Chez Gilles Bridier

Les réflexions sur l'actualité économique de Gilles Bridier, président de l'agence d'information Apidoc et ex-directeur de la rédaction délégué de La Tribune.

Parachutes dorés : moralisation, piège à cons

Gilles Bridier
Journaliste
Publié le 27/09/2008 à 11h24

Un soldat coréen à l’entraînement près de Séoul (Jo Yong hak/Reuters).

A Toulon, dans son long discours sur la politique économique du 25 septembre, Nicolas Sarkozy a fustigé les parachutes dorés de certains des dirigeants d’entreprise. Est-ce la bonne cible ?

Certes, on peut condamner à l’envi les 38 millions d’euros de Daniel Bernard, qui n’a fait à Carrefour qu’un travail pour lequel il était déjà grassement payé, les 6 millions d’euros de Patricia Russo, qui n’a eu pour mérite que de vendre une canard boiteux -la société Lucent- à Alcatel, société présidée par Serge Tchuruk... qui a lui-même touché presqu’autant pour avoir fait perdre 60% de la valeur boursière du groupe en un temps record après avoir, en treize années, multiplié volte-face stratégiques, ventes d’usines et plans de licenciements.

Sans oublier les 8,5 millions d’euros de Noël Forgeard, PDG d’EADS, remercié suite à un soupçon de délit d’initiés. Forfait qu’il dément, au prétexte qu’il ignorait la situation du programme phare de la principale filiale -Airbus- de son groupe -posture qu’aucun patron sincère ne juge crédible, sauf à devoir admettre une réelle incompétence… vraiment bien rémunérée.

La moralisation a fait chou blanc

Donc, haro sur les parachutes dorés. Les boucs émissaires de la crise sont tout trouvés, mais la ficelle est un peu grosse. Est-ce au nom d’une moralisation de la vie des affaires qu’il faille les pointer du doigt ? Les grands sentiments n’ont pas cours dans les affaires d’argent. Des dispositions prévues pour « moraliser » ces pratiques existent déjà, et depuis longtemps. Elles n’ont pas fonctionné.

Le premier document qui parle de comité de rémunération dans les grandes entreprises avec des administrateurs indépendants pour fixer les rémunérations des grands patrons et leurs conditions de sortie remonte à… 1995.

C’était le premier rapport Viénot, du nom du président de la Société générale, qui avait conduit sa privatisation. Pour faire bonne mesure, il y eut même un deuxième rapport Viénot, puis en 2002 un rapport Bouton (PDG de la Société Générale lui-aussi), toujours pour introduire de l’éthique dans le « gouvernement d’entreprise ».

Le résultat est qu’on parle encore des rémunérations des grands patrons. Dans les cas cités -et ce n’est pas la généralité- les mesures ont été inopérantes et tout le monde doit être montré du doigt : les bénéficiaires des parachutes, mais aussi ceux qui leur attribuent, qui sont souvent les mêmes et souvent proches du pouvoir. La moralisation a fait chou blanc ! Et qu’a fait le pouvoir depuis tout ce temps ?

Les parachutes, un détail dans le maelström financier

Mais surtout, dans cette crise, le sujet le plus important n’est pas les parachutes dorés. Lorsqu’on parle de milliers de milliards de dollars aux Etats-Unis, lorsque les expositions de banques françaises aux risques des établissements américains défaillants se chiffrent en centaines de millions d’euros après des milliards d’euros de provisions pour solder leur indigestion de « subprimes », le problème posé par la crise n’est pas à l’échelle des parachutes dorés -fussent-ils totalement illégitimes.

Le désarroi américain suffit à le démontrer : le problème posé est celui de la faillite d’un système financier dont les Etats-Unis ont été les champions, et que le président de la République française a lui-même célébré voilà à peine plus d’un an, en mettant en scène ses vacances non loin d’un président américain pourtant en fin de mandat et à la popularité déclinante.

Pourtant, déjà, la crise couvait et des signes avant-coureurs annonçaient la fin de la fuite en avant américaine. Nous étions en août 2007, le marché immobilier américain dégringolait déjà depuis le début de l’année, les économistes clairvoyants (pas ceux qui tirent le signal d’alarme après la déflagration) insistaient sur l’imminence d’une explosion brutale.

Sarkozy et le modèle américain

Après les crises du capitalisme libéral des années 90, après la dépression entamée en l’an 2000 et amplifiée par les attentats du 11 septembre 2001.

Après le tsunami de l’affaire Enron et ses suites, après qu’on a déjà parlé à l’époque de « risque systémique ».

Après que les agences de notation des entreprises cotées ont été montrées du doigt pour n’avoir pas rempli leur rôle, après que des analystes financiers de banques d’affaires vedettes furent suspectés d’avoir travesti la réalité.

Après que les Etats-Unis ont du légiférer sur la gouvernance d’entreprise (loi Sarbanes Oxley de 2002) et donner un grand coup de balai à Wall Street pour ramener le calme et la confiance…

Après tout cela et moins de dix ans de convalescence, la rechute s’annonçait.

Malgré toutes ces alertes et aux antipodes d’une attitude gaullienne selon laquelle « la politique de la France se fait pas à la Corbeille », le sixième président de la Ve République sonnait il y a un an le resserrement des liens transatlantiques, et affirmait avec élan ses références à des valeurs dont l’échec était en germe.

La faillite d’un système

Là est le problème : dans la faillite d’un système. Et l’absence de vision de l’échec. Parle-t-on de le moraliser ? Plutôt que de se payer de mots qui n’ont jamais eu cours en économie, parlons de la réformer efficacement avec un seul objectif : redistribuer les fruits de la croissance.

On est loin d’une simple remise à plat des rémunérations de quelques grands patrons, destinée à braquer les projecteurs sur une scène où chacun jouerait une partition bien commode, avec des bons et des méchants.

S’agit-il, en revanche, de « refonder le capitalisme », comme Nicolas Sarkozy l’a exprimé aussi à Toulon ? Chiche. Mais quelle refondation, lorsque jusqu’à présent de Bercy à l’Elysée, le président de la République a joué la carte ultra-libérale et la financiarisation de l’économie en s’affichant avec ses acteurs les plus emblématiques ?

Le sujet qui mérite d’être placé sous projecteurs est le retour d’une régulation de l’économie. Rien, depuis mai 2007, n’est allé dans ce sens.

A lire aussi : Pour Sarkozy, la crise financière marque « la fin d’un monde »

Photo : un soldat coréen à l’entraînement près de Séoul (Jo Yong hak/Reuters).

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  • thierry reboud
    • Posté à 11h53 le 28/09/2008
    • Internaute 20923

    D’accord et pas d’accord : oui, le problème est bien la faillite d’un système, celui du capitalisme financier, et de ce point de vue les incantations moralisatrices sont bel et bien un piège à cons. Mais non, les parachutes dorés ne sont pas un détail dans cette crise.

    Si l’on s’en tient aux sommes en jeu, bien sûr les montants (même additionnés) sont relativement négligeables. Mais là où ça coince, c’est qu’ils sont le signe, peut-être le plus évident, de la perversion du système (à supposer que le système ne fût pas pervers dès l’origine !). Ils manifestent en particulier très clairement l’esprit de lucre (le mot anglais greed me paraît pour le coup très opportun) triomphant sur l’esprit d’entreprise.

    Or il me semble qu’on peut tenir pour valable (dans une certaine mesure) le modèle capitaliste pour ce qui concerne la production. Pour ce qui concerne la distribution des revenus, en revanche, le système capitaliste, en particulier lorsqu’il est livré à lui-même, ne vaut rien ou à peu près : ce que démontre avec éclat le système des parachutes dorés et aussi celui des stock option.

    • RueDeLaPoupéeQuiTousse
      • Posté à 12h58 le 28/09/2008
      • Internaute 34022

      Je ne suis pas certain qu’on puisse tabler aussi tranquillement qu’on a tendance à vouloir le faire sur la distinction entre la production et la finance.
      D’une part parce que la production est en elle-même, de la conception jusqu’à la consommation, (ordonnée à la) production de la plus-value. Autrement dit la production est déjà en elle-même financière, le travail est en lui-même une des formes du capital (et je vois mal comment il pourrait ne pas l’être, c’est-à-dire ipso facto être commandé par la logique inhérente au capital). D’autre part parce que la redistribution de la richesse produite est directement liée à et commandée par cette production.

      • Adelyne sur le sable
        • Posté à 13h49 le 28/09/2008
        • Internaute 16679
          Si je savais

        Je ne vais pas m’étendre, car là je perdrais mon temps qui est utilisé à bon escient, mais si je raconte à mes enfants que :
        « le travail est en lui-même une des formes du capital (et je vois mal comment il pourrait ne pas l’être, c’est-à-dire ipso facto être commandé par la logique inhérente au capital) », je suis mal.
        Il vous faut revoir votre copie jeune homme, ou bien ce serait un signe, que vos professeurs en économie ont été bien « légers ».
        Magnifique pour le premier venu de lire ; « ipso facto ».
        C’est vraiment pertinent, (mdr), comme écrivent certains.
        Mais SVP, revenez avec des arguments plus étayés.

         
        • KIKI21000
          KIKI21000 répond à Adelyne sur le sable
          retraité
          • Posté à 15h17 le 28/09/2008
          • Internaute 53190
            retraité

          Adelyne il y a 2 parties dans la production, la première c’est les matières premières la seconde c’est les ressources humaines. Alors comment expliquer à tes enfants « vous êtes une ressource » comme les minerais, je ne sais pas, moi j’aime l’être humain pas la ressource, ça je le sais.
          amicalement

        • RueDeLaPoupéeQuiTousse
          • Posté à 16h35 le 28/09/2008
          • Internaute 34022

          Je ne vois strictement rien dans ce que vous écrivez qui montre que le travail soit autre chose que du capital, organisé et existant en tant que tel, et qu’il soit voué à autre chose qu’à produire du capital.
          Que vous ayez du mal à dire ce qui est à vos enfants, ça tient à ce qui est et/ou à vous, pas à moi. Si vous voulez leur raconter quelque chose qui ne correspond pas à la réalité du CAPITALISME actuel, dites leur ce qui vous chante !

        2 autres commentaires
      • spartacus1
        • Posté à 19h35 le 28/09/2008
        • Internaute 26095

        @RueDeLaPoupéeQuiTousse

        Vous prenez le contre-pied exact de Marx, pour lequel le capital est du travail cristallisé. De là découle l’injustice fondamentale du capitalisme qui confisque le travail des prolétaires (je simplifie ne voulant pas trop m’étendre).
        Je sais, le marxisme n’est plus trop à la mode, il n’empêche que le vieux barbu a bien des fois eu raison. Ce qui se passe actuellement est une nouvelle preuve.
        Et il faut dire aussi que la quasi totalité de ceux qui critique l’ensemble de l’oeuvre de Marx ne l’on pas lue. Je sais, pas facile à lire, mais profitable.

         
        • RueDeLaPoupéeQuiTousse
          • Posté à 20h50 le 28/09/2008
          • Internaute 34022

          Oui, en effet. Je peux me tromper, mais je dis cela tout à fait consciemment. Cela n’a pas empêché Marx lui-même de parler d’une accumulation primitive du capital, comme vous le savez, signe que la relation du travail au capital n’était pas aussi simple ni aussi unilatérale à ses yeux.
          Pour répondre à la question que pose Thucydide, oui le capital existe avant le travail. Cela ne signifie pas que le travail soit improductif, bien évidemment. Le sens véritable de cette antériorité n’est pas tant chronologique que logique. Le travail présuppose le capital, au moins en tant que raison d’être du travail. Remonter au paléolithique ne change rien à cette antériorité logique - en dehors de l’erreur consistant à chercher à comprendre la logique du capitalisme à partir du paléolithique.
          Que signifie la confiscation du travail du prolétariat si ce n’est que le travail est, du début à la fin, ordonné à la production du capital ? Je ne voulais rien dire d’autre que ce que vous dites vous-mêmes, en bonne logique marxienne.

          • Thucydide
            Thucydide répond à RueDeLaPoupéeQuiTousse
            Que survive la Démocratie en (...)
            • Posté à 21h40 le 28/09/2008
            • Internaute 6396
              Que survive la Démocratie en (...)

            Le travail présuppose le capital, au moins en tant que raison d’être du travail. Remonter au paléolithique ne change rien à cette antériorité logique - en dehors de l’erreur consistant à chercher à comprendre la logique du capitalisme à partir du paléolithique.

            Je commence à comprendre comment on a pu en arriver là.
            N’oubliez pas de bien ranger vos antériorités logiques avant de vous coucher.

        2 autres commentaires
      • Thucydide
        Thucydide répond à RueDeLaPoupéeQuiTousse
        Que survive la Démocratie en (...)
        • Posté à 20h31 le 28/09/2008
        • Internaute 6396
          Que survive la Démocratie en (...)

        J’ai l’impression que vous avez tout simplement inversé la chaîne de dépendance entre capital et travail.

        Si le travail est commandé ipso facto par la logique inhérente au capital : c’est donc que le capital existait avant le travail ? ...

        Question :
        C’était quoi, le capital au paléolithique ?
        Nous savons qu’il y avait déjà du travail, et du travail spécialisé, même. Essayez de tailler une feuille de laurier dans un silex ou une obsidienne, vous comprendrez que celui qui fabriquait des outils n’avait pas beaucoup de temps à consacrer pour la chasse ou la cueillette.

        Le commerce est arrivé ensuite (on a retrouvé des pierres taillées sur les falaises anglaises jusqu’en Pologne : elles sont aisément reconnaissables à leur facture).
        Ensuite ce fut le tour de la monnaie, il y a à peine 2500 ans (empire Perse)

        Ensuite, il y a eu l’esclavage (Grèce, Rome...), le servage...
        La logique inhérente au capital n’a de sens qu’à compter des premières banques, quand il est devenu nécessaire de rémunérer des travailleurs libres.

        Si l’Humanité a attendu cette logique pour se mettre au travail, c’est bien con, à voir le sublime chemin parcouru sans rien foutre ( ! !) dans le million d’années qui précède.

        Par contre, si vous admettez que le travail est une des forme du progrès c’est-à-dire ipso facto commandé par la logique inhérente à la répartition des tâches dans une société, tout s’arrange !

        Et nous pouvons sans difficulté considérer le capital comme le résultat de l’accumulation égoïste (dans le sens de strictement individuel) des fruits du travail.

        C’est pas le tout, J’avais raison d’être paresseux, faut que j’y retourne

         
        • emmanuel24
          emmanuel24 répond à Thucydide
          • Posté à 09h03 le 29/09/2008
          • Internaute 39678

          il y a 2500 ans les celtes copiaient déjà les pieces grecs,c’est moins 2500-3000,et monnaie n’est pas piece,encore avant on échangeait des haches,armes,poteries,barils de lessive.

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à thierry reboud
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h45 le 28/09/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      le sheriff sarko, doit crier aux indiens parachutés, aux indiens voleurs, aux indiens des iles caïmans et autres paradis fiscaux à plumes, pour être crédible. Mais ses cris, ne resteront que des cris indignés, parce qu’il a de trop petits bras pour les battre (les vilains indiens).
      Il nous a même fait le coup du capitalisme à papa, le capitalisme ’sain’ des entrepreneurs. qui a été remplacé début des années 80 par les financiers avides.(début du chômage)
      sur ce point on peut le suivre, mais ce n’est que de la nostalgie, on ne pourra jamais revenir en arrière.
      Il nous a parlé du premier métier des banques, là aussi ce n’est que de la nostalgie, les banques ont gouté au fruit défendu de la spéculation.

      Mais il parait qu’aux us, il y a deux hommes qui vont tout aranger cela avec leur plan de redressement. Deux non politiques, ce sont eux les vrais sheriffs.

      Notre président n’a pas fait de la pédagogie.
      (le pédagogue enseigne à des gens qui n’ont pas tout compris), mais il a fait de la démagogie, qui feint d’expliquer qu’à des gens qui en savent autant que lui. (blabla entre convaincus) ...

      • Thucydide
        Thucydide répond à pablico
        Que survive la Démocratie en (...)
        • Posté à 20h43 le 28/09/2008
        • Internaute 6396
          Que survive la Démocratie en (...)

        le sheriff sarko, doit crier aux indiens parachutés, aux indiens voleurs, aux indiens des iles caïmans et autres paradis fiscaux à plumes, pour être crédible

        C’est facile pour lui, de crier aux indiens.

        Spécialiste des écrans de fumée, il n’a plus qu’à leur faire des signaux.
        Il suffit d’agiter un chiffon rouge, et ça aussi il sait faire.

    • kevangel
      kevangel répond à thierry reboud
      Chercheur
      • Posté à 15h20 le 28/09/2008
      • Expert 24356
        Chercheur

      Je ne peux qu’approuver ce post. Je ne comprends pas que l’article mette en opposition les parachutes dorés et la faillite du système. Les parachutes dorés sont le symbole éclatant de la catastrophe du capitalisme financier. Il est plus qu’urgent de revenir à un capitalisme industriel et cesser de rémunérer en priorité les financiers. En effet, seule l’industrie produit des richesses, et la finance n’est là que comme parasite pour s’engraisser sur le dos des travailleurs.
      Il est intéressant d’ailleurs de revoir les déclarations de Ford il y a un siècle. Il était un industriel et plaidait pour des salaires les plus élevés possibles afin de maintenir la consommation et établir un cercle vertueux. Il était loin d’imaginer les rémunérations des actionnaires en priorité, les parachutes dorés,...

      • marc b
        marc b répond à kevangel
        anarchiste communautaire
        • Posté à 21h30 le 28/09/2008
        • Internaute 47521
          anarchiste communautaire

        Toute la classe politique américaine semble tombé daccors pour sauver le système en injectan,pour commencer, de 700 à 1000 milliards de dollards.

        Cet Argent public pèseras très lourd sur tous les contribuables.

        Ce chiffre est à rapprocher des 10 milliards de dollards nescessaire pour mettre en place un service de santé.

        Gageons que la santé des financiers passeras avant celle des simples citoyens...

         
        • haiker
          haiker répond à marc b
          • Posté à 12h43 le 29/09/2008
          • Internaute 29253

          Gageons que ces 700 milliards ne suffiront pas.

          Pour rappel, Lehman Brothers a elle seule avait accumulée des dettes pour plus de 600 milliards de dollars...
          Si le premier domino que personne n’a pu ne pas voir tombé (contrairement à tous les précédents depuis près de 1-2 ans) pesait 600 milliards de perte, combien on pari que l’ensemble des autres dominos qui tombent à sa suite vont peser bien plus que 700 milliards ! ?

          • marc b
            marc b répond à haiker
            anarchiste communautaire
            • Posté à 13h02 le 29/09/2008
            • Internaute 47521
              anarchiste communautaire

            Merci Haiker, je voulais rester optimiste.

            Le plus « drôle », si l’on écoute nos chers politiques, économistes, industriels et financiers, c’est que toutes les dépenses sociales se heurtent toujours au même argument :

            « Le contribuable ne le supporteras pas ».

        2 autres commentaires
    • jyeden
      jyeden répond à thierry reboud
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 17h58 le 28/09/2008
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      il me semble que vous vous trompez en voulant opposer un esprit d’entreprise (positif) à un esprit de lucre qui serait négatif
      le capitalisme a justement l’esprit de lucre, d’interet personnel et egoiste comme moteur
      qui voudrait entreprendre, risquer des capitaux juste pour produire et distribuer ?
      on peut etre contre le capitalisme, mais ne nous trompons pas en cherchant un capitalisme « sain »

    • paysan2
      paysan2 répond à thierry reboud
      retraité actif
      • Posté à 19h22 le 28/09/2008
      • Internaute 35514
        retraité actif

      Une seule chose a retenir : Sarko est un énorme menteur, un imposteur et un hypocrite. Oser dire tout cela de la finance et de l’ultra-libéralisme alors que depuis 1 an et demi, il a fait tout le contraire relève tout simplement du foutage de gueule. Mais il ne nous aura pas !

      • Sylap
        Sylap répond à paysan2
        Citoyen
        • Posté à 09h42 le 29/09/2008
        • Internaute 40810
          Citoyen

        Peut-être qu’il ne nous aura pas nous mais en sera-t-il de même pour la majorité de nos concitoyens ?

    • Thucydide
      Thucydide répond à thierry reboud
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 19h33 le 28/09/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Votre analyse est d’autant plus pertinente à mes yeux que vous ne noyez pas votre lecteur dans un jargon technique trop souvent utilisé pour faire accroire que l’économie est une science.

      Je me permettrais toutefois d’aller dans votre sens avec un additif :
      Les parachutes dorés sont plus qu’un signe de perversion, ils sont la proclamation solennelle de la protection de l’incompétence à la tête des grandes entreprises.

      Ce qui, en plus de la dérive capitaliste observée, ajoute la nuisance permanente d’une gestion carrément idiote (quand elle n’est pas malhonnête), chez des acteurs parmi les plus significatifs et les plus indispensables de l’économie.

      Nous pourrions saluer la prise de conscience soudaine des chefs d’État dits ’de Droite’ et leur remise en question de leur credo habituel par des interventions massives des fonds publics voire dans certains cas des nationalisations...

      Mais s’agit-il vraiment d’une remise en question ? Je ne le crois pas.
      Ils vont tout simplement au bout de leur logique et mettent une fois de plus en pratique la règle de nationalisation des pertes, a très grande échelle cette fois.
      Quand tout ira mieux, les sociétés nationalisées et remises sur pied à grands frais seront privatisées à des conditions particulièrement avantageuses pour les futurs repreneurs.

      Les discours pour faire avaler la pilule sont déjà prêts, je dirais même rodés, depuis longtemps

      duralex...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à thierry reboud
      Déchoukeur
      • Posté à 23h08 le 28/09/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Or il me semble qu’on peut tenir pour valable (dans une certaine mesure) le modèle capitaliste pour ce qui concerne la production. »

      « le système capitaliste, en particulier lorsqu’il est livré à lui-même,... »

      Vous avez une interprétation très personnelle de certains concepts : production, système-capitaliste-livré-à-lui-même (il lui arrive de ne pas être livré à lui-même ?)... Et ce pour terminer par une approximation amusante énonçant que le système capitaliste « ne vaut rien ou à peu près ». Le « à peu près » lui laisse donc un petit espoir. Tout n’est pas perdu.

      En clair, il y a de l’abus (les stock options) mais il faut faire le tri.

      Il est « à peu près » à craindre que la situation soit un peu plus compliquée pour le système capitaliste en général et que les stocks options ne soient ici qu’un épi-phénomène.

      Mais vos propos géniaux ont l’air de plaire.

    • Mr_Quiconque
      • Posté à 08h18 le 29/09/2008
      • Internaute 53003

      Thierry Reboud, a vous focaliser sur des détails vous perdez la vue d’ensemble qui est en définitive assez simple. Parachutes dorés et stock-options sont un chiffon rouge que l’on agite à la vindicte de la populace qui demande des comptes pour détourner son attention des traits essentiels.

      En réponse à un édito (tout pourri) de Franz-Olivier Giesbert, j’ai trouvé un message (que j’ai déjà copié-collé ailleurs sur Rue89 (mais puisque c’est ici aussi le sujet, bref)), qui résume la situation selon une grille de lecteur qui peut paraitre poujadiste, mais à vous de voir :

      –- début du copier-coller –-
      Erod - samedi 27 septembre | 09 : 54

      « Quand l’irresponsabilité....

      ... est érigée en modèle de société, voici les résultats ! Mais cette responsbilité dans le désastre n’est pas seulement le fait de la finance et du dogme capitaliste, il est le fait de notre classe politique, incapable de gérer les budgets nationaux, entraînant les nations dans des conflits dont l’aboutissement et les coûts sont sans commune mesure avec les ambitions proclamées.
      La dérive des pouvoirs démocratiques au profit de collusions d’affairistes promus et encouragés par une caste politique corrompue, permet cette dérive. Désigner les financiers et capitaines d’industries engraissés aux stock-options et aux salaires démentiels, c’est oublier un peu vite les systèmes mis en place, par et pour, le seul profit d’une élite internationalisée, d’une mafia pourrait-on dire, qui confisque les richesse naturelles, ravale le travail humain au rang d’esclavage, détournant les fruits engendrés par ce travail (1) dans une escroquerie planifiée de détournements de capitaux, de jeux monétaires, de caches offshore pour se soustraire à l’impôt, d’escroqueries en tous genres.
      En voulant purifier le système financier, on ne purifiera que la partie émergée et visible de l’iceberg, la partie immergée restera secrète, car de sa discrétion dépend sa survie. Moraliser la vie publique est une entreprise qui relève de l’utopie, la nature humaine est ainsi faite qu’on n’effacera jamais la cupidité , la mégalomanie, et la perversion du pouvoir.
      Seule la stricte gestion de la démocratie, c’est-à-dire la séparation des pouvoirs et leur contrôle serait en mesure d’atténuer les risques sans toutefois les éliminer. Quand verra-t-on des représentants élus ou des banquiers embastillés à cause de leur perversité et de leur concussions ? il suffit d’observer : tous les scandales financiers débouchent soit sur un secret d’Etat (2) qui ferme la porte à toute forme d’investigation soit sur un non lieu. La pègre politico-affairiste a encore de beaux jours devant elle ».

      Lien
      –- fin du copier-coller –-

      Croyez-vous que cette crise inquiète la « pègre » en question quand de toute façon elle sait qu’il est toujours possible de nationaliser les pertes abyssales ?
      C’est un hold-up organisé. Ou plutôt une prime, cerise sur le gateau, du hold-up réalisé précédemment grace aux dérèglementations.
      Il se trouve également que cette crise systémique est connue et annoncée (3) depuis 2 ans, que les pouvoirs publics connaissaient à l’avance l’ampleur de l’onde de choc qui ne fait que commencer. Ils prétendent ne découvrir que maintenant son étendu ! ? C’est une vaste supercherie.
      Il n’y a qu’à voir les manoeuvres de Sarkozy en direction du pétrole de Poutine et de Kadhafi. C’est parce qu’il connaissait à l’avance que cette crise va bouleverser l’ordre économique internationale mis en place après la 2nde guerre mondiale et qui s’appuyait sur le dollar et donnait la suprématie aux USA. Le dollar va surement continuer de chuter mais les USA ont déjà perdu leur suprématie (monétaire, financière, diplomatique). De nouveaux « équilibres » entre pays vont se mettre en place.

      (1) (cette référence n’était pas dans le texte original)
      Partage des richesses, la question taboue
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      (2) (idem, mais autant faire un petit rappel)
      Frégates de Taïwan, affaire Tapie : nous n’avons plus de justice
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      (3) (A LIRE ABSOLUMENT si vous pensez que la crise est récente)
      LEAP/2020 : Annonce Spéciale Crise Systémique Globale
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      • PANCH
        PANCH répond à Mr_Quiconque
        Cadre
        • Posté à 15h30 le 29/09/2008
        • Internaute 49993
          Cadre

        Ouf... et merci beaucoup pour ce copier/coller et pour votre commentaire.

        Je retrouve beaucoup de ma vision des choses dans ce que vous dites et citez. En particulier, l’évidence qu’il existe une MAFIA politico-affairiste internationale. Il n’est plus possible d’en douter.

        J’ai comme l’impression que la participation de l’Etat français s’est particulièrement accru dans ce domaine depuis une certaine éléction. Plus que jamais nos impôts, notre travail, notre richesse mais aussi notre patrimoine sont détournés et nos temps de loisirs rognés pour les comptes en banque de cette PEGRE.

        Encore avant quand nos impôts servaient notre modèle social, je m’en accomodais. Aujourd’hui, après tant d’anné de politique de droite, on a tout un chacun 20 000 euros de dette à suporter, et un modèle social anéantit. Quel intérêt dans ces conditions d’avoir la nationalité française quand on est que simple travailleur ? Toute notre sueur n’alimentent que les comptes en banque de tout ces profiteurs de la PEGRE et de la PEGRE elle-même.

        SARKOZY DEMISSION !
        SARKOZY DEMISSION !
        SARKOZY DEMISSION !
        SARKOZY DEMISSION !

        Voilà ce qu’il nous faut !

    • marie 75
      • Posté à 09h51 le 29/09/2008
      • Internaute 3563

      VOUS AVEZ DIT MORALISATION ? ? ? ? ? ?

      26 septembre 2008
      L’Air Force One de Sarko est avancé
      Enfin ! Le nouvel avion présidentiel français est arrivé. Comme l’a révélé Air&Cosmos, il s’agit d’un Airbus A330 qui a autrefois appartenu à la compagnie Swiss. Les autorités françaises refusent obstinément de confirmer l’information (« appelez la Défense », dit l’Elysée, « demandez à l’Elysée », dit la Défense), mais elle est vraie. Après les aménagements d’usage, l’appareil devrait entrer en service en 2010.

      Pourquoi un nouvel avion ? L’ancien, plus petit, ne pouvait pas voler assez loin. « Le président américain peut traverser le monde sans escale, alors que le français doit s’arrêter pour faire le plein. Ça ne fait pas sérieux », explique un connaisseur du dossier.

      L’autre justification est moins rationnelle. « Sarko va s’amuser comme un gosse quand il le recevra, prédit la même source. Vous pouvez être sûr qu’il va voyager comme un fou pendant quelques temps. »

      Si cela peut consoler quelqu’un, le gouvernement suisse n’a toujours pas osé demander l’achat d’un nouvel avion pour remplacer son minuscule biréacteur, qui doit faire escale sans arrêt pour ravitailler. Un nouveau jet, gros et cher, juste pour frimer devant les autres chefs d’Etat ? Vous imaginez le scandale au parlement...
      cf le temps, blog de besson correspondant Paris

    • peretz1
      peretz1 répond à thierry reboud
      Retraité
      • Posté à 15h52 le 29/09/2008
      • Internaute 54383
        Retraité

      Coupables ou responsables ?
      La crise économique actuelle peut-être vue comme une purge, de grande importance certes, mais qui par le simple jeu de la loi des marchés financiers, va assainir provisoirement celui-ci. Les conséquences seront douloureuses, car l’économie mondiale va se ralentir, au détriment des populations. La loi des marchés est dite invisible. Sarko pourra toujours chercher quelques boucs émissaires responsables de la catastrophe, ce ne seront pas seulement ceux qui ont profité du libéralisme financier. Sont coupables et responsables ceux qui ont débloqué la machine infernale de l’ultralibéralisme.

      En tant que chef de la majorité, tenant en main les rênes pouvoir, il devrait lui-même faire partie des premiers responsables, car, comme tous les libéraux qui nous ont gouvernés, il était parfaitement informé de la situation dénoncée depuis quelques années par la plupart des économistes. Non seulement ils n’ont rien fait pour éviter cette situation, mais ils l’ont préparé en toute connaissance de cause en acceptant le traité de Lisbonne (qui en cela faisait suite au traité de Maastricht) qui a laissé libre cours aux mouvements de capitaux. Il aura beau jeu de dire, que ce sont les Américains, pourtant ses amis, les responsables : ce ne sont pas eux qui ont rédigé l’article 56 renuméroté 63 dans le traité de Lisbonne. Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre IV, Chapitre 4, page 93.

      « Les restrictions aux mouvements de capitaux sont interdites entre les états-membres et entre les états membres et les pays tiers. »

      Mouvements devenus de fait incontrôlables, accentués par l’instantanéité des ordres passés par ordinateurs (affaire Kerviel), qui, techniquement, permet leur accélération au grand plaisir des financiers et des banques déjà attirés par le profit rapide et démultiplié du crédit.

      On sait qu’il y a deux styles de spéculations, celle qui consiste pour ceux qui ont de l’argent disponible, à espérer un retour sur investissement, en le plaçant traditionnellement dans le commerce, l’industrie, et toute production de biens qui apportent de la richesse par le travail. L’autre méthode consiste à l’investir dans l’argent lui-même : la Bourse et autres produits financiers. Si l’investissement n’est pas du domaine de la production, dont la propagation est freinée par le rythme du travail, il devient de plus en plus difficile à suivre. D’où la spirale infernale actuelle.

      Tant que cet article du traité de Lisbonne ne sera pas abrogé, cette crise du capitalisme ne servira pas de leçon : il y aura un retour inévitable de la spéculation débridée qui lui est inhérente.

      Poudre aux yeux comme d’habitude de la part du Président. Si par extraordinaire, il voulait réellement légaliser des mesures de coercition, il faudrait qu’elles soient adoptées par Fillon, et ensuite par la majorité en place à l’Assemblée. Par l’Exécutif donc, car lui n’a pas de pouvoir légal pour prendre directement la moindre mesure. Il est peu probable que l’UMP accepte ce genre de mesures qui auraient un caractère anti-libéral. Et s’il y a un risque de fronde à l’UMP, il devra changer de Premier ministre et en route pour la dissolution, scénario connu. Dans tous les cas, des mesures qui viendraient s’opposer à l’ultra-libéralisme de l’article 65 du traité de Lisbonne, qui laissent toutes libertés aux capitaux de se placer où ils veulent quand ils veulent, supposeraient la rupture de ce traité… qu’il a imposé.

      Louis Peretz

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h01 le 28/09/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Parachute doré ou pas, il est clair que les partisans du marché dérégulé hyper capitaliste financier vont S’ÉCRASER pendant quelques temps ..

    Quelques Autruches sortent la tête du sol pour claquer du bec , certes . Mais combien de temps avant de la replonger ?

    • louis maime
      louis maime répond à Numerosix
      • Posté à 14h32 le 28/09/2008
      • Internaute 29944

      Sarkozy nous a dit que la « crise » était un signe pour qu’il accélère les réformas (comprenez mise à bas de tous les services gérés par l’état).
      démission !

    • jyeden
      jyeden répond à Numerosix
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h37 le 28/09/2008
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      tu crois ça ?
      ça fait trente ans que les medias et les politiques nous saoulent avec le marché
      il n’y pas de marché « normal » et de marché « dérégularisé »
      le capitalisme porte en lui sa financiarisation extrème
      les admirateurs du marché vont continuer à parler de sa « loi » à laquelle il faut se soumettre
      et c’est au nom de cette « loi » que Fillon nous demandera l’union sacré.
      riches et pauvres tout ensemble pour que les riches continuent à etre riches

    • Thucydide
      Thucydide répond à Numerosix
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 19h46 le 28/09/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Et ils le feront avec d’autant plus de discrétion qu’ils auront entre temps palpé un petit milliard de dollars...

      ...en punition d’avoir escroqué d’insatiables couillons avec le faux espoir qu’ils ont vendu très cher à des petites gens.

      Question à 100 balles : ces têtes qui sortent pourront-elles être replongées ?
      Ne risquent-elles pas d’être exposées ?

  • mongarsrikou
    • Posté à 12h09 le 28/09/2008
    • Internaute 27719

    le problème reste la dérive d’un capitalisme basé sur la production sur celui d’un capitalisme financier, dont le but unique est de redistribuer à ses actionnaires des dividendes de plus en plus gros, et sur lequel se basent par exemple les fonds de pensions (l’avenir des retraites, qu’on nous serine depuis des années), qui font que boursicoteur ou pas, les prolos américains (entre autres) jouent leurs retraite à la roulette ; et comme au casino, c’est toujours le casino qui finit par gagner !
    Quand de grands groupes bénéficiaires, au nom d’un risque à venir, délocalisent et licencient, ils font la preuve éclatante que le système, ou les petits payent pour les gros le risque d’engranger moins de bénéfices, est totalement perverti et se résume à la loi de la jungle ; prétendre vouloir le moraliser est aussi ridicule que de vouloir pousser un tigre au régime végétarien.
    Le système capitaliste finira par s’autodétruire... avec le cortège de catastrophes géopolitiques (guerres en tous genre) que celà va entrainer. Bienvenue dans le 21e siècle...

    • DBL8
      DBL8 répond à mongarsrikou
      Retraité
      • Posté à 13h28 le 28/09/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      « les prolos américains (entre autres) jouent leurs retraite à la roulette »

      Ce ne sont pas eux qui le font, mais les fonds de pensions ! EUX, ont peut-être plus de lucidités mais ne peuvent pas faire autrement.

      Ce qu’il faudrait (du moins ce que je pense) est qu’il ne faudrait pas autoriser à ce qu’un dirigeant ait un salaire plus élevé que 100 fois le minimum que le moins bien payé touche dans la même entreprise, « tout compris ».
      Et ce serait déjà beaucoup ; que font-ils de cette argent ? Ils ne s’achètent pas de maison tous les mois, ni de véhicule ?

      Même si on leurs mets dans le fion au moment de partir, ils n’en profiteront pas.

      • mongarsrikou
        mongarsrikou répond à DBL8
        • Posté à 15h08 le 28/09/2008
        • Internaute 27719

        d’accord DBL8, d’ailleurs j’aurais du préciser ; quand à votre proposition (salaire maxi= salaire mini X 100), en Chine ça va pas les faire rire (en France non plus d’ailleurs !). Quand à quoi faire de ce blé, ne t’inquiète pas pour eux, riche c’est un métier...

         
        • DBL8
          DBL8 répond à mongarsrikou
          Retraité
          • Posté à 19h25 le 28/09/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          J’ajoute, que des entreprises Françaises fonctionnent déjà de cette manière.
          Par ex : chèques déjeuné ou le directeur est payé une certaine fois le salaire mini ; pourquoi eu y arrive et les autres trainent les pieds ? !

          « Riche est un métier » ? Peut-être, mais il ne faut pas que ce soit à notre détriment ! !

        1 autres commentaires
      • Thucydide
        Thucydide répond à DBL8
        Que survive la Démocratie en (...)
        • Posté à 21h03 le 28/09/2008
        • Internaute 6396
          Que survive la Démocratie en (...)

        Vous avez raison sur le repli de l’éventail des salaires, bien qu’à mon sens 100 fois, ça n’est pas déjà beaucoup, c’est énorme ! Trente trois fois (33 parce que j’aime bien Pythagore) serait un maximum plus réaliste.

        Il y a une deuxième mesure qui mettrait un terme à ces odieuses spéculations faites sur l’endettement, ce serait une loi toute simple qui imposerait que la mise à prix d’un bien mis aux enchères sur saisie ne puisse être inférieure à la valeur marchande du bien en question.

        Ainsi la personne saisie pourrait s’acquitter de sa dette et conserver par devers elle la plus-value de la vente.
        Et subitement, l’enthousiasme à mettre en faillite
        un débiteur défaillant serait sans doute sérieusement refroidi.

  • hagalma
    • Posté à 12h13 le 28/09/2008
    • Internaute 8451

    Assez d’accord pour être dubitatif sur la dramatisation par Sarkozy à Toulon. Quels sont les vrais liens de l’Etat avec la finance, rien n’est dit là-dessus. Au fond, ce n’est peut-être pas tant le système économique qui s’effondre - car il parait avoir la vie très dure ; il y a par exemple dans les médias des infos sur telle ou telle société qui fait du beurre avec le malheur- que l’Etat démocratique. Un tel Etat est-il compatible avec le fric mondialisé ? Voilà une question qu’il serait intéressant de creuser. Ce qu’on peut supposer, c’est qu’en cas de crise gravissime des finances, l’Etat et son armée protégerait d’abord...les finances.

    • Thucydide
      Thucydide répond à hagalma
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 21h20 le 28/09/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Exact ; et les lois de La Psychologie des Foules expliquant que la seule chose partagée par tous les membres d’une foule est l’émotion, Sarkozy en bon autocrate manipulateur, met du vibrato dans son discours...
      ... justifiant par avance les mesures encore à prendre, non identifiées mais inévitablement déchirantes.

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 12h22 le 28/09/2008
    • Internaute 18368

    Pourrait-on cesser de parler de « grands patrons » et les définir plus justement comme « patrons de grandes entreprises » ?

    • Thucydide
      Thucydide répond à A déménagé le 13-01-2012
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 21h45 le 28/09/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Avec joie, d’autant que parfois, ils sont bien petits

  • andycap
    andycap
    photographe
    • Posté à 12h24 le 28/09/2008
    • Internaute 35577
      photographe

    Je vois que le Monsieur est très au courant des pratiques en la matière et qu’il connaît sur le bout des doigts les véhicules financiers destinés à rénumérer ces grands administrateurs et directeurs. En gros comme au bon vieux temps en vous lisant, on a l’impression qu’arrive la fin d’année on glisse une enveloppe avec 30mios dedans, on remercie pour les services rendus et le tour est joué. Le problème c’est que c’est pas comme ça se passe vous êtes journaliste et vous devriez le savoir avant d’écrire des conneries, on paye avec des stocks options et bien d’autres produits sophistiqués et dangereux au point que ces Messieurs ont une fâcheuse tendance à mélanger leurs intérêts propres et ceux de l’entreprise et qu’ils ont tendance à prendre des risques inconsidérés sans autre considération que leur profit immédiat, particulièrement les banquiers, mais également de plus en plus les grands patrons et il s’agirait de mettre de l’ordre rapidement dans ce gros merdier avant la catastrophe finale qui prolongera le monde dans la merde et du blabla sans consistance sur ces questions, y en a marre. Il est temps effectivement que des mesures soient prise au niveau mondial et que nos chefs d’état quand ils se réunissent au g8 et ailleurs se penche sérieusement sur la question.
    Il serait bon également que les journalistes chargés d’informer se renseigne un peu mieux et ne parle pas de ce qu’ils ne connaissent pas, juste pour le plaisir de se faire mousser surle net et ailleurs, avec comme seule fond de discours : REGARDEZ COMME JE SUIS BRILLANT ET INTELLIGENT...

    • louis-le-poulpe
      louis-le-poulpe répond à andycap
      (poulpe)
      • Posté à 12h44 le 28/09/2008
      • Internaute 52289
        (poulpe)

      Le jour où le G8 arrangera les choses...
      Surtout avec ce grand visionnaire (le mari de Carla Bruni) qui a tout mis en place pour une « France de propriétaires » ! Avec ce qui se passe aujourd’hui, et depuis plus d’un an dans l’immobilier, les crédits etc, on peut voir qu’il a eu le nez !
      Malgré ce que vous dîtes dans votre dernière phrase, je ne trouve pas votre commentaire très BRILLANT, ni INTELLIGENT ! !

      • kk
        kk répond à louis-le-poulpe
        au vert
        • Posté à 17h30 le 28/09/2008
        • Internaute 13480
          au vert

        Ah non, Le Poulpe, c’est Gabriel !

         
        • louis-le-poulpe
          louis-le-poulpe répond à kk
          (poulpe)
          • Posté à 21h39 le 28/09/2008
          • Internaute 52289
            (poulpe)

          kk, je n’ai pas compris votre insertion. Ou je me suis mal exprimé - et après y avoir réfléchi je n’ai rien vu, ni rien qui rapprochait mon commentaire de celui Gabriel.
          Et - avec les deux votes « top » - je me demande même si ce n’est pas Gabriel qui a un deuxième compte et son seul ami qui ont voté !
          sic

          • kk
            kk répond à louis-le-poulpe
            au vert
            • Posté à 21h55 le 28/09/2008
            • Internaute 13480
              au vert

            bonjour Louis,

            Le Poulpe est un héros de roman créé par JB Pouy et que moult auteurs se sont appropriés.
            « Le Poulpe est un personnage libre, curieux, contemporain, qui aura quarante ans en l’an 2000.C’est quelqu’un qui va fouiller, à son compte, dans les failles et les désordres apparents du quotidien. Quelqu’un qui démarre toujours de ces petits faits divers qui expriment, à tout instant, la maladie de notre monde. Ce n’est ni un vengeur, ni le représentant d’une loi ou d’une morale, c’est un enquêteur un peu plus libertaire que d’habitude, c’est surtout un témoin. »

            Lien(roman)

            Il s’appelle Gabriel Lecouvreur.
            Voilou ; je n’ai pas voté pour moi et ignore qui l’a fait.

            • thierry reboud
              thierry reboud répond à kk
              • Posté à 22h02 le 28/09/2008
              • Internaute 20923

              Moi (mais je le fais à chaque fois que je vous chope !). Et j’avais aussi voté pour Louis-le-P...

            • louis-le-poulpe
              louis-le-poulpe répond à kk
              (poulpe)
              • Posté à 22h55 le 28/09/2008
              • Internaute 52289
                (poulpe)

              D’accord, je n’avais capté, je connais. Je pensais à Gabriel qui pose un message plus bas. J’avais écrit quelques trucs sous ce nom de « louis le poulpe » avant que le Sieur Lecouvreur ne se montre. ça fait un moment maintenant. J’avais même envoyé quelque chose à La Baleine, parce que forcément ça me plaisait ctte histoire de poulpe, ça connectait. Surtout avec JB Pouy.
              Pour les votes c’est « sic », ou sick !
              ps : je viens d’écouter le journal sur France Culture, sur la crise financière. La moitié du journal porte là-dessus. C’est pod-castable.

              • louis-le-poulpe
                louis-le-poulpe répond à louis-le-poulpe
                (poulpe)
                • Posté à 22h57 le 28/09/2008
                • Internaute 52289
                  (poulpe)

                merde, c’est pas Gabriel ! C’est Gaëtan !
                On ne peut pas confondre pourtant.

                • kk
                  kk répond à louis-le-poulpe
                  au vert
                  • Posté à 06h17 le 29/09/2008
                  • Internaute 13480
                    au vert

                  je n’aurais jamais eu l’affront de vous comparer à Gaëtan,c’est sûr, on peut pas confondre.
                  Salut Thierry, du coup, je me relis un nain seul ...

                • andycap
                  andycap répond à louis-le-poulpe
                  photographe
                  • Posté à 09h58 le 29/09/2008
                  • Internaute 35577
                    photographe

                  Et ben comme branlette on fait pas mieux, pour illustrer mon propos au sujet de ceux qui écrivent et qui se regardent écrire. ou qui parlent et qui s’écoutent parler, poulpe ou pas poulpe... Gabriel mais lequel etc..... etc....

                  • kk
                    kk répond à andycap
                    au vert
                    • Posté à 19h00 le 29/09/2008
                    • Internaute 13480
                      au vert

                    Et alors ? Au moins on le fait avec une orthographe assez sure et sans donner de leçons !
                    Devons nous nous prosterner devant votre perfection ?
                    Un peu d’humour ou de convivialité vous dérange à ce point ....

      • andycap
        andycap répond à louis-le-poulpe
        photographe
        • Posté à 09h26 le 29/09/2008
        • Internaute 35577
          photographe

        Je crois jusque que vous n’avez pas pris la mesure exacte de ce qui c’est passé aux Etats-Unis et vous n’êtes pas le seul.... RDV dans quelques mois.

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