On est là pour voir

des photos de toutes les couleurs, et aussi des vertes et des pas mûres

Quand Paris rend hommage à André Zucca, photographe collabo

Publié le 02/04/2008 à 15h50

Rue de Rivoli (André Zucca/BHVP/Roger Viollet).

André Zucca (1897-1973) fut le photographe français accrédité de Signal, journal de propagande nazie créé en 1940 à l’initiative de Goebbels. Signal fut diffusé dans tous les pays occupés par l’armée allemande. André Zucca fut poursuivi après la guerre pour collaboration et atteinte à la sécurité extèrieure de l’Etat. Une exposition,
« Les Parisiens sous l’Occupation », à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans le Marais, lui rend hommage.
Qu’y voit-on ? 250 clichés couleurs pris entre 1940 et 1944 de la vie quotidienne dans les principaux quartiers de Paris. Des clichés qui pourraient avoir été pris quelques années auparavant, les jours de congés, si les terrasses des grands cafés, les grands boulevards, les kiosques à musiques n’étaient encombrés par les uniformes des armées allemandes et les palaces de drapeaux à croix gammées.

Parce que le photographe ne peut sûrement pas faire autrement, des Parisiens, un vieux monsieur et une dame âgée portant l’étoile jaune, se retrouvent isolés devant son objectif sur deux photos. Alors que les prises de vues de Zucca sont nettes et sans bavures, une de ces photographies est floue ! Gêne passagère ?


Des Parisiennes à une terrasse (André Zucca/BHVP/Roger Viollet).

Il y a plusieurs malaises- et c’est un euphémisme- dans cette exposition.

Qu’André Zucca, photographe « réquisitionné » à 16 000 francs par mois (« une très grosse somme », selon l’historienne Françoise Denoyelle), ait photographié « par omission », c’était son boulot de collabo. Il ne devait montrer que ce que l’occupant voulait que l’on montre.

Il le fait d’autant mieux qu’il a sa disposition exclusive une technique couleur inédite (le film inversible, c’est-à-dire un film négatif, peu sensible, qui se transforme après traitement en image positive, sans possibilité de retour). Parfaite par beau temps, cette technique en rajoute dans l’ensoleillement. Ainsi, sous l’oeil de Zucca, Paris est -presque- une fête. De quoi combler la propagande, la communication, dirai-t-on aujourd’hui, des services de Goebbels qui voulait faire de Paris, dès 1940, une « vitrine de l’Europe nouvelle ».

Il le fait d’autant mieux, d’éviter ce qui fâche (signes de la répression, queues aux magasins, tensions de la guerre, manifestations antisémites) que vient à lui une population, des Deux Magots à la piscine Deligny, de la place de la République aux Champs-Elysées, apparemment insouciante, pas plus anxieuse que ça de côtoyer l’ennemi. Que pensent ces passants ? Sont-ils seulement des figurants ? On le sait, à Paris surtout, pendant les rafles et les massacres, le spectacle a continué.


A Belleville (André Zucca/BHVP/Roger Viollet).

Malaise dans l’exposition, où la morne enfilade de photos donne la vision d’une Occupation tranquille. Elle se ferme par des scènes classiques de la Libération faites aussi par Zucca ; on ne sait jamais... Des cartels de textes à peine informatifs soutiennent les cadres. La décontextualisation est ici encore en marche.

Malaise dans la définition même de cette exposition, où les arguments mis en avant ne sont pas des précisions sur le sens de cette histoire, mais le nombre des « inédits » présentés, la qualité de la « restauration » (mot juste), la « restitution des couleurs avec exactitude » (et les faits ?) et « la démarche très personnelle d’André Zucca », un « chasseur d’image », « esthète »...

Une série d’exposition de la Ville de Paris aux parfums souvent rances

Dans la conclusion de la préface descriptive du livre-catalogue, l’historien Jean-Pierre Azéma, pourtant pas dupe, écrit :

« André Zucca préféra quitter immédiatement Paris, dès mai 45, pour vivre aux environs de Dreux sous un nom d’emprunt. Il put encore, avant sa mort, classer toutes ses photos-ou presque-que la Bibliothèque de la Ville de Paris eut l’intelligence d’acheter en 1986. Pour notre plaisir ».

On espère comprendre que ce « pour notre plaisir » s’adresse exclusivement à ses confrères historiens devant le matériel, des milliers de clichés, du fonds Zucca.

Malaise enfin dans la photographie de Paris à Paris. Devant l’engouement du public pour la photo rétro. nostalgique, dans le sillage de Doisneau, Izis (réfugié à Limoges en 1941, puis engagé dans les FFI) et Ronis (entré dans la semi-clandestinité en 1941), se succèdent les expositions de la Ville de Paris aux parfums souvent rances, incontrôlées historiquement et artistiquement, aux motifs futiles et à l’iconographie bâclée. A l’instar par exemple de « Paris en couleur » (où Zucca fut déjà présent), qu’on ne peut plus voir depuis quelques jours à l’Hôtel de Ville.

Ça ? C’est Paris ? Aussi.

Les Parisiens sous l’Occupation photographies d’André Zucca - à la bibliothèque historique de la Ville de Paris, 22, rue Jean Malher, Paris IVe - jusqu’au 1er juillet - Rens. : 01-44-59-29-60 - entrée libre - catalogue aux éditions Paris-Bibliothèque-Gallimard (176p., 200 illustrations, 35€).

La Photographie d’actualité et de propagande sous le régime de Vichy, de Françoise Denoyelle - CNRS éditions - 420p., 39€.
Paris sous l’Occupation de Gilles Perrault, commenté par Jean-Pierre Azéma - éd. Belfond - 347p. (épuisé) - Un formidable ouvrage documentaire, aux innombrables photos et textes, référence sur cette période.


Place de la Concorde (André Zucca/BHVP/Roger Viollet).

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  • gmajax
    • Posté à 16h06 le 02/04/2008
    • Internaute 36385

    Quoi ? Qu’est-ce qui vous gène ? Je ne comprends pas où vous voulez en venir avec cet article. Oui, les Français ont collaboré avec l’occupant. Ces photos témoignent de scènes de cette époque, c’est tout. Elles sont intéressantes à ce titre.

    Pourquoi les gens n’auraient pas un engouement pour les photos rétro ?

    Mais quel est votre problème ?

    • pomme
      pomme répond à gmajax
      • Posté à 16h11 le 02/04/2008
      • Internaute 15573

      demandez aux déportés !

      • gmajax
        gmajax répond à pomme
        • Posté à 16h39 le 02/04/2008
        • Internaute 36385

        Je ne vois pas le rapport avec cet article et ces photos ! Excusez-moi mais vous mélangez tout. Ces photos montrent une réalité. Elles n’ont pas été faites en studio...

         
        • NuklearCocroach
          NuklearCocroach répond à gmajax
          ex GeneralSubverciòn
          • Posté à 18h15 le 02/04/2008
          • Internaute 36938
            ex GeneralSubverciòn

          la langue française appelle du révisionnisme,et certains on même été condamnés pour ça...mais c’est comme l’ultra-libéralisme prédateur,certain sont convaincus qu’on finira par trouver ça normal..

        • spin590
          spin590 répond à gmajax
          • Posté à 18h38 le 02/04/2008
          • Internaute 12856

          Il existe de superbes photos prises par de très bons photographes Allemands des « camps de travail ». On peut y voir du personnel entretenant des jardins fleuris au son d’orchestres de violons et accordéons.
          Aucun hommage a été rendu à ces messieurs, et les photos sont exposées dans lieux où il est expliqué ce qu’était la propagande, et combien il est important de s’en méfier.
          Que ce photographe Français ait été réquisitionné ou volontaire, peu importe. Il serait par contre primordial d’expliquer ce à quoi servaient ces « magnifiques » prises de vue. Quelle tranquilité d’esprit pour les « aveugles volontaires » du moment, et d’aujourd’hui.

          • fatalyst
            fatalyst répond à spin590
            • Posté à 22h01 le 02/04/2008
            • Internaute 24368

            Bien vue ; -). Nous n’avons pas à regarder ces photos abjectes d’un homme « réquisitionné » ou non. La propagande reste la propagande. Laissons simplement ces photos dans les livres d’histoire pour ne pas oublier ce qu’ont fait certain pendant la guerre, mais c’est TOUT... ! ! !
            A tous ceux (et je vais me faire des ami(e)s) qui pense que ces photos sont belle je leur dit vous ne connaissez RIEN à l’art....
            Un ignorant reste un ignorant puisqu’il regarde le doigt quand le sage lui montre la lune (et je reste polie). Derrière ces photos, il y a de la souffrance, des larmes....
            Mes deux grand-pére y sont « restés » (dans un camp en Allemagne). Une de mes grand-mère est morte aussi fusillé par les Allemands parce qu’elle passait de la nourriture à la résistance sur Bordeaux.
            Mon père, paix à son âme, à été photographe pendant plus de 45 ans à la Mairie de Bordeaux (entre autre).... Alors SVP éviter de dire que ces photos sont belle car pour certain d’entre nous il y a bien un malaise...
            PS : @ l’auteur de l’article. Votre article est d’une grande justesse et d’un respect sans nom ; MERCI ! ! ! !

            • fatalyst
              fatalyst répond à fatalyst
              • Posté à 01h47 le 03/04/2008
              • Internaute 24368

              « Mon père, paix à son âme, à été photographe pendant plus de 45 ans à la Mairie de Bordeaux (entre autre) ».
              Désolé , j’ai fait une erreur ; c’est 35 ans après vérification. Pour ceux que ça intéresse, son nom : Jean GALLARD (moi c’est Jean-Michel GALLARD ; Michel, en mémoire de mon grand-père que je n’ai pas connu : o(.

            • aquoiboniste
              aquoiboniste répond à fatalyst
              • Posté à 15h29 le 03/04/2008
              • Internaute 1765

              Grande question que la définition de l’art...

              Je comprends la critique qui est faite à cette expo dont la présentation laisse place à une confusion morbide.

              Mais, ce n’est pas une raison pour tomber dans le tout émotionnel, on n’avance pas de cette manière.

            • Lautret
              Lautret répond à fatalyst
              • Posté à 19h24 le 03/04/2008
              • Internaute 19797

              Ces photos sont magnifiques, et nous sommes désolés de ce qui est arrivé à votre famille il y a plus de soixante ans. Et Céline est un génie ! Et Drieu et Chardonne de remarquables écrivains ! C’est ainsi.

              • amatxo
                amatxo répond à Lautret
                • Posté à 09h54 le 04/04/2008
                • Internaute 13121

                Vos affirmations concernant le « génie » de certains écrivains dont Drieu La Rochelle peuvent être acceptables( ? !)mais ne doivent en rien occulter les actes répréhensibles des hommes : les artistes ont un rôle à jouer comme « guides » du commun des mortels...A la même époque René Char,Camus vivaient dans le maquis au péril de leur vie, mettant ainsi en lien leur vie et leur oeuvre.

        • sup. à la demande du riverain 24.09.09
          • Posté à 19h47 le 02/04/2008
          • Internaute 30981

          Je crois que ce que l’article critique , ce ne sont pas les photos elles-même, qui ont un intérêt historique évident, mais la façon dont elles sont exposées et la décontextualisation, le manque d’explications, un point de vue critique, bref le travail d’un commissaire d’exposition. en effet, ça a l’air grave...

          • amatxo
            • Posté à 07h54 le 03/04/2008
            • Internaute 13121

            Photographies dérangeantes dans la mesure où elles donnent une image « positive » de l’occupation qui faussent le sens de l’Histoire...et en cela prouvent que leur auteur est engagé dans un combat et a choisi son camp.Je serai tentée d’établir un parallèle avec L.F Céline dont il est maintenant de bon ton de louer le talent d’écrivain en « oubliant » les pages odieuses qu’il a écrites contre les juifs.
            Amatxo

        • mathieu-s2
          mathieu-s2 répond à gmajax
          • Posté à 08h17 le 03/04/2008
          • Internaute 18461

          Il ne suffit pas que des photos « n’aient pas été faites en studio » pour qu’elles « montrent une réalité ».
          L’article est fort intéressant. Il montre comment un « fonds » d’images constitué dans le cadre de la propagande visuelle des nazis peut, en étant décontextualisé remplir à nouveau aujourd’hui la fonction d’occultation de la réalité que les mêmes photos remplissaient dans « Signal ».

          On se demande pourquoi les commissaires de l’expo ont ainsi affiché ces représentations biaises, unilatérales et univoques...

          Pourquoi ne pas avoir mis ces photos en relation dialectique avec d’autres, montrant d’autres prises de vue de l’époque ?

          • mechante langue
            • Posté à 10h18 le 03/04/2008
            • Internaute 28480

            « L’article est fort intéressant. Il montre comment un “fonds” d’images constitué dans le cadre de la propagande visuelle des nazis peut, en étant décontextualisé remplir à nouveau aujourd’hui la fonction d’occultation de la réalité que les mêmes photos remplissaient dans “Signal”. »

            Ah bon !
            C’est ce que vous ressentez ? Vous etes a ce point fragile . Ces photos vous ont rendu sympatiques l’occupation ?

        • cocobelloeil
          cocobelloeil répond à gmajax
          • Posté à 11h50 le 03/04/2008
          • Internaute 35837

          Elles n’ont pas été faites en studio, certes, mais c’est tout comme. Le photographe ayant soigneusement choisi le contenu de son cadre (ne pas gêner son commanditaire)ce genre de photos peut être assimilé à des photos d’armes.
          A quoi servent les armes ? A quoi servent ces photos ?
          Pour ma part je ne suis pas un fan de Wagner, et en plus pour moi, entendre sa musique est toujours associé aux nazis. Ne regarder ces photos que dans le registre esthétique relève (à mon sens) d’un manque de conscience.Il n’y a pas de quoi se vanter

        • Petit_ours
          Petit_ours répond à gmajax
          actuellement étudiant en (...)
          • Posté à 17h54 le 03/04/2008
          • Internaute 31951
            actuellement étudiant en (...)

          Et bien,cher gmajax, il y a bien des choses à reprendre. Vous semblez avancer, ce qui est en soit assez juste, l’argument de la réalité de la collaboration. Soit, mais alors, cela doit être mis en avant. Cette exposition est-elle présentée comme, voilà un photographe qui a pris des documents de propagande pour l’occupant, voilà ce que ça donne, voilà quelle réalité il met en avant, quelle réalité, au contraire, il occulte.
          Là, non, il ne me semble pas que cette exposition soit présentée aussi clairement sous cet angle de distance critique. Dès lors, on qualifiera la démarche de, au mieux, maladroite.
          A l’heure actuelle, la société à changé par rapport à celle de l’après-guerre. La frange de la population qui a connu cette époque est devenue largement minoritaire. Si on ne fait pas l’effort de se souvenir, on risque de laisser passer les réécritures de l’Histoire au propre comme au figuré.
          Le fait que rue89 et nombre de ses lecteurs critiquent la tenue de cette exposition suivant en effet une sorte de mode (je crois que ça tiens du Amélie Poulain, aussi, cette recherche d’un Paris d’antan gentillet, et largement idéalisé.), ne me semble pas devoir faire l’objet de votre colère. Il ne s’agit pas de râler pour emmerder le monde, il s’agit de l’empêcher de tourner en rond.

        • eskimo
          eskimo répond à gmajax
          • Posté à 11h40 le 04/04/2008
          • Internaute 24163

          ce qui gêne est l’enthousiasme de l’expo, le parti pris de la présentation, pas les photos qui en soi font partie de l’histoire

    • Hodie
      Hodie répond à gmajax
      • Posté à 16h28 le 02/04/2008
      • Internaute 35669

      Le « problème », semble-t-il, vient de ce que le profil du photographe manque d’être précis. Sur les sites qui présentent l’expo (Lien, par exemple), il est ainsi question d’un photographe « réquisitionné » par les forces occupantes. De même il n’est fait mention que de la suppression de sa carte de presse à la libération. En outre, le « problème » paraît tenir à l’absence d’approche critique du travail de ce photographe, l’expo s’en tenant à des considérations d’ordre strictement technique. Pour ce qui est du goût pour le rétro (que faudrait-il en penser), j’avoue que là c’est à chacun de se prononcer. Enfin, il aparaît le mieux serait sans doute de se rendre soi-même à l’expo pour juger sur pièces.
      Bien à vous cher riverain(e).

      • vincelle
        vincelle répond à Hodie
        • Posté à 16h47 le 02/04/2008
        • Internaute 31923

        > « le mieux serait sans doute de se rendre soi-même à l’expo pour juger sur pièces »

        les 3 photos présentées suffisent pour avoir une idée sur le talent de cet « artiste “ :

        il était aussi bon photographe que Résistant.

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à vincelle
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 16h57 le 02/04/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Même si je n’ai pas vu l’exposition et donc qu’il est difficile de porter un jugement global, d’après les photos que nous propose Rue89, vincelle en 3 phrases a tout dit. Bravo !
          Qui n’a pas fait de telles photos avec un bon appareil ?
          Et ces photos sont de quelle date exactement au tout début de l’occupation ?
          On dirait des photos de touristes qui ne vont surtout pas du côté des bidonvilles.

          • vincelle
            vincelle répond à Les Chats
            • Posté à 22h03 le 03/04/2008
            • Internaute 31923

            @Les Chats
            Merci !
            mais il semble que beaucoup de personnes n’ont pas compris ce que j’ai écrit :

            « il était aussi bon photographe que Résistant. »

            (je n’ose pas penser le contraire : que ces mêmes personnes qui m’ont noté « naze“ont bien compris le sens de ma phrase - ce qui montrerait qu’en 2008 l’esprit de vichy est encore vivant. Dans ce cas, qu’elles sachent que je les méprise).

        2 autres commentaires
    • Les Chats
      Les Chats répond à gmajax
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 18h02 le 02/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Indépendamment de la qualité des photos et de l’exposition, les internautes disent collabo pas collabo ?
      France-Inter a parlé de cette exposition mais n’a pas souligné le côté collabo du photographe. J’ai donc cherché et voilà ce que j’ai trouvé :

      Lien

      La photographie d’actualité et de propagande
      Françoise Denoyelle, CNRS EDITIONS – 512 pages – 39 €
      Françoise Denoyelle, professeur à l’ENS Louis Lumière et enseignant-chercheur au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, publie, chez CNRS EDITIONS, La photographie d’actualité et de propagande sous le régime de Vichy.

      Le régime de Vichy est parmi tous les gouvernements français celui qui a le plus utilisé la photographie comme vecteur de propagande. Les portraits de Pétain, les reportages sur ses voyages entretiennent le culte du Maréchal. Paradoxalement aucune étude d’envergure n’avait été entreprise sur les conditions de réalisation des images et d’exploitation du médium. Françoise Denoyelle détermine dans quels cadres politique, législatif, économique et commercial la photographie d’actualités et de propagande s’est développée et a évolué de septembre 1939 à la Libération de Paris.
      Elle analyse le fonctionnement des mécanismes décisionnels, les moyens techniques mis en œuvre et les obstacles rencontrés par les officines de propagande et par le Service central photographique de Vichy dirigé par Georges Reynal, ardent serviteur de Pétain et résistant opposé à l’occupation des Allemands.

      De nouvelles structures gouvernementales et privées diffusent la propagande, mais les agences anciennes comme France Presse Voir, Fulgur, Lapi, SAFRA et Trampus ou nouvellement créées comme ABC, DNP, Fama, Nora et Silvestre fournissent l’essentiel des photographies de presse et de propagande. Seule l’agence Keystone participe à la Résistance.

      Les autres prospèrent sans état d’âme, plus soucieuses de rentabilité que d’idéologie.
      Alors que l’élite de l’École de Paris a émigré ou se cache, aucun photographe d’envergure n’émerge. Les chantres du régime sont souvent des photographes besogneux.
      Le plus brillant, André Zucca, devient le correspondant du magazine nazi Signal.
      Françoise Denoyelle montre comment la profession, constituée de boutiquiers, d’artisans et de studios, par le biais de ses instances dirigeantes, participe à la spoliation des photographes juifs, soit 10 % des professionnels parisiens, et s’accorde, à la Libération, un certificat de bonne conduite.

      Alors faut-il ? Faut-il pas exposer ? Je crois que c’est bien de voir la vérité en face et même de se poser la question : et si cela se reproduisait ? L’histoire se répèterait-elle dans l’attitude de chacun ? Mais bon c’est un autre sujet, même si je pense que ça doit au moins effleurer notre esprit, car jusqu’ici l’histoire n’a jamais servi de leçon.......hélas !

    • compte supprimé 34
      • Posté à 06h13 le 03/04/2008
      • Internaute 29044

      Ah, la belle époque ! L’ordre régnait, l’air de Paris n’était pas pollué, le vélib’ (avant l’heure) triomphait. Les responsables des malheurs de ce monde étaient estampillés (en jaune, avant d’être convoyés). A l’affiche de nos belles salles de cinéma, rien que des coproductions européennes de qualité ou des expositions éducatives (au Berlitz). Hollywood et son ignoble propagande, Raus ! Le petit commerce florissait. Sur ses étals, pas d’OGM. La société de consommation, la malbouffe ? Pas question ! Rien que du bio équitablement réparti avec des timbres d’alimentation. Ce monde merveilleux ne devait hélas pas survivre à l’horrible invasion étasunienne quelques années plus tard...

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à gmajax
      journaleux - blogueur
      • Posté à 13h57 le 03/04/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Entièrement d’accord avec gmajax.

      Le devoir de mémoire doit se faire dans tous les sens. la sobriété affichée ici :
      Lien
      par la Ville de Paris donne juste des détails techniques.

      A chacun de se faire son idée par rapport à tel ou tel quartier et à l’histoire de la capitale.

      Auriez-vous été choqués par la diffusion de « Ils ont filmé la Guerre en couleurs » ?

      Avez-vous, la semaine dernière, craché sur ce documentaire de France Télévisions :
      Lien
      qui montrait une France métissée (surtout noire) filmé par la propagande allemande ?

      Nous devons nous forger notre propre idée !

      Fabien
      Lien

  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 16h10 le 02/04/2008
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    Que l’on montre ces photos n’est surement pas une mauvaise chose en soit. Il faut. comme toujours, bien les replacer dans leur contexte. Il n’est pas inutile de rapeler que de nombreux francais, du photographe au simple passant, on ete des colabos. D’autre, on bien ete oblige de continuer a vivre.

    Donc montrer les photos oui, rendre un homage a Zucca, NON !

    Je suis aussi surpris d’aprendre que ce personnage a reussit a monayer en 1986 le fruit de sa collaboration. (et non, cela ne me fais pas plaisir !)

    Enfin, pour chercher la petite bete : Le film inversible, il serait pas plus simple d’expliquer qu’il est connu de tous sous l’appelation « diapositive » ?

    • vincelle
      vincelle répond à Tophee
      • Posté à 16h37 le 02/04/2008
      • Internaute 31923

      >« Enfin, pour chercher la petite bete : Le film inversible, il serait pas plus simple d’expliquer qu’il est connu de tous sous l’appelation “diapositive” ? »

      ça fait plus mieux !

      et encore : les pros des pros disent « ekta » ...

      bon, y’en a qui disent bien « frigidaire » pour réfrigérateur (frigo pour le pékin lambda) . Mais le top du top : « armoire de réfrigération utilisant généralement une pompe à chaleur permettant le refroidissement du contenu par transfert de la chaleur ».

      • jojo1er
        jojo1er répond à vincelle
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 17h26 le 02/04/2008
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        Pas sûr que ce soient des ektas qui étaient utilisés à l’époque...bonne question...ektachrome ou kodachrome ou autre ?

        L’apellation la plus juste reste bien film inversible, la diapositive étant le petit cadre de carton ou plastique avec le film traité.

        Le photographe utilise donc bien un film inversible et le projectionniste une diapositive.

        Jojo1er, vous n’avez pas l’impression que l’on chipote un petit peu là ?

         
        • compte supprimé 24
          • Posté à 20h15 le 02/04/2008
          • Internaute 8330

          Ni Ekta, ni Kodachrome dans les années 40. Tout au plus en Europe les films inversibles d’Agfa Gevaert, attribués au compte-goutte par les autorités nazies aux photographes officiels. C’était vraiment un privilège que de pouvoir les utiliser. Mais je ne sais peut-être pas tout...

          • jojo1er
            jojo1er répond à compte supprimé 24
            27 mars 2010 - No Sarkozy Day
            • Posté à 12h25 le 03/04/2008
            • Internaute 10521
              27 mars 2010 - No Sarkozy Day

            Donc il semblerait bien qu’il s’agisse de l’Agfacolor apparu en 1932 ou sa version avec coupleurs (Agfacolor Neue à l’époque, appellation changée ensuite pour Agfachrome) apparu lui en 1936 (la fusion avec Gevaert ne date pas des années 60 ?).

            Agfa ayant beaucoup utilisé la main d’œuvre déportée (Dachau) pendant cette période sombre il ne serait en effet pas étonnant que les autorités nazies en ait distribué à leurs photographes officiels ou accrédités.

            Par contre en 1940 le Kodachrome était déjà distribué aux US (le 35mm au catalogue en 1936 si mes souvenirs sont bons, soit un an après le 16mm), l’Ekta n’apparaissant que plus tard (1940 en plans films et 1942 en bobines). Pour le trouver en Europe ce devait être plus dur surtout pour le Reich ou leurs photographes.

            Jojo1er, moi c’est pire je ne sais pas grand chose.

        • vincelle
          vincelle répond à jojo1er
          • Posté à 20h30 le 02/04/2008
          • Internaute 31923

          >.ektachrome ou kodachrome ou autre »
          Pour ma part je préfère les Velvia de Fuji...

          mais pour certains diapo se dit « ekta “ ! (ça fait très pro)

          On aurait pu écrire :
          le film inversible (dont on fait les diapositives), qui permet d’obtenir directement l’image finale sur la ‘pellicule’ (contrairement au film négatif traditionnel) et avec des couleurs plus vives.

          pour un non pro (comme moi) c’est plus compréhensible que :

          ‘(le film inversible, c’est-à-dire un film négatif, peu sensible, qui se transforme après traitement en image positive, sans possibilité de retour). Parfaite par beau temps, cette technique en rajoute dans l’ensoleillement.’

          ===========
          On chipote peut-être, mais lire qu’un inversible est un négatif, alors qu’il enregistre les images directement en positif ...

          nb : connaissez-vous la ‘surface scripturale à usage multiple’ ?
          c’est un simple tableau de classe.

          Pourquoi fairer simple quand on peut faire compliqué...

          • Lemmy
            Lemmy répond à vincelle
            Headbanger since 1980
            • Posté à 01h50 le 03/04/2008
            • Internaute 24508
              Headbanger since 1980

            « surface scripturale à usage multiple »

            Houla ! Ca sent l’IUFM ça !

            « référentiel bondissant » ?
            (bon HS, mais c’est tellement « drôle »)

            • vincelle
              vincelle répond à Lemmy
              • Posté à 02h12 le 05/04/2008
              • Internaute 31923

              référentiel bondissant de foot ou de rugby ? (de toute façon, le référentiel bondissant est TOUJOURS aléatoire)

              il y a aussi :
              –->« manifestation groupale compulsive dans un espace interstitiel de liberté »

              (plus simplement : une bagarre dans la cour de récré).

              –-> outil scripteur : tout le monde sait ce que c’est !

               ; -)

          • Tophee
            Tophee répond à vincelle
            en haut a gauche
            • Posté à 11h00 le 03/04/2008
            • Internaute 2159
              en haut a gauche

            Puisque l’on est entre chipoteurs, allons y franchement : Le film inversible ne produit pas directement un positif, mais, comme sont nom l’indique, d’abord un negatif qu’il faut ensuite inverse : Le film exposer et developer une premiere foi, ensuite expose a la lumiere, puis il repasse au revelateur pour y avoir l’image positive.

            Ceci dit, mois aussi j’aime bien le velvia en 50.

            • jojo1er
              jojo1er répond à Tophee
              27 mars 2010 - No Sarkozy Day
              • Posté à 12h57 le 03/04/2008
              • Internaute 10521
                27 mars 2010 - No Sarkozy Day

              Pour la deuxième exposition un traitement chimique remplace l’exposition à la lumière.

              Les traitements des premiers Agfa (sans coupleurs) se rapprochent du traitement des Kodachrome (28 étapes lumière filtrée, masque chimique, blanchiment couche par couche...) beaucoup plus complexe que celui des Ektas de par l’utilisation de filtres à l’étape d’inversion (voilage) ce qui réduit la sensibilité, et qui m’avait poussé à penser un peu abusivement au Kodachrome au départ dans le travail de Zucca, mais il est vrai que l’Agfa souffrait du même défaut a ses débuts.

              Alors Zucca avec Agfa, on peut en convenir, la question qui reste est avec ou sans coupleurs ?

              Jojo1er, tout cela dépasse largement mes compétences...un historien-chimiste-photographe pour nous clore cette conversation ?

          • jissé
            jissé répond à vincelle
            Ingé retraité
            • Posté à 15h21 le 03/04/2008
            • Internaute 23393
              Ingé retraité

            Bonjour, Vincelle.

            J’ai fait un peu de photo dans le temps, avec une chambre « Hasselblad » avec dos ’plaque’ - support en verre - et un autre dos « film » pas moinssssse.
            Mais cela ne me passionnait pas et j’ai vite abandonné le « club photo ».

            Une anecdote politico-historico-photographique :

            Au début des années « 60 », de passage en Pologne « socialiste » j’y ai vu - chez ma future belle-mère - des photos soigneusement rangées dans des boites « kodak ».
            Et une machine à coudre « Singer ».
            Datant d’avant-guerre.

            Cela m’a fait tout drôle, ces marques étant dans mon esprit associées « à l’Ouest » dont je venais.

            L’histoire passe, les photos restent.

            Je vous souhaite une excellente (et positive) fin de journée.

            Jissé

            • vincelle
              vincelle répond à jissé
              • Posté à 17h35 le 03/04/2008
              • Internaute 31923

              z’aviez un « blad » ?

               ; -)

              >« L’histoire passe, les photos restent. »

              Si au moins cela pouvait servir à quelque chose.

              Force est de constater que :

              L’histoire passe, LES SALAUDS RESTENT. Et ils sont de plus en plus « décomplexés » de leurs saloperies.

        9 autres commentaires
    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Tophee
      43
      • Posté à 03h52 le 03/04/2008
      • Internaute 4591
        43

      Et d’ajouter que c’est un fim Agfa Gévaert.

      • vincelle
        vincelle répond à Servais-Jean
        • Posté à 14h58 le 03/04/2008
        • Internaute 31923

        ZUT ! on n’a même pas précisé la marque du boitier et de l’objectif...

  • Caius
    Caius
    Expert en management
    • Posté à 16h18 le 02/04/2008
    • Internaute 35080
      Expert en management

    Ce qui est gênant, ce n’est pas que l’on expose ces photos, qui après tout rendent compte d’UNE réalité, mais que l’on n’explique pas le contexte, par exemple en indiquant clairement la biographie de leur auteur, y compris dans ce qu’elle a de moins glorieux, et que l’on n’ait pas fait l’effort, dans la même exposition, de montrer l’AUTRE réalité.

    Parce qu’à ce compte-là, vos première et quatrième photos passeraient presque pour une pub écolo pour un Paris sans voitures avec plein de Vel’libs. Ah, c’était le bon temps, alors ?

  • vincelle
    • Posté à 16h22 le 02/04/2008
    • Internaute 31923

    bof...

    En 2008, en France, il y a tout plein de personnes sans éthique qui ont une carte de presse et qui se disent « journalistes »... et qui trafiquent l’info.

    Ce n’est pas l’Histoire qui se répète : c’est la Géographie qui ne change pas.

    • jacob kinski
      jacob kinski répond à vincelle
      citoyen du monde
      • Posté à 19h11 le 02/04/2008
      • Internaute 27621
        citoyen du monde

      bonjour à vous tous journalistes d’un instant , ce sont pas les photos qui me choque , mes vos réactions dans l’ensemble , tous les gens informés savent que la censure fait son oeuvre à chaque instant , preuve la remise de la flamme olympique aux chinois ? Mr Ménard courageux , pas vu = censures et les images du tibet ,la palestine , les attentats en israêl , iraque , que dire de Moscou ,Les camps amériacains ; ; ; en revanche cet exposition réveille le faits que tout peut-être déformer selon le bon vouloir de nos dirigents
      cordialement kinski ! ! celui qui dit la vérité doit être exécuter vaste programme à suivre ! ! !

      • vincelle
        vincelle répond à jacob kinski
        • Posté à 20h55 le 02/04/2008
        • Internaute 31923

        @kristian.jakob

        j’ai eu envie de vomir quand j’ai vu des journalistes rigoler avec un sarko méprisant qui se foutait d’un de leurs collègues.

        et vous ?

         
        • jacob kinski
          jacob kinski répond à vincelle
          citoyen du monde
          • Posté à 00h08 le 03/04/2008
          • Internaute 27621
            citoyen du monde

          oui moi aussi ,cela-dit bien des hommes ont souris pour protèger leurs situations , et ont trahis leurs frères pour sauver leurs peaux , les journalistes sont dans une position peut enviable , néanmoins certains ont le courage de bien faire leurs travail d’information , n’oublions pas qu’ils sont nombreux à croupir dans des prisons , pour avoir dénoncer les réalités du moment ! ! !
          Je tiens à préciser que je m’exprime sur ce site , en libre « penseur “ certes je manques certainement d’objectivité ! ! !
          salutations à tous et toutes
          kinski

          • vincelle
            vincelle répond à jacob kinski
            • Posté à 15h23 le 03/04/2008
            • Internaute 31923

            Vous avez oublié une autre catégorie : ceux qui ont décidé de devenir journalistes pour se rapprocher du pouvoir ; ceux qui sont prêts à toutes les saloperies pour se remplir les poches. Ceux-là mêmes qui seront toujours prêts à utiliser la brosse à reluire, arrivistes dans l’âme...

            Bref, ceux dont la véritable vocation est de SERVIR les puissants. Comme ces personnes qui font médecine, et qui deviennent politiciens, montrant que ce qui les intéresse véritablement, c’est le pouvoir et uniquement le pouvoir...

        2 autres commentaires
  • catalaburro
    • Posté à 17h11 le 02/04/2008
    • Internaute 30325

    Et les deux cyclistes devant l’Hôtel Meurice, siège de la Kommandantur rue de Rivoli, et les trois quiches avec leurs lunettes à observer le soleil qui a rendez-vous avec la lune, et les 2494 passants de la rue de Belleville devant la Vieilleuse...et les 72 promeneurs de la Concorde ( à part le mirlitaire allemand, bien sûr)
    Tous des collabos ?
    Purée...v’là que l’épuration continue ! ! !

  • max le rouge
    • Posté à 17h21 le 02/04/2008
    • Internaute 32219

    Ne prenons pas les français pour des ignares. Tout un chacun peut extraire des images ce qu’il veut bien voir. Moi j’aime les vieilles photos. J’aime aussi l’histoire et ce monsieur Zucco ne refait pas l’histoire. il fait seulement des cartes postales.
    Pour le peu on imagine très bien ce à quoi pourrait ressembler le Tibet vu par un photographe officiel venu de Pékin à la veille des jeux !
    Faut-il rappeler aussi les belles photos, propres et convenues des camps de concentration nazis où sont montrés des travailleurs heureux de recevoir un colis par la Croix-Rouge...alors qu’en même temps...
    Alors oui, même si cela fait mal, il faut avoir le courage de tout montrer : la part de lumière comme la part d’ombre.

  • lemuet
    • Posté à 17h26 le 02/04/2008
    • Internaute 26129

    J’admire souvent le travail des historiens. Les photographies de cette époque, même prises par un « collabo » peuvent étayer la recherche faite par tel ou tel érudit et lui donner matière à écrire et à faire réfléchir sur une période tragique, période pour laquelle on découvre tous les jours de nouveaux documents. c’est ce qu’il faut voir dans cette expo et aussi une nostalgie attristée pour ceux qui ont connu leur enfance à ce moment-là. assimiler les tranfuges du PS(Kouchner, Besson) à des « collabos » me parait à tout le moins un regrettable excés de langage. Hélas bien malin celui qui peut dire comment il aurait réagi dans de telles circonstances. Modestement, en ce qui me concerne ,je n’en sais rien....

  • compte supprimé 24
    • Posté à 17h33 le 02/04/2008
    • Internaute 8330

    Bon, qu’est-ce que j’ai encore dit de traviole pour qu’on me saque mes posts ?

    • Les Chats
      Les Chats répond à compte supprimé 24
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 17h51 le 02/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Mais oui que se passe t-il ? Il manque plein de messages. : -((
      Pourtant je n’ai rien vu de terrible.

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