Chez Etienne Wasmer

L'économie décryptée par Etienne Wasmer, enseignant à Sciences Po Paris, spécialisé en économie du travail.

Pour le logement, le marché fera plus que le plan Boutin

Etienne Wasmer
Economiste du travail
Publié le 04/08/2008 à 00h25

Selon les Français, le problème du logement arrive en deuxième ou en troisième position des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur vie quotidienne. D’après un sondage TNS-Sofres pour Nexity de septembre 2006, 86% des Français estiment qu’il est difficile d’obtenir un logement, ils sont une proportion comparable à estimer que les loyers (le prix du logement) sont trop élevés.

Pourtant, cela fait quarante ans ou plus que l’Etat intervient fortement dans la relation entre le bailleur-propriétaire et le locataire : les textes législatifs et réglementaires se succèdent, le code du logement et de l’urbanisme empile les contraintes, le code de procédure civile garantit les droits des locataires en cas de contentieux. On peut être fier, légitimement, d’avoir de grandes lois pour réguler le fonctionnement du marché d’un bien essentiel. Mais, hélas, le succès n’est pas au rendez-vous.

Pour être provocateur, on pourrait prendre une comparaison. La France est un paradis pour les mangeurs de yaourt : il est vraisemblable que seule une toute petite fraction des Français estime qu’il est difficile de trouver un yaourt bio, et sans doute une fraction légèrement plus importante estime qu’ils sont un peu trop chers. Pourtant, à part l’instauration de normes de santé concernant la fermentation ou le nombre de bactéries par centimètre cube, le marché du yaourt est assez libre et la concurrence joue bien.

Est-il donc raisonnable de penser que la solution miracle au problème du logement est un nouvel enchevêtrement de textes ? Alors, lorsqu’on découvre le texte ambitieux de 46 pages et de 26 articles nouveaux présenté sur le site du ministère du Logement, on se dit qu’on est reparti pour un nouveau tour de piste : proposition de loi avec tapage médiatique (PLTM), moyens financiers limités par la crise (MFLC), complexité accrue qui perd au passage les ménages et les experts (CAPPME), et à la fin rien n’aura vraiment changé. Mais soyons justes, il est difficile d’être ministre du Logement en France : c’est un peu comme être entre le marteau (les associations) et l’enclume (Bercy, la réalité du marché).

Laisser les ménages pauvres décider ou pas d’accéder au logement

Examinons quand même d’un peu plus près les grands thèmes du projet de Mme Boutin. Sur le projet phare, la maison à 15 euros, on peut se féliciter de l’accession à la propriété d’une partie des classes populaires. Qui irait argumenter contre le fait qu’il est préférable d’être propriétaire plutôt que de payer un loyer toute sa vie ? Pourtant, cette opposition rhétorique ne tient pas très longtemps. D’une part, un accédant paie des intérêts d’emprunt, d’un montant qui peut être comparable aux loyers : inférieur certes aux loyers du secteur privé, mais supérieur aux loyers d’un logement HLM. Pas sûr que tout le monde y gagne ! Ensuite, acquérir un logement dans le VIIe arrondissement de Paris, c’est prendre un risque financier limité : il est peu probable que les hooligans du Champs de Mars viennent à faire en sorte que le quartier devienne un ghetto où la police n’intervient plus. Pour un quartier de 200 maisons à 15 euros, on peut être plus circonspect.

Si c’était un si merveilleux placement financier qu’on veuille à tout prix inciter les ménages défavorisés à y investir leur maigre épargne, alors il suffirait créer des fonds spéciaux d’investissement, des sortes de SCI, et de les mettre en vente dans les banques. On collecterait ainsi une épargne privée qui co-financerait ces investissements. Mais y croit-on vraiment, à la rentabilité de ces investissements, si les quartiers se dégradent ? Tout cela pour dire qu’il n’est pas du tout garanti que dans quinze ans, les ménages ayant accédé à la propriété de cette façon ne le regrettent pas.

Enfin, le montage d’un tel dossier est opaque financièrement : quels seront les impôts collectés pour financer le plan, dans les poches de quels acteurs privés finiront une partie de ces impôts ? En bonne logique socio-économique, il vaudrait mieux aider les ménages modestes par des politiques du revenu ambitieuses en ponctionnant sur les 35 milliards de budget consacrés spécifiquement au logement, et laisser ces ménages pauvres décider ou pas d’accéder au logement.

Là, une nouvelle fois, c’est une usine à gaz à la française, qui sert un objectif médiatique (on a fait quelque chose de visible même si cela rajoute une couche de complexité au système et nuit à la transparence démocratique globale du système).

Informer les citoyens sur les finances des caisses HLM

Deuxième aspect du plan, ponctionner les ressources financières excédentaires des organismes HLM qui accumulent plutôt que de construire. La logique est simple : l’Etat jacobin se méfie maladivement de toute source de pouvoir décentralisé : des milliards qui dorment dans les caisses, cela ne peut être que dû à l’incompétence et au dévoiement des ressources de la collectivité. Peut-être est-ce en partie vrai dans certains cas. Mais dans un autre domaine que je connais, celui de l’Université, c’est cette même réticence primaire à faire confiance aux acteurs pour savoir ce qui est bon ou moins bon, possible ou infaisable, qui a conduit une administration sans autorité autre que celle de mettre des bâtons dans les roues à intervenir de façon maladroite.

Si ces organismes HLM sont excédentaires et n’investissent pas, et si les citoyens ne sanctionnent pas cela dans les urnes, c’est soit que les HLM ont raison et on peut rendre l’argent aux municipalités pour investir dans des crèches ou des lis d’hôpitaux, soit que la démocratie locale fonctionne mal. L’Etat pourrait dans un premier temps faire en sorte que les citoyens soient bien informés des masses financières présentes dans les caisses, en publiant l’information financière des comptes des sociétés HLM, localité par localité.

Quand les locataires HLM viendront se plaindre de ne pas avoir de coup de peinture dans la cage d’escalier, ou quand les demandeurs de logement social entendront qu’il y a dix-huit mois de liste d’attente en HLM, ils sauront aussi qu’il existe un fonds de 200 millions d’euros dans la caisse locale.

Troisième aspect, la rénovation des quartiers avec un financement en apparence ambitieux (2,5 milliards mais répartis sur sept ans). La logique économique ne trouve là rien à redire : il est légitime d’aider à la rénovation de quartiers car le marché seul ne fonctionne pas bien en présence d’externalités.

Pourquoi est-ce à l’Etat de fixer le montant de ces aides et de les financer, et pas aux Régions ? Cela reste un mystère, mais on peut supposer qu’une administration centralisée peut presqu’aussi facilement repérer les besoins qu’une administration régionale car les critères sont faciles à quantifier.

Une limite dans l’arbitraire de l’attribution de HLM

Quatrième aspect, l’assouplissement de la loi sur les 20% de logements sociaux, en élargissant le cadre définissant les logements entrant dans le calcul. L’idée d’assouplissement est intéressante (les besoins ne peuvent pas être identiques dans les 36 000 communes de France !). Pourtant, les associations regrettent beaucoup que cela soit un renoncement et une diminution des contraintes imposées aux communes. Sans doute eût il-été de bonne politique de mener conjointement l’élargissement du cadre de définition et une légère augmentation du seuil de 20% (par exemple 24%), mais on ne se rend pas toujours compte à quel point il est difficile d’être ministre du Logement en France.

Cinquième aspect, l’abaissement du seuil de revenu pour l’éligibilité au logement social (il est actuellement tel que 80% de la population est éligible alors que le parc représente moins de la moitié du parc locatif, privé et public confondu). Là, pas de remarque, c’est assez consensuel, et limitera un peu l’arbitraire dans l’attribution des logements sociaux, qui ne garantit pas l’équité.

Sixième aspect, ce qui est appelé pudiquement la dynamisation du parc HLM, le fait que le maintien dans les lieux ne soit plus garanti pour les populations excédant largement les seuils. Cela fait polémique, mais c’est aussi une question de justice.

Enfin, ce qui probablement est une des grandes causes de dysfonctionnement du locatif et qui conduit les propriétaires à sélectionner durement leurs locataires, excluant les plus démunis et les minorités de façon insidieuse du logement : la durée des procédures de contentieux et le délai avant de recouvrer son logement en cas d’impayé. Le problème est traité à la marge, avec une diminution du délai maximum que le juge peut imposer (ce délai passe de trois ans à un an dans l’article 19 du projet de loi). C’est de la poudre aux yeux et cela ne rassurera pas les propriétaires. Il faut une vraie simplification du droit en la matière.

La conclusion : cette proposition de loi ne changera pas grand chose, et les forces économiques (l’offre de crédit des banques, les fluctuations des taux d’intérêts) affecteront plus l’accès au logement que les strates nouvelles de dispositifs qui ne simplifie en rien ce qui pré-existait. Rappelons encore qu’au Québec où personne ne se plaint du logement, le droit relatif au logement est un sous-chapitre du droit des contrats, il tient sur une vingtaine de pages (et en anglais et en français) et n’a presque pas changé depuis 1991.

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  • Nicolas Brousse
    Nicolas Brousse
    Etudiant à Paris
    • Posté à 01h42 le 04/08/2008
    • Internaute 118
      Etudiant à Paris

    A lire cet article, je vois que le logement ne va pas voir le moindre résultat avant quelques années. En effet, il s’agit, selon le programme de Monsieur Sarkozy, de faire de la France un pays de propriétaires et de réformer profondément le système des HLM (ce sont là les projets phares que Madame Boutin est chargée de mettre en place).

    En ce qui concerne l’ambition de Monsieur Sarkozy à faire de la France un pays de propriétaires, je n’y vois pas d’inconvénients. A mon avis, cette idée est bonne car « une maison à 15 euros » pourrait rendre les quartiers aisés plus accessibles à des personnes défavorisées. Rassurez-vous, je sais que ce projet de révolutionnera pas le système du logement, qu’il comporte de gros inconvénients, et qu’il est très médiatique mais, au moins, ça bouge lentement mais sûrement (j’espère).

    Le problème, en revanche, c’est la réforme que veut mener Monsieur Sarkozy sur les HLM. Nous sommes, en ce moment, dans une période difficile d’un point de vue économique. Cela a un impact mondial et, logiquement, les Français voient leur pouvoir d’achat baissé. Qui dit moins d’argent dit moins de consommation. On peut s’étonner, donc, de voir que 80% des Français pourraient résider dans un HLM. Soit c’est à cause de l’Etat qui ouvre son arsenal de logement trop facilement soit c’est à cause du pouvoir d’achat des Français qui baisse continuellement. A mon avis, c’est la deuxième raison.

    Si Monsieur Sarkozy souhaite limiter la construction de nouveaux HLM et rendre ces derniers plus accessibles aux plus démunis, c’est très bien. Ils sont prioritaires, et cela est tout à fait normal. Si Monsieur Sarkozy veut, en échange, faire de la classe moyenne une communauté de propriétaires, c’est aussi une idée qui promet. Mais, encore une fois, la classe moyenne souffre. Le gouvernement ne peut pas se permettre de refuser leur dossier et de les inciter à trouver un logement sur le marché tout de suite. La posture économique est bien trop mauvaise que, pendant quelques années, le Gouvernement doit ouvrir ses HLM a plus de personnes.

    Entre temps, en revanche, il faut se battre pour résoudre les problèmes du pouvoir d’achat. Et c’est ce que le Gouvernement tente de faire. Une fois le problème résolu, on pourra alors mettre en oeuvre les promesses de Monsieur Sarkozy, en ce qui concerne le logement.

    • les_canards
      • Posté à 09h49 le 04/08/2008
      • Internaute 20527

      « A mon avis, cette idée est bonne car “ une maison à 15 euros ” pourrait rendre les quartiers aisés plus accessibles à des personnes défavorisées. »

      J’ai peur que ton avis soit complètement infondé, Nicolas : la maison à 15 euros par jour doit coûter 15 euros par jour - autrement dit il n’a jamais été question d’en faire construire dans les « quartiers aisés » où les prix sont infiniment plus élevés ! EW ne dit d’ailleurs pas autre chose : il y aura des lotissements de maisons à 15 euros, et pas dans l’arrondissement de Rachida Dati !

      En outre, comme on ne parle que de « maison » (avec petit jardin), et de construction (pas de rachat a priori), elles ne seront pas non plus près des centres. Si la maison elle-même n’est pas chère, l’essence pour aller travailler risque de coûter bonbon !

      (sinon, une astuce : en francais, « M. » est tout aussi correct que « Monsieur » quand on ne s’adresse pas à la personne, mais qu’on la désigne à un tiers).

      • vieux grincheux
        vieux grincheux répond à les_canards
        libre penseur
        • Posté à 10h43 le 04/08/2008
        • Internaute 9926
          libre penseur

        tout ça, c’est du pipeau, c’est bon pour les gogos, juste un effet d’ annonce, en effet :

        quelle type de maison ? absorbera-t-elle le carbone ? quelle isolation ?
        dans quel environnement ? quid de l’ autosuffisance energetique ? quid des éco-hameaux ? crèches ? ,parkings ? vehicules ? transports en commun ?

        je me demande combien de temps on va continuer de JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE ? à savoir que ce n’ est plus nous qui fonçons dans le mur, mais le mur qui nous fonce dessus....vous verrez quand le gulf stream va s’ arrêter de rechauffer l’ europe de l’ Ouest...

        Quid de la schizophrénie citoyen égalitaire/salarié subordonné par le contrat de travail ?

        et comme si ça suffisait pas, on vous enchaine avec un crédit sur 25 ans pour la baraque,+ 15 ans pour le terrain....surtout soyez sages, ne mouftez pas ! LOL ! !

        NON MAIS ! ! vous n’ en avez pas raz le bol, citoyens, qu’ on vous prenne pour des cons ? ?

        Votre dévoué Vieux Grincheux

      • kkadim
        kkadim répond à les_canards
        service public rhone alpes
        • Posté à 17h40 le 04/08/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        nous sommes toujours dans le vieux réve : une maison. quand donc fera t on des appartements à 15 euros... la construction individuelle est une ineptie en termes écologiques et pour la société ( j’exclue les zones rurales, mais 80% des français vivent dans des zones urbaines ou assimilées ).

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à Nicolas Brousse
      fasciné
      • Posté à 13h22 le 04/08/2008
      • Internaute 29635
        fasciné

      Notre président n’a rien inventé.
      Lien

      C’est Bush qui le dit : « We’re creating...an ownership society in this country, where more Americans than ever will be able to open up their door where they live and say, welcome to my house, welcome to my piece of property, » Octobre 2004.

      Comme le fait perfidement remarquer la stalino trostkyste N.Klein dans son article, il semble que G.W. n’en parle plus trop ces temps ci.

      Faut dire qu’avoir réussi à transformer, en 3-4 ans, les banques américaines en propriètaires de quelques millions de maisons (je parle même pas de bagnoles d’occas) sans valeur (Ok disons : sans acheteur, sans parler de solvable), ça restera probablement son titre de gloire, peut-être même plus que l’irak.

      Tant qu’à piquer des idées aux autres, autant éviter les plus catastrophiques.

  • N.MARECHAL
    • Posté à 02h30 le 04/08/2008
    • Internaute 9175

    Merci pour votre article.

    On a connu la maison a 100 000 euros... un espoir pour beaucoup. Au final, un deboire pour tous.

    Maintenant la maison à 15 euros. Voila un effet d’annonce aussi naif qu’idiot. Et si on prend sa calculette ce prix est celui du marché ( le terrain est en sus).

    Là maintenant, tout de suite, j’ai des collègues qui travaillent et qui dorment dans les vestiaires de l’entreprise... On fait comment ?

    Même des agents de maitrise confirmés n’arrivent pas à débloquer des credits sur 25 ans pour seulement 57 M² en province.

    Les choses ne vont malheureusement pas en s’arrangeant...

    Le ministre du logement est bien gentil mais en 2008, dabord on loge les gens et ensuite on achete des sous marin nucleaires et pas l’invers. C’est une question de volonté politique !

    Dire au francais qu’ils doivent être propriétaire, c’est charmant, alors que dans le même temps on ne sait pas ou l’on sera dans 5 ans (privé pulic).

    Epicétou

    • karlM
      karlM répond à N.MARECHAL
      Précaire
      • Posté à 09h33 le 04/08/2008
      • Internaute 21378
        Précaire

      et aussi Le PC à 1 euro par jour pour les pauvres
      Mercredi, 12 Juillet 2006 

      Dominique de Villepin a présenté hier en comité interministériel une panoplie de mesures visant à permettre aux familles modestes de s’équiper en informatique dès janvier 2007. Un PC et une connexion Internet haut débit pour un euro par jour ? L’idée est alléchante, mais...

      c’est la France des libéraux communistes...

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 03h38 le 04/08/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Il n’est pas tout d’avoir une maison, il faut après l’entretenir, payer les charges, les différents impôts.
    Pour se faire, il faut un super pouvoir d’achat.
    Mais on va rétorquer que pour pouvoir le faire il suffit de travailler plus, et de ne pas tomber malade.
    Mais il faudrait que l’inflation s’apaise, et que l’économie marche bien, et que la crise énergétique stoppe, que le chômage soit vaincu etc etc.. sinon même en travaillant tout le temps on ne pourra jamais y arriver (fuite en avant)

    c’est si facile, cette ’bonne affaire’ que je n’y crois pas une seconde. Paranoïa pessimiste de ma part ?

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 06h03 le 04/08/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?
    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à skalpa
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 10h03 le 04/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      La main du Ché,
      tenant la clef d’une des cellules de la prison de la Cabana, où quotidiennement avaient lieu des tortures et exécutions sommaires.

      Il en était le directeur.

  • Macbeth
    Macbeth
    Employé
    • Posté à 07h46 le 04/08/2008
    • Internaute 42646
      Employé

    Je suis plutôt d’accord avec vous en ce qui concerne la problématique « investissement rentable ou non » en ce qui concerne l’achat. Devenir propriétaire à 15€/jour (mais c’est le minimum, ça peut être davantage) et sans le terrain qui plus est puisque c’est le 1% patronal qui le prend en charge dans un premier temps, c’est oublier que le lieu, voir la ville où l’on batit à son importance quant à une éventuelle garantie que le bien ne se dévalorise pas au fil du temps, mais c’est également devoir assurer le financement de travaux parfois lourds ! Sans compter les charges (impôts et autres) pour les propriétaires. Pour des petits budgets, la « volonté présidentielle » peut s’avérer tout à fait dangereuse économiquement pour les faibles revenus.
    La nécessité de construire en masse de nouveaux logements sociaux, augmenter l’offre HLM, c’est garantir un meilleur pouvoir d’achat pour un grand nombre de français (qui trouveront ainsi de quoi ne pas dépenser plus du quart de leur budget à leurs loyers !), et c’est permettre également de stabiliser, voir de faire baisser les prix des loyers dans le privé et même les prix d’achat dans l’immobilier ! Voilà une politique cohérente, juste socialement et qui servirait également les classes moyennes en même temps que les plus pauvres ! ! !
    Et l’argument qui tendrait à dire que faire baisser les prix dans le privé serait irresponsable ne tient pas puisque l’on sait que la valorisation des biens immobiliers a connu une progression énorme et qu’une baisse de 20% à terme ne serait en rien scandaleuse ! La majorité des propriétaires resteraient gagnant par rapport au prix d’achat, même en tenant compte de l’inflation au cours des années. Quant à ceux qui ont acheté au prix fort ces dernières années (prix forts, ou carrément scandaleux !), si l’achat était malgré tout raisonnable (en terme de surface par rapport au besoin, ou de quartier/ville choisis par rapport aux ressources), une aide éventuelle peut très bien être envisagée dès lors que l’Etat sera en partie responsable de cette baisse des prix de l’immobilier.
    Mais encore faut-il qu’il s’en donne les moyens et l’urgence est là, totale, incontournable ! Les prix dans l’immobilier doivent baisser et au pire, qu’au moins le nombre de logements sociaux, (quitte à moduler les loyers en fonction des ressources), soit multiplié par deux ou trois dès à présent !

    Le reste est et demeure de la poudre aux yeux, bien en deçà des vrais besoins.

  • Feu
    Feu
    • Posté à 07h58 le 04/08/2008
    • Internaute 31051

    Si on arrive à trouver une banque qui nous prête sur 25ans voir 30ans, on se retrouve pendant tout ce temps avec un « credit loyer » mais au bout de 30 ans on est les heureux propriétaires ......d’une ruine car l’entretien coute.
    DÉMAGOGIE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! irréaliste

    • Triquoise
      Triquoise répond à Feu
      rouge de honte
      • Posté à 09h38 le 04/08/2008
      • Internaute 34143
        rouge de honte

      Raisonnement partiellement correct : depuis quelques années, dans les pays nordique, on voit fleurir des supers-crédits sur 30 voire 40 ans.
      Compte tenu de l’âge auquel on le contracte (comme une maladie) et de l’espérance de vie, il s’avère probable que les gens mourront avant d’avoir remboursé l’intégralité de leur crédit.

      Résultat des courses : qui va être obligé de vendre la ruine pour payer les dettes de la succession ?

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Feu
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 18h49 le 04/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....Si on arrive à trouver une banque qui nous prête sur 25ans voir 30ans... »

      ►► Je connais un couple de portugais, dés qu’une affaire se présente, ils empruntent sur 25/30 ans, ils travaillent chez eux pour retaper, revendent au bout de trois ans avec plus value, remboursent leurs prets et recommencent.
      Dans l’immobilier, ce qui est important c’est de faire une affaire à l’achat, avec ou sans emprunt, sur 10 ou 30 ans...

      Et sur l’achat, 3 choses sont importantes :
      - l’emplacement
      - l’emplacement
      et l’emplacement

      Tout le reste se corrige, se répare, s’arrange...

      • vieux grincheux
        vieux grincheux répond à Pierrrrre
        libre penseur
        • Posté à 06h28 le 05/08/2008
        • Internaute 9926
          libre penseur

        « un couple de portugais » ou un couple de citoyens français d’ origine portugaise ? ?

        Votre dévoué Vieux Grincheux

  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 08h26 le 04/08/2008
    • Internaute 9191
      loin

    Une maison à 15 euros/mois, ché chuper ! ! !

    à quand ma voiture neuve pour 2 Euros et mes vacances à la bourboule à 10 centimes ?

    • nahera
      nahera répond à yan
      • Posté à 09h10 le 04/08/2008
      • Internaute 6180

      Heu...15 euros, oui, mais par jour ! ! !

  • applberry
    applberry
    Juriste
    • Posté à 08h29 le 04/08/2008
    • Expert 49691
      Juriste

    Une petite précision : il ne s’agit pas du Code du logement et de l’urbanisme, mais du Code de la construction et de l’habitation. En outre,la loi du 6 juillet 89 régulant les rapports locatifs, et la loi du 1 septembre 1948 déterminant les droits des locataires HLM en matière de maintient dans les lieux n’ont jamais été codifié (c’est d’ailleurs assez exceptionnel en droit français !).

  • Philippe Tixier
    Philippe Tixier
    Citoyen
    • Posté à 08h32 le 04/08/2008
    • Internaute 10848
      Citoyen

    Il est vrai que le marché va se casser « la gueule » et pour plusieurs raisons :
    *les subprimes !
    *Les banques ne prétant plus ou presque !
    *les militaires délocalisés qui vont se mettre à vendre leurs maisons

    Est ce une bonne nouvelle ?
    Je ne sais, par contre je ne suis pas sur que le logement social en sorte gagnant !

  • kaj
    kaj
    avec
    • Posté à 08h37 le 04/08/2008
    • Internaute 49692
      avec

    Certes la maison à 15 € peut être séduisante. Mais a t on pensé aux charges pour une maison ?
    - Impôts fonciersen plus de la taxe d’habitation
    - Entretien de la maison
    - Bricolage Ne serait ce que la tonte de la pelouse, il faut une tondeuse... 500€ mini.
    - Il faut chauffer. Quel bilan énergétique d’une maisin à 15€ par jour ?
    - Il faut aménager une maison, peindre, tapisser, réparer, faire la cour, acheter des fleurs, des arbres, tout ce que vous voulez...
    - Ce que l’on ne prend pas en compte non plus, c’est que pour acheter moins cher, on s’éloigne de son lieu de travail, et le surcoût lié à l’essence et aux déplacements sur 25 - 30 ans sil’on a la chance de garder son emploi...

    Au final, dans 20 ou 30 ans, quand les heureux propriétaires peu fortunés auront fini de rembourser si tout va bien (Licenciement, Nous vivons ds un monde risqué a bien précisé Madame Parisot, il faut l’accepter), divorce (combien de couples divorcent au bout de 5 ans ?), décès (ça peut arriver)
    Que restera t il du patrimoine ? Aura t il encore la côte ? Nous avons vu avec la loi Robien, des immeubles pousser comme des champignons. On nous promettait des gains constants grâce à l’augmentation irréversible de la pierre.
    Cette accession à la propriété à tout prix n’est elle pas une mesure incitant les français à consommer tout simplement ? Il est connu que quand le bâtiment va, tout va.
    Je ne fais pas partie des personnes vivant avec peu de moyens, je me rends compte de la chance que j’ai et pourtant, je ne suis pas propriétaire. J’y ai renoncé pour l’instant. Les investissements actuels sont trop importants pour n’avoir qu’un titre de propriété qui me coutera plus que d’être en location.

    • mecontent
      mecontent répond à kaj
      • Posté à 09h47 le 04/08/2008
      • Internaute 40954

      Vous facilitez mon travail car vos idées sont les miennes. Etre propriétaire, un rêve, un quasi Paradis ! ! ! Quelle illusion ! ON reste le locataire de sa banque.Et si l’on ne peut plus payer ? Voir les USA. Je bénéficie d’une petite retraite et j’habite en HLM en toute tranquillité.

      • kkadim
        kkadim répond à mecontent
        service public rhone alpes
        • Posté à 17h54 le 04/08/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        oui certes devenir propriétaire pour des revenus modestes c’est s’engager dans une galére, et tout compte fait payer un loyer durant la plus grande partie de sa vie.... mais, même s’il y a décote, vous vous retrouvez avec un capital, et la garantie qu’un propriétaire ne vous foutra pas dehors ( y compris pour des raisons parfaitement valable ) ; si ma proprios meure, les héritiers vendront l’immeuble, et vu le quartier, un promoteur l’achetera pour le raser. et moi... eh bien je devrais m’éloigner encore plus dans des zones périphériques. aujourd’hui je suis trop riche pour postuler en HLM, mais trop « pauvre » pour les propriétaires privés. alors que faire... et autour de moi ils sont nombreux dans le même cas. je reviens au début de mon post : quand je serais plus vieux, avec une retraite de merde ( je ne me fais pas d’illusion ), où vivrais je ? certainement plus dans mon appart qui sera beaucoup trop cher.

    • sccber
      sccber répond à kaj
      • Posté à 13h24 le 04/08/2008
      • Internaute 27851

      Les charges ? Ma réponse perso (ce n’est pas un modèle) : je suis rmiste depuis longtemps + petits boulots, propriétaire en centre-ville d’un appartement ancien, en assez mauvais état, jamais réparé, sans aucun confort (pas d’eau chaude, salle de bain HS, et pas de chauffage), avec des doubles vitrages quand même. Il est grand (+ de 100 m2) et je l’ai acheté pour une bouchée de pain et payé bien sûr avant mon rmi. Donc, je ne suis pas à la rue, mais je galère pour payer les charges (limitées, car il n’y a pas d’ascenseur et le syndic est bénévole)et j’ai fait le choix ( ?) depuis 3 hivers de ne pas chauffer du tout malgré que j’habite une région très froide (rassurez-vous, le thermomètre ne descend jamais chez moi au dessous de 5°, et parfois monte à 10° -vive le réchauffement climatique-) ; comme je suis un amateur de sport, notamment de montagne, je suis équipé depuis des années de vêtements chauds, et à l’intérieur je joue à monsieur Bibundum : l’avantage à cette situation, c’est que je suis devenu très résistant au froid, et que je dois me déshabiller quand je sors (je suis donc le plus longtemps possible dehors, notamment pour mes activités sportive : eh oui, les muscles ça produit plus de chaleur que de force, principe de Carnot oblige).
      Pourquoi ce mot dans rue 89 : s’il faut lutter contre ce monde de merde et collectivement, je suis bien d’accord, on n’est pas obligé systématiquement de faire dans le misérabilisme existentiel, type on s’en sort pas avec le smic, etc. Quand je choisi de partir en montagne et que le temps devient très dur, je serre les dents, et au final je trouve cela exaltant. Pourquoi faudrait-il intérioriser les modèles d’aliénation dominants ? J’ai retravaillé quelques mois (au smic) et au final, au lieu de prévoir la froidure de cet hiver, je suis en train de me monter un vélo tout carbonne haut de gamme...
      N. B. : je suis célibataire et j’ai 60 ans, et j’ai définitivement choisi le camps de la cigale contre celui de la fourmi (si tu veux être heureux, nom de dieu, pend ton propriétaire -qui est en toi- air connu).

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à kaj
      fasciné
      • Posté à 13h32 le 04/08/2008
      • Internaute 29635
        fasciné

      Tout juste. Ca ressemble ni plus ni moins à une reprise en main gouvernementale de l’activité du batiment, pour sauver la mise au secteur, avant qu’un scénario à l’espagnole ne se mette en place en France. Suffit de regarder l’évolution des stocks d’immobilier neuf et des mises en chantier depuis le début de l’année (voir également l’évolution des cours en bourse des promoteurs type Kauffman et broad ou nexity).
      L’état va devenir le maitre d’ouvrage du secteur en attendant que les stocks soient revenus à un niveau acceptable.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 08h55 le 04/08/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Un nouveau texte de lois... ? ,

    alors qu’il suffirait de prendre d’abord deux mesures :

    Contraindre Toutes les communes de plus de 3 000 habitants d’avoir 20% des logements sociaux. Les peines financières, des communes comme Neuilly (92) ou Chamalières (63), elles s’en foutent. Il y a suffisamment de bourgeois friqués pour payer les impôts locaux en conséquence. La contrainte pourrait-être la venue d’un juge, accompagé de policiers, pour mettre en prison le maire récalcitrant...

    Réquisition de tous les bureaux innoccupés dans les grandes villes et mise à disposition, sous forme de foyers, de toute les résidences secondaires qui ne sont occupées qu’un ou deux mois dans l’année...

    • kkadim
      kkadim répond à Phil2922
      service public rhone alpes
      • Posté à 17h59 le 04/08/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      plutot que de mettre le maire en prison j’ai beaucoup mieux : on lui laisse le choix : soit il construit des logements sociaux où il veut sur sa commune dans les plus brefs délais, soit l’état exproprie et construit au frais de la commune ces mêmes logements, où bon lui semble. a mon avis vous verriez nombre de maire batir trés rapidement.

  • Billy Tallec
    Billy Tallec
    Blogeur
    • Posté à 09h06 le 04/08/2008
    • Internaute 49644
      Blogeur

    On est d’accord ! Ce n’est qu’un coup de Com’...

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    Billy

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 09h35 le 04/08/2008
    • Internaute 24826

    Qu’est-ce que cette grenouille de bénitier fera de plus que Borloo si ce n’est de mettre en oeuvre 4 maisons.
    Il est indispensable de réguler le prix des loyers.

  • Triquoise
    Triquoise
    rouge de honte
    • Posté à 09h40 le 04/08/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    Et que fait-on du système des sur-loyers appliqués dans les HLM pour que des personnes aisées prennent la place d’autres moins fortunées ?

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 09h59 le 04/08/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    J’ai d’abord été interessé par la pertinence de votre titre :
    « le marché fera plus que le plan Boutin »

    Mais, j’ai trouvé des manques dans votre interessante analyse :

    - vous n’évoquez pas à mon sens suffisamment ce qui est à la base de la crise immobilière locative en France, à savoir :
    ► La fiscalité qui détourne l’investisseur (le rendement du locatif, actuellement est de moins 2 à plus 2 % )
    ► les réglementations compliquées, discordantes, changeantes et empilables à souhait (vous en faites état)
    surtout les protocoles judiciaires longs et compliqués qui musellent le bailleur en cas d’impayé Un impayé dans l’Union Européenne se règle en trois mois pour mille euros... en France en trois ans pour 30 000 euros !

    - Vous n’évoquez pas l’action négative que le système HLM génère :
    Il n’est pas question de nier la nécessité d’aider des familles dans le besoin d’accéder au logement. Le système HLM est une aide d’Etat, d’inspiration socialiste au sens économique du terme, avec les effets pervers qui en découlent, à savoir :
    ► aide uniquement pour ceux qui ont la chance d’avoir une HLM, et tant pis pour les autres
    ► services HLM, où on offre travail aux relations et copains des copains (l’élu qui n’a pas été élu, le fils du colleur d’affiche...)
    ► le coût d’un logement HLM par marchés truqués, réhabilitation, reréhabiliatations, rénovation et rerénovation...
    ► les passes-droits pour l’attribution d’une HLM
    ► la concurrence déloyale face aux logements du marché libre, de standing moyen, qui ne servent que
    d’antichambre en attente d’attribution HLM à prix cassé
    ► la concentration d’une population à même profil social
    ► la constitution de ghettos
    ► l’impossibilité pour une famille de pouvoir déménager (pour un travail ailleurs) de peur de perdre son avantage HLM
    ► pour moi, la solution serait une APL généralisée et plus équitable, les HLM louant au prix du marché, mais avec APL que l’on pourrait déménager avec soi

    –––––––-

    A mon sens,
    la France aurait intérêt à favoriser le locatif plutôt que l’accession à la propriété :
    ainsi les familles seraient plus réactives pour déménager afin de s’adapter au marché du travail

    Pour baisser les prix du locatif, seul le marché peut le faire, à condition que le nombre de bien à louer augmente.

    Pour cela, il faudrait :
    ► Baisser la fiscalité sur l’immobilier (entre autre, supprimer l’ISF)
    ► faciliter et accélérer les procédures d’expulsion (et de relogement d’urgence pris en charge par la collectivité )
    Il faudrait que les problèmes d’impayés de loyer soient résolus dans les trois mois, pas plus ! Si problème social se pose, c’est à la collectivité de le prendre en charge, pas au bailleur !
    ► arrêter d’assimiler les bailleurs à des marchands de sommeil
    ► rendre la réglementation plus simple et plus compréhensible
    ► transformer les HLM en EPIC louant des biens au prix du marché
    ► élargir l’Aide Personnalisée au Logement (à la place des HLM) transportable dans tout logement choisi par les familles elle même.
    ► Confier la gestion du patrimoine immobilier public à des agences, susceptibles de le rentabiliser.
    ► supprimer la Taxe sur les Logements Vacants qui ne rapporte rien, génère des procédures qui n’en finissent pas, et mobilisent des services dont le seul rôle est d’emmerder les gens.

    • compte supprimé 22 janvier
      • Posté à 12h07 le 04/08/2008
      • Internaute 24826

      De toute façon, si un bailleur ne peut plus payer son loyer, il ne pourra certainement pas acquérir son logement. Et aujourd’hui se greffe sur cette problèmatique celle de la chute de l’immobilier qui fait qu’on n’est plus assuré de revendre son logmeent en cas de pépin financier.
      Mais comme nos peopolitiques qui n’ont pas le souci de la France moyenne, ont toujours un train de retard et qu’il faut livrer de soi-disant résultats aux médias, on ne fait plus rien de sensé, mais seulement dans le bougisme.

    • balala
      balala répond à Pierrrrre
      • Posté à 13h08 le 04/08/2008
      • Internaute 3552

      Votre solution comporte un certain nombre de failles, le semble-t-il :
      « La fiscalité qui détourne l’investisseur (le rendement du locatif, actuellement est de moins 2 à plus 2 % ) » Je ne sais pas d’où vous tirez ces chiffres, mais les statistiques donnent des chiffres plus près de 6%.
      Sur la prévarication généralisée que vous évoquez dans votre présentation, je coris que vous vous montez la tête et le fait qu’il y ait ici où là des problèmes ne permet pas de généraliser.

      L’attibution de l’APL à tous n’est malheureusement pas une solution : on l’a vu avec l’aide sociale au logement étudiant qui a eu pour seul résultat d’augmenter du juor au lendemain les loyers du montant de l’aide : l’effort des familles restant identique.
      D’accord en revanche avec vous sur les difficultés anormales à se débarrasser d’un locataire qui ne paye pas ou détruit tout ainsi que sur la complexité des textes.

      Les loueurs ne sont pas tous des marchands de sommeil, mais ceux-ci existent néanmoins.

      Les HLM ne créent pas nécessairement de ghettos, j’habite dans une ville de la proche banlieue parisienne qui compte 24% de HLM, mais en trèa grande majorité (une exception : une cité très ancienne de 200 habitants) il s’agit d’immeubles dispersés dans la ville et que rien ne distingue des immeubles du secteur privé qui les jouxtent.

      Pour ce qui est de l’impossibilité de déménager, ce n’est certes pas plus facile lorsqu’on est propriétaire !
      Mais pour revenir à l’article principal je dirais que la comparaison du yaourt et du logement pour expliquer la supériorité du marche, me paraît pour le moins farfelue : non pas pour la différence de valeur entre les deux biens, mais pour le problème de la rareté.
      On peut fabriquer autant de yaourts que nécessaire, mais pour le logement, en particulier dans des grandes villes, historiques de surcroît, le problème de la pénurie se pose.
      Pénurie de foncier, et sauf à raser tout le centre et y construire des tours de 140 étages, je ne vois pas comment remédier à cette pénurie.

      Concurrence financière également, si le logement parisien est peu cher, il est acheté par des fonds, ou des fortunes privées, soit pour spéculer, soit parce qu’après tout, ce n’est pas désagréable d’avoir un pied-à-terre dans une ville comme Paris si on en a les moyens.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à balala
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h22 le 04/08/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        de moins 2 à plus 2 % ) » Je ne sais pas d’où vous tirez ces chiffres, mais les statistiques donnent des chiffres plus près de 6%.

        ►► Un F3 sur Paris, 60 m2 acheté 240 000 euros loué 1000 euros par mois + charges
        Rentabilité 5%
        moins les frais agence, syndic, travaux
        reste 4%
        moins CSG, reste 3,5%
        moins Taxes foncières, IR, reste 1,7%
        moins ISF reste pas grand chose....
        D’autres type de calcul peuvent amener à une perte d’argent.

        ––––––––

        « le fait qu’il y ait ici où là des problèmes ne permet pas de généraliser. »

        ►► ces problèmes locatifs d’impayés, de dégradation, et d’impossibilité pour le bailleur de récupérer son bien sont très nombreux, notamment pour les locations à petits loyers.
        Résultat, les bailleurs vendent et ne veulent plus entendre parler de louer (notamment dans le logement de basse et moyenne gamme)

        –––––––-

        « ....L’attribution de l’APL à tous n’est malheureusement pas une solution : on l’a vu avec l’aide sociale au logement étudiant qui a eu pour seul résultat d’augmenter du jour au lendemain les loyers du montant de l’aide : l’effort des familles restant identique..... »

        ►► cet automatisme n’est pas démontré, même s’il est plausible.
        La solution APL existe, elle est satisfaisante, plus équitable, souple et dépourvue de toute magouille que la solution HLM.
        Mais la baisse des loyers ne pourra évidemment s’obtenir que par l’augmentation de l’offre.
        Et cette augmentation, par un attrait à l’investissement immobilier.
        Alors qu’aujourd’hui, il n’existe que révulsif à cet investissement.

        ––––––––––-

        « ...Les loueurs ne sont pas tous des marchands de sommeil, mais ceux-ci existent néanmoins.... »

        ►► à Paris, ces marchands de sommeil sont alimentés en locataires par la Mairie de Paris.
        Toujours un manque de logements par la fuite de l’investissement privé..

        –––––––––––

        « ...Les HLM ne créent pas nécessairement de ghettos, j’habite dans une ville de la proche banlieue parisienne qui compte 24% de HLM, mais en très grande majorité (une exception : une cité très ancienne de 200 habitants) il s’agit d’immeubles dispersés dans la ville et que rien ne distingue des immeubles du secteur privé qui les jouxtent.... »

        ►► exact, sachant que les ghettos connus sont issus du système HLM.
        Vous me parlez de logement que rien ne distingue des autres.. mais en quoi peut-en se permettre de dire que ces logements seraient « sociaux ».. c’est quoi un « logement social » ? un qui n’aurait pas la même couleur que les autres ?
        Ce sont les familles qui sont sociales, pas les logements.
        Et pourquoi donc figer ces familles dans des logements spéciaux, alors qu’elles pourraient avec une aide aller ou cela leur convient mieux ?

        –––––––

        « ....Pénurie de foncier, et sauf à raser tout le centre et y construire des tours de 140 étages, je ne vois pas comment remédier à cette pénurie..... »

        ►► ok, les problèmes se chevauchent, à Paris, il serait question de construire des tours, mais vous verrez que peu d’investisseurs se risqueront dans du locatif, sinon de standing.
        Ceci dit, il faut savoir ce qu’on veut : si on veut que les gens puissent dormir sur place, il faudra bien empiler les chambres... sinon, les chambres seront fatalement rares donc chères.

        Toujours cette logique du marché qui s’impose à nous, qu’on le veuille ou non

         
        • les_canards
          les_canards répond à Pierrrrre
          • Posté à 16h51 le 04/08/2008
          • Internaute 20527

          Je n’ai lu que le premier paragraphe faute de temps, mais je le trouve d’assez mauvaise foi : si vous prenez en compte la CSG, l’IR, l’ISF, votre exemple n’a plus rien de spécifique à l’immobilier et vous paieriez tous ces impôts en investissant dans quelque autre bien que ce soit !

          Si vraiment vous trouvez ca si dur, laissez vos 240 000 euros dormir sur un compte en banque non rémunéré, vous n’aurez plus que l’ISF à payer. LA vous aurez vraiment une perte d’argent. Et si c’est encore trop, faites-en don à plus nécessiteux que vous.

          En outre, vous occultez (sciemment ?) les économies d’impôt liées aux intérêts que vous payez si vous achetez un bien pour le louer.

          • kkadim
            kkadim répond à les_canards
            service public rhone alpes
            • Posté à 18h03 le 04/08/2008
            • Internaute 24768
              service public rhone alpes

            ne perdez pas le temps de lui répondre, pierrrrrrrrrrre investe réguliérement la rue de sa présence.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à les_canards
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 18h39 le 04/08/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ....si vous prenez en compte la CSG, l’IR, l’ISF, votre exemple n’a plus rien de spécifique à l’immobilier.... »

            ►► ce qui est spécifique à l’immobilier, c’est le peu de rentabilité au départ,
            les taxes qui tombent 4 fois par an :
            ..taxes foncières.. bing...
            ..CSG (non pas sur les bénéfices, mais sur les loyers bruts.. bing
            ..Impôt sur le revenu..bing
            Impôt sur la fortune..bing

            Et cela, pour un logement sans problème.

            Si le moindre problème d’impayé, de travaux,
            les taxes seront à payer, (Foncier + CSG + ISF) mais avec un revenu négatif.

            Vous me disiez que le locatif rapportait du 6%,
            je me suis contenté de vous apporter un exemple chiffré qui rapportait zéro...

            et un placement qui rapporte zéro et parfois moins que zéro, oui, c’est spécifique à l’immobilier locatif en France.

            Des personnes âgées de mes connaissances m’ont demandé conseil sur un deux pièces qu’elles pouvaient détacher de leur logement,
            je ne leur ai pas conseillé le locatif,
            elles risquaient fort d’y laisser la santé et de raccourcir leur retraite.
            Et je sais des personnes traumatisées à vie à cause d’un problème locatif.

            ––––––-

            « ....En outre, vous occultez (sciemment ?) les économies d’impôt liées aux intérêts que vous payez si vous achetez un bien pour le louer.... »

            ►► Quelles économies d’impôt ?
            rien sur le foncier,
            rien sur la CSG,
            rien sur l’ISF
            pour l’IR, effectivement que vous déduisez de vos revenus locatifs les frais de travaux et aussi interets d’emprunt... ça parait évident .

            • les_canards
              les_canards répond à Pierrrrre
              • Posté à 19h05 le 04/08/2008
              • Internaute 20527

              « Vous me disiez que le locatif rapportait du 6% »

              Lisez les pseudos : *je* ne vous disais rien du tout, c’est ma première intervention.

              Si vous apportez un exemple chiffré rapportant zéro exprès (au moins avez-vous le bon gré de le reconnaître), rien n’empêche d’en apporter de parfaitement lucratif (par exemple en supprimant le côté ISF de la chose, qui ne concerne quand même qu’une toute petite minorité de Français). Exception de mauvaise foi maintenue, Votre Honneur.

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à les_canards
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 08h58 le 05/08/2008
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « ...Lisez les pseudos : *je* ne vous disais rien du tout, c’est ma première intervention.... »

                ► effectivement, j’ai tendance à ne répondre qu’aux messages, pas aux personnes ; et comme votre intervention prenait la suite d’un chassé-croisé, je pensais que vous étiez le concepteur du premier« chassé ».
                J’ai des excuses pour cela, et je les adresse en reproche à l’ergonomie de Rue89 : lorsqu’on répond à un message, il n’est pas possible d’aller chercher des informations dans les messages précédents

                –––––––––

                « .....Si vous apportez un exemple chiffré rapportant zéro exprès (au moins avez-vous le bon gré de le reconnaître), rien n’empêche d’en apporter de parfaitement lucratif (par exemple en supprimant le côté ISF de la chose, qui ne concerne quand même qu’une toute petite minorité de Français)..... »

                ► dans mon exemple, la rentabilité, hors ISF est de 1,7% ! ! le livret A, en ce moment rapporte du 4%, enquiquinements en moins !
                Pour l’ISF, laissez moi imaginer un autre cas de figure que celui du retraité n’ayant qu’un bien à louer afin d’arrondir une petite retraite (et générant parfois des problèmes locatifs lui pourrissant sa fin de vie)
                Mais un bailleur, en général possède aussi son propre logement,
                et parfois sa maison de campagne..
                ça suffit largement pour atteindre l’ISF, et ça le refroidit pour qu’il n’investisse pas plus dans un immobilier « voyant »... sauf en Belgique ou au Luxembourg sans en causer au fisc français

                ––––––

                « .....Exception de mauvaise foi maintenue, Votre Honneur...... »

                ► Vous savez, moi, j’ai mon coté maquignon.. allez, on crache par terre et top la.

                • les_canards
                  les_canards répond à Pierrrrre
                  • Posté à 10h02 le 05/08/2008
                  • Internaute 20527

                  Voui, je vous reproche précisément d’avoir choisi un exemple où la rentabilité est fort basse. Je vais en prendre un autre, réel au demeurant : achat d’un studio avec parking et cave à paris, 185 000 euros.
                  Studio loué à 720 euros par mois, plus 80 pour le parking. Soit 800 euros par mois en tout. 9600 euros par an au total. Egalement 5% grosso modo, dirons-nous. La taxe d’habitation n’est pas pour moi. La foncière est d’environ 250 euros, soit - 0.1%.
                  Et c’est tout, je m’arrête là dans mes calculs puisque *n’importe quel autre placement* me soumettrait également à l’IR, à la CSG et à l’ISF. En fait, la déduction des intérêts d’impôt de mon IR rend même ce placement PLUS avantageux qu’un placement non immobilier. Presque 5% sans grand risque. Non, décidément, l’immobilier c’est pas si mal !

                  (le livret A est une exception, c’est même pour ca qu’il est plafonné : tout autre revenu d’un compte bancaire est bien soumis à la CSG et à l’IR)

                  • Pierrrrre
                    Pierrrrre répond à les_canards
                    → → → → → → → le marché autant (...)
                    • Posté à 13h35 le 05/08/2008
                    • Internaute 23078
                      → → → → → → → le marché autant (...)

                    « ....achat d’un studio avec parking et cave à paris, 185 000 euros.... »

                    ► Vous l’avez eu à la bougie ?
                    Parce que ce tarif m’apparaît bien être en dessous du marché.

                    Mais même si vous vous trouvez un studio pour pas cher,
                    vous aurez gagné à l’achat,
                    mais votre rentabilité se doit d’être calculée sur le prix du marché, sans intégrer le fait d’avoir roulé le vendeur !

                    ––––––––-

                    « .... Studio loué à 720 euros par mois, plus 80 pour le parking. Soit 800 euros par mois en tout. 9600 euros par an au total..... »

                    ► Moins les frais de travaux,.. vous savez combien ça coûte quand vous ne faites pas les travaux vous même ?
                    Et les mois d’inoccupations ?
                    Un studio loué à ce prix génère un turn over important,
                    avec travaux à la clef à chaque changement de locataire
                    (ne comptez pas trop sur la caution, ils s’en servent pour payer les derniers mois de loyer,
                    et si loyer non payé, laissez tomber, ça vous coûterait plus cher que le loyer à récupérer.

                    ––––––––

                    « ...placement PLUS avantageux qu’un placement non immobilier. Presque 5% sans grand risque. Non, décidément, l’immobilier c’est pas si mal ! .. »

                    ► Vous rêvez.. « sans risque » ! ! on croirait des arguments de vendeurs en Périssol pour gogos ne sachant plus quoi faire de leur bien situé.
                    . à Rodez ou Agen et inlouable aux tarifs annoncés.
                     »..5% sans grand risque »...
                    Si l’immobilier locatif était intéressant, les investisseurs s’y précipiteraient, cela augmenterait le nombre de logements proposés, et ferait baisser les prix

                    ––––––––-

                    « ...(le livret A est une exception, c’est même pour ça qu’il est plafonné : tout autre revenu d’un compte bancaire est bien soumis à la CSG et à l’IR)... »

                    dans l’immobilier, c’est le loyer brut qui est soumis à la CSG, pas le bénéfice.
                    Ce qui génère de fait une forte CSG à payer, même quand le bénéfice est nul.

                    • les_canards
                      les_canards répond à Pierrrrre
                      • Posté à 14h26 le 05/08/2008
                      • Internaute 20527

                      Non non, je l’ai eu dans le 13e. En négociant.

                      Et il me semble que vous voyez tout en noir (gros travaux à chaque changement, locataire mauvais payeur, gros turnover... vous délirez ! j’ai fait des minis travaux avant de le louer, il y a 3 ans, depuis 0 mois d’inoccupation, 0 mauvais payeur, 0 travaux, 0 problème sur 2 locataires et un 3e bientôt). Peut être que vous pourriez vous remettre un peu en question : plutôt que de vous fier à une agence qui visiblement n’est pas bonne, si vous faisiez comme moi le « sale » boulot de trouver vos locataires vous-mêmes ? les mauvais payeurs (solvables pourtant), ca existe hélas, mes parents en ont connu. Mais plus depuis qu’ils mettent eux-mêmes leur bien en location !

                      Sans GRAND risque, donc (un bon studio à Paris, ca trouve toujours preneur ; et dans le contexte actuel, malheureusement les proprios peuvent se permettre d’être regardants sur les locataires). Et, euh, oui, les investisseurs s’y précipitent bien, pourquoi croyez-vous que les prix à l’achat sont aussi délirants ?

                      D’accord pour votre remarque sur la CSG.

    • Piedo
      Piedo répond à Pierrrrre
      Assis
      • Posté à 13h18 le 04/08/2008
      • Internaute 43246
        Assis

      « la France aurait intérêt à favoriser le locatif plutôt que l’accession à la propriété : ainsi les familles seraient plus réactives pour déménager afin de s’adapter au marché du travail »

      Que j’aime ce type de commentaire. C’est vrai aussi, sont chiants ces faignasses de prolo à refuser de s’adapter aux contingences du marché du travail. La famille, les amis, les relations ? Mais, mon ptit gars, c’est pas avec des considérations aussi désuettes que tu deviendras un jour un winner, sur le marché du travail.

      On pourrait aussi mettre en place un permis de procréer, avec autorisation d’enfanter délivrée par la préfecture, sous-réserves de répondre aux exigences du marché du travail. C’est qu’un enfant, ça tombe malade, faut s’en occuper. Pas bon pour la productivité, ça.

      Ayé, j’ai vomi sur mon clavier...

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à Piedo
        fasciné
        • Posté à 13h54 le 04/08/2008
        • Internaute 29635
          fasciné

        Pas de quoi vomir. Le monsieur, qu’a l’air d’avoir pas mal de fans ici, ne fait que pointer une contradiction de base de dirigeants néolibéraux dont la spécialité n’est pas l’économie, ni la logique d’ailleurs.

        On va d’ailleurs s’en rendre compte dans les mois qui viennent, avec simultanément une recession économique et une chute des prix des logements (et surtout une contraction notable du volume de transactions). Pour la fine bouche, ajoutons un zeste d’essence à 1,5€ le litre. Ca va être d’un simple de reprendre un boulot à 80 km de chez soi, quand on ne peut pas vendre car pas d’acheteur ou, à perte et donc sans accord de la banque, et qu’on doit engouffrer 3-400€ de coco par mois dans la berline.
        Un locataire voit son préavis réduit à un mois, en cas de licenciement et peut bénéficier d’aides (remboursement des frais d’agence et double loyer, prêt 0% sur 3 ans pour caution).

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Piedo
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 18h41 le 04/08/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ..Ayé, j’ai vomi sur mon clavier… »

        ► et donc, les AZERTUYOP, en fait, ce sont des restes de la soupe en pates alphabet ?
        C’est mignon, et ça se lit bien mieux...

    • sccber
      sccber répond à Pierrrrre
      • Posté à 19h32 le 04/08/2008
      • Internaute 27851

      Vous évoquez pour la regretter « la concentration d’une population à même profil social » : je ne peut m’empêcher d’entendre dans votre bouche « profil racial », comme dans « ghetto » une ligne plus bas. Ou alors, vous êtes aussi contre la concentration à même profil social dans le XVIème à paris ou à Saint-Tropez...
      Vous n’évoquez pas l’action négative que le système hors HLM génère : rassurez-vous je ne vais pas faire comme vous et tout énumérer, hors les gros possesseurs du patrimoine, tout le monde est confronté à son détriment peu ou prou à la dictature du marché.
      Votre intervention est plaisante : j’ai du mal à retenir une larme quand on pense au malheur enduré par tous ceux qui n’arrivent pas assez vite à devenir encore plus riches...

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à sccber
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 21h16 le 04/08/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ...je ne vais pas faire comme vous et tout énumérer... »

        effectivement, si vous ne dites rien, vous ne risquez pas d’être contredit.

  • BobLaMouche
    BobLaMouche
    subversion+construction= (...)
    • Posté à 09h45 le 04/08/2008
    • Internaute 29754
      subversion+construction= (...)

    Alors, propriété ou location ? La question me semble très mal posée à la base, sachant qu’elle conduit à éluder toute contestation de la propriété privée (ou d’état) des logements, qui conduit au genre de crise auxquelles nous sommes confrontés.

    Pourtant il existe une troisième voie, la « propriété d’usage », où les habitants d’un bien immobilier ne sont ni propriétaire ni locataires, mais complètement maîtres des lieux et libres de s’installer ou de s’en aller comme bon leur semble. Un bien entrant dans ce système n’est plus soumis à la spéculation immobilière ; il ne peut être revendu, les habitants ne peuvent être expulsés contre leur gré.

    Un système instaurant cette propriété d’usage existe depuis près d’une quinzaine d’année en Allemagne sous le nom de Mietshäuser Syndikat (Lien), né à la suite de la répression massive contre les mouvements squat. Détournant les structures capitalistes traditionnelles, il permet la création de logements sociaux autogérés.

    En France, ce système a été récemment transposé par le collectif CLIP (Lien, il y a une brochure de présentation sur le site).

    • yolande
      yolande répond à BobLaMouche
      • Posté à 13h36 le 06/08/2008
      • Internaute 41346

      merci pour le lien

      de plus en plus de personnes ont recours à des solutions de logement ’’alternatives’’

      Sur les ’’Habitants invisibles de l’habitat hors norme’’, voir l’excellent dossier du Secours Catholique : Lien, et l’interview d’une chercheuse en sociologie au CNRS, Lien

      forte mobilisation actuelle en France et en Europe pour défendre le droit à construire, installer et habiter des logements ’’différents’’ - pas chers, légers, autonomes, mobiles ou démontables et sans impact sur l’environnement.

      de plus en plus de cabanes ou chalets, roulottes, yourtes, caravanes, camions aménagés...

      débats, échanges et infos circulent via les associations et collectifs qui demandent la reconnaissance légale de ces habitats... ce qui passe d’abord par l’arrêt des procès et expulsions (voir par exemple Lien)

  • mangetasoupe
    • Posté à 10h34 le 04/08/2008
    • Internaute 24409

    le Marché reconnaîtra les siens...

    • kkadim
      kkadim répond à mangetasoupe
      service public rhone alpes
      • Posté à 18h04 le 04/08/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      et que la force soit avec toi

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