Suppression des postes d'enseignant : tout est prévu

Publié le 30/06/2007 à 00h21

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  • stefan.agemian
    • Posté à 06h52 le 30/06/2007
    • Internaute 11105

    Tant que nous aurrons cette espris individuel,« chacun sa merde“ils licenciront par
    charretons au nom de la rentabilitée et du profit.UN trimeur quelques-soit son job et un ouvrier,un serf des temps modernes et il est seul.Car il n’y a plus de solidariter ; on nous a divisez. Des gogos que nous sommes , des serfs des temps modernes ont votez pour les riches ...

  • Anonyme

    Je suis enseignante, et je ne suis pas contre une autre répartition de certains postes de fonctionnaires en général, mais je vois mal comment dans certains domaines , on va pouvoir supprimer des postes : dans la santé, dans l’éducation...
    Prenons, l’Education Nationale, avec le nombre de baby boomers qui vont continuer à partir à la retraite dans les prochaines années, s’ils ne sont pas remplacés, alors les effectifs dans les classes vont flamber. Ce qui n’est pas toujours facile à 24/25 enfants par classe (car les enfants ont changé depuis le siècle dernier, ce n’est rien de le dire), sera carrément impossible à 35/40 !
    Tous les enfants seront touchés ceux des électeurs de Sarkosy, comme les autres. Les enseignants seront moins motivés, et l’ascenseur social, comme ils disent, risque de bloquer pour un bout de temps.
    Quand on sait que le personnel de maison de l’Elysée a doublé pour les 5 ans à venir, on voit que les restrictions dans le personnel de la Fonction Publique ne concernent pas tout le monde.

    • Anonyme

      comment faisaient vos collègues dans les années 50/60 ?

      J’étais dans des classes où nous étions 40, et croyez moi le prof tenait son rôle.
      Alors autre mentalité ou simplement éducation nationale devenue corporatiste et politique ?

      • Anonyme

        « Comment faisaient vos collègues dans les années 50/60 ? J’étais dans des classes où nous étions 40, et croyez moi le prof tenait son rôle. »

        Dans les année 50/60 oui.....mais
        le profil des élèves a, évolué...
        De plus en plus de parents font désormais, pour un oui ou pour un non de l’ingérence, contestent les décisions, dénigrent les profs... ce qui met à mal l’autorité...

        Il ne faut donc pas comparer l’incomparable.

         
        • Anonyme

          « le profil des élèves a évolué... »

          bien sûr, mais celui des professeurs n’a-t-il pas lui aussi subi des transformtions ? Pas forcément de leur fait, mais, résultat des programmes de formation, manière d’aborder la profession...

          • Anonyme

            en effet, il y a eu certaines transformations... aujourd’hui les professeurs ne font plus subir les tortures qui consistaient à taper sur les doigts des élèves pour se faire respecter ! ! les professeurs sont actuellement face à des élèves qui ne respectent plus l’autorité des adultes, et malheureusement bien souvent à cause de l’image déplorable de l’enseignement que leurs parents vehiculent au sein du foyer... je pense que l’éducation des parents est bien plus a remettre en question que la formation des enseignants.

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        La différence, c’est que les années 1950-1960 étaient AVANT la massification de l’enseignement, c’est-à-dire que la composition sociologique des classes était totalement différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Il était donc possible de tenir une classe à 40. J’ai moi-même été élève dans une prépa à plus de 40, et ça ne posait aucun problème, car les élèves étaient déjà « triés », ce qui n’est pas le cas de la population des collèges et lycées publics aujourd’hui. En ZEP, sur 35 élèves, on a 30 cas sociaux... bref, c’est ingérable, même pour un professeur très consciencieux, motivé, énergique et qui n’a pas l’oeil rivé sur la montre.
        C’est un peu facile de tout rejeter sur le corporatisme des profs (que je dénonce, comme vous, car j’ai aussi à en souffrir n’étant pas syndiquée ni habituée des grèves et n’ayant pas voté à l’extrême-gauche aux dernières élections...) : il n’est pas le fait de L’ENSEMBLE des profs mais de la fraction qu’on entend le plus, celle de nos syndicats prétendument « représentatifs ».
        Le fait est que les conditions d’enseignement ont changé ces 50 dernières années, et qu’on ne demandait pas alors à l’école de résoudre tous les maux de la société et de faire le travail éducatif des parents, en plus d’apprendre à lire écrire et compter aux élèves. Il faut replacer ce débat dans son contexte historique...

         
        • Anonyme

          Merci de cette réponse très pondérée et objective.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        C’était mieux avant, c’est cela...
        Je ne connais pas l’école des années 50/60 car je n’étais pas né et je ne me permettrais pas de juger.

        Etes vous retourné dans une classe depuis cette date pour voir les évolutions ?

        Les contenus ont changé, les élèves ont changé, les meurs ont changé...

        A votre époque, les profs étaient respectés, avaient un haut niveau social.

        Aujourd’hui, on n’arrête pas de nous taper dessus, de nous dévaloriser (pas que sur les salaires : un prof après 6 ans de carrières touche 1600€/mois). Votre réaction en est la preuve : vous jugez parce que vous avez une vision du métier par vos yeux d’ancien élève mais que connaissez vous vraiment du métier d’aujourd’hui.

        Je ne connais pas votre profession mais j’évite de juger quand je ne connais pas ou alors je me renseigne...

         
        • Anonyme

          Je n’ai pas dit « c’était mieux avant », je posais une question simple appelant une réponse simple.

          Je suis retourné dans des classes, non comme prof mais comme intervenant extérieur pour parler de mon travail.
          Il est vrai que c’était dans le privé, où j’ai eu la chance de pouvoir inscrire mon fils de la 6e à la terminale. L’aspect confessionnel (je suis résolument athée, mon fils également) n’a posé aucune difficulté
          L’ambiance y était studieuse, les enfants, suivis, et les parents informés ’en temps réel’ si besoin était. C’est cet aspect là qui avant tout a guidé mon choix.

        • Anonyme

          Je peux en parler en connaissance de cause car j’ ai été prof de 1965 à 2000 et, sans avoir connu d’ établissement particulièrement pénible, je peux dire que mes 36 élèves de seconde de 1968 n’ avaient rien à voir avec mes 34 de 1999 ! Et entre temps les ministres nous répétaient que le nombre des élèves par classe allait « mathématiquement » baisser.
          En 1965, on pouvait faire cours avec quelques problèmes classiques de discipline que le prof pouvait régler par lui-même.Sur mes 36 élèves, il yen avait 3 ou 4 à surveiller du coin de l’oeil. En 99, j’ avais plus de « bouteille » et j’ aurais pu m’ en tirer plus facilement . Eh bien non ! L’ essentiel du cours se passait à régler des problèmes de discipline, dont l’origine de certains nous échappaient totalement, et, accessoirement, on pouvait faire un peu d’ enseignement.Sur 34 élèves, il y en avait 7 ou 8 qui avaient envie de faire un travail scolaire , autant qui cherchaient à empêcher les autres de travailler, et le reste qui avait besoin d’ être pris en charge individuellmenet pour progresser. Physiquement, cela n’ avait rien à voir. La tension n’ est pas du tout la même, la fatigue non plus.Et il faudra recourir aux heures sup. pour boucher les trous : travailler plus pour gagner plus, bien sûr ! Je plains les collègues des retraités qu’on ne remplacera pas

          • jose11
            • Posté à 05h13 le 03/07/2007
            • Internaute 4765

            Pour éviter le bordel dans les classes
            1 de la discipline
            2 de la sélection
            j’ai mon fils dans une école privée ou règne la discipline et si un élève ne fait pas l’affaire convocation des parents et si cela ne s’arrange pas la porte.
            j’ai pu voir vendredi la différence lors de la fête d’une école publique (soit disant bien... ou j’étais invité) les enfants faisait tout et n’importe quoi dans la cour sans qu’aucune maitresse n’intervienne. Continuons ainsi et nous verrons les chinois faire l’aumone à nos enfants.

            • Anonyme répond à jose11

              C’est ce que l’on appelle la selection par le fric .Et bientot vous serez satisfait car l’education nationale qui vous a appris ce que vous savez, va etre privatisee.Attention les secousses ! ! ! ! ! ! !

            • Anonyme répond à jose11

              C’est plus facile de faire de la discipline quand les élèves sont déjà sélectionnés et les classes relativement homogènes : on se retrouve dans la configuration de classe des années 1950-60 évoquée plus haut. Les écoles publiques DOIVENT accueillir TOUS les élèves sans exception, même s’ils ont les pires difficultés d’apprentissage, de comportement ou sociales, et n’ont aucune envie d’apprendre. Il faut non seulement les accueillir mais les garder, et tâcher de les faire progresser ! Dans le public, cela ne « s’arrange pas par la porte ». Un gamin qui a insulté ses profs, mis le feu aux poubelles, menacé ses camarades (je ne parle même pas de mauvaises notes...) reste dans l’établissement. Au pire, il est exclu de l’école mais c’est son établissement d’origine qui doit lui trouver un autre établissement d’accueil ! On n’a pas le droit de s’en débarasser, tout simplement. Dans ces conditions, c’est sûr que c’est un peu plus difficile de « faire régner la discipline » que dans l’école privée sus-mentionnée. Quant aux professeurs du public qui essayent d’imposer des règles un peu strictes dans leurs classes, ils ont souvent des ennuis avec certains parents ou risquent d’être désavoués par leur hiérarchie en raison de leur « rigidité » : je parle en connaissance de cause...

              Pour finir avec un petit sourire, sans être laxiste, ce n’est effectivement pas le jour d’une FETE d’école qu’on a envie de faire de la discipline, même quand on est un professeur rigoureux. ’Faut savoir se détendre aussi de temps en temps !

            • Anonyme répond à jose11

              La politique des établissements privés d’éducation fameux, généralement, consiste à se débarrasser de tous les élèves qui risquent de faire baisser les statistiques de réussite aux examens, et de ceux qui sont perturbateurs, ce qui va généralement ensemble, pour les « refiler » au public, où il y a obligation de scolarisation( on avertit d’entrée les parents de ce risque) : est-ce là une loyale compétition, est-ce là la vocation d’établissements d’enseignement ? Vos déductions ne sont-elles pas bassement utilitaires et individualistes, ce qui n’est pas du tout rare de nos jours ? Et celui dont la famille ne peut payer si peu que ce soit les études ? D’autre part, pour ce qui est de la qualité de ces établissements, il sont remplis de tous les enseignants qui n’ont pu obtenir les concours du public et qui se sont rabattus sur ceux-ci.

        • Anonyme

          Je peux en parler en connaissance de cause car j’ ai été prof de 1965 à 2000 et, sans avoir connu d’ établissement particulièrement pénible, je peux dire que mes 36 élèves de seconde de 1968 n’ avaient rien à voir avec mes 34 de 1999 ! Et entre temps les ministres nous répétaient que le nombre des élèves par classe allait « mathématiquement » baisser.
          En 1965, on pouvait faire cours avec quelques problèmes classiques de discipline que le prof pouvait régler par lui-même.Sur mes 36 élèves, il yen avait 3 ou 4 à surveiller du coin de l’oeil. En 99, j’ avais plus de « bouteille » et j’ aurais pu m’ en tirer plus facilement . Eh bien non ! L’ essentiel du cours se passait à régler des problèmes de discipline, dont l’origine de certains nous échappaient totalement, et, accessoirement, on pouvait faire un peu d’ enseignement.Sur 34 élèves, il y en avait 7 ou 8 qui avaient envie de faire un travail scolaire , autant qui cherchaient à empêcher les autres de travailler, et le reste qui avait besoin d’ être pris en charge individuellmenet pour progresser. Physiquement, cela n’ avait rien à voir. La tension n’ est pas du tout la même, la fatigue non plus.Et il faudra recourir aux heures sup. pour boucher les trous : travailler plus pour gagner plus, bien sûr ! Je plains les collègues des retraités qu’on ne remplacera pas

        • Anonyme

          Super ! On peut déjà supprimer les profs d’histoire qui se permettent de juger des périodes antérieures à leur naissance... Les profs de français qui s’expriment sur Molière... Les profs de maths qui citent Euclide...

        8 autres commentaires
      • PYSTACHE
        • Posté à 13h53 le 30/06/2007
        • Internaute 11616

        Des coups de règles sur les doits, c’tait permis, aujourd’hui, ils déposent une plainte, s’ils ne nous donnent pas une baffe avant ! Aujourd’hui pour « tenir son rôle » il faut être psychologue, éducateur spécialisé, c’est mieux pour les charmantes têtes blondes, c’est moins thraumatisant, mais ça demande de la disponibilité voyez-vous ?

      • Anonyme

        Et dans les années 50/60 il y avai-t-il autant de population dans ce pays et crois tu que la jeunesse soit partante pour une bonne pipe ou un branlette au curé s’il y a des mauvaises note ? ? ? Parce qu’il s’agit bien de sa volonté de redonner le pouvoir au curés et leurs perverses idées, on est en 2007 et les choses ont bien évolué et c’est en très grande partie grâce au travail social réalisé par les prof et le social en général ! ! !
        Le problème n’est pas là ! ! !

         
        • Mouette
          • Posté à 19h44 le 03/07/2007
          • Internaute 11918

          Qu’est-ce que la pédophilie d’une part, et les curés d’autre part, viennent faire dans ce débat ? ! !
          Quant à l’assimilation systématique des curés et de la perversité, on est en pleine caricature !
          Si l’on veut que les enseignants ne soient plus l’objet de caricatures et de dénigrement systématiques, il faudrait commencer par faire soi-même preuve d’un peu plus d’objectivité et d’un peu moins de sectarisme.
          Si le débat tourne à l’échange d’insultes ou aux attaques diffamatoires, il n’a plus aucun intérêt...

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Ne comparez pas les générations des années 50-60 et les enfants-rois d’aujourd’hui ! ! ! Les enseignants qui partent aujourd’hui à la retraite ont bien vu les changements qui s’opèrent dans leurs classes... Quant au mythe « tenir son rôle », essayez donc vous même, face à des enfants qui n’ont aucune expérience de l’autorité à la maison...

      • mathieu-s
        • Posté à 17h39 le 02/07/2007
        • Internaute 11805

        Puisque vous savez comment faisaient les collègues de l’internaute que vous interpelez dans les années 50/60 et que vous pensez que « le prof » y tenait son rôle, pourquoi ne pas nous en dire plus ?
        Cela pourrait être utile à tout le monde.
        Avez vous connaissance des résultats des premiers et seconds degrés à cette époque ?
        Vous souvenez-vous que beaucoup d’élèves ne rentraient même pas en 6°, et qu’ensuite pour beaucoup d’autres le BEPC était un obstacle insurmontable ?
        Qu’on les retrouvait, au moment d’entre à l’armée (pour les garçons) illéttrés et inéduqués...
        Pour les filles, n’en parlons pas... Qui se souciait qu’elles accèdent si peu à l’éducation à l’époque ?
        Combien d’élèves arrivaient-ils au niveau supérieur ?
        La fonction d’un « prof » est-elle de « tenir son rôle » ou d’obtenir, avec ses collègues de bons résultats pédagogiques et éducatifs ?
        Que pensez-vous de l’immense travail fait depuis ces années-là sur les qualifications et les formations, notamment dans les lycées professionnels et les lycées techniques ? De l’évolution des BTS et des IUT ?
        Vous faites état du confort et du consensu dans lequel cvous avez vécu votre propre scolarité... Mais vous étiez trop jeune à l’époque pour prendre conscience qu’on était très, très loin, à l’époque de vous confronter à tout le monde.

        Enfin, savez-vous qu’à l’époque dont vous parlez, la politisation et la syndicalisation des enseignants étaient beaucoup plus marquées et homogène qu’aujourd’hui ?

        Contrairement à ce que vous semblez croire, il n’est pas du tout démontré qu’aujourd’hui ce qu’il est convenu d’appeler « la gauche » soit majoritaire chez les enseignants.

        C’est peut-être d’ailleurs aussi là le problème : trop d’enseignants qui n’ont plus conscience de la signification politique de leur métier...

        Continuez à réfléchir... vous n’avez fait que commencer.

      • Anonyme

        Oui oui avant c’était mieux etc.

        C’est vrai d’ailleurs les profs sont moins bons qu’avant... mais... faut dire... vu l’école qu’ils ont fréquentée... moins mauvaise que celle d’aujourd’hui, elle-même meilleure que celle de demain...

        Enfin...la solution est TRES PROBABLEMENT de supprimer des postes, oui, certainement, c’est vrai je n’y aurais pas pensé mais ce doit être la solution.

    • Anonyme

      Avec un début de carrière à 1.2smig net pour les profs certifiés (bac +5 plus concours difficile), il devient impératif de revaloriser les salaires des enseignants, c’est trés simple il suffit de diminuer leur nombre de 15% par exemple, de les faire travailler 15% de plus et on pourra les augmenter de 30%, si les choses sont présentées comme ça je crois que les enseignants seront d’accord, mais travailler plus pour encore de faire baiser en douceur, ça non ! ! , je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’augmenter le nombre d’élèves par classe, d’ailleurs il faut cesser de scolariser des élèves anaphabétes en lycée, il faut diminuer le nombre faramineux des options, supprimer les langues rares, revaloriser le travail manuel, le sport, faire le ménage dans les programmes démentiels, et l’apprentissage doit prendre le relais pour ceux qui inaptes au travail intellectuel, il est inutile d’avoir 1.5 millions d’étudiants et un taux d’échec de 50% au DEUG alors que l’on manque de plombiers, de maçons, de peintres..., la sélection s’impose en 6eme, en seconde, au niveau Bac...Mais qui aura le courage ?
      Sarko, peut être, mais c’est plutôt mal barré...

  • chomsky
    • Posté à 08h09 le 30/06/2007
    • Internaute 10840

    La suppression des postes dans l’éducation doit être resituée dans son cadre réel, et non pas dans celui d’une péripétie politique. Il s’agit en effet d’une démarche politique extrêmement précise et élaborée visant à aboutir à faire de l’éducation un marché comme un autre dans le cadre plus large de l’AGCS. D’ailleurs vous aurez probablement remarqué que le scénario de la casse générale du service public est toujours le même :
    1ere phase : on tire à boulets rouges sur ces » fonctionnaires bien payés à ne rien faire » et ça marche
    -2ème phase : sous prétexte d’améliorer la productivité du systéme, on le prive des moyens de remplir sa mission et on le désorganise.
    -3ème phase : on en remet une petite couche sur « ces feignasses de fonctionnaires archaïques qui ne veulent pas se réformer ».
    - 4ème phase : le fruit est mûr et on peut privatiser.
    Tout cela a été parfaitement théorisé et appliqué en Angleterre avec Thatcher et continué avec Blair avant d’être généralisé en Europe.
    Alors, il est urgent que la gauche, la vraie, pas celle qui s’est prêtée à cette manipulation, se réveille et lutte avec les bonnes armes et , tout d’abord, démonte systématiquement le discours, le langage pervers qui conduit à la catastrophe que nous voyons se profiler de plus en plus précisément. Par exemple, un opposant ne devrait jamais laisser un journaleux ou un politique employer certains termes sans les pointer, les expliciter et dire en quoi il les récuse. Ainsi, le terme de modernité, devenu, par le zèle assidu des larbins néo-libéraux, prétexte à démolir tout ce qui viendrait du « passé » (la sécurité sociale , les services publics, l’école publique...etc). De même pour les mots réforme,équité, retour sur investissement, demandeur d’emploi, état providence, assistanat ,etc..modifiant en profondeur nos représentations d’une réalité pourtant elle bien réelle : démolition à tous les étages.

    • Anonyme répond à chomsky

      Trou de mémoire : c’est quoi l’AGCS ?

      A part ça, totalement d’accord. En ajoutant que la « modernité » d’aujourd’hui n’est jamais que la ringardise du lendemain et que seuls comptent le progrès (en particulier moral et social) et l’efficacité. Ce qui n’est pas nécessairement la caractéristique du privé, tout le monde s’en rend compte chaque jour : pannes, mauvaise organisation, mauvaise volonté, prix excessifs, j’en passe et de plus tristes…

      • babayaga
        babayaga
        musique du monde
        • Posté à 09h55 le 30/06/2007
        • Internaute 7147
          musique du monde

        petite page AGCS sur wikipedia :

        Lien

        il s’agit de privatiser tous les services (publiques) entre autres pour les ouvrir à la concurrence -> la poste, edf, gdf, l’école et même les services de santé. La mondialisation est en marche, les actionnaires sont heureux. Que le bas peuple trinque, quelle importance du moment qu’il y a du fric à faire sur leur dos !

        Les fonctionnaires ne défendent pas seulement leur salaire et leur boulot, mais aussi l’accès du plus grand monde aux services. Alors, quand des fonctionnaires font grève, il vaut mieux les soutenir et j’apporte tout mon soutien aux enseignants et personnels de l’éducation nationale pour tout mouvement qu’ils initieront dans le cadre du maintien d’une éducation de qualité.

    • Anonyme répond à chomsky

      hélas je suis d’accord avec toi... et en plus ils divisent le corps enseignant en faisant les réformes sur une frange de profs bien particulière pas au même moment Séparation entre le professionnel et le général , le primaire et le secondaire ! !
      et les profs ne sont pas assez solidaires entre eux ....
      Et lors des députations de 2002 beaucoup de députés déjà venaient de la société civiles souvent des gestionnaires ! ! !
      J’ai un frère (député) qui vient de là qui quand il arrivait dans une entreprise, diminuait les effectifs par 2 et qui m’a dit que toutes les réformes qui allaient dans ce sens passeraient in finé ! !
      Je crains le pire ! ! !
      Gargamelle

      • Anonyme

        PS : il m’avait parlé de 50 000 postes à l’éducation nationale
        10 000 postes par an pendant 5 ans ça fait le compte
        j’ai essayé de le dire mais on ne m’a pas écouté.... et ceci en 2006 ! !
        j’ai peur ... j’ai très peur ... pour le service public
        Et il y a des profs qui ont voté sarkosy ! ! !
        Gargamelle

         
        • Anonyme

          Je suis prof , j’ai voté Sarko car j’en ai marre de me la faire mettre bien profond et en douceur par des camarades députés socialistes qui n’ont strictement rien fait pour les salaires des enseignants, grâce à Jospin notre pouvoir d’achat à été bloqué pendant cinq ans, maintenant un prof certifié démarre à un 1.2smig net, que risque -t-on, plus rien on a atteint le fond de la piscine, savez vous qu’un jeune ingénieur démarre maintenant avec un salaire supérieur à celui d’un agrégé en fin de carrière (2800 euros net par mois sans 13 ème ni 14eme mois ).Alors la messe est dite on ne risque plus rien, on nous privatise, trés bien vous irez trouver un Bac +6 travaillant dans l’industrie qui viendra bosser à ce prix ? Alors pourquoi pas Sarko et je souhaite qu’il fasse imploser le système....

          Le métier de prof (80%de femmes) est devenu un salaire d’appoint pour bourgeoise mariée a un toubib et souhaitant éléver tranquillement ses enfants..Impossible de vivre à Paris avec un tel salaire...

          • Anonyme

            Je suis également prof , je viens de l’industrie et mon fils est un jeune ingénieur diplomé d’une grande école affiliée à polytechnique Grenoble .Il travaille pour une grande firme finlandaise à l’étranger , il a obtenu le poste après sélection auprès de 40 ingénieurs .Il gagne 2500 euros brut par mois pour 50 heures de boulot par semaine , 4 semaines de congé payé et pas de 35 heures et sans 13 , 14 ième etc mois. Alors , alors assez de conneries sur la paye des jeunes ingénieurs Pourquoi alors sont-ils si nombreux à se présenter aux concours PLP , CAPES ,AGREGATION
            Quand on veut gagner de la « TUNE “ prof , ingénieurs , recherche : ce n’est pas le bon choix , travaillez plutôt dans l’immobilier , la finance ou faites le clown chez Ruquier à 2000 euros la pige d’une heure

        2 autres commentaires
    • mathieu-s
      mathieu-s répond à chomsky
      • Posté à 19h31 le 02/07/2007
      • Internaute 11805

      C’est un peu dommage d’utiliser le nom de Chomsky comme pseudonyme...
      Cà m’a gêne dans la lecture d’un certain nombre de réponse.
      Chomsky existe, laissez le s’exprimer par lui-même.

    • mathieu-s
      mathieu-s répond à chomsky
      • Posté à 21h40 le 05/07/2007
      • Internaute 11805

      Ce commentaire est assez juste. Mais il faut aussi dire pourquoi il faut que les enseignants restent au moins aussi nombreux.
      La principale raison est que, puisque l’Education Nationale prend désormais en charge tous les jeunes dans le cadre de l’obligation scolaire et ensuite bien au-delà, il s’agit d’une mission beaucoup plus vaste que par le passé, qui donc nécessite au moins autant de monde.

      Il faut aussi dire que ce sont les mêmes gens qui veulent réduire les postes d’enseignants dans le public et qui mettent leurs malheureux enfants dans les boîtes privés parce que là il y a plus d’encadrement.
      Cherchez l’erreur....

  • Anonyme

    N’oublions pas que les fonctionnaires, ceux de l’éducation nationale en particulier, forment le gros des troupes du PS.
    Ces mesures font donc mouche.

    • mathieu-s
      • Posté à 17h53 le 02/07/2007
      • Internaute 11805

      Vous vous trompez. Les socialistes ne sont plus majoritaires chez les enseignants.En comptant toute la gauche d’un coté, toute la droite de l’autre, ça doit faire du 50/50.

  • oursino
    • Posté à 09h26 le 30/06/2007
    • Internaute 8988

    Bien vu !
    Et ++++ avec Chomsky. D’autres exemples : EDF, DDE... aujourd’hui le service n’existe plus, tout devient commerce.
    Les entreprises et les petites collectivités rencontrent de plus en plus de difficultés vis à vis de se démentellement qui supprime des services professionnels et de qualités et qui rend tout acte compliqué et plus cher. Mais c’est pas bien grave tout ça... vive la libre concurrence, le libre choix ! Quel choix ? ! ? : -(((

    Il ya aurait tant à dire...

  • patroc
    • Posté à 09h48 le 30/06/2007
    • Internaute 10914

    Et s’il manque du monde, on prendra des RMIstes ! ...

  • Anonyme

    tout à fait d’accord avec l’analyse de Chomsky et les autres commentaires, mais au delà de l’observation, de l’analyse et de l’anxiété qui en découle, qu’est-il possible de FAIRE ? Conscients mais IMPUISSANTS face à l’avenir que l’on nous prépare. Cette impuissance est particulièrement insupportable.

    • Jo73
      • Posté à 10h51 le 01/07/2007
      • Internaute 11622

      Et ton bulletin de vote ? A quoi il te sert ? ?

  • Anonyme

    Donc si j’ai bien compris l’avenir pour nos enfants c’est :
    - Un service de moins bonne qualité à prix excessifs
    - Des facultés réservées aux élites, j’entend par là les élites financières qui vont pouvoir payer frais d’inscriptions + appartement + vie étudiante (pour que les richesses restent entre les mains de ces-dites élites)
    - Une augmentation des inégalités avec la suppression de la carte scolaire, car même si vous me dites qu’elle était souvent esquivée, cela va devenir systèmatique.... qui ? possèdant de bons moyens financiers, va envoyer son enfant à bogota-sur-seine plutôt qu’au lycée jeannet delathune ?
    A bon entendeur, salute.

  • bedouet
    • Posté à 13h57 le 30/06/2007
    • Internaute 11598

    Pendant ma scolarité je me suis balladé entre la 39éme et la 44éme place même une fois 48éme en anglais.
    Est-ce qu’à 25 eleves par classe celà aurait changé quelques choses ? oui pour le classement mais pour le reste je ne pense pas.
    Je n’étais vraiment pas doué pour étudier ! ! !
    Le comble dans ma vie professionnel j’ai été amené à frequenter beaucoup d’Enseignants
    Alors, comment vous dire sans que cela soit resenti comme une agression contre le monde enseignant ?
    Il existe une grande difference entre « connaissance et intelligence » et il est vrai j’ ai rencontré beaucoup de profs fort brillants, mais je me demande si les affligeants ne dominent pas.
    vous avez pour mission d’eveiller nos jeunes au monde de demain.Beau Metier.
    Alors sortez de votre conservatisme et arretez de passer votre temps à pleurnicher pour n’importe quoi.
    Aller voir vos collegues en europe et vous constaterai que nous sommes le pays qui depensons le plus pour le primaire et le secondaire, mais apres tout pourquoi pas si c’était pour un meilleur resultat.Helas non nous fabriquons toujours autant d’illetrés.
    Admettez que le chef d’établissemnt est le droit de choisir son équipe, mais aussi un droit disciplinaire.
    Si vous etes bon, vous n’avez rien à craindre et si vous etes mauvais vous n’avez pas votre place ici.
    Arretez de bloquer toute reforme depuis 30 ans et de penser à avoir la peau du ministre en mettant, avec lacheté, les enfants en bouclier Humain dans toute vos greves.

  • Anonyme

    Arrêtons de regarder en arrière : nos enfants ne ressemblent plus à ceux des années 50 60 ! ! internet,ds, wifi, évolution des moeurs, éducation sexuelle,infos,...il y a tant à énumérer ! !
    ce qu’il faut c’est l’excellence pour les générations futures ! pour nos , pour vos enfants ! ! ou petits enfants !
    même le privé est concerné ? ou juste l’école publique ?
    et ce n’est pas en réduisant le nombre d’enseignants que le gouvernement s’engagera sur la bonne route !
    L’égalité débute à l’école.La fraternité aussi.
    Une maman.

  • Anonyme

    Cher(e) bedouet
    Etant enseignant je suis assez peu surpris par vos commentaires. Vous semblez juger des personnes dont vous ne connaissez pas le travail. Il est vrai qu’un enseignant entre dans l’éducation nationale grâce à ses connaissances et non ces capacités d’enseignement car les concours sont basés sur les savoirs et non sur la pédagogie. L’année de stage qui suit ne m’a personnellement appris que peu de choses du point de vue pédagogique et il semble que je ne sois pas le seul dans ce cas. Alors oui la formation des enseignants est à revoir. Mais nous critiquer en considérant que nous ne les ouvrons pas au monde et que nous en sommes responsables me dérange profondément. Nous ne faisons pas les programmes surchargés et parfois idiots que nous devons apprendre à nos élèves. Consultez le programme d’économie de la série ES et vous verrez un programme pro libéral qui n’ouvre sur aucune autre forme d’économie bonne ou mauvaise soit elle. Ce n’est pas la faute de l’enseignant s’il en est ainsi. On ne demande plus aux élèves de réfléchir, on leur demande de régurgiter ce qu’ils ont appris, cela suffit pour avoir son brevet ou même son bac.
    De plus la plupart des enseignants en grève ne se servent pas des enfants comme bouclier humain. Je ne suis pas content de me mettre en grève sachant que je ne fais pas cours et ce n’est pas parce que je perd une journée de salaire. Arrêtez aussi votre conservatisme dans vos idées vis à vis des enseignants.

  • Anonyme

    Il est vrai que de nombreux enseignants manquent de pédagogie, mais ce n’est pas le cas pour tous, je suis d’une génération assez jeune et les classes de 30/35 ne m’ont jamais vraiment dérangé. Il faut galement prendre en compte le fait que je n’étais pas en banlieu parisienne ou en quartier difficile, ceci explique peut être cela. Je pense que cracher sur les professeurs grèvistes montre un certain manque d’ouverture. Vous (bedouet) parliez de l’europe, j’ai de nombreux amis anglais de 19 à 33 ans qui n’ont jamais pu allez à l’université du fait des frais d’inscription exhorbitants et qui cumulent 2 emplois depuis qu’ils ont 16 ans, je vous assure que leur jeunesse n’a pas été rose... est-ce cela que l’on veut en france ? Encore une autre question puisque bedouet parlais du rôle disciplinaire et de virer les « mauvais », comment qualifie t’on un prof de « bon » ? ? j’aimerai connaitre les critères qui, selon vous, permettrai de definir le niveau d’un professeur. Les résultats ? le calme dans la classe ? le fait que Kevin n’ai pas encore transpercé l’oeuil de son petit camarade cette semaine ? tout ceci est simplement illogique car vous voudriez quantifier de l’abstrait... Je vois juste une france de plus en plus libérale avec des gens qui ne voit que la réussite sans penser aux acquis sociaux, même si je suis d’accord pour plus de souplesse, mais de là à tout changer, il y à des limites.

  • Anonyme

    billet emanant du site « forum capes »

    à transmetre

    Ce billet d’humeur ne se limite pas à la simple supression de poste et concerne la politique éducative du gouvernement
    Je ne suis pas l’auteur de cette missive (NDLR). Libre à chacun de donner son point de vue. Razz

    Sarkozy ennemi des savoirs

    Suivant les directives de Sarkozy, un ministre de l’Education nationale vient d’annoncer tranquillement que 10 000 postes d’enseignants vont être supprimés à la rentrée. Pire encore, le titulaire du poste en est manifestement très satisfait ! Le signal est clair : il y a une volonté de mettre un coup d’arrêt au développement de la scolarisation dans notre pays. C’est le savoir et l’intelligence qui sont désormais directement visés par les tenants du libéralisme économique débridé.
    Sa collègue est chargée en plein été d’orchestrer un bouleversement de l’organisation et du fonctionnement des universités. Les pleins pouvoirs seront dévolus aux futurs régents-présidents des universités totalement déconnectés de la réalité de l’activité d’enseignement et de recherche. Tout cela au nom de l’ « autonomie ».
    Etymologiquement l’ « autonomie » désigne le droit de se gouverner par ses propres lois. En langage sarkozien c’est l’abandon de ce droit et la soumission à des règles fondées sur l’acceptation d’une hiérarchie et d’impératifs extérieurs (pour réfléchir sur ces mots dont on nous paie il faut lire l’abécédaire, Les nouveaux mots du pouvoir, publié chez Aden (2007, 470 pages, 25 euros).
    C’est l’attaque en règle la plus grave jamais engagée en France contre l’université et le savoir. Ces charges témoignent d’une volonté politique de remodeler en profondeur l’université, l’école et au-delà la société entière. C’est l’idée même d’un service public d’éducation de la maternelle à l’université qui est désormais en ligne de mire. C’est l’idée même de la possibilité pour tous de faire des études qui est sapée. Ce sont les modalités de constitution, de mémoire et d’avancées des corpus scientifiques, à l’université et dans les organismes publics de recherche, qui sont remises en cause.
    Le calendrier choisi a pour objectif de passer en force sans tenir compte des personnels, des étudiants, des lycéens et de leurs familles. Sarkozy est aidé par des médias qui se livrent à une propagande éhontée et des pseudo responsables qui minaudent après le changement de deux virgules alors que toute la nocivité du texte « sur l’autonomie des universités » est maintenue voire renforcée. Les scandaleuses déclarations ségolénistes du dirigeant de l’UNEF lui permettront peut-être de devenir ministre chez Sarkozy, mais elles ne reflètent certainement pas le point de vue des étudiants.
    Avec une telle loi la démocratie universitaire sera bafouée et le statut des personnels directement menacé : avec la multiplication des possibilités d’embauche de contractuels de catégorie A, la suppression des commissions de spécialistes et du mouvement national de recrutement des enseignants-chercheurs, le droit de veto du président sur les recrutements, la modulation des services et des primes, les jobs étudiants risquant de remplacer des personnels titulaires, etc.).
    Les enseignants et les jeunes sont traités avec le mépris attendu de quelqu’un de très malin tactiquement, mais ne supportant pas la moindre critique. Le coup de balai récent dans l’audio-visuel public témoigne de l’activisme des barons et des baronnes sarkozystes pressés de complaire à leur gourou.
    Les ennemis du savoir et de la démocratie surestiment peut-être leurs atouts. Il n’est pas certain que la grande masse des salariés, y compris ceux qui ont voté pour Sarkozy, se désintéresse tant de l’école et de l’université, car il en va de l’avenir de leurs enfants. Un front commun en défense de l’école, des savoirs et de la démocratie peut mettre en échec ces funestes projets. A condition de se faire entendre dès maintenant afin de préparer un automne chaud.
    La lecture des textes des sociologues réunis par Jérôme Deauvieau et Jean-Pierre Terrail dans « Les sociologues, l’école et la transmission des savoirs » (La Dispute, 2007, 330 pages, 25 euros) permettra d’éclairer le champ de bataille.
    Dolcino hérétique brûlé vif sur la place de Châlon par les inquisiteurs du CAPES en juin 2005

  • Anonyme

    billet emanant du site « forum capes »

    à transmetre

    Ce billet d’humeur ne se limite pas à la simple supression de poste et concerne la politique éducative du gouvernement
    Je ne suis pas l’auteur de cette missive (NDLR). Libre à chacun de donner son point de vue. Razz

    Sarkozy ennemi des savoirs

    Suivant les directives de Sarkozy, un ministre de l’Education nationale vient d’annoncer tranquillement que 10 000 postes d’enseignants vont être supprimés à la rentrée. Pire encore, le titulaire du poste en est manifestement très satisfait ! Le signal est clair : il y a une volonté de mettre un coup d’arrêt au développement de la scolarisation dans notre pays. C’est le savoir et l’intelligence qui sont désormais directement visés par les tenants du libéralisme économique débridé.
    Sa collègue est chargée en plein été d’orchestrer un bouleversement de l’organisation et du fonctionnement des universités. Les pleins pouvoirs seront dévolus aux futurs régents-présidents des universités totalement déconnectés de la réalité de l’activité d’enseignement et de recherche. Tout cela au nom de l’ « autonomie ».
    Etymologiquement l’ « autonomie » désigne le droit de se gouverner par ses propres lois. En langage sarkozien c’est l’abandon de ce droit et la soumission à des règles fondées sur l’acceptation d’une hiérarchie et d’impératifs extérieurs (pour réfléchir sur ces mots dont on nous paie il faut lire l’abécédaire, Les nouveaux mots du pouvoir, publié chez Aden (2007, 470 pages, 25 euros).
    C’est l’attaque en règle la plus grave jamais engagée en France contre l’université et le savoir. Ces charges témoignent d’une volonté politique de remodeler en profondeur l’université, l’école et au-delà la société entière. C’est l’idée même d’un service public d’éducation de la maternelle à l’université qui est désormais en ligne de mire. C’est l’idée même de la possibilité pour tous de faire des études qui est sapée. Ce sont les modalités de constitution, de mémoire et d’avancées des corpus scientifiques, à l’université et dans les organismes publics de recherche, qui sont remises en cause.
    Le calendrier choisi a pour objectif de passer en force sans tenir compte des personnels, des étudiants, des lycéens et de leurs familles. Sarkozy est aidé par des médias qui se livrent à une propagande éhontée et des pseudo responsables qui minaudent après le changement de deux virgules alors que toute la nocivité du texte « sur l’autonomie des universités » est maintenue voire renforcée. Les scandaleuses déclarations ségolénistes du dirigeant de l’UNEF lui permettront peut-être de devenir ministre chez Sarkozy, mais elles ne reflètent certainement pas le point de vue des étudiants.
    Avec une telle loi la démocratie universitaire sera bafouée et le statut des personnels directement menacé : avec la multiplication des possibilités d’embauche de contractuels de catégorie A, la suppression des commissions de spécialistes et du mouvement national de recrutement des enseignants-chercheurs, le droit de veto du président sur les recrutements, la modulation des services et des primes, les jobs étudiants risquant de remplacer des personnels titulaires, etc.).
    Les enseignants et les jeunes sont traités avec le mépris attendu de quelqu’un de très malin tactiquement, mais ne supportant pas la moindre critique. Le coup de balai récent dans l’audio-visuel public témoigne de l’activisme des barons et des baronnes sarkozystes pressés de complaire à leur gourou.
    Les ennemis du savoir et de la démocratie surestiment peut-être leurs atouts. Il n’est pas certain que la grande masse des salariés, y compris ceux qui ont voté pour Sarkozy, se désintéresse tant de l’école et de l’université, car il en va de l’avenir de leurs enfants. Un front commun en défense de l’école, des savoirs et de la démocratie peut mettre en échec ces funestes projets. A condition de se faire entendre dès maintenant afin de préparer un automne chaud.
    La lecture des textes des sociologues réunis par Jérôme Deauvieau et Jean-Pierre Terrail dans « Les sociologues, l’école et la transmission des savoirs » (La Dispute, 2007, 330 pages, 25 euros) permettra d’éclairer le champ de bataille.

  • harpo59130
    • Posté à 13h04 le 01/07/2007
    • Internaute 6442

    L’horizon se bouche, l’ascenseur social est bloqué !

    Pensons à nos enfants, aux futures générations et luttons contre le libéralisme.

  • Anonyme

    vous m’énervez à reprendre la formule de notre chef vénéré qui n’a pensé qu’à son trésor (public) en la disant car travailler plus pour gagner plus = payer plus d’impots et non être plus riche que l’on soit dans le privé ou le public (euh...........)

  • Anonyme

    moi ce que je comprends pas, c’est pourquoi au lieu de faire la grève vous n’enseignez pas un programme parallèle

    une espèce de cercle de poètes disparus à l’échelle de la france

    tout le monde la veut cette révolution, tout le monde attend que la guillotine retranche des têtes et que le bourgeois baigne dans son sang, mais cela ne se fera plus, nous sommes au 21e siècle !

    alors commencons la nouvelle révolution : déjà au niveau de la culture, les p2pistes ont commencé à attaquer les monopoles, idem en informatique avec les défenseurs du libre, les blogs commencent à libérer l’information et court circuitent les réseaux de propagande classique, au niveau de la médecine et de l’alimentation, les méthodes alternatives sont en plein boom et commencent à sérieusement entamer le monolithe de la médecine d’état ainsi que le monolithe de l’agroindustrie. les cosmétiques s’y mettent aussi

    on peut aussi commencer à replacer la valeur du troc et du service rendu au centre de l’economie et ainsi abandonner progressivement le principe de l’argent roi

    on peut faire la fête entre amis et voisins au lieu d’aller a eurodisney

    on peut aller chercher ses fruits et légumes chez le maraîchers et payer en liquide plutôt que d’aller a auchan et payer des impôts

    on peut enseigner les vrais valeurs a nos enfants et ne pas se préoccuper des programmes bidons

    on peut éteindre la lumière et la télé et regarder les étoiles

    on peut être libre et autonomes au lieu d’êtres esclaves et serviles

  • Anonyme

    Je nous prédis LES TENEBRES pour bientot.
    Progressivement nous y allons avec pour leviers :
    - des écoles multiples pour LE citoyen
    - des syndicats sans aucune GRANDE VISION de ce qu’est INSTRUIRE
    - un recrutement d’enseignants de plus en plus nuls en CULTURE GENERALE
    - une décérébration continue via la TELEVISION
    - une perte des valeurs fondamentales au bénéfice de la CONSOMMATION et de la GABEGIE (on consomme même de l’humain....)

    C’est de ça et de choses là autour dont nous devons prendre conscience : sans vision générale, carte et boussole....nada...nous n’irons que dans les ténèbres...

    Bon courage à tous

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