Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

Rémunération des patrons : une loi est indispensable

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 06/10/2008 à 17h07

Alors que la crise financière prenait des proportions de plus en plus inquiétantes, Nicolas Sarkozy a violemment dénoncé les parachutes dorés des grands patrons dans son discours économique jeudi dernier. Sans surprise !

Car ces dernières années, l’annonce des indemnités considérables reçues par un dirigeant à son départ a régulièrement (Bernard de Carrefour, Zacharias de Vinci…) provoqué scandale public, indignation politique et promesse d’intervention vigoureuse pour contrôler ce genre de pratique. Sans suite…

Le problème des parachutes dorés pose la question plus large de la rémunération des dirigeants (salaires, primes, stock-options, parachutes, retraite chapeau…). Compte-tenu des sommes en jeu, le sujet est souvent abordé sous l’angle, de la morale, de la justice, du niveau « acceptable » d’inégalités (comme la préconisation de Ford si souvent citée d’un ratio maximum de 40-50 entre salaire d’ouvrier et de patron).

Comment évaluer la pertinence de sommes irréelles pour le plus grand nombre ?

Mais une lecture strictement économique peut aussi s’avérer très utile pour poser le problème, juger de l’efficacité ou non de ce qui existe, et proposer des solutions alternatives. Notons d’abord qu’il y a peu à dire sur le niveau absolu de la rémunération d’un dirigeant de grande entreprise, sinon pour observer qu’elle est souvent considérable et que donc les conseils d’administration sont prêts à payer de tels montants.

Difficile de comparer cinq, douze ou trente millions d’euros annuels -des sommes irréelles pour le plus grand monde-, ou de juger de leur pertinence en termes de travail fourni, d’expérience, de valeur personnelle. Comme d’ailleurs pour un champion sportif, un chanteur ou un acteur !

Par contre, deux arguments économiques peuvent être avancés pour justifier les salaires élevés des grands patrons. D’une part, le risque : ils peuvent potentiellement être congédiés du jour au lendemain par leur conseil d’administration.

D’autre part, leur niveau de responsabilité associée à des prises de décisions concernant des activités se chiffrant en dizaine de milliards d’euros, souvent cotées en bourse et impliquant des milliers d’employés, fournisseurs, clients… Prise de risque et exigence de résultats semblent ainsi des bases économiquement logiques pour fonder une rémunération élevée.

Le scandale de l’absence de risque conjuguée aux résultats catastrophiques

Mais la pratique est malheureusement bien éloignée de ces principes vertueux. Dans certains cas, on observe même des paradoxes scandaleux où absence manifeste de toute prise de risque et résultats catastrophiques sont récompensés par des salaires en hausse et des pluies de stock option.

L’étude réalisée par Booz Allen Hamilton sur les 2500 plus grandes entreprises cotées en bourse de 1995 à 2007 offre un intéressant éclairage quantitatif sur ce sujet. Dans cet échantillon, le risque de départ de dirigeant pour mauvais résultats ou désaccord avec son conseil d’administration s’élève en 2007 à seulement 4,2%, soit la moyenne des années 1990.

En se concentrant sur les entreprises ayant eu des résultats boursiers significativement en dessous de la moyenne, les auteurs ont calculé que la probabilité pour un dirigeant d’être démis pour mauvaises performances n’était que de 2,1% !

De même, l’idée commune d’une instabilité croissante du dirigeant soumis à une pression de résultats de plus en plus intense (donc d’un risque élevé justifiant une rémunération compensatrice) est battue en brèche par les faits : la durée moyenne du mandat d’un dirigeant quittant son poste en 2007 est de six ans, la même qu’en 1995 ou qu’en moyenne sur les douze années considérées. Voici pour le risque.

Quant aux responsabilités, on attend d’un dirigeant qu’il assume entièrement et personnellement d’éventuelles erreurs de gestion, afin que leurs conséquences ne retombent pas à long terme sur l’entreprise. Il faut pour cela considérer sérieusement celle-ci comme une entité autonome, dont la réputation, la marque, le nom doivent pouvoir survivre aux défaillances humaines de ses dirigeants.

Ainsi, lorsqu’un président de banque déclare qu’il ne peut savoir tout ce qui se passe dans sa salle de marché et les éventuelles déviances de ses traders, il oublie précisément ce qui justifie son extraordinaire niveau de salaire. Peu importe qu’il sache ou pas, ce n’est pas une question de bonne foi mais de responsabilité. Et sa responsabilité est de prendre sur lui toutes les fautes commises sous sa direction, de façon à ce que la méfiance, l’inquiétude, les doutes suscités par ces erreurs s’effacent largement avec son départ et ne s’appliquent pas durablement à l’entreprise dans ses relations futures avec ses clients, ses fournisseurs, ses concurrents.

Des décisions des conseils d’administration à une intervention publique ?

Alors que faire ? Beaucoup avancent que c’est le rôle des conseils d’administration de contrôler les dirigeants, décider de leur rémunération, les congédier en cas de mauvais résultats. S’il y a dérive, ce serait que les conseils d’administration ne sont pas assez puissants ou efficaces. Il faudrait donc en priorité les améliorer.

Les chiffres ci-dessus montrent qu’on en est encore très loin. Malgré les bonnes intentions de la loi dite NRE (nouvelles régulations économiques) de 2001, les améliorations restent très cosmétiques. La racine du problème est une question économique bien conne, dite relation d’agence : la relation entre les actionnaires et le dirigeant est marquée par de fortes asymétries d’informations au profit du dernier.

Celui-ci en saura toujours beaucoup plus sur ce qui se passe réellement, les options possibles, ce qui est possible ou non dans l’entreprise, et pourra utiliser ce savoir supérieur pour obtenir l’aval du conseil sur les décisions qu’il privilégie. Il est bien sûr souhaitable d’améliorer l’efficacité du conseil, son indépendance, l’accès aux informations, ses moyens d’investigation, mais les asymétries d’information ne pourront jamais être complètement gommées.

Reste alors, dans une lecture économique, trois outils possibles pour obliger le dirigeant à se comporter de façon efficace : la concurrence, la réputation, l’intervention publique.

En raison du poids persistants des corps et le mélange public/privé des carrières dirigeantes dans notre pays, les deux premiers ne peuvent jouer pleinement leur rôle. La concurrence reste très limitée (peu de dirigeants d’origine étrangère ou simplement extérieure aux grands corps de l’Etat, X, Ponts, Finances…) et les effets de réputation amoindris par le recyclage au sein des corps.

Pour ces raisons, ne reste, d’un strict point de vue économique, que l’intervention publique et l’introduction d’un dispositif de régulation et de contrôle des rémunérations des dirigeants. Il est souhaitable que cela soit mené au niveau européen, pour éviter de recréer d’inutiles et contreproductives différences sur cet aspect entre les pays membres.

Lire aussi : CEO Succession 2007 : The Performance Paradox - Karlsson P-O., Neilson G., Webster J. (2008) - strategy+business, n° 51, 2008.

  • 8726 visites
  • 74 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • napakatbrax
    • Posté à 17h26 le 06/10/2008
    • Internaute 23966

    Une loi existe déjà... elle s’appelle TEPA...

    Loi (TEPA) n° 2007-1223 du 21 août 2007, article 17 : « Sont interdits les éléments de rémunération, indemnités et avantages dont le bénéfice n’est pas subordonné au respect de conditions liées aux performances du bénéficiaire ».

    Elle était censée supprimer les parachutes dorés abusifs.

    Et depuis ? Patricia Russo et Serge Tchuruk sont passés par là... comme 51 de leurs collègues selon une étude du Monde portant sur les 5 premiers mois de 2008... Génial !

    Lien

    ...

    • Mr_Quiconque
      • Posté à 19h36 le 06/10/2008
      • Internaute 53003

      Il ne faut pas supprimer les parachutes dorés, mais non, ce n’est pas bon de niveler par le bas. Au contraire il faut étendre cette mesure à tous les salariés licenciés ou précaires intérimaires en fin de mission.

      • Vê
        répond à Mr_Quiconque
        Le Passeur de mondes.
        • Posté à 19h42 le 06/10/2008
        • Internaute 12430
          Le Passeur de mondes.

        Cet homme est dangereux :

        Lien

    • The Coolcat
      The Coolcat répond à napakatbrax
      catastrophé depuis l'election (...)
      • Posté à 22h00 le 06/10/2008
      • Internaute 25895
        catastrophé depuis l'election (...)

      J’ACCUSE

      JUSTICE
      Dépénalisation du droit des affaires :
      Sarkozy crée la polémique
      NOUVELOBS.COM | 22.06.2008 | 22 : 19
      Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi devant le Medef vouloir « mettre un terme » à la pénalisation du droit des affaires. Les syndicats de magistrats s’inquiètent.

      Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot (Sipa)
      Les syndicats de magistrats se sont vivement émus des propos de Nicolas Sarkozy devant le Medef jeudi 30 août, le président affirmant vouloir « mettre un terme » à la pénalisation du droit des affaires.
      « La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme », a déclaré le chef de l’Etat, lors de l’université d’été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines).
      Nicolas Sarkozy a dit vouloir « rendre aux Français le goût du risque » et « le goût d’entreprendre » mais « comment y parvenir si au risque financier s’ajoute systématiquement le risque pénal ? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison ? »
      Déplorant que « tant et tant de contentieux qui pourraient être réglés au civil (...) viennent embarrasser nos juridictions correctionnelles et notre droit pénal », le président a annoncé que la ministre de la Justice Rachida Dati ferait « très rapidement des propositions ».

      SARKOZY DEMISSION ! ! ! ! !

  • Kipple
    Kipple
    Exilé
    • Posté à 17h26 le 06/10/2008
    • Internaute 49880
      Exilé

    « Par contre, deux arguments économiques peuvent être avancés pour justifier les salaires élevés des grands patrons. D’une part, le risque : ils peuvent potentiellement être congédiés du jour au lendemain par leur conseil d’administration.

    D’autre part, leur niveau de responsabilité associée à des prises de décisions concernant des activités se chiffrant en dizaine de milliards d’euros, souvent cotées en bourse et impliquant des milliers d’employés, fournisseurs, clients… Prise de risque et exigence de résultats semblent ainsi des bases économiquement logiques pour fonder une rémunération élevée. »

    Vrai. Il faut retenir, au delà de la diabolisation quotidienne, que ces personnes sont des milliers d’Atlas qui portent beaucoup de choses sur les épaules. Je sais que cela va susciter beaucoup de réactions notamment « Oui mais un ouvrier qui travaille 12 heures par jours pour peanuts... » MAIS c’est vrai que les « grands patrons » bossent beaucoup, sacrifient souvent une vie familiale, sont au téléphone H24, passent 25% de leur temps dans l’avion, et après tout, ne l’oublions pas, sont très très qualifiés (de manière générale).

    La où il faut nuancer, c’est que vous insistez un peu trop sur la régulation. Deux choses à retenir : premièrement, les « parachutes dorés » ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan face aux milliards qui transitent dans le marché quotidiennement. Deuxièmement, la tendance à la régulation systématique paralyse le marché. Le principe même du marché, dans ses bases les plus solides, est le libre-échange et l’autorégulation.
    Après sans tomber dans l’extrême, il faut avoir évidemment quelques règles pour s’assurer du bon fonctionnement. Mais il faut retenir que réguler ne rend pas le marché plus « humain » ou « égalitaire », mais limite sa marge de manoeuvre et la prospérité des entreprises (et donc du salarié, au bout du compte). Les fruits du libre-échange ne sont intéressants que lorsque le marché est vraiment libre.

    On critiquera autant qu’on voudrait le marché, mais nous l’acceptons avec ses avantages et ses défauts, et non un seul de ses aspects.

    • Carmagnole
      Carmagnole répond à Kipple
      retraité de l'Education (...)
      • Posté à 18h10 le 06/10/2008
      • Internaute 44234
        retraité de l'Education (...)

      Alors que nous vivons une des plus grandes crises du capitalisme invoquer comme solution « l’autorégulation »...quel cynisme ! ! !
      Je vous recommande la lecture du livre de M.Friedman ,porte -étendard du capitalisme,intitulé : « Capitalism and Freedom » ; il a le mérite d’être sans langue de bois et d’appeler un chat un chat.
      page 133 il écrit : « L’opinion selon laquelle les dirigeants des compagnies auraient une responsabilité sociale autre que celle de SERVIR LES INTERETS DES ACTIONNAIRES dénote une méprise FONDAMENTALE DE LA NATURE ET DES CARACTERISTIQUES DE LA LIBRE ENTREPRISE ET DU LIBRE MARCHE.Dans cette économie,l’entreprise n’a qu’une SEULE ET UNIQUE RESPONSABILITE... accroitre ses profits.Parmi les nouvelles modes,rares sont celles qui pourraient miner si radicalement les FONDEMENTS DE NOTRE SOCIETE LIBRE que l’ACCEPTATION PAR LES PATRONS DES COMPAGNIES D’UNE RESPONSABILITE SOCIALE AUTRE QUE CELLE DE FAIRE LE PLUS D’ARGENT POSSIBLE POUR LEURS ACTIONNAIRES. »

      Quand à G.Soros,grand financier américain,à la question : « Le capitalisme est -il réformable ? » il a répondu : « Je ne crois pas trop à l’éthique des entreprises ; ON NE PEUT PAS LEUR DEMANDER DE SE DENATURER. »
      Je terminerai par une citation de T.Roosevelt,président des E.U.de 1900 à 1908 ;
      « La limitation du pouvoir gouvernemental signifie la REDUCTION EN ESCLAVAGE DU PEUPLE PAR LES GRANDES COMPAGNIES. »

      • Kipple
        Kipple répond à Carmagnole
        Exilé
        • Posté à 19h08 le 06/10/2008
        • Internaute 49880
          Exilé

        Crise ? Quelle crise ?

        Votre banque a fait faillite ? Les médias nous bombardent avec cette pseudo-crise alors qu’au fond, ce n’est qu’une phase de manque de liquidités, et en aucun cas la « fin » du capitalisme tel qu’on le connaît. Vous n’êtes pas devenus soudainement plus pauvre, on n’assiste pas à des licenciements en masse, arrêtez, on est pas en 1929.

         
        • jpbe
          jpbe répond à Kipple
          • Posté à 22h52 le 06/10/2008
          • Internaute 41264

          Kipple a écrit : « Vous n’êtes pas devenus soudainement plus pauvre, on n’assiste pas à des licenciements en masse, arrêtez, on est pas en 1929. »

          Non mais ça va venir c’est une évidence et voilà ce que j’écrivais hier (en fait évidemment ce que je crois !) :

          Le système bancaire ne fait que refléter l’état de l’économie réelle donc le sauver ne changera rien : ça le sauvera mais ne changera rien à l’économie. Bref on sauve le système bancaire mais pas l’économique ! C’est une vue à très court terme qui ne fait que repousser la crise donc attendez vous au pire dans les mois et années qui viennent !
          Il va bientôt falloir liquider ses positions en bourse !
          ...................
          Oui sauver la finance c’est fermer les volets d’une maison en feu !

          et vous oubliez une chose : 1929 ne s’est pas passé en une journée ! ! ! ...mais en plusieurs années ; l’économie était un train en train de dérailler aujourd’hui c’est un airbus A380 qui va se crasher...

          Donc n’oubliez pas de liquider vos placements pour les transférer dans des lieux plus sûrs (à découvrir...)
          Et puis quelle chance l’état garantit votre argent ! Qui ne vaudra plus grand-chose d’ici quelque temps ! ...c’est comme garantir des fruits qu’on vous remboursera quand ils seront pourris c’est-à-dire quand ils ne vaudront plus rien sur le marché ! ! ! Et ça marche et ça marchera encore longtemps ! Car les gens sont bêtes, très très bêtes et gobent sans discernement les affirmations et conseils de gens juges et parties...

          Vous pouvez suivre mon conseil qui s’avère SYSTÉMATIQUEMENT exact : il se passe TOUJOURS le contraire de ce qu’affirme ou laisse entendre un ministre ou membre d’un gouvernement !

          Bon courage...

        1 autres commentaires
      • Raoul Toujours là
        Raoul Toujours là répond à Carmagnole
        electron libre
        • Posté à 19h50 le 07/10/2008
        • Internaute 47236
          electron libre

        « retraité de l’Education Nationale »

        J’adore lire Ces ptits fonctionnaires planqués de l’éducation nationale qui n’ont jamais foutu les pieds dans une entreprise, qui ne connaisse rien à l’économie, au marché, aux échanges, qui pour la plupart ont une vision marxiste de l’économie .....qui n’ont aucune ambition, aucune vision, RIEN RIEN, le néant.....

        Oui j’adore les voir déverser des torrents répétitif de haine....J’adore ces ptits gauchistes frustrés qui n’analysent rien, ne comprennent rien : sont des passifs....
        J’adore les voir recracher ces idées et ces propos d’une banalité affligeante...
        Les francais qui souffrent n’ont pas besoin de spécimens comme vous

    • pablico
      pablico répond à Kipple
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h24 le 06/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Si seulement la crise était due aux salaires des patrons, il y aurait longtemps qu’on aurait eu la crise.
      ces salaires, aussi injustes sont un écran de fumée, une tête de turc, une bête expiatoire.
      Ne nous focalisons pas sur ce truc, même si il est exagéré et à réformer.

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à Kipple
      travailleur forcé
      • Posté à 20h39 le 06/10/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      « Les fruits du libre-échange ne sont intéressants que lorsque le marché est vraiment libre. » (Kipple)

      Alors pourquoi essaie-t-on de refiler les fruits pourris aux citoyens ? ? ?

      Laissons le système récolté les fruits de ses aberrations ?

  • clive
    • Posté à 17h30 le 06/10/2008
    • Internaute 27908

    Rémunération des actionnaires : une loi est indispensable.

    • Kipple
      Kipple répond à clive
      Exilé
      • Posté à 17h32 le 06/10/2008
      • Internaute 49880
        Exilé

      Et après on se plaint que les entreprises aient du mal à se financer

  • mgal
    • Posté à 17h34 le 06/10/2008
    • Internaute 29581

    les salaires les plus hauts revus à la baisse ? ? ? perso je m’en moque totalement ! en revanche, augmenter les salaires les plus bas.... ca me semble être autrement plus pertinent !

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à mgal
      travailleur forcé
      • Posté à 20h46 le 06/10/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      « les salaires les plus hauts revus à la baisse “ (mgal)

      A quoi sont utilisés les salaires les plus hauts ?
      A spéculer, à consommer.... ? ?

      ‘augmenter les salaires les plus bas’ (mgal)

      A qui vont servir l’augmentation des salaires les plus bas ?

      A spéculer, à consommer.... ? ?

      Est-ce que les mesures de notre président ont été dans le sens de l’augmentation de la consommation seule garant des emplois ?

  • authueil
    authueil
    authueil.org
    • Posté à 17h38 le 06/10/2008
    • Internaute 32575
      authueil.org

    Il faut arrêter de croire que la loi peut tout et doit tout faire !

    En plus, comme souvent, cette loi existe, mais n’est pas appliquée (peut être d’ailleurs parce que conçue pour l’affichage, pas pour être appliquée).

    • yan
      yan répond à authueil
      loin
      • Posté à 17h52 le 06/10/2008
      • Internaute 9191
        loin

      c’est pourtant par des lois que l’on en est arrivé là.
      Bretton woods, OMC, traité de maastricht, traité de Nice.

      La privatisation de l’ensemble de la société, l’ouverture du flux des capitaux et j’en passe. Tout ceci est possible grâce à des lois. Supprimons ces lois... et les paradis fiscaux qui vont avec !

      Ce n’est qu’un problème de volonté politique... mais il n’existe pas.

      • Mr_Quiconque
        Mr_Quiconque répond à yan
        • Posté à 19h30 le 06/10/2008
        • Internaute 53003

        « La privatisation de l’ensemble de la société »

        Et du vivant, les brevets sur les gênes sont également une privatisation du vivant.

        Monsanto a (va ( ?)) breveter un gêne qui existe déjà chez le porc a l’état naturel. Tous les éleveurs seront susceptibles de leur verser des royalties.

        Lien

    • comcast
      comcast répond à authueil
      simple citoyen
      • Posté à 20h29 le 08/10/2008
      • Internaute 51002
        simple citoyen

      je préfère croire au loi qu’au marché

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h42 le 06/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    PARIS (Reuters) - La présidente du patronat français, Laurence Parisot, a présenté son « code de gouvernement d’entreprise » dans lequel elle préconise notamment la suppression des « parachutes dorés ».

    -Bon sang, mais nos super cerveaux gluants ne vont pas être contents du tout et ils vont quitter la France en rampant comme des escargots ( berk) ! ! ! ? ?

    - Et ou voulez vous qu’on aillent, abrutis ? on a nous même créé la même merde mondiale globalisée partout !

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à Numerosix
      travailleur forcé
      • Posté à 20h55 le 06/10/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      « Et ou voulez vous qu’on aillent, abrutis ? on a nous même créé la même merde mondiale globalisée partout ! » (Numerosix)

      Ne viennent-ils pas de prouver leur incompétences ?
      Les patrons ne confondent-ils pas leur job à un jeu de monopoli ?
      Achats, ventes, faillites....
      Qui n’a pas jouer à ce Jeu ?
      Nous sommes peut-être capable de faire aussi bien sinon mieux ? ?
      Pourquoi ne limiterions pas l’échelle des salaires de X1 à X5 sur toute la planète ?
      Egalité, Fraternité ne sont-ils pas de mots de notre devise que le monde nous envie ? ? ?

  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 17h46 le 06/10/2008
    • Internaute 9191
      loin

    il nous ment il nous ment
    ....
    y’a trop des belles paroles on veut de vrais changements
    ...
    il nous ment il nous ment
    ....
    en un an on gagne moins que ses frais de déplacements
    ...
    il nous ment il nous ment
    ...
    s’il me donne sont salaire je veux bien ses embêtements
    ...
    il nous ment il nous ment
    ...
    qu’il ajoute son capitale et je prends tous ses tourments
    ...
    il nous ment il nous ment
    ...

    fabulous troubadors
    Lien

    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à yan
      • Posté à 20h01 le 06/10/2008
      • Internaute 53003

      « en un an on gagne moins que ses frais de déplacements »
      –-

      « Atteint de bougeotte aiguë, notre Président a effectué, lors de ses dix premiers mois de la présidence, l’équivalent de cinq tours du monde. Soit trois fois plus que Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac réunis ».

      Source : Ça plane pour Sarkozy
      Lien

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à yan
      travailleur forcé
      • Posté à 20h58 le 06/10/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      il nous ment il nous ment

      qu’il ajoute son capital et je prends tous ses tourments

      il nous ment il nous ment

      qu’il me donne le code de ses comptes dans les paradis fiscaux, je suis prêt à gober ses boniments.

  • alain69
    • Posté à 17h50 le 06/10/2008
    • Internaute 21342

    Après les parachutes dorés, il y aurait à la place la prime à l’entrée en fonction, si j’ai j’ai bien compris les propos de M. PEYNEL de Médiapartà la télé hier.
    Sanofi-Aventis va licencier un millier de personnes, le PDG va s’en irait avec un parachute doré, et le nouveau recevrait, lui, un cadeau de bienvenue pour le remercier d’avoir pris le risque de quitter son ancien job.
    Serions-nous tombés sur la tête ?

    • jabier
      jabier répond à alain69
      consultant dans les Landes
      • Posté à 17h57 le 06/10/2008
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Elle existe déjà « GOLDEN HELLO »

      • dt_ytsejam_dt
        dt_ytsejam_dt répond à jabier
        Frouze en Suisse.
        • Posté à 18h23 le 06/10/2008
        • Internaute 39847
          Frouze en Suisse.

        Plus connu sous le nom de Sign-On Bonus...Totalement imposables et soumis à charges sociales.
        Pas réservés aux dirigeants. Accessibles aux cadres supérieurs dans les secteurs concurrentiels. Je ne vois pas vraiment en quoi ils seraient critiquables puisque répondant à la loi de l’offre et de la demande et basés sur l’appréciation de l’entreprise qui recrute sur les résultats passés du recruté.

         
        • Mr_Quiconque
          • Posté à 13h21 le 07/10/2008
          • Internaute 53003

          Au sein des grandes entreprises cotées en bourse, c’est le capitalisme actionnarial qui fait la pluie et le beau temps.
          Les actionnaires et leurs hommes de mains récompensent les promesses de dividendes avant d’embaucher, et versent des primes en remerciement pour les dividendes perçus. Cela fonctionne très bien à court terme, nul besoin que l’entreprise pérennise son activité, c’est donc en toute logique que dirigeants et actionnaires n’en aient rien à péter du bas de la pyramide, les salariés sont une variable d’ajustement pour toucher plus de dividendes.
          Et si jamais l’entreprise se casse la gueule il suffit de retirer ses billes pour les mettre ailleurs.

          « Comment l’actionnariat a-t-il pris le dessus sur l’économie ?
          Quel remède possible contre cette dictature de la puissance financière ?
          L’économiste dissident Frédéric Lordon, qui publie ce mois-ci un article dans le Monde Diplomatique, se propose de répondre à ces questions en revenant sur la généalogie du pouvoir financier, et en suggérant l’esquisse d’une solution : le SLAM, le Shareholder Limited Authorised Margin, ou, en bon français, la limite de marge actionnariale autorisée ».
          Les explications (qui datent un peu comme quoi le problème ne date pas d’hier) a écouter ici :
          Lien

        1 autres commentaires
  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 17h52 le 06/10/2008
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Soulever ce problème, c’est comme lâcher un os à la meute. Ça fait parler pour ne pas penser aux problèmes essentiels des fondements de la crise. Il n’empêche que je trouve scandaleuses les rémunérations des grands patrons.

    • yan
      yan répond à jabier
      loin
      • Posté à 17h53 le 06/10/2008
      • Internaute 9191
        loin

      tu as raison, ce n’est qu’un grain de sable sur une plage de galets.

    • solstice
      solstice répond à jabier
      pigiste
      • Posté à 09h16 le 07/10/2008
      • Internaute 38451
        pigiste

      « je trouve scandaleuses les rémunérations des grands patrons » > Moi pas, s’ils sont soumis aux mêmes règles que le quidam moyen.

      Oui, la responsabilité de mener une grande entreprise demande, outre des qualités de management, de prospective, de diplomatie... J’en passe et des meilleures : un GROS salaire me semble alors justifié, dans un ratio de 1/50, le un travaillant au bas de l’échelle.

      Ce qui ne va pas, c’est que, hors du chômage pour des raisons économiques, si « un » salope le boulot et que le reste de la chaîne tousse, « un » dégage, et c’est normal : cela s’appelle un licenciement pour faute, et, si elle n’est pas « lourde », « un » aura droit à des indemnités chômage.

      Notre patron (« cinquante »), qu’il gère en pépère, qu’il prenne des risques inconsidérés, que les résultats soient bons ou mauvais, il gicle avec la caisse et c’est là que cela ne colle plus.

      L’indemnité ne devrait pas être accordée par le conseil d’administration (un patron siège dans plusieurs et peut compter sur ce club pour le soutenir) mais par un collège composé de :
      juges du tribunal de commerce
      panel d’actionnaires
      représentants du personnel...

      Une sorte de tribunal des prud’hommes qui estimerait le ratio entre les résultats, le salaire déjà palpé, l’analyse de ce qui a foiré etc.

      Non ?

  • Impots-utiles.com
    Impots-utiles.com
    http://www.impots-utiles.com
    • Posté à 17h57 le 06/10/2008
    • Internaute 35603
      http://www.impots-utiles.com

    Sarkozy a exigé vendredi 3 octobre que le patronat présente « avant mardi » ses propositions de « pratiques acceptables » encadrant la rémunération des dirigeants d’entreprises, et en particulier les parachutes dorés, faute de quoi le gouvernement légiférera, annonce vendredi un communiqué de l’Élysée.

    Lien

  • dt_ytsejam_dt
    dt_ytsejam_dt
    Frouze en Suisse.
    • Posté à 18h15 le 06/10/2008
    • Internaute 39847
      Frouze en Suisse.

    Passionnant sujet que celui de la rémunération des Chefs d’entreprises…ou plutôt devrais-je dire des Chefs de Grandes voir très grandes entreprises…Car bien sur on ne parle pas vraiment ici de la rémunération des patrons de PME ou TPE…Ce postula de base étant posé, la question semble tourner autour de la légitimité de ces rémunérations qui effectivement peuvent atteindre des sommes considérables. Si on considère que ces sommes sont le salaire des patrons, elles sont donc la rémunération versée par leur employeur (en l’occurrence les « propriétaires » de l’entreprise (pour faire simple : actionnaires dans le privé et Etat dans le public) représenté par le Conseil d’Administration en échange du travail fourni par le dit patron. La légitimité de la rémunération peut donc s’apprécier par rapport à ce travail, ou plus exactement par la rencontre entre la somme prête à être accordée par l’employeur au salarié ET la somme prête à être acceptée par ce salarié pour faire le dit travail. Cette approche montre qu’aussitôt s’ajoute le problème de l’offre et de la demande et que, donc le « vivier » des candidats potentiels restant finalement restreint, la demande excède l’offre ce qui tire les prix vers le haut. Le facteur d’attractivité de l’offre à donc son importance. Ensuite, le travail exigé d’un employé s’apprécie en fonction des objectifs que son employeur va lui assigner. Dans le cadre d’un patron ces objectifs devraient tenir, au moins, en la pérennisation de l’entreprise mais dans l’idéal dans le développement de celle-ci.
    Dans le cas d’espèce, l’employeur étant le propriétaire de l’entreprise, il attend que l’entreprise délivre un résultat positif qui sera utilisé soit sous formes de distributions de dividendes (rémunération du capital investi) soit sous forme d’investissement (augmentation de la valeur de l’actif). D’où d’ailleurs l’idée de la rémunération sous forme de stock options (que certaines entreprises accordent à tout ou partie de leur personnel par ailleurs) puisque l’une des conséquences des deux actions citées plus hauts sera l’augmentation de la valeur de l’action. Et donc, à l’instar des commerciaux, les patrons se voient ainsi payé aussi en proportion de leurs résultats. Encore une fois, un système somme toute logique se trouve pervertit par la part d’irrationalité d’une part et l’accroissement de la spéculation d’autre part qui non seulement déconnectent le cours de l’action de la santé réelle de l’entreprise mais surtout privilégient le court terme au moyen/long terme, conduisant les dirigeants à prendre des décisions contraires aux intérêts de l’entreprise à moyen/long terme au profit de décisions visant à la seule surperformance du cours de bourse. Donc plutôt que de vilipender les stocks options, qui seraient dans l’absolue qu’une sorte de rémunération au mérite, peut-être faudrait-il s’attacher à redonner un peu de raison aux marchés et faire en sorte que la valeur boursière de l’entreprise soit plus représentative de ou mieux corrélée à sa valeur intrinsèque.
    Au-delà du cours de bourse, c’est bien dans les Publications Financières de l’entreprise que se trouve l’illustration des résultats de l’entreprise. Dans le Compte de Résultats pour les profits, dans le Bilan pour les Valeurs d’actifs. Pour rebondir sur un des passages de l’article concernant le meilleur accès à l’information pour le dirigeant que pour ses employeurs, le vrai problème repose plutôt sur la qualité des documents financiers fournis. Si l’entreprise est une entreprise cotée, elle doit rendre publics ces documents, l’accès à l’information n’est donc en aucun cas un problème…Mais, les affaires WorldCom et Enron en sont un triste exemple c’est plus la qualité, voir l’exactitude des informations qui posent le problème. La réponse étant donc dans le nécessaire contrôle par des organismes indépendants (les Commissaires aux Comptes) qui garantiront cette exactitude. Encore faut-il définir leur rôles et responsabilité et essayer d’améliorer la transparence, ce qu’on fait les différentes lois type Sarbanes-Oxley ou NRE, et les différentes révisions des normes d’Audit et de Comptabilité (LSF, IFRS, EITF…). Là aussi, la réponse n’est pas tant dans la limitation des rémunérations potentielles des dirigeants que dans la moralisation du marché.
    Ainsi, si le dirigeant obtient une rémunération conforme au marché et directement corrélée à ses résultats, je dirais presque que, peu importe le montant puisque ce dernier sera le prix accepté par son employeur en son âme et conscience. La seule limite à ce postulat étant la constitution actuelle des Conseils d’Administration. En effet, le CA de l’entreprise A est constitué souvent en partie des dirigeants (patrons) des entreprises B, C et E. Le CA de B, comprenant le patron de A, celui de C et celui de F, le CA de C comprenant le patron de A, F et G…on voit alors que les petits arrangements entre amis peuvent se mettre en place puisque ces CA décident de la rémunération des dirigeants.
    Enfin, les parachutes dorés sont bien évidemment un scandale inacceptable car, d’une part, si on considère que la rémunération élevée d’un dirigeant comprend une prime de risque pour précarité de l’emploi il n’est pas de raison pour verser une nouvelle prime sous forme de parachute dorée. Et même, si un CA acceptait le principe d’un parachute doré il est inadmissible que celui-ci puisse s’appliquer en cas d’échec du dirigeant. Qu’un dirigeant puisse être indemnisé pour avoir été débarqué sur la seule volonté du CA alors même qu’il avait plutôt bien dirigé l’entreprise ne me choquerait pas forcement mais ce sont avouons le des cas bien rare puisque en général le CA veut avant tout conserver ce type de dirigeant.
    En conclusion, je ne suis pas choqué par les montants des salaires des dirigeants puisqu’ils sont en fait le prix du marché, pas choqué par les stocks options puisque rémunération au mérite des résultats des dirigeants. Il me parait plus efficace de :
    - veiller à limiter la spéculation sur les valeurs boursières (par exemple en taxant fortement les investissements spéculatifs court terme (achat et vente d’un titre sur une courte période), pour privilégier les investissements réels (conservation du titre sur une longue période de temps)).
    - Veiller à l’amélioration de l’exactitude des informations financières en augmentant les contrôles et en pénalisant les infractions.
    - Veiller à la diversité dans les CA en interdisant les participations croisées, le dirigeant d’une entreprise donnée ne pouvant siéger au CA des entreprises dirigées par un ou des membres de son propre CA.
    Quand aux parachutes dorés…a encadrer d’urgence en les limitant aux seuls dirigeants ayant obtenu des résultats dans les conditions évoquée si dessous (fin de la spéculation / amélioration de la lisibilité des résultats).
    Désolé pour la longueur mais c’est un sujet qui me passionne…

  • john.beullens
    • Posté à 18h18 le 06/10/2008
    • Internaute 11551

    « Est-ce que nous, en France, on veut une limite chiffrée au point tel que ... les meilleurs talents vont partir ailleurs » Je cite Laurence Parisot (journal de 13h de France Inter). La présidente du MEDEF disait d’ailleurs à peu près la même chose, je crois que c’était en avril 2007, en agitant le spectre de tous les « bons » dirigeants se sauvant à l’étranger...
    Une information reçue en décembre 2007 : « un Français de 37 ans, installé aux Pays-Bas depuis 2002 et qui s’y est marié à un homme, s’est en effet vu signifier la déchéance de sa nationalité française en 2007, un an après avoir acquis la néerlandaise “.
    Deux poids deux mesures : ce Français de 27 ans a infiniment plus le droit de rester Français que tel ou tel dirigeant d’entreprise qui quitte son pays uniquement parce que la rémunération est plus élevée ailleurs. A quand la déchéance de la nationalité Française pour ceux qui vont planquer leurs avoirs dans les paradis fiscaux ? A quand la déchéance de la nationalité Française pour un M. De Smet (et combien d’autres dans le même cas !)qui veut s’installer à monte Carlo pour payer moins d’impôts ?
    L’argent n’a pas de patrie...Alors ?

  • zphilou
    • Posté à 18h32 le 06/10/2008
    • Internaute 23395

    Pffftttt....(onomatopée exprimant une profonde lassitude)

    Bref....Un effet dannonce de plus... ! ! On exige un code de bonne conduite de plus... ! ! (c’est comme demandé à Sarkozy de renoncé à son augmentation de 204% pour cause de résultats en non-adéquation avec les promesses du candidat... ! !)

    En attendant, il eut été efficace (par pure pédagogie par l’exemple) d’illustrer cette volonté medefienne en shuntant d’entrée de jeu les parachutes (littéralement indécents) octroyés à la prise de fonction du prochain patron de Sanofi (au 1er décembre)... ! ! ..Juste comme çà..Juste pour répéter « J’ai dit que je le ferai...et je le fais.... ! ! ! »

    Salutations...à même la bassine... ! ! !

  • Triquoise
    Triquoise
    rouge de honte
    • Posté à 18h32 le 06/10/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    Sur les parachutes dorés :

    Le principe même de l’existence d’une enteprise, c’est de faire de l’argent. Lorsqu’elle engage contractuellement des sommes en cas de perte, on appelle cela un acte anormal de gestion.
    Alors ne peut-on pas estimer que ces sommes dues contractuellement, ne le sont QUE parce que l’objectif réel est de « planter » tel ou tel secteur d’activité, pour délocaliser tranquillement, par exemple ? ...

    Sur l’hyper-Jakadi et ses intentions :

    Il ne faut pas rêver, son message est à lire entre les lignes. En clair, les entreprises et leurs dirigeants ont quelques jours pour trouver un autre système (moins voyant) pour rémunérer ses super-cadres mercenaires.

  • Humain
    • Posté à 18h42 le 06/10/2008
    • Internaute 21387

    Ha oui ?

    Et comment fait-on pour les sosciétés basées en Hollande (Air France, Atos Origin etc... ?)

    Arretons de rire...

    Et le sociétés basées aux iles caïmans ?

  • Castoriadis
    Castoriadis
    citoyen
    • Posté à 18h42 le 06/10/2008
    • Internaute 49542
      citoyen

    Vous nous bassinez avec ces idées préformatées ! Le système est bien rodé : quand ça tangue du côté de la morale , on on s’invente des principes dont dont on n’examine pas les fondements.

    Si c’est le risque qui justifie les profits ( drôle de principe à vrai dire, digne de l’économie de casino ) partageons le , et partageons aussi les profits.
    Les responsabilités ? on ne peut repondre au delà de sa propre existence et ceux qui précisément se tuent au travail ne sont pas ceux qu’on croient.

    • SiDi
      SiDi répond à Castoriadis
      En état de choc
      • Posté à 07h04 le 07/10/2008
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Le risque c’est pour nos tronches, avec les licenciements par milliers chaque année, et le profit pour les leurs, avec leurs dividendes qui leur rapportent des milliards. A quand un autre système ?

  • Jaùsep
    • Posté à 19h44 le 06/10/2008
    • Internaute 37396

    Une loi est indispensable pour donner une limite aux citoyens les plus humbles, inaptes à toute éthique sociale, à ignorant toute responsabilité personnelle, tout esprit dépourvu du sens de la vertu, tout homme inculte n’ayant aucun respect de la communauté, du bien social.

    Ce n’est pas le cas de l’ELITE :
    -les SPECULATEURS DU DOMAINE FINANCIER qui mettent en jeu la vie de millions d’hommes, de femmes, d’enfants, qui vont peut-être bientôt mourir dans la plus grande détresse…
    -les PATRONS D’ENTREPRISE, des élites sortis de soi-disant hautes écoles de la France, incapables de mener à bien leur mission, bradant toute notre synergie industrielle, trempant dans des délits d’initiés, et, sans vergogne soutirant d’énormes pactoles de trésorerie pour soutenir leurs échecs.
    -les POLITIQUES, solidaires entre eux, trempant dans des affaires souvent criminelles (sang contaminé), des abus de biens sociaux, des pots de vins de tous les millésimes, des trafics occultes parfois couverts par le secret défense (vente d’armes), une grande dépression de la vertu.
    -Les RELIGIEUX, cachant les plus graves délits dans le secret de la confession, se protégeant mutuellement des plus perverses exactions sexuelles.

    Cette population là est au-dessus des lois, elle ne se revendique d’aucune règle puisque au-dessus de tout soupçon .

    AUJOURD’HUI TOUS CEUX QUI FONT LA MORALE sont des pervers, donneurs de leçons qu’ils sont eux-mêmes incapables de respecter.

    La société active, celle qui travaille plus pour gagner plus de misère, celle qui n’aura plus bientôt de quoi bouffer, il est temps qu’elle réagisse.

    Va bien falloir qu’elle arrête de croire les discours débiles qui soutiennent que la croissance faut la chercher avec les dents, que la crise est derrière nous, que nos banques sont solides… Il va falloir que ces gens arrêtent de nous prendre pour des cons, sinon on finira bien par s’occuper de leur compte.

    Faudra qu’elle se décide à aller chercher le fric dans les poches des abuseurs de toute sorte.
    Le facteur, c’est peut-être un visionnaire quand il parle de révolution.
    La carte judiciaire, va falloir la revoir. Les tribunaux de proximité vont être des tribunaux populaires.

    Le capitalisme est en train d’expirer dans la douleur, dans les bras de ceux-là même qui lui ont donné vie.

    Je sais, certains n’y croient pas encore...
    Ils s’imaginent encore sécurisés par le système. Ils ouïssent toujours avec jubilation la bonne parole prêchée quotidiennement par les gourous de la finance.
    Exsangues, ils n’y croiront jamais ! ...

    Donc pas de loi pour (ou contre) l’ELITE celle qui sait.

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 19h01 le 06/10/2008
    • Internaute 52604
      à croquer

    « ils peuvent potentiellement être congédiés du jour au lendemain par leur conseil d’administration »
    Bin moi ça ne me dérangerait pas d’être congédiée du jour au lendemain par le Conseil d’Administration avec leur salaire (au bout de 6 mois, le plus petit salaire d’un de ces dirigeants représente plus de 5 ans de mon salaire actuel)
    Bref il y a une différence entre être bien payé et être trop payé.

  • millesime
    millesime
    retraité
    • Posté à 19h05 le 06/10/2008
    • Internaute 26299
      retraité

    j’ai écri un article sur mon blog en 2006 intitulé :
    La France et le capitalisme...le 03/06/2006/... !
    les parachutes dorés, la presse en parlait peu à l’époque et pourtant...
    lire :
    Lien

  • Nébuleuse
    Nébuleuse
    Ras les Antennes
    • Posté à 19h28 le 06/10/2008
    • Internaute 51034
      Ras les Antennes

    J’ai pas tout lu, je l’avoue d’entrée, mais je crois qu’il faudrait plafonner, surtout que le « risque » pour ces dirigeants de se retrouver réellement au chômage après leur perte d’emploi est quasiment nulle...

    Donc, les parachutes dorés, pourquoi faire ?

    Ensuite, leurs rémunérations qui ne peuvent que leur faire monter le sang à la tête est certainement disproportionnée par rapport à leurs conditions de travail réelles.

    Certes, il existe le poids des décisions, mais ils sont entourés d’équipes d’expert, qu’ils sont censés choisir et animer...

    On voit déjà avec les stars du show biz où cela les mène, à sauter les plombs !

    Et puis vis-à-vis d’un Smicard ou un Rmiste, c’est tout simplement indécent et même amoral.

    Une loi ? Il paraît qu’il y en a plein en attente des décrets d’application et ils trouveront bien des conseillers qui trouveront le moyen de la détourner et des juges souvent conciliant pour leur trouver de bonnes excuses.

    J’attends plutôt des syndicats représentant le patronat français que d’eux-mêmes, ils abolissent leurs « privilèges ».

  • Sacha25
    • Posté à 19h40 le 06/10/2008
    • Internaute 24877

    Pour moi, le pdg de Fortis doit partir avec le parachute doré promis, puisqu’il a été promis. Mais auparavant, il doit contribuer, sur sa fortune personnelle à combler le trou qu’il a contribué à créer.
    On nous dit que ce n’est pas de son fait si son entreprise est en crise. Mais alors en quoi ce serait son fait si elle fait des bénéfices ?
    Alors taxons l’entreprise qui ose proposer de telles sommes à un individu et taxons ceux qui osent les accepter (petitement pour commencer 80% par exemple)
    Et commençons par ceux qui cumulent les rémunérations, comme par exemple les députés et sénateurs qui se sont mis en place une prime à l’échec. Comment accepter de croire que M. Emmanuelli, par exemple (ce n’est pas le pire) passe sa journée complète au parlement, puis sa journée complète au conseil général qu’il préside et demande pour ça 2 salaires complets. Mais il est vrai que le corrompu (corrupteur ?) de l’affaire Urba nous a habitué à ses discours de gauche visant à camoufler un comportement d’extême-droite. Et tout ça (ceci explique cela) « protégé » par la religion

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 19h42 le 06/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    ouais une loi ! !
    comme ça ils pourront la contourner et tout rentrera dans l’ordre ! !

  • YoshiL7
    • Posté à 11h00 le 07/10/2008
    • Internaute 29840

    Sucrons les parachutes dorées... et versons ces mêmes sommes en guise de prime de bienvenue tout simplement... Dans tous les cas, avec les parachutes dorées, que l’on soit mauvais ou non, le parachute est du alors pourquoi se le faire payer en partant quand on pourrait se le faire payer en arrivant... Supprimons le d’un coté, et on s’engraissera en arrivant ni vu ni connu... et ce sera politiquement plus correct et moins visible !

    Et puis, on a pas trop de soucis à se faire pour ces gens la... en général, quand ils virent ou qu’ils démissionnent, ils retrouvent une place tout aussi rapidement dans une autre grosse société avec des salaires toujours aussi fous... qu’ils aient été reconnus comme des bons ou des mauvais...

    Et quand la baronne et son MEDEF parle de sommes acceptables... que veut dire acceptable quand 1 euro n’a pas la même valeur pour ces gens que pour le reste du peuple...

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 20h23 le 06/10/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    Nef de l’économie folle.

    La crise actuelle, très grave, a révélé, que l’utopie ultra-libérale des conservateurs a tourné au désastre :

    - des monopoles privés de taille mondiale se sont constitués au mépris même du principe de liberté de la concurrence
    - le discrédit est complet des états qui sont corrompus ou complices de la marchandisation complète du monde,
    - l’affranchissement de toutes contraintes de régulation,
    - le refus de toutes responsabilités et de toutes limitations par l’imposition des échanges et des biens avec l’essor prodigieux des zones de non taxation,
    - l’opacité des échanges par l’absence de contrôle par une instance de juridiction créant un espace de non-droit qui permet de financer des pratiques illégales par ailleurs, de recevoir des dividendes d’activités maffieuses,
    - la désinformation systématique,
    - la tromperie par la complication extrème des produits
    - le refus d’une communication loyale sur la nature des biens et des services
    - la sous-estimation des risques et des dangers
    - l’usage massif des mathématiques appliquées à la finance a permis de lancer le mythe de la scientificité de l’économie libérale en rendant prédictibles à court terme les évolutions des marchés,
    - la capacité par la puissance de calcul d’évaluer au plus juste le potentiel de gains de n’importe quelle activité lucrative, a banalisé la spéculation comme une pratique normale de faire des bénéfices sans risquer les fonds investis, sans financer aucune activité ou recherche, sans développement d’une technologie, sans retombées positives en dehors du domaine de la finance.
    - Jouer est devenu l’activité principale de ce système mais le ticket d’entrée en fait le club le plus sélectif du monde

    Bureaucratisation et monopoles privés, telles sont les principales qualités du nouvel ordre économique qui s’est imposé par la contrainte, le mensonge et des rapports de force au plus haut degré de violence. La rapacité insatiable et le goût du pouvoir absolu en sont les seules justifications.

    La globalisation des échanges a transformé l’économie mondiale en de multiples champs de confrontation où tous les coups dont les conflits armés sont permis.
    Comme on pouvait le prévoir, les hyper-technocrates qui dirigent les principales institutions de pouvoir y compris politiques ne se sont pas constitués en classe sociale cosmopolite et très privilégiée. La logique des affrontements entre nation perdure et même s’amplifie.
    La mondialisation n’est qu’un leurre idéologique qui justifie la course pour la domination. Le grand jeu a pour plateau l’ensemble de la planète.

    Enfumer les opinions en spéctacularisant les timides limitations des primes d’entrée ou de sortie des dirigeant d’entreprises comme remède à l’immoralité foncière de la nouvelle économie n’est pas seulement obscène, c’est aussi signifier, sans l’annoncer vraiment, qu’il n’y a même plus de société fondée sur le contrat. La confiance est ainsi dissoute.

    C’est la fin d’un cycle de civilisation, un tournant majeur de l’histoire, le concept de Justicia, instauré au XIIIéme siècle par l’empereur du St Empire Romain Germanique Frédéric II de Hohenstaufen, l’antéchrist, qui fonde le droit profane, moderne et universel qui règle la vie en société, est rendu caduc par les magnats de l’industrie et les dirigeants de la finance.
    L’animalité, cette vieille hantise des peuples, sauf ceux des sociétés premières, a pris les commandes du monde.
    Si la métaphore du bateau est efficace pour décrire les sociétés, alors nous sommes sur la Nef des fous.

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 20h41 le 06/10/2008
    • Internaute 21776
  • marie 75
    • Posté à 21h11 le 06/10/2008
    • Internaute 3563

    sanofi vient d’embaucher un patron avec golden hello et futur parachute....
    Il faudrait arrêter de prendre les Français pour des idots

  • sinclair
    • Posté à 21h32 le 06/10/2008
    • Internaute 2580

    Il n’y a pas que les parachutes dores il y a les retraites chapeau, les délits d’initiés les stock options et de toute manière il était question de dépénaliser une catégorie persécutée.
    Le MEDEF ne s’y est pas trompé et propose un « code de bonne conduite » a la place.
    De plus il est difficile de légiféré sur des contrats de droits prive et encore plus de les contrôler. Seul moyens la taxations et le contrôle des mouvements de capitaux et des bénéfices pris au passage mais là il ne faut pas rêver. On n’a pas fini de se faire enfumer par des lois qui soit existent déjà soit seront inapplicable et inappliquées.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.