Prise de baecque

Journal de bord culturel d'Antoine de Baecque, historien et critique, passionné de cinéma.

Le cahier cinéma de Libération supprimé : tristesse

Publié le 12/07/2007 à 00h14

C’est un avis de décès qui est aussi un cri d’incompréhension. Tous, du moins beaucoup, nous aimons lire le mercredi et le jeudi Libération. Parce qu’on y trouve un cahier cinéma, puis un cahier livres, une dizaine de pages au centre du journal qu’on sait être un espace de critique mais aussi d’amour, une « défense et illustration » des films et des textes en quelque sorte. Or, il semble désormais que l’abandon du cahier cinéma soit actée au quotidien de la rue Béranger.
Le cahier livre, assure la direction du journal, sera maintenu.

C’est un gâchis. Personnellement, j’ai créé en avril 2002 le cahier cinéma de Libération, et durant plus de cinq années il fut un sanctuaire pour un cinéma d’auteur, qu’il faut ardemment et vaillamment défendre, semaine après semaine.

Cet espace existait, permettant critiques, reportages, portraits, comptes-rendus, chroniques, et les lecteurs de Libération y étaient fortement attachés. Le sacrifier est si absurde que j’imagine que beaucoup d’entre vous vont se faire un devoir d’écrire à Libération pour protester : réclamons la survie des cahiers livres et cinéma de Libération ! ► 12/7/07, rectificatif à la suite d’un appel de Libération. La direction de la rédaction de Libération nous fait savoir que seul le cahier Cinéma du mercredi est remplacé par une « super-séquence ». Elle assure que le cahier livres sera maintenu. Nous changeons en conséquence le titre et modifions un paragraphe du texte du blog d’Antoine de Baecque.

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  • Anonyme

    que va-t-il rester de LIBÉ si on supprime la culture ? comment LIBÉ peut il envisager l’opposition au nivellement culturel bas du front du gouvernement que nous n’avons pas élu sans ces pages qui sont la seule pensée de résistance ...
    supprimer la culture, c’est du sarkosisme pur et dur. supprimer ces pages, c’est se shooter dans le pied. La question qui reste sans réponse, c’est pourquoi ...

    • Anonyme

      perso, j’achetais Libé tous les lundis et les mercredis pour les cahiers emploi (et les dessins de Vuillemin) et pour le cahier ciné. C’est comme ça que je suis venu à Libé et il m’arrivait donc de l’acheter d’autres jours quand je voyais un couv qui me plaisait... Que va devenir Libé désormais ? Un Monde (bis) ? J’ai l’impression que le direction veut vider de sa substance le vrai Libé que j’aime. Alors tant pis ! Je lirai rue89.com ou d’autres sites mais je n’achèterai plus le canard... Dommage !

      • Anonyme

        Oui, mais il faudrait que rue89 ouvre un petit coin « histoires de boulot » et qu’elle demande à Vuillemain de venir illustrer à chaud. Là, ce serait parfait.
        Ce cahier emploi était vraiment une très bonne idée. Comme d’habitude, ça tenait à des journalistes qui savaient raconter s’en s’emmêler les pinceaux (y compris, bien sûr, Vuillemain, journaliste-dessinateur de presse).

  • Anonyme

    Je n’achète régulièrement Libération que le mercredi, pour le Cahier Cinéma. D’autres jours, parfois. Mais le mercredi est un rendez vous fidèle. J’ai gardé tous les cahiers depuis 5 ans. Ils sont sur une étagère, ils jaunissent lentement. De temps à autre, je vais y glaner une information. Sans eux, Libération n’a plus de battements de coeur.
    Et puis Libé, c’est Daney. C’est le cinéma du quotidien. Le quotidien du cinéma. Celui qui est encore comme le lieu d’un enjeu politique. L’intelligence de percer dans les images contemporaines les reflets et les convulsions de notre époque. Une manière bien plus profonde de parler de l’actualité.
    Où vont-elles désormais aller s’épancher, s’étaler, disgresser, les griffes et les plumes de Libé ?
    Je suis écoeurée. Un peu comme si la petite musique du Cinéma de Minuit s’éteignait.
    Vais-je encore acheter Libération ?
    Un quotidien sans battements de coeur, c’est dégueulasse, c’est mort comme de la viande froide.

    Anne F.

    • Anonyme

      Ah bon Antoine de Baecque a « créé » le Cahier Cinéma de Libération ? Première nouvelle que Rue 89 pourrait aisément vérifier (vu le nombre de transfuges de Libération)
      Bravo en tout cas à l’équipe

      • Yann Guégan
        Yann Guégan
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 22h36 le 12/07/2007
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        Je ne suis pas un transfuge de Libération, mais li se trouve que j’y étais de passage quand le quotidien a lancé la cahier cinéma, sous la (bienveillante) férule d’Antoine. Ou alors c’est quelqu’un qui lui ressemblait beaucoup et portait le même nom.

        Qu’est-ce qui vous fait ainsi douter de cette information ?

  • Anonyme

    Pauvre Libé !
    De jour en jour, tu vires, tu sabres, tu minçis...

    Si tu t’imagines
    Qu’ça va qu’ça va qu’ça
    Va durer toujours
    La saison des a
    La saison des a
    Saison des amours
    Ce que tu te gourres fillette fillette
    Ce que tu te gourres

    Les cahiers cinema et livres étaient les derniers charmes de cette jeune fille aujourd’hui quelque peu flétrie qui se donne des allures de rentière (n’est-ce pas madâââme de Rothchild..).

    Et si vous supprimiez plutôt les pages économie et les cours de bourse qui concernent quoi ? 1% des lecteurs qu’il vous restent.

    Les fantômes de Libé (merci Eric Aeschimann) doivent une fois de plus se retourner dans leur tombe...

  • Anonyme

    C’est triste, vraiment triste, de subir, de jour en jour l’anéantissement de l’esprit critique dans ce pays. Comme beaucoup, je n’achète plus Libération depuis l’arrivée de Joffrin, qui m’insupporte depuis des années. Je pressentais une fin, mais pas aussi triste : s’attaquer à la culture est la démonstration même de la perfidie de cet ignoble bonhomme ! A croire qu’il veut être dans les bonnes grâces du Président de certains français : la culture, ce n’est plus le point de vue d’un auteur - critique historien, cinéastes, écrivains - la culture aujourd’hui, c’est Polnareff et les paillettes, c’est le divertissement, ce qui dévie des véritables enjeux artistiques et forcément politiques de notre société.

    • Anonyme

      quel mépris !
      C’est exactement ce qui conduit à ce genre de situation ! Vous décrétez ce qu’est la culture, en moquant ceux qui n’ont pas eu la chance ou l’opportunité de connaître ce qui se décide dans les salons. Ce n’est pas en décidant dans vote coin que Polnareff (par exemple) n’appartient pas à la culture que vous amènerez un lectorat à évoluer vers la soupe que vous voulez vendre

      • Anonyme

        Alors JUSTEMENT dans le cahier cinéma du 4 juillet, une chronique d’Olivier Séguret intitulé : « Leclerc et le Mépris » :

        « L’actuelle campagne des hypermarchés Leclerc cherche dans ce spot à vanter sa prétendue dimension culturelle. Le film nous montre un couple de bobos urbains caricaturaux, en goguette, dans un village méridional splendide et isolé, où les habitants semblent figés dans un espace temps artistique et culturel lamentable....
        Mais tandis qu’ils quittent le village gonflés de leur supériorité et de leurs certitudes, ses habitants quittent leur masque inculte et se livrent entre eux aux plus nobles activités...

        A t on encore la possibilité de dire aux concepteurs de cette campagne ... qu’elle véhicule une idéologie ignoble ? Qu’elle fait de la culture l’utilme et la pire des plateformes d’un affrontement social désespérant, qu’elle encourage une vision du monde où l’étanchéité des classes et des types serait immuable, où le rat des villes et le rat des champs n’auraient aucune chance de jamais communiqués, où tout le monde urbain comme provinciaux, serait prié de garder son petit porte-monnaie de culture bien caché chez soi ? ...

        Sous l’invention totalement factice de ce village xénophobe où l’étranger de la ville est non seulement détesté mais grugé puisqu’on lui offire le spectacle mensonger de l’ignorance culturelle pour mieux signifier ensuite que l’on en connaît tous les tours, c’est un concentré de haine sociale qui s’exprime. Ce que ce spot dit aux uns et aux autres, c’est qu’ils ont bien raison de s’ignorer, d’entretenir une suspicion mutuelle et des convictions respectivement erronées et qu’ils doivent même continuer ainsi à ne surtout rien échanger, sinon des regards de mépris, de dédain , de méfiance ou de narquoise commisération. Au nom de la culture et du bon marché. »

        Et bien non, il ne pourra plus le dire bientôt...

         
        • Anonyme

          mouais il réfléchit trop...il se sent visé peut-être ?
          je suis provinciale (de Nancy) et bien le mépris des parisiens est bien tangible, persuadés qu’en Lorraine on ne peut voir que Mission Impossible au cinéma, et que Johnny en concert. hé bien non. et puis ce spot m’a fait hurler de rire.

          cela dit c’est bien dommage que libé supprime ses cahiers. au nom de quoi ? peut-être qu’eux aussi croient que s’ils veulent toucher un « lectorat populaire » il faut rabaisser la culture ? pauvres snobs du haut de leurs tours de verre.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte de l’attente du lectorat. Après avoir joué la gauche « intello », « bobo », Libé a oublié qu’elle pouvait toucher un lectorat plus populaire qui n’adhérait pas forcément à ce que vous proposiez (vous n’avez pas cherché à le former, non plus).
    Alors , votre étonnement est-il réel ou feint ? Si il est réel c’est beaucoup plus grave !

    • Anonyme

      Ah oui, en effet, les films qui sortent sur 250 copies dans tout le pays le même jour, c’est de la culture de Salon... bien sûr.

  • Anonyme

    Bonnaud viré de France Inter, disparition des cahiers de Libé, ça commence à devenir difficile ! ! !

  • cardamome
    • Posté à 10h58 le 12/07/2007
    • Internaute 8519

    Bon, du moment qu’ils gardent Edouard Launet...

  • frmwa
    • Posté à 11h43 le 12/07/2007
    • Internaute 11415

    Il y eut un temps où on ne savait plus quoi ajouter comme carnets et comme suppléments avec le Libé en couleurs criardes, maintenant on ne sait plus quoi y supprimer. Comme on l’a fait remarquer, ces carnets étaient un peu des sanctuaires, dans le quotidien certes mais à distance du fracas de l’actualité. Bon, c’est comme le reste, la gauche et tout ça...
    Face à TF1, TF2.... TFn, la presse écrite était un repère, maintenant il ne va bientôt plus y avoir que la jungle ou le marécage du Net. Et les mondes virtuels à la carte.

  • Anonyme

    Désolé mais la disparition de ces cahiers est une bonne nouvelle ! Depuis l’arrivée de Joffrin, Libé est redevenu un bon canard, cohérent, mordant et le graphisme épouvantable des cahiers jurait avec le reste du journal. La fin de ces cahiers ne signifie évidemment pas la disparition de la culture dans libé...

  • Anonyme

    July reviens ! J’ai adoré ce canard ! Depuis que Joffrin est là je ne l’achete plus ! ce type est un suppo de Sarko ! Hélas plus beaucoup de journaux de gauche. quelques amis se sont abonnés pour que libé vive..mais leur deception est grande !
    Le seul truc qu’avait libe c’etait justement les cahiers litterature et ciné !
    Tant pis ! ..ils sont trop cons !

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 12h29 le 12/07/2007
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Ce n’était plus tout à fait Daney, il y a eu des engouements ou des descentes assez « phénomènes de mode » mais c’est quand même une mauvaise nouvelle. C’est exactement la pente du Nouvel Obs qui était une référence intellectuelle (ne vous marrez pas) dans les années soixante dix, avant de devenir un Paris Match de gauche où la place de la culture est étique (et pas vraiment éthique, mais proportionnelle à celle des annonceurs culturels).
    JOffrin s’est affirmé comme fossoyeur de réflexion sur la culture...
    Pendant ce temps, là, on lance un supplément débile (next) sans aucun intérêt, comme les cahiers « tentations » qui ne sont que de la pub déguisée...
    Si ça se confirme, j’arrêterais d’acheter Libé, ce que je faisais d’aileurs surout pur Pierre Marcelle. D’aillerus, les papiers culturels intéressants, ceux de Thibaudat notamment, sont sur Rue 89 !
    Et, entre parenthèses, je trouve le graphisme du Chaier livres plutôt réussi.

  • Anonyme

    Incroyable ! Nouvel avis de décès. Quelle période de régression. En ce moment, on annonce sur le site du Monde que 77% des revenus des agriculteurs sont faits de subventions et Libé, dernier bastion culturel avec son cahier Ciné, serait prêt à brader les bijous de famille. Et Azoury, et Lefort, et Seguret, et les autres... Où va-t-on les lire maintenant ? Sur Rue 89 ? Avouez que ça aurait plutôt de la gueule.

    Ou alors faites péter la pétition. Faudrait éviter de perdre Schneidermann et Libé la même année.

    Qu’est-ce qu’on va faire le mercredi ?

    • Anonyme

      « Qu’est ce qu’on va faire le mercredi ? ? ? »

      Ben... y a not’ président qui veut nous faire tous bosser le mercredi et si possible en heures sup défiscalisées...

      Désolé... je résiste pas...

      Bad news for Libé. C’est aussi le grand ménage là-bas...

      Note : il paraît que le texte de loi sur les heures sup’ fait état de 500 amendements ! ! ! ! C’est vrai ? ? ? ? ( à Rue 89 )

  • Anonyme

    Le plus drôle, c’est de se voir reprocher un mépris à l’égard de la culture dite populaire ! Mais qui donc dispose du pouvoir, de l’argent, des plans marketing et d’un accès automatique aux mass media : la culture savante ou la culture dite populaire ? Qui l’emporte désormais ? Qui écrase l’autre ?

    Quand bien même la culture savante mépriserait la populaire, ce serait de peu de poids à la surface de ce monde. Hélas pour nous !

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 14h01 le 12/07/2007
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    @ l’auteur du poste de 13H :
    Ne tombons pas dans le piège tendu par les libéraux populistes qui voudraient nous faire confondre la « culture » (abrutissement ?) de masse véhiculée par l’audiovisuel et laculture populaire. La culture populaire, par définition, est issue du peuple et ça va des musiques traditionnelles au slam, du conte au blues, de l’art brut au graph..
    Rien à voir avec les produits formatés du divertissement de masse.

    • Anonyme répond à Valdo Lydeker

      cela dit n’opposons pas « culture » et « divertissement ».
      J’espère que vous ne vous forcez pas à voir et à lire des trucs qui vous ennuient juste pour faire bien.

      et il y a des choses qui ne sont pas « de masse » (à dire avec tout le mépris qu’il convient)que je trouve très divertissantes.

      et puis on peut aimer les films d’auteur et ne pas cracher sur un bon gros Spiderman.

      • Anonyme

        moi, ce qui m’ennuie c’est cette merde à chier qu’on nous refile tous les jours.... on ne lit pas des choses qui nous ennuient juste pour faire bien. C’est débile de penser cela. C’est même pervers...

  • Anonyme

    C’est effectivement lamentable et incompréhensible, le cahier cinoche de Libé était le vrai défricheur de tendances dans la presse généraliste. Quel gâchis, quelle tristesse ! Joffrin est un abruti et son cahier Next pue vraiment.
    Si cette nouvelle se confirme, j’arrête de filer mon fric à Rotschild illico.

  • Anonyme

    Je viens de regarder le long et passionnant documentaire de Gérard Guégan intitulé : « Toutes les histoires de dragon ont un fond de vérité ». Ce film raconte l’histoire du quotidien Libération mais surtout la crise majeure et déterminante qu’a connue le journal en 1981. Quand Serge July et d’autres décident l’arrêt du journal pour sa remise en question. Il y aura des maintenus, des démissionnaires et des licenciés. Je me souviens qu’à l’époque en tant que lecteur, je soutenais ceux qui partaient de Libé parce qu’ils estimaient que c’était se renier que d’y rester dans les nouvelles conditions imposées par July. L’avenir leur donnera raison quand on voit aujourd’hui la déliquescence de Libération qui n’en finit pas de mourir. J’avais 13 ans quand j’ai commencé à lire Libé en 1973, c’était une bouffée d’oxygène sous l’Etat pompidolien puis giscardien. Un lieu de liberté et de créativité où les lecteurs étaient conviés. C’est dans Libération et son mythique courrier des lecteurs que j’ai publié mes premiers textes. J’ai dû arrêter d’acheter Libération au milieu des années 80. Ce documentaire est le symbole de tous les futurs retournements de vestes, toutes les petites et grosses lâchetés à venir, tous les renoncements à ses rêves. Heureusement, certains n’ont jamais renié leurs convictions et ont continué à vivre debout bon an mal an. Il y a quelques années, j’ai vu Serge July, invité dans une soirée de remise de prix pour les meilleures publicités de l’année, faire un discours à la gloire du publicitaire, de l’annonceur donc, principal financier de la presse écrite. J’étais mal pour lui tellement c’était pathétique.

  • PlayPause
    • Posté à 17h09 le 12/07/2007
    • Internaute 11888

    Bon, ben, ya pas à tortiller... Bravo, les anciens de Libé, vous avez réussi à me total-démotiver ! Déjà que je cherche l’info dans Libé... Je ne vois qu’une solution, sans ciné, sans livres : me désabonner...

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à PlayPause
      Redchef Rue89
      • Posté à 19h27 le 12/07/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Ce n’était pas l’intention. Libé lance aussi des nouveaux projets...

      • Clarence
        Clarence répond à Pascal Riché
        • Posté à 10h25 le 13/07/2007
        • Internaute 2860

        Bonjour.

        ... sauf que les nouveaux projets, comme Valdo L. le dit ci-dessus, ne sont pas au niveau des cahiers que Libé supprime.
        D’ailleurs, les suppléments séparés du journal n’ont jamais fonctionné, et un clou, régulièrement, chasse l’autre.
        Le cahier « cinéma », lui, était intégré au journal et y nageait, le mercredi, comme un poisson dans l’eau.
        [ Ceci étant dit, ça fait lurette que je n’achète plus Libé version papier, alors...]

  • Anonyme

    Après la politique d’ouverture vers la gauuuuche qui nen veu,Le Figaro prendra le relais.Un cahier central regroupera les dossiers culture,cinéma, théatre,et opinions des zopposants .
    Un journal unique devrait suffire.En plus de lutter contre la déforestation , il permettrait a tout citoyen de s’afficher en terrasse, dans le métro,sans craindre le regard désapprobateur de ses congénères.
    Sinon ,le mercredi il reste Charlie et le Canard .
    Charles Mouloud (je retourne à Groland)

  • Anonyme

    Je suis sidéré par une telle décision. Elle me paraît impensable et impensée. Je ne sais plus depuis combien de temps je suis abonné à Libé, j’ai tenu le choc jusque là, mais pas au-delà. Si cela se confirme, nous resterons bien amers mais plus en colère encore. Quelle idiotie, vraiment, je n’y crois pas. « Super-séquence » ! ! LJ a revêtu sa cape de super héros ? C’est honteux pour l’équipe. Et bientôt le cahier Livres suivra… « Super-chapitre(.com ? ?) ». Pierre Marcelle soyez prudent, sortez couvert.

  • Anonyme

    Il n’est jamais facile d’assister à la lente agonie d’un ami...
    surtout lorsque celui-ci persiste dans ses mauvais choix thérapeutiques

  • Anonyme

    Dès le 20 août, je débarque et je m’en vais vous remettre tout ça d’applomb, moi.

    Didier Pourquery

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 00h28 le 14/07/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Le vrai Pourquery mettrait un seul p à aplomb, je pense.

  • Julien Dodeler
    • Posté à 13h55 le 15/07/2007
    • Internaute 12223

    Comment se passer du cahier cinéma de Libé ?

    Tour à tour, ses 8 ou 10 pages m’interloquaient, m’enthousiasmaient, m’agaçaient aussi parfois... Abonné à ce quotidien depuis 1999 et cinéphile curieux (et un tantinet compulsif), c’est avec bonheur que je retrouvais ce supplément du mercredi, les premières lignes du journal que je lisais, quelle que soit l’actualité, dès qu’il était sorti de la boîte aux lettres. J’en gardais même certains exemplaires, les interviews souvent lumineuses de réalisateurs, par exemple, et j’aimais les critiques construites, pointues et souvent implacables qu’on pouvait y lire ; malgré quelques détours, par Télérama notamment, j’y revenais à chaque fois, pour ce goût du risque à défendre des réalisateurs et des oeuvres ambitieuses, novatrices ou percutantes. J’y ai toujours trouvé de quoi m’éclairer, me rendre (parfois perplexe puis) plus intelligent et moins ignorant, tout en continuant à me divertir sans complexe.

    Grâce à Libé, l’univers de Larry Clark ou celui de Gus Van Sant devenaient soudain accessibles et (presque) limpides ; on pouvait pleurer de rire devant des perles rares (Little Miss Sunshine) ou des films légers et malins (Oss117, Le Monde des Rêves) ; découvrir des réalisateurs coréens brillants (Kim Ki Duk, Park Chan-Woo) ou des sagas made in Hong-Kong énervées (Infernal Affairs, Election) ; se réjouir du renouveau du cinéma allemand ; s’émouvoir aux envolées lyriques de Terence Mallick ou à l’intimisme familial de « Libero » ; jubiler au brio des frères Podalydes ; accueillir avec espoir les talents sud-américains (El Aura, Cidade de Deus), s’inquiéter de l’uniformisation des produits de grande consommation cinématographique (qui, lorsqu’ils sortaient du lot car bien dirigés - Raimi ou Jackson - étaient salués sans complaisance ni mépris par le cahier) ; regretter l’absence d’un jeune cinéma français plutôt atone sauvé par le brio de quelques uns (Assayas, Audiard, Despleschin), retrouver la fibre militante et révolutionnaire devant la sélection de très bons documentaires (The take, Allende) ; s’en vouloir aussi - et après visionnage - de s’être laissés embobiner par la critique rutilante de certains films vraiment chiants...

    Le cahier ciné de Libé, c’était un peu tout cela, c’était cette question de fin d’après-midi après l’amour : « on va voir quoi, tu as lu le cahier ciné de Libé ? », la sélection que l’on faisait à deux allant jusqu’à surligner avec application les films « à voir » ; c’était aussi la petite pique, pas très subtile certes mais tellement agréable de vacherie, envoyée au collègue de bureau qui ne jure que par les Inrockuptibles : (version intello antihype) « ah bon, tu n’as pas aimé ? Pourtant les critiques - comprendre Libé - sont dithyrambiques », et qui marchait aussi en sens inverse (version snob élitiste du 3ème arrondissement) « Libé l’a tellement descendu que je n’ai pas osé me compromettre en allant le voir »...

    Sans ce cahier, nous n’irons plus au cinéma de la même manière, et ni Télérama, trop nonchalant dans sa critique et peu curieux, ni les Inrocks, insupportablement « tendance », ni les Cahiers, si emphatiques ne sauront remplacer le ton unique de Libé. Nous voilà borgnes, ce qui dans un monde d’images, ne nous aidera pas. L’audace, décidément, est bien mal payée en retour...

    Merci à ses créateurs, à tous ceux qui ont partagé l’aventure, merci d’avoir découvert, défriché, remis au goût du jour, fait justice, aimé, détesté, soutenu, démonté ; honte à Libé 2007, qui tout en se débarassant du peu qui lui reste d’authenticité et d’intégrité n’arrive toujours pas à devenir un journal populaire de gauche (ceci expliquant cela) ; l’abonnement était suspendu depuis longtemps (problèmes de distribution, ou les limites de l’externalisation), cette nouvelle est un argument supplémentaire pour l’abandonner purement et simplement.

  • Anonyme

    je savais bien que jauffrin n’était pas clair
    faites comme moi abonnez vous à une bibliothèque,ou achetez de livvres ! !
    informez vous sur internet ! !
    Quand ils n’auront plus de lecteurs, ils (les financiers ) arrêteront peut être d’investir dans la presse et la presse redeviendra un vrai lieu d’expression et d’information ! !
    Consommez des produits à 5.5% (produits alimentaires de 1ere necessité , bio si possible )réduisez vos dépenses au moins pendant 5 ans ! ! pour ne pas continuer a les engraisser ! ! Roulez à vélo ! !
    Rue89 faites attention à vous ,ils commencent attaquer le net ! !
    En attendant merci pour la diversité de vos thèmes et continuez dans ce sens !
    Fran...

  • Anonyme

    C’est nul.
    Je laisse à d’autres le soin d’expiciter la logique qui conduit à cette suppression mais je vais au moins dire en quoi elle me semble parfaitement absurde.
    Dans un premier temps, je me suis laissé avoir par le barbichu, lorsque les titres de Libé semblaient redevenir pugnaces - pour autant le contenu des articles me semblait confus, mais on laissait venir... Et puis on a compris que c’était du flan, tout ça, des effets, de purs effets.
    Bref, aujourd’hui, le cahier cinéma, après avoir été démantibulé par le départ de de Baecque et l’arrivée de polyvalents mollassons dont la signature ne dit plus rien au passionné (celui qui achète Libé au moins le merc redi, mais TOUS les mercredis), va disparaître.
    On dirait que les gens aux commandes du journal ne se rendent pas compte du point auquel les pages cinéma, littérature et aussi télévision (Skorecki, même gâteux, même radoteur, même insupportable) sont infiniment au-dessus de tout ce qui se fait ailleurs, à commencer par Le Monde, sans parler des Inrockuptibles et encore moins de Télérama.
    Je me répète peut-être : c’est nul.
    Ou : « Joffrin, tu es nul » ?
    Christophe B.

  • toktomi
    • Posté à 23h39 le 16/07/2007
    • Internaute 9821

    L en reste beaucoup à débaucher pour ru89 ?
    (profitez c est la mode)

    ki c est ki met la main à la fouille pour une édition papier :) ?

  • Anonyme

    Je viens me ranger aux côtés de tous ceux qui achetaient Libération surtout le mercredi...d’un point de vue statistique un lecteur de moins un....et je vais sans doute arrêter de l’acheter pendant les périodes de festival...et puis après je ne l’achèterai plus du tout...et un lecteur de moins un

  • Anonyme

    Les Cahiers du Cinéma au bord du vide critique, les inrocks-qui-se-la-jouent, Télérama bref et prudentissime, Le Monde depuis longtemps inexistant dans ce domaine (bon reflet de ce qu’il est devenu) ; maintenant la suppression du cahier cinéma de Libé : il avait ses défauts (snobisme, mauvaise foi,illisibilité, égocentrisme de certains collaborateurs, plus soucieux d’être identifiables au 3ème mot que de de nous donner envie de sortir au ciné -cf Bayon-) mais à travers ces cahiers, et Libé jusqu’alors, on se constituait une extraordinaire expérience de films rares : auteurs connus à leurs débuts par exemple et bientôt reconnus dans un plus large cercle. Sans ce cahier, comme ce journal, défricheur, comment iront nous désormais au cinéma ? Au hasard .
    C’est un titre qui tombe, et avec , des pans de cinéma en danger (voir la survie, aidée par ce Libé qui plonge, de « Lady Chatterley » ; voir le discours de Pascale Ferran aux Césars).
    Donc : que lire , quels restants de presse ,quels repères . En journal papier, tout semble détruit, exsangue, limité, convenu. Quel journal acheter ? ? Quel film aller voir, hors la rumeur publique ; les films invisibles de plus en plus invisibles, les films que c’est pas la peine omniprésent. Quels hommes aimer et soutenir, créateurs, et acteurs qui nous aideraient à mieux vivre, ou voir cette soute ou nous survivons (l’art est le lien) ; et le politicien people lourdement omniprésent au « sommet » : crise de société.

  • Anonyme

    le courageux anonyme du 20/8/07, 19h14, peu au fait du fonctionnement de ce site, et n’aimant pas l’anonymat,qui enlève du crédit à internet, laisse ici sa signature : Heddi Boulebsel.
    Merci

  • Anonyme

    les fims-que-c’est-pas-la-peine omniprésents avec un s au pluriel, désolé.
    HB

  • Nadja
    • Posté à 13h48 le 25/09/2007
    • Internaute 17649

    Et voilà... Le cahier cinéma disparaît... C’est dans la triste logique des temps, de notre temps. Les espaces de culture et de résistance s’amenuisent comme peau de chagrin, et toujours davantage.

    La disparition du cahier cinéma est à l’image des programmations de plus en plus rares des « vrais » films documentaires sur les chaînes publiques. Je ne parle pas des documentaires diffusés à 21h sur les pompiers, les flics ou la princesse Diana et autres people. Je parle de ces films qui font entendre la voix des anonymes et qui ont été tournés dans le temps, en prenant le temps, parfois aussi en osant même encore le silence. Tout cela disparaît - quoi qu’en disent les diffuseurs.

    La disparition du cahier cinéma n’est que le symptôme d’un malaise beaucoup plus généralisé, beaucoup plus grave. Ce qui m’étonne, c’est le manque de réactions concrètes des « citoyens ». Acceptation et fatalisme... Jusqu’à quand ?

  • Anonyme

    Alors voilà, contrairement à bien des « courageux anonymes », je dis qui je suis.
    Mon nom est Gérard Lefort et je dirige actuellement le service Cultures de Libération. Les « infos » de l’ami Debaecques sont rigolotes mais, comment dire ? ... un peu faussées. Désirs et réalités ?
    Non, le cahier Livres de Libération n’est pas supprimé (bien au contraire), non le cahier Cinéma(s) du mercredi ne l’est pas non plus. Ce dernier dans la nouvelle formule devient une séquence renforcée (à découvrir et lire très prochainement, le 17 octobre) qui, il suffirait de nous poser la question (à ma pomme et surtout à Didier Péron responsables des pages Ciné), nous convient parfaitement puisque pour des motifs de nouvelle maquette un peu fastidieuses à détaillet ici, nous disposerons de plus d’espace, nottament critiques, qu’ultérieurement. Donc, joie pour nous et,je l’espère, pour nos lecteurs.
    Par ailleurs, il est bon de faire un peu d’histoire : le service ciné de Libération n’est pas né avec le cahier ciné du même nom. Il est né en 1981 avec un certain Serge Daney, et je fus de cette aventure bordélique, juvenile, immature et délicieuse avec quelques autres amis dont Olivier Séguret, Louella Interim...
    Pleurer la disparition du cinéma dans Libé, ne serait-ce pas la souhaiter un brin ?
    Quelle étrange passion (triste ?).

    G.Lefort

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