On est là pour voir

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Loin des fantaisies arlésiennes, le souffle de Dieter Appelt

Publié le 10/07/2007 à 18h12


La tache que laisse le souffle n°2, 3 et 4 (Dieter Appelt).

Vingt-cinq ans après avoir été invité par l’écrivain Michel Tournier, co-fondateur des Rencontres d’Arles, Dieter Appelt revient dans la cité provençale et s’installe au musée Réattu.

Dans ce lieu défiant le Rhône et d’où ce dernier, au passage, se transforme en large fleuve africain, les « ramifications » de l’artiste allemand, né en 1935, ne pouvaient trouver de meilleur havre.

L’exposition est certes austère, elle nous change des nombreuses fantaisies arlésiennes, nous en repose, et nous ramène à l’essentiel du temps photographique.

Nous avons vu, il y a plusieurs années, Appelt, propre sujet de sa création, se couvrir de terre, de cendre ou de vase, comme un rappel de l’origine de l’homme, puis en position fœtale sur des rochers.

Sa main et son visage, surfaces prolifiques d’évènements quotidiens (circulation du sang, incursion du temps), sont deux objets particulièrement explorés et exposés. Les poses peuvent varier de la fraction de seconde à plusieurs heures.

Les tableaux photographiques, en triptyques, ou plus, grandes juxtapositions d’images, sont issus de travaux enjambant les années. Avec « La Peur d’être né et de devoir mourir » , Dieter Appelt n’a pas de calendrier. Justement, cette angoisse semble fléchir avec cette exposition.

D’autres pièces, sculptures, dessins, estompent le caractère de la question, ressort désespéré de l’œuvre. Une objectivité ( » La Lentille dorée » ) se fait jour. Pour le coup, l’échange est plus présent, une proximité s’installe plus vite entre les compositions et les spectateurs, pour se terminer en méditation plus tranquille.

Regardons maintenant trois tableaux – sur les douze, réalisés de 1977 à 2007– de « La Tache que laisse le souffle sur le miroir » . Cet autoportrait en série correspond à la définition de la photographie par Dieter Appelt, déterminante de sa vision : « L’instantané dérobe une vie qu’il ne peut restituer, la pose exprime une vie qu’elle ne peut jamais obtenir. »

Ramifications, exposition de Dieter Appelt - Au musée Réattu, 10, rue du Grand-Prieuré - Tlj. de 10h à 19h jusqu’au 15 septembre - 3€/4€ - Visite gratuite commentée les 11, 18 et 25 juillet à 16h - plan.


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  • pikasso02
    • Posté à 21h57 le 10/07/2007
    • Internaute 10134

    En voyant ces photographies, difficile de ne pas penser à Vincent Van Gogh et Paul Gauguin face à face et dialoguant. Ils n’étaient pas d’accord. Peut-être ce voile, ce brouillard, cette brouille entre eux deux ? Pour nous, tout baigne ! De plus en plus de galeries et de magazines. Pourquoi se plaindre !

  • pikasso02
    • Posté à 22h21 le 10/07/2007
    • Internaute 10134

    Mais où sont les critiques ?

  • pikasso02
    • Posté à 22h27 le 10/07/2007
    • Internaute 10134

    Excusez-moi ! Les critiques d’art ne peuvent plus exister, puisqu’il n’y a plus de critères ! « Tout le monde il est beau ! Tout le monde il est gentil ! »

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