On va pas en faire un sondage

Crise financière : un sondage qui réunit carpes et lapins

Docteur Panel
Sondologue
Publié le 01/10/2008 à 14h21

C’est un petit sondage de l’opinion des Français sur la crise financière tout simple, avec juste trois questions. La première dit (à peu près) : la crise, c’est inquiétant ? Ouiiii ! répondent en chœur les Français (81%). La deuxième : Z’avez peur pour votre propre peau ? Ouiiii, se plaignent-ils encore (73%).

Et voilà, là s’arrête l’essentiel des commentaires des journaux qui ont repris l’info (le chapô du JDD.fr, la brève du Nouvelobs.com), comme de l’Ifop qui a effectué le sondage.

Et la troisième question alors ? Aha. Tout un poème, la troisième. C’est là où le stéthoscope du Dr Panel commence à frétiller. Ça lui arrive souvent devant les questions longues, pleines de justifications déjà toutes prémâchées pour les répondants.

La voici :

« Vous savez que le gouvernement américain est intervenu dans la crise financière aux Etats-Unis en nationalisant une banque d’investissement et une compagnie d’assurance. Vous, personnellement, pensez vous que l’intervention des Etats dans la sphère financière est une bonne chose ou une mauvaise chose ? »

Réponses suggérées :

  • Une bonne chose, parce que les Etats doivent reprendre la main sur un système que plus personne ne maîtrise. 66%
  • Une mauvaise chose, parce qu’il faut laisser le marché et les acteurs privés s’autoréguler sans intervention publique. 31%
  • (Ne se prononcent pas). 3%

Voilà pourtant une claire majorité, pourquoi les journaux ne titrent-ils pas : « Deux Français sur trois en appellent à l’intervention de l’Etat ! » ?

« Ahah ! on fait moins le malin ! »

Décortiquons un peu le vocabulaire de cette question. Comme d’habitude, on a d’abord le « Vous savez que… » par lequel l’institut et son client imposent à l’interviewé leur propre lecture du contexte de l’actualité. Si l’interviewé n’était pas au courant, on biaise. S’il savait, mais appréhendait les choses différemment, on biaise aussi.

Ça fait déjà beaucoup de biais. Et ça fait trois fois que nous le signalons dans ces colonnes, l’Ifop et le JDD ne suivent visiblement pas le parcours de soins du Docteur Panel.

Ensuite, le gouvernement intervient « en nationalisant », précise l’institut. Le mot « nationaliser », dans une logique pérenne, évoque une option politique marquée du sceau de la gauche antilibérale. Or en l’espèce, il s’agit du sauvetage conjoncturel d’entreprises au bord de la faillite, par le gouvernement libéral d’un pays libéral.

L’emploi de ce mot est ici techniquement juste, mais politiquement un peu trompeur. Il permet à la gauche étatiste de se gargariser d’avoir gagné des points (« aha ! on fait moins le malin, hein ! » jubile-t-elle) sur la droite libérale, qui, tendant la sébille d’une main humble pour sauver ses stock-options, fait mine de faire amende honorable.

Enfin, les Etats doivent, propose l’institut, « reprendre la main sur un système que plus personne ne maîtrise ». Ce « re- » et cette référence à la perte de maîtrise justifient une intervention purement conjoncturelle, qui ne remet pas en cause pour autant le dogme libéral.

Les commerçants, bras-dessus bras-dessous avec les gauchistes

C’est ainsi qu’une question formulée comme au café du Commerce, crée dans un sondage un consensus artificiel qui met dans un même sac les tenants d’une régulation de l’Etat à titre permanent, et ceux qui aimeraient que les contribuables se cotisent juste quand ça se gâte.

Le plus drôle, c’est que ce malentendu se reflète dans le tri des réponses des différentes populations : en caricaturant un peu (c’est à dire en analysant l’écart par rapport à la moyenne de 66% plutôt que le pourcentage en soi), les artisans et commerçants -souvent d’authentiques libéraux anti-impôts- vont bras-dessus bras-dessous avec pas mal de « gauchistes » et quelques ouvriers, enjoindre aux banquiers de se dépatouiller tous seuls …




Sondés favorables à l’intervention des Etats dans la crise financière
Se sentant proches...
De l’extrême gauche ou du PC 57%
Du PS 67%
Des Verts 65%
Du Modem 75%
De l’UMP 66%
Catégorie socioprofessionnelle
Artisan ou commerçant 47%
Ouvrier 61%
Profession libérale ou cadre supérieur 72%
Profession intermédiaire 73%

... tandis que les gens qui ne sont pas si mécontents du système tel qu’il est (les cadres sup, les modérés de tout poil, jusqu’à l’UMP et le PS qui se rejoignent dans une émouvante unité) sont plus prêts à mettre la main à la poche, accompagnant leur indulgence d’un froncement de sourcil : « Bon, pour cette fois je paie, mais la prochaine fois demande à papa avant d’investir n’importe où. »

Voilà donc une question mal posée, sur un sujet pourtant bien intéressant, qui se retrouve glissée sous le tapis parce qu’elle met les commentateurs un peu mal à l’aise.

L’actualité traitée vite fait - mal fait par une ou deux questions très réductrices

Pour être sûr de retrouver notre bon vieux clivage gauche-droite, le Docteur Panel propose la formulation suivante : « Dans une crise comme celle-ci, l’Etat ferait-il mieux de :

  • Laisser crever les banques qui sombrent, et nationaliser celles qui font encore des bénéfices pour aller les distribuer (sous forme de tentes Quechua) sur le canal Saint-Martin aux gens qui auront perdu leurs sous dans les premières
  • Réquisitionner les subventions de l’assistanat social et de ces feignants de la culture pour sauver les z’entreprises-qui-créent-des-richesses-qui-au-final-profitent-à-tous
  • Gesticuler et parler très fort sans trop décider quoi que ce soit, en attendant de sentir où tourne le vent ? »

Plus sérieusement, ce sondage pose, outre le problème de la rigueur de la formulation des questions, celui du manichéisme des sujets d’actualité traités vite fait-mal fait par une ou deux questions très réductrices, alors que l’intervention ou non de l’Etat, en temps stable ou en temps de crise, et ses nombreuses modalités envisageables, relèvent d’un débat compliqué, qui mérite d’étudier l’opinion dans toute sa nuance.

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  • el Chiquito
    el Chiquito
    en promenade
    • Posté à 14h28 le 01/10/2008
    • Internaute 45214
      en promenade

    Bravo Dr Panel, vous commencez a me reconcilier avec les sondages.

    • zoblugubre
      zoblugubre répond à el Chiquito
      • Posté à 14h51 le 01/10/2008
      • Internaute 4511

      L’expression « privatisation des fonds publics » est en fait plus adéquate que celle de « nationalisation ».
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    • NicolasTesla
      • Posté à 00h31 le 02/10/2008
      • Internaute 54708

      « Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal »

      Voilà ce qu’écrivait Denis Robert dans « une affaire personnelle » sorti en avril dernier...

      Parmi les sociétés qui ont réalisé le plus de bénéfices en une trentaine d’années, on trouve d’abord des banques. La magazine Forbes a établi en 2007 le Hit Parade des sociétés mondiales cotées en Bourse. Les critères du palmarès étaient les bénéfices. On mesure ici la rentabilité et non le chiffre d’affaires qui n’indique que la masse. Les banques américaines se partagent les premières places du classement, avec en tête Citygroup, qui était déjà premier l’an dernier. Il arrive devant Bank of America, qui a gagné une place. La banque britannique HSBC se place en troisième position. Ces banques sont toutes clientes de la multinationale qui me fait des procès et ont eu un représentant à son conseil d’administration. Les banques américaines occupent six des sept premières places. BNP Paribas est le premier groupe français et se place en quatorzième position, loin devant les pétroliers comme Total ou l’assureur Axa.

      Les banques sont le fleuron du capitalisme. Elles sont aussi les sociétés les plus incontrôlables. L’un ne va pas sans l’autre. Toutes ces banques arrivées en tête du hit parade de Forbes ont ouvert des milliers de comptes dans tous les paradis fiscaux de la planète. D’un côté, on vente leur sérieux et leur stratégie. D’un autre, on les laisse défiscaliser à tout va. Les journaux n’évoquent jamais ce double jeu. Les journaux ne parlent jamais de leur pouvoir, mais se lamentent sur leur sort en cas de faillite ou de krach. Les banques sont de très gros annonceurs. La plupart des médias appartiennent ou sont gérés par des pools bancaires. Les banques sont à l’origine et à la conclusion de tout ce qui fait la vie économique et financière de nos sociétés. Elles sont intouchables. Elles sont la façade légale et la porte d’entrée du crime organisé dans nos sociétés. Je me suis intéressé à elles parce que j’ai compris qu’elles étaient une des clés du système de contrôle et d’appauvrissement de nos sociétés.

      La banque, l’argent ne lui coûte rien.

      Elle le fabrique et le revend. Le cash c’est pour la galerie ou les distributeurs automatiques. 99 % des masses monétaires qui circulent par le monde sont virtuelles. Cette fausse monnaie est investie en actions et en obligations. Puis, pour une part considérable, cachée dans des paradis lointains. Seules les banques savent y aller. Elles peuvent y libérer leurs rapacités. La seule différence entre une banque et une autre réside en sa communication. L’image qu’elle donne au monde. En vitrine, elles minaudent. Dans l’arrière-cuisine, elles sortent les griffes et les couteaux.

      Les banquiers se sont partagé la planète. Mais à force de tirer sur les bénéfices, le marché se réduit. Alors les banques se bouffent entre elles. C’est leur côté mante religieuse. Les batailles sont terribles en coulisse. BNP a croqué Paribas. Citygroup a dévoré la banque d’investissement de Shroders. Deutsche Bank et Dresdner Bank ont muté. HSBC a englouti le Crédit commercial de France. L’espagnole Banco Bilbao a digéré la Banca Nazionale del Lavoro italienne. La hollandaise ABN Amro s’est farcie la Banque populaire de Vénitie. Fortis a mangé la Banque générale de Luxembourg. Après avoir roté un bon coup, elles continuent leur business qui consiste souvent à piller les États. Et donc à faire les poches des habitants de ces États.

      Les banques vendent aux gogos leur capacité à faire gagner de l’argent. Elles sont la cheville essentielle du piège qui s’est refermé sur nous. Derrière la vitrine et l’apparence de sérieux, elles participent au dynamitage de nos démocraties. Elles nous attirent et nous entubent à coup de publicités hypnotisantes. Envoyez-vous en l’air avec un pass auto à 3 %, réalisez votre rêve de Home sweet home avec un crédit immobilier à 4 %, allongez-vous sur un matelas vacances à 5 %.

      Pourtant à la seconde où un citoyen remet à son banquier ce qui lui appartient, ces dépôts deviennent, par une loi mécanique, un emprunt pour la banque. Qu’est-ce qu’il vient de déposer sinon le fruit de son travail ou de son héritage ? Qu’est-ce que la banque vient d’encaisser sinon de l’argent qui ne lui appartient pas ? Le premier succès des banques et le fait qu’elles soient les entreprises les plus florissantes de la planète repose sur ce hiatus. En créant le monopole de la circulation de l’argent, puis en inventant sa dématérialisation, elles font passer pour un service à leurs clients ce qui est un devoir très rémunérateur pour elles.

      Les banquiers se servent de nos économies pour spéculer sur les marchés et inventer, avec la complicité des traders et autres dealers, de nouveaux produits de plus en plus pointus. Des fonds alternatifs qui donnent la possibilité de vendre du temps et du vent. Vous achetez des titres que vous ne payez qu’à 1 % de leur valeur. Vous les revendez dans la foulée en faisant une grosse marge. Et vous empochez le bénéfice. Si le marché plonge, ce n’est pas grave. La banque éponge avec l’argent de ses clients. Quand vous êtes à la tête d’une banque, vous êtes souvent à la fois acheteur et vendeur. Ce casino géant est toujours gagnant pour vous banquier, puisque vous spéculez avec l’argent des autres.

      Les banques sont de belles putes maquillées avec distinction.

      Leurs propriétaires sont des types souriants qui vous regardent les mains dans les poches de leur joli costume gris. Ils sourient tous de la même manière, le bridge éclatant. Ils vous fixent de leur regard clair. Ils sont debout devant leur banque, comme les tenanciers des bordels d’Amsterdam ou d’ailleurs. Vous passez en matant la vitrine. Vous entrez, choisissez votre pute, grimpez un escalier, suivez un couloir. Puis vous vous dirigez vers une suite de chambres qui sont communes à toutes les filles. Les chambres sont l’outil de travail collectif. Elles sont gérées par une hôtelière qui paie le personnel pour changer les draps, donner les clés, surveiller le bon déroulement des opérations. L’argent encaissé est reversé à l’hôtelière qui le refile au propriétaire en se gardant une commission. Le système fonctionne.

      Chaque banque a un nom différent, une vitrine distincte, mais, à l’étage du dessus, les employés qui bossent pour les banquiers se retrouvent derrière les mêmes écrans et se partagent le même marché. En bas, le banquier peut continuer à vous montrer ses dents en faisant son baratin. En haut, les employés turbinent pour le collectif. Les organismes de compensation financière sont l’outil de travail commun à toutes les banques de la planète. On les appelle aussi des chambres. Elles paient des informaticiens, des chargés de clientèle, des programmeurs pour veiller au bon déroulement des transactions. Que vous achetiez à crédit une voiture, une maison ou une semaine de détente en Sicile, la banque vend un produit qu’elle a trouvé chez un grossiste commun. Libres à elles de le vendre plus ou moins cher, de vous l’envelopper de rose ou pas. C’est un travail d’image et de communication. Un travail de gagneuse. Les banques vous aguichent puis vous baisent.

      Merci agoravox et denis robert (encore)

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à NicolasTesla
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 23h46 le 02/10/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Nicolas Tesla : Bonne idée de tout retrouver au même endroit : -))

        Pour ces raisons, tous les sondages pourraient viser a ne mesurer qu’une seule variable : la confiance

        Lien

        Pierre JC Allard

  • mongarsrikou
    • Posté à 14h31 le 01/10/2008
    • Internaute 27719

    tout ça a un sens ! Avec des sondages rédigés de la sorte, ce n’est pas « pour ou contre le capitalisme », mais « un peu d’état ou pas du tout dans le cocktail libéral ». Il ne faut surtout pas dire du mal du malade, même s’il pue la charogne...

    • violeta
      violeta répond à mongarsrikou
      psy
      • Posté à 17h16 le 01/10/2008
      • Internaute 34895
        psy

      Normal, ce malade est un vieu grigou qui a passé toute sa vie à courir le monde, à « faire des affaires » excitantes et redoutables dans les villes des ex-colonisés. Seules les suaves blondes colorées d’un hôtel de passage ont pu profiter un soir de sa fortune accumulée. Il a laissé femme enfants et la tantine se débrouiller tout seuls pour assurer leurs vies, il a craché sur ses anciens amis qui l’ont connu « tout petit » et peu sublime.

      Revenu parfois dans son pays il a dédaigné le sourire d’un frère, ri à la lapidation administrative d’« un gueux », moqué la pauvreté comme une tare incompréhensible tout en l’appelant de ses voeux pour garantir ses privilèges. Le monde devait, selon lui, continuer de s’affronter dans des guerres inévitables pour qu’il puisse dans l’immense profit qu’elle lui permettait d’assouvir se rassasier des paradis terrestres (il s’improvisait parfois marchand d’armes).

      Un Jour, une mauvaise affaire le plongea dans une dépression qui lui assena un « coup de vieux ».

      Pris d’un remord de circonstance et craignant ne plus pouvoir retrouver ses anciens circuits, il tenta un retour spectaculaire vers son ancienne épouse qui l’accueillit sans sourciller, railla pourtant les anciens amis venus lui réclamer un regard. Et alors même qu’il se sentait défaillant, il remarqua qu’aucun des pauvres hères ne s’en était rendu compte.

      Il se secoua. Dans l’amour que chacun lui vouait secrètement il reçu un soutien financier conséquent pour l’aider à redémarrer. Ils étaient tous Aveuglés par l’envie d’être à sa place, il réalisa qu’aucun obstacle ne s’élèverait jamais plus devant ses ambitions d’en finir tout à fait avec sa condition humaine.

      C’est pourquoi, pourtant affaibli, il redevint un Monstre.... avec l’aide de tous.

      Personne n’a jamais su s’il avait vraiment disparu sur cette route obscure qu’il avait prise sans se retourner. Parfois le soir on entend dans la brume des cris d’agonie et des bruits de batailles enragées qui parviennent de contrées lointaines...
      Bientôt ils seront là.

      • pablico
        pablico répond à violeta
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 21h46 le 01/10/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        Quand on a une crise de foie, ou d’autre chose c’est qu’on est un peu responsable de cet état de fait..

        Mais se manger une crise économique, alors que le simple citoyen n’en est pas responsable, c’est très très injuste, ce n’est pas non plus une catastrophe naturelle qui nous tombe dessus.
        Ce genre de crise peut-être comparé à une guerre, où l’on se fait agresser, sans qu’on ait déclaré la guerre, ni cherché aucune noise à l’agresseur.

        alors on nous explique cela, en faisant une bonne communication, en faisant très attention à la dialectique employée pour ne pas affoler.
        Mais le nombre de faillites, de chomeurs, de salaires en berne, de pouvoir d’achat, de déconfitures de toutes sorte lui ne ment pas.

        Les chiffres (mêmes truqués), les résultats, les conséquences sont têtus.

        écope, écope, l’essentiel c’est d’avoir l’air de faire quelque chose vu dans courrier international

  • Franz LORBACH
    Franz LORBACH
    Hétérosexuel urbain, curieux et (...)
    • Posté à 14h33 le 01/10/2008
    • Internaute 54613
      Hétérosexuel urbain, curieux et (...)

    Qui a commandé ce sondage à l’ IFOP ?

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à Franz LORBACH
      Sondologue
      • Posté à 16h24 le 01/10/2008
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Le Journal du Dimanche.

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Docteur Panel
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 22h18 le 01/10/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Dr Panel

        Pourquoi n’existe-il pas de sondages permanents en continu sur Internet, posant une foule de questions d’intérêt public, dont celle la satisafaction envers le gouvernement ?

        Cela permettrait a tout le monde de suivre au jour le jour l’évolution de l’opinion publique, plutôt que de cacher soigneusement ces renseignements au profit des initiés, n’en révelant que des bribes au moment et sous la forme que ceux-ci jugent opportune.
        Un peu de démocratie...

        Pierre JC Allard

        Lien

         
        • Docteur Panel
          Docteur Panel répond à pierrejcallard
          Sondologue
          • Posté à 22h52 le 01/10/2008
          • Internaute 43290
            Sondologue

          Ces sondages existent déjà sur une base mensuelle, faits par au moins 5 ou 6 instituts, je trouve que ça fait déjà beaucoup... Et que ces résultats ne sont pas vraiment cachés, et même largement médiatisés - trop à mon goût !

          Vous devriez mettre quelques-uns de ces instituts dans vos favoris sur Internet, vous aurez votre information de façon plus détaillée que dans la presse.

          Mais c’est plus la profondeur de l’information qui manque, que sa fréquence, me semble-t-il.

          L’idée du sondage en continu sur Internet pose des problèmes de représentativité : Le sondage n’est valide que s’il est basé sur un échantillon représentatif, or si on publie les réponses des répondants au fur et à mesure, comme sur les petits sondages « maison » que font certains sites, ce serait compliqué d’assurer cette représentativité. Il faudrait éliminer au fur et à mesure des réponses de personnes sur-représentées, ou bien redresser les données en continu.

          A cela s’ajoute le problème de la valeur représentative d’Internet, qui est le sujet d’une grosse polémique dans le monde des sondages. L’institut Opinionway est au coeur de cette polémique, puisque il réalise ses sondages sur ce mode bien que seulement 2/3 des foyers environ soient équipés.

          • Mercenaire
            Mercenaire répond à Docteur Panel
            Zenator
            • Posté à 23h19 le 08/10/2008
            • Internaute 55419
              Zenator

            Grosse polémique dans ce monde ? De la part de qui ? Tous les instituts utilisent internet comme mode d’interrogation, si je ne me trompe pas ? Peut-être est-elle alimentée par les mêms qui nous expliquaient il y a 20 ans que les sondages par téléphone ne valent rien.
            Avec plus de 30 millions d’utilisateurs d’internet, on doit bien pouvoir faire un échantillon de 1000 personnes qui ressemble à la population, non ?

        2 autres commentaires
  • marsman
    marsman
    esprit critique
    • Posté à 14h36 le 01/10/2008
    • Internaute 51178
      esprit critique

    Excellent article... bravo. Le problème c’est que le recours aux biais pour orienter le débat est tellement courant...

  • dt_ytsejam_dt
    dt_ytsejam_dt
    Frouze en Suisse.
    • Posté à 14h41 le 01/10/2008
    • Internaute 39847
      Frouze en Suisse.

    Très bon article...Tellement Vrai...

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h28 le 01/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    J’ai toujours pensé qu’il fallait regarder la formulation d’un sondage avant de regarder sa réponse. Le Dr Panel vient de nous en faire une brillante démonstration et le pire, c’est qu’à l’IFOP, à la SOFRES, ils gagnent de bons salaires vu ce qu’ils font payer aux « demandeurs ». Au fait, ce sont les instituts de sondage ou ceux qui les sollicitent qui rédigent les questions... ? !

    Lien

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à Phil2922
      Sondologue
      • Posté à 16h31 le 01/10/2008
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Ce peut être l’institut qui propose la formulation, et le client qui donne son accord, ou le client qui la propose, et l’institut qui la prend telle quelle ou qui l’amende. Au bout du compte, les deux se mettent d’accord et sont solidairement responsables des questions posées.

      A partir de là, quand le sondage est de qualité tout va bien, mais quand ils ont du mal à assumer, le client s’abrite derrière l’expert (« c’est son boulot, c’est lui qui sait poser les bonnes questions »), et l’institut derrière sa subordination au client (« le client est roi, si je ne fais pas comme il veut il confiera le sondage à un concurrent qui, lui, ne fera pas tant de manières »).

  • Humain
    • Posté à 15h50 le 01/10/2008
    • Internaute 21387

    Il est particulièrement notoire d’observer que le recours à l’Etat est compris toléré ou accepté par la majorité des sondés.

    Par ailleurs si les sondages étaient « prévisionnels » :

    -1- Balladur aurait été élu président en 95
    -2- Jospin aurait été au second tour en 2002
    -3- Kerry aurait été élu à la place de Bush
    -4- etc...
    Mais le gros problème est qu’un sondage est un sondage, pas une prévision.

    • Astre-noir
      Astre-noir répond à Humain
      • Posté à 17h49 le 01/10/2008
      • Internaute 15513

      Le seul véritable plantage d’un sondage pré-électoral concerne les élections législatives de 1997 (post-dissolution) : Pas un seul institut n’avait prévu la victoire de la gauche.

      Pour le reste :

      Balladur était donné gagnant en 1994, alors que Chirac était au fond du trou...En revanche, dès le début de l’année 1995, Balladur a commencé à dégringoler, Chirac a commencé à remonter, et les deux courbes ont dû se croiser vers février ou mars, et ensuite, Chirac est toujours resté devant Balladur. La surprise a été la 1ère place de Jospin au 1er tour, qu’aucun institut non plus n’avait prévu...Mais la 1ère place au 1er tour, ce n’est qu’anecdotique.

      Concernant l’élection de 2002 : les derniers sondages donnaient Jospin et Le Pen très près l’un de l’autre, ce qui avait commencé à inquiéter certains observateurs avisés, comme Glavany, directeur de campagne de Jospin (voir le documentaire « Comme un coup de tonnerre ») qui se disaient que Le Pen pourrait bien passer devant.

      Pour les élections américaines de 2004 : Kerry a été en tête des sondages jusqu’à la convention républicaine (début septembre). Après, Bush est repassé devant, pour y rester.

      Et en plus, vous êtes complètement hors sujet, puisque le problème soulevé par le Docteur Panel était :
      « Comment la rédaction de la question peut influencer la réponse ? » et non pas « Les sondages sont-ils prévisionnels ? »

  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 16h15 le 01/10/2008
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Un sondage c’est comme un bikini, cela donne des idées mais cache l’important : -)
    Et dans le sondage sauce Rue 89, on pourrait ajouter

    4 - Arrêter les banquiers et préteur irresponsables et les rouler dans le goudron et les plumes

  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 16h18 le 01/10/2008
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Bizarre en effet que la 3ieme question ai été occulté par les média, surtout que c’est la seul qui demande un avis sur quelque chose a faire, les 2 autres sont juste sensationnelles ( » Oui j’ai peur on va tous perdre et tous mourrir au mon dieu sauvez nous ! « ).
    Mais ce que ce sondage met en lumiere c’est la preuve qu’un majorité de personne ne croi plus en le modèle capitaliste dur, et je pense que c’est pour cela que le plan de sauvetage a été refusé au USA car les républicain y on vu une intervention trop poussé de l’état dans l’économie. Et surement que les Démocrate qui on voté contre veulent laisser les banques patauger dans leur merde parce qu’elle on voulu joué avec le feu et se sont brulée => “Tant mieux pour elles, elles l’ont cherché” doivent t’il se dire.

    Mais quide des épargnant qui on tout perdu ? c’est facile de sauvé les banque mais ceux dans ces banque qui on tous perdu ben ils sont dans la panade et personne en parle ou presque.

    PS Notre gouvernement nous a assuré que 1 euro sur un compte était 1 euro qu’on garderai (en gros on ne perdrai rien) mais si ça fais comme au Zimbabwe où l’inflation a fait baisser la valeur de l’agent a rien du tous donc c’est cool d’avoir des sou mais si on peu plus rien acheter on est mal.

    • Rvicier
      Rvicier répond à spouny_boy
      Con-Trôleur
      • Posté à 18h37 le 01/10/2008
      • Internaute 50951
        Con-Trôleur

      Mille excuses :
      écrire « capitalisme dur » est un pléonasme.

  • Gringo
    • Posté à 16h34 le 01/10/2008
    • Internaute 24805

    Perso, ce qui m’inquiète dans cette dernière question, c’est effectivement le « Vous savez... »

    1. Je pense que pas mal de personnes soit ne savent pas, soit savent de loin ce qu’est le plan Paulson. On communique très bien sur le chiffre de 700 milliards, mais je crois que peu de gens s’intéressent à savoir à quoi sont utilisés ces 700 milliards (aide à l’entreprise, aux ménages endettés, rachat, nationalisation... ?)

    2. On touche là à des questions assez précises d’économie (macro et micro économie) qui réclamnet un minimum de connaissances sur le sujet je crois. Ca me fait penser à l’article de Rue89 qui a donné l’idée d’éco89 (c’est d’actualité) à savoir que font les banques centrales quand elles « injectent » du pognon... Perso, j’ai toujours pas bien compris.

    En bref, je suis surpris de lire que seuls 3% des sondés « ne se prononcent pas ».

    Et je me demande, par suite, si l’opinion publique n’est pas dangereuse quand elle se prononce sur des sujets spécialisés et pointus comme celui-là, sans le matriser.

    • spouny_boy
      spouny_boy répond à Gringo
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
      • Posté à 16h41 le 01/10/2008
      • Internaute 52117
        Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

      « Et je me demande, par suite, si l’opinion publique n’est pas dangereuse quand elle se prononce sur des sujets spécialisés et pointus comme celui-là, sans le matriser. »

      +1

      J’ajouterai même que la masse n’a pas toujours raison (ya qu’a voir le top 10 des ventes culturelles pour se rendre compte de la sous culture généralisé, vive Johnny ! ! XD )

      • Gringo
        Gringo répond à spouny_boy
        • Posté à 16h47 le 01/10/2008
        • Internaute 24805

        Pour moi, c’est un peu comme si l’architecte, l’entrepreneur et le bureau d’études se tenaient devant le chantier et demandaient aux passants dans la rue :
        Vue la taille du bâtiment,
        1. Pensez-vous que les poteaux sont suffisamment gros ?
        2. Avez-vous peur que les poutres soient trop longues ?
        3. Estimez vous que le système de fondations est adéquat ?

        A la rigueur, on peut demander, mais de là à en tenir compte... (Même en répartissant les réponses par locataires de HLM, d’appartement, de maisons individuelles et les propriétaires).
        On peut prendre leur avis sur « est ce que vous trouvez que le bâtiment a de la gueule ? », je crois que c’est intéressant, mais à la rigueur ça ne regarde que l’archi...

         
        • Dany-de-montreuil
          • Posté à 20h31 le 01/10/2008
          • Internaute 8897

          Gringo, peut-être avez vous divagué, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont vous divagâtes !

        1 autres commentaires
    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à Gringo
      Sondologue
      • Posté à 16h59 le 01/10/2008
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Cher Gringo, j’ai envie de répondre à deux points pour défendre l’essence de ce métier :

      1. L’opinion n’est pas intrinsèquement dangereuse, ce n’est tout de même pas elle qui décide. Ce qui est potentiellement dangereux, c’est la façon dont les décideurs s’en prévalent, après l’avoir sollicitée à mauvais escient ou de façon manipulatoire.

      2. Quelque pointus que soient les sujets, les quidams n’ont pas à se prononcer sur la solidité des poteaux, mais en revanche leur opinion sur le versant politique de la question que pose cette crise, c’est à dire le rôle qu’ils sont prêts à donner à l’état, au secteur privé, etc., est valable même s’ils ne comprennent pas le plan Paulson. Dire que c’est un débat d’expert, c’est confisquer le débat politique et le remettre dans les mains de quelques individus qui n’ont aucun mandat ni représentativité de quoi que ce soit à part leur propre profession.

      Ca c’est mon point de vue de sondologue...

      • Gringo
        Gringo répond à Docteur Panel
        • Posté à 17h10 le 01/10/2008
        • Internaute 24805

        Soit, j’en prends bonne note.

        Pour préciser un peu mon point de vue (c’est vrai que j’ai divagué).

        Je sais bien que l’opinion n’est pas décideuse (« à la rigueur, on peut demander, mais de là à en tenir compte »). En fait, je suis surtout surpris que seuls 3% ne se prononcent pas.

        Et j’ai l’impression que ce genre de sondage ne vise qu’à convaincre les non-sondés de ce qu’il est bon de penser (vous vous rendez compte, tous les bords politiques sont inquiets et souhaitent une intervention de l’état), mais je ne vois pas l’intérêt d’un tel sondage pour les décideurs, justement. Une côte de popularité, oui, certains sujets moins pointus ou plus personnels (prévisions avant élection etc.) etc. je comprends l’intérêt pour les politiques.
        Mais dans le cas présent, là, je sèche.

         
        • Docteur Panel
          Docteur Panel répond à Gringo
          Sondologue
          • Posté à 17h34 le 01/10/2008
          • Internaute 43290
            Sondologue

          Apparemment, comme vous les commentateurs sèchent aussi, c’est pour ça qu’ils ne parlent pas beaucoup de cette 3è question ambigüe !

          Je vous rejoins dans l’idée que connaître ces résultats, en l’occurrence, ne peut guère éclairer les décisions de politiques. ..

        1 autres commentaires
    • Humain
      Humain répond à Gringo
      • Posté à 17h59 le 01/10/2008
      • Internaute 21387

      Les milliards « injectés » ne sont pas de l’argent... C’est grosso modo une autorisation de prêt...

  • Berti
    Berti
    chercheur
    • Posté à 16h52 le 01/10/2008
    • Expert 49700
      chercheur

    Sans chercher dans les détails, c’est biaisé à la racine de la question même : qu’entend t-on par intervention ? Voilà une chose qui n’est pas débattue.

    Je m’explique : je suis contre une intervention des Etats s’ils interviiennent pour renflouer les activité spéculatives et recycler les titres pourris. En revanche, je suis pour une intervention des Etats, si c’est pour mettre les banques et les assureurs en redressement judiciaire, c’est à dire qu’en renfloue les banques mais pour sauvegarder leur participation à l’activité économique réelle et on met tous les actifs titrisé à la poubelle.

    Sauver le système bancaire c’est bien, mais ne pas le remettre sous la tutelle des économies nationales c’est fou.

    A ce sujet, je conseille de suivre l’intervention de Lyndon LaRouche ce soir à 19h en direct de Washington et traduit en français, sur Lien

  • Chich
    Chich
    Amateur d'orthographe
    • Posté à 16h57 le 01/10/2008
    • Internaute 50332
      Amateur d'orthographe

    Je ne sais pas d’où viennent ces braves gens des institus de sondages mais au cours de mon prestigieux cursus scolaire (euh..non en faite pas tant que ça) je me suis retrouvé, malgré moi, un samedi matin (vous imaginez ma peine à me lever un samedi matin) pour assister à un cours de « création de questionnaire » dans le cadre de mon BTS MUC (ex-action commercial pour les 3 pélos du fond qui suivent pas). Ce cours à durer 4 heures et pendant ces quatres heures le prof nous a expliquer en 5 minutes comment rédiger une question afin qu’elle n’influe pas sur la réponse. Et j’ai retenu la leçon (malgré ma tête confortablement calée dans mes bras eux-même croisés sur la table au fond de la classe près du radiateur).
    Donc j’éspère que ces messieurs ne sortent pas d’une école d’ingénieur car dans ce cas je m’en vais de suite réclamer leur poste à mon avis mieux rémunérer que le mien (surtout que là je bosse à Madagascar et les salaires ici c’est pas trop ça...).

    Il faudrait que je raconte ma vie plus souvent, on se sent plus léger après.

    • Astre-noir
      Astre-noir répond à Chich
      • Posté à 17h38 le 01/10/2008
      • Internaute 15513

      Si vous n’aviez pas ajouté à votre pseudo « Amateur d’orthographe », je n’aurais pas relevé...

      Mais 7 fautes en 14 lignes...On voit que vous n’êtes pas un professionnel !

      • Chich
        Chich répond à Astre-noir
        Amateur d'orthographe
        • Posté à 18h01 le 01/10/2008
        • Internaute 50332
          Amateur d'orthographe

        7/14 mais c’est tout juste la moyenne ça ! Allez un petit effort et je pourrais bientôt arriver à 14 fautes sur 14 lignes...

  • Morse
    • Posté à 17h15 le 01/10/2008
    • Internaute 10946

    C’est dingue, les sondeurs ne mettent même plus la catégorie extrême droite. Quand on sait que les verts représentent à tout casser 5%, le PC et l’extrême gauche ensemble 10%, oublier 10 à 15% du corps électoral est quand même quelque chose de fabuleux.

    Quand aux « vous savez que » tous les instituts ne se sont jamais gênés pour les faire.

    • Astre-noir
      Astre-noir répond à Morse
      • Posté à 17h55 le 01/10/2008
      • Internaute 15513

      Le sondage porte sur 956 personnes.

      Si les Verts pèsent environ 5% du corps électoral, cela fait environ 50 personnes qui ont répondu au sondage qui sont proches des Verts...

      Et le sondeur ose tirer des statistiques sur un échantillon de 50 personnes !

  • Lize
    Lize
    Curieuse-chercheuse
    • Posté à 17h20 le 01/10/2008
    • Internaute 51710
      Curieuse-chercheuse

    @ Gringo

    Pas d’accord ! J’en ai ras le bol de laisser les choses sérieuses à de soi-disant experts, les fils et petits fils de Mink qui, en fait, n’y connaissent rien.

    Plus ça va et plus je me sens aussi capable que ces financiers, patrons et politiques qui se trompent tout le temps. Mais qui, lorsque l’on émet une idée nous répondent avec mépris que « les choses sont plus compliquées que cela ». Ou alors que nous sommes des utopistes.
    Vous les trouvez sérieux vous ceux qui nous mettent régulièrement dans la panade en nous expliquant que c’est pour notre bien. Cynique oui mais sûrement pas compétents.

    • Gringo
      Gringo répond à Lize
      • Posté à 18h01 le 01/10/2008
      • Internaute 24805

      Je comprends votre point de vue (et ça fait plaisir de lire quelqu’un qui n’est pas d’accord et qui l’explique, poliment qui plus est).

      Je suis d’accord avec vous, les experts et décideurs (de tout bord et de tout temps) font plein d’erreurs, qui font entre autres qu’on se retrouve dans des situations comme celle-ci.

      Ceci dit, si j’ai des opinions sur l’économie et l’interventionnisme de l’état, je les ai sur des politiques « à long terme ». Là, pour le coup, il s’agit d’une situation de crise et d’action rapide et massive (pas d’une réformette, comme à l’habitude).

      Et perso, même si je m’y intéresse, je ne comprends pas vraiment quels leviers l’état est en mesure d’actionner, ni leur éventuelle conséquence et encore moins à quelle échelle. Donc, si j’avais été sondé, j’aurais fait partie des 3% qui se taisent et j’eus cru que nous serions plus nombreux dans ce cas.

  • Impots-utiles.com
    Impots-utiles.com
    http://www.impots-utiles.com
    • Posté à 17h25 le 01/10/2008
    • Internaute 35603
      http://www.impots-utiles.com

    Le scandale des parachutes dorés chez Fortis et Dexia fait fureur en belgique...
    Herman Verwilst pourrait toucher jusqu’à 5 millions d’euros pour ses quelques mois comme CEO de Fortis et Axel Miller, selon son contrat, devrait percevoir 3 millions lorsqu’il quittera Dexia...

    Lien

  • dt_ytsejam_dt
    dt_ytsejam_dt
    Frouze en Suisse.
    • Posté à 17h46 le 01/10/2008
    • Internaute 39847
      Frouze en Suisse.

    Au-delà de la simple qualité des sondages, l’article me semble aussi poser le problème de la qualité de l’information telle qu’elle nous est délivrée par les médias. Ainsi, parlant du Plan Paulson on entend dire que c’est l’illustration de l’échec du Libéralisme, que les US eux même, deviennent Interventionnistes et surtout on entend parler de Nationalisations. Or le Plan Paulson reste éminemment Libéral et en tout cas n’est certainement pas fondé sur des nationalisations (au passage Henry Paulson était CEO de Goldman Sachs avant d’être Secrétaire d’Etat au Trésor…). Le plan Paulson est fondé sur le « Rachat » par le Gouvernement Américain des portefeuilles de créances douteuses des Banques et autres établissements financiers (une espèce de factoring en gros). L’Etat devenant propriétaire des dettes concernées :
    1 - percevrait les Intérêts Financier attachés,
    2 – percevrait le remboursement en capital,
    3 - pourrait liquider les actifs hypothéqués par les emprunteurs en gage de leur emprunt.
    Et là, est toute la perversité du Plan Paulson ! Car ce sont bien les seules Créances Douteuses (« volontairement » contractées par les établissements à sauver) que l’Etat reprendrait. Nous assistons donc à un transfert du risque du Privé vers le Publique. Le Raisonnement de Paulson est basé sur le fait que la reprise de ces créances par l’Etat permettra un retour à la confiance et donc que ces créances deviendront moins douteuses…ce qui est loin d’être assuré – ou qu’au moins le marché immobilier repartira à la hausse et que l’Etat se « payera » par la réalisation des actifs…Je traduis : Avec le Plan Paulson, soit l’Etat, et donc les contribuables perdent une partie de leur mise en ne récupérant que X% des $700 Billions, soit l’Etat réalise les hypothèques et encore plus d’Américains perdent leur maison…Donc, avec le plan Paulson : Les Gros déconnent, les petits trinquent…Si c’est pas Super-Hyper Libérale ca ?
    Je l’ai déjà écris sur le Rue89 mais je suis très favorable à une intervention « intelligente » de l’Etat parce que encore une fois la crise, si elle perdure, sera plus dure et dévastatrice pour les « petits » que pour les gros. Mais cette intervention, si elle doit être un moyen d’éviter la crise, doit aussi être dissuasive et donc répressive envers les « coupables », elle doit aussi ne pas se faire au détriment des finances de l’Etat. C’est pourquoi je prône ce que j’appelle les « Nationalisations Opportunistes ». En gros, l’Etat rachète tout ou partie des titres des banques concernées. Ca tombe bien ils sont au plus bas. Devenant « propriétaire » de ces vénérables institutions, l’Etat se débarrasse de tout ou partie des dirigeants en place (sanction). En tant que propriétaire toujours, l’Etat met en place les conditions nécessaires pour sortir de la crise et notamment pour rééchelonner les dettes en questions, limiter les taux d’intérêts, bref permettre à un maximum de débiteurs de rembourser leur dette. Une fois le bilan assaini et la crise passée, la valeur intrinsèque de la Banque reviendra sur son cours normal et l’Etat pourra re-privatiser en encaissant de solides plus-values dont je ne doute pas qu’elles lui seront fort utiles.

  • el loco
    el loco
    éducateur spécialisé
    • Posté à 17h49 le 01/10/2008
    • Internaute 11961
      éducateur spécialisé

    chic les français ont peur les affaires reprennent au château de la rue du Faubourg Saint Honoré ! !

  • LibrEsprit
    LibrEsprit
    ConsomActeur
    • Posté à 18h02 le 01/10/2008
    • Internaute 52714
      ConsomActeur

    De la manipulation d’opinion dans les sondages ?
    Mais vous n’y pensez pas ma bonne dame !

    Enfin, ce n’est pas nouveau que ces pseudo-sondages et la presse nous manipulent. Et ensuite de s’étonner que les chiffres des sondages ne correspondent à aucune autre réalité que celle qu’on veut nous faire croire.

    Que les banques foireuses se cassent la figure, que les autres survivent et le capitalisme aura fait sont travail de nettoyage.

    Je ne fait pas parti des 53% mais quand on fait un choix, on l’assume. Et si c’est la mort du capitalisme et de la pensée unique (et inique), tant mieux !

    Je ne pleurerai pas sur vos lingots, messieurs les financiers.

  • clive
    • Posté à 18h06 le 01/10/2008
    • Internaute 27908

    Ce sondage semble une bonne illustration du tout nouveau « flottement » des convictions libérales/capitalistes des faiseurs d’opinion.

    Ils ne sont plus très sûrs de ce qu’il faire dire au sondage, ni de la direction vers laquelle il faut aller...

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 18h09 le 01/10/2008
    • Internaute 11910

    Les sondés : Cocus certes mais tendance Amphitryon.

  • Rvicier
    Rvicier
    Con-Trôleur
    • Posté à 18h22 le 01/10/2008
    • Internaute 50951
      Con-Trôleur

    D’après ce sondage, 66% des personnes interrogées ont écouté « La bas si j’y suis » le 30 septembre.
    - Hé, Daniel, t’as entendu, 66% des français écoutent ton émission !
    Pas mal non !

    Lien

  • Mouais
    Mouais
    femme en colère
    • Posté à 18h53 le 01/10/2008
    • Internaute 54648
      femme en colère

    Docteur Panel dis-nous à qui appartient l’IFOP et le JDD ?

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 19h21 le 01/10/2008
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    « Laisser crever les banques qui sombrent, et nationaliser celles qui font encore des bénéfices pour aller les distribuer (sous forme de tentes Quechua) sur le canal Saint-Martin aux gens qui auront perdu leurs sous dans les premières »

    Formidable ! ca fait quelques jours que je cherche à lire cela dans les médias ! Merci Dr Panel. Enfin une solution de bon sens.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h28 le 01/10/2008
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    hep m’sieur Panel

    merci de nous decortiquer les sondages

    un fait m’a interpellé

    un journal a publié la semaine dernière un sondange « réalisé par telephone selon la méthode des quotés »
    la méthode des quotas cela rassure
    mais par téléphone ?
    je pense qu’il peut y avoir deux cas de figure

    - soit un panel préexistant
    - soit on prend l’annuaire et on essaye de se trouver un échantillon.

    Mais dans le deuxième cas, on exclut la population qui n’a pas de fixe

    j’aimerais savoir si vous avez des lumières la dessus

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à jyeden
      Sondologue
      • Posté à 20h34 le 01/10/2008
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Cher Jyeden,

      Effectivement on prend l’annuaire (enfin, des fichiers numériques aléatoires de numéros de téléphones vendus par France Télécom). On téléphone au hasard, et au fur et à mesure les différents quotas (tranches d’êge, sexe, etc) se « remplissent » : quand on a le nombre de personnes de telle tranche d’âge requis, on stoppe les interviews de personnes qui ont l’âge du quota rempli, par exemple.

      On pose ces questions de quota en premier, de façon à ne pas poursuivre inutilement l’interview si la personne orrespond à un quota rempli.

      Oui, on exclut la population qui n’a pas de fixe, ainsi que celle qui ne s’en sert que pour l’ordinateur, celle qui est sur liste rouge ou orange, et on sur-représente celle qui est à son domicile aux heures de l’enquête. Ce qui veut dire qu’auprès des populations qui sont très souvent en vadrouille la représentativité est moins bonne.

      Aucune méthode n’est parfaitement représentative, c’est un vrai casse-tête pour les sondeurs.

      Autre question : vous dites « la méthode des quotas ça rassure », mais la question qu’on peut se poser c’est : quelle sont les questions pertinentes à mettre en quota pour assurer la représentativité : traditionnellement, on prend l’âge, le sexe, la taille d’agglomération la région, la catégorie socio-professionnelle. Sont-ce les critères les plus déterminants ? Ne faudrait-il pas en ajouter d’autres qui sont déterminants dans l’attitude des individus, comme l’accès à Internet par exemple ?

      A ce sujet, je vous renvoie vers la remarque judicieuse d’Arwene,quelques commentaires plus loin, qui dit : « On aurait mieux fait de demander aux sondés s’ils possédaient des actions, plutôt que leur catégorie socio-professionnelle ! »

      C’est un exemple du genre de questions que les instituts devraient prendre le temps de se poser, et se donner les moyens de tester pour améliorer la valeur de leur travail.

      • jyeden
        jyeden répond à Docteur Panel
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 21h00 le 01/10/2008
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        merci pour cette précision
        donc avec cette méthod (l’annuaire) on risque de voir surreprésenter la catégorie des
        -jeune ayant un fixe avec un numéro dans l’annuaire
        les jeune n’ayant qu’un portable ou un fixe avec internet ne seront pas représentés
        ça risque de tout de meme beacoup faussé les sondages politiques
        on aura ainsi beaucoup plus de jeunes vivant chez leurs parents
        cela fausse la méthode des quotas (qui n’est pas parfaite) surtout avec des echantillons restreint

  • actimem
    • Posté à 22h58 le 01/10/2008
    • Internaute 26918

    Les africains souffrent de dictatures politiques et le monde dit libre souffre de dictatures financières. Un raccourci pas tout à fait simpliste.

    Ca rase les murs en ce moment ceux qui donnent des leçons au monde !

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