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Le décryptage des relations entre politique, communication et société, par Jean-Philippe Roy, maître de conférences de science politique à l'université François-Rabelais de Tours.

« De l'audace » : un acte politique lourd de Delanoë

Jean-Philippe Roy
Politologue
Publié le 22/05/2008 à 00h02

Delanoë en conférence de presse à La Rochelle en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89).

Mercredi, la divulgation des bonnes feuilles du livre de Bertrand Delanoé a eu lieu. Serait-ce un moment fort de l’histoire politique française, ces événements rares qui font qu’il y a un avant ou un après ? La plupart des commentaires se polarisent sur un coming out idéologique : le maire de Paris entend assumer, à sa manière, une identité « libérale ». Une déclaration que l’on peut essayer de décrypter, tant du point de vue idéologique que du point de vue de la stratégie politique.


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Il rappelle, en fait, ce que veut dire libéral, au sens classique du terme : la légitimité de la liberté individuelle comme facteur d’émancipation et de créativité. Il insiste sur la différence entre le libéralisme et le capitalisme, phénomène de concentration des profits, source de conservatisme social, donc la nécessité d’une certaine régulation pour faire que la liberté des uns puisse s’arrêter là où commence celle des autres. Autrement dit, il réaffirme que liberté et égalité sont liées et non opposées, d’ou la nécessité d’une régulation garantissant les libertés individuelles. Ce faisant il replace le socialisme français dans l’héritage idéologique des Lumières et de la Révolution française. Mais en même temps, il se différencie de “la gauche de la gauche”. Depuis sa campagne contre le TCE, celle-ci avait préempté le mot libéral comme un fétiche repoussoir, permettant de fédérer contre ce mot toutes les contestations, toutes les protestations. En assumant le libéralisme politique, il se pose donc en s’opposant, au risque de ne pas plaire à tout le monde.


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Le corollaire de cette posture est qu’il fait un pari politique risqué : il s’agit pour lui de donner des gages à un électorat, celui qui s’est porté sur François Bayrou en 2007. Pour résumer en quelques mots : mieux vaut, pour lui, parler à l’électorat de François Bayrou qu’à François Bayrou lui même. Par ailleurs, il fait le pari qu’en captant des électeurs du MoDem, il serait présent au second tour de l’élection présidentielle, et que mécaniquement les reports des candidats de gauche se feraient par le jeu de la ‘discipline républicaine’.


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Il affirme ainsi une différence majeure de stratégie politique par rapport à Ségolène Royal : il est donc temps de casser un commentaire trop souvent ressassé : il n’y aurait pas de différence idéologique entre Delanoë et Royal, ce serait de là que viendrait tout le mal. La discussion sous le dernier post du blog d’Eric Dupin est particulièrement éclairante. En effet, on y découvre que les grands congrès socialistes’ se sont tous construits, moins sur des sujets de fonds que sur des stratégies pour arriver au pouvoir. Autrement dit : comment faire pour gagner et avec qui ? L’acte que pose Bertrand Delanoë n’est donc pas un geste de basse cuisine partisane, mais un acte politique fort qui annonce une volonté stratégique lourde.

Il ne fait donc pas de doute qu’il est en marche vers une candidature à la tête du parti socialiste et pour l’emmener, selon sa stratégie, vers l’élection de 2012. On dit que ses partisans se retrouveront samedi prochain à la Mutualité pour mettre en place (et en scène) cette dynamique. Toute la question est de savoir, dans l’hypothèse où il gagnerait contre Ségolène Royal, si les électeurs qui ont voté Bayrou en 2007, ‘nouveaux convertis au MoDem’, seront en mesure soit de faire marche arrière (s’ils sont d’anciens électeurs socialistes), soit d’être séduits au point de préférer voter Delanoë plutôt que Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle. Rien n’est moins sûr. Un autre problème, de taille, se pose à lui : comment assumer ce tournant idéologique (en réalité ancien au PS, mais nouvellement assumé), sans perdre MM. Mélenchon, Hamon, Emmanuelli et les militants qui vont avec ? Une rupture idéologique et militante peut aussi devenir un gouffre électoral infranchissable.

Cet aspect là le différencie aussi beaucoup de la vision du parti socialiste que développe Ségolène Royal. Elle souhaite un parti plus nombreux en militant, donc sur une base idéologique plus large et plus diverse, Bertrand Delanoë fait lui le pari d’un ‘parti épuré’, mais plus cohérent. Décidément, à bien y réfléchir, il y a de réelles différences entre ces deux approches !

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  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 00h07 le 22/05/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Oh, les efforts que font les médias (et les « politologues » patentés) pour trouver l’éventuelle et très hypothétique perle rare qui pourrait nous maintenir la tête hors des eaux fangeuses !

    • Beryl
      Beryl répond à Le Yéti
      • Posté à 05h57 le 22/05/2008
      • Internaute 25737

      Delanoë n’est pas un mauvais, il serait même plutôt bon - bon maire, s’entend - mais comme président de la République, peut-être, c’est à voir de près, et d’abord, qu’il veuille bien s’alléger d’une dose prohibée d’autosatisfaction, et qu’il travaille sur lui-même à être un peu moins imbu de soi (je parle d’une prohibition de l’ivresse intérieure, car nous sommes en train de donner sur ce plan !) Et puis j’espère qu’une fois élu, s’il l’est à la tête du PS, il ne nous fera pas le coup du JO, avec son film parfaitement vieillot, blanco-blanc et ringard du vieux chnok Luc Besson, c’est-à-dire en évitant de nous concocter une équipe politique d’arrière-garde, comme les élites françaises (culturelles, surtout)nous le montrent en toutes occasions. Bref, quand est-ce que nous saurons ouvrir les fenêtres de notre pays après avoir REALISE que la France devient un musée d’histoire et d’idées jaunies par la sénilité précoce de ses archeos-dirigeants ou de ses intellectuels cacochymes ! ? ... Allez, encore trois ou quatre générations pour quitter le XIXème/XXème siècle et ses métastases de chauvinisme pour clocher, sinon de racisme structurel pour ministère de la honte, et ses niches d’une oligarchie financière, ou politicienne, qui plombent l’espoir en un avenir vivable. Quand on observe, par exemple, le marigot à grenouilles du zoo des Sénateurs (plus blancs tu meurs) et son club de retraités (même avant l’âge) surpayés à enfiler les mouches tse-tse, alors, on se dit, si l’on a 20 ans, non mais, putaingue, à part le frometon, le Beaujolais, le chateau de Chambord, et les filles de toutes les couleurs (visibles, mais à dehors seulement), qu’est-ce que je fous dans ce beau pays, avec son président névropathe en chaise roulante ! ? ... Dont la devise ethnique de Son ghetto natal, Neuilly, sert maintenant d’emblème à une république pour paralytiques - « Nous, on veut rester entre soi... » Cf.docu récent)

      Vas-y, Delanoé, debout, et c’est à coups de latte dans les ventres mous de l’impuissance et du mensonge que tu pourras peut-être réveiller la France, mais y a du boulot...

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Beryl
        yetiblog.org
        • Posté à 09h19 le 22/05/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Sauf erreur de ma part, Delanoé vient de publier un ouvrage (De l’audace, éd. Robert Laffont) dans lequel il se déclare socialiste et libéral. Je ne sais pas quand Delanoé va se mettre « debout » pour « balancer des coups de latte dans les ventres mous de l’impuissance et du mensonge », mais moi pour l’heure, ça m’assoit et ça me scie les pattes !

         
        • A.V.
          A.V. répond à Le Yéti
          • Posté à 10h08 le 22/05/2008
          • Internaute 24685

          Le problème, Yéti, n’est pas d’être socialiste et libéral, mais de l’être maintenant. En politique, il faudrait arriver enfin à distinguer la fin des moyens, tantôt intervenir, tantôt libéraliser, selon la conjoncture. La réalité n’est jamais un scénario écrit d’avance, et il faut composer avec si l’on veut atteindre ses objectifs. Mais être libéral maintenant est une idiotie, d’abord parce que c’est prendre le train du marketing politique en marche, et surtout, parce que l’économie se détériore sous l’effet d’un libéralisme croissant.

        • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
          • Posté à 11h44 le 22/05/2008
          • Internaute 22426
            ....

          le terme libéral est galvaudé en France et cest un grand probleme. La distinction qu’opère Delanoé entre libéralisme et capitalisme est une distinction faite par de grands auteurs comme Aron par exemple. Le libéralisme renvoie a la liberté individuelle, aux droits privés. Le libéralisme est une formidable conquete pour l’homme. Cest, désolé, u peu idiot de dire « delanoé libéral ca me scie les pattes ». Ailleurs ds le monde certains vous rétorquerez et « delanoe anti liberté ca vous fait mouiller » ? ? ? ? ?
          Parfois le capitalisme a une logique contraire d’avec le libéralisme, qui prend la forme dune concurrence libre en économie. car le capitalisme cest la concentration (exemple des opérateurs de téléphonie mobile qui sentende sur les prix), donc la constitution de gros blocs anti concurentiels qui veulent bouffer ts leur partenanires. assimilez le capitalisme et le libéralisme est bien une grosse erreur franco franciase.

          Pour ma part, moi qui était plutot favorable a DSK, et a Royal, pour l’instant, par défaut, je vais lire son bouquin au plus vite. Cette distinction intelligente, et pédagogique (pour expliquer a ses lecteurs que l’amalgame nest pas bon) m’en donne plutot envie. Et je suis plutot curieux de voir les différences d’avec ségo.

          • JC_le vrai
            • Posté à 13h18 le 22/05/2008
            • Internaute 40066

            Soyez prudent, Jess, vous semblez intelligent ...vous risquez de finir par voter à droite !

            (Je suis conscient, riverains charmants, que vous allez massacrer ce propos, mais comme je m’y attend, ça fera moins mal.... Le pire serait que vous ne procédiez à aucune manifestation à mon égard pour cause de manifestation « d’ampleur nationale »)

          • Un compte supprime
            • Posté à 09h25 le 23/05/2008
            • Internaute 21837
              nc

            Et ben on n’est pas tire d’affaire avec des electeurs de gauche qui continuent de couper les cheveux en quatre : socialismmmmmm ? Liberalismmmmm ? Capitalismmm ? hummm je ne sais, pas, j’hesite encore.

            La rethorique a ses limites.

            • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
              • Posté à 12h49 le 23/05/2008
              • Internaute 22426
                ....

              ce n’est pas questio de rhétorique. Confondre le libéralisme et le capitalisme est une erreur, point. Bcp l’ont souligné parmi le chercheurs. POur le rrste, le probleme, avec le PS, cest une grande partie de ses électeurs qui, parce quils se croient encore au temps de la SFIO, font gagner la droite (2002).

        • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
          • Posté à 19h04 le 22/05/2008
          • Internaute 21776

          Bonsoir Le Yeti,

          Livre en collaboration avec Laurent Joffrin(leurs entretiens)

        • Sacha25
          Sacha25 répond à Le Yéti
          • Posté à 00h56 le 23/05/2008
          • Internaute 24877

          Libéral contient liberté. De ce fait, respectant la liberté des gens, M. Delanoe n’a plus aucune chance de faire partie de la vraie gauche (celle du goulag, des procès de Moscou, de la répression de Budapest, de Solidarnosc etc)

          Il devra se passer de Mélenchon, Fabius, Emmanuelli, Montebourg, tous ces riches p.... pour qui l’électeur ne représente que 2.63 euros et dont l’avis est méprisé ou trahi ? Et alors. Ils retrouveront leur vraie place, un peu à droite de Le Pen et nous aurons ainsi, peut-être un parti qui s’intéressera aux gens plutôt qu’aux catégories de « bien votant » (fonctionnaires, enseignants ... contre le « peuple »)

          • Ruben
            Ruben répond à Sacha25
            • Posté à 08h07 le 23/05/2008
            • Internaute 31219

            Mon pauvre Sacha, cela faisait quelques années que je n’avais pas entendu dire qu’il y avait des staliniens au PS (sauf sur Radio Courtoisie). Bien sûr, Fabius a démontré lorsqu’il était premier ministre qu’il était le nouveau Beria : il a fait la chasse à tous ceux qui n’avaient pas leur carte du parti, des millions de français ont été spoliés et envoyés dans les goulags de l’Ardèche ou des Hautes Vosges. La France a encore du mal à se remettre de ces années noires...
            Pour revenir à l’article, qui heureusement n’est pas du même niveau, il faut qu’on m’explique où est le coming-out. Cela fait quand même quelques années que le PS tente de se décaler vers sa droite (Strauss-Khan, Royal, ces derniers temps Valls) et il n’y a rien de nouveau ou de surprenant quand on connaît un peu Delanoé.
            Je remarquerai juste que le PS a connu plusieurs déboires électoraux depuis qu’il lorgne vers la droite (quel est l’intérêt pour un électeur de droite de voter pour une copie alors qu’il a l’original sous la main ?), alors que Fabius a par contre connu le succès en se faisant passer pour un gauchiste lors du référendum.

            • Sylap
              Sylap répond à Ruben
              Citoyen
              • Posté à 13h26 le 23/05/2008
              • Internaute 40810
                Citoyen

              d’accord avec toi Ruben, si le PS se « centrise » ( ? ?), il n’est pas prêt de remporter une élection ! !
              vu que les sympathisants de gauche (ceux qui votent Ségolène parce que bon on ne va pas voter à droite non plus par exemple...) se reporteront sur le facteur ou resteront chez eux. La scission du PS est en marche et la réélection du gnome énervé aussi...
              vivement 2017 ( ?)

        • DBL8
          DBL8 répond à Le Yéti
          Retraité
          • Posté à 06h55 le 23/05/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          « Sauf erreur de ma part »
          Il n’y a pas d’erreurs, c’est en entête de l’article ! :)
          serait-ce encore de sa part de l’autosatisfaction ? !
          SUREMENT !

        10 autres commentaires
  • kawouede
    • Posté à 00h09 le 22/05/2008
    • Internaute 27995

    C’est parce qu’il y a un article sur Royal (à mon avis inutile) que Rue89 met aussi un article sur Delanoë pour faire contrepoids ? Attention à la Libéisation les gars ; -) du reste je vais le lire...

    Bon après lecture je suis assez consterné : de la boule de cristal avec des « si », le combat des chefs expliqué à ma fille. Beurk.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à kawouede
      yetiblog.org
      • Posté à 00h09 le 22/05/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Qui est « inutile » ? L’article ou Royal ? (Euh, les deux, mon général !)

      • Perjovem
        Perjovem répond à Le Yéti
        • Posté à 02h24 le 22/05/2008
        • Internaute 5477

        Ben, Le Yéti surtout !
        Les ritournelles Royal : cruche, incompétente, inutile, dinde, nulle, conne etc... Ca devient pathétique.
        Avec de tels comiques : Bigard a encore de belles annèes devant lui !

        Perjo

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Perjovem
          yetiblog.org
          • Posté à 09h24 le 22/05/2008
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Hého Perjovem, vous n’allez pas encore nous faire le coup du machisme anti-Royal. Le mot « gourde » que j’ai employé à son égard ne s’adresse pas à une personne mais à la stupidité et à l’incohérence du discours politique qu’elle nous inflige de jour en jour avec le secours bienveillant des médias..

          (Si vous voulez, j’en ai autant pour le mâle couillu que prétend être Foutriquet. Par ailleurs, mon intention n’avait hélas rien de comique.)

          • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
            • Posté à 11h48 le 22/05/2008
            • Internaute 22426
              ....

            seulement avec la « domination masculine » (bourdieu), « male couillu » est hélas plus valorisé socialement que « conne » ou « cruche ». Cest un peu comme celui qui baise a tout va qui est implicitement encencé et celle qui le fait explicitement insultée. Alors, presque malgré nous, dans nos esprits travaillés par cette domination masculine millénaire, un « conne » fera tjrs plus mal qun « couillu ».
            Et puis, de tte facon cest pas beau dinsulter quelqun qui n’est pas la. Le lui diriez vous en face a Royal ? ? ?

            • Le Yéti
              • Posté à 17h50 le 22/05/2008
              • Internaute 6095
                yetiblog.org

              « ’male couillu’ est hélas plus valorisé socialement que ’conne’ ou ’cruche’. »
              Valorisé socialement aux yeux de qui ? Certainement pas aux miens.

              « Le lui diriez vous en face a Royal ? ? ?
              D’abord je précise : je n’ai pas employé, les termes “conne” ou “cruche”, mais le terme “gourde” en précisant qu’il qualifiait la stupidité et l’incohérence de son discours politique. Il ne me poserait aucun problème de le lui dire en face, quoiqu’au point où nous en sommes, je n’en vois guère l’utilité (pas plus que de commencer à expliquer à Sarko que c’est un malade et un salaud.)
              Et puis, “dire en face”, c’est déjà fait et abondamment par mes écrits publics.
              Le pseudo du Yéti (utilisé pour des raisons de confidentialité professionnelle) ne dissimule pas grand chose. On me trouve facilement en passant par mon blog.

              –––––

              Je vois qu’il y a une grande offensive socialiste en ce moment, sans doute pour essayer de profiter de la débandade Sarkozy. Autant dire et répéter que, après avoir été un électeur socialiste fidèle de 1971 à 2001, je ne mettrai plus UN SEUL bulletin dans l’urne pour des gens qui

              1/ ont joué les total faux-culs dans l’affaire du projet de Constitution européenne ;
              2/ viennent juste de s’abstenir (vous avez bien lu : “s’abstenir”, pas “voter contre”) ce 22 mai pour la loi autorisant la culture et la consommation des OGM ;
              3/ sont prêts à voter le projet de réforme institutionnelle de Sarkozy (sous conditions, mais tout de même !)
              4/ se déclarent désormais ouvertement “libéraux”.

              Les socialistes ont eu le pouvoir suffisamment d’années (ère Mitterrand, gouvernement Jospin). Ils ont dirigé des municipalités et des régions. Que s’est-il passé ? RIEN.

              Et pas la peine de venir nous culpabiliser avec la leçon de morale du style “ne pas voter pour nous, c’est soutenir Sarkozy”. Ce genre de repoussoir, ça ne prend plus !

              • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
                • Posté à 04h32 le 23/05/2008
                • Internaute 22426
                  ....

                ce genre de propos fait la défaite de la gauche bons sang ! ! ! Par ailleurs, cher Yéti dont j’ignore l’identité secrète (je vais aller voir héhé) :
                - Le non a la constitution était incohérent pour la simple et bonne raison que le traité antérieure ne faisait meme pas mmention du’n quelconque aspect social. Les traités de Nice et d’amsterdam était moins bon. Alors pourquoi dire non sinon pour un vote sanction vis a vis de la situation nationale ? Par ailleurs, ou est le plan B ? ? ? ? ? Ce que je vois cest un affaiblissement relatif de la france ds les rapports de force au sein de l’union européenne. Et finalement, comme c’était prévisible, on revient au traité refusé (par la voie légale, cets tres important puisque nos élus ont tte légitimité pour le faire, on les a choisit et Sarko l’a dit). Dans cette affaire la France est perdante. Cest Fabius le faux cul qui en 1983 menait la politique de la rigueur, et qui, en vue la présidentielle de 2007, a parié sur un « a gauche tte » mitterandien pour gagner l’investiture. Pur arrivisme...
                -je crois quil y a un principe de précautrion, meme si je ne connais rien a la question. Si tt est fait avec des pincettes, ultra rigoureusement, en veillant a mieux connaitre les effets des ogm, cela peut etre une formidable voie pour les milliards de bouche a nourrir qui vont arriver. Plutoit qun nom massif, attendons, poursuivons la recherche, testons a petite échelle, avec précaution
                -le projet de réfomre institutionnel nest pas mauvais, bcp l’attende et les soicalo, a demi mot, comme une grande parti des politiques approuvent un projet qui renforce les droits du parlement, légitime l’opposition comme une force politique, limite la possibilité du 49/3, donne la possibilité aux citoyens de faire une réclamation référendaire, expose davantage le président (on va vers une présidentialisation bcp plus saine en accord avec le quinquennat/législatives, cela ruine la dimension « louis 16 » de notre président élu pour se cahcer derriere son premier ministre et se relancer avec les élections, cr qui favorise les risuqes de populisme, de démagogie...). Dire non ne me parait pas la bonne solution.
                -« libéraux » est galvaudé en france et vs en etes, je crois, l’illustration : libéral renvoie aux libertés conquises des hommes, a ce petit espace privé ds lequel l’Etat n’interfère pas. Le libéralisme est une conquete. Il convient par ailleurs de ne pas confondre le libéralisme (libre concuurence en économie avec etat fort palliatif comme Smmith lui meme, en auteur des sentiments moraux, recommandait) et le capitalisme (formation de monopoles contraire a ce quest le libéralisme cf l’exemple des opératuers téléphoniques qui sentendent sur les prix. Si cétait plus libéral dailleurs a ce sujte, les prix srait plus bas).

                si ce genre de repoussooir ca prend. Ds une démocratie modérée ce sont els deux partis modérés qui représentent le plus de monde. Perdre son bulletin ailleurs, cest favoriser Le Pen ou les extremes. Si Sarko est la aujourhui, cest aussi en partie la faute au premier tour de 2002 ou Jospin auriat du gagner.

                « les soicalistes ont eu le pouvoir(...) Que sest il passé rien » : ca sent me discours propice aux extremes...Commenyt ca rien ? Quattendiez vous ? ? ? Voyez ou ont mené les dérives de 1981/1983 dont les premieres victimes furent les modestes. Il faut se résoudre a accepter que le pays soit gouverner soit au centre gauche soit au centre droit, non seulement parce que cest la que le maximum e gens sont représentés, mais aussi parce que le systeme politico économico mondial nest pas, et ne tendra jamais vers ce que vous voulez...Les cultures, les Etats, les ères s’affrontent. Les marges de manoueucre ppur gouverner sont infimes, tant nos soictéés sont complexes. Lextreme est un leurre, un opium du peuple comme disait Aron en détournant Marx.

              • Un compte supprime
                • Posté à 09h37 le 23/05/2008
                • Internaute 21837
                  nc

                YETI : Mais oui, absolument d’accord. Ca devient completement delirant ce PS qui dit tout et son contraire pour mieux rien faire et encore mieux trahir. PLS : Parti Liberal Socialiste, je me marre !

                Tu veux ou tu veux pas, si c’est oui tant mieux si c’est non tant pis.

                JESS : tu nous fatigues avec ta soupe populaire, s’il te plait fais toi plaisir fais toi du bien, vote Modem la prochaine fois, ca t’evitera des ennuis gastriques.

                • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
                  • Posté à 13h03 le 23/05/2008
                  • Internaute 22426
                    ....

                  vote plus, ca évitera de faire perdre le PS. Ca fera du bien. Et lis aussi « les désillusions du progrès » et l’opium des intellectuels », ca te remettra les pieds sur terre. La soupe populaire cest toi qui la distille. On est plus en 1950, le PS nest pas un parti anticapitaliste, ces dirigeants encore moins. Ils sont pour la plupart convaincu que l’économie de marché est le systeme qui donne le plus de chances possibles aux masses. Et le verdict de l’histoire dit que cest la vérité. Les socialo daujourdhui veulent un etat fort, palliatif qui accompagle ceux qui tombent ds le filet en garantiisant, a coté de la flexibilisation de l« ’économie, une sécurisation des parcours individuels par notamment la formation et des droits chomage élevés. L’avenir cest le nord de l’europe ou le systeme anglo saxon (pas un copié collé mais disons quon tend vers un des deux). Persp, je prend la premiere option. Vous, en croyant (comme pour tt) quil y a un plan B (idyliquue), vous servez les intérets des adeptes de la théroie anglo saxone. Le marxisme, cest comme une carotte quon accroche devant nus et qui se dérobe a mesure quon avance. Cest un opium qui a cette vertu, comme la religion, de rendre tt clair et cohérent. Je préfère affronter l’imperfection di réel en m’aidant de l’histoire et de la sociologie plutot que de tt juger dans l’absolu, au dessus de tous. je préfère ma liberté.

                  Voteez Besancenot aux prochaines, il crée un parti anticapitaliste, et puis comme ca ca évitera a la gauche de perdre, comme en 2002...

                  • Sylap
                    • Posté à 13h36 le 23/05/2008
                    • Internaute 40810
                      Citoyen

                    pardon mais en 2002 c’est pas plus la faute à Besancenot, qu’à Taubira ou Mammère si Jospin s’est pris une gamelle, il s’est sabordé tout seul (malgré un bilan somme toute positif) avec une campagne nullissime et un programme ... hum.. qui n’était PAS un programme de gauche et tant pis si ca défrise le poil mais en France s’il ya 3 partis marxistes se présentant à la présidentielle et que ces partis ont du succès (relatif), c’est simplement parce que le PS est indigent dans les réponses qu’il apporte au « peuple de gauche ».
                    Hélas, je crains (et ca ne reste que mon avis) qu’avec Royal, Delanoe ou DSK (encore pire), l’UMP (Union d’une Minorité de Privilegiés) a de belles années devant elle.

                    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
                      • Posté à 16h07 le 23/05/2008
                      • Internaute 22426
                        ....

                      pure flutine c que vs dites. « peuple de gauche » cest de l’idéologie, comme de la religion. Ca vs soulage. Croyez vs quil existe un peuple de gauche ? ? ? ? ? Sur quels critères ? ? ? Croyez vous quil existe « un peuple de droite » ? ? ? ? ? il existe plusieurs droites (voir Rémond), plusieurs gauches. d’autre part tt nest pas figé. Bcp passe de l’un a l’autre en fonction de ses intérets, de ses stratégies personelles.Croyez vous qun ouvrier de gauche et un cadre de votre belle famille de gauche ou un Denisot (qui vote a gauche) est les memes revendications ? ? ? pure illusion. La seule fonction de cette « famille », cest un réconfort symbolique.

                    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
                      • Posté à 16h11 le 23/05/2008
                      • Internaute 22426
                        ....

                      si les électeurs du « peuple de gauche » se divisent (bcp nont pas voté Jospin au 1er tour pour le punir de sa sortie sur le fait que son programme navait pas de couleurs politique) ou sont les critères homogénéisants ? ? ? ? ? Ce peuple de gauche aurait du prédire ce risque de défaite au premier tour et, en bonne famille, agir pour l’éviter no ? ? ? ? Si les gens ne votent pas Jospin parce que la campagne est foirée cest quils accordent plus dimportance a la forme quau fond. Et ca, cest déplorable, dautant que la droite est passée. Au final qui a payé le prix fort ? ? ? La droite ou la gauche ? BAH LA GAUCHE MON GARS. Alors si, si, ya de sacrées responsabilités parmi nos concitoyens.

                      • kebra
                        • Posté à 19h06 le 23/05/2008
                        • Internaute 8550
                          Bisounours killa

                        Si Jospin n’avait pas cédé aux sirènes du centre gauche et s’était présenté en candidat unique porteur d’un programme commun de la majorité plurielle et ouvrant la porte aux cousins gauchistes maintenus, il passait en pulvérisant Chirac.

                        C’est en voulant ratisser large, très large, avec plein de poissons pilotes et un programme vide et neutre pour ramener le plus d’électeurs possibles qu’il a foiré total. Sur les conseils de qui ? Toutes vos idoles. Ayez au moins la décence de la boucler sur ce sujet douloureux…

                  • Un compte supprime
                    • Posté à 15h29 le 23/05/2008
                    • Internaute 21837
                      nc

                    Vous manquez d’imagination : l’economie de marche ca existe a des echelles differentes, depuis l’epicier du coin jusqu’a Toyota et Microsoft. La globalisation, il me semble que ca c’est passe pres de chez nous et que vous devriez un peu prendre conscience de ce que ca implique. Entre l’epicier et Toyota, qui va ganer ? Alors pourquoi emboiter le pas a tous ces menteurs qui ne proposent qu’un seul modele economique, un seul mode de vie.

                    Le verdict de l’histoire ? laisse le temps aux choses de se faire et se defaire, on en reparlera le soir a la veillee.

                    De toutes facons, nos points de vue sont irreconciliables et ce forum m’aura convaincu d’une chose : ne plus jamais faire confiance aux socialistes qui n’en sont plus. Et gaffe a ta liberte, le liberalisme la met gravement en danger.

        11 autres commentaires
    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à kawouede
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 05h13 le 22/05/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      C’est la rose des vents. Entre La gauche et la Droite il y a le Centre, Entre le Centre et la Gauche il y a le Centre-Gauche. Entre le Centre gauche et le Centre, il y a le Centre-centre-gauche... et seq. Byzantinement raffiné. Quatrieme Republique Mais est ce que ces distinctions subtiles correspondent à des politiques perceptiblement différentes, ou s’agit-il seulement de trouver un terrain vacant pour planter sa tente ?

      Pierre JC Allard

      Lien

  • A.V.
    • Posté à 00h20 le 22/05/2008
    • Internaute 24685

    Pour l’attribution des J.O. de 2012, Delanoë avait essayé de vendre un Paris raffiné, classieux et bourgeois. Pour la présidentielle de 2012, j’ai l’impression qu’il essaie de faire la même chose avec le P.S. Attention de ne pas chuter à la première haie.

  • fgabriel
    • Posté à 00h28 le 22/05/2008
    • Internaute 40562

    Libéralisme politique et libéralisme économique sont les 2 faces d’une même pièce. Jamais l’un sans l’autre.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 00h38 le 22/05/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    En tant que parisien , j’ attends toujours les « Autolib » qu’ il nous a promis pour jouer aux autos tamponneuses..

    • A.V.
      A.V. répond à Numerosix
      • Posté à 09h10 le 22/05/2008
      • Internaute 24685

      Le projet a été rebaptisé « Caddielib » et attend la fin de la transformation du parc André-Citroën en parcours 18 trous.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à A.V.
        menuisier
        • Posté à 14h36 le 22/05/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Lagardère est sur le coup ? Comme pour le Racing ?
        Delanoë et lui s’entendent très bien.

        J’ai vraiment de plus en plus de mal à retenir ma hargne face aux dirigeants socialistes.
        Tout du moins ceux qui briguent en ce moment sa direction, avec 2012 en perspective.

        2002-2012 : En quoi le PS aura réfléchi sur ses idées et ses valeurs sous la déferlante dérégulatrice ?
        Dix années de misère sociale, de regression, de rabotage de nos droits, dix années de massacre de la Sécu, de l’éducation, dix années de stygmatisation des pauvres, des chomeurs profiteurs.
        Et dix années de silence et de médiocrité programatique du PS.

        Et les voilà, la bouche en coeur, toujours le même costume et les mêmes invocations creuses.

        Mon dieu, on va réintroduire le libéralisme au sens des Lumières !
        Nul doute que Duhamel nous en fasse une chronique brillante dans Libé !
        Du reste ce livre est fait pour ça. Pour « exister » médiatiquement.

        On en parle même sur Rue 89, c’est dire si ça marche.

         
        • A.V.
          • Posté à 16h08 le 22/05/2008
          • Internaute 24685

          Salut Déluge,

          Après Paris-Plage, tout est possible...
          Le débat d’idées au P.S. ressemble au repas dans une meute. Les dominants avalent les meilleurs morceaux et refilent l’os à ronger aux autres. Martine Aubry à Dimanche + sur Canal, c’était pas mal non plus dans le genre « j’ai revisité les tables de la loi ». Un vrai message pré-enregistré qui tournait en boucle.
          Ça nous promet un débat passionnant. J’en baille d’avance.

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à A.V.
            menuisier
            • Posté à 19h03 le 22/05/2008
            • Internaute 29846
              menuisier

            Hy AV
            Il y a vraiment de quoi se les ronger hein ?

            • A.V.
              • Posté à 21h20 le 22/05/2008
              • Internaute 24685

              C’est Wolinski, je crois, qui avait proposé d’instituer la fessée publique aux politiques en cas d’échec du gouvernement. C’était pas bête, ça voulait juste dire qu’il est sain de subir les conséquences de ses propres erreurs. Le problème des socialos et des autres, c’est qu’ils ne subissent rien et n’apprennent rien. A chaque fois, c’est pour notre poire.

              • Adéménagé le 3 janvier 2011
                Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à A.V.
                menuisier
                • Posté à 08h23 le 23/05/2008
                • Internaute 29846
                  menuisier

                Gagner les régionales, éviter la déculoté aux législatives et engranger un bon succès aux municipales suffit à leur bohneur de notable, faut croire..

        4 autres commentaires
    • Numerosix
      Numerosix répond à Numerosix
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 08h20 le 23/05/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Décidément on peut plaisanter sur tout et n’ importe qui sans être replié , sur Rue89 sauf avec Ségolene Royale ET Delanoé ...
      Vivement des sujets sur Martine Aubry, Fabius et les autres pour continuer ce test amusant avec les militants socialistes crispés ..
      Quand je pense que je vote systématiquement socialiste ( au moins au deuxième tour et y compris pour Ségolene et Delanoé ) depuis 1974 ...
      Le Parti socialiste mange ses sympathisants . Je le note .

      • A.V.
        A.V. répond à Numerosix
        • Posté à 10h12 le 23/05/2008
        • Internaute 24685

        Robert Altman disait : « je fais mon métier sérieusement sans me prendre au sérieux ». Il y en a qui laissent trois lignes de commentaire en pensant refaire le monde...

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à A.V.
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 15h42 le 23/05/2008
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Bah . la mégalo, c’est rigolo , sur le net .

        1 autres commentaires
  • baroxo
    baroxo
    Brosseur de tapis carrés
    • Posté à 00h59 le 22/05/2008
    • Internaute 42236
      Brosseur de tapis carrés

    Libéralement Royal Delanoë !

  • Luca
    Luca
    • Posté à 01h21 le 22/05/2008
    • Internaute 13612

    « Libéralisme politique et libéralisme économique sont les 2 faces d’une même pièce. Jamais l’un sans l’autre. »

    C’est totalement faux et le meilleur exemple en est donné par les Tories anglais de l’époque Thatcher (ont-ils changés depuis ?)qui pratiquaient un néo-libéralisme économique débridé et menaient une politique conservatrice sur le plan social et politique (répressions terribles sur les grévistes etc). Je dirais donc qu’en certains cas le libéralisme économique et politique sont même opposés.

    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 11h55 le 22/05/2008
      • Internaute 22426
        ....

      bien sur. Certains auteurs font une distinction entre le libéralisme sur le plan des moeurs (soit progressiste soit conservateur) et le libérlaisme sur le plan économique. Ainsi l’ump serait libéral au niveau économique (et encore, ca dépend du rapprot de force des courants, parce que Guaino, Sarko, st our l’instan jacobins) mais conservateur sur le plan des moeurs. le modem libéral sur les deux plans, le ps sur le plan des valeurs serait progressiste mais au nievau économique plutot conservateur.

      « répression terrible sur les grévistes ». De la a dire quils ne sont pas libéraux politiquement, pour les partis modérés cest un peu carricatural. D’autant que dun exemple on ne tire pas loi. Quelle est cette répression au juste ? Et puis des « répressions » (mot mal employé a mon avis, trop connoté), il y e n a eu des belles sous la gauche (ce que les médias ont honteusement appelé carricaturalement « la marche des beurs »), et bien avant aussi.

  • The@R@DO
    The@R@DO
    Etudiant
    • Posté à 02h03 le 22/05/2008
    • Internaute 42243
      Etudiant

    Un pas de plus vers la reconnaissance de la nécessité d’un virage plus moderne. Notre gauche a bien besoin d’être dépoussiérée, et de telles initiatives, tout en restant confinées « au combat des chefs », sont les bienvenues pour dissiper les craintes sur cet ex-parti fantôme.

  • JM Leforestier
    • Posté à 02h23 le 22/05/2008
    • Internaute 34869

    Je partage aisément votre conclusion Monsieur Roy. Ce recentrage assumé par Delanoë peut provoquer une fracture au sein du PS. Messieurs Filoche et Mélenchon, entre autres, risquent d’être ainsi contraints à la scission.
    Ce faisant, Delanoë prend le parti de favoriser la création d’un « Die Linke » à la française. Comme les élections régionales allemandes l’ont récemment montré, cela contraindrait à court terme le PS à choisir entre le centre-droit et la gauche de la gauche pour gouverner.

    Face à cette alternative, le maire de Paris choisirait vraisemblablement le premier et cela annoncerait un virage historique : la rupture avec la logique d’Epinay et même avec l’héritage de Mitterrand.
    En effet, le congrès de 71, l’intégration du PSU et la direction respectueuse des différents courants qui en a découlé soulignaient la volonté d’union de la gauche de Mitterrand manifestée plus tard par le programme commun.
    Dans cette perspective, on peut penser que Delanoë opte pour une voie « espagnole », celle-là même qui avait conduit Felipe Gonzalez à la fin des années 70 à imposer un recentrage du PSOE quitte à perdre l’aile gauche du parti.
    Une dfférence majeure tout de même : Gonzalez était lui incontestable et incontesté dans son parti...

    • baroxo
      baroxo répond à JM Leforestier
      Brosseur de tapis carrés
      • Posté à 03h17 le 22/05/2008
      • Internaute 42236
        Brosseur de tapis carrés

      @ JM Leforestier
      Euh... Le centre droit n’est-il pas avec l’UMP le NC ? Le centre gauche alors ? Comme Ségo ? Franchement entre les 2 à part un Jospiniste et une Mitérandienne je ne vois pour l’instant pas d’autre différence...

      • Jean-Philippe Roy
        Jean-Philippe Roy répond à baroxo
        Politologue
        • Posté à 09h58 le 22/05/2008
        • Internaute 36819
          Politologue

        Chers amis,
        Au delà de ces subtilités, il y a surtout une réalité de type arithmétique. La gauche (dans son ensemble) est historiquement minoritaire en France et ce, depuis 1958. Si l’on prend, en effet le potentiel des candidats de gauche de premier tour aux différentes élections présidentielles depuis 1958, on obtient une fourchette qui varie entre 45 et 48% dans les années qui ont porté Mitterrand au pouvoir et jusqu’à sa réélection. Depuis, le potentiel de gauche s’affaiblit. Il faut bien le dire, Le Pen a affaibli le potentiel de droite, permettant l’alternance (en cas de Présidentielle ou d’élection législative) jusqu’en 2007. Le problème du PS est donc le suivant : comment redevenir concurrentiel face à la droite en potentiel électoral.
        Ce qui semble se dessiner avec Delanoë est très risqué, car miser sur le report de « la gauche de la gauche » après s’être affirmé contre elle n’est pas certain. Par ailleurs, miser sur un affaiblissement du potentiel Bayrou est aussi très risqué. Car s’il y a une chose qui est sûre, c’est que Bayrou sera candidat en 2012 !
        Donc voila, à force de fermer toutes les portes il est possible de se retrouver dans une impasse.

         
        • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
          • Posté à 12h04 le 22/05/2008
          • Internaute 22426
            ....

          oui mais il faut que le PS nevoie a l’opinion un signal fort, un signal montrant quil se dote dun chef, duneligne assumée, bref dun leader charismatique. Rompre avec Epinay est une tres bonne chose. Mitterrand a plongé la gauche ds la merde pdt un paquet d’année pour arriver au pouvoir...Il a tué un Rocard qui aurait pu faire de bonnes choses... Bref il faut un grand leader. Et miser sur le repport de l’extreme gauche en 2012 me parait bon car contre Sarko, avec le souvenir de 2002 et de 2007 je parie sur un bon report. De plus delanoe ou Royal sil sont chef incontestés du parti, auront bcp moins de mal quen 2007 a plaire aux électeurs indécis oscillan entre centre gauche et droite. Si le programme économique fait mouche et n’est pas une synthese des coureants (fabius avait imposé le smic a 1500 je crois, avec a coté, une critique des 35h, BRAVO LA LISIBILITÉ ! ! ! !), cette stratégie me parait meme tres bonne. Bien meilleure que celle de retourner bien a gauche, suciter espoir, arriver aux désillusions, et recommencer un nouveau 1981 ! ! !

        1 autres commentaires
    • Unstern
      Unstern répond à JM Leforestier
      • Posté à 12h07 le 22/05/2008
      • Internaute 26295

      @ JM Leforestier

      Suis plutôt d’accord avec votre analyse. Cela dit, une scission du PS me semble à tout prendre moins grave que l’hibernation actuelle de ce parti, sous la houlette de l’impayable Hollande. Nous verrons bien, dans quelques mois, s’il s’agissait simplement d’un profond sommeil ou bien d’un coma dépassé.

      Quant à l’héritage de Mitterrand, je ne crois vraiment pas que l’on doive en faire une religion. Grâce à son génie de la manœuvre, des alliances purement tactiques et des compromis passagers, Mitterrand a su à Epinay repeindre d’une seule couleur un parti qui restait en fait profondément divisé et ne s’entendait au fond vraiment que sur une seule chose : la volonté de revenir aux affaires.

      Résultat des courses : en 1981, on a assisté à une surenchère insensée (Rappelez-vous la phrase d’André Laignel à la droite : « Vous avez politiquement tort parce que vous êtes minoritaires ». Il se prenait pour Robespierre en 1793, ou pour Lénine en 1917 ?). Ruineuses nationalisations à 100 % (quand une prise de contrôle à 55 % aurait suffi), mesures démagogiques, etc. Le dénouement était inévitable : à partir de 1983 et du « tournant de la rigueur », la gauche a fait la politique de la droite « modérée », dopant la Bourse, donnant le coup d’envoi à 25 ans de spéculation immobilière, et se mettant à plat ventre devant l’argent roi.

      Mitterrand s’en foutait, au fond : son unique objectif était de rester au pouvoir, lui et son cancer. Personnellement, j’ai toujours regretté que Rocard n’ait pas été élu à sa place. On aurait quand même eu les principales réformes du mitterrandisme (abolition de la peine de mort, prix unique du livre, etc.), moins le ballet immonde des courtisans, et avec en plus un véritable effort de gestion et d’adaptation de l’économie (de marché) aux priorités sociales.

      L’héritage de Mitterrand, on s’en fout un peu. Celui de Mendès-France me paraît autrement important. Espérons qu’elle est là, la ligne politique de Delanoë…

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