Turbulences

Les cheminements d'une psychiatre dans les déchirures du monde.

Meurtre de Valentin : quel suivi psychiatrique pour les SDF ?

Frédérique Drogoul
Médecin psychiatre
Publié le 07/08/2008 à 13h21

Avec le meurtre effroyable du petit Valentin, la question de la dangerosité des malades mentaux resurgit de façon d’autant plus inquiétante qu’elle est à présent associée à celle de l’errance et de la désinsertion sociale.

Le drame de l’hôpital psychiatrique de Pau en 2005 avait brutalement éclairé une réalité connue de tous les soignants : le délitement progressif de la psychiatrie publique, faute de moyens institutionnels et financiers adaptés.

Les projecteurs se sont ensuite éteints, tandis que les logiques administratives et gestionnaires de restrictions budgétaires, de fermetures de lits, de réduction d’effectifs, de démantèlement et de cloisonnement s’aggravaient, détruisant progressivement les capacités d’accueil et de soins aux malades.

Toutes les études, et tous ceux qui travaillent auprès des publics très précaires, le confirment : l’incidence des troubles psychiatriques y est nettement plus élevée que dans la population générale.

Faut-il s’étonner que la disqualification sociale (qui tend à rendre celui qui la subit responsable de son sort) entraine des effondrements psychiques d’autant plus délétères qu’ils entretiennent la spirale de l’exclusion ? Etre surpris de voir se développer une culture de l’errance chez des jeunes aux enfances dévastées, souvent exclus socialement de façon transgénérationnelle ? La bascule vers la rue, souvent rapide et inéluctable

De plus, alors que les troubles psychiatriques graves (en particulier les psychoses) ne sont pas directement liés aux conditions socio-économiques, elles en déterminent cependant souvent le pronostic. Sans soutien et solidarité familiale, malgré les difficultés relationnelles rencontrées, la bascule vers la rue peut être rapide et inéluctable, souvent faute de moyens soignants adaptés à des situations qui mêlent maladie et absence de recours sociaux suffisants.

Les logiques d’exclusion sociale sont de nature politique, mais elles touchent les plus fragiles, et parmi eux les personnes que leurs troubles rendent transitoirement, et souvent durablement, inaptes à la productivité tant vantée par les temps qui courent.

Mais les réponses politiques se sont focalisées sur d’autres priorités. La question du dépistage (si possible précoce) des troubles mentaux a fait polémique, celle du développement des réponses sécuritaires beaucoup moins, alors que le nombre des malades mentaux emprisonnés augmente de façon vertigineuse.

Dépister et soigner, plutôt qu’interner

Des voix s’élèvent à présent pour faire appliquer « les propositions de la mission sur la pauvreté et l’exclusion, qui visent à développer pour les SDF les centres itinérants, les permanences d’accès aux soins psychiatriques, le dépistage et les soins des troubles psychiques par un personnel qualifié ».

Mais ces mesures sont illusoires si elles ne s’inscrivent pas dans une détermination politique globale, portant sur la lutte contre la précarité et sur l’urgence à résoudre le gravissime déficit de logements, dont des logements diversifiés et adaptés à celles et ceux qui ont connu durablement l’errance.

Ce qui est à craindre, c’est que ce drame ne conduise qu’à une seule réponse, telle que formulée par Christian Demuynck, sénateur (UMP) de Seine-Saint-Denis :

« Ces mesures doivent, par ailleurs, être accompagnées d’une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin d’éloigner durablement les sujets les plus perturbés. »

C’est-à-dire une amplification de la tendance actuelle : l’éloignement des indésirables dans des lieux de réclusion, et la stigmatisation redoublée des marginaux comme fous et meurtriers potentiels. La question complexe du soin à des populations que tout contribue à déstructurer sera une nouvelle fois escamotée.

  • 13825 visites
  • 114 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h39 le 07/08/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Pas le premier,
    pas le dernier,
    il y en aura d’autres,
    et ça ira en grandissant....

    La réponse ?
    elle n’est pas dans cette acceptation d’une marginalité qui ne peut qu’être génératrice de combines et d’explosions nerveuses trop longtemps contenues.

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à Pierrrrre
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 13h57 le 07/08/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      La marge, la marge ……

      Quand il y a une marge c’est qu’il y a une grande page bien organisée avec des lignes, des mots, des phrases. Certains ont du mal à accepter la page organisée de cette façon. Je ne sais pourquoi mais je réalise qu’il s’agit d’un effort et qu’y parvenir n’est pas évident. En connaissez-vous beaucoup d’activités humaines qui ne n’entraînent pas une sélection plus ou moins sévère ?

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Claude PELLETIER
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h07 le 07/08/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        Ah que non,
        dans ma page à moi, je gribouille à loisir,
        mais j’essaye de ne pas dépasser, et d’éviter d’écrire sur la nappe blanche de la table.

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Pierrrrre
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 14h14 le 07/08/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Moi aussi. Faut dire que j’ai eu de la chance.
          ( Quoique. Quoique si on observe tout à la loupe. )

          Vous me voyez ravi de savoir que vous aussi, vous avez réussi à vous inscrire dans ce qu’on attendait de vous, et que vous n’avez jamais dérapé.

          ——

          Une société civilisée se doit de percevoir que tout le monde ne passe pas bien dans le moule et d’apporter des palliatifs. À moins que vous ne soyez enclin à pratiquer le slogan « Ça passe ou ça casse ! »

          Je répondais à votre message mais pas au faits divers. Je ne sais d’ailleurs pas en parler. Le côté religieux, voire intégriste, de ce couple allant d’une cure à une autre, de ce bonhomme passant des nuits à prier et à se laver …… est notable ! Il s’agirait de catholiques allumés (lu dans un seul média, j’ai oublié lequel).

        • nada
          nada répond à Pierrrrre
          • Posté à 19h12 le 07/08/2008
          • Internaute 25026

          S’il vous plait, dans votre livre, vous pourriez éviter les généralisations ? Parce que des types qui écrivent et gribouillent à loisir sans jamais dépasser la nappe blanche, sont pour moi des écrivains perdus !
          Je vous lirez, n’ayez crainte ! mais avec ce sentiment d’être en face d’un être veule, abject et peu intelligent ! Défoulez-vous ! make my day !

        2 autres commentaires
    • docte19
      docte19 répond à Pierrrrre
      Médecin à la campagne
      • Posté à 14h45 le 07/08/2008
      • Internaute 49842
        Médecin à la campagne

      ALORS IL Y A UNE SOLUTION DANS VOTRE LOGIQUE : L’HOPITAL PSY PRISON À L’ITALIENNE : SAN CLEMENTE , L’ÎLE DES FOUS ! çÀ A EXISTÉ ET ON S’EST RENDU COMPTE DE CE QUE çÀ DONNAIT COMME FABRIQUE DE MONSTRES À VOLONTÉ PARCE QU’À LA BASE VOUS EFFLEUREZ À PEINE : ILS SONT FOUS DANGEREUX ET IRRECUPÉRABLES DONC IL VAUT MIEUX ETRE RADICAL : ON LES FLINGUENT COMME HITLER ? ON LES ENFERME À VIE COMME À VENISE AU 19ÈME ? MAIS UN FOU N’EST PAS LE PLUS IDIOT ET NE VA PAS SE LAISSER FAIRE TEL LE MOUTON , PAR CONTRE IL SERA IRRASCIBLE ; CONCLUSION IL FAUT PREVENIR ET EN AVOIR LES MOYENS , çÀ COUTE BCP MOINS CHER

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à docte19
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 15h07 le 07/08/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ...ALORS IL Y A UNE SOLUTION DANS VOTRE LOGIQUE .. »

        ►► oh que non, pas de soluton simple, mais un souci d’essayer de répondre au problème, c’est certain.

      • Alain Pacifique
        Alain Pacifique répond à docte19
        enfin!! ça marche !
        • Posté à 08h11 le 09/08/2008
        • Internaute 24637
          enfin!! ça marche !

        @ docte19,
        quand vous dites « CONCLUSION IL FAUT PREVENIR ET EN AVOIR LES MOYENS , çÀ COUTE BCP MOINS CHER “
        j’ai peur de vous comprendre ! !
        pourriez vous m’indiquer ou vous exercez, afin que je n’entre jamais dans votre cabinet.

    • pablico
      pablico répond à Pierrrrre
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h00 le 07/08/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      pierre à raison, on ne fait rien pour éliminer la marginalité vagabonde : Les sdf .
      Si on leur donne un toit, et un petit boulot (le rêve) on pourra les suivre mieux, et de ce fait mieux contrôler (médicalement et psychiquement) les autres n’en voulant pas, et rejetant toute intégration.

      Mais bon il est de bon ton de jeter l’opprobre sur de pauvres erres, qui sont pour la plupart illettrés, et acculturés. Cela donne bonne conscience aux autres.

      triste ....

      • guynaouec
        guynaouec répond à pablico
        Tête de con Breton
        • Posté à 16h22 le 07/08/2008
        • Internaute 20321
          Tête de con Breton

        « qui sont pour la plupart illettrés, et acculturés »

        ==> pourtant beaucoup de SDF n’auraient pas fait cette faute : « pierre à raison »

         
        • pablico
          pablico répond à guynaouec
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 17h21 le 07/08/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          ben oui, décalage horaire, vacances, et mauvais correcteur, et pouf l’horthografe en prend un sacré coup. Pourtant à cette faute là je me laisse rarement aller. Mais bon...

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à pablico
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 18h12 le 07/08/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            n’empêche que j’à raison.

        2 autres commentaires
      • Fondriest
        Fondriest répond à pablico
        http://spermufle.wifeo.com/
        • Posté à 16h30 le 07/08/2008
        • Internaute 49865
          http://spermufle.wifeo.com/

        « Si on leur donne un toit, et un petit boulot (le rêve) on pourra les suivre mieux »

        ==> Selon Patrick Declerck (anthropologue qui a étudié les clochards, allant jusqu’à se grimer en marginal et à fréquenter leurs lieux d’hébergement), la quasi-totalité des clochards sont absolument impossibles à réinsérer, en raison de leur alcoolisme, mais aussi de leurs psychopathologies sérieuses (psychoses) qui résultent de l’errance, et qui parfois même en sont la cause. Si on en croit ce monsieur, leur faire mener une vie « normale » (travail + maison) relève de la gageure.

         
        • pablico
          pablico répond à Fondriest
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 17h17 le 07/08/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          réinsérons les sdf dit ’normaux’. On pourra mieux s’occuper des autres, qui sont en limite de l’hôpital psychiatrique et de vie dite courante.

          • Fondriest
            Fondriest répond à pablico
            http://spermufle.wifeo.com/
            • Posté à 20h21 le 07/08/2008
            • Internaute 49865
              http://spermufle.wifeo.com/

            « réinsérons les sdf dit “normaux’. On pourra mieux s’occuper des autres, qui sont en limite de l’hôpital psychiatrique et de vie dite courante.”

            ==> A ceux qui formulaient ce type d’argument, Declerck répondait que l’objectif de réinsertion était presqu’à tous les coups chimérique, puisque les clochards “normaux” étaient très minoritaires. Quelle approche alternative envisager pour les autres ?

        • Compté supprimé 2
          Compté supprimé 2 répond à Fondriest
          Compte supprimé 2
          • Posté à 22h48 le 07/08/2008
          • Internaute 40413
            Compte supprimé 2

          j’ai eu la possibilité de faire mon mémoire sur « l’accés aux soins pour les personnes dites sdf ».
          Ceci aprés un stage au CHAPSA de Nanterre où MR DECLERCK a travaillé.

          *sdf est une appellation administrative : donc ne correspond pas à la réalité complexe de personnes désaffiliées.

          ce terme est bon pour l’administration mais pas pour un médecin : désolée.
          Le mot désaffiliation est plus adapté.

          * les soins : l’hypothése de dire que la rue rend fou ou fait developper une psychose me semble à approfondir.

          Je partirai de l’hypothése qu’il faut avoir en soi une capacité d’abandon , de destruction pour pouvoir tenir dans la rue.
          Je ne parle pas de prédispositoion : ne vous meprennez pas (je ne vais pas trouver le gene sdf !)

          je dis qu’un homme « équilibré » ne pourrait pas supporter 8 jours la vie à la rue : il se suiciderait face à la souffrance, le rejet , la déchéance.

          Pouvoir accepter de se voir devenir une ombre , un homme errant demande d’avoir déjà parcouru des chemins autodestructeurs et d’abandon.

          Il ressortait de l’analyse que j’avais faites que beaucoup de personnes en errances étaient issues de la DDASS ou de familles malades.
          le mythe du « sdf philosophique “ est faux.

          Pour pouvoir s’abandonner à la rue, ne plus ‘prendre soin de soi(David le BRETON sociologue spécialisé en sociologie du corps était mon guidant ) il faut que l’inconscient ait emmagasiné ce dégout de soi ,cette haine de soi, ce désir de se tuer parce que personne n’a transmis la capacité de vivre autrement.

          *quant à la prise en charge des personnes à la rue rien à évoluer : Mr Emmanuelli a créé le samu social qui n’est rien d’autre qu’une forme de taxis nocturnes pour permettre de dormir 3 h par nuit dans des foyers où se cotoient les jeunes, vieux, avec des dangers immenses.

          la prise en charge médicale des personnes à la rue est bricollée par des associations : médecins du monde etc mais l’Etat s’en fiche et essaye de les camoufler faute de ne pouvoir les enfermer depuis que le délit de vagabondage a été abrogé en 1992.

          • Anonyme répond à Compté supprimé 2

            « Il ressortait de l’analyse que j’avais faites que beaucoup de personnes en errances étaient issues de la DDASS ou de familles malades. »

            Ce ne sont pas les psychiatres et sociologues prônant et pratiquant le viol thérapeutique qui les ont aidés à se construire...

            Par ailleurs, à lire sur l’exclusion :

            Lien

            Voici une interview de l’auteur :

            Lien

            Rappelons aussi que les malades mentaux dangereux ne représentent qu’une infime partie des schizophrènes, atteints d’une maladie dont le prévalence est partout la même dans le monde et ne dépasse pas 1% de la population. Elle est stable et n’augmente pas, contrairement à l’exclusion et aux autres violences...

            Il faut encore savoir que les psychotropes que les médecins et psychiatres français prescrivent massivement dans une sorte de délire inflationniste peuvent induire des pétages de plomb comme celui qui a saisi ce père avec sa fille il y a quelques jours :

            Lien

            Il était sous traitement. Noter que cette affaire a suscité de très nombreux commentaires sur Le Post. Une info n’a pas tardé à tomber : l’intéressé se serait révélé schizophrène sur le tard, à l’approche de la quarantaine, alors que cette maladie se déclare généralement à l’adolescence... Puis un psychiatre a donné cet avis :

            « Un schizophrène peut très bien vous pousser sous un métro ! »

            Lire ici :

            Lien

            Qu’en déduisez-vous ? Qu’il faut les enfermer ou les éliminer, non ?

            L’affaire de Pau a déjà servi de prétexte pour donner un tour de vis « sécuritaire » (*) à l’encontre des supposés malades mentaux dangereux, exclus, précaires, chômeurs, victimes de harcèlement moral, salariés licenciés pour « refus d’obéissance », etc, etc...

            Il semble qu’à nouveau, alors que DST et RG viennent de fusionner pour donner naissance à la DCRI, des faits divers malheureux soient exploités en vue de préparer l’opinion à un nouveau tour de cochon...

            (*) Je mets le mot entre guillements, car il ne s’agit nullement d’assurer la sécurité du citoyen lambda, mais celles de nos dirigeants et gouvernants, leurs cibles étant bien plus les contestataires et autres opposants, les témoins et victimes extrêmement gênants pour leurs affaires, que les véritables malades mentaux, même dangereux.

          • Anonyme répond à Compté supprimé 2

            VOICI COMMENT NOUS VIVONS :

            Sans mandat d’arrêt, sans justification médicale, quatre policiers et deux médecins arrivent chez un homme bien portant. Les médecins déclarent qu’il est fou, le commandant de police hurle : « Nous sommes chargés de faire respecter la loi ! Levez-vous ! » Ils lui tordent les bras derrière le dos et l’emmènent à la maison de fous.

            Cela peut arriver demain à n’importe lequel d’entre nous, et cela vient d’arriver à Jaurès A. Medvedev, un généticien et un publiciste, un homme d’une intelligence brillante et subtile, un homme au coeur généreux (je suis personnellement au courant de l’aide qu’il a apportée, de façon désintéressée et dans l’ombre, à des personnes malades). En raison même de la diversité de ses talents, on l’accuse d’être anormal, on dit qu’il est atteint de « dédoublement de la personnalité ». Sa sensibilité à l’injustice, à la bêtise, on la présente comme une « déviation morbide », « une mauvaise adaptation au milieu social ». Apparemment, abriter dans sa tête des pensées autres que celles qui sont prescrites, signifie qu’on est anormal. Les gens portant pensent tous de même. Et il n’y a aucun moyen de corriger cet état de choses. Même les appels de nos plus grands savants et écrivains ne servent à rien. C’est comme parler à un mur.

            Si seulemment cette affaire était la première ! Mais elle est à la mode, cette manière de régler les comptes, sans prétendre accuser de quelque faute que ce soit, quand on a honte de donner les véritables motifs. Certaines victimes sont bien connues, d’autres restent dans l’obscurité. Des psychiatres serviles, qui renient le serment d’Hippocrate qu’ils ont prêté et qui sont capables de dire que s’intéresser à des problèmes sociaux, c’est faire preuve de « maladie mentale », peuvent déclarer qu’un homme est fou simplement parce qu’il est trop passionné, ou parce qu’il est trop calme, ou en raison de ses talents, ou parce qu’il en manque.

            Pourtant, la simple prudence devrait leur conseiller de s’abstenir. Après tout, on n’a même pas levé le doigt contre Chaadaev, mais nous n’avons pas cessé de maudire pendant un siècle ses persécuteurs. Il est temps de se rendre compte que l’emprisonnement de personnes saines d’esprit dans des maisons de fous, sous prétexte qu’elles ont leurs propres opinions, est un meurtre spirituel, une variante des chambres à gaz, ces crimes ne seront jamais oubliés, et ceux qui s’en sont rendus coupables seront de tous temps condamnés, pendant leur vie et après leur vie, et ne bénéficieront d’aucune remise de peine.

            Dans l’illégalité et la malfaisance, chacun doit toujours se rappeler qu’il existe une frontière au-delà de laquelle un homme devient un cannibale.

            C’est un pauvre calcul que de croire qu’il est possible de faire toujours confiance à la force et de constamment mépriser la protestation des consciences.

            A. Soljénitsyne,
            15 juin 1970.

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant répond à Compté supprimé 2
            journaleux - blogueur
            • Posté à 17h35 le 08/08/2008
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            hestia,

            j’ai bossé pour le CASVP et sais que SDF est une appellation administrative (qui, à Paris, commence à 30 jours consécutifs sans logement). néanmoins, c’est un terme que tout le monde comprend.

          • Utilisateur désinscrit 2
            • Posté à 20h50 le 08/08/2008
            • Internaute 19086
              nc

            « je dis qu’un homme “ équilibré ” ne pourrait pas supporter 8 jours la vie à la rue : il se suiciderait face à la souffrance, le rejet , la déchéance. »
            Un traumatisme violent, une rupture (au sens large) peut également provoquer la descente aux enfers et la spirale de la rue. J’ai fait mes études à Max Fourestier. De ma petite expérience quotidienne de trois ans auprès des sans abri, de modules optionnels sur l’exclusion, de stages au Centre d’accueil, je n’ai jamais croisé deux histoires identiques. Des blessures, certes, mais je crois que chacun d’entre nous peut, un jour basculer, équilibré ou pas. Quant au suicide, c’en est un de toutes façons, à petit feu.

            • Gina Grimont
              • Posté à 20h58 le 10/08/2008
              • Internaute 25324

              Pour tomber dans la rue, il faut déjà un fort déséquilibre psychologique quasi psychotique et c’est un choc émotionnel comme une rupture conjugale par exemple, qui allumera cette souffrance sous-jacente et la transformera en folie et en descente en enfer dans la rue.

        8 autres commentaires
  • SB68
    • Posté à 13h40 le 07/08/2008
    • Internaute 24192

    Le meurtre effroyable... comment le savez-vous, vous avez plus d’infos que les autres ? moi perso, je ne sais rien de ce qui est arrivé exactement.

    Quant au titre de l’article, on peut vite penser SDF : psychopathe, même si ce n’est pas ce que vous avez voulu dire.

    • Ludik69
      Ludik69 répond à SB68
      toxico de l'info
      • Posté à 14h26 le 07/08/2008
      • Internaute 48785
        toxico de l'info

      « Le meurtre effroyable… comment le savez-vous, vous avez plus d’infos que les autres ? » plus que vous a priori !
      « Valentin a été assassiné d’une quarantaine de coups de couteau alors qu’il faisait du vélo dans la soirée du 28 juillet dans une rue de Lagnieu. »

      « Quant au titre de l’article, on peut vite penser SDF : psychopathe » C’est bien pour ca qui faut pas se contenter de lire le titre...

      • DBL8
        DBL8 répond à Ludik69
        Retraité
        • Posté à 07h02 le 08/08/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Il y a quelque chose qui cloche dans se meurtre.

        D’après ce qui est dit, écrit... cet enfant s’est défendu, dans se cas il n’a pas dû le faire en silence !
        PERSONNE n’a entendu quoi que ce soit ? !
        Qui peut penser cela ?
        Assassiné de 40 coups de couteaux en silence !
        N’y a-t-il pas à faire un peut de recherche sur l’attitude de la population là-dessus ? !

    • Anonyme répond à SB68

      Je trouve moi aussi très ennuyeux de trouver accolés et liés par le sens dans un même mouvement littéral les mots SDF, marginal, errance, exclusion, précarité, désinsertion et disqualification sociales, difficultés relationnelles, dangerosité, malades mentaux, graves troubles psychiatriques, inaptitude à l’emploi, etc, etc...

      On voudrait produire de l’amalgame que l’on ne s’y prendrait peut-être pas autrement.

      De très nombreux problèmes sont abordés dans ce texte et qui mériteraient d’être traités, développés, discutés séparément, afin d’éviter de tout mélanger.

      Me gêne encore profondément d’y trouver quelques contre-vérités et non-dits susceptibles d’induire gravement le lecteur en erreur.

      Sur la fermeture de lits, par exemple.

      Il serait utile de préciser qu’elle est justifiée par une diminution considérable du temps de séjour hospitalier moyen qu’a permis durant ces quarante dernières années l’apparition de nouveaux traitements, toujours plus efficaces : de 250 jours en 1970, elle est ainsi tombée à 34,2 jours en 2001.

      Le nombre de lits n’ayant pas chuté de manière aussi drastique dans le même temps, le nombre des « patients » « pris en charge » sur une année n’a en fait cessé de progresser, pour atteindre 1,2 millions d’adultes au début des années 2000, alors qu’il était de 708000 en 1989.

      Une étude de la DREES de 2004 montre que le taux de recours dans les secteurs de psychiatrie générale (nombre des patients vus au moins une fois dans l’année rapporté à la population âgée de plus de 20 ans du secteur) est ainsi passé de 17 patients pour 1000 habitants de plus de vingt ans en 1989, à 21 pour 1000 en 1995, et à 26 pour 1000 en 2000.

      Voilà brièvement quelques unes des critiques que m’inspire ce texte. J’en aurais bien d’autres à formuler mais souhaiterais déjà voir ce que répond l’auteur à cette interpellation.

    • Yawn
      Yawn répond à SB68
      amateur d'eau
      • Posté à 18h31 le 07/08/2008
      • Internaute 35717
        amateur d'eau

      Si vous ne savez pas ce qui s’est passé, je vous recommende de lire la presse. Un gamin de 10 ans a été tué de plus de 40 coups de couteaux + 10 sur les mains et les bras en essayant de se protéger. Ce n’est pas effroyable pour vous ? ? ? ?

      • crock_
        crock_ répond à Yawn
        retraité
        • Posté à 22h24 le 07/08/2008
        • Internaute 49667
          retraité

        si tu à raison je ne comprend pas vraiment
        si s’est vrais que se son des SDF,je suis en
        retraite je cotois des SDF des personnes qui dormmes dans la rue, qui vont au resto du coeur,non moi je crois q’il ont une fammille et q’il ne veule pas se faire conaitre par se que c’est trop grave,rien que le médecin généraliste de la famille
        est respnsable : : : : : : : : : :

  • Malened
    • Posté à 13h41 le 07/08/2008
    • Internaute 34755

    Réaction brutale, mais ma conviction est réelle : en psychiatrie, comme en médecine générale, on préfère ne voir que le symptôme et ignorer ce qui est à l’origine de la maladie, et cela pour essentiellement 2 raisons : ça coûte peu cher (à la sécurité sociale, à la collectivité, etc.) et ça rapporte beaucoup aux laboratoires pharmaceutiques.
    Et tant pis pour les dégâts collatéraux bien utiles pour « faire pleurer Margot » et maintenir un maximum de gens dans leurs peurs.

    • docte19
      docte19 répond à Malened
      Médecin à la campagne
      • Posté à 14h39 le 07/08/2008
      • Internaute 49842
        Médecin à la campagne

      IL N’Y A AUCUN RAPPORT ENTRE LA PSY EN CHD OU CHRU ET LA MEDECINE GENERALE . NOS CONFRERES PSY QUI SONT LES PLUS CAPABLES DU MONDE SONT UNIQUEMENT CONFRONTÉS À DES PROBLÈMES D’INTENDANCE : ZERO PLACE , TRENTE CONSULT PAR JOUR ! ALORS QU’IL FAUDRAIT UNE DEMI JOURNÉE PAR SDF ET PAR SEMAINE....LES AUTORITÉS LE SAVENT ET TANT QU’IL N’Y A QU’UN ACCIDENT PAR AN , ILS LAISSENT COURIR ; QUI TRAUVERA LE RESPONSABLE ? MAIS IL Y EN A UN EN PREMIÈRE LIGNE , C’EST LE JUGE QUI ORDONNE UN SUIVI PSY OU DES MESURES ÉDUCATIVES EN SACHANT QU’IL N’Y A PERSONNE POUR LES EFFECTUER : ALORS AUDIT DANS LA JUSTICE ? AUDIT AU MINISTÈRE ? AUDIT À LA COMMISSION PARLEMENTAIRE DE SUIVI ?

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à docte19
        roturière : -)
        • Posté à 15h37 le 07/08/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Ouille, pas si fort ... pas de minuscules sur votre clavier ? Quasiment impossible à lire.

    • Anonyme répond à Malened

      Cela coûte aussi très cher à la Sécu.

      Avec les anti-cancéreux, les psychotropes comptent parmi les médicaments les plus coûteux.

      En outre, très souvent, même le « symptôme » ne justifie pas leur prescription.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 13h48 le 07/08/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    et oui, dur dur pour les parents de çe mome

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 13h51 le 07/08/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Le mot clef est ENCADREMENT. Tuer le virus importé de l’isolationnisme qui donne ces tueries répétitives dans les collège américains et comprendre qu’une société n’existe pas sans solidarité. Accepter une responsabilité collective. Contre la maladie et contre la pauvreté. Ue société complexe est sans défense face aux individus. Un mal et un bien... mais il faut le comprendre

    Lien
    Lien

    Pierre JC Allard

    • Anonyme répond à pierrejcallard

      Afin de limiter les dégâts, les Etats-Unis ont décidé d’interdire la prescription d’antidépresseurs de la famille des sérotoninergiques (Prozac, Deroxat, Zoloft, Seropram, Effexor, etc...) aux adolescents américains.

      Cette interdiction a été suivie d’une autorisation de prescrire les mêmes antidépresseurs réputés dangereux (ils peuvent provoquer des crises violentes et seraient responsables de nombreux meurtres et suicides) aux enfants français dès l’âge de huit ans.

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 13h57 le 07/08/2008
    • Internaute 41917
      nc

    Sur ce point précis :

    « La question du dépistage (si possible précoce) des troubles mentaux a fait polémique, celle du développement des réponses sécuritaires beaucoup moins, »

    La première a fait polémique à juste titre, car elle fonctionnait avec deux carburants de mauvaise (pour ne pas dire plus) qualité : 1/ une méthode inquisitoriale qui relevait beaucoup de l’atteinte aux libertés individuelles, 2/ une polarisation visible sur les populations fragiles (pour faire court : une nouvelle version de « salauds de pauvres »).

    Et la deuxième... fait aussi polémique, et à raison. Le tir au bazooka de Dati, les fleurs aux policiers d’Alliot-Marie, le coup de téléphone du guérisseur d’écrouelles de l’Elysée n’ont servi qu’à trois choses : augmenter le buzz de l’insécurité, faire un coup de com’, et cacher « que les logiques administratives et gestionnaires de restrictions budgétaires, de fermetures de lits, de réduction d’effectifs, de démantèlement et de cloisonnement s’aggravaient, détruisant progressivement les capacités d’accueil et de soins aux malades. »

    • yapadebug
      • Posté à 14h10 le 07/08/2008
      • Internaute 840

      La logique de ce gouvernement est :
      « pourquoi soigner, pourquoi faire de la prévention ? Au premier meurtre commis par un malade mental, il restera enfermé à vie avec la rétention de sureté. ».

      C’est en gros ce qu’a déclaré Rachida Dati (habillée par Dior) lors de sa visite aux parents du petit Valentin.

      Pas sûr que les parents apprécient, toutefois, car peut-être qu’avec un peu de prévention, leur petit serait toujours en vie.

      • docte19
        docte19 répond à yapadebug
        Médecin à la campagne
        • Posté à 14h49 le 07/08/2008
        • Internaute 49842
          Médecin à la campagne

        IL EST SÛR QUE LES PARENTS UNE FOIS SORTI DE CETTE PHASE HORRIBLE , N’APPRECIERONT PAS QUE LE PETIT VALENTIN AIT ÉTÉ COMPARÉ AU VIRAGE DANGEREUX QUE L’ON REDRESSE APRÈS X ACCIDENTS DONT UN MORTEL , OU EN FRANCE CES ACCIDENTS RECURENTS DE PASSAGE À NIVEAU QUI NE BOUGENT MÊME PLUS APRÈS DES MORTS EN SERIE........T’AS RAISON , DATI EST JUSTE FAITE POUR......DIOR......QUAND ELLE PAIE.....CE QU’ELLE OUBLIE SOUVENT PARAIT IL

         
        • Gina Grimont
          Gina Grimont répond à docte19
          • Posté à 14h58 le 07/08/2008
          • Internaute 25324

          Mais pourquoi vous écrivez en majuscules , c’est pénible ! !

        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à docte19
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 15h21 le 07/08/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          On lit moins bien les lettres capitales. C’est un fait.

          Et celui qui crie « tout le temps » est inaudible.

        2 autres commentaires
    • ART MONIKA
      • Posté à 16h12 le 07/08/2008
      • Internaute 10855

      Bien d’accord avec vous, A.Nonyme. Il est certain que la non-politique de santé de notre pays, qui va en s’aggravant, produira des catastrophes.

      Plus largement, le meurtre de Valentin pose-t-il la question de la maladie mentale en général ? L’assimilation me semble dangereuse. J’ai ouï dire, durant mes études, que les malades mentaux (officiellement répertoriés en tant que tels) ne sont pas statistiquement plus « dangereux à l’égard d’autrui » que les (présumés) sains. Si c’est bien le cas, il ne faudrait pas que cette terrible affaire se retourne contre les « fous ». De même, comme le signalent plusieurs riverains, il ne faudrait pas qu’elle se retourne contre les SDF (qui doivent probablement subir plus de violences qu’ils n’en infligent)

      Apparemment, les meurtriers de Valentin ont agi sous l’emprise d’une croyance délirante. Mais dans d’autres cas, les meurtriers tuent « gratuitement », pour leur plaisir, sans cette « justification » imaginaire.

      La question est, une fois de plus, qu’en France, on enferme et on punit : on ne soigne ni ne rééduque. Surveiller et punir avait écrit Michel Foucault. La prise en charge de la criminalité exige infiniment plus de choses que cela, en amont, pendant et en aval de l’acte. Et, ce n’est pas avec les moyens matériels et idéologiques mis à disposition par le gouvernement actuel qu’on va avancer sur ce problème.

      • Anonyme répond à ART MONIKA

        La plupart des crimes sont commis pour de l’argent.

  • tsafone
    • Posté à 14h02 le 07/08/2008
    • Internaute 9291

    On résout un problème en intervenant sur la source, punir les malades est une bien pauvre réponse.Une réponse qui atteste de l’impuissance du « répondeur » à être dans une autre psychologie que celle de « l’homme des cavernes » ou d’un dirigeant chinois.

  • da-mouss
    • Posté à 14h06 le 07/08/2008
    • Internaute 31998

    plus de fous dans la rue, et c’est pas fini. Avez-vous remarquez le nombre croissant de skyzophrene dans la rue, des sdf qui parle seul. Ya plus de place et d’argent dans les hp pour les accueillir et la maladie ne se soigne pas, et vu que la santé aujourd’hui n’est plus gratuite enfin bref. Le shéma actuel de notre société n’arrangera pas les choses, constatant que celle-ci ne se base plus que sur la valeur travail, de plus une valeur travail bafoué, pas recompensé à sa vrai valeur, de plus en plus de personne vont tourné la carte. Entre les gamins livrés à eux même, les ménages en depression, etc..... et pour remédier à çà, la seule solution c’est la repression et l’interdiction et le fichage, veuillez me croire ce genre de fait divers malheuresement ce repetera. Que le prefet annonce des peines sévères envers le criminel, ouai mais c’est pas en agissant encore une fois dans l’émotionnel que les choses vont s’arranger. Un malade mental reste un malade mental et des peines record il s’en fout. Tant que les institutions de nos sociétés ne comprendrons pas que les problèmes se traitent en amont et pas en aval, la société souffrira de ses propres maux.

    • Guy Valte
      Guy Valte répond à da-mouss
      Parisien abonné au gaz
      • Posté à 17h10 le 07/08/2008
      • Internaute 24462
        Parisien abonné au gaz

      Oui mais y a aussi les gens qui téléphonent en « dents bleues“qui parlent tous seuls (et vachement forts). Je pense moi aussi que c’est à la source qu’il faut agir, c’est à dire remettre en question notre société, alors moi c’est l’extrême gauche qui me semble crédible dans le registre. oui, gauchiste à donf , pas ‘bobo’ ça suffit pas.

    • Anonyme répond à da-mouss

      Si l’on s’attaquait sérieusement au problème des internements abusifs, cela ferait tout de suite beaucoup plus de place pour ceux qui ont réellement besoin de soins psychiatriques.

  • Thorgal46
    Thorgal46
    Informaticien dans le Lot
    • Posté à 14h10 le 07/08/2008
    • Internaute 4302
      Informaticien dans le Lot

    Je trouve le titre de l’article un peu subjectif :

    Les SDF seraient donc forcément déséquilibrés psychologiquement ?

    Il est de plus, quelque peu contradictoire : comment par définition, suivre quelqu’un qui est sans domicile fixe ?

    Les faits divers plus ou moins récents aux USA ou au Japon relatifs à des étudiants ou des salariés qui prennent une arme et tuent un maximum de gens en un minimum de temps n’ont rien à voir avec les SDF ! !

    Enfin, je pose une derniére question :
    Quel suivi psychiatrique pour un chef d’Etat censé représenter avec dignité, charisme et humanisme toute une nation et qui balance aussi facilement un « casse toi pauv’ con » à un de ses concitoyens qu’un SDF un coup de canif à une petite vieille ? ?

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 14h08 le 07/08/2008
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Dans l’ idéologie de notre omni-président la grande majorité des français doit travailler de plus en plus, pour être payée de moins, pour que sa minorité à lui puisse s’ enrichir au delà du raisonnable. Cette vision à très court terme, partant du postulat que la richesse des uns finira par distribuer quelques miettes, a toujours eté démentie de façon criante par les faits. Les conséquences sont dramatiques, y compris à long terme pour les siens, qui tarissent leurs sources d’ enrichissement en ruinant les plus faibles, la société réelle s’ appauvrit, se privant de plus en plus, voir ceux qui ont tout perdu ces jours-ci, faute de pouvoir payer les assurances de leurs maisons, et parmi tous les dommages collatéraux et pour la plupart irréparables, la précarisation grandissante, y compris pour ceux qui travaillent pour moins que le minimum vital, d’ où exclusion du tissu social, problèmes psychiatriques, déconnexion d’ une réalité à laquelle on ne peut plus adhérer, et lâchés dans la nature, sans ressources, sans remères, sans soins, des gens qui pèteront les plombs de plus en plus souvent, sans toujours savoir ce qu’ ils font tellement ils ont été déconnectés.
    Au fait je suis exagérément pessimiste, avec la politique de notre Maître à Tous, il y a longtemps que cela a été prévu, résidences privées, service d’ ordre pour les plus nantis, les plus aisés ne risquent pas grand chose, ce seront toujours chez lz mêmes que les victimes se trouveront. Rendons donc hommage à sa grande sagesse !

    • Thorgal46
      Thorgal46 répond à bloozmarch
      Informaticien dans le Lot
      • Posté à 14h23 le 07/08/2008
      • Internaute 4302
        Informaticien dans le Lot

      Un peu pessimiste certes mais empreint de réalisme.
      Hélas !

  • Gosseyn
    • Posté à 14h14 le 07/08/2008
    • Internaute 1943

    On a qu’à regrouper les « fous » avec les « étrangers » dans ces centres « fermés » ou de « rétention » (puisqu’on ne veut pas appeller un chat un chat et un prison une prison !)
    Bonus collatéral, on regroupera ainsi les opposants à ces mesures inhumaines pour les ficher comme « anarcho-autonome » avant, qui sait, de les envoyer les rejoindre dans ces geoles.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.