alors lache ton comm à la con, c fait, et maintenant essaye de faire mieux, après je te suis, sinon tu te ridiculises. Tout le monde le vois, d’ailleurs je suis plus inquiet du patronnage de l’écrivaine, et toi ? tu ferais mieux de pas fanfaronner hein ! allez lache moi

      • pelicano
        pelicano répond à Xiaolin
        intermittent
        • Posté à 20h07 le 03/09/2011
        • Internaute 156246
          intermittent

        Alors ? t’as fait ton guignol c bien, à plus

    • Saheyus
      Saheyus répond à pelicano
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 00h45 le 04/09/2011
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Je n’ai pas bien compris.
      Vous êtes allé chercher un extrait de l’un de ces trois romans, et vous l’avez réécrit ? Puis vous affirmez sérieusement que vous, vous « savez écrire » (c’est à dire, en fait, bien écrire) et elles non ?

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 18h07 le 03/09/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    « la fiction française se dénombrilise ».

    Ouais enfin faut le dire vite, si l on en juge par les bouquins de l’ insipide Foenkinos, de Delphine de Vigan, Laurence Tardieu et tant d’ autres...

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à Fantomax
      Rue89
      • Posté à 18h11 le 03/09/2011
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Mais les trois romans que vous citez, que par ailleurs j’ai aimés, sont loin de l’autofiction !

      • pelicano
        pelicano répond à Hubert Artus
        intermittent
        • Posté à 18h41 le 03/09/2011
        • Internaute 156246
          intermittent

        ouais c ça

         
        • Hubert Artus
          Hubert Artus répond à pelicano
          Rue89
          • Posté à 18h52 le 03/09/2011
            rédacteur
          • Journaliste 56
            Rue89

          Certes .

          • pelicano
            pelicano répond à Hubert Artus
            intermittent
            • Posté à 19h20 le 03/09/2011
            • Internaute 156246
              intermittent

            personne va lire ces livres, surtout que c’est assez mal écrit et que je fais au moins aussi bien, sans problème. Bon faut avoir du temps c vrai.

            • Hubert Artus
              Hubert Artus répond à pelicano
              Rue89
              • Posté à 20h17 le 03/09/2011
                rédacteur
              • Journaliste 56
                Rue89

              Cher Riverain,
              Dussé-je ne jamais avoir eu l’occasion de vérifier vos talents d’écriture, il est une chose qu’on ne peut nier, même pour qui n’aime pas leurs sujets : l’écriture des romancières que vous avez évoqué est une écriture digne de littérature.
              Je ne doute pas que vos romans en soient dignes, mais je ne les connais pas (encore ?).

              • pelicano
                pelicano répond à Hubert Artus
                intermittent
                • Posté à 20h29 le 03/09/2011
                • Internaute 156246
                  intermittent

                oué mais t d« jà très chiant a l’écrit, alors derrière un micro ça doir etre chiant aussi, quand a mes romans, j’ecris pas de roman et si tu veux tu viens m’interroger avec ta caméra et ton micro, selon mes conditions, sinon continue a faire ton taf et viens pas me rappeler à l’ordre

                • Hubert Artus
                  Hubert Artus répond à pelicano
                  Rue89
                  • Posté à 21h57 le 03/09/2011
                    rédacteur
                  • Journaliste 56
                    Rue89

                  Je ne vois pas ce qu’un micro vient faire là-dedans. Je ne vois pas pourquoi je viendrais vous interviewer, et encore moins « à [mes] conditions ». Si je suis si « chiant à l’écrit », je ne vois pas pourquoi vous me lisez. De plus, rien n’autorise la familiarité (« tu » ? ! ! ! !). Enfin, l’anonymat du Web n’autorise pas non plus l’agressivité.

                  • pelicano
                    pelicano répond à Hubert Artus
                    intermittent
                    • Posté à 22h12 le 03/09/2011
                    • Internaute 156246
                      intermittent

                    pas lu, mais angelier maintenat sur france cul

                  • Saheyus
                    Saheyus répond à Hubert Artus
                    Nightfall, quietly it crept and (...)
                    • Posté à 00h54 le 04/09/2011
                    • Internaute 28231
                      Nightfall, quietly it crept and (...)

                    Oh, arrêtez un peu de tout mélanger, cette ritournelle sur l’anonymat est agaçante.

                    Bon, la coïncidence fait que Pelicano est bien anonyme (j’ai jeté un œil à son profil, pas d’informations personnelles), mais là n’est pas la question. S’il n’était pas anonyme, ça changerait quoi ? Vous lui feriez un procès ? Vous pensez qu’il aurait peur de vous et se montrerait respectueux pour cela ?
                    L’anonymat, et plus largement l’usage de pseudonymes, est en soit une pratique tout à fait respectueuse, et les cas où des gens se *servent* de l’anonymat pour donner libre cours à leur agressivité sont tout à fait anecdotiques

                    En effet, il y a des gens agressifs, il y a même des cons et des gens lourds, qu’ils soient anonymes ou pas. Vous n’avez jamais remarqué ça dans la « vraie vie » ?
                    Et de toutes façons, si des gens dans la vraie se taisent « par peur », mais n’en pensent pas moins, et n’en disent peut-être pas moins dans votre dos, est-ce que c’est vraiment mieux ?

                    Voila, c’est juste histoire de gueuler contre cette formule toute faite qu’on nous sert à tire-larigot dans les média...

        7 autres commentaires
      • Fantomax
        Fantomax répond à Hubert Artus
        escroc
        • Posté à 21h09 le 03/09/2011
        • Internaute 157606
          escroc

        Pour le Vigan et le Tardieu, je suis bien d’ accord avec vous ( surtout le Tardieu, et en plus cette auteure a un charme hallucinant ), mais elles parlent quand même l’ une de sa mère et l’ autre de son père très directement. Si ce n’ est pas de l’ autofiction...

        Quant à Foenkinos, qui lui parle de son grand père et de ses propres petites manies et obsessions, ça n’ est en effet même pas de l’ autofiction, juste de la bouillie pour les chats.

      • mr_megot
        mr_megot répond à Hubert Artus
        .
        • Posté à 21h29 le 04/09/2011
        • Internaute 53015
          .

        Hum, il faudrait peut être nous parler des livres que vous n’avez pas aimé dans ce cas, je serais curieux de les connaitre...,

         
        • Fantomax
          Fantomax répond à mr_megot
          escroc
          • Posté à 23h02 le 04/09/2011
          • Internaute 157606
            escroc

          Guillaume Musso, Marc Lévy, Katherine Pancol...

          M. Arthus semble avoir l’ élitisme très consensuel. Si ça se trouve il ne déteste pas Anna Gavalda.

          • mr_megot
            mr_megot répond à Fantomax
            .
            • Posté à 12h04 le 05/09/2011
            • Internaute 53015
              .

            En même temps porter Foenkinos au pinacle et détester Anna Gavalda, ca serait un vrai manque de cohérence intellectuel.

        3 autres commentaires
    • pelicano
      pelicano répond à Fantomax
      intermittent
      • Posté à 18h46 le 03/09/2011
      • Internaute 156246
        intermittent
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Fantomax
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 19h54 le 04/09/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Mais Sylvie Germain, François Taillandier, Pierre Jourde, Antoine Volodine, les auteurs antillais ont traversé les années 90 et 2000 sans jamais céder à la bassesse. Mais comme il ne viennent pas faire de colère à la téloche (« vous êtes méchants et moi je suis beeeeeelle ») où ils courent d’ailleurs désormais le risque de se faire insulter pas des stars du chaubise éméchées, on n’en parle pas beaucoup dans les milieux autorisés.

      Je me demande si cette promotion de l’autofiction n’est pas le fait d’une certaine oligarchie littéraire, plus célèbre que digne de l’être et qui, pour voiler la médiocrité de sa propre production, fait mine de s’esbaudir sur encore plus médiocre qu’elle....

      Et puis bien entendu il y a la nécessité de faire passer la famille et les amis de la famille (mesdemoiselles Lévy, Fottorino, qui auraient bien du mal à écrire autre chose que des histoires d’amour germanopratines...)

      • Fantomax
        Fantomax répond à We want a shrubbery
        escroc
        • Posté à 23h05 le 04/09/2011
        • Internaute 157606
          escroc

        Ah ! François Taillandier, avec sa Grande Intrigue en 5 tomes...

        Un auteur bien intéressant. Un peu givré, mais très attachant.

  • pelicano
    pelicano
    intermittent
    • Posté à 22h08 le 03/09/2011
    • Internaute 156246
      intermittent
  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 22h53 le 03/09/2011
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Voilà une excellente nouvelle.

  • geantdefer
    geantdefer
    L'horreur est humaine (coluche)
    • Posté à 08h32 le 04/09/2011
    • Internaute 31641
      L'horreur est humaine (coluche)

    J’ai adoré « les rats kangourous » de Estelle Nollet, cette semaine j’ai acheter le bon la brute etc...

    Je l’ouvre au hasard et tombe sur cette phrase :

    « Cette fille aimait vomir. Pas manger. Elle mentait.
    Jamais il ne s’était senti aussi bien. »

    Ravissement, je referme le livre, j’ai hate de le commencer.... J’adore !

    Merci chere Estelle, écrivain de talent fou comme le monde !

  • brazz
    • Posté à 10h01 le 04/09/2011
    • Internaute 40271

    Personnellement je trouverais, si ceci est vérifié, que c’est une excellente nouvelle. De quoi m’inciter à ne plus, comme je le fais depuis des années, fréquenter exclusivement le rayon « étranger » de la FNAC...
    Et débouche une bouteille à la mort définitive annoncée des derniers sursauts des élucubrations du « Nouveau Roman », que j’ai détesté dès l’origine !
    Mais j’attends encore un peu, pour l’instant j’en suis toujours à la lecture crayon en main de « Une nouvelle conscience pour un monde en crise » (vers une civilisation de l’empathie), de Jeremy Rifkin, que « La fin du travail » m’avait fait connaître ... Ce livre est d’une telle richesse à la fois dans tout ce qu’il aborde et les perspectives ouvertes, monsieur Artus, qu’il mériterait bien une présentation sur Rue89 !
    Par ailleurs je constate, un peu attristé, le niveau déplorable de certains commentaires, autant je peux concevoir des empoignades vigoureuses, virulentes, et parfois manquant d’élégance ou d’objectivité sur l’actualité ou la choses politique (il m’arrive parfois d’y succomber...), autant je trouve cela tout à fait détestable dans le monde des livres. De la à les brûler, il n’y a pas si loin.
    Mais il faut bien que les ego oppressés s’expriment bien un peu...justement, à ce sujet, relisons tous le livre de Rifkin !

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à brazz
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 20h08 le 04/09/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Si vous êtes féru(e) de littérature étrangère et que vous n’habitez point trop loin du Quartier Latin, je vous conseille vivement la librairie Compagnie, rue des Ecoles (je n’y travaille pas et n’en suis pas actionnaire, simplement une cliente occasionnelle).

  • brazz
    • Posté à 10h09 le 04/09/2011
    • Internaute 40271

    A propos, bien que ce ne soit pas du tout un livre français, bien que son auteure écrive un français trés voltairien souvent, je signale « La femme artiste dans le monde arabe » (présentation le 22 septembre à la Nadine Gallery à Paris) de la grande Rita El Khayat, une voix très libre, très singulière et trés engagée, dans ce monde arabe dont on parle tant en ce moment ! Je me dis parfois que c’est dommage qu’elle n’ait pas été nobélisée en 2008...

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à brazz
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 20h01 le 04/09/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Etant donné que Assia Djebbar l’a raté il n’y a pas longtemps ce sera peut-être pour cette année ? je verrais assez bien le comité Nobel mettre en avant le monde arabe... mais Russell Banks, Herbjorg Wassmo, Kundera le mériteraient tant eux aussi...

      « bien que ce ne soit pas du tout un livre français, bien que son auteure écrive un français trés voltairien souvent »... si l’auteur écrit en français, c’est un peu français quand même...

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 10h36 le 04/09/2011
    • Internaute 29241
      Observateur.

    C’ est vrai qu’ après l’ épisode Macé-Scaron -l’ arroseur arrosé primé par les amis- on se méfie du roman « parigocentré ». Aux antipodes de cette piteuse affaire, « le système Victoria » d’ Eric Reinhardt : tout y est et voilà un livre qui se détache des vieux chevaux poussifs de l’ écurie POL/éditions de Minuit/Verticale (pas d’ Angot pour cette rentrée : ouf !) qui publie les mêmes livres des mêmes auteurs interchangeables (avec l’ espoir qu’ on ne s’ en aperçoive pas) nous racontant sans brio les petits drames de la puberté et sa suite de petit malheurs.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Albufera
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 19h52 le 04/09/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      « pas d’ Angot pour cette rentrée : ouf ! »

      Encore heureux, elle nous en a pondu un en janvier...

  • Gégé79
    Gégé79
    étudiante
    • Posté à 16h11 le 04/09/2011
    • Internaute 168974
      étudiante

    Enfin des livres qui sortent le lecteur de son quotidien, qui font rêver. Super choix ! Je n’ai pas encore lu les autres, mais en tout cas, Un été sur le Magnifique de Pluyette est un livre exceptionnel, jouissif !

  • Blangis
    Blangis
    chômeur en formation à l'IUFM
    • Posté à 16h16 le 04/09/2011
    • Internaute 168975
      chômeur en formation à l'IUFM

    « Des romans français qui voient au-delà de leur nombril », voil) pour le coup un titre très nombriliste !

    Pour le reste, après avoir lu quelques commentaires, je ne peux m’empêcher de rire un bon coup : tous ceux qui miaulent parce que les bouquins sont chers, ou bien parce qu’ils n’ont pas le temps de lire, ne sont que des gamins mal torchés ! Caler un bouquin dans son budget, c’est pas la fin du monde, c’est une affaire de CHOIX, et puis il existe des bouquins d’occasion non ?

    Tout ça parce qu’ils n’osent admettre sur la place publique -c’est très valorisant de se déclarer lecteur, particulièrement au pays du roi Soleil - qu’ils ne lisent guère, ou très peu ! C’est encore, et pour le coup, très nombriliste !

  • News Book
    News Book
    Webmaster de News Book
    • Posté à 17h12 le 04/09/2011
    • Internaute 168983
      Webmaster de News Book

    Le fait divers est aussi une tendance de cette rentrée : Morgan Sportès, Vanessa Schneider, Eric Sommier... ils réécrivent l’actualité et donnent à réfléchir sur la société, bonne tendance aussi...

  • Vladko
    Vladko
    Grand philosophe international
    • Posté à 22h56 le 04/09/2011
    • Internaute 169005
      Grand philosophe international

    Le prix Goncourt va rapidement rattraper leur nombril...

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