DJ Mehdi s'en va, « Tonton du bled » reste
Sale temps pour le rap français. Après la nouvelle en mai du décès du pionner Lionel D puis du rappeur Bram’s – un proche de Booba – on a appris mardi en début d’après-midi la mort à 34 ans de DJ Mehdi.
La mezzanine sur laquelle il se trouvait avec des amis aurait cédé. Trois autres personnes seraient hospitalisées.
Compositeur du collectif val-de-marnais Mafia K’1 Fry (Rohff, 113, Idéal J, Different Teep) à ses débuts, il a écrit en musique quelques unes des plus belles pages du rap français avant de se tourner vers les musiques électroniques.
Sa disparition a été annoncée sur Twitter où les messages de condoléances de rappeurs se sont succédé, en France comme aux Etats-Unis (Drake, Just Blaze). Un signe de talent dans un milieu où peu d’artistes font l’unanimité. « Une lumière de ma jeunesse s’est éteinte » a commenté sur Facebook le rappeur Rohff dont le premier maxi avait été composé par Mehdi.
A 19 ans, DJ Mehdi réalise le premier album d’Idéal J, « O’riginal MC’s sur une mission », avec Kery James au micro. Un second album suivra en 1998, « Le combat continu ». Deux disques devenus des classiques. Tout comme « Tonton du bled », tube de l’album « Princes de la ville » du 113, sorti en 1999 et également produit par lui. Le succès du disque vaudra au groupe une Victoire de la Musique et un mémorable passage sur scène au cours de la cérémonie.
Dans « Les Princes de la ville » les tendances électro de DJ Mehdi apparaissent déjà avec une chanson comme « Ouais gros » composée à partir de sample de Kraftwerk, ou sur l’album de Karlito « Contenu sous pression » (2001). Il s’éloigne ensuite du rap et sort en 2002 son premier album électro avant de rejoindre en 2006 le label Ed Banger (Justice, MR Oizo, Cassius, Buzy P).
A Paris, le Social Club où DJ Mehdi mixait a décidé de fermer l’établissement ce mardi soir.
- Sur wikipedia.orgDJ Mehdi, selon Wikipédia
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« Princes de la Ville », c’est le refrain de toute une génération de banlieusard et sûrement l’un des textes les plus honnêtes du rap français.
Quand je l’ai entendu j’ai de suite pensé que c’était ça le vrai son de chez nous : un bon mélange de hip hop et d’électro, aucune référence aux USA .
Quand on entend Snoop Dogg feat david Guetta, on comprend qu’il avait 15 ans d’avance.
Je mettait un point d’honneur à acheter ses albums alors que je téléchargeais tout le reste, c’est dire combien j’ai aimé sa démarche.
Toujours les meilleurs qui partent...




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