Rapprochement entre les identitaires de Nice et l'italien Mario Borghezio
Le dirigeant niçois du Bloc identitaire Philippe Vardon devait donner une conférence de presse le 9 septembre après-midi, avec le député européen de la Ligue du nord Mario Borghezio. Il devait y annoncer notamment que le Bloc identitaire présenterait des candidats aux élections législatives de 2012 contre les élus UMP Christian Estrosi, Eric Ciotti et Rudy Salles.
Il devait également rendre publique l’ouverture à Nice d’une permanence hebdomadaire de l’euro-député italien, lié de longue date au Bloc identitaire et suspendu actuellement de la Ligue du nord pour avoir tenu des propos compréhensifs envers Anders Breivik, le tueur d’Oslo.
Pour les municipales de 2014 à Nice, Philippe Vardon confirme son « partenariat » avec l’ancien maire Jacques Peyrat tout en annonçant une « main tendue à toute l’opposition de droite ». Ce qui tendrait à confirmer qu’il n’exclut pas un accord avec le Front national, réuni ce week-end à Nice pour Les journées d’été de Marine Le Pen.
Philippe Vardon vient de publier aux éditions IDées un intéressant ouvrage qui décrit bien l’imaginaire de la mouvance identitaire : « Eléments pour une contre-culture identitaire ».
- Sur wikipedia.orgMario Borghezio (Wikipedia)
- Sur lemonde.frJean-Marie Le Pen et Philippe Vardon « se cognent » dans un débat à la télé
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non connue
non connue
A propos d’identité et d’ostracisme culturel, j’aurais une réflexion à soumettre à Jean-Yves Camus :
Ces mouvements identitaires et plus largement nombrilistes sur le thème de la culture se développent de manière très hétérogène sur le territoire français.
Et quand on observe la répartition des opinions, on constate que dans les régions à très forte culture locale, le FN fait des scores minables. Voir les dernières élections régionales :
Ainsi, la Bretagne et la Corse, dont les scores sont les plus bas du pays (respectivement 6,18% et 4,16%), sont également les régions où la culture régionale est la plus forte, avec un langue et un fort sentiment d’appartenance à une communauté.
Aussi, on constate que cette obsession identitaire, ce refus de la culture de l’autre, n’a lieu que là où justement la culture est moins présente, plus fragile.
Cela peut sembler paradoxal, mais plus on est identitaire, moins on est imprégné de sa propre culture.
Comme si le fait de baigner dans une culture forte et dont on perçoit la pérennité permettait d’accepter davantage la culture de l’autre. Une sorte de sérénité culturelle qui met à l’abri du repli sur soi, justement.
Et qu’à l’inverse, c’est la vacuité culturelle qui pousse vers ces mouvements identitaires...




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