Chez Frederic Sawicki

Co-fondateur de la revue Politix et professeur de sciences politiques à la Sorbonne

Défaite de la gauche : le 21 avril 2002 n'était pas un accident

Frédéric Sawicki
Professeur de Science Po à Paris I
Publié le 06/05/2007 à 20h20

La claire défaite de Ségolène Royal était largement prévisible au vu des résultats du premier tour. La joie des socialistes d’être qualifiés a occulté la contre-performance de la gauche. En pourcentage, les candidats de la gauche de gouvernement (feu la gauche plurielle) ont obtenu le 22 avril dernier trois points de moins qu’en 2002 (29,37% contre 32,45%). Au total, gauche et extrême gauche ont perdu sept points par rapport à 2002 (36,1% contre 42,89%) ! Le pire score depuis 1969.

Cette déroute est d’autant plus spectaculaire que nous sortons de cinq années de gouvernement de droite que les électeurs ont sévèrement sanctionné à au moins trois reprises (régionales et européennes de 2004, référendum de 2005) ! Comment l’expliquer ?

Les commentateurs, pris dans le feu de l’actualité, s’attacheront sans doute d’abord aux causes conjoncturelles et en particulier aux faiblesses de la candidate socialiste et à ses relations tumultueuses avec son parti. Le procès en incompétence qui lui a été intenté par l’entourage de Nicolas Sarkozy a été d’autant plus efficace qu’il faisait écho au préjugé ancestral qui fait de la politique une fonction masculine. Mais, par son incapacité à tendre la main à ses adversaires d’hier (Fabius et DSK), par ses revirements programmatiques, par sa posture compassionnelle, par son discours perçu comme trop général (parce que privilégiant les valeurs sur les propositions concrètes), Ségolène Royal a bel et bien contribué à alimenter cette image négative qui a pesé lourd dans le résultat final.

Mais, fondamentalement, la défaite de la gauche s’explique surtout par des tendances de fond : sociétales et politiques. Le virage à droite de la société française est indéniable et touche y compris les groupes sociaux qui ont longtemps constitué le cœur de l’électorat de gauche. L’inclination d’au moins un tiers des classes populaires en faveur de politiques très répressives à l’égard des délinquants et des immigrés est déjà ancienne. Plus récente est la séduction croissante des solutions économiques libérales. Une enquête du Cevipof révèle ainsi qu’en 2006, 61% des ouvriers et 68% des employés sont tout à fait ou plutôt d’accord avec l’idée qu’« il faudrait donner plus de liberté aux entreprises » et que 64% des premiers et 66% des seconds estiment que « les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient ». L’écho favorable qu’a reçu le discours de Nicolas Sarkozy sur la réhabilitation du travail et « la France qui se lève tôt », par opposition à la France « assistée » ou « protégée » (« les fonctionnaires insuffisamment productifs », « les bénéficiaires de régimes spéciaux », etc.), trouve ici ses racines.

Certes, les sondages effectués auprès des électeurs au soir du premier tour et les analyses spatiales du vote ont montré que la gauche recueillait toujours une part non négligeable des voix des ouvriers qualifiés, des employés de bureau, des petits fonctionnaires, mais aussi des populations issues de l’immigration résidant en habitat social. Globalement cependant c’est, selon le CSA, 40% des ouvriers et des employés qui ont voté soit Le Pen, soit Sarkozy, et 15% Bayrou.

Le succès de Nicolas Sarkozy manifeste donc avec éclat l’échec idéologique de la gauche. Celle-ci s’est révélée incapable de convaincre que le chômage ou la délinquance juvénile sont d’abord liés aux mutations socio-économiques (inadaptation de la main-d’œuvre aux nouveaux emplois) et aux insuffisances de notre système d’éducation et de recherche, ou encore aux discriminations dont sont victimes les jeunes issus de l’immigration. Cet étiolement des idées de gauche puise bien sûr sa source dans la déstructuration profonde qu’a connue le monde ouvrier au cours de ces trente dernières années. Le déclin du militantisme syndical et associatif a en quelque sorte laissé place nette à la télévision et à son sensationnalisme.

Les partis politiques n’en ont pas moins une lourde responsabilité. On ne s’apesantira pas ici sur la responsabilité des partis d’extrême gauche et des Verts. Les logiques d’appareil et les conflits sectaires qui les agitent en permanence sont apparus avec suffisamment d’éclat lors de la campagne. À la différence de l’Italie, de l’Espagne ou même de l’Allemagne, la gauche de la gauche semble incapable de s’unir et de contribuer ainsi à la reconquête idéologique des classes populaires.

Par sa position centrale, c’est bien sûr le PS qui porte la plus lourde responsabilité dans la défaite. La plupart de ses élus et de ses dirigeants ont soutenu une candidate qui n’avait jusque-là joué qu’un rôle secondaire dans ses débats internes, sur la seule foi des sondages et en vertu de la croyance que le fait d’être une femme constituerait à soi seul un gage de renouveau. Le cynisme électoral a tout emporté sur son passage : le projet (pourtant longuement élaboré), le premier secrétaire, les éléphants, mais aussi nombre d’anciens militants déboussolés. Le choix d’investir Ségolène Royal est en cohérence avec ce que le PS est devenu au cours de ces vingt dernières années : un parti de notables à sa base et de hauts fonctionnaires à son sommet, sans guère plus de ramifications militantes dans la société et à la ligne floue. Non seulement la vague d’adhésion internet de l’année dernière a été trop tardive pour en changer les structures, mais en favorisant des adhérents sans expérience militante préalable, issus de milieux sociaux plutôt favorisés, elle a annihilé un peu plus ce qu’il restait d’une culture politique privilégiant la réflexion et le projet.

Le PS paie ainsi au prix fort l’absence de remise en cause de ses pratiques, son incapacité à diversifier son recrutement, et à ajuster son discours à ses pratiques. Finalement, tout se passe comme si le 21 avril 2002 n’avait pas eu lieu ! (1) Auteur (avec Rémi Lefebvre) de La Société des socialistes. Le PS aujourd’hui, Éditions du Croquant, 2006.

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  • Anonyme

    C’est la chronique d’une défaite annoncée et elle est juste. Seulement j’aurais aimé que l’auteur pointe particulièrement la responsabilité de Lionel Jospin qui a laissé un parti orphelin après sa défaite électorale. Le refus de se mettre en cause vient en partie de là. Le parti fut repris par un volontaire (M. Hollande) car personne des gros calobres ne voulait faire la démarche de critique et de reconstruction. M. Hollande a géré le parti comme il pouvait et avec les moyens de bord, y compris de projeter sa compagne vers les présidentielles. Je veux ajouter aussi que les socialistes avaient encore une chance dans une alliance avec bayrou avant le premier tour et ils l’ont refusée. Il semble donc que la restructuration et la capacité de voir la défaite en face n’est pas pour demain...
    Sophia au Lien

    • jennyjp83
      • Posté à 06h07 le 07/05/2007
      • Internaute 648

      pas de programme ajouté à une candidate qui ne maitrise en rien les sujets sensibles=un fiasco.
      il faut que le ps tourne définitivement la page ROYAL-HOLLANDE et se remobilise en vue des législatives.
      Il reste maintenant à voir Sarko en action mais il ne faur pas rêver la moitié des propositions démago ne pourra se faire qu’avec le feu vert de l’europe et l’autre moitié sera galère à mettre en oeuvre (régime spéciaux des retraites par exemple).
      Ceux qui croyaient au changement vont en avoir pour leur argent.

    • Anonyme

      Je ne pense pas que le rapprochement Bayrou PS était faisable et souhaitable.
      Bayrou n’avait aucun intérêt à joindre son programme à celui de Royal.
      Le PS ne pouvait en aucun cas récupérer les voix de l’extrème gauche en étant d’entrée trop à droite.
      Le PS n’est plus à gauche c’est certain mais cela c’est depuis l’élection de Miterrand, qui lui a fait le plus grand tort.
      Si l’on doit passer à la social-démocratie il faut vous renseigner sur ce qu’en pense les Suédois par exemple. J’ai vécu dans ce pays, j’y ai encore des contacts et je peux vous dire que ce n’est pas un exemple à suivre.

    • Anonyme

      Pas trop d’accord : Jospin a bien fait de s’effacer. C’est bien comme ça que se passe ailleurs : les battus s’effacent et de nouveaux arrivent (Gore, Kerry aux US, Schroeder, les conservateurs battus par Blair, etc...) Même Blair s’efface alors qu’il n’est pas battu. C’est comme cela que la vie politique se renouvelle. Il n’y a que chez nous que les crabes continuent de s’agiter. D’ailleurs, Ségolène aussi ferait mieux de se retirer dans son Poitou. Si les battus se retiraient, la situation du PS serait meilleure. Chez nous, chaque battu se transforme en un nouveau crocodile dans le marigot. Cela ne peut plus durer.

  • Anonyme

    Pour moi, le vrai problème, c’était ça :

    « son discours perçu comme trop général (parce que privilégiant les valeurs sur les propositions concrètes) »

    Donc, malheureusement, la défaite n’est pas une surprise.

    • Anonyme

      je suis d’accord mais la même chose peut être reprochée à Sarkozy et on ne le lui a jamais reproché. Les propositions CONCRETES n’ont pas vraiment alimenté la campagne

    • Anonyme

      C’est pire encore : valeur contre valeur, ce sont celles de M. Sarkozy qui se sont imposée, car elles flattent l’égoïsme et l’individualisme dans lequel chacun veut se réfugier face aux difficultés de ce monde...

  • brunetol
    • Posté à 21h15 le 06/05/2007
    • Internaute 316

    Le parti socialiste est fracturé en deux. Philippe Val avait pointé il y a longtemps déjà la scission entre « les crétins et les traitres », Michel Rocard avait enfoncé le clou sur les héritiers de Guesde opposés à ceux de Jaurès. On en est là ce soir, sur le plateau de France 2, avec les têtes d’enterrement de Fabius et DSK, dont il est difficile de déterminer si c’est le succès de Sarkozy ou l’incroyable sourire de Ségolène dans la défaite (on peut dire ce qu’on voudra, mais cette femme-là est d’une trempe peu commune) qui les met le plus dans cet état.
    La rénovation du parti, c’est donc bien la clarification, donc une scission entre les tenants d’une gauche « décomplexée » (défendue par Fabius ce soir) et qui est aujourd’hui condamnée à une opposition très minoritaire dans un pays qui s’est déplacé vers la droite d’une manière probablement irréversible à court terme, et une gauche social-démocrate (et verte) qui pourra tenter des alliances avec un centre encore introuvable, mais incarné par François Bayrou. Il me semble que c’est cette stratégie-là qui est la seule susceptible de porter une possibilité d’alternance dans les prochaines années.

  • Anonyme

    Je pense plutôt qu’à force de « réalisme » qui n’est en réalité que de la paresse intellectuelle ou (au choix) de la lacheté politique, bon nombre de nos concitoyens ont intégré pas mal d’idées « de droite » (efficience du privé/inefficacité du public, chômeurs/fonctionnaires = profiteurs, patrons/actionnaires = créateurs d’emplois et de richesse etc.)

    Nous aurons résistés plus que les anglais, les état-uniens ou les néo-zélandais ...

    A lire absolument : Le grand bon en arrière (Serge Halimi) qui explique très bien comment (par quels vecteurs) les idées ultra-libérales se sont imposées au monde.

    De mon côté je vais relir le Père Ubu (A. Jarry) ; -)

  • Anonyme

    Socialiste dans l’âme -je suis enseignante et le monde éducatif est en majorité rose- je me suis éloignée peu à peu et depuis longtemps (le second septennat de Mitterand) du PS et de ses pratiques. J’ai fait un petit tour de trois ans chez les centristes dont je suis revenue guère convaincue non plus pour aujourd’hui en être réduite à voter blanc, ne trouvant aucun candidat dont je me sente proche.
    Le PS a eut le malheur de ne pas se remettre en question, de vivre ces cinq dernières années sans travailler, sans réfléchir sur un projet sérieux. Son résultat au premier tour était donc prévisible. Ségolène a eut la révélation un beau jour et a pondu (sous couvert d’un débat participatif de pacotille dont elle n’a guère tenu comte) un projet flou, irréaliste, avec et sans les éléphants qui déja lui tirent dans les pattes dès le soir des résultats du second tour. Quelle belle leçon d’union. DSK règle déja ses comptes et se voit déja reprendre les rênes et renvoyer Royal à la maison et à son chabichou.
    Mme Royal a beau faire un tabac dans certaines couches sociales ; l’électorat de gauche notamment les fonctionnaires dont je fais partie ne s’est pas retrouvé dans sa candidature. C’est pourquoi nombre de collègues comme moi ont voté Bayrou au premier tour et se sont abstenu au second...Bon nombre de socialistes dans mon secteur ont avalé la couleuvre, votant Ségolène non par choix mais par dépit...Pourtant elle portait un espoir : une femme présidente pour la première fois, c’était beau...Je suis déçue pour les femmes mais oter pour Mme Royal parce que c’est une femme aurait été ridicule. Pourquoi faut-il toujours que les femmes pour réussir en politique se croient toujours obligées d’agir en hommes ? § San,s doute pour se blinder...mais en se blindant elle n’en sont que moins crédibles politiquement...Autoritarisme, combattivité outrancière, fermeté bornée, intolérance, mépris, sectarisme...Tous ces traits n’ont été que trop dévoilés par Mme Royal durant le débat d’entre deux tours. Les électeurs de Bayrou qui comme moi étaient attachés aux valeurs d’apaisement et d’humanisme ont été horrifiés par l’attitude de Mme Royal.

    • Anonyme

      Je suis étonné par le type de réponse que je viens de lire. Je suis moi aussi dans l’enseignement. Pour moi, j’avais le choix entre 2 modèles de socièté :
      - le libéralisme total, le moins d’état, le marché, le pouvoir concentré dans quelques mains politico, médiatico industriel ... à la Forgeard ...
      - le partage, la participation, la démocratie, l’état renforcé dans son rôle régalien, une meillaure prise en compte des personnes en difficultés et des classes moyennes ...
      C’est à eux que je pense ce soir, l’estomac retourné, quand dans des entretiens de recrutement je rencontre des familles qui sans revenus suffisants sont obligés de retourner vivre chez leurs parents compte tenu du prix des loyers actuels, imaginez quelle peut-être leur dignité, pendant que M. Sarkozy se paie des suites à 800euros la nuit pour lui et ses comparses lors d’un voyage électoral en corse ...
      Il n’y a pas plus de compétence à gérer l’économique à droite qu’à gauche, et réciproquement, l’évolution de la dette pendant ces 5 dernières années l’a montré, c’est le volet social qui devrait faire comprendre à tous les salariés du public comme du privé que l’amélioration concrète de leur situation personnelle ne peut passer que par une majorité de gauche en France.
      Patrick M

      • Anonyme

        Enseignante moi-même, je suis totalement d’accord avec cette réponse. Mais je voudrais ajouter ceci : tandis que Nicolas Sarkozy employait un langage populiste et courant, et pour lequel les jeunes ou les moins cultivés n’avaient pas besoin de sauter sur un dictionnaire, Ségolène Royal utilisait un langage soutenu et un vocabulaire élaboré. Lors des recrutements que j’ai faits ces dernières semaines, combien de jeunes m’ont confié qu’ils ne « comprenaient rien » au discours de Ségolène alors qu’ils comprenaient parfaitement Nicolas Sarkosy !
        Ce n’est pas Ségolène qu’il faut jeter. Il faut rectifier sa façon de discourir et de présenter son programme, lequel pour moi était excellent.

         
        • Anonyme

          En fait c’est une question de culture. Pour moi qui suis d’une génération ayant connu la TV en N. & Bl et pas chez tout le monde, le discourt de Sarkozy était aussi très limpide MAIS comme étant parfaitement fallacieu et haineux. Le discourt de Ségolène était franc et tout à fait lisible pour les gens éduqués à réfléchir. Son programme, bien timoré, n’était pas vraiment excellent mais bon, au moins était-il généreux !
          La faute ne vient donc pas de Ségolène mais de nous, parents n’ayant pas pris garde que la TV éduquait les enfants à notre place et aussi aux enseignants (désolé d’être aussi dur !) pour la même raison.

          • Anonyme

            En somme vous avez retiré votre voix à Mme Royal pour la punir d’une faute dont vous vous accusez en tant que parent. Comprenne qui pourra.

            • Anonyme

              Négatif, c’est parce que le discourt de Monsieur Sarkozi est limpide que j’ai voté Royal.
              Et tant pis pour ceux qui ne suivent pas car ce sera ma dernière intervention !

              Croa

          • Anonyme

            Je suis tout a fait d’accord avec les deux commentaires ci-dessus.
            Le probleme est que Sarkozy a tres bien compris le niveau intellectuel du francais « moyen » abbreuve d’emissions idiotes en « prime time ».
            Il faut lui parler un langage simple, donner une solution simple a un probleme « simple », repeter toujours la meme chose, ne donner que des reponses courtes...Cela ne vous rappelle pas un certain president outre-atlantique qui s’adresse a un peuple qui, il est connu, ne peut se concentrer que 15 minutes lors des debats et pas plus de 3 minutes par question-reponse ?
            Par ailleurs, du fait des medias, les gens ne s’interessent plus qu’a la forme et a l’image, plus tellement au fond.
            Pour moi, le discours de Segolene etait plus profond et interessant. Mais elle n’a pas su assez comprendre la mentalite du peuple francais d’aujourd’hui. Je pense qu’elle a ete pas assez bien conseillee pour cela.

        • Anonyme

          très étonné par l’illusion. Le language de Sarkosy est peut-être populiste : emploie des mots style « scandales de la situation des pensions ..de la situation des handicapés ...etc....’ mais Ségolène traduisait les faits divers en mesures gouvernementales ex : les faits divers dramatique qui ont marqué la veille ....en “racompagnement des fonctionnaires au domicile”.....
          les leitmotiv enervant n’ont pas manqué : gagnant-gagnant, donnant-donnant, ordre-juste ( même si ce dernier attractif au premier abord...devient vite pompeux à la répétition
          La démocratie participative...faisant croire qu’on pouvait tous être des specialistes ....le vide vehiculée dans son language n’était que patent.....a finir par énerver plus d’un dont moi........

          Populiste je pense tous les deux le sont, si populiste consiste a s’adresser au peuple en faisant fi des instutions (définition de Umberto eco )...... s’adresser aux peuble...refuser les débats ou accepter pour juste remettre en cause le bilan de l’ancien gouvermnement (dans le cas de Ségoà etne pas aller au fond des choses..ou remettre en cause les tribunaux ( tribunal de Bobiny pour sarkosy)

          Etant de gauche, je ne peux tolérer un type de discours populiste. Donc j’ai préferé m’abstenir.
          Le changement de la facon de discourir ne changera rien quand c’est la cupidité qui en est le moteur. Il manque hélas une dimension qui faisait que la gauche etait la gauche....Visionnaire de grande mutation a venir contre le conservatisme de la droite a défendre et normaliser la situation.

        • Anonyme

          je suis entiérement d’accord
          depuis le début de la campagne présidentielle j’ai également ce sentiment et je pense qu’il faut au PS un bon retour d’expérience lors d’une remise à plat.

        6 autres commentaires
      • Anonyme

        Merci ! Ca va mieux en le disant ! Déçue, désolée, envie d’agir, mais comment ? Je ne suis pas pressée de voir Sarko appliquer son ’programme’. Aucune créativité, favoriser une fois de plus ceux qui ont déjà le pouvoir et l’argent. Son bilan était déjà catastrophique, pourquoi lui avoir donné encore plus de pouvoir ? Et que va-t-il advenir des jeunes qui grandissent dans un monde où seul l’argent domine ? Quelles valeurs, quels espoirs pouvons-nous leur transmettre ? Le tout-économie ? L’humanisme a encore fait un pas en arrière. Et ce n’est pas fini ! Il y a 12 ans, à propos de l’élection de Chirac, le Matin de Paris titrait ’Putain ! 7 ans ! ’... Notre pays, notre Europe, et notre monde ont besoin de toutes nos forces et nos convictions pour que l’Homme existe ! !
        Françoise C.

    • Anonyme

      socialiste dans l’âme ? Tâchez déjà de l’être dans l’urne, cela suffira.

      humanisme, ben voyons. En préférant voir Sarkozy s’installer plutôt que de voter Royal ?

    • Anonyme

      d’accord et pas pas d’accord :
      d’accord pour le désenchantement progressif par rapport à la gauche ;
      d’accord pour trouver Bayrou intéressant
      pas d’accord pour trouver ségolène royale agressive : vous vivez dans un monde professionnel hyper-féminisé et ségolène royale vit dans un monde où on progresse par cooptation dans un monde hyper-masculin. je ne crois pas qu’être véhémente c’est être agressive. Pour tout dire je trouve que ce sont des propos mysogynes. Je ne vois pas pourquoi une femme devrait toujours être lisse : sarko a été très agressif et personne ne l’a remis en question pour ça.

      • Anonyme

        D’accord avec votre commentaire sur S.R., sauf pour la dernière phrase : je crois que l’agressivité de N.S. a été assez largement dénoncée. Le malheur est qu’un tel comportement ait pu séduire autant d’électeurs !

  • Anonyme

    Segolene est la seule a pouvoir tirée le PS pour la legislative, si tous luttent avec et derriere elle.
    ceux qui n’ont pas compris cela et qui a peine les urnes fumantes invoquent déjà une redistribution des pouvoirs style DSK, vont en etre pour leur frais.

    La gauche a perdu la presidentielle, le PS va t il perdre les législatives ?

    En tout cas le « peuple de gauche », pourra aussi bien voter bayrou ou voynet que besancenot si le PS ne sait pas faire taire ses divisions.

    L’esprit de la campagne l’a bien montré, on attend plus qu’un programme socialiste fait par l’appareil, (projet pourtant longuement elaboré ? ?), on attend une politique autrement, plus de débats participatifs, et tant pis si cela ne plait pas a Mr Sawicki !
    >le PS qui porte la plus lourde responsabilité dans la défaite.
    et ce n’est pas d’avoir choisi SR qui incarnait un renouveau c’est justement de ne l’avoir soutenu que du bout des levres.

    Merci à SR pour sa camapgne, merci à Lang,
    et aux autres merci pour vos idées mais sur le plan politique, peux mieux faire !

  • aiko
    • Posté à 22h13 le 06/05/2007
    • Internaute 309

    Je ne crois pas que Ségolène Royal n’a pas été à la hauteur... Il faut comme même avouerque tout le monde lui a tiré dessus : « bécassine », « vous avez compris au discours de ségolène royal, vous ? moi non » (certains journalistes de France Culture), « oratrice nulle », « floue »... Or, me semble-t-il, Ségolène Royal a été sommée de respecter le programme du PS et certaines idées de Fabius et de DSK étaient même mises en avant... alors, de dire qu’elle a échoué, non... le PS oui... et au-delà, du deuxième tour, c’est la gauche qui est défaite... le PCF est mort (quoi qu’on dise), le LCR n’est pas un parti qu’il faut prendre au sérieux, LO n’en parlons pas... alors comment constituer une gauche forte avec des partis véhiculant des idées vieilles de 60 ans... reste pour le PS de se retrouver et de former un parti plus moderne...
    maintenant, à droite... ne croyez pas que l’UMP s’est modernisé comme on l’écrit ça et là... que nenni... si l’on regarde bien (je suis très critique avec les deux partis, même si j’ai choisi un(e) candidat(e)), quel est le programme de N. Sarkozy : la sécurité, l’autorité, l’identité nationale... bon, avec ça nous irons loin ! ! ... Il veut mettre la France au travail... Mais comment ? En mettant l’accent sur les emplois de proximité ? je doute que les diplômés acceptent de brader leurs diplômes pour s’occuper de nos anciens... heures supplémentaires payées. Mais si les entreprises le veulent bien... ça ne se passe pas comme ça... Si l’UMP échoue, il va faire fasse à une crise majeure avec règlements de compte à la clé... et sera obligé d’emboîter le pas de la modernisation du parti... en gros, la politique française qui mérite une modernisation... c’est sans doute ce que les Français ont voulu dire en votant « massivement » pour Sarkozy...

  • Anonyme

    et si on transformait cet échec et cette douloureuse déception en une reconstruction d’une gauche forte, pragmatique loin des querelles des égos et des souhaits de réussite personnelle de certains de ses dirigeants et « éléphants » ? une vraie gauche sociale et socialiste au sens large du terme.

    • jpgpelu
      • Posté à 09h38 le 07/05/2007
      • Internaute 690

      j’aime cette idée qui au-delà de la déception essaye de trouver une issue (mais ce ne sera pas facile !).
      Pour reconstruire une gauche forte n’oublions pas les syndicats dont l’étiolement et le positionnement parfois ambigü jouent un rôle très important dans le glissement à droite de notre société :
      - quelle cohérence dans la stratégie ( ?) de M CHEREQUE pour la CFDT ?
      - quels signes forts chez M THIBAULT pour convaincre ses adhérents qui ont choisi BAYROU ou LE PEN ?
      - quelle meilleur gage de sérenité pour SARKOZY que ce 1er mai d’entre deux tours sans âme ?
      Pour tenter de renverser la tendance, le syndicat doit retrouver une place noble dans l’entreprise et être au quotidien celui qui lutte, alerte, dénonce l’insupportable, l’inacceptable.
      Selon moi, c’est par cet affichage permanent de l’opposition du monde qui travaille que la confiance pourra revenir chez l’électorat de gauche, et non pas par la récupération médiatique tous les 5 ans d’un mouvement type CPE, leurre visant à cultiver l’espoir que pour les moins favorisés aussi tout est possible .....

  • Philolo93
    • Posté à 22h32 le 06/05/2007
    • Internaute 435

    Il me semblait que Ségolène Royal avait été désignée par le vote des militants. L’article de Frédéric Sawicki semble dire que certains au PS ont crû bon de la sortir du chapeau ... Elle n’était peut-être pas le candidat naturel du PS : Manque de netteté dans la ligne politique, manque de pugnacité aussi dans le débat. A moins que le PS en soit bien là aujourd’hui !

    Deux regrets pour moi : Que la gauche française n’ait pas tenté l’expérience d’une primaire à gauche avant les présidentielles (sur le modèle italien). Que l’élection présidentielle précède les législatives ; dans le cas contraire on serait peut-être sorti de l’étau contraignant du « vote utile » au premier tour de la présidentielle.

  • Anonyme

    Personnellement je pense que le 21 avril 2002 non seulement n’est pas un accident, mais qu’il n’est que l’acte I. Le 6 mai 2007 est l’acte II. La première fois Le Pen a passé le premier tour. A la deuxième tentative, il passe aussi le deuxième tour.
    Il y a certainement de multiples raisons a cette victoire de la droite reac et raciste.
    La mollesse ou l’incompétence de la gauche peut-être...
    Mais aussi le vieillissement de la population...
    La propagande de masse, le matraquage quotidien à la télévision et depuis des années...
    La fin d’un monde, qui a peur et qui ne veut rien lacher...
    Perso je ne peux pas m’empêcher de penser à tous ces hasbeen que je croyais morts et qui sont allés soutenir Sarko à Bercy : Sevran, Rika Zarai, Montagné, Glucksmann etc...
    Comme si le vote pro-Sarko, ultra-conservateur et ringard (l’adhésion au bateau liberalisme qui montre qu’il prend l’eau de partout) cristalisait toutes les peurs (peur des pauvres, peur de la catastrophe ecologique vers laquelle on va...)
    Mon seul espoir c’est les jeunes et les pauvres. Je compte sur eux pour ne pas se laisser museler et pour tout casser

    • Anonyme

      mo
      Le vote Sarkozy est pour dix pour cent ou plus le vote de la peur de l’autre, de l’étranger et des pauvres aussi Les classes moyennes même font un choix liberticide pour elles - pour élire celui qui sera le mieux bouter les étrangers hors de France A ceux je crains qu’un candidat de gauche ne puisse rien proposer
      Il faut espèrer en la jeunesse - et être sur le terrain - pour expliquer que l’autre n’est pas la cause de tous les maux Y a du boulot

  • Anonyme

    je suis scandalisée par le portrait de Ségolène Royal de la part de quelqu’un qui se réclame de la gauche.
    C’est avec des propos pareils que la candidate a été continuellement obligée de lutter à la fois contre ses ennemis de l’intérieur qui n’ont pas admis sa légitimité et la droite qui a utilisé cette absence de soutien venu du PS.

    • GUI_25
      • Posté à 11h21 le 07/05/2007
      • Internaute 807

      Si Madame Royal a réalisé une score aussi pitoyable, elle ne peut s’en prendre qu’à sa façon de faire.
      Aucun argument concret n’a été réellement avancée, elle ne fait appel qu’à une idéologie teinté d’utopisme sous un cadre d’autoritariscme exacerbé. Mme Royal n’a rien à envié à son adversaire et je persiste à penser que les 2 « qualifiés pour le 2ème tour » sont chacun dans leur style un danger.
      Ainsi, penser que Mme Royal tient sa défaite dans un soutien faible des « éléphants » est illégitime.
      DSK ne sait jamais caché des différents sur le fond, ou plutôt l’absence de fond de cette candidate. Dès lors, avec cette déroute, il est évident que DSK n’allait pas encourager le PS a continuer dans cete voie forcément source de déconvenue.
      Je pense que les médias devrait s’interroger sur les vrais raisons de la défaite de la gauche. En effet, la France n’est pas plus à droite qu’hier mais le représentant de cette droite est apparut comme plus unitaire grâce à un programme approuvé par ses pairs.
      Concernant la déroute du 6 mai (moins de 47 %) soit moins que Jospin en 1995 alors que la gauche était moribonde tient plus a un désavoeu de Mme Royal, nombre de socialisate convaincu comme moi, proche du Miterrandisme ne peuvent cautionné son pseudo programme et ses prises de position.
      Bien sûr, je n’ai pu voter NS et j’ai dû me réfugié dans un vote blanc. 3,5 % des votants ont fait le même choix et pour la majeure partie d’entres eux je pense que c’est des gens de gauche.
      Ainsi, la déroute du 7 mai n’est pas forcément celle de la gauche mais plutôt celle de Mme Royal, candidate très décevante.

      • EVE
        EVE répond à GUI_25
        • Posté à 20h39 le 07/05/2007
        • Internaute 146

        Tout d’abord Ségolène Royale n’a pas fait un score pitoyable , ensuite je comprends mieux à lire certaines réactions pourquoi elle n’a pas gagné ; comment oser se dire de gauche et voter blanc en favorisant ainsi l’élection du candidat de la France des propriétaires, du libéralisme, de la fermeture ? , COMMENT encore oser se dire de gauche quand par refus de voir une femme au pouvoir (car la teneur injuste et partiale des propos tenus à son encontre laisse trop bien transpirer le parti pris )on lui nie sa compétence, son intelligence, sa générosité, sa pugnacité, son courage ; On voulait du changement , c’était le moment où jamais : une femme de valeur et de gauche pouvait conduire la France cinquante ans à peine après que ses soeurs aient obtenu le droit de vote !
        Mais s’était sans doute trop tôt pour certains et ils ont préféré laisser passer Nicolas Sarkozy plutôt que de permettre cela . J’ai honte pour eux et leur dénie une appartenance à gauche . Sarkoland pour 5 ans vous a semblé préférable , ça me fait mal et tiens ce matin il fait gris je préfère rester au lit , n’en déplaise aux lève tôt

  • Babe
    • Posté à 23h25 le 06/05/2007
    • Internaute 376

    Que dire de plus, sinon que la propagande a été rondement menée. Je suis scandalisée de voir comment TF1 a réussi, lors d’une de ces émissons chocs (la France qui fraude) à enfoncer un peu plus le clou, avec un schéma très réducteur de la France qui souffre. Il semblerait que ce soient les mêmes intervenants que lors d’une précédente émission diffusée sur FR2.(mêmes contrôleurs : Sécu, Inspection du travail etc ) ? ? ?
    La France d’en bas ne se pose pas de questions métaphysiques sur les programmes,ni sur le fond ou la forme des discours de nos politiques. Elle regarde Tf1 et ses programmes de propagande, et, évidemment, ne lit, ni Marianne, ni Libé. ni aucune presse indépendante d’ailleurs.

    Entre la France qui a peur (les + de 70 ans ont voté majoritairement NS) et celle qui pense que les « laissés pour compte » sont des fraudeurs,je ne suis pas surprise d’un tel score.

    J’ai voté SR, pour voter contre NS : quel dommage de ne pas avoir voté « pour » un candidat.

    Voilà pour une brève analyse personnelle, vue par une modeste personne, qui attend au bord de la route .... et qui s’accroche pour ne pas tomber dans le précipice.

  • power flowers
    • Posté à 23h31 le 06/05/2007
    • Internaute 506

    l’offre politique a du mal à se diversifié : l’extreme gauche n’est pas tres credible a mon sens et l’alternative verte et Bové a des difficultés a exister sans se bouffer le nez. je pense que l’ecologie est le defi majeur des prochaines années mais il est plus simple de taper sur les etrangers et les « fainéants » que de s’interroger sur une autre politique. j’ai du mal a comprendre que l’on accorde autant d’importance a un systeme politique aussi dépassé. les soi-disant nouveaux ne sont que des anciens repeint et je suis abasourdi par la passivité des journalistes. a quoi servent ils ? ou sont les critiques, les obversations ? pour un monde diplomatique, combien de nouvel obs et de figaro ?

  • Anonyme

    Les français vont sortir du XXieme siècle quand ?
    Le clivage droite/gauche est mort, il ne veut absolument plus rien dire depuis la chute du mur.
    Ouvrons les yeux. La chine fait du business, l’URSS n’est plus.

    Bien évidemment il existe toujours des reperes de valeurs differents, des idées differentes, des styles et des politiques differentes mais à conditions d’être en phase avec l’époque, ses réalités et ses dangers.

    L’avenir politique du pays passe incontestablement
    par un grand parti social démocrate réaliste et mature sur le plan économique(la dette, l’aide aux petites entreprises), politique (aide à l’innovation, l’éducation et la recherche...) et soucieux de la protection sociale et d’une juste redistribution des richesses.

    Ce parti ne peut provenir que de l’impulsion de F Bayrou qui le premier a tirer la sonnette d’alarme d’un paysage politique qui glissait trop a droite. Son initiative courageuse, argumentée et sincere, sa campagne digne et raisonnée lui donne la primeur en la matiere. Le PS est discrédité sous sa forme actuelle, ni social démocrate, ni à la gauche de la gauche. Il va s’agir de rassembler les français de Borloo, a Bayrou et DSK pour forger les valeurs de ce nouveau parti qui saura passer des accords avec la gauche de la gauche lors de questions cruciales et d’échéances éléctorales...ce parti represente la majorité des français. le pays l’attend.

    L’avenir est au Mouvement démocrate assurément, sinon...quoi d’autre ?

    • Anonyme

      A vous lire la France devrait devenir un pays qui fait du business en étant dirigée par un parti unique. La Chine, quoi !

  • Anonyme

    C’était écrit...

    Non, le 21 avril ce n’est pas la défaite de la gauche...
    Ce n’est pas non plus la victoire de la droite.
    C’est la victoire de Sarkozy...

    Les socialistes et l’ump cela fait bien longtemps que les électeurs s’en sont lassés. Pour preuve le 1er tour 2002 et les faibles résultats (à des degrés différents) des deux partis. Le 2eme tour n’étant que mascarade (même les communistes ont votés Chirac...).
    La France commence à avoir faim. Le contraste est édifiant entre beaucoup de nos retraités (des classes moyennes) insouciants et les préoccupations très terre à terre des actifs d’aujourd’hui.
    Deux salaires d’ouvrier(e) ou employé(e) ne suffisent plus à construire et espère un avenir meilleur.
    La France à faim et c’est quand on à faim que l’on commence à regarder ce que mange le voisin.
    Tant que tout le monde était repu, le système français de solidarité (une vraie avancée humaniste et philosophique) était accepté et encouragé (une fierté), et les régimes spéciaux admis.
    Mais « la France qui se lève tôt » commence sérieusement à avoir les mêmes problèmes que les bénéficiaires de ces régimes de solidarité...et leur train de vie s’éloigne plus en plus de celui des bénéficiaires des régimes spéciaux.

    La gauche n’a pas répondu aux attentes de son électorat : tirer profit du capitalisme pour libérer le pouvoir d’achat des classes populaire d’une part, et les soulager du système de solidarité d’autre part.

    Et Sarko est arrivé...phrases chocs, discours pragmatique :
    « pas normal que les banlieusards parisiens ne puissent aller gagner leur croûte en train, bloqué par des salariés qui gagnent plus qu’eux, travail moins et partent à la retraite plus tôt » (un exemple parmi d’autre),
    « j’en ai marre de me faire voler ma voiture par un gamin de 17 ans qui en est à sa 8eme arrestations sans suite »,
    pour finir sur « les patrons voyous »...

    Le discours de sarko c’est celui des comptoirs de bistro et des machines à café.

    En face c’est qui déjà ? Fabius, Lang et Buffet ?
    Il faudra combien d’élections aux adhérents...
    J’espère, mais j’ai peur...

  • elbobo
    • Posté à 03h10 le 07/05/2007
    • Internaute 308

    Je trouve très sévère la description de la posture de Ségolène (incompétence, incapacité à tendre la main à DSK et Fabius, discours trop général, image négative...).

    Face à Sarko qui gère avec un professionnalisme froid sa communication, toutes les imperfections de la démarche de Sego lui donnaient justement ce petit coté humain qui fait son charme, et surtout sa crédibilité dans sa proposition sociale : elle est proche des gens.

    Elle ne sait pas tout, elle n’est pas omnisciente, c’est vrai. Sarko, qui est aussi performant dans tous les domaines qu’un authentique animateur de jeu télévisé ne m’apparait pas plus crédible qu’elle.

    Perso, je ne dirais pas comme l’auteur de l’article que « cette image négative a pesé lourd dans le résultat final ». Ce serait même plutôt l’inverse.

  • taino
    • Posté à 04h11 le 07/05/2007
    • Internaute 628

    DEPRIME D’APRES RESULTAT
    plus de droite plus de gauche, seulement le desir de survivre sans se soucier qui l’on doit pietiner pour y arriver.
    l’on ne se voit plus ,l’on ne se parle plus,on a peur du present de l’avenir, on regrette le passe donc pour se sauver votons pour l’homme providentiel, respectable (par rapport a Le Pen)qui va regler tout nos problemes.

    J’ai toujours eu peur des hommes providentiels qui utilisent les craintes ancestrales pour controler le pouvoir.

    mais il est la et j’aimerai que TOUT les partis politiques se posent la question « pourquoi est il la ? ? , serait ce un peu de notre faute ? se pourrait il que nous ayons contribue a son avenement ?
    sincerement j’en doute, ils continueront a lutter pour leur pouvoir et nous nous continuerons a supporter l’arrogance de la force publique et des soit disants nantis.

  • Anonyme

    Mauvais choix sur la forme (voilà où se sera niché le désastre des sondeurs en 2007 : être écoutés par les militants du PS !) ; échec de la stratégie (l’élection se joue sur les classes populaires, et elles sont passées de Le Pen à Sarko sans jamais s’arrêter chez Royal !) ; et discours philosophiquement catastrophique. « L’orde juste » : n’importe quoi ! Se battre sur le terrain de 2002 (l’insécurité) alors que le public attendait une vision de ce que la France peut apporter de nouveau dans le débat économique mondial...Rien face à cette formidable idée de « travailler plus pour gagner plus », qui revient quand même à dire : « ce sera toujours plus dur de gagner la même chose » ! A l’heure où l’ultra-libéralisme commence à s’essouffler, où l’on sent poindre que la clé de la compétitivité proviendra de nouvelles idées, de nouvelles solidarités, et surtout de grands projets (TGV, fer-routage,économies d’énergies...) comment a-t-on pu passer à côté de ce thème, si bien développé par l’économiste Bernard Marris : la relance économique par la priorité donnée à la collaboration sur la compétition... ? Le « travailler mieux pour gagner tous »...Et vice versa. C’est sur ces idées neuves qu’on attendait la gauche, elle nous a servi de l’ordre...Sur un tel programme, valait mieux choisir le magasin d’en face !

  • Anonyme

    Royal n’a pas réussi à féderer plus de 50% des français, mais avant de lui faire un procès aussi injuste,demandons-nous combien en auraient fédérés des Fabius et des Strauss-Kahn (ou des Jospin ?). On aurait sans doute eu un deuxième tour Sarkosi-Bayrou. On a au moins pu voter à gauche. Ce n’est peut-être pas si mal.

  • Anonyme

    contre un strauss-kahn Sarko aurait eu du soucis à ce faire.

    Je ne me reconnais plus du tout dans cette gauche révolutionnaire ennemie du capitalisme et héritière des vieille pensées du 19eme siècle.

    J’ai voté à droite car le discours de nicolas est clair,répond à des préoccupations concrête et y apporte des réponses qui semblent pleine de bon sens. De l’autre coté de grand discours généraliste et des voeux pieu avec lesquel on ne peu qu’être d’accord, « plus de bonheur, plus de justice, plus pour les pauvres etc etc » très bien, mais concrètement on fait comment ? aucune réponse.
    Pour donner au pauvres il faudrais d’abord gagner de l’argent, du fric, du pognon. Mot grossier dans la bouche d’un socialiste.

    La seul solution dans la jungle c’est de jouer avec ces lois et d’être le meilleurs, celui qui les refuse ce fait bouffer tout simplement. Cette gauche qui s’affaise de plus en plus ce trompe d’ennemi en fustigeant le capitalisme.

    Quand la gauche sera devenue sociale démocrate je re voterais pour elle.

    • MarcDS
      • Posté à 11h41 le 07/05/2007
      • Internaute 815

      Il semble clair selon vous que la France est un pays dramatiquement pauvre, qui manque cruellement de moyens.
      Pourtant le fric, le pognon, l’argent circule comme jamais auparavant. Simplement, il reste dans les poches de ceux qui ne savent plus qu’en faire, si ce n’est à spéculer en bourse.
      Alors gagnons-en encore plus (passons sur le détail de savoir qui est ce « on »). Jusqu’où mettez-vous la barre ? Jusqu’au point où les maîtres du monde organiseront une redistribution spontanée, poussés par un remords de conscience ?
      Poussons donc la marchandisation du monde jusqu’au bout, puisqu’il faut gagner encore plus de flouze, de tunes, de pèze.
      Pendant ce temps-là, l’humain se dessèche. Comme la planète. Et retourne à la loi de la jungle que vous acceptez comme inéluctable.

  • Anonyme

    Le président l’a dit clairement dans son discours, il saura se montrer magnanime pour tout chômeur qui viendra se dénoncer sans délai à l’administration.
    Le 1000e dénoncé gagne un freesbee à l’effigie du parti.

    Lien

    Quinquennalement vôtre

    b

  • Anonyme

    de la part de Ruel (37)

    Je voudrais prendre part au débat entr les deux enseignants et leur poser la question suivante :
    lorsque cela ne passe pas ne pensez vous pas que cel peut tenir à deux choses :
    1 le contenu n’est pas accessible et donc soit même on ne l’a pas suffisamment digéré ?
    2 c’est la façon de la faire passer qui n’y est pas ?
    S Royal est trop longue dans ses interventions et si Sarkozy lui a laissé du temps à la fin de leur débat c’est qu’il s’était rendu compte qu’en discourant trop longtemps on est improductif.

  • Stanislas Noyer
    Stanislas Noyer
    Journaliste
    • Posté à 12h43 le 07/05/2007
    • Journaliste 881
      Journaliste

    Excellente analyse, à la fois sobre et réfléchie. Continuez, Frédéric ! Si Rue 89 est dans cette veine, ça devrait le faire !

    • Anonyme répond à Stanislas Noyer

      yes ossi pas mieux dans le commentaire

      kan ta la longévité des transfuges de libé avec sarko allez savoir :)

      toktomi

  • Anonyme

    je n’en sais rien

  • Anonyme

    Pour bien comprendre à quel point les médias (notamment télé) appartenant au grand patronat ; il fut méditer ce chiffre : plus de 60% des ouvriers et des employés pensent que « les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient ». Parce que n’importe quelle personne ayant affaire au monde du chômage sait que ce genre de chômeur est une écrasante minorité, que le reste est écrasé.

    PMB

  • Fresval
    • Posté à 17h51 le 07/05/2007
    • Internaute 937

    La gauche s’est trompée en n’étant pas elle-même. Pourquoi avoir gardé les responsables pas coupables ?
    Il ne suffit pas d’affirmer, mais de montrer que l’on est en fonction ce que l’on dit. Elle n’est pas restée dans le débat d’idées et a ronronné autour de sa propre satisfaction, en disant « regardez mon beau plumage ». Elle s’est contentée de diaboliser l’autre candidat en imaginant même pas que l’on pouvait se souvenir de ses nombreux manques, comme l’affaire du sang contaminé. Dans l’affaire du karcher, elle a oublié qu’il y avait eu un mort. On lance un polémique, et on oublie l’essentiel.

    Fresval

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