Chez Gilles Bridier

Les réflexions sur l'actualité économique de Gilles Bridier, président de l'agence d'information Apidoc et ex-directeur de la rédaction délégué de La Tribune.

Ce que cache le débat sur les éoliennes

Gilles Bridier
Journaliste
Publié le 05/10/2008 à 20h33

« Non aux forêts métalliques », pouvait-on lire sur la bannière des manifestants anti-éoliens à Paris, samedi 4 octobre. Et oui au CO2 ? Non plus. Mais en France pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, il y a – disent-ils - le nucléaire, qui fournit les trois quarts de la consommation d’électricité dans l’Hexagone. Et l’hydroélectricité, qui fournit 85% de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Pourquoi dans ces conditions encombrer l’espace de ces moulins à vent modernes ? « Nous n’avons pas besoin de l’électricité fournie par l’éolien », résume Valéry Giscard d’Estaing, au nom du Comité d’orientation stratégique sur le coût des énergies renouvelables qu’il anime.

Les anti-éoliens pourraient se voir opposer la question des déchets nucléaires. Mais ceux-ci ne sont qu’un élément d’une problématique plus vaste, et plus enracinée, qui remonte aux années 50. A l’époque, la France s’engage dans un vaste programme de barrages hydroélectriques alors que l’Allemagne creuse son sillon dans le charbon. Déjà, les politiques énergétiques sont symétriques, avec en France une stratégie d’investissements sur le long terme, et en Allemagne un choix en faveur du thermique, de nature plus capitaliste car il autorise des retours sur investissements plus rapides. Mais surtout, la production d’électricité fournit au charbon allemand les deux tiers de ses débouchés. Et l’enjeu, c’est l’emploi dans les houillères. La stratégie allemande en matière d’énergie restera jusqu’à aujourd’hui intimement liée à l’exploitation de la houille.

Alliance rouge et verte

Dans ces conditions, pas question de laisser d’autres modes de production supplanter le thermique. Certes, le nucléaire a des partisans, surtout dans les régions non productrices de houille. Ce qui explique que l’Allemagne compte dix neuf centrales qui fournissent environ le quart de la consommation allemande d’électricité. Mais en 2002, le chancelier Schroeder pressé par sa coalition, décide l’abandon du nucléaire en 2020 : « Entre la gauche qui voulait sauvegarder l’emploi dans les bassins houillers, et les verts qui s’opposaient au nucléaire, une véritable alliance s’est forgée », commente un membre du Comité stratégique. Pour accélérer la croissance de l’éolien, l’Allemagne met alors en place un dispositif de subventions. « Et elle entreprend de convertir l’Europe entière à l’éolien », dénonce un proche de Giscard d’Estaing. Ce faisant , on impose les renouvelables au nom du protocole de Kyoto, alors que le nucléaire est la meilleure réponse à ce protocole ».

Il est vrai qu’aujourd’hui, de façon paradoxale, l’Allemagne est un plus mauvais élève de l’Europe verte que la France à cause de sa dépendance au charbon, qui pose toujours des problèmes de CO2. Car le stockage souterrain du dioxyde de carbone est encore loin d’être réalisé à l’échelle imposée par la production électrique allemande. Certes le nucléaire, lui aussi, produit des déchets. Mais l’urgence, pour le climat, ce sont les gaz à effet de serre, répliquent les pro-nucléaires, arguments à l’appui. Et le débat ne se situe pas entre dioxyde de carbone et déchets radioactifs, mais entre deux types d’énergies non émettrices de CO2.

Chiffres et contre vérités

Dans le sillage de l’Allemagne, la France a aussi mis en place un système de subventions aux énergies renouvelables. Dans le cas l’éolien terrestre au cœur de la politique française des énergies renouvelables comme le confirme l’Ademe, EDF est tenu de racheter, par contrat, 8,2 centimes d’euros le kWh l’électricité pendant 15 ans (4 à 7 fois moins toutefois que l’électricité d’origine photovoltaïque). « Sait-on seulement comment la CRE (Commission de régulation de l’énergie) détermine les tarifs de rachat ? », s’insurge un membre de la Commission qui dénonce la répercussion par EDF de ces surcoûts sur l’ensemble des factures ? Ces surcoûts sont aussi mis en avant par Valéry Giscard d’Estaing pour tenter de rallier une majorité de Français au rejet de l’éolien. « Il est temps de parler chiffres pour éclairer le débat », martèlent ses proches, brandissant un rapport de l’Institut Montaigne sur les surcoûts de l’éolien. Alors que les tenants des énergies renouvelables répliquent point par point au rapport en question « pour en finir avec les contre vérités sur le coûts de l’éolien ».

Les anti-éoliens ont marqué un point en août dernier : après avoir déposé un recours contre l’arrêté de juillet 2006 par lequel le gouvernement Villepin a fixé les actuels tarifs de rachat, ils ont obtenu du Conseil d’Etat qu’il retoque l’arrêté en question. Il sera remplacé. Mais au-delà de cette bataille juridique et du débat sur la pollution visuelle provenant des éoliennes, c’est bien la puissance du lobby allemand du charbon et des anti-nucléaires qui est dans la ligne de mire des anti-éoliens français, avant tout pro-nucléaires. Et accessoirement Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’Aménagement du territoire, est également visé : ses coups de boutoir dans des structures héritées de l’après-guerre en matière d’énergie font grincer des dents dans certains cercles, à la veille du débat au Parlement du projet de loi issu du Grenelle de l’environnement..

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  • Fifidou
    Fifidou
    Post Doc
    • Posté à 22h13 le 05/10/2008
    • Internaute 48893
      Post Doc

    Si on veut se lancer dans la bataille des chiffres, combien côute le kW d’électricité nucléaire ? et celui de Houille ?
    Et quels sont les quantités de CO2 émises pour chaque mode de production ?
    Un petit rappel (enfin, ou pas) de ces chiffres ne peut pas nuire au débat, non ?

    • efji
      efji répond à Fifidou
      • Posté à 22h50 le 05/10/2008
      • Internaute 24447

      Il est quasiment impossible de donner un chiffre fiable pour le kW nucléaire. Il faudrait savoir prendre en compte l’investissement massif en recherche et développement depuis 60 ans (mais qui a servi aussi à bien d’autres choses : militaire et recherche fondamentale). Mais surtout il faudrait savoir évaluer le coût final du démantellement du parc nucléaire et du stockage des déchets pour des milliers d’années.

      De même pour la houille, il faudrait pouvoir calculer le coût du réchauffement climatique.

      Une éolienne, on la déboulonne et c’est fini.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à efji
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 01h02 le 06/10/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        « Une éolienne, on la déboulonne et c’est fini. »

        Exactement.

        Et, vous me dirais que j’ai mauvais goût, mais je ne suis loin d’être convaincue par l’ésthetique des centrales nucléaires, alors que les éoliènnes qui sont installées un peu partout dans la région où j’habite ne me gènent pas du tout.

        Et puis, c’est sûr, les accidents nucléaires n’arrivent qu’aux autres, n’est-ce pas ?

         
        • pablico
          pablico répond à leconcombrevert
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 13h00 le 06/10/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          entièrement d’accord, une éolienne n’est pas nécessairement éternelle. Si un jour on a un autre mode de production, on déboulonne et c’est fini et à moindre frais, et il ne restera pas de trace.
          allez donc faire cela avec une centrale nucléaire, un barrage, une centrale thermique...

          et comme les petits ruisseaux donnent une grande rivière, il est idiot de renier les éoliennes, et autres modes de production d’électricité.
          et je fini avec un autre proverbe, il faut toujours avoir plusieurs cordes à son arc. (ici plusieurs sortes de production)

        1 autres commentaires
      • jpbe
        jpbe répond à efji
        • Posté à 23h36 le 06/10/2008
        • Internaute 41264

        comme beaucoup de monde entièrement d’accord et j’ajouterai : on recycle et on en met une autre à la place !

        Sacré Giscard c’est vraiment étonnant de retrouver ce grand copain des grands industriels et financiers du nucléaire dans ce mouvement ?
        Ben oui mais l’éolien les menace vraiment car il remet en cause la croissance du nucléaire et surtout ils ne maîtrisent pas la filière et ça ça les énerve vraiment : c’est pourquoi ils sont en train de péter un câble !
        C’est vraiment étonnant que toutes ces grandes sommités, ces têtes si bien faites et tellement intelligentes n’ont jamais pensé au développement de ces énergies : seraient-ils beaucoup plus bêtes qu’ils en ont l’air ?

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 22h28 le 05/10/2008
    • Internaute 6004

    En France, on n’a pas de pétrole mais on a une idée, - une grande Idée, une Idée formidable, ingénieuse et atomique, qui assure cohésion et cohérence aux inconditionnels du nucléaire : énergie que les doctes de la technosphère vendent pour propre, sûre, pas chère et qui plus est exportable comme un savoir de qualité made in France.
    Nos experts là encore sont formels ; ceux qui s’y opposent sont des lobbys ignares et irrationnels.

    En 2008, de ce point de vue, la France est restée encore terriblement giscardienne, c’est-à-dire polytechnicienne.
    D’où ces nouveaux don Quichotte, fort peu romanesques : ceux-là prétendent se battre, au nom de « la pollution » visuelle ou sonore, contre les moulins à vent : la pollution invisible, la silencieuse, celle qui fait seulement monter la température des rivières en été, n’est pas un problème. D’ailleurs, on en a vu quelques effets seulement à Tchernobyl, et Tchernobyl est si loin... si loin...
    Bref, hors du nucléaire, point de salut. Voilà le credo.

  • ama
    ama
    attentif
    • Posté à 22h39 le 05/10/2008
    • Internaute 34761
      attentif

    Quand la France devra faire face au démantèlement de ses centrales (c’est pour très bientôt), on se rendra vite compte que l’énergie nucléaire n’était pas bon marché.

    De plus, il n’est dit nulle part dans cet article que l’Allemagne est championne en éolien.

    • fermtag
      fermtag répond à ama
      • Posté à 00h38 le 06/10/2008
      • Internaute 31080

      Juste un mot sur le « démantèlement » :

      Dans une centrale nucléaire, TOUT est remplaçable ad vitam æternam, SAUF les cuves qui peuvent finir par se fissurer et pour lesquelles le coût de remplacement serait trop élevé, comparé au recyclage global de la centrale. Il n’y a donc aucune urgence particulière à démanteler les centrales en bon état ou à en réclamer le démantèlement.

      Le nombre avancé de vingt ans a été estimé... il y a plus de vingt ans ! Et, avec les avancées technologiques et les nouveaux matériaux actuels, *dont les centrales ont bénéficié au cours du temps*, il est ré-estimés plutôt à 40 ans, voire plus.

      • Saheyus
        Saheyus répond à fermtag
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 05h53 le 06/10/2008
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Nul besoin de réclamer leur démantèlement, elles cesseront tout simplement de fonctionner lorsque l’uranium commencera à manquer (pic de production nucléaire probable en pleine crise de l’après-pétrole). Ca nous fera un joli tas de merde en perspective, nous serons bien avancés.

      • Gandijyn
        Gandijyn répond à fermtag
        • Posté à 10h42 le 06/10/2008
        • Internaute 30465

        Séries de Vidéos :
        - Lien
        Apprendre à changer ses habitudes aux grands conforts utiles ?)
        Un bon pull-over, ... la meilleure solution et de nombreuses répercussions positives sur la planète :
        cessation de pompage d’éléments du sol, réduire la production de centrale nucléaire (avec les risques potentiels), ... moins consommer, ...
        Inviter tous les pays à replanter des arbres

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 07h14 le 06/10/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    ÉTONNEMENT

    Je ne suis pas une lumière en matière de production d’électricité. Mais tout de même, je ne laisse pas d’être étonné par l’ire indignée, contre ces moulins à vent modernes que sont les éoliennes, de ceux qui ne pipent mots devant les périls engendrés par le retraitement des déchets nucléaires, qui se laissent encrasser sans broncher par les fumées des pots d’échappement dans les villes, qui subissent sans réagir la pollution chimique grandissante des cours d’eau, des fleuves, qui ne trouvent rien à redire contre les nuisances sonores des aéroports aux abords des complexes urbains, contre ces hideuses lignes à haute tension qui souillent nos paysages...

    Don Quichotte, en se ruant à l’assaut des moulins à vent, avait au moins, lui, l’excuse de la lubie et de l’hallucination. Mais eux ? ...

  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 00h17 le 06/10/2008
    • Internaute 1001
      nc

    Dieusait si je suis un défenseur de la qualité des paysages, notamment quand ils sont salopés par des centrales nucléaires (qui en profitent lâchement pour saloper autre chose, qui ne se voit pas tout de suite*).

    Et pourtant, je suis admiratif devant les champs d’éoliennes, ces gigantesques mobiles-stabiles de Calder dont la légèreté jamais n’écrase, qui participent à la beauté des panoramas tout comme les longs traits de platanes qui me rendent jaloux du Sud, moi qui vis dans une ville où les réseaux non enfouis jettent comme un vaste toile d’araignée sur ma tête.

    Mais bon, d’accord, ces choses-là c’est comme le sucre dans mon café : point trop n’en faut. Alors, chers anti-éoliens animés de nobles intentions aussi nobles que le Giscard d’Éteint, pourquoi ne militez-vous pas contre la surconsommation électrique ? Tiens, par exemple, rien que ces bureaux vides illuminés toute la nuit et toutes les nuits sur dix vingt trente étages pour faire de la pub aux sociétés qui les occupent, ces rues où pas un rat ne passe passé minuit mais qui brillent encore plus que les montres de parvenu de Notre Seigneur ?

    * Dans Idées Noires, de Franquin, retrouver cette bande où la femme d’un employé de centrale nucléaire dit son amour pour cette source d’emmerdements, heu, d’énergie.

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 10h27 le 06/10/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      Absolument ! Il serait temps d’être RAISONABLE !

      Lien

      (J’ai piqué cette image éclairante sur un post de brogilo)

      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 11h14 le 06/10/2008
        • Internaute 1001
          nc

        La notion de de pollution lumineuse nocturne n’est pas une lubie de bobo écolo. Même si c’est parfois joli à voir (ah Grenoble la nuit vu de la descente du Vercors par la D106...)

        - Nuisance pour un certain nombre d’espèces animales aussi indispensables à la bonne marche de la planète que l’animal humain.

        - Fourmillement de lampadaires tous plus protubérants et excessifs les uns que les autres. Combien de nos petits bourgs aux architectures modestes sont défigurés par ce maquillage de pute*.

        - Et, moins évident mais réel : perte du contact avec la nature. Nature que nous devons connaître sous peine qu’elle se venge. (Non, je ne la divinise pas, mais roulez à 130 sur autoroute dans le brouillard et vous, si j’ose dire, allez voir). Il y a plus de vingt ans, je faisais des centres aérés. Nous campions en rase campagne. Mes garnements foutaient le souk dans leurs tentes au lieu de dormir. De colère je te fais lever-rhabiller tout ça, puisque vous n’êtes pas fatigués vous allez marcher. Eh bien la punition s’est transformée d’un coup en expédition. La plupart d’entre eux n’avaient jamais vu un ciel étoilé. Stupéfaction. Jaillissement de leurs questions sur l’univers, sur la place que l’homme y occupe. Oui, des mômes de pas 10 ans. Découverte pour eux que l’homme est si petit dans un monde si grand et si beau. Que ce petit homme ne survivra que s’il connaît ce monde et le respecte.

        Eh bien, comptez autour de vous les enfants qui ont vu la Voie Lactée.

        (Dernière partie déjà mise ici il y a quelques mois. Donc, piqûre de rappel : -)

        * Respect à ces dames, que Brassens a chantées dans Pauvre Vénus.

         1 autres commentaires
  • fermtag
    • Posté à 00h22 le 06/10/2008
    • Internaute 31080

    Un des problèmes de l’éolienne c’est... le vent ! Pas de vent, pas d’électricité. Si vous investissez dans une éolienne de 2MW, elle vous fournira 2MG que si le vent est maximum (25m/s, soit 90 Km/H -vous n’aimeriez sûrement pas ça ! -). En moyenne, une éolienne idéalement placée produit 20 à 70% de sa puissance nominale, le total de la moyenne tournant autour de 25 à 30 %.

    Soit 2 * 0,3= 0,6MW.

    Ce qui débouche sur un autre problème : il n’y a pas de corrélation entre la puissance du vent et nos besoins en énergie. Donc il faut stocker l’énergie, ce que l’on sait TRÈS mal faire (le rendement d’une batterie, très coûteuses et très polluantes est très faible), d’où une perte énorme du rendement global, une charge énorme d’entretien, et une nouvelle pollution à gérer.

    Un cœur de centrale nucléaire produit 1500MW qui sont modulables (pas de perte d’énergie de stockage, donc). Elle produit en moyenne 1m³ de déchets hautement radioactifs dont il faut se débarrasser. De combien de m² le manteau terrestre immergé (4/5e de la planète qui fait en gros 6300Km de rayon moyen) est-il formé ? À la louche : 400 milliards de m². Avant de parler de pollution désastreuse, dangereuse, gravissime, etc., il faut regarder un peu les chiffres... ! Je vous rappelle au passage pour comparaison que le soleil n’en a plus « que » pour 2,5 milliards d’années...

    Après cette petite digression, sur la « pollution » nucléaire,
    une centrale « standard » comportant 3 cœurs, elle produit 1500MW * 3 = 4500MW.

    Ainsi donc, pour fournir *dans le meilleur scénario possible*, ce que fourni une centrale nucléaire, il faudrait y substituer :

    4500MW/0,6MW = 7500 éoliennes, placées idéalement.

    Comme elles ne pourront pas être toute placées idéalement et fonctionner au meilleur rendement possible tout le temps, comptons 10.000 à 12.000 éoliennes/centrale nucléaire. Le tout, bien sûr, dans des régions venteuses (Mistral, Tramontane, etc.
    heuuu, non en fait : ce sont les deux seules grandes vallées venteuses en France...

    Ça vous paraît *vraiment* raisonnable comme solution ? ? ? ?
    ––––––––––––––––––––––––––––-

    PS : si vous trouvés une erreure de calcul, c’est tout à fait possible, j’ai fait ça vite fait : merci de la signaler...

    • efji
      efji répond à fermtag
      • Posté à 01h01 le 06/10/2008
      • Internaute 24447

      Votre calcul est pompé sur celui des quelques pékins qui ont manifesté ce WE derrière la bannière de VGE, grand visionnaire scientifique (les avions renifleurs) et fleuron de la protection de l’environnement...

      Quelques remarques :

      1/ Il y a de nombreuses pistes possibles pour stocker l’énergie issue des éoliennes de manière « douce » : création d’hydrogène, d’air comprimé ou remontée d’eau :
      Lien

      2/ les centrales nucléaires sont très loin d’être en fonctionnement à plein temps : il y a les périodes de maintenance, les changements de combustibles et les pannes diverses.

      3/ Votre calcul sur le volume des déchets comparé au volume du manteau terrestre est tout simplement ridicule. Je peux vous en faire un du même genre : sans vous connaitre je sais que votre masse corporelle est d’environ 70 kg. Mais si vous ingérez 50 millièmes de mg (5x10^(-8) kg) de plutonium, soit moins d’un milliardième de votre poids, vous êtes mort.

      4/ De toute façon votre lobby nucléaire n’a que peu de temps à vivre. Les réserves d’uranium correspondent à quelques décénies au rythme de consommation actuel, soit probablement moins que les réserves de pétrole. Des durées négligeables devant l’espérance de vie du soleil et même, espérons-le, l’espérance de vie de l’humanité.

      A l’horizon de la fin du siècle nous seront bien obligés de passer à des modes de production de l’énergie qui seront entièrement renouvelables. Ce qui est le cas de l’énergie éolienne, entre autres.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à efji
        menuisier
        • Posté à 10h33 le 06/10/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Tout à fait.

        Il convient de mentionner également la durée de nuisance des déchets (100 000 ans pour le splus violents, non ?).

        Dans 20 000 ans qui saura où ils se trouvent ?

        Pour mémoire, Khéops a aproximativement 4500 ans !

      • fermtag
        fermtag répond à efji
        • Posté à 16h39 le 06/10/2008
        • Internaute 31080

        Désolé, je ne connais pas ces gens et n’aime pas particulièrement VGE : les calculs, je les ai fait hier soir à la calculette et à la va-vite.

        Reponses :
        –––––

         ! / Les rendements sont extrèmement mauvais.
        2/ Heureusement que la redondance est prévue, et elle est encore plus nécessaire pour les éoliennes.
        3/ Pourquoi « ridicule ? 1m³ comparé à 400 millards de m³, ça montre bien que c’est absolument négligeable. Quand au plutonium, c’est une autre problème car les sels de plutonium sont toxiques en eux mêmes par ingestion, indépendamment de toute radioactivité ! Vous voulez aussi comparer la dilution des quelques kilogramme de plutonim par rapport à la masse des océans ? Là, c’est plus ridicule, c’est risible.
        4/ Je ne fais parti d’aucun lobbie, je me contente de réfléchir et d’essayer de faire la différence entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas. Quant à l’épuisement des ressources (uranium), c’est comme le pétrole : elle est extrêmement sous évalué et ont peut en extraire partout (même dans votre jardin environs 3g/m³ en moyenne). C’est juste un problème de prix de revient.
        Les océans en regorgent : ils contiennent environs 3mg d’uranium par m³ d’eau (soit environs 45 milliard de tonnes !) et on sait désormais l’extraire de l’eau, le Rhône en charrie à lui tout seul 29 tonnes/an) . De plus, la nouvelle génération de centrale (EPR) consomme 40 à 50% de moins de carburant pour une production 30 à 30% de plus. L’épuisement des énergie fossiles n’est pas à notre portée, mais juste un fantasme écolo-écologiste (on peut être écolo sans être anti nucléaire).

        Aujourd’hui, je suis désolé, j’ai bien cherché, il n’existe pas d’énergie renouvelable crédible pour la production énergétique d’un pays. J’en suis le prmier désolé et je m’en inquiète : nous avons pris beaucoup de retard... de part les réactions politiques face au anti-nucléaires !

        Quoique le nucléaire pourrait faire partie des énergie renouvellables en grosse partie si l’on avait pas abandonné le développement de centrales du type Super-Pœnix à l’époque...

        Les piste les plus prometteuse dans les 100 à 200 ans à venir sont clairement dans les réacteurs à fusion.

        Conclusions
        –––––-

        Pour en revenir aux éoliennes :

        1/ ce n’est pas crédible
        2/ puiser l’énergie à haute dose dans les vents implique une certitude de perturbations climatiques
        3/ les oiseaux détestent et j’aime bien les oiseaux
        4/ on a pris beaucoup de retard dans l’exploitation du nucléaire, dont les ressource ne sont pas en danger et il nous faut mettre les bouchées doubles pour assurer dans les 40 ans qui viennent notre survie énergétique
        5/ se voiler la face et rejeter en bloc la simple réalité et le bon sens relève de la politique de l’autruche

         
        • efji
          efji répond à fermtag
          • Posté à 17h37 le 06/10/2008
          • Internaute 24447

          On peut répondre point par point.

          Je ne reviendrai pas sur votre calcul concernant les déchets. Vous avez oublié de m’expliquer comment on pourrait garantir la sécurité de tonnes de déchets hautement radioactifs pour les quelques millénaires à venir (imaginez que Ramsès II vous ait légué une petite décharge nucléaire).

          Je peux répondre point par point, mais je vais me restreindre à ce qui me fait le plus bondir :

          « Les piste les plus prometteuse dans les 100 à 200 ans à venir sont clairement dans les réacteurs à fusion. »
          Il faut avouer que le lobby des physiciens nucléaires est très habile. Il a réussi en quelques années à se faire payer un accélérateur géant pour trouver un boson (le LHC) et à faire croire qu’un réacteur à fusion de type Tokamak pouvait fonctionner, à condition d’en construire un à taille réelle.
          Ce qui est extraordinaire c’est la réaction des hommes politiques, qui sont d’habitude réticents à tout plan pluriannuel, pourtant nécessaire dans le domaine de la recherche. Pour ITER, ils se sont mis d’accord sur des sommes fabuleuses avec un horizon temporel très lointain. Tant mieux pour la recherche qui va bénéficier largement de la manne financière. Mais n’attendez pas de faire chauffer votre café avec ITER (discutez avec des physiciens du domaine et vous verrez). De plus, contrairement à ce qui a été vendu aux media, ITER sera loin d’être « propre ». Certes la réaction de fusion donne de l’eau, mais les effets collatéraux sont très polluants.

          Bref la fusion, à horizon visible (100 ans) c’est non.

          Concernant les réacteurs à fission nucléaire, ils ne représentent pour le moment qu’une faible proportion de notre consommation énergétique. Vouloir l’étendre dans le monde serait pure folie. Il est par exemple incroyable que la vente de centrales à la Lybie n’ait pas créé plus de remous dans l’opinion.
          Multiplier les centrales c’est multiplier les risques et la quantité de déchets pour lesquels vous n’avez toujours pas de solution depuis tout à l’heure. A part l’enfouissement. Et c’est vous qui me traitez d’autruche ! ! !

          Sinon je peux vous peindre un tableau idylique d’un futur proche et durable :
          Véhicules (roulants et volant) fonctionnant à l’hydrogène produit par electrolyse dans des petites unités délocalisées. La station service du futur aura quelques éoliennes à axe vertical, des panneaux solaires à haut rendement et une unité de biomasse qui produiront localement l’hydrogène.

          Les habitations n’auront presque pas besoin de chauffage grâce à l’ingéniosité de leur construction. Une bonne partie de l’électricité consommée viendra aussi de petites unités de production locales (solaires et éoliennes).

          Il y aura aussi de plus grosses centrales, solaires, marémotrices ou éoliennes (y compris off-shore).

          Tout ceci existe déjà. Cela suppose une révolution technologique, mais qui n’est pas si importante qu’on pourrait le croire si on la compare à l’avènement de la civilisation du pétrole qui a pris environ 50 ans.

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à efji
            menuisier
            • Posté à 20h30 le 06/10/2008
            • Internaute 29846
              menuisier

            Je suis nettement moins optimiste que vous sur le futur.

            Ceci dit, sur les mirages technologiques que nous vendent les technos du nucléaire, là, je vous suis complètement : Qui se souvient de Super Phénix, de son coût et du flop technologique de nos petits génis ?

            Pour moi, les décisions à prendre ne sont pas d’ordre technologiques (au sens d’en inventer d’autres), mais de comportement et d’économie (batiment à faible consommation, voire positifs). Il faut être raisonable.

            Avec l’énergie, mais aussi avec les matières premières.
            Il nous faut devenir sobres, ou crever dans la misère.

            • Saheyus
              Saheyus répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
              Nightfall, quietly it crept and (...)
              • Posté à 23h21 le 06/10/2008
              • Internaute 28231
                Nightfall, quietly it crept and (...)

              « Pour moi, les décisions à prendre ne sont pas d’ordre technologiques (au sens d’en inventer d’autres), mais de comportement et d’économie (batiment à faible consommation, voire positifs). »

              Et pourquoi pas les deux, mon général ?
              A mon avis, l’un sans l’autre nous mènera forcément vers la ruine. Que ce soient les nouvelles énergies sans la modération, ou la modération sans les nouvelles énergies.

              • Adéménagé le 3 janvier 2011
                • Posté à 08h37 le 07/10/2008
                • Internaute 29846
                  menuisier

                Dans le moyen/long terme : Pourquoi pas.
                Mais à échéance, disons de 20 ans, à mon avis on peut oublier.

                Tout simplement à cause du retard de la recherche à des solutions alternatives au couple infernal pétrole/nucléaire.

                Alors qu’immédiatement on peut sabrer sans douleur dans la consommation d’énergie, via la rénovation des batiments, mise en place de petits réseaux locaux de transport en commun (bus)...

                Ce n’est pas pour vous que je l’écris, mais je me méfie de cette pensée magique qui devant les problèmes se contente d’un appel à de futures techniques à inventer pour résoudre l’équation.
                Il serait temps d’être un peu sâge et de faire avec ce qu’on a : Ce qui est déjà pas mal si les mannes sont réparties à la fois équitablement et intelligemment.

          • fermtag
            fermtag répond à efji
            • Posté à 07h06 le 07/10/2008
            • Internaute 31080

            On voit bien que vous ne maîtrisez pas de tout le sujet : pour obtenir de l’hydrogène, l’électrolyse àle plus mauvais rendement qui soit !

            De bêtises en discours utopiste non-fondé (vous m’avez fait rèver avec votre futur idéaliste, merci), vous rejetté le nucléaire sans aucun fondement.

            Et oui, je le maintient, les centrales à fission sont l’avenir énergétique, qu’elle soit de type tokamak ou autre, car elles ont un excellent rendement (le carburant est présent en énorme quantités et n’est pas trop cher lorsqu’on utilise autre chose que l’électrolyse pour l’extraire) est pas de déchets (très très peu et de demie-vies très courtes).

            Et vous vous enfoncez encore plus, en admettant que l’énergie nucléaire est loin d’être la plus produite : recomptez vos éoliennes !

            Stockage sous forme d’ydrogène par electrolyse : vous perdez 80% d’énergie. Transformation de l’électricité en air comprimé : vous entrez dans le domaine de la termodynamique pure, car comprimer un gaz transforme l’énergie électrique en chaleur.

            Révisez les deux premières loi de la thermodynamique.

            Je me base sur des faits matériel et vous sur des faits subjectifs (donc rêves soit de la poudre de perlimpinpin).

            Quant à ITER, vous n’imaginez même pas (et de très loin) les conséquences théoriques qu’il pourra apporter de notre conception de l’univers et de la matière. Entre autre choses, on a une théorie incomplète (physique quantique) qui pourrait être confirmée ou infirmée (probablement affinée/adaptée, sinon entièrement remise en question). Hors propos, me direz-vous ? Et bien non, on parle toujours d’énergie ! Le fameux « boson de Higgs » qui se ballade à des énergies dont nous n’avons même pas l’idée (rassurez-vous sur les trous noirs, la théorie, même partielle, et le bon sens permettent d’affirmer que le risque n’existe pas. Fantasmez sur d’autres chose plus amusantes...)

            Je sais bien qu’en discuter ici est « cause perdue » car tout le monde se réfugie dans ses préjugé, sont inaptitude à faire des comparaisons d’échelles et ses croyances quasi-dogmatiques basées sur des impression. Sans aucun esprit critique constructif...

            • kk
              kk répond à fermtag
              au vert
              • Posté à 07h46 le 07/10/2008
              • Internaute 13480
                au vert

              « Je sais bien qu’en discuter ici est “ cause perdue ” car tout le monde se réfugie dans ses préjugé, sont inaptitude à faire des comparaisons d’échelles et ses croyances quasi-dogmatiques basées sur des impression. Sans aucun esprit critique constructif… »
              Pour qui parlez-vous ?
              Pour vous peut-être
              - préjugés : oui
              - inaptitude à faire des comparaisons d’échelle : oui
              - croyances quasi dogmatiques : oui
              - basées sur des impressions : oui

              Sans aucun esprit critique constructif : Bingo !

        6 autres commentaires
    • Saheyus
      Saheyus répond à fermtag
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 06h09 le 06/10/2008
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Grattez un peu l’anti-éolien, vous trouverez le pro-nucléaire... J’avais quelques doutes jusqu’à présent, je n’en ai plus guère.
      C’est pitoyable.

      • JIEM 92
        JIEM 92 répond à Saheyus
        • Posté à 10h45 le 06/10/2008
        • Internaute 30614

        Et Giscard n’a-t-il pas été le président qui a lancé le programme des centrales nucléaires en France ?
        Cela dit, il faut veiller à ce que les éoliennes soient à une bonne distance des zones habitées car la gène sonore existe.

         
        • Saheyus
          Saheyus répond à JIEM 92
          Nightfall, quietly it crept and (...)
          • Posté à 18h24 le 06/10/2008
          • Internaute 28231
            Nightfall, quietly it crept and (...)

          Autant je déteste les pro-nucléaire, autant je n’ai rien contre les anti-éoliens, en théorie en tout cas. Je comprend que ça puisse être gênant d’un point de vu sonore et même, pourquoi pas, visuel. C’est pour ça qu’il faut une règlementation ferme concernant le positionnement des éoliennes. Et puis, je pense qu’il y a moyen de réduire le bruit qu’émettent les éoliennes (paraît-il que cela a déjà évolué entre les éoliennes anciennes et récentes).
          En fait, le plus gros problème avec les éoliennes, ce sont les chauves-souris. Et je ne plaisante qu’à moitié.

          • kk
            kk répond à Saheyus
            au vert
            • Posté à 07h48 le 07/10/2008
            • Internaute 13480
              au vert

            « une réglementation ferme concernant le positionnement des éoliennes »
            Je ne suis pas du tout spécialiste mais il me semble plus judicieux de les positionner plutôt en fonction des couloirs de vent.

        2 autres commentaires
      • fermtag
        fermtag répond à Saheyus
        • Posté à 16h44 le 06/10/2008
        • Internaute 31080

        Vous avez une autre solution ? Un peu plus crédible ? J’achète !

        Au fait, qu’est-ce qui est « pitoyable » ? D’être réaliste ?

         
        • Saheyus
          Saheyus répond à fermtag
          Nightfall, quietly it crept and (...)
          • Posté à 18h15 le 06/10/2008
          • Internaute 28231
            Nightfall, quietly it crept and (...)

          Géothermie + éolien + énergie marémotrice + hydraulique + énergie solaire + bois (enfin non, on en utilise déjà trop)

          Bref, tout ce qui nous vient en droite ligne du Big-Bang, du Soleil et de ses effets comme la rotation de la Terre. Une énergie inépuisable et non-polluante, l’unique problème qui se pose est celui de sa bonne exploitation : bon rendement et bonne intégration dans l’environnement.
          La logique du nucléaire est semblable à celle du pétrole, on produit en masse, et on règle plus tard des problèmes apparemment mineurs au début, et finalement catastrophique. Utiliser le nucléaire de façon massive, autrement que comme une énergie de transition, revient à un suicide collectif. Les énergies renouvelables, elles, nous mettent directement face à leurs propres défaut. Le nucléaire, lui, comme le pétrole et le charbon se terrent dans leurs usines et nous rongent en toute discrétion. Et c’est bien là notre erreur.

          Il faut admettre que nous consommons trop pour notre propre bien-être, et les énergies renouvelables ont la fâcheuse tendance de nous le rappeler. Quand j’entends un pitre quelconque me sortir « Pour alimenter la France, il faudrait couvrir X fois sa surface de panneaux solaires / d’éoliennes / de champs pour biocarburants / etc », l’idée qui me vient à l’esprit n’est pas « Il faut donc tout arrêter et bouffer du fossile jusqu’à l’indigestion et la désertification de la planète ».
          L’idée qui me vient à l’esprit ressemble plutôt à ceci : « En premier lieu, il faut naturellement combiner les énergies renouvelables, croire qu’une seule énergie peut faire tourner le monde est une grave erreur ; vouloir faire croire que c’est possible, ou que certains écologistes le souhaitent, est en plus un mensonge éhonté. En outre, il faut espérer que les recherches permettront d’améliorer la rentabilité de ces énergies, ou de les rendre plus commodes pour l’humanité et l’environnement, et donc utilisable de façon plus répandue. On me demandera alors, et c’est fort naturel, que faire en attendant, donc, puisque les énergies renouvelables ne suffisent pas à notre consommation ? Et c’est la question la plus importante. »

          Le problème, ce n’est pas l’énergie. On peut toujours la développer, on peut toujours en trouver de nouvelles. Le problème, c’est nous, notre société, la glorieuse société de consommation. Au lieu de suivre un rythme normal de croissance, nous avons joué la carte des énergies fossiles, charbon, puis pétrole, et maintenant uranium, en pensant naïvement qu’elles étaient inépuisables. Le pire étant que les pays pauvres n’en verront même pas la couleur qu’elles seront déjà épuisées.
          Il faut se résoudre à surveiller sa consommation, et pas seulement nous, citoyens, mais d’abord et avant tout les entreprises, et la plus grosse d’entre elles, à savoir l’Etat. Mais tant qu’aucun signal valable ne sera donné, tant que nos gouvernants s’accrocheront comme des sangsues sur la sacro-sainte croissance au détriment de la qualité de vie, il n’est rien à espérer. Mais dans une réalité utopique, il faudrait construire des villes de taille moyenne et auto-suffisantes (plutôt que d’énormes agglomérations), réduire les exportations et importations (qui sont souvent un gâchis considérable d’énergie), augmenter l’importance des transports en commun (et les rendre gratuits de préférence), produire des objets moins consommateurs (lampes, ordis, équipements ménagers...) et en évitant les matériaux polluants naturellement, réduire notre consommation notamment de viandes et notre utilisation d’engrais, et j’en passe.

          Tout ceci n’implique pas forcément à mes yeux une décroissance, même si ce ne serait pas nécessairement un mal si elle était voulue. Mais en l’état, une croissance nulle, une amélioration de la qualité de la production et des produits, une réduction de la consommation d’énergie et une meilleure répartition des richesses serait un tableau bien plus agréable à mes yeux que la poursuite de notre système productiviste dans un mode radioactif. Jusqu’à l’explosion finale.

          Je pense mon raisonnement plus réaliste que le vôtre, et c’est bien là tout le drame.

        1 autres commentaires
  • Servais-Jean
    • Posté à 07h57 le 06/10/2008
    • Internaute 4591
      43

    C’est pourtant vachement bien les éoliennes et en plus ça attire les capitaux étrangers.
    En forçant EDF à acheter le courant produit par ces moulins à vent trois ou quatre fois le prix de revient chez EDF, l’état français fait un gros gros cadeau aux investisseurs étrangers qui se bousculent au portillon car chez eux le courant est acheté au prix du marché. La France devient un eldorado pour tous ces bons pères de famille et en plus ils sont contents parce qu’ils ne défigurent pas leurs paysages à eux.
    Et pour mieux faire passer la pilule ils graissent un peu les pattes des maires avec quelque menue monnaie.
    Et il se trouve encore quelques farçeurs qui y croient.

    • leconcombrevert
      leconcombrevert répond à Servais-Jean
      La vraie vérité > : -))
      • Posté à 11h38 le 06/10/2008
      • Internaute 8843
        La vraie vérité > : -))

      Parce que, franchement, vous pensez que les maires des communes « nucléarisées » oeuvrent pour l’amour de dieu ? Pfffff.

      D’ailleurs, ce n’est pas vrai que « les autres pays » rémunèrent l’électricité produite par les éoliènnes au prix du marché.

      Et, petit hic pour le nucléaire : Ou diable avez vous vu un marché de l’énergie nucléaire ?

      C’est meme la source d’énergie la plus lourdement et la plus durablement financée par les fisces du monde entier, notamment en France et en Allemagne.

      Vous croyez sincèrement que le prix de l’électricité en France, qui est ridiculement bas par rapport à d’autres pays, est un prix du marché ? ? ?

      Vous croyez en le Père No€l aussi ? : -(

      • Servais-Jean
        • Posté à 22h13 le 06/10/2008
        • Internaute 4591
          43

        C’était pas la peine de préciser que le concombre est vert, on voit bien qu’il est pas mûr.
        -Les maires de communes « nucléarisées » n’ont jamais touché un centime pour laisser implanter une centrale sur leur commune.
        -Si vous avez des doutes sur un éventuel prix du marché je vous conseille de relire l’article ou peut-être même tout simplement de le lire.

        Si vous ne savez pas quoi dire pour vous mettre en évidence, allez donc voir ailleurs vous y trouverez certainement quelques coqs dans votre genre.

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à Servais-Jean
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 23h03 le 06/10/2008
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          Merci, je suis une poule à la recherche d’un coq - ça se trouve en France ?

        • kk
          kk répond à Servais-Jean
          au vert
          • Posté à 07h55 le 07/10/2008
          • Internaute 13480
            au vert

          si le concombre est vert, c’est de rage.
          Si les maires des communes n’ont probablement jamamis touché un centime pour laisser implanter une centrale nucléaire, la taxe professionnelle récoltée est énorme, ça saute aux yeux quand on traverse une ville ou un village avec centrale.
          Les centrales nucléaires sont d’un plus gros rapport pour une commune que quelques éoliennes.
          Quant à votre insulte finale ... elle donne toute sa valeur à votre propos
          Bonjour Concombre

          • Thorgal46
            Thorgal46 répond à kk
            Informaticien dans le Lot
            • Posté à 09h14 le 07/10/2008
            • Internaute 4302
              Informaticien dans le Lot

            Bonjour bienheureuse Campagnarde,

            Après qqs jours d’absence, c’est avec grand plaisir que je rejoins notre Rue.
            Tout en gardant votre anonymat, me préciseriez vous dans quel coin de l’hexagone se situe votre lumineuse campagne ?

          • Servais-Jean
            Servais-Jean répond à kk
            43
            • Posté à 14h29 le 07/10/2008
            • Internaute 4591
              43

            La taxe professionnelle est payée par toutes les entreprises, sauf par les éoliennes.
            Ne trouvez vous pas qu’il y a là quelque chose d’anormal.
            Et que pense le consommateur de l’augmentation des tarifs de l’électricité dûe a cette production écologique, est-il prêt à payer trois fois plus cher ses consommation pour faire plaisir à quelques fonds d’investissements étrangers qui placent chez nous leur argent car c’est l’endroit le plus « rentable » de la planète.
            En forçant EDF à acheter ce courant écologique trois fois plus cher, l’état français pénalise tous les consommteurs.

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à Servais-Jean
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 10h53 le 08/10/2008
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              C’est sûr, les équipements ne payent pas de taxes, ce lot est réservé aus personnes et aux entreprises.

              Vous vous pleignez de voir des fonds d’investissements étrangers profiter de leurs installations en France. Je comprends votre peine, mais alors, pourquoi les fonds d’investissements français les laissent faire ?

              Voilà, l’industrie nucléaire à la pointe de la défense du consommateur ! Nous allons vers un avenir radieux : -))

        5 autres commentaires
  • Atchoom
    Atchoom
    Dessinateur d'études
    • Posté à 08h37 le 06/10/2008
    • Internaute 49693
      Dessinateur d'études

    Je pense que le mieux à faire pour choisir, c’est de regarder vers le futur :

    -le nucléaire a une durée de vie, quelques décennies après il n’y aura plus d’uranium. déjà je pense que le choix est fait. si on ne veux pas se retrouver dans 40ans avec plein de centrale nucléaire partout qui ne servent plus à rien mais qu’il faut démonter je pense qu’il faut arrêter les frais et passer à autre chose ! !

    -Énergie renouvelable tel l’éolien ou le solaire, le plus gros problème à l’heure actuel est le stockage de l’énergie, on retrouve le même problème sur les voitures électriques, mais la science à ce niveau fais d’immense progrès, et je pense que ça s’améliorera assez rapidement.
    La chose à faire serait de faire se développer le solaire et l’éolien chez le particulier, c’est sur son toit ou son terrain que l’on pourra créer de l’énergie, si chacun cré un minimum (rien que pour le chauffe eau et la chaudière), ce sera un grand pas dans la consommation.

  • adaunis
    • Posté à 10h26 le 06/10/2008
    • Internaute 4255

    Ceci est l’image d’un moulin qui ne brasse pas de l’air mais peut servir pour les oeufs durs, et les « légumes » actuels !

    Parce que, je pense qu’à force de faire du vent, de l’air, du bruit, on s’empale !
    Du rejet inconscient et perfide des résidus indestructibles de l’uranium, on se fout, puisque ce n’est pas nous qui en pâtirons directement.

    Au stade où en est la planète, entre les « bruits de bottes », et la menace permanente (à s’arracher les cheveux) de crash économique, l’argument que c’est nos enfants qui vont souffrir, ne devient pertinent que si on se bouge les « fesses », et en essayant d’acquérir un minimum de connaissances et d’ouverture d’esprit sur « l’énergie », « les systèmes de captation alternatifs », les avantages, inconvénients et tuti quanti !
    Est ce votre cas ?

    Ok, c’est comme moi, un peu beaucoup, pas du tout ! On « n’effeuille » rapidement que l’évidence, et on « pétale » dans la choucroute !
    « On ne nous dit pas tout ! » (marque déposée).

    Personnellement, j’aime les moulins, quel qu’ils soient, leur formes et l’ utilité qu’il ont, à l’origine.
    Ça ne « mange pas de pain » de le dire, n’est ce pas, pour nous tous qui n’avons plus de « blé » !
    J’adore Cervantés, et son héros Don Quichote !

    Ah ! après combien de chimères, courrons nous tous et toutes, n’est pas mesdemoiselles et gente dames !

    C’est beau un moulin, et pour séparer le bon grain de l’ivraie, je crois que ces querelles sur l’éolien, juste pour recentrer le débat, cachent encore quelque chose de malpropre, des intérêts particuliers et trans-frontaliers, des idées malsaines nées dans des « crânes d’œuf », (je n’ai cité personne), polis mais peu techniciens !

    Bref, ce matin, je me porte « pâle » !

    • leconcombrevert
      leconcombrevert répond à adaunis
      La vraie vérité > : -))
      • Posté à 11h37 le 06/10/2008
      • Internaute 8843
        La vraie vérité > : -))

      Ah, adaunis, je t’aime : -))

  • Antinuke
    • Posté à 10h27 le 06/10/2008
    • Internaute 3507

    Ce que cache (mal) cet article.

    M Bridier, de façon parfaitement écoeurante, tente de mettre les pro-charbon et les antinucléaires dans le même sac.

    Il se trouve que les pronucléaires prétendent soigner la peste (co2) avec le choléra (nucléaire).

    Mais les antinucléaires sont vrailent clean, eux : Lien

    Ni peste ni choléra.

    • BrunoC
      BrunoC répond à Antinuke
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 10h39 le 06/10/2008
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      Non, il fait juste une analyse historique, qui certes peut ne pas plaire aux écologistes allemands mais doit être faite. Les Grunes ont gagné la bataille du nucléaire mais perdu celle de l’énergie propre. Il y a une leçon à tirer.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à BrunoC
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 11h35 le 06/10/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Non, Bruno, parce que les Grünen ne sont pas dupes. Ils ne se sont pas contentés de se battre pour les énergies renouvables et contre le nucléaire mais aussi pour des mesures efficaces pour reduire les besoins en énergie notamment dans le secteur immobilier. Et à moyen-terme le parc immobilier allemand sera dominé par les maisons qui n’auront plus besoin de chauffage (ca existe, meme dans les contrées froides et humides ! !), et de moins en moins d’électricité (panneaux solaires ...).

        Pour en savoir plus, faites quelques recherches avec les mots clés :

        Conservation énergie ; Maison solaire ; Bâtiment basse énergie ; Système passif ; Stockage saisonnier

        Bonne journée

         
        • BrunoC
          BrunoC répond à leconcombrevert
          ( ° ) ( ° )
          • Posté à 13h54 le 06/10/2008
          • Internaute 49016
            ( ° ) ( ° )

          Mais la question n’est pas de savoir s’ils sont dupes ou pas.
          L’auteur analyse juste l’alliance de circonstance entre le SPD et les Verts contre le nucléaire qui a mené à la situation actuelle. On peut faire cette analyse sans faire la confusion anti-nucléaire / pro-charbon.
          Cette analyse historique serait bénéfique aux Verts. Il en découle que le programme écologiste ne souffre pas les alliances et les compromissions, ce qui est la marque de la cohérence d’ensemble. Reprendre une mesure (l’abandon du nucléaire) sans les autres est contre-productif, et c’est malheureusement le lot de la politique mécano actuelle.

          • leconcombrevert
            leconcombrevert répond à BrunoC
            La vraie vérité > : -))
            • Posté à 13h54 le 06/10/2008
            • Internaute 8843
              La vraie vérité > : -))

            Sauf que je ne pense pas qu’ils aient perdu la bataille pour l’énergie propre.

            D’accepter les centrales au charbon ne fut qu’une étappe qui prenait en compte des considérations sociales (sauvegarde des emplois dans la Ruhr), écologiques (à court terme : choix entre deux maux, préférence pour la pollution en Co2 plutot que celle d’accepter l’investissement lourd dans le renouvellement du parc nucléaire,et l’établissement définitif de centres de stockage et de retraitement des déchets nucléaires), considérations « sociétales » : Le nucléaire demande un état « sécuritaire », et visée anti-monopoles : le non-nucléaire se concoit plus facilement de facon décentralisée, communalisé.

        • El Niño
          • Posté à 13h55 le 06/10/2008
          • Internaute 17512

          Le concombre : je suis constructeur de maison passive en France, je connais donc bien (très bien même...) la faisabilité de ce type de construction, mais pour moi le panneau solaire, ce n’est pas l’avenir. tout simplement parce que ça autorise les gens à consommer plus d’électricité (ça s’appelle l’effet rebond, que l’on peut très bien appliquer à la maison passive). Tous ces beaux projets ne mèneront à rien si on entre pas en décroissance. Alors voilà, avant de crier au loup, cessons de consommer (moins de télé, d’ordinateurs connectés au réseau, moins de viande, etc.) et après on pourra reparler des énergies renouvelables comme seules solution... Vos éoliennes ne marcheront pas, c’est une leurre, au même titre que la voiture « propre »...

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