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« La France forte », béquille d'un Sarkozy faible

Riwal Ferry
Blogueur
Publié le 17/02/2012 à 08h32

Dire beaucoup en peu de mots, c’est le B-A-BA de la communication. Mais que veut-on nous dire avec « La France forte » ? A travers ce vrai-faux lancement de campagne, on devine deux principaux axes d’un prochain Blitzkrieg :

  • Le vrai problème, nous dit le slogan de la campagne de Nicolas Sarkozy, c’est qu’au fond la France est chétive, malingre, désarmée dans ce monde de brutes. Voyez la perte du « triple A » chez S&P en attendant Moody’s et les autres. La faute à ce foutu conservatisme, ces « blocages » que représentent des choses comme le Droit du Travail ou la coûteuse indemnisation de ces fainéants de chômeurs. La France est faible car elle s’est amollie dans un monde qui demande du muscle et de l’effort : alors direction la salle de gym, un peu de fonte à soulever, hop là, et plus vite que ça. Les « réformes », ça s’appelle.
  • De « repentance » en « laïcité extrémiste », de « droits-de-l’homme-isme » en « auto-dénigrement », les Français ont perdu confiance en eux-mêmes, des salopards d’intellectuels, de journalistes leur ont bourré le crâne à un point tel qu’ils en ont oublié, entre autres, leurs « racines chrétiennes » et un bien naturel sentiment de supériorité quant à leur « civilisation ». Le doute, le relativisme, la tolérance : autant de signes de faiblesse dans un univers peuplé de nations sûres d’elles-mêmes. « La France forte » bombera le torse pour peu qu’on lui redonne des certitudes.

Le premier axe ne va bien évidemment pas sans le second : complaire à tout prix aux « marchés financiers » et, somme toute, à leur idéologie bien anglo-saxonne, est difficile à vendre si par ailleurs on n’hypertrophie pas le sentiment national. Faire semblant de vouloir ce que l’on vous impose ne saurait tromper son monde qu’un temps, il faut par ailleurs manifester des signes de volonté et d’autonomie : l’esclave peut, s’il le veut, repeindre un à un les maillons de sa chaîne. En bleu-blanc-rouge, si ça lui chante.

« La France forte », donc. Une vraie position centriste, à mi-chemin de « La France brutale » d’une Marine Le Pen - mal taillée pour les subtilités de l’économie mondialisée – et de « La France molle » d’un François Bayrou empêtré dans un balancement digne des radicaux de la IIIème République. Et à mille lieues des solutions « passéistes » d’un social-démocrate comme François Hollande. Au cœur de la droite, et nulle part ailleurs.

Méthode coué

Bon. Cela étant, on ne peut s’empêcher de penser que ce slogan nous en dit également beaucoup sur l’état d’esprit du président-candidat. Il y a comme de l’auto-persuasion et de la provocation dans le choix de la formule : Nicolas Sarkozy bat encore, à l’heure où j’écris ces lignes, des records d’impopularité. Et l’impopularité pour un homme ou une femme politique, dans une démocratie fonctionnant normalement, c’est inévitablement une faiblesse. Alors voilà, Nicolas Sarkozy semble nous dire :

« J’accole ma bobine à un slogan parlant de force, ça vous la coupe, hein ? C’est parce que vous ne me connaissez pas bien, j’en ai encore sous la pédale, vous allez voir ce que vous allez voir ».

Méthode Coué ? Oui, bien sûr, mais pas seulement. Car de « Figaro Magazine » en 20h de TF1, on a entendu le désormais candidat agiter son premier hochet, une première « idée-force » (il y en aura sûrement d’autres, a priori pas loin d’une soixantaine puisqu’il reste environ deux mois d’ici au premier tour) : le recours au référendum. Et ce pour trancher les nœuds gordiens des « blocages » (voir plus haut) et « mener les réformes nécessaires » sans retard.

Car la France est faible de ses multiples corps intermédiaires (politiques, syndicalistes, journalistes, magistrats…) qui passent leur temps, comme leur nom l’indique, à interférer entre « le peuple » et ceux qui doivent prendre des décisions bonnes pour lui – le Président et son gouvernement. Le peuple le sait bien, a priori, que ce sont de bonnes décisions, puisque justement il a voté pour ledit président. Et ne comprend pas que le vainqueur des élections soit empêché d’agir par tous ces gens que pour la plupart il n’a pas élus, justement.

On « redonne la parole au peuple », en voilà une idée qu’elle est bonne. Passons sur l’ambiance très « second empire » de l’idée, passons également sur le fait que de tels référendums ne sauraient être organisés, au sein de « La France forte », sur des sujets comme le nucléaire ou la fiscalité, et relevons simplement que cette première proposition concrète de Nicolas Sarkozy vise avant tout un but : muscler à discrétion, et de façon pérenne, le pouvoir du président lui-même.

Face notamment à un Sénat désormais acquis à la gauche, mais aussi face à des « élites », nouveau nom donné sans ambages aux représentants du corps social, faiseurs ou donneurs d’opinion(s), avec lesquels il faut régulièrement composer. Face enfin à son propre camp politique, pas forcément toujours aussi « godillot » qu’il le faudrait.

Bref, « la France forte » c’est sans aucun doute un concept qui vous ancre une campagne bien à droite. Mais « la France forte » c’est aussi la béquille d’un Sarkozy faible, un président qui, par ses pirouettes, ses outrances, ses erreurs, son incessante agitation, a anémié la présidence elle-même. « La France forte » c’est un champion très amoindri qui a recours à un anabolisant : « le peuple ». Ce « peuple », on lui envoie tout soudainement des preuves d’amour. Même si tout porte à croire que ce n’est pas réciproque.

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  • CitizenSim
    CitizenSim
    Au monde
    • Posté à 09h39 le 17/02/2012
    • Internaute 114259
      Au monde

    Sarkozy voudrait pouvoir gouverner tout seul ! Depuis 5 ans il nous ressort sa légitimité d’élu du suffrage universel dès qu’une voix s’élève contre lui. Il envoie la flicaille dès qu’il y a un peu trop de monde dans la rue ! maintenant il veut passer par le référendum si des syndicats ou des parlementaires osent s’opposer à ses volontés,
    et quand je pense qu’il ose dire hier qu’il agit en ne pensant qu’à l’intérêt général !
    Pourquoi pas une proposition de référendum après les élections : pour ou contre les pleins pouvoir au président ? Au rythme où il va c’est pour bientôt.
    Ce mec est bête, méchant et dangereux ! dégageons le (lui et ses chiens de garde) et qu’ils ne reviennent pas !

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 09h45 le 17/02/2012
    • Internaute 53954
      auteur

    Politique ou com’ seulement ?

    2012 une autre voie !

  • PhiLyon
    PhiLyon
    In tartiflette we trust !
    • Posté à 10h13 le 17/02/2012
    • Internaute 2729
      In tartiflette we trust !

    Une chose est sûre, si jamais il proposait des référendums, ce ne serait que sur des sujets de second ordre, et toujours bien clivant. Toujours cette habitude d’opposer des pans entiers de la population les uns aux autres.
    Il a quand même été l’un des premiers à tancer Papandreou quand il a émis l’idée saugrenue de passer par un référendum pour valider le plan d’austérité de la troïka…
    Mais bon, ça n’arrivera jamais. Soit parce qu’il sera élu mais ne tiendra jamais cette promesse, pas plus que les autres ; soit parce qu’il n’arrivera même pas au second tour, parce que, tout de même, à force de prendre les français pour des ahuris, y’a un moment où ça se voit !

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 10h48 le 17/02/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Oui, vous avez raison.La France sera plus forte si elle arrive à se débarrasser de ce dangereux personnage à l’égo hypertrophié, complexé et violent .Il essaie sans arrêt de la manipuler au plus profond d’elle même.Il s’arroge le droit de piétiner joyeusement et sans scrupules, brandissant l’étendard du décomplexé qui à tout compris de ses blocages et ses frustations, les convictions des autres fussent elles de l’extrême droite au félons du Ps qu’il a su débaucher.
    Qu’il parle de Mocquet ou de Jaurès, seule la gauche, la vraie a su se prémunir de cet ennemi -puisqu’il faut parler guerrier- qui ne respecte même plus ni son camp, ni ses adversaires.

  • Claudec
    • Posté à 11h04 le 17/02/2012
    • Internaute 104764

    Sur quoi Sarkozy peut-il faire campagne ? S’interrogent certains. La réponse ne coule-t-elle pas de source ? Il ne peut le faire qu’en s’appuyant sur la France forte ; celle qui a compris que par manque de courage ses politiciens ont trop tardé, pendant des décennies, à l’entraîner vers l’abîme ; celle qui est consciente de la nécessités des réformes entreprises et restant à faire, ainsi que des efforts qui lui sont demandés pour les mener à bien ; celle qui ne renonce pas et refuse de se laisser guider par des considérations d’ailleurs et d’un autre temps.

    Quoi qu’en pensent et en dise le PS, qui tient avec peine son rôle de leader d’une coalition dont les meneurs ont du mal à se soumettre, le motif avancé par le Président Sarkozy donne le ton exact de la campagne. Ne pas se représenter aurait été abandonner ses responsabilités au plus mauvais moment, et les Français ne s’y tromperont pas.

    Que peut faire d’autre son principal adversaire, faute de propositions crédibles, que d’ironiser en réponse, sur le ton qui aura été le sien durant tout le quinquennat qui prend fin ? Le moment est venu pour les électeurs de tous bords ayant le souci des intérêts du pays et par conséquent du leur et de celui de leurs enfants, de se souvenir de la manière et de la mesure selon lesquelles, au nom d’une idéologie et d’un sectarisme usés jusqu’à la corde, le PS a fait preuve d’un antisarkozysme aussi primaire que suicidaire, comme s’il vivait ses derniers instants, à la manière du défunt parti communiste.

    Ceux qui dans l’opposition, de gauche comme de droite, n’ont pas sacrifié tout leur sens civique à un sectarisme aveugle ayant fait partout où il a sévi la preuve de sa démagogie irresponsable et stérile, sont obligés de le reconnaître : l’opposition s’est montrée incapable de se livrer à autre chose qu’à des actions de retardement, à coup de mensonges, de dénigrement, de calomnie, de faux procès, d’invective, allant jusqu’à se réjouir des échecs du pouvoir, comme s’ils n’étaient pas d’abord ceux de la nation, au détriment de tous ses citoyens, dans la conjoncture désastreuse que traversent tous les pays du monde.

    Certes des erreurs ont été commises par le Président sortant, mais qui n’en commet pas ? Et qui lui refusera la contrepartie d’une jeunesse désormais corrigée par l’expérience autant que par l’âge ? il ne faut pas omettre que c’est justement cette jeunesse qui a permis de bousculer les habitudes et le conservatisme de prétendus progressistes, blanchis sous le harnais et incapables de la moindre remise en cause de leurs habitudes et de leurs dogmes ; ne tenant aucun compte de la nouvelle donne ni des crises sans précédent que traverse le monde.

    Certains se demandent à bon droit dans quel état serait aujourd’hui la France si les socialistes l’avaient emporté en 2007. La réponse est que nous en serions sans aucun doute au même point que l’Italie, l’Espagne ou la Grèce, plutôt qu’en tête du peloton européen. Il leur suffit d’ailleurs pour le savoir, passant par pertes et profits tout ce que l’opposition a fait depuis sous la conduite du PS pour ruiner les efforts du pays, de voter pour celui qui n’a rien de plus à nous proposer que celle qui l’a précédé dans son rôle de candidat à la présidence et dont les serviteurs, attendant leur récompense, concurremment avec leurs alliés du moment, sont les mêmes.

    • CitizenSim
      CitizenSim répond à Claudec
      Au monde
      • Posté à 14h50 le 17/02/2012
      • Internaute 114259
        Au monde

      Vous auriez pu vous contenter de poster un simple lien vers le site de l’UMP plutôt que de m’imposer la (longue) lecture de vos âneries.

      • Claudec
        Claudec répond à CitizenSim
        • Posté à 16h44 le 17/02/2012
        • Internaute 104764

        Un peu faible comme argument, Non ?
        Et sachez que je ne me contente pas de fréquenter ceux avec qui je suis d’accord.
        A chacun sa conception du débat, du partage – y compris des idées – et de leur utilité.

         
        • CitizenSim
          CitizenSim répond à Claudec
          Au monde
          • Posté à 17h11 le 17/02/2012
          • Internaute 114259
            Au monde

          je l’attendais celle-là ! quand vous m’aurez montré un passage de votre long post qui présente un « argument » je commencerai à discuter !
          l’ensemble de votre propos est fondé sur des affirmations péremptoires :
          - « La réponse ne coule-t-elle pas de source »
          - « la nécessités des réformes »
          - « Que peut faire d’autre son principal adversaire »
          Vous vous placez du côté de l’évidence, de la vérité, sans même examiner les propositions de l’adversaire qui sont d’emblée renvoyées au rang de « mensonges, de dénigrement, de calomnie, de faux procès, d’invective »
          Alors s’il vous plaît, épargnez moi vos reproches sur le « partage des idées »
          Sachez qu’il m’arrive aussi de débattre avec des personnes qui ne pensent pas comme moi, mais les machines à reproduire les discours creux de l’UMP ça me fatigue. J’entends suffisamment Copé et ses amis à la télévision. Si vos arguments sont : « Seule l’UMP peut gouverner et la gauche qui ne sais que mentir va nous envoyer dans le gouffre », cela ne m’intéresse pas vraiment.

        2 autres commentaires
  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 11h35 le 17/02/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    la france forte

    dit par la saucisse de francfort

    • jmc06
      jmc06 répond à jmc06
      chasseur de gorille
      • Posté à 11h57 le 17/02/2012
      • Internaute 75030
        chasseur de gorille

      tant qu’à faire

    • pablico
      pablico répond à jmc06
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h15 le 17/02/2012
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      pourquoi demain il enlève le bas ?

       ; -)

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h17 le 17/02/2012
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    oui, les mots et les images sont très importantes.

    un type de gauche, même un centre gauche est un : gaucho, gauchiste, rouge, bobo, trotskiste, socialo, communiste, etc.. etc..

    un militant de droite est un supporter du président...

    un d’extrême droite est tout juste beauf.

    tout est dans la dialectique ! ! !

    regardez qui gagne presque toujours....

  • ABF
    ABF
    Enfin !!!
    • Posté à 12h34 le 17/02/2012
    • Internaute 133849
      Enfin !!!

    Maintenant qu’il est officiellement en campagne, l’inculte va pouvoir montrer son vrai visage. Mensonges, violences verbales, démagogie, mépris de l’autre (surtout s’il est d’origine étrangère comme lui), tout va y passer. Hollande va en voir de toutes les couleurs, et les français vont se rendre compte qu’ils sont un peuple de paresseux, jouissant de privilèges tels que l’allocation chômage, la sécurité sociale, la santé publique, autant de services que l’inculte a déja entrepris de faire disparaitre. Sans le dire (encore que...) il souhaite un second mandat pour terminer la besogne entreprise. Gageons que les français réagiront à temps.

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 13h01 le 17/02/2012
    • Internaute 140809
      peu importe

    ce qui me fait peur, c’est que si NS est élu, qui élira t on vraiment. ?
    eh bien une bande de clampins de l’ombre qui tire les ficelles par derrière, dans cette cour des miracles qu’est l’Elysée, avec un 1er ministre, le gouvernement et le parlement complètement impuissants.
    quand Minc et Buisson se trompent, où sont donc les contre pouvoirs ? ? ?
    NULLE PART
    ce n’est ni plus ni moins qu’une forme de dictature..

    • pateris
      pateris répond à alankin
      serial lecteur
      • Posté à 13h59 le 17/02/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Bien vu, on peut ajouter Néant au tableau. Et on l’a vu, les postes sont distribués comme des hochets selon le taux de soumission au CHEF (ce qui explique qu’on a engraissé Fillon à ne rien faire pendant 5 ans…) Quant à Minc, la machine à se tromper…

      • alankin
        alankin répond à pateris
        peu importe
        • Posté à 14h11 le 17/02/2012
        • Internaute 140809
          peu importe

        En fait sarkozy ne gouverne pas vraiment de lui même, on a un processus de pensée inédit depuis la Vième,où des clampins totalement incompétents, ni élus, ni nommés (du genre secretaire general ou autre), dont on ne connait pas le salaire, dont on ne connait pas les conflits d’intérêt, qui pilotent la polique française...
        Alors NS dit la France forte ? mais elle n’a jamais été aussi faible et influençable, par tous les courants d’air qui passent.
        Maintenant, le coup du référendum, c’est encore une manière de dire que je n’ai en fait aucune idée ni conviction.

         
        • pateris
          pateris répond à alankin
          serial lecteur
          • Posté à 14h33 le 17/02/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Hm, assez bien résumé. Je dirais aussi qu’ils ont une spécialité de brasser du vent en balançant sur des sujets qui ne les concernent pas… Un des bons exemples est aussi lorsqu’un « philosophe » se métamorphose en chef de guerre et qu’on suit aveuglément ses avis sans consulter qui que ce soit (qu’il ait tort ou pas, c’est une autre histoire sujette à débat, mais quelle est sa légitimité ?)
          A la question : y a-t-il un pilote dans le pédalo ? La réponse est évidente : la bande du Fouquet’s…

        1 autres commentaires
  • de personne le journal
    de personne le journal
    Une info scénario
    • Posté à 19h51 le 18/02/2012
    • Internaute 142875
      Une info scénario

    La France est forte

    L’enfant : Mam, tu as vu l’affiche ? C’est gros comme une maison
    Mère : Qu’est-ce qui est gros comme une maison ? Le Président, la mer ou le slogan ?
    L’enfant : la France Forte... je dirais... qu’il lui manque quelque chose... pour qu’elle soit forte.
    Mère : Il lui manque quoi ?
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/02/la-france-est-forte/

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