On est là pour voir

des photos de toutes les couleurs, et aussi des vertes et des pas mûres

Kodak en faillite, nous nous sommes tant aimés

Publié le 19/01/2012 à 08h22

La nouvelle est tombée ce jeudi : Eastman Kodak a demandé la protection du chapitre 11 de la loi américaine des faillites. Selon l’agence Bloomberg, l’entreprise aurait une dette de l’ordre de 6,8 milliards de dollars.

Mon premier appareil photo fut le Brownie Flash Kodak. Fabriqué en France à des millions d’exemplaires dès 1955, il était le cadeau de Noël et des anniversaires pour les garçonnets du baby-boom. Carré, noir, en bakélite, flanqué de deux gros boutons blancs tirant sur le gris (déclencheur et flash), on le chargeait avec une bobine de film 6x6 de 12 poses. Il donnait des photos carrées en noir et blanc, tirant sur le gris.


Publicité du début des années 60 pour le Brownie Flash, parue dans le Reader’s digest

Il est possible que sa forme de pavé ait déjà donné des idées à certains pour la suite. En tout cas il est sûr que regarder le monde en se penchant sur ce petit viseur pas très net en ait modifié durablement sa perception...

En général, les parents, s’ils n’utilisaient pas le Brownie à soufflet d’avant-guerre, possédaient une Rétinette , 24x36, viseur sportif. Ils «  faisaient  » de la couleur, en diapos. Vives, optimistes, c’étaient celles de « l’American way of life ».

Brownie et Rétinette, appareils simples, derniers nés de séries, coûtaient peu.
Entre 1965 et 1970, l’action Kodak valait près de 40 dollars.

Des années diapos aux années cadeaux

La couleur arrivait par les PTT. On collait à la devise historique de l’entreprise américaine : « Appuyez sur le bouton, nous faisons le reste. » Une fois les vues prises, on envoyait à l’usine de Sevran la pellicule dans son conditionnement postal et, une à deux semaines après, on recevait le résultat dans une petite boîte plastique. Le photographe de quartier se chargeait aussi de ce trafic.

Le temps était aux interminables soirées diapos des familles qui n’intéressaient que leurs opérateurs. Kodak vendait les projecteurs. Avant le fameux Carrousel, il y eut, dans les années 50/60, un bien beau «  passe-vues », design signé Raymond Loewy.


Kodak Senior design Raymond Loewy

Dans les années 70, on a compris que cette relation filiale avec Kodak n’allait pas durer . Et ce n’était pas la gamme des Instamatics qui allait nous convaincre du contraire. Du Japon, arrivaient des appareils d’une autre gueule, des réflex, et notre curiosité d’amateur vers le monde professionnel et sa panoplie découvrait d’autres marques :  Nikon, Canon, Miranda (alors très réputé), et ce que les couleurs jaune et rouge nous avait caché : Rolleiflex, Leica.
Entre 1970 et 1975, l’action Kodak atteint près de 70 dollars.

Le Japon ne fabriquait pas que des appareils photo. Fujifilm commençait à inonder le monde de ses pellicules Fujicolor. Pas la même qualité mais moins chères que les Kodachromes.

L’empire de l’émulsion argentique ne voit rien venir. Il est toujours sûr de lui et munificent. Les frigos des photographes professionnels sont remplis gratuitement de packs de bobines tous types. Les services photos des journaux européens et internationaux favorisant le reportage photographique sont abondamment fournis à prix cadeaux.

Dans les années 80, sous la houlette de Ray DeMoulin – «  General manager of professional film division world wide » –, la manne tombe sur de nombreux «  grands photographes  », fait leur fortune.

En 1986, un contrat annuel avec Les Rencontres d’Arles de 3 millions de francs. augmente leur budget de près d’un tiers et offre, en plus, « accompagnement » matériel, cocktails et autres réjouissances pour un million de francs !

C’est l’année où l’action Kodak atteint un autre pic.


Ray DeMoulin, aux rencontres d’Arles en 1988 (Bernard Perrine)

Kodak contre Fuji (et inversement)

La crise de 1991 oblige la firme à réfréner sa prodigalité. Les partenariats et sponsorings baissent. Fuji, en revanche, est prêt à prendre la place partout. Il est l’ennemi principal avec ses tarifs de compétition.

Les stocks de Kodak baissent dans les frigos des photographes au fur et à mesure qu’augmentent ceux de Fuji. Le PDG-mécène disparaît de l’organigramme de Rochester et des vernissages d’expositions. Les équipes de marketing, plus attachées à l’idéologie quasi philantropique d’assistance des photographes amateurs et professionnels qu’à du commerce pur et dur, changent de secteurs. L’usine de développement de Sevran met la clef sous la porte en 1995.

Peut-être la Company adopte-t-elle alors une politique plus agressive. Cela ne se sent pas et elle reste prisonnière de ses traditions et principes de vente. Dans le potentiel grand marché des pays « en voie de développement », en Afrique par exemple, les directions commerciales s’échinent à structurer le marché selon des points fixes, à l’européenne.

Pendant ce temps, Fuji envoie des milliers de containers de films dans les grands ports du continent... payez tout et démerdez-vous. Et tout se retrouve sur le marché informel, y compris... les pellicules Kodak !

Il n’empêche. Entre 1998 et 2000, avec une action à plus de 90 dollars, Kodak est un des cadors du Nasdaq.


Evolution (en dollars) de l’action Kodak, des années 60 à 2010 (Yahoo Finance)

La vraie descente aux enfers commence peu après. Alors que toutes les marques rivalisent de nouveautés technologiques numériques, le géant US s’embourbe dans le pixel. Leica aussi, mais s’en remettra.

Dans un entretien au Monde.fr, François Sauteron, un ancien de Kodak, auteur de « La Chute de l’empire Kodak » (éd. l’Harmattan), propose des explications sur ce ratage du tournant numérique. Et revient sur de grandes fautes stratégiques : Xerox, Polaroïd...

Paradoxalement, c’est la vente de ses milliers de brevets, portant sur le numérique, soit 10% environ de sa propriété intellectuelle, qui pourrait sauver de la faillite la société fondée par Georges Eastman en 1881. Mais ne voilà-t-il pas qu’elle se lance dans des poursuites judiciaires contre Fuji pour de présumés copiages de logiciels afin de récupérer ses droits !

Quand ça ne veut plus sourire sur la photo...

Aujourd’hui, l’action Kodak se ramasse autour de 0,50 dollar.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h13 le 19/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Que de souvenirs en effet, pour ceux qui aiment vraiment la photo et la possibilité que les appareils offraient alors, d’ajuster les profondeurs de champs au point de faire un visage net, éclairée d’un seul coté, avec un effet d’ombres et tout le reste de l’environnement totalement flou...
    (en jouant de la vitesse d’obturation, de l’ouverture, de l’éclairage).

    Toutes ces choses qui sont impossibles par les systèmes actuels grand public.

    Nous commençons à être habitués à ne plus pouvoir décider de rien.

    Aujourd’hui, les prises de vues ne sont pas laides, bien au contraire, mais elles n’ont généralement rien à voir avec l’effet de contraste que l’on voulait créer.
    - L’ordinateur décide, et le client lambda doit se contenter de son choix automatique.

    A moins d’être franchement à la recherche d’un effet spécial - en bloquant volontairement les automatismes - vous n’aurez que de piètres photos...
    ...dans lesquelles il ne faut pas espérer que transpirera la moindre « poésie ».

    Quand je pense qu’auparavant (avec un 6/6), je m’offrais des images de fleurs dont un seul pétale était « NET », le reste étant volontairement dans le flou...
    ....simplement parce qu’un insecte était le seul intérêt, et qu’il était posé dessus.
    (sur ce pétale en particulier, bien entendu)

    Avec la possibilité que l’on a d’effacer les clichés numérisés au fur et à mesure qu’ils ne vous conviennent pas, le perfectionnisme a bien disparu.

    On photographie à la mitraillette, et tout à fait par hasard, on en a une qui plait !
    - Fatalement, car au bout de 200 « clic-clac », si on n’a rien, c’est à désespérer.

    • Leon 777
      Leon 777 répond à Yvon le Zébulon
      artiste
      • Posté à 13h42 le 19/01/2012
      • Internaute 128120
        artiste

      « Toutes ces choses qui sont impossibles par les systèmes actuels grand public.
       »
      Sauf que le grand public n’a jamais auparavant eu accès à autant d’outils ( informatiques) pour corriger et retoucher les images.

      « - L’ordinateur décide, et le client lambda doit se contenter de son choix automatique. »
      Ah bon.
      Pas compliqué de manipuler un logiciel si on s’y intéresse.
      L’ordinateur ne décide de rien.
      C’est bien vous qui écrivez vos posts ou c’est votre ordinateur qui décide ? ? ?

      « je m’offrais des images de fleurs dont un seul pétale était “ NET ”, le reste étant volontairement dans le flou... »
      Rien n’a changé.
      Si vous avez l’appareil adapté vous faites les memes choses qu’avant.
      Vous confondez film et optiques...

      « le perfectionnisme a bien disparu. »
      Quelle phrase définitive.
      Et tellement loin de la réalité...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Leon 777
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h55 le 19/01/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Sauf que le grand public n’a jamais auparavant eu accès à autant d’outils (informatiques) pour corriger et retoucher les images ».

        Le souhait de rectitication du cliché, prouve juste qu’on a raté son coup.

        Petit enfant écolier bien gentil,
        j’avais aussi ma gomme et mon buvard pour effacer ou modifier mes conneries, ce qui correspond simplement au « Photoshop » d’aujourd’hui.

        D’ailleurs, maintenant, 100 % des gens se croient photographes avertis.
        Comme au Loto, ou 100 % des gagnants ont « tenté leur chance ».

         
        • Leon 777
          Leon 777 répond à Yvon le Zébulon
          artiste
          • Posté à 23h45 le 19/01/2012
          • Internaute 128120
            artiste

          Vous n’avez pas tort...

          « Le souhait de rectitication du cliché, prouve juste qu’on a raté son coup. »
          C’est plutot parce que avant le résultat était sur le film, ou quasi, maintenant la prise de vues doit etre « neutre » pour la retravailler ensuite.
          Le coté organique du film a disparu...

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Leon 777
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 13h25 le 20/01/2012
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Certains sont tellement nuls dans le choix des cadrages ou des éclairages naturels (photos à l’extérieur)... qu’ils optent pour le mitraillage systématique par rafale de 10 ou 15 clichés.

            Après, grand colloque et visionnage avec les amis.
            On garde ? Non ,celle là on jette, et celle là, on garde , oh quelle horreur, et celle ci... elle est super : j’en veux un tirage pour moi !

            Bref, on remue 40 m 3 de terre, et parfois, on y trouve un diamant.
            On ne savait même pas qu’il était dans la pile, le véritable cliché.
            .................................................................................................................
            J’ai un vieux Rolex (6 x 6) que je n’utilise plus, car les pellicules argentiques sont difficiles à trouver, et chères pour 8 clichés maximum de pellicule - (à recharger en chambre noire).

            La mode donne priorité à la rapidité sur la photo passion.
            Vite, vite, toujours plus vite : On prendra le temps de vivre après.

            Du coup, mon joly Rolex à soufflet sert de déco sur étagère.
            Comme le joli sextant (cuivre) aussi, que nul ne sait plus utiliser.

        2 autres commentaires
      • Paul Durke
        Paul Durke répond à Leon 777
        Étudiant en Droit
        • Posté à 15h16 le 19/01/2012
        • Internaute 137023
          Étudiant en Droit

        Vous ne pourrez enlever le caractère franchement « apersonnel » des clichés pris aujourd’hui, que ce soit à cause des logiciels de « processing » ab initio pour les téléphones portables, ou les programmes automatiques des réflex utilisé par la majorité du public, les photos en dehors de leurs sujets se ressemble aujourd’hui de plus en plus, dans leur technique et dans leur style.

        La manipulation photoshopesque n’a pour moi pas grand chose à voir avec un acte de création (sauf dans les rares cas où la perfection atteinte est tout simplement hallucinante).

        Quel valeur à un images époustouflante « brute » comapré à une image époustouflante après une série de modif° extrêmes ?

        La première pour l’instantanée du sublime, la deuxième a pour elle le consensualisme de la besogne.

         
        • Leon 777
          Leon 777 répond à Paul Durke
          artiste
          • Posté à 23h51 le 19/01/2012
          • Internaute 128120
            artiste

          La magie a disparue car le hasard a été mis en équation...

        • cyberprimate
          cyberprimate répond à Paul Durke
          Crêmier
          • Posté à 12h22 le 20/01/2012
          • Internaute 52904
            Crêmier

          Pas du tout d’accord avec ça. On peut tout à fait personnaliser l’usage qu’on fait des logiciels Photoshop, Alien Skin Exposure, etc… Et puis la correction post prise existe depuis les débuts de la photo. Je ne donne pas plus de 40 ans d’espérance à la pellicule. D’ici là on sera tout à fait capable de reproduire n’importe quelle émulsion ou effet photographique d’antan. La frustration de l’utilisateur nostalgique des procédés anciens sera du même type que la préférence pour les Stradivarius.

          Lien

          • Leon 777
            Leon 777 répond à cyberprimate
            artiste
            • Posté à 12h28 le 20/01/2012
            • Internaute 128120
              artiste

            Vous n’avez pas compris....

          • Paul Durke
            Paul Durke répond à cyberprimate
            Étudiant en Droit
            • Posté à 13h16 le 20/01/2012
            • Internaute 137023
              Étudiant en Droit

            Comme dit Léon, vous ne comprenez pas. Il n’est pas question de « personnaliser » l’usage d’un logiciel. Vous pouvez personnalisez vos tenue chez Zara, vous ne resterez pas moins dans un usage normé et cadré de vos vêtements.

            Il est certes un peu abusif de prétendre que la liberté serait plus grande avec l’argentique (à moins de maîtriser l’ensemble de processus, y compris la fabrication d’émulsion, ce qui pour l’instant n’est faisable que pour les plan film) et l’attachement à ce procédé tient pour beaucoup du l’affect. Mais dans le même temps vous ne pouvez niez que la pellicule et n’importe lequel des argentiques anciens fonctionelle avait la même chances de prendre un magnifique photo, tous dépendait de l’usagé et de cet « instantané » du sublime. Alors qu’aujourd’hui un budget de 2000€ et un canon eos 5d après toutes vos photos seront « sublime », mais semblabe à toutes les autres prise avec un canon 5d.

            Je ne suis pas anti-numérique, et la pratique de ce médium offre de nombreux avantages et de modulabilité en terme nombre de photos et d’endurance (limité que par la batterie).

            Mais ce n’est plus du tout le même usage.

        4 autres commentaires
    • Achernar
      Achernar répond à Yvon le Zébulon
      Etudiant
      • Posté à 14h10 le 19/01/2012
      • Internaute 119490
        Etudiant

      Achetez un Reflex et lisez le manuel, vous pourrez faire tout ce que vous voulez..

    • ElTitouBolivar
      ElTitouBolivar répond à Yvon le Zébulon
      InsomniaK
      • Posté à 16h17 le 19/01/2012
      • Internaute 53845
        InsomniaK

      Je ne comprends pas vos regrets. Il n’y a que le support qui a changé. Si vous voulez un pétale net, et le reste flou, rien dans le numérique ne vous en empêche. Quand vous passiez du négatif à la diapo, cela changeait quelque chose ? .. Et dîtes-vous bien que les photos n’ont pas attendu l’ère du tout numérique pour être retouchées. « Avant » on scannait un nég ou une dia (donc on numérisait l’image) pour pouvoir la retoucher. Aujourd’hui, on a directement un fichier numérique. Et cette idée que « ça ne coûte plus rien » de faire des photos avec un appareil numérique donc d’en taper 50 pour être sûr d’en avoir une bonne est proprement débile. Prenez le temps de faire votre cadrage, pensez votre photo, et le résultat sera tout aussi satisfaisant qu’avant. Et vous passerez moins de temps sur votre ordi à faire le tri...donc plus de temps pour faire d’autres photos ! Allez, courage, et au boulot !

      • Fred24
        Fred24 répond à ElTitouBolivar
        Rural
        • Posté à 17h42 le 19/01/2012
        • Internaute 89386
          Rural

        Pour la profondeur de champ, ce n’est pas une question de support mais de taille de celui-ci. Plus les capteurs sont petits comme dans les apn bas de gamme plus la pdc est grande parce que le facteur de « grandissement » est faible, vous suivez ?

        Ainsi, sur un petit APN avec capteur minuscule on a des focales de l’ordre de 6mm, cela veut dire que pour cette optique l’infini est à 6 mètres seulement ! L’image formée sur le capteur est très petite.

        Inversement pour un 6x6 la focale normale est 80mm ce qui place l’infini à 80 mètres. Le facteur de grandissement est plus grand donc la pdc est plus faible.

        Contrairement à ce que pense beaucoup de photographe la PDC ne dépend pas de la focale mais du facteur de grandissement. CQFD

         
        • ElTitouBolivar
          ElTitouBolivar répond à Fred24
          InsomniaK
          • Posté à 23h27 le 19/01/2012
          • Internaute 53845
            InsomniaK

          Ah, pardon, moi je parlais photo...avec un reflex 24x36 à objectifs interchangeables ! .. Un bon petit 50 ou 100mm macro, pour l’amoureux des pétales flous dans le fond ! C’est sûr qu’avec un APN...on voyage plus léger !

        1 autres commentaires
      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à ElTitouBolivar
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 19h02 le 19/01/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je ne regrette pas les possibilités fantoches & fantaisies du passé.
        ...je crois juste que tenter de réaliser un « ortolan » = « en aigle royal »,
        ...en manipulant les al couleur des cases de et les profils ’Photo Shop’..
        Nous ne sommes pas dans la création artistique, mais dans un bouge.

        On peut faire ainsi ce que l’on croit artistique, en faisant juste une grimace.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à ElTitouBolivar
        - Gone fishing !
        • Posté à 10h31 le 20/01/2012
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        le meilleur des mondes........et bonjour chez vous !

         
        • ElTitouBolivar
          ElTitouBolivar répond à Lemmy_Nothor
          InsomniaK
          • Posté à 16h50 le 20/01/2012
          • Internaute 53845
            InsomniaK

          Aaaaargh ! Tu me fais du mal là ! Même si, en étant un poil tatillon, je préfère le M9p (aucune inscription en façade mais sur le dessus), et noir si possible. Je dis ça si jamais un jour tu gagnes au loto, avec l’envie d’inonder tout le monde de cadeaux ! Et bien le bonjour chez toi ! Au fait, j’allais oublier...avec un 35mm/1,4... Merci...

          • Lemmy_Nothor
            Lemmy_Nothor répond à ElTitouBolivar
            - Gone fishing !
            • Posté à 06h30 le 21/01/2012
            • Internaute 12434
              - Gone fishing !

            Tout le problème est là......il faut gagner au loto pour l’acheter.....et il faut gagner une deuxième fois pour les objectifs..... ; -)

            • ElTitouBolivar
              ElTitouBolivar répond à Lemmy_Nothor
              InsomniaK
              • Posté à 11h20 le 21/01/2012
              • Internaute 53845
                InsomniaK

              Il y aura peut-être bientôt une alternative avec le Fuji Xpro 1...juste 3 ou 4 fois moins cher, et annoncé tout aussi performant. A voir...

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 13h28 le 19/01/2012
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    c’est bête, j’ai un Kodak Easy Share CX 4230 (numérique) acheté 90 € en 2003 qui m’a suivi pendant tout ce temps dans ma poche, sur les chantiers, dans un coin du fourgon . Il fait des photos de qualité dégueulasse mais il marche toujours ...
    d’ailleurs c’est lui qui m’a surpris dormant dans ma brouette sur mon avatar :)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 14h00 le 19/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « d’ailleurs c’est lui qui m’a surpris dormant dans ma brouette sur mon avatar.

      Avec quelqu’un derrière le viseur ... qui ne t’a pas loupé, c’est assez vrai !
      C’est la première fois que je te surprends en flagrant délit de mensonge.
       ; -)))))

      Fais gaffe à ne pas te balader à poil dans ton jardin...
      ...car ces petits appareils automatiques ne ratent jamais leur cible.

  • Leon 777
    Leon 777
    artiste
    • Posté à 23h54 le 19/01/2012
    • Internaute 128120
      artiste

    Et personne n’a dit d’ou vient le nom kodak ?

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h59 le 20/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    kot kot kodak

    peutins qu’tes con jmc ! ! ! ! ! ! !

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 10h40 le 20/01/2012
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Bon, sur le coup ça fait bizarre c’est certain. Kodak a toujours fait partie du paysage. Le film va disparaitre, mais pas le nom, vu le nombre d’affiches sur la terre ou est inscrit le logo de Kodak.

    Par contre, c’est pas encore la fin de la pellicule, y reste encore des gros joueurs, Fuji, Agfa, et bien d’autres. C’est comme en cinéma, la grosse majorité est encore tourné sur support film, et bien souvent les fabricants vont faire des batchs de pellicule spécialement adaptée aux besoins d’un directeur photo....et ça, c’est le grand luxe. Oui, c’est hors de prix. Mais c’est vraiment très très beau, question qualité.
    Je crois que les deux modes peuvent vivre encore longtemps. Par contre, le film qui a toujours été plus ou moins un luxe ( de par ses couts ) va devenir prohibitif.

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 13h37 le 20/01/2012
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    C’EST CUIT ! !
    mon premier appareil photo
    c’est vous dire mon âge :)

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 11h36 le 20/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Kodak en faillite

    Toujours un déclic d’avance.......

  • cyberprimate
    cyberprimate
    Crêmier
    • Posté à 11h45 le 20/01/2012
    • Internaute 52904
      Crêmier

    Le plus triste c’est que c’est Kodak qui a inventé la photo numérique en 1975…

    Là encore, on retrouve le processus historique déjà éprouvé dans le passé, qui voit des occidentaux être à l’origine d’inventions fondamentales (par opposition aux inventions d’améliorations), et qui sont finalement dépassés par des japonais moins géniaux pour ouvrir des chemins vierges, mais beaucoup plus efficaces industriellement. Où en est l’industrie américaine ? C’est une autre question.

    De toute façon la seule chose qui m’intéressait chez Kodak, était le Kodachrome. Malheureusement abandonné en 2010, faute de ventes suffisantes. Une pellicule magique et unique. Surtout les versions de 1936 et de 1963 qui intensifiaient toutes les couleurs sans produire la moindre aggressivité de tons, et gardaient leurs couleurs sans la moindre altération au cours des décennies. La plus belle pellicule couleur jamais inventée à mon avis. À jamais perdue.

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à cyberprimate
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 12h40 le 20/01/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      ce qui veut bien dire que c’est pas la production qui est essentielle mais la création... : -)

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Bernardo Zorro
        - Gone fishing !
        • Posté à 14h02 le 20/01/2012
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        Absolument. D’ailleurs, on ne grave plus les films sur le granit depuis belle lurette, mais on continue à faire du cinéma....

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