Mon œil !

Ici, vous trouverez soit des trucs sur lesquels tombe l'oeil de Pascal Riché, soit des trucs qui lui font dire "Mon oeil".

Deleuze : « Etre de gauche, c'est percevoir le monde d'abord »

Pascal Riché
Redchef
Publié le 23/06/2007 à 18h34


Qu’est-ce la gauche, qu’est-ce qu’elle devrait être ? A l’heure où celle-ci cherche à se reconstruire, j’ai pensé que ces trois minutes d’entretien avec le philosophe Gilles Deleuze pouvaient être précieuses (lire aussi l’interview du philosophe Dider Eribon sur la « dérive droitière » de la gauche). Elles sont tirées de son « Abécédaire » , un formidable document de la télévision.

En 1988, le philosophe, généralement discret, avait accepté de donner une interview fleuve (trois heures) à Claire Parnet, une de ses amies. La condition : ne diffuser le document qu’après sa mort (qui surviendra sept ans plus tard).
Au gré des lettres de l’alphabet, Deleuze aborde toutes sortes de thèmes, de « animal » à « zigzag » , en passant par « idée » ou « tennis » .

Nous remercions les éditions Montparnasse, qui ont édité l’abécédaire en coffret DVD il y a trois ans, de nous avoir fourni cet extrait, dont on peut lire la transcription ici.

L’Abécédaire de Gilles Deleuze de Pierre-André Boutang - édition Montparnasse, coll. Regards - coffret 3DVD, 7h 33mn, 1996.


A lire :
Eribon : « La dérive droitière du PS a atteint la gauche radicale »
Entretien avec l’intellectuel, biographe de Michel Foucault.


A lire :
Le PS adresse un carton rouge à Ségolène Royal
La motion d’Hollande adoptée au conseil national.

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  • Anonyme

    comment faire pour que cette définition « être de gauche » serve de base à une refondion de la gauche ?

    • Anonyme

      c’est la base d’un nouveau mouvement européen de gauche qui vient de naître à Bruxelles (avec des personnes jusqu’à présent inconnues du milieu politique) et qui s’intitule RECIPROCITE. Un site sera très bientôt en ligne Lien

      Gardez-le dans vos favoris et participez à ce nouveau mouvement.

    • Anonyme

      est ce que ce ne serait pas l’internationale socialiste, une réponse globale à la globalisation ? ? ? délocaliser, nous aussi.

      pia

    • Anonyme

      Si la gauche croit vraiment qu’elle va se rénover et se donner un coup de jeune en ressortant ce genre de vieilles épaves séniles du placard, elle va droit dans le mur.
      Même manu2005 avoue qu’il n’y comprend rien !
      princess Tam-tam

      • Anonyme

        Que vous ne partagiez pas les analyses de DELEUZE est votre droit . En revanche porter un jugement de valeur sur sa personne en le qualifiant de « de vieille épave sénile » relève de l’ignorance ou de la sottise.

        Votre commentaire est malheureusement la triste illustration des « périodes pauvres » auxquelles DELEUZE fait référence dans l’abcédaire.

        Préférant penser qu’il s’agit d’ignorance et non de sottise, je vous conseille d’écouter cet enregistrement avant de rejeter en bloc la richesse d’une pensée s’adressant à l’intelligence dont vous êtes pourvu comme tout être humain d’ailleurs.

      • b.flat
        • Posté à 19h37 le 08/07/2007
        • Internaute 5791

        De quoi tu parles ? Qui es-tu pour parler ainsi ?
        Sais-tu qui est Deleuze ? ...
        Commentaire inutile !
        Si tes interventions sont tj comme ça...tu peux t’abstenir !

  • Anonyme

    Etre de gauche, c’est faire barrage aux mensonges et aux falsifications de l’histoire. Ces falsifications sui sont comme des meurtres. Ne pas mentir sur le passé de la société française, ne pas mentir sur nos erreurs. Seulement après cela, oui Deleuze a raison, nous pourrons regarder au loin, parce que nous serons propres et sans désordre.

    • Anonyme

      L’histoire et la réalité (la vérité) sont sujettes à inteprétation. L’absolu n’existe que dans un nombre infime de cas. Prends un pied noir, né de grands-parents, voire d’arrière-grands-parents, en Algérie, prends un Algérien, leurs discours sont antinomique, de mon point de vue c’est l’Algérien qui a raison, mais qui paiera la souffrance de l’autre ? Qui pour sa seule erreur, est juste... né quelque part.

      • Anonyme

        Courageux anonyme a écrit : « Prends un pied noir, né de grands-parents, voire d’arrière-grands-parents, en Algérie, prends un Algérien, leurs discours sont antinomique, de mon point de vue c’est l’Algérien qui a raison, mais qui paiera la souffrance de l’autre ? Qui pour sa seule erreur, est juste... né quelque part. »
        Encore une estocade inutile extraite de quelques préjugés de la gauche sur les « Pieds Noirs ».

        Quelle différence entre un « Algérien » et un Pied Noir » né de grands-parents, voire d’arrière-grands-parents, en Algérie ». J’en suis et je suis algérien d’origine, bien que français ! Mes grands parents et arrière-grands parents sont aussi nés en Algérie et je dénie à quiconque le droit de me dire que je ne suis pas Algérien...

        Si on fait la symétrie côté France : qu’est-ce qu’un algérien d’origine né en France de parents, voire de grands parents nés en France ?
        Un rien, un pas grand chose, qui a toujours tort ? C’est exactement le discours de Le Pen !
        Etre de gauche c’est aussi se donner les moyens, la connaissance pour lutter contre les préjugés.
        Etre de gauche c’est aussi accepter que tout n’est pas aussi simple que certains propagandistes le disent.
        Voilà 20 ans que je lutte de différentes manières pour la démocratie en Algérie...
        Et mes parents, en Algérie, ont lutté pour l’égalité de tous les Algériens...
        D’abord se demander à qui ont doit ce clivage...
        A la « Métropole » !

         
        • Anonyme

          Bon d’accord, mon exemple était bidon, j’avais certains individus en tête, et je suis désolée de t’avoir offensé. En fait, ce que je voulais dire, c’est que notre vision de la vérité et de la réalité est sans cesse perturbée par nos « misperceptions » (je ne sais pas si le mot existe en français,si non, tant pis je l’invente). Une « misperception » est quelque chose de plus ancré et de plus indisidieux qu’un préjugé, c’est une distorsion de notre esprit qui nous empêche d’appréhender la réalité et la vérité de l’autre, de la prendre en compte et de l’intégrer à notre système de pensée pour avancer mieux à sa rencontre. En ce sens, être de gauche, ce serait faire la chasse à ces « misperceptions ». Certaines viennent tout simplement de nos intérêts particuliers qui nous poussent à voir les choses sous un certain angle, d’autres -qui rejoignent le préjugé- sont issues de notre culture globale. Et là, aussi, être de gauche, ce serait faire l’effort de fouiller cette culture et de la remettre en question...

        • Anonyme

          merci...
          Tu m’as fait sourire. De quel droit peut-on te dire que tu n’es pas algérien ? Certainement aucun.
          Et puis quelle importance après tout, l’identité est aussi dans le sentiment et le sentiment est plus fort que l’apparence et le gène. Si tu te sens algérien, et bien tu l’es. Tout simplement.
          Moi aussi je suis algérienne, née en Algérie, mes parents et toute ma famille est née en algérie. Suis-je plus algérienne que d’autres ? Et depuis quand l’identité se mesure ?
          Souvent, ceux qui excluent d’autres c’est par égoïsme et fermeture.

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        Les pieds noirs, c’est le nom d’une tribu indienne recencée par Robert Lowie, célèbre ethnologue.

  • Nicolas Brousse
    Nicolas Brousse
    Etudiant à Paris
    • Posté à 19h40 le 23/06/2007
    • Internaute 118
      Etudiant à Paris

    J’ai écouté plusieurs fois son interview, et je pense que c’est un homme assez remarquable ; revoir ce que c’est d’être de gauche et la définitation de la gauche.

    En revanche, je vais essayé de résumer ce que j’ai compris – car ce n’est pas facile de comprendre un philosophe –, et j’aimerais qu’on me dise si ce que je dis est correct.

    Ce philosophe explique que la gauche à un aspect « mondial » (l’exemple de l’adresse postale), et humanitaire. Ils ont tendance à s’occuper de ceux qui ont besoin de quelque chose. Il a parlé de la Chine, dans lequel des millions ont tellement faim. La gauche a donc pour but d’essayer de donner ce qu’il faut pour vivre (le nécessaire et être équitable).

    C’est bien ça ?

    • Ferdinand.Bardamu
      • Posté à 20h43 le 23/06/2007
      • Internaute 2975

      Non moi je dirais, que pour Deleuze, être de droite c’est avoir une vision égocentrique du monde (l’homme de droite part de sa propre situation donc, et fait tout pour qu’elle dure. Défense des privilèges acquis. Mon avis perso : la défense des privilèges acquis n’est malheureusement pas une attitude liée exclusivement à la droite...), alors qu’être de gauche c’est s’incrire d’emblée dans un tout, c’est d’abord voir l’hozizon avant de voir son nombril, en quelque sorte : -)

      • Sexus Empiricus
        • Posté à 22h48 le 24/06/2007
        • Internaute 6004

        Bonsoir,

        La définition de Deleuze n’est pas une définition de parlementaire ou de parti politique. (Pour les mots « parlementaires » et « parti », voir les textes de Charles Péguy : Deleuze aimait bien Péguy, dont les travaux aux « Cahiers de la quinzaine » constituent une très bonne introduction à Deleuze !)
        Lorsqu’il évoque la latéralisation droite-gauche, Deleuze parle de perception du monde : la droite part de son nombril pour découvrir le monde - ce que tout enfant apprend à faire... avant de devenir adulte. Le concept de « gauche », chez Deleuze, correspond à une perception adulte (mais peut-être minoritaire) du monde : je ne suis pas le nombril du monde, et le monde n’est pas mon nombril.
        Un exemple de discours de droite : je préfère ma soeur à mon cousin ; je préfère mon cousin à mon voisin ; je préfère mon voisin à un étranger - et de toute façon, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. On aurait d’ailleurs pu commencer la série des préférences : moi prem’s (moi-même et ma sainte famille, ensuite sauve qui peut !)
        Un exemple de discours de gauche : nous sommes tous dans le même bâteau - la Terre (géo-philosophie de Deleuze, qui avait lu Bateson et son écologie de l’esprit). Le monde sur cette terre est vaste mais clos ; sur cette terre, des continents, des déserts, des villes, des îles ; sur ces terres, des pays (pas des Etats, ni des nations), des contrées, des lopins. Sur ces lopins, des territoires, et sur ces territoires, des nomades et des sédentaires. Je suis légion.

        Nulle part n’intervient la question des privilèges (Deleuze se fichait pas mal des lois : il s’intéressait davantage à la jurisprudence).
        Mais vous avez raison Ferdinand : un type encarté au parti socialiste, ou un militant d’un gang gauchiste peuvent être profondément de droite - au sens Deleuzien de « majoritaire », autre concept trompeur chez Deleuze & Guattari. L’inverse est improbable : sauf à être anarchiste de droite, on ne peut pas à la fois « devenir-minoritaire » et être de droite.

        Cordialement.

    • Anonyme répond à Nicolas Brousse

      Bonsoir

      Je pense que c’est à peu près ça.

      Historiquement, ce qu’on peut appeller la gauche prend comme point de départ le groupe, la société comme ensemble, tandis que la droite prend comme point de départ l’individu (ce qui ne l’empêche bien-sûr pas de penser le groupe, mais comme somme d’individus).

      L’idée de Deleuze est, si ma mémoire est bonne (je ne peux pas regarder l’extrait ici) que lorsque je pense une chose, je la pense face à l’Autre (ou aux Autres) avant de la pensée pour moi (l’individu).

      Pour schématiser, c’est en philo la différence entre les libéraux (l’individu unique est le point de départ de la politique) et les communautariens par exemple (la communauté et la tradition sont le point de départ).

      Mais je pense honnêtement que la définition de Deleuze, en 3 minutes, est un peu casse-gueule et doit être développée.

      • Anonyme

        Ce n’est pas vraiment une définition casse-gueule, mais il est vrai que ça aurait été mieux d’entendre davantage de cette personne.

        Merci de vos commentaires. Je suis jeune et la philo n’est pas encore à mon programme ! Mais c’est intéressant, même si il est difficile de comprendre.

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 22h55 le 23/06/2007
      • Internaute 6004

      Cher Nicolas,

      Félicitations tout d’abord pour votre cran : il en faut pour s’attaquer à la pensée de Gilles Deleuze. Si vous persévérez, ce que je vous souhaite, vous ne le regretterez jamais. (Une bonne entrée en matière : l’ABCédaire en 3 DVD, qu’on finit par adorer lorsqu’on ne tombe pas immédiatement sous le charme. À voir et à revoir.)

      Votre premier jet est prometteur, vous lancez un coup de dé (interprétatif) : il fallait oser. Le mieux, avec Deleuze, consiste à bégayer dans sa langue. L’ABCédaire vous y aidera.

      Il y a un texte décisif au sujet de la question soulevée ici. Être de gauche, qu’est-ce que c’est ? Comment ça fonctionne ? Comment est-ce possible ?
      Je vais citer ce texte en entier - sans commentaire. Vous me direz s’il vous parle.

      « La gauche a besoin d’intercesseurs. – Digression politique. D’un régime socialiste, beaucoup de gens attendaient un nouveau type de discours. Un discours très proche des mouvements réels, et capable dès lors de se concilier ces mouvements, en constituant les agencements compatibles avec eux. La Nouvelle-Calédonie, par exemple. Quand Pisani a dit : “De toute manière, ce sera l’indépendance”, c’était déjà un nouveau type de discours. Cela signifiait : au lieu de faire semblant d’ignorer les mouvements réels pour en faire l’objet de négociations, on va tout de suite reconnaître le point ultime, la négociation se faisant sous l’angle de ce point ultime, accordé d’avance. On négociera sur les modes, les moyens, la vitesse. D’où les reproches de la droite, pour qui, vieille méthode, il ne faut surtout pas parler d’indépendance, même si on la sait inéluctable, puisqu’il s’agit d’en faire l’enjeu d’une très dure négociation. Les gens de droite ne se font pas d’illusions, je crois, ils ne sont pas plus bêtes que d’autres, mais leur technique à eux c’est de s’opposer au mouvement. C’est la même chose que l’opposition à Bergson en philosophie, c’est pareil tout ça. Épouser le mouvement ou bien le stopper : politiquement, deux techniques de négociation absolument différentes. Du côté de la gauche, ça implique une nouvelle manière de parler. La question n’est pas tellement de convaincre, mais d’être clair. Être clair, c’est imposer les “ données ”, non seulement d’une situation, mais d’un problème. Rendre visibles des choses qui ne l’auraient pas été dans d’autres conditions. Sur le problème calédonien, on nous a dit qu’à un certain moment ce territoire a été traité comme une colonie de peuplement, si bien que les Canaques sont devenus minoritaires sur leur propre territoire. À partir de quelle date ? À quel rythme ? Qui a fait ça ? La droite refusera ces questions. Si ces questions sont fondées, en déterminant les données, on exprime un problème que la droite veut cacher. Parce qu’une fois que le problème a été posé, il ne peut plus être éliminé, et il faudra que la droite elle-même change de discours. Donc, le rôle de la gauche, qu’elle soit ou non au pouvoir, c’est découvrir un type de problème que la droite veut à tout prix cacher.
      Il semble malheureusement qu’on puisse parler à cet égard d’une véritable impuissance à informer. Il y a certes une chose qui excuse beaucoup la gauche : c’est que les corps de fonctionnaires, les corps de responsables, ont toujours été de droite en France. Si bien que, même de bonne foi, même jouant le jeu, ils ne peuvent pas changer leur mode de pensée ni leur mode d’être.
      Les socialistes n’avaient pas les hommes pour transmettre et même élaborer leurs informations, leurs manières de poser les problèmes. Ils auraient dû faire des circuits parallèles, des circuits adjacents. Ils auraient eu besoin des intellectuels comme intercesseurs. Mais tout ce qui s’est fait dans cette direction, ça a été des prises de contact amicales, mais très vagues. On ne nous a pas donné l’état minimum des questions. Je prends trois exemples très divers : le cadastre de Nouvelle-Calédonie, peut-être est-il connu dans des revues spécialisées, on n’en a pas fait une matière publique. Pour le problème de l’enseignement, on laisse croire que le privé, c’est l’enseignement catholique ; je n’ai jamais pu savoir quelle était la proportion du laïc dans l’enseignement privé. Autre exemple, depuis que la droite a reconquis un grand nombre de municipalités, les crédits ont été supprimés pour toutes sortes d’entreprises culturelles, parfois grandes, mais souvent aussi petites, très locales, et c’est d’autant plus intéressant qu’elles sont nombreuses et petites ; mais il n’y a pas moyen d’avoir une liste détaillée. Ce genre de problèmes n’existe pas pour la droite, parce qu’elle a des intercesseurs tout faits, directs, directement dépendants. Mais la gauche a besoin d’intercesseurs indirects ou libres, c’est un autre style, à condition qu’elle les rende possibles. Ce qui a été dévalorisé, à cause du parti communiste, sous le nom ridicule de “compagnons de route”, la gauche en a vraiment besoin, parce qu’elle a besoin que les gens pensent. »

      Retenir en bref : la gauche a besoin d’intercesseurs qui posent (construisent) les problèmes ; la gauche a besoin que les gens pensent. (La non-pensée, l’impensé de n’importe quelle opinion publique est de droite : c’est le bon sens - mais c’est bien sûr ! - qui traîne à la télé, dans la presse et au café du commerce.)

      Et bonne continuation avec G.D. !

    • Anonyme répond à Nicolas Brousse

      L’exemple de l’adresse postale est intéressant pour qui sait comment sont rédigées les adresses au japon : on indique d’abord la région où vous résidez , la circonscription, la ville puis la rue et le numéro..
      en gros cela donnerait en France

      Mr YY
      PACA
      13 Bouches du Rhone
      marseille 0XXX
      Rue Escartefigue N°XXX

      Je n’ai aucun mérite, on me l’a expliqué il y a 2 ou 3 semaines et la vidéo de deleuze vient de faite tilt ! !

      Louise

      • Anonyme

        Plus precisement, une adresse japonaise c’est :

        xxx-xxxx
        FRANCE
        13 Bouches du Rhone
        marseille
        Rue Escartefigue N°XXX
        Mr YY

        Tres exactement ce que decrit Deleuze
        Et les noms de rues n’eistant pour ainsi dire pas, ce serait plutot ;
        qurtier X - division Y - pate de maisons Z - maison zz

    • Anonyme répond à Nicolas Brousse

      A ce propos,une intervention intéressante :

      Lien

  • Anonyme

    Heu... De Pékin, encore, mais je ne suis pas la première à vous signaler le problème. En gros, une solution simple et pas chère : si dans un cas comme celui-ci vous nous mettiez en dessous de la vidéo le texte écrit de l’interview, ce serait plutôt bien. Je ne pense pas que l’image soit vraiment déterminante dans un tel cas...
    Bref : l’image n’apportant rien de particulier, pourquoi nous l’infliger, quitte à nous en frustrer, quand nous pouvons parfairtement nous en passer.

    Xiaolin (me suis enregistrée trois fois ce soir, ai perdu trois fois la connexion, marre...)

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 23h42 le 23/06/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Le texte de l’interview est Lien.
      Quel est votre problème d’inscription ? Nous pouvons vous aider à le résoudre.

      • Anonyme répond à Pascal Riché

        J’ai trouvé merci. Et non, malheureusement, je ne crois pas que vous puissiez m’aider pour l’inscription, ce sont plutôt les lignes chinoises qui sont souvent encombrées le samedi soir ! Mais j’insiste et j’arrive, au moins, à vous lire.

    • toktomi
      • Posté à 10h06 le 15/07/2007
      • Internaute 9821

      ben pas mieux pour la vidéo,et bon d accord sui souvent avec un vieux pc et adsl basic mais en bretagne ,hein,foooo paaa pouuuuuusssssseeeeeer .

      Vous marrez pas,c est culturellement traditionnel,le décalage techno logique dans nos lointaines contrées arriérées :))

      De là à transcrire deleuze en script multilangue compatible mandarin.

      dfaçon jpige rrinnn à deuleuuuuuze...

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 20h32 le 23/06/2007
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)
      Être de gauche, c’est penser qu’il est plus important que tout le monde mange, plutôt que de pouvoir s’acheter encore plus à manger.
      C’est penser que qui que ce soit, où qu’il soit a peut-être plus à offrir à l’humanité qu le plus riche de la terre et que ça vaut le coup de l’aider à s’en sortir.
      Cette idée de partir du tout jusqu’au moi, plutôt que l’inverse, donc de ce voir par rapport au monde et non l’inverse, m’apparaît plus comme une idée qui dépasse la politique, donc le social, l’humain.
      Cela parle plus du rapport de l’être à l’univers, que de l’individu au social.
  • Anonyme

    Oui, bien sûr, c’est splendide.

    Mais Sarkozy propose le co-développement, ce qui rejoint ce discours de gauche.
    Alors qu’il s’agit en fait de contribuer à développer l’Afrique et diverses autres régions pauvres dans le sens de la politique française de droite.

    Il y a eu la chute du rideau de fer depuis.
    Avec la perte d’une partie des privilèges évoqués par Deleuze et la globalisation de la fracture sociale, la tendance la plus généralisée est précisément le repli sur ses propres intérêts qui caractérise la droite.

    La grande majorité s’apercevra qu’elle n’a plus grand chose d’individuel à défendre avant de retrouver une perception de gauche.

    • caro
      caro
      délinquante avérée
      • Posté à 22h48 le 23/06/2007
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      je pense qu’il y a erreur sur le co-développement qui serait de gauche. Ce que Sarko propose c’est un échange, on aide un pays à se développer et on lui pique ses élites et ses ressources.

      La véritable gauche doit aider au développement (sans co devant) des pays pour qu’ils deviennent autonomes en comptant sur leurs propres ressources et sur des échanges profitables à tous.

      Etre de gauche, c’est donc lutter contre la mondialisation effrénée suivant le modèle libéral, contre l’OMC, la concurrence, les profits capitalistiques des actionnaires, les fonds de pensions américains, le fait de vouloir tout breveter, même les plantes médicinales etc

      Etre de gauche c’est vouloir donc développer le bien être DES populations, et non faire du fric sur leur dos.

  • Anonyme

    etre de gauche c’est etre englué dans un maestom idéologique petit bourgeois ,teinté de pensées judéo-chrétiennes droits de l’hommiste.C’est faire partie de ses rèveurs d’égalitarisme,qui ne prennent pas la mesure de la société dans laquelle ils vivent.
    Tant que la gauche continuera à réciter son cathéchisme marxo-altermondialiste ....la droite fera le travail avec pragmatisme et sans idéologie .
    Messieurs et mesdames les biens pensants, je vous salue .
    Alviano

    • Anonyme

      L’art de définir, par écrit est chose difficile.
      Ecrire, c’est faire trace.
      Donc, en creux nous avons sous les yeux ce qu’est une écriture de droite.
      Edifiant quoi qu’il en soit.

    • El Fredo
      • Posté à 17h19 le 25/06/2007
      • Internaute 9452

      Pauvre fou que vous êtes, qui ne réalisez pas que l’absence (apparente) d’idéologie est une idéologie en soi. Le vocabulaire que vous utilisez est la preuve que la machine à décérébrer a fait son oeuvre.

  • gwenelpicaro
    gwenelpicaro
    inconnue
    • Posté à 23h04 le 23/06/2007
    • Internaute 3260
      inconnue

    Mon ami alviano, en plus de consonnance italienne, donc tu devrais savoir ce que peut vouloir dire la gauche...

    dans la définition de deleuze que j ai beaucoup lu et avec qui je travaille, je dis, sa pensée évidemment, être de gauche, c est une ontologie, un être au monde, un rapport au monde, de se penser soi, sa condition individuelle, comme enchevetrée dans des logiques, des rapports de force, deleuze dit des territorialités qui dépassent notre corps particulier. il y a ainsi un individualisme de gauche, l individualisme libertaire ou anarchiste, comme il y a une gauche holiste, comme on pourrait le dire en sociologie, c est a dire, de penser la société comme un tout, une globalité « une et indivisible » comme dit la constitution. il y a donc toujours a gauche cette tension entre l’individuel et le global, deleuze parle de corps molaire et corps moléculaire. le corps molaire est un agencement insécable, constitué, stable, le corps moléculaire est une individualité contactée à une multitude d’affects, de zones d’échange, un corps en devenir, jamais déterminé, totalement défini, toujours en train de se faire.

    la gauche pense le monde, c est ca que dit deleuze, le travaille, le critique, le découvre, l’appréhende. la droite reproduit, impose, affirme.

    donc s il te plait, mon cher alviano, reduire la gauche a ce qu elle montre d elle meme depuis des années et la droite a l anti idéologie, c est une fantastique méconnaissance historique. la droite comme anti-idéologie ? s il te plait ! la droite c est l orthodoxie, l inquisition, la parole du maitre, la Loi divine... la droite, c’est plus qu’une pensée égotiste, égocentrique comme qqun l a écrit ici, la droite reproduit les discours, quels qu ils soient, la droite n’invente pas, elle négocie les possibilités de sa conservation. la droite a accepté l’idée de démocratie officiellement, je dis institutionnellement, dans la voie parlementaire dans les années 20. rappelons que le pape rejetait jusqu a ces années la démocratie comme la modernité contre la Loi naturelle. mais dans les faits, la droite est anti-démocratique, dans les années 30, les ligues fascistes, on connait 1940, en 45, heureusement on pu contenir le fascisme international, mais en profondeur, de gaulle n a jamais été démocrate, il a rejoint l idée de république en 44-45 parce qu il était entouré de gens de gauche a londres. la droite a donc du apprendre a se métamorphoser dans le républicanisme et noyer le poisson réactionnaire dans la marmaille républicaine. la constitution de 58 que nous connaissons toujours est un compromis entre république et monarachie, une monarchie républicaine selon les juristes un tant soit peu lucides.

    l anti-idéologie et le pragmatisme de la droite, c est un travail éminemment idéologique de conservation dans l’ordre social par des pratiques qui nient le rapport de force politique. le travail idéologique de la gauche, c ’est un travail de compréhension du monde par la pensée de celui ci. ceux qui stabilisent le discours, qui l enferment dans des schémas éternels, ne sont plus, de facto de gauche. les staliniens sont structurellement et ontologiquement de droite, ce sont des curés, des militaires de la pensée, des meurtriers du DEVENIR.

    La lecon de deleuze c est d apprendre a DEVENIR, toujours se découvrir et redécouvrir autre, des CORPS SANS ORGANES, des corps vides, en connection avec l espace, le cosmos, le monde. corps multiples, corps pluriels, corps libres.

    etre de gauche est une ontologie critique. etre de droite, c est une ontologie ignorante, dans tous les sens du terme...

    gwen

    • manu2005
      manu2005 répond à gwenelpicaro
      Afghanistan,Lybie, la france (...)
      • Posté à 18h23 le 24/06/2007
      • Internaute 1805
        Afghanistan,Lybie, la france (...)
        C’est bien qu’il y en ait qui aient encore envie de répondre à l’extrémisme de droite « républicain » d’Alviano.
        Alviano connaît bien l’histoire. C’est juste que son allergie viscérale pour la « gôche » le rend quelque peu sélectif dans ses souvenirs.
        Cette allergie le rend aussi d’assez mauvaise foi.
        C’est bien donc, et c’est encore mieux quand c’est quelqu’un de bien documenté sur le sujet.
        Merci donc. Je vous souhaite plus de réussite que moi pour l’ouvrir à plus d’honnêteté intellectuelle.
  • Anonyme

    Bonjour,

    Etre de gauche, c’est voté à droite par réaction envers cette gauche caviar alliée aux verts sectaires.
    Etre de gauche c’est craindre le retour de Fabius ou l’arrivée d’un Montebourg... Etre de gauche, c’est de ne plus acheter l’Observateur gavé de pub. Lisez « Courrier international “.
    Etre de gauche, ce n’est pas voir du fascite partout et reconnaître ses propres Pol Pot. Exemple, Mélanchon.
    Si être de gauche, c’est ouvrir les frontières, alors en Europe, dans vingt ans, il n’y aura plus ni droite ni gauche dans nos théocraties...
    Le tout par la voix des urnes, bien sûr...
    Qui peut nous protéger contre les dangers de la
    démocratie ? La Gauche ? Sourire.
    Les institutions, on les change démocratiquement par la voie du nombre.

    Un rappeur m’a dit : ‘ ils sont cons à gauche,s’ils continuent à les faire rentrer, dans vingt ans, ils iront tous à la Mosquée, les gaulois, sauf l’autre avec ses cheveux blancs .
    Il parlait de Chevènement. Pas con, l’apache !
    A méditer...
    Ne reste plus que le Service Public à vendre.
    Ce qui n’est pas forcément de gauche...
    Et pour les verts, le cannabis ( ?)
    Les endormis ne votent pas.

    Merci Nicolas de nous avoir évité le retour des éléphants du P.S.
    Merci d’avoir plagié Jean-Marie qui ment depuis trente ans .

    Je vis dans la crainte du retour de la gauche aux affaires. Surtout certaines têtes.
    La gauche est plus utile dans l’opposition.
    J’ai 50 ans et donc vécu deux monarchies de gauche.
    Vous me comprendrez. Sourire.

  • Robert Marchenoir
    • Posté à 00h20 le 24/06/2007
    • Internaute 10196

    Il me semblait bien que ce monsieur, c’était beaucoup de bruit pour rien. Il prend un air extraordinairement inspiré pour s’apprêter à vous expliquer la différence entre la droite et la gauche ; on se dit qu’on va assister à quelque fulgurance intellectuelle ; quelque radicale révélation philosophique.

    Et puis il vous dit, en somme : la gauche est altruiste, la droite est égoïste. Inutile, naturellement, de demander à Deleuze où il se classe...

    Tout ça pour ça.

    Il faut un « philososophe » pour énoncer des platitudes aussi caricaturales, dignes d’un adolescent révolté sur son Skyblog, avec autant d’aplomb.

    Et autant d’arrogance, d’ailleurs : vous aurez remarqué le mépris avec lequel il coupe la parole à la personne qui l’interroge – qui est censée être une amie, en plus – et qui ose une objection, rapidement balayée d’autorité, sans la moindre explication.

    Vous remarquerez aussi que, pour lui, il va de soi que l’homme de gauche est européen – le reste du monde n’a pas droit à ses propres choix politiques, la divison entre la droite et la gauche ne les concerne pas – et que l’homme de droite est privilégié – le fait que nombre de pauvres et d’ouvriers votent à droite lui a visiblement échappé.

    Voilà qui rappelle furieusement la vidéo de Bourdieu, tout aussi ridicule et qui en dit long sur l’ignominie morale de ces gens, où ce dernier expliquait comment distinguer un homme de droite d’un homme de gauche, et pourquoi Ségolène Royal était de droite (en deux mots : parce que ça se voit à la façon dont elle bouge).

    On se demande d’ailleurs pourquoi il faudrait un Deleuze pour vous expliquer ce qu’est la gauche, alors que des centaines d’historiens ont écrit de milliers de livres où c’est expliqué très simplement noir sur blanc.

    Mais bien sûr, s’il faut s’adresser à un gourou pour obtenir le fin mot de l’histoire, c’est qu’il ne s’agit, dans l’esprit du questionneur comme dans celui du répondant, ni d’une question politique ni d’une question historique ; mais bien d’une question religieuse ; d’un question d’appartenance ; d’une question de clan.

    La vraie question, qui travaille en réalité toute la gauche, est celle-ci : qui est avec nous, qui est contre nous ?

    Une fois ceci déterminé, la caractérisation du « nous » est une opération qui va de soi : il suffit de décliner la liste des qualités humaines, la bonté, la générosité, l’altruisme, tout ce que vous voudrez.

    La question qui a été posée à Deleuze, en réalité, n’est pas : qu’est-ce que la gauche ? , mais : dites-moi avec des mots à vous, avec des mots nouveaux, pourquoi nous avons raison, vous et moi, de nous aimer et de nous sentir supérieurs aux autres.

    • gwenelpicaro
      gwenelpicaro répond à Robert Marchenoir
      inconnue
      • Posté à 01h34 le 24/06/2007
      • Internaute 3260
        inconnue

      Monsieur, je ne chercherai pas a vous convaincre ni a vous evangeliser, si vous considerez que le travail de pensée se résume a se retrouver dans une secte au bout du compte.

      je vous inviterai juste a lire deleuze, et d autres, que vous ne vous pensiez pas englué dans de la « philosophie » quelle horreur. et je vous conseille aussi de voir les 7h30 d entretien avec deleuze, que vous sachiez que le doute qui est la base de sa pensée, le tatonnement, le begaiement philosophique, l effort de pensée est un travail, une oeuvre, un effort d ecriture, de vie avec et contre, une difficulté.

      donc si vous réduisez la différence entre droite et gauche a une histoire de chapelles, ya du boulot. et quand vous me dites que les historiens expliquent tres bien la difference entre les deux, donnez moi des noms, que je revoie ma bibliographie. si vous parlez de rené rémond, l histoire des droites en france, rien de moins sur. si vous me parlez de la différence gauche droite, je ne connais pas de synthèse en histoire et je suis historien, donc éveillez moi.

      ce qui est sur, c est que la pensée est un acte, elle fait peur parce que trouve du nouveau comme dit rimbaud et deleuze est sans doute un des philosophes les plus riches et compliqués du XXème, donc si vous ne voyez que futilité, inquiétez vous de vous memes. approfondissez, apres vous pourrez dire que deleuze est un con.

      merci votre reaction comme celle du quinquagénaire avant vous montre la difficulté de penser aujourd hui, de se révolter, deleuze disait que résister c est créér, la déliquescence de la force critique.

      quant a l autre qui parle des deux monarchies de gauche, merci pour moi, j ai 25 ans, je suis né en 82 et est subi, oui la tristesse intellectuelle et politique jusqu a arriver aujourd hui a un ainé qui vote sarko, ce n’est meme plus la monarchie, c est l empire pour regretter la monarchie mitterandienne.
      s il avait lu deleuze et guattari, l anti oedipe et mille plateau, il aurait peut etre appris que mitterand vient des ligues fascistes, de 36 et la gauche au pouvoir, c est un oxymore. la gauche est un processus, une ontologie, un dasein, si on reprend heidegger, et que les vieux qui ont vécu 68 comme ils vivent 2007, avec la meme résignation, la meme légèreté de parole et d acte, ceux que le philosophe gilles chatelet dit qu ’ils « vivent et pensent comme des porcs », que ceux la se satisfassent de leur situation sur le dos de la jeunesse et du monde.

      oui ségo est de droite a sa gueule, oui sarko est un néo-vichysme et oui, l homme moyen qui se dit libre comme vous se laisse balloter au gré des flots avec volupté... continuez de voter selon vos interets, nous continuons de penser...

      gwen

    • Anonyme répond à Robert Marchenoir

      Deleuze explique plus sérieusement qu’être de gauche n’est pas une position morale, que la différence entre la gauche et la droite n’est justement pas celle de l’altruisme et de l’égoïsme, mais une question de PERCEPTION. Chez Deleuze, cette notion est importante, elle renvoie tout simplement à Spinoza. Non franchement, il n’y a rien de moral là-dedans, ni altruisme, ni égoïsme.
      Vous voyez que la « cuistrerie » supposée de Deleuze n’est rien d’autre que le revers de votre propre ignorance. C’est là encore une question de perception !
      Quant au ton du monsieur, qui vous dérange, c’est tout simplement celui d’un grand professeur. Mais peut-être est ceci qui vous dérange : qu’il y ait des professeurs !

  • Anonyme

    Bonjour,

    Etre de gauche, c’est voté à droite par réaction envers cette gauche caviar alliée aux verts sectaires.
    Etre de gauche c’est craindre le retour de Fabius ou l’arrivée d’un Montebourg... Etre de gauche, c’est de ne plus acheter l’Observateur gavé de pub. Lisez « Courrier international “.
    Etre de gauche, ce n’est pas voir du fascite partout et reconnaître ses propres Pol Pot. Exemple, Mélanchon.
    Si être de gauche, c’est ouvrir les frontières, alors en Europe, dans vingt ans, il n’y aura plus ni droite ni gauche dans nos théocraties...
    Le tout par la voix des urnes, bien sûr...
    Qui peut nous protéger contre les dangers de la
    démocratie ? La Gauche ? Sourire.
    Les institutions, on les change démocratiquement par la voie du nombre.

    Un rappeur m’a dit : ‘ ils sont cons à gauche,s’ils continuent à les faire rentrer, dans vingt ans, ils iront tous à la Mosquée, les gaulois, sauf l’autre avec ses cheveux blancs .
    Il parlait de Chevènement. Pas con, l’apache !
    A méditer...
    Ne reste plus que le Service Public à vendre.
    Ce qui n’est pas forcément de gauche...
    Et pour les verts, le cannabis ( ?)
    Les endormis ne votent pas.

    Merci Nicolas de nous avoir évité le retour des éléphants du P.S.
    Merci d’avoir plagié Jean-Marie qui ment depuis trente ans .

    Je vis dans la crainte du retour de la gauche aux affaires. Surtout certaines têtes.
    La gauche est plus utile dans l’opposition.
    J’ai 50 ans et donc vécu deux monarchies de gauche.
    Vous me comprendrez. Sourire.

  • Anonyme

    Bonjour,

    Etre de gauche, c’est voté à droite par réaction envers cette gauche caviar alliée aux verts sectaires.
    Etre de gauche c’est craindre le retour de Fabius ou l’arrivée d’un Montebourg... Etre de gauche, c’est de ne plus acheter l’Observateur gavé de pub. Lisez « Courrier international “.
    Etre de gauche, c’est souvent voir du fascite partout et ne pas reconnaître ses propres Pol Pot. Exemple, Mélanchon.
    Si être de gauche, c’est ouvrir les frontières, alors en Europe, dans vingt ans, il n’y aura plus ni droite ni gauche dans nos futures théocraties...
    Le tout par la voix des urnes, bien sûr...
    Qui peut nous protéger contre les dangers de la
    démocratie ? La Gauche ? Sourire.
    Les institutions, on les change démocratiquement par la voie du nombre.

    Un rappeur m’a dit : ‘ ils sont cons à gauche,s’ils continuent à les faire rentrer, dans vingt ans, ils iront tous à la Mosquée, les gaulois, sauf l’autre avec ses cheveux blancs .
    Il parlait de Chevènement. Pas con, l’apache !
    A méditer...
    Ne reste plus que le Service Public à vendre.
    Ce qui n’est pas forcément de gauche...
    Et pour les verts, le cannabis ( ?)
    Les endormis ne votent pas.

    Merci Nicolas de nous avoir évité le retour des éléphants du P.S.
    Merci d’avoir plagié Jean-Marie qui ment depuis trente ans .

    Je vis dans la crainte du retour de la gauche aux affaires. Surtout certaines têtes.
    La gauche est plus utile dans l’opposition.
    J’ai 50 ans et donc vécu deux monarchies de gauche.
    Vous me comprendrez. Sourire.

  • Anonyme

    Pascal Riché , merci pour cet extrait, et votre commentaire, vous touchez le véritable coeur de ce que devrait être la gauche, sa définition est parfaite, mais comment l’appliquer avec des hommes qui ne pensent qu’à leur confort et promotion personnels ?

    Deleuze est à mes yeux un grand bonhomme, le crabe l’a hélas vaincu.

    L’extrait d’un de ses « entretiens » que vous montrez est très intéressant,la notion de « être de gauche “ est magistrale, malheureusement ce n’est pas la vision du PS français, ni de ceux des autres pays, Alors ? Alors rien ! Les hommes de gauche sont des personnes comme moi, qui ne s’entendent pa sdu tout avec la gauche nulle ou cette gauche basique, qui veut bouffer du nanti ou du riche !

    Ce qui est passé sous silence dans cet entretien est la chose suivante et très importante :

    Deleuze dit : Le parti socialiste, ou la gauche ne peut pas prendre le pouvoir et diriger un ou des pays, si la gauche est au pouvoir, elle doit gérer des affaires, de ce fait elle n’est plus la gauche, elle devient autre chose, un parti qui est sensible au business, aux prérogatives, aux préséances, etc etc ....

    Poliakoff

    • Anonyme

      merci pour l’intéressante précision Mister Poliakof.

      • Anonyme

        Merci à vous, même si ce « mister » semble un peu ironique, Poliakoff

  • Ehim
    Ehim
    http://ehim.over-blog.com
    • Posté à 01h24 le 24/06/2007
    • Internaute 9598
      http://ehim.over-blog.com

    Etre de gauche ?

    Est-ce qu’on peut se définir aujourd’hui comme ça ?
    J’ai cru comprendre à travers les propos de Deleuze qu’il essayait de définir ce qu’on appelait autrefois un humaniste.

    Son utopie sur le vision du monde par les Japonais est battue en brèche par la réalité japonaise, complètement américanisée et hyper-mondialiste.

    Je mets au défi quiconque de définir de ce qu’est la Gauche dans l’inconscient collectif, quand, sur le terrain politique, elle va de Besancenot à Strauss-Kahn.

    Lien

    • Anonyme répond à Ehim

      Exact Ehim...
      La réalité du Monde, de nos jours, ratrappe tous les idéaux trop casse-gueule qui pourraient venir entraver la bonne marche de l’Ordre Mondial ( à chaque periode de l’Histoire...)
      La gauche trouverait ses origines dans ces eaux là...« En réaction à » quelque chose d’établi.

      Aujourd’hui plus qu’hier :
      Economiquement d’abord. Socialement ensuite.
      L’argent régit d’abord tout.
      L’argent mondialisé. Les capitaux, le Numérique-Capital, les marchés financiers...etc...

      L’échange devint Capital. C’est le cas de le dire...

      La Droite serait meilleur gestionnaire et meilleur organisateur.

      La Gauche plus humaniste ( à l’origine, plus sensible à l’homme et à sa condition(...) serait moins bon -selon la Droite- quant à l’« exercice » du « Pouvoir ». La gestion. L’organisation.

      En 2007, plus qu’hier et moins que demain.
      C’est l’Organisation du Monde, régit par l’argent, qui dicte ses lois et donne les grandes directions.

      Les idéaux de Gauche sont lointains. Ils rament en s’adaptant au réel... et même en s’y perdant...

      Il faut juste télécharger la bonne mise à jour ! ! !
      1-Mise à jour Conceptuelle.
      2-Mise à jour Organisationnelle.

      Les 2 sont intimement liées.

      Ce qu’il manque le plus à la Gauche d’aujourd’hui c’est UNE VRAIE « VISION ».

      La Droite Française s’est retrouvé Une Vision.
      La gauche a perdu la sienne.

      L’idéal étant un fond de Gauche et une forme de Droite. C’est là, ici, le Nouveau Défi de la Gauche.

      Conceptuel.
      Organisationnel.
      Plus humain.
      Plus respectueux de l’environnement.
      Plus mondial.
      Visionnaire. Enfin !

      L’adaptation du Pouvoir. Par sa Gauche...
      Moins de marchands d’armes.
      Moins de marchands d’argent.
      Moins de business lié à la Guerre.
      Un Echange Mondial régulé.

      J’arrête là... c’est un point de vue parmi tant d’autres...

  • Anonyme

    J’ai été un élève de René DUMONT, et je fais partie de la génération qui voulait sauver le monde de la faim. C’était là une question qui a soulevé ma génération, qui l’a transcendée, et l’a transportée jusqu’à ce que le cynisme et l’égoïsme l’emportent et balayent ses illusions..

    Deleuze a mille fois raison. Je n’ai jamais admis quer l’on puisse accepter de baptiser, à gauche, « ministère de l’environnement » le lieu ou devraient se débattre et se traiter les problèmes les plus aigus de la planète : comme si celle ci ne se définissait que comme l’environnement de l’homme qui ne pouvait , lui, que se trouver au centre, au nombril de la planète !

    Membre du PS, depuis 30 ans, et pour un temps encore très indéterminé, je ne pense pas qu’il ait la capacité à entreprendre la gigantesque mue qui s’impose à lui : entreprendre sa rénovation, et de surcroit la confier à ceux qui sont responsables de sa glaciation idéologique, c’est un peu comme réchauffer les pieds d’un mort afin de le resuciter...

    • Anonyme

      Dumont l’agronome, et Deleuze, même pensée,même combat, je crois que tous les humanistes, toutes le spersonnes de coeur seraient fermement positionnées, accrochées,combattraient pour une véritable gauche, avec des ditigeants qui ne se laisseraient pas capter par leurs ambitions en oubliant les vrais problèmes, le pouvoir quand il accapare toute l’attention de ces « déviants » dits de gauche, ils deviennent de ce fait des personnes de droite.

      Il y eu quelques exceptions, elles sont très rares, on retrouve ce dévouement pendant les périodes troubles, extrêmes, les résistants par exemple, la plupart étaient animés par ces convictions, jusqu’à sacrifier leur vie, malgré le doute concernant leur succès, leur conviction était inébranlable. Poliakoff

  • Anonyme

    J’avais huit ans lorsque avec l’arrivee de la tele dans le salon, l’ethiopie a fait irruption dans mon « monde », avec le journal televise de 20h, a la table familliale indifferente.... est-ce qu’on nait de gauche ?
    Merci a Deleuze, pour cette vision intuitive et essentielle, merci a rue 89, glanneurs d’espoir...

  • Anonyme

    J’avais huit ans lorsque avec l’arrivee de la tele dans le salon, l’ethiopie a fait irruption dans mon « monde », avec le journal televise de 20h, a la table familliale indifferente.... est-ce qu’on nait de gauche ?
    Merci a Deleuze, pour cette vision intuitive et essentielle, merci a rue 89, glanneurs d’espoir...

  • Anonyme

    Etre de gauche c’est tout simplement ne pas chercher à prendre le pouvoir, à cultiver sa minorité et agir chaque jour en soi et autour de soi pour le bien être de tout le monde. Accepter l’Autre comme reflet de soi, voir son humanité et son altérité en devenir. Le reste se fera tout seul ou ne se fera pas.

  • brigitte celerier
    • Posté à 12h15 le 24/06/2007
    • Internaute 10992

    bien sûr il a raison. Le problème est de mettre cette perception en acte, pas uniquement dans sa vie, mais aussi en cherchant ce qui peut politiquement s’approcher le plus de solutions, pour la part qui dépend de nous, sans rester dans la négation de toute action au nom d’une certaine pureté mais sans perdre de vue cet ensemble dont nous sommes une part. On finit souvent par se dire que cela relève de l’impossible. Etre honnête

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