Mise en bouteille

Les dessous et les coulisses du monde de la vigne, blog de la vigneronne Catherine Bernard.

Vanessa Paradis et les néos : le bonheur est dans les vignes

Catherine Bernard
Vigneronne
Publié le 03/07/2008 à 11h30

Johnny Depp et Vanessa Paradis à Hollywood (F. Prouser/Reuters).

Les Vanessa Paradis, à qui Johnny Depp, je cite Decanter.com, « a offert un domaine viticole à 15 km au nord-est de Saint-Tropez, dans le Var, dans la commune de Plan-de-la-Tour », comme les Jean et Jeanne de Florette de mon espèce, ne se comptabilisent pas aisément à l’échelle de la Nation.

Cela devait être la première chronique de ce blog, car autant commencer par ce qui me semblait être le début : les néovignerons, dont je suis. Mais comme l’on ne se défait pas facilement de vingt ans de journalisme, je tenais à vérifier, à l’aune de la statistique, que phénomène de société il y avait bien et que ce n’était pas là une vue de mon esprit.

En 1996 -c’était hier, je devais déjà penser à faire la bascule-, Etienne Chatiliez faisait presque cinq millions d’entrées avec son film « Le Bonheur est dans le pré ». Le réalisateur y raconte l’histoire d’un chef d’entreprise fatigué qui change de vie en se requinquant à la campagne.

Cette même année, Bertrand Hervieu et Jean Viard, profs à Sciences-Po, publient « Au Bonheur des campagnes », réédité en 2001. Le livre commence ainsi :

« La France charnelle est de retour, celle des bois et des prés, des villages, du bocage normand, des alpages, de la haute Provence et des rivages. Oui, on l’aime cette France-là, terrienne et paysanne, sauvage et naturelle, terre de plaisir et de mémoire. »

Des néos aspirant à une nouvelle vie

Toujours éponges, les « médias » véhiculent le rêve, jamais fracturé par la réalité. Voici un extrait parmi d’autres, tiré du quotidien Le Figaro : « Nous avons été éblouis par la beauté du lieu, ses horizons sans fin, cette lumière enveloppante, cette terre ocre chargée d’histoire et ce climat cristallin. » Le journal cite Philippe Riboud, ancien champion d’escrime, « heureux propriétaire » -il va de soi- du Château Roubine dans l’arrière-pays varois.

En 2004, sur les chaises du CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles) du lycée Agropolis de Montpellier, nous étions douze à suivre les cours pour devenir « chef d’exploitation viticole ». Que des néos, âgés de 32 à 59 ans, aspirant à une nouvelle vie. Il y avait une pharmacienne, un ouvrier, un gérant de supermarché, un gérant d’hypermarché et son épouse, un ingénieur agro (mexicain), l’épouse colombienne d’un vigneron, une restauratrice, un ancien commercial de chez Rank Xerox, une DRH, et une journaliste, moi-même donc. Depuis la création de cette formation en 1999, les promotions se suivent et se ressemblent.

Dans le Roussillon, ils sont une petite bande à reprendre des vignes pentues ou en terrasse, vouées à l’abandon par l’agriculture intensive. Avec fierté –comme si c’était un label- ils « sulfatent », machine sur le dos, et désherbent à la pioche. Le Roussillon est une sorte de Larzac du XXIe siècle ; les « néos » sont les établis des temps modernes. La « solidarité paysanne » est une valeur restaurée et hissée haut.

A Paris, à Toulouse, à Marseille, quand je regarde les rayons des cavistes, je ne vois que ça : des vins de néos. Beaucoup travaillent en agriculture biologique, certifiée ou non, concoctent comme je le fais dans ma cuisine, des tisanes d’orties, des décoctions de prêles, ressortent le cheval de l’écurie, font brouter l’hiver les brebis dans les rangs de vigne.

« Buvabilité » et fruit contre « vins justes bons à tartiner »

Un certain nombre pousse l’audace jusqu’à vinifier « nature », c’est-à-dire sans ou quasi sans soufre. Ils font l’éloge « de la buvabilité » et du « fruit », par opposition « aux vins justes bons à tartiner sur du pain grillé » selon l’expression d’un de mes copains pour désigner les vins d’œnologues. Il faut noter, pour complexifier la chose, que vins d’œnologues et vins de néos se revendiquent pareillement du terroir.

Le domaine viticole de Verchant, repris par un 'capitaine d’industrie' (DR).

Bien sûr, il y a loin entre les « people » (les Vanessa Paradis, Gérard Depardieu et autres sont de bons indicateurs de société), les « ex-capitaines d’industrie, la foi vigneronne chevillée au corps et à l’âme », délicieuse formule d’une agence spécialisée dans les domaines viticoles, et les anonymes Jean et Jeanne de Florette.

Mais il y a bien aussi quelques traits communs, des totems partagés, consacrés par des formules de langage, certes éculées mais malgré tout à l’œuvre dans nos imaginaires, puisant à la source des paradis perdus : « le retour à la terre », « la terre ne ment pas », « la tentation de Venise », « la quête de l’authentique ».

En tout cas, dans mon installation sur quelques hectares de vignes, il y avait bien de ça, et d’autres choses encore de cet acabit. C’est ce renversement sociologique qui précisément m’intéresse alors qu’il y un quart de siècle, Henri Mendras, avec d’autres, prédisait « la fin des paysans ».

Le migrant, nouvelle espèce d’agriculteurs

Les études et les statistiques sont finalement arrivées, il y a quelques jours, par La Poste. Tout arrive. Le phénomène des « néos » est donc bien réel, 1 500 par an, soit 10% des nouveaux installés. Le Cnasea (Centre national pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles), et l’organisme qui distribue les aides à l’installation l’a mesuré. Ceux que je désigne par « néos » sont pour le Cnasea des « HCF » (Hors cadre familial), catégorie migrants.

Je résume et je cite : le « migrant » apparaît au détour des années 1990. Il n’a pas de parents agriculteurs. Il est « étranger », au moins à la région, si ce n’est au pays, souvent citadin. La plupart du temps, il n’est pas éligible aux aides à l’installation soit parce qu’il est trop vieux (plus de 40 ans), soit parce qu’il s’installe sur de trop petites surfaces, soit parce qu’il n’a pas de diplôme (Vanessa Paradis et les ex-capitaines d’industrie). Il est souvent pluriactif (c’est mon cas). Le migrant s’engage, plus que les « fils de », dans des productions marginales (poissons tropicaux, ruches, escargots) et/ou qualitatives, « notamment par la pratique d’une agriculture biologique ». Il exploite de plus petites surfaces foncières. Il est champion de la vente directe, de la diversification (gîtes, fermes-auberges, accueil pédagogique), de la valeur ajoutée.

Les citadins, l’avenir du monde agricole

Enfin, il s’installe par « amour du métier et de la nature », et a, en conséquence, une vision différente du métier d’agriculteur :

« Il associe la notion de chef d’exploitation à des notions de liberté, d’indépendance, de proximité avec la nature ou encore à une diversité d’activités. »

Le migrant aime particulièrement le Midi de la France, pas seulement à cause du soleil, mais parce que le foncier y est moins cher qu’ailleurs.

Il rencontre plus que les autres des difficultés financières (un sur quatre), mais persévère (dix ans plus tard, neuf sur dix sont toujours là). Comme dans le livre de Pagnol, « les agriculteurs déjà en place ne voient pas toujours avec plaisir l’installation d’un migrant, eux qui avaient prévu le démantèlement à leur profit de la ferme voisine ». J’apprécie la litote. Mais, « même en cas d’insertion difficile, la situation s’améliore avec le temps, la justification des compétences du nouvel agriculteur et l’entraide aidant ». C’est vrai aussi. Je participe de tout cela.

Au bout du compte, le Cnasea, dont le rôle principal est de distribuer la fameuse DJA (Dotation aux jeunes agriculteurs), se demande quel rôle pour les migrants ? Et répond : « Les citadins qui rejoignent la ferme font partie de l’avenir du monde agricole. » Ouf ! Je demande : le monde agricole peut-il s’offrir le luxe de mégoter sur des bras et du sang neufs ? Réduit à une population vieillissante de 500 000 contre 5 millions en 1900, accusé de maltraiter les sols et les produits, il est investi par la loi d’orientation de 1999 d’une triple mission : économique, socioterritoriale, et environnementale. Le rêve peut courir toujours. Joie et bonheur.

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  • 55 réactions
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  • Glasgo
    Glasgo
    Etudiant
    • Posté à 11h47 le 03/07/2008
    • Internaute 45259
      Etudiant

    On s’en fiche royalement ! ! !
    Du moins pour ma part...

    • jide
      jide répond à Glasgo
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 12h51 le 03/07/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Pourquoi alors lire ET commenter ?

      • Glasgo
        Glasgo répond à jide
        Etudiant
        • Posté à 15h17 le 03/07/2008
        • Internaute 45259
          Etudiant

        l’avis de tout le monde compte non ?
        M’aurait on menti ?

  • pottierf
    pottierf
    educateur spécialisé en retraite (...)
    • Posté à 11h55 le 03/07/2008
    • Internaute 34529
      educateur spécialisé en retraite (...)

    Une folle solitude (Olivier Rey) et l’art des ponts (Michel Serres) deux livres qui je pense appuient votre article

    • Catherine Bernard
      Catherine Bernard répond à pottierf
      Vigneronne
      • Posté à 11h50 le 04/07/2008
      • Internaute 41733
        Vigneronne

      Merci. Je crois bien qu’effectivement ça va m’intéresser. Je commande le livre Olivier Rey. Et je me ferai offrir celui de Miche Serre.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h57 le 03/07/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    J’ accuse Vanessa Paradis d’avoir rendu completement gateux Johnny Dep , lui qui etait le meilleur acteur de sa génération et avait tourné des films absolument géniaux ( Las Vegas Parano, Dead Man.. )
    C’est lamentable ..

    • D.E
      D.E répond à Numerosix
      Pro dess petits boulots
      • Posté à 12h34 le 03/07/2008
      • Internaute 42601
        Pro dess petits boulots

      Je vous accuse de JALOUSIE

    • TARPON
      TARPON répond à Numerosix
      • Posté à 15h57 le 03/07/2008
      • Internaute 27263

      Je regardais la ceremonie des oscars quand je vis (oh) Vanessa aux cotes de J.deep ,dans son jardin.Il n’avait pas l’air malheureux et d’apres ce qu’il a commis recemment encore en possession de tous ses moyens.Vanessa est ce qu’elle est mais certrainement pas conne.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Numerosix
      - Gone fishing !
      • Posté à 13h06 le 03/07/2008
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Donne une chance au coureur No6 ! Ça m’étonne que tu soit si dur avec Depp. Tu fais reference aux films de pirates ? J’ai regardé 15 minutes, et moi non plus je ne suis pas fou du résultat, mais si tu avais été à sa place, tu les aurais refusé toi les 20 ou 30 millions ?
      Il prépare aussi des trucs pas mal.....entre autre, il a remplacé Heath Ledger dans le prochain Terry Gilliam, et il devrait aussi commencer le tournage de Shantaram.
      C’est encore un grand acteur, et il lui reste pas mal d’années de boulot devant lui.

      Awwwwww, Mama
      Can this really be the end ?
      To be stuck inside of Mobile
      With the Memphis blues again.....

      • Numerosix
        Numerosix répond à Lemmy_Nothor
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 14h22 le 03/07/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        The lonesome sparrow sings
        There are no kings inside the Gates of Eden

        Merci mon vieux Lemmy , tu me rassures un peu ..

        La vache , replié pour si peu ! on peut ecrire des vacheries sur tout , mais jamais plaisanter avec le cinema , sur Rue89 , j’ ai remarqué.

        C’est d’ ailleurs la raison pour laquelle j’ ai rien ecrit sur ce que je pense de Darroussin dans l’ autre sujet ..
        C’est meme pas la peine d’essayer ..

  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 12h02 le 03/07/2008
    • Internaute 25388
      sur le fil

    Bin moi, ca me fait envie.
    En plus l’article est intéressant car il dévoile un aspect mal connu de la viticulture et révèle que la part des néos dans la production globale n’est plus si annodine que ca s’ils représentent, en effet, 10% des nouveaux installés.

    De plus, cette minorité, désormais significative, va certainement, si l’augmentation de leur nombre continue à un rythme aussi soutenu, finir par prendre part au discussion politique sur l’évolution de la viticulture et donc peut etre au cours de la décennie qui vient, les néos vont faire changer les modes de fonctionnement de la production vititcole en introduisant des valeurs jusque là laissées pour compte, telle qu’une certaine perte de rendement au profit de plus de qualité, un impact environnemental moindre etc...

    Donc, longue vie au néos, qu’ils se fassent plaisir et qu’ils nous fassent plaisir en nous offrant de bons vins.

  • albin
    • Posté à 12h05 le 03/07/2008
    • Internaute 11837

    Tiens, Johnny Depp n’a plus sa boîte à Los Angeles ? L’aurait-il troqué contre un vignoble...

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à albin
      - Gone fishing !
      • Posté à 12h54 le 03/07/2008
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      The Viper Room ? Il ne pouvait pas vraiment continuer d’en être le propriétaire, c’est la que son meilleur pote est mort. Je crois que c’était plus un poids qu’autre chose. Mais il n’a surement pas vendu parce qu’il avait des difficultés financières.

  • Anthropia
    • Posté à 12h07 le 03/07/2008
    • Internaute 17441

    Dans La fondation de Rome, Michel Serres parle de sa philosophie comme un hommage à son père, qui pratiquait le boustrophedon, l’aller et retour sur la terre qu’il cultivait, comme l’aller-retour de la philosophie, qui inlassablement réinterroge les concepts, les cultivent, les fait pousser.

    L’agriculture est dans nos gênes, la pleine nature est un horizon toujours présent dans notre pensée.

    Pour moi, je ne sais pas marcher dans la ville, sans me souvenir des promenades dans les monts de Lacaune, dans l’Aveyron, aux limites du Tarn.

    Mais à chaque fois que je me suis imaginée faire le retour à la terre, j’ai imaginé les froids matins d’hiver, le village sombre à 19h, et j’ai renoncé.

    J’aime la campagne l’été et la ville toute l’année, c’est la limite de mon mythe du retour à la nature.

    Lien

    • manju35
      manju35 répond à Anthropia
      • Posté à 12h15 le 03/07/2008
      • Internaute 8396

      Bel aveu...proche de mes sentiers d’été...de mes ruelles d’hiver...
      Saint-Serres tropismes......

  • loloster
    • Posté à 12h27 le 03/07/2008
    • Internaute 9467

    avec le pétrole qui va bientôt *aussi* manquer pour approvisionner les métropoles en nourriture, je me demande si les regroupements de neo-agriculteurs - une manière de recréer de l’autarcie géographico-alimentaire, entre autres - n’ont pas tout compris avant tout le monde du problème que le « manque de transportabilité » va poser sur l’organisation globale de nos sociétés occidentales

    les métropoles sont-elles, sans le savoir, déjà condamnées à se vider ?

    • CA Not Dead
      CA Not Dead répond à loloster
      Glandouilleur Pro
      • Posté à 12h44 le 03/07/2008
      • Internaute 24390
        Glandouilleur Pro

      Je crois que vous avez compris, une des raisons qui m’ont poussé a changer de vie ! En effet, nous nous regroupons pour faire face au « droit dans le mur » annoncé... Nous fonctionnons beaucoup en micro-réseaux en privilégiant le troc et le do it yourself. Toujours ça de moins pour un système dont nous rejetons ce qu’il est devenu !

  • CA Not Dead
    CA Not Dead
    Glandouilleur Pro
    • Posté à 12h31 le 03/07/2008
    • Internaute 24390
      Glandouilleur Pro

    Ah ! ! ! Ma nouvelle catégorie sociale s’appelle « néos » ? Heureux de l’apprendre ! Tant qu’on nous traite pas de « born again », on s’en contentera !

    A une époque je faisais un peu tache dans le milieu rural local, mais le temps aidant je retrouve beaucoup d’ex parisiens qui ont fait le même choix de vie. Du coup on est beaucoup moins marginaux... L’entraide agricole est une réalité (avec certains agriculteurs), ça change pas mal de l’individualisme citadin. Privilégié la qualité au détriment de la quantité est aussi un leitmotiv que l’on rencontre beaucoup chez les nouveaux migrants. beaucoup ont travaillé dur en entreprise avant et ne se font aucune illusion sur le merveilleux monde du travail. Et en terme de qualité de vie c’est autre chose ! La vie n’est pas forcément facile (au sens citadin) mais on récolte les fruits de son travail et ça, ça n’a pas de prix !

    Je ne retournerais en ville pour rien au monde !

    Bon, un domaine vinicole c’est vraiment pas mon truc (plutôt un truc de néos-bobos on va dire) ! je préfère élever les animaux exotiques et les plantes exotiques ;)

    • Lohiel
      Lohiel répond à CA Not Dead
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 13h27 le 03/07/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      Idem, j’ai quitté la ville en 1994, à la première occasion, parce que je sentais que tout ça allait mal tourner. Et puis mes enfants, jeunes à l’époque, étouffaient, au sens propre. Je faisais la queue chez le pédiatre jusqu’à 22h(car nous étions nombreux dans ce cas) de une à trois fois par semaine.

      Mais il ne faut pas idéaliser non plus. Autant c’est enrichissant pour l’esprit de regarder les plantes croître et vivre entre elles, la campagne sous la pluie, la campagne au petit matin, les saisons qui passent... pas comme le temps des citadins qui est « le dimanche aprem quand il fait beau », donc coupé du mouvement...

      ...Autant il faut penser avec l’adaptation. J’ai compté sept ans avant de m’habituer aux hivers à la campagne, quand la pluie tombe inlassablement sur l’herbe grise-endormie et que personne ne vient. Je ne regrettais pas vraiment les lumières et l’animation de la ville, parce que mon choix était sans retour (d’autant que la santé de mes enfants s’est améliorée et que la 3e, née ici, n’a jamais eu aucun problème), mais je me souvenais que ça avait du bon. Il faut prévoir avec ça, le prix à payer. Ne pas croire, surtout et sous peine de renoncer rapidement, que la campagne « c’est toujours comme pendant les vacances ».

      • CA Not Dead
        CA Not Dead répond à Lohiel
        Glandouilleur Pro
        • Posté à 14h26 le 03/07/2008
        • Internaute 24390
          Glandouilleur Pro

        « Ne pas croire, surtout et sous peine de renoncer rapidement, que la campagne “c’est toujours comme pendant les vacances”. »

        Vous avez bien raison, je n’ai jamais été aussi actif !

        Cependant, je n’ai pas eu trop de mal a m’adapter... Le plus dur auront été (surtout pour ma compagne) les conditions de vie spartiates pendant 3 ans le temps de retaper la ferme.

        Nous avons de la chance, nos voisins les plus proches sont très sympas et j’ai pas mal de potes dans la région, donc je me sens pas vraiment isolé.

      • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
        • Posté à 18h59 le 03/07/2008
        • Internaute 21776

        Coucou Lohiel ! !

  • Olif _archipolak
    Olif _archipolak
    varsolidaire a la bonne cause
    • Posté à 13h07 le 03/07/2008
    • Internaute 34150
      varsolidaire a la bonne cause

    Buvons un coup ma serpette est perdue, mais le manche est revenu !

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 13h15 le 03/07/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    c’est bo les tunes

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 13h18 le 03/07/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    mec seul vieux povre et pas sympa cherche femme riche ayant si possible un vignoble dans le sud même vielle et moche

  • athica
    • Posté à 13h22 le 03/07/2008
    • Internaute 19170

    Pratiquez-vous le biodynamisme ?

    • marie.sauvage
      marie.sauvage répond à athica
      Apatoudi
      • Posté à 17h08 le 03/07/2008
      • Internaute 4448
        Apatoudi

      Si c’est votre réponse à Patrick, c’est à mourrir de rire. Sans mauvais esprit. J’adore ce tac au tac

    • Catherine Bernard
      Catherine Bernard répond à athica
      Vigneronne
      • Posté à 12h00 le 04/07/2008
      • Internaute 41733
        Vigneronne

      Non, pas de manière stricte. Peut-être un jour, mais pour l’instant encore cela me paraît obscur.
      Je me contente de faire des préparations de plantes. Je réfléchis en ce moment à la manière de maintenir le sol vivant, car, bien qu’en bio, je pense que l’on peut encore faire mieux. Il est possible que cela fasse l’objet d’une prochaine chronique. Je lis un livre assez intéressant sur le sujet.
      Voilà

    • Catherine Bernard
      Catherine Bernard répond à athica
      Vigneronne
      • Posté à 12h26 le 04/07/2008
      • Internaute 41733
        Vigneronne

      Non, pas de manière stricte. Peut-être un jour, mais pour l’instant encore cela me paraît obscur.
      Je me contente de faire des préparations de plantes. Je réfléchis en ce moment à la manière de maintenir le sol vivant, car, bien qu’en bio, je pense que l’on peut encore faire mieux. Il est possible que cela fasse l’objet d’une prochaine chronique. Je lis un livre assez intéressant sur le sujet.
      Voilà

  • Bigseb
    • Posté à 14h24 le 03/07/2008
    • Internaute 25229

    Bon article, je pensais en plus migrer moi aussi, devenir maraicher bio, priviliger la vente directe, ca m’tente vraiment^^

    Je top.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h40 le 03/07/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Un bel article qui je l’espère va motiver les foules urbaines à s’enfuir à la campagne. Partez ! Exilez vous ! Fuyez ! Et laissez nous votre place, nous les pauvres ruraux qui ont fui la cambrousse et sa vie que vous trouvez si charmante et que nous trouvions si horrible !

    Si vous arrivez à vous faire accepter par les indigènes (pas facile mais faut être patient), à supporter de prendre la voiture même pour aller acheter une baguette (bon il y a l’option « centre du village »), à n’avoir à disposition que le quart des services et des divertissements auxquels vous étiez habitués, à supporter les routes tortueuses et défoncées, à avoir des télécommunications des années 80 (le portable et l’ADSL sont loin d’être partout...), et pire que tout de ne pouvoir courtiser que des femmes (ou hommes) mariées ou vielles, alors l’Auvergne vous tend les bras !
    En échange vous gagnerez l’air pur (mais attention à l’eau...), la tranquillité et la solitude, la convivialité des voisins (mais adieu le réconfortant anonymat), le bonheur de voir son chien et ses mioches courir sans laisse (gaffe à l’unique route quand même), la chance de pouvoir faire pousser en plein air ses légumes et son herbe (de Provence, bien sur) et must du must, d’aller au ski tous les weekend en ne payant que les remontées (enfin, si la neige est là...).

    En plus, il y a beaucoup de travail (en proportion de la population, bien sur), et pas seulement en chevauchant des tracteurs ou en chassant la vache sauvage. Moult artisans recherchent en vain des apprentis, et nombre de commerçants désespèrent d’employer de l’aide, on voit même les rares industries et services se plaindre du manque de main d’œuvre. Cette région à vraiment besoin de sang neuf, aussi bien professionnellement que culturellement ou génétiquement (je peux vous garantir que la consanguinité n’est pas un mythe là bas : /)

    Et pour être honnête et vous laisser entendre les raisons de cette plaisante propagande, outre mes piques mesquines mais fondées sur un lieu que j’ai fui sans jamais le regretter, si tous les Parisiens malheureux dans leur magnifique ville s’enfuit en masse, cela fera de la place pour ceux qui aiment la Capitale de tout leur cœur.

    • Kibboutz
      Kibboutz répond à Keldan
      inscrit à l'ANPE
      • Posté à 16h48 le 03/07/2008
      • Internaute 46389
        inscrit à l'ANPE

      merci pour votre commentaire, moi aussi issue du massif central (aveyron) et toulousaine sans emploi, qui ne se résigne toujours pas à reprendre l’exploitation agricole parentale, parce que quand même retourner dans ce trou et me pourrir la santé pour 3 copeks, je suis pas prête.
      tous ces commentaires de citadins « au fort pouvoir d’achat » qui magnifient la terre et la nature et se sentent investis de la mission de faire le bien, et de ramener le bons sens à ces sauvages de paysans pollueurs, ça m’effraie un peu et ça ne m’aide pas à modifier mes (pré)jugements sur tous ces riches qui ont acheté maison et terrain et qui se croient en droit de faire tuer le coq du village, faire taire la salle des fêtes, fermer la porcherie et délocaliser le forgeron pour pollution visuelle...
      bref, oui c’est une chance que des jeunes(je veux dire actifs), qui ont envie de faire vivre un territoire viennent s’installer dans nos trous perdus, mais ce n’est pas toujours le profil des « néo-propriétaires »

  • NuklearCocroach
    NuklearCocroach
    ex GeneralSubverciòn
    • Posté à 15h12 le 03/07/2008
    • Internaute 36938
      ex GeneralSubverciòn

    Louis XVI avait offert un truc dans le même genre à sa grosse,ça ne les a pas empêché de se faire raccourcir par de moins biens lotis qu’eux...Autre univers,autres préoccupations...

  • adaunis
    • Posté à 15h58 le 03/07/2008
    • Internaute 4255

    Catherine Bernard gentille Vigneronne, avez écris un régal de papier (enfin papier...) !
    Un plaisir à boire avec modération, un mélange de cépages, dans lequel je verrai bien un peu de cabernet, ou merlot, (pour la rondeur et la finesse), lequel mélange je soupçonnerai avoir un aspect gouleyant, en tout cas quelque chose de « facile à boire » !
    Me tromperais-je ?
    En tout cas un excercice instructif, sur votre parcourt, et cette reconversion.
    Je vous soupçonne également d’avoir parlé et mis le « couple » Depp-Paradis en « tête de gondole », pour nous allécher, et inciter à vous lire !
    Mais même si ce n’est pas le cas ou si c’était simplement pour « illustrer », sans rancunes aucunes !

    • Catherine Bernard
      Catherine Bernard répond à adaunis
      Vigneronne
      • Posté à 12h16 le 04/07/2008
      • Internaute 41733
        Vigneronne

      De retour des vignes, je vous réponds.
      Non vous ne vous trompez pas trop. Je fais deux vins, un vin de table, au sens propre et réglementaire, fait avec du cinsault (j’en parle dans une autre chronique, et j’en reparlerai sans doute, tant j’aime ce cépage), et un vin AOC, un Coteaux du Languedoc avec du mourvèdre, du marselan (je parlerai aussi un jour de cépage, c’est un cépage improbable, croisement de grenache et de cabernet sauvignon), et du grenache. Pas de merlot donc. En Languedoc, le merlot a tendance à murir trop vite et à goûter plat plat. Je m’arrête là.
      Oui, aussi pour Vanessa Paradis. C’est un vieux réflexe de journaliste d’amener le lecteur/l’internaute à lire. Mais pas complètement non plus. Il y en a presque tous les jour des « people » à faire l’acquisition des vignobles (là, j’exagère un peu). Et, les « people » m’intéressent pour ce qu’ils disent de notre monde. je crois que vous avez très bien lu tout cela.

  • Kibboutz
    Kibboutz
    inscrit à l'ANPE
    • Posté à 16h39 le 03/07/2008
    • Internaute 46389
      inscrit à l'ANPE

    Je tousse un peu, un peu trop idéalisée votre campagne, votre nature, un discours un peu ressemblant à celui de certains néos qui achètent un terrain, une maison, et croient avoir acheté un territoire, et le droit d’y vivre comme bon leur semble, sans se soucier des pratiques et de la culture existante. je suis « fille de » et refuse de reprendre l’exploitation familiale, peut être parce que j’ai trop vu mes parents se tuer à la tâche, avoir une santé déplorable à 50 ans et ne jamais avoir rien gagner de leur production. Vous sanctifiez la nature, vous citez Pétain (la terre elle ne ment pas)et vous croyez que l’amour de la nature de l’indépendance et de la liberté est réservé aux citadins qui découvrent la campagne. Les ruraux pur souche sont peut être trop peu instruits pour comprendre et sentir de tels concepts ?
    Vous parlez des difficultés financières et glorifiez les choix extensifs, respectueux de l’environnement des néos. Combien de « néos » installés ont la nécessité de faire des bénéfices sur l’activité agricole. Combien ont un conjoint qui travaille à l’extérieur, une rente, un héritage qui leur permet de cultiver la terre pour s’amuser ? Il n’y a rien de criticable à l’arrivée de néo ruraux qui choississent pour leur plaisir de travailler la terre, mais l’enjeu est selon moi celui de la coopération et du respect entre les habitants. les préjugés sont forts(dans les deux sens) entre néos et « du cru » et malheureusement votre article conforte un peu mon scepticisme à l’égard de ces gens nouveaux venus qui se prennent pour les sauveurs de la nature, les colporteurs des bonnes méthodes des bonnes valeurs, et qui méprisent les habitants anciennement installés....
    ça ne vous rappelle pas la découverte de l’Amérique ?

    • CA Not Dead
      CA Not Dead répond à Kibboutz
      Glandouilleur Pro
      • Posté à 18h37 le 03/07/2008
      • Internaute 24390
        Glandouilleur Pro

      Vous cultivez les préjugés ?

      Dans le genre caricatural, vous faites très fort !

      Vous avez réussi en un post a faire mieux que mireille dumas et delarue réunis.

      • Kibboutz
        Kibboutz répond à CA Not Dead
        inscrit à l'ANPE
        • Posté à 01h35 le 04/07/2008
        • Internaute 46389
          inscrit à l'ANPE

        Mireille Dumas et Jean Luc Delarue parlent rarement des agriculteurs et du quotidien à la campagne.
        vous ne seriez pas du genre initiateur de pétitions contre la casse, parce que c’est pas joli des carcasses de voitures au bord de mon chemin, qui part de ma maison, que j’ai payé très cher pour être loin de la ville ?
        Puisque j’ai des références très beauf, je persiste et vous renvoie à un sketche de Moustic (journal de Groland) qui montre des « vieux paysans » en blouse entrain de brûler des merdes pour, disent-ils « attirer les cons ». la merde brûlée, on voit arriver une famille de parisiens qui sort de sa voiture clean , et un d’eux s’exclame : « hum ! ça sent la ferme ici ! » ;
        et je pourrais reprendre aussi la formule d’un militant de la conf, regrettant l’opposition aux éoliennes de « néo ruraux » pleins de bonnes intentions(souvent associés aux propriétaires de châlets qui ont peur de la baisse de valeur de leur domaine à proximité d’une éolienne) ; qui explique : « la nature eux , ils la sanctifient, nous on la vit, on la travaille »

         
        • CA Not Dead
          CA Not Dead répond à Kibboutz
          Glandouilleur Pro
          • Posté à 10h46 le 04/07/2008
          • Internaute 24390
            Glandouilleur Pro

          Ils parlent rarement des agriculteurs certes, mais faire des sujets sur les néos, c’est très a la mode en ce moment...

          Pétition contre la casse ? A part si cette casse pollue, je vois pas pourquoi...

          J’ai pas payé cher, et j’ai tout retapé moi même... Alors pour les gros riches on repassera !

          Moi j’ai rien contre les éoliennes, mais je ne peux malheureusement pas m’en payer une (10.000 €)...

          Je pense quand même que vous généralisez par rapport à des cas ayant fait les manchettes de quelques journaux... Ce type de discours est assez dangereux, mais peut être avez vous peur des migrants (cause de tous les maux) ?

        1 autres commentaires
  • Flood
    Flood
    Citoyen du monde
    • Posté à 16h55 le 03/07/2008
    • Internaute 44952
      Citoyen du monde

    En voyant le titre un peu racoleur (la preuve j’ai quand même cliqué dessus...) j’ai eu très peur que Rue89 ne se mette à faire du people ! Heureusement que ce n’est pas le cas. Votre article est très intéressant, j’ignorais absolument tout de cette dimension de la viticulture et je continuerai à suivre avec intérêt ce que vous écrivez

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 20h27 le 03/07/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    je pratik je pratik

  • Lujien
    • Posté à 20h35 le 03/07/2008
    • Internaute 13005

    Houlà du calme.

    Je suis moi même fils de viticulteurs, ouvrier viticole pour l’instant, sans doute exploitant à l’avenir, et je voudrais tout de suite freiner les ardeurs des néos.

    Pour citer : « Les citadins, l’avenir du monde agricole ». Je ne crois pas que ce soit à prescrire pour le monde agricole. Tout d’abord, il faut différencier le type de production : entre un bien de confort, et un bien de consommation usuelle. Le bien usuelle, celui qui nourrit les individus chaque jour, ne peut se transmettre qu’à des mains expertes, ayant un savoir technique important, nécessaire à nourrir la planète. Le bien de confort est un produit qui se veut plus « idéologique », qui ne consomme dans des occasions particulières, pour les réjouissances, ou satisfaire une envie idéologique (ou de conscience ? .

    Les Néos, personnellement, j’ai rien contre. Ils ont des idées, une vision idéaliste des campagnes et de leurs gestions. Mais techniquement, sont ils en mesure de répondre à tout les dangers, risques, ou attentes d’un consommateur, ou d’une législation ?

    Humpf.

    J’en doute. Alors oui, on peut s’amuser à faire du vin, et satisfaire une élite « Bourgeois Bohème ». Mais on ne peut pas s’improviser agriculteur...

  • eric_strasbourg
    • Posté à 22h45 le 03/07/2008
    • Internaute 11479

    « Son blog

    La vigne et le vin m’intéressent pour ce qu’ils disent de nous ..... »

    moi je dis, quand on entend parler le vin, faut arrêter !
    on commence bobo, on finit à l’hosto !

  • Nondupe
    • Posté à 08h17 le 04/07/2008
    • Internaute 16772

    Vanessa, enfin au paradis !

    Bon,, c’est biern joli tout ça, mais ça pue le bobo friqué qui va prendre l’air et jouer à la fermière à la campagne.
    Ca me fait penser à Marie Antoinette et son gentil serrurrier !

    Ne doutons pas qu’il faudra quelques figurants (pris dans la population locale) pour vinifier le bon breuvage vendu à prix d’or à d’autres bobos ébahis par les talents de Vanessa : « merveilleuse, si douée, bourrée de talents cette gamine ! » -dommage que Brialy ne soit plus là, le rôle lui aurait convenu !

    Tout cela sent franchement l’ancien régime !
    Jusqu’à quand la populasse ira s’esbaudir de ces jolis gens dans leurs jolies propriétés avec leur jolis enfants et leurs jolis chiens.
    Pendant ce temps, le peuple doit bosser plus pour gagner des clopinettes.
    Continuez comme cela !

  • PourquoiPas
    • Posté à 08h56 le 04/07/2008
    • Internaute 11430

    Il faut attendre la fin de l’article pour comprendre ce qu’est avant tout un « néo » : un citadin qui en a marre de sa vie en milieu urbain. De plus, quand on fait attention aux exemples de néos qui sont donnés, on comprend que ces personnes en mal de campagne sont des gens riches, ou relativement aisés. Ces gens là n’ont pas l’obligation de vivre de leur travail de vigneron, puisqu’il ont déjà un bon capital qui leur permet de vivre correctement. Pour ceux qui ont un peu plus de mal, comme vous sans doute, Mme Bernard, la pluriactivité est nécessaire car le métier de vigneron ne remplit pas suffisamment le porte-monnaie.
    Les agriculteurs à l’ancienne, eux, sont dans l’obligation de monter des entreprises économiquement viables pour pouvoir vivre. Ils n’ont pas acquis un capital avant de s’installer.
    Je vous rappelle en passant que l’agriculture ne peut être durable que lorsqu’elle est économiquement viable. L’agriculture durable s’appuie sur 4 grands principes : la production, la rentabilité économique, le respect de l’environnement et le développement social (main d’œuvre, maintien d’un tissu économique, d’une population jeune...).
    Je ne critique pas les néos qui sont évidemment les bienvenus dans nos campagnes, mais je les mets en garde : qu’ils ne se prennent ni pour des sauveurs de la ruralité, ni pour des modèles. Leur histoire, leurs objectifs, leur vision diffèrent des ceux des ruraux de souche, mais il n’y a pas vraiment de comparaison possible entre les deux.
    Quand je dis que les néos sont les bienvenus dans nos campagnes, je le pense sincèrement. Les néos représentent un apport de capitaux, de sang neuf et de diversité. Ils participent, à leur échelle, à un petit rééquilibrage entre ville et campagne.
    Enfin je pense que vous faîtes erreur quand vous dites que les vins fruités sans sulfite des néos sont meilleurs que les vins d’oenologues. Déjà parce que le goût est très subjectif, et ensuite parce que chaque vin a ses avantages et inconvénients. Peut-être que vos vins ne peuvent pas se conserver plus d’un ou deux ans, par exemple, quand les vins « d’oenologues » ont une garde de 20 ou 30 ans... Vos produits sont différents, et si vous trouvez tous une clientèle qui les apprécie alors nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle diversité.

    • Kibboutz
      Kibboutz répond à PourquoiPas
      inscrit à l'ANPE
      • Posté à 16h00 le 04/07/2008
      • Internaute 46389
        inscrit à l'ANPE

      juste merci pour votre commentaire, vous savez mieux formulez et expliquer les choses que moi ! et puis ça me rassure aussi que d’autres internautes et lecteurs de Rue89 aient ce point de vue.

      • PourquoiPas
        PourquoiPas répond à Kibboutz
        • Posté à 16h10 le 07/07/2008
        • Internaute 11430

        Il n’y a pas de quoi. J’ai bien aimé vos commentaires à vous aussi.

  • marie 75
    • Posté à 08h58 le 04/07/2008
    • Internaute 3563

    quand on sait que les viticulteurs luttent parce qu’ils crèvent...
    Il faudrait peut-être que rue89 ne nous la raconte pas « les bobos parlent aux bobos ».
    Faudrait suivre l’info et non la prese people !

    • Fraise des Bois-
      Fraise des Bois- répond à marie 75
      Buveur
      • Posté à 17h15 le 04/07/2008
      • Internaute 42390
        Buveur

      pas tous quand meme : sinon il n’y aurait plus de vignerons. Il y en a qui se font des boules en or aussi.

  • DIOPZO
    • Posté à 09h14 le 04/07/2008
    • Internaute 24613

    L’agriculture a besoin de bras mais la viticulture ? j’en doute.Ma fille et mon gendre sont dans le métier du côté de Nîmes.Les propriétés viticoles y sont nombreuses,la lutte est féroce pour y vendre son vin.Avec la chute des cours du foncier certains viticulteurs sont ruinés avnt d’avoir commencé de rembourser les premières mensualités de leurs emprunts.Deux voisin se sont suicidés l’an dernier.Lorsque la crise sera passée (si elle passe) il ne restera que les plus forts...c’est la loi de la nature.L’avenir n’est quand même pas noir,il appartient soit aux très grandes structures capables de s’attaquer au marché mondial avec des vins standardisés (qui ne veut pas dire mauvais) vendus à prix concurrentiels, soit aux toutes petites avec un faible volume de production jouant la carte de la qualité (et des prix, hélas, en conséquence).C’est dans ce deuxième créneau que les néos ont leur place.

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