Chez Michel Wieviorka

De la sociologie et deux ou trois autres questions de société vues par Michel Wieviorka, de l'EHESS.

Comment McCain use du racisme symbolique face à Obama

Michel Wieviorka
Sociologue, EHESS
Publié le 10/10/2008 à 13h31



Barack Obama a Dayton le 9 octobre (Jim Young/Reuters).


Les attaques du camp McCain contre Barack Obama ont plusieurs objectifs, et il serait abusif de les réduire à la seule manipulation d’une thématique raciste. Mais le racisme est bien présent dans la campagne du candidat républicain, et il présente des particularités suffisamment novatrices pour qu’on s’y arrête.

Il n’est plus possible depuis plusieurs années, aux Etats-Unis, d’étaler un racisme explicite, direct, de s’en prendre à la couleur de la peau, à la forme du crâne, à la chevelure, pour en déduire, avec éventuellement référence à la science, que la personne ou le groupe visés sont inférieurs, et peuvent être maltraités, infériorisés, disqualifiés ou surexploités. Le racisme est devenu plus subtil, et passe par des références à la culture.

C’est ce que des psychologues et des politologues américains ont appelé dès la fin des années 70 le racisme « symbolique », qui vise non pas les attributs physiques ou biologiques de la cible, mais ses valeurs supposées, son identité culturelle, ou religieuse, qui la rendraient irréductiblement différente, incapable de s’adapter à la Nation et à son credo, l’American creed, et donc aux valeurs du travail, de l’effort ou de la famille.

Mais jusqu’ici, la menace que les Noirs étaient supposés faire peser sur l’intégrité de la Nation ou sur l’harmonie du corps social était interne, cette fois-ci, avec Obama, le mal viendrait d’ailleurs, du dehors.

La colistière de John McCain, Sarah Palin, a nettement joué sur ce registre en s’interrogeant sur ce qui rend Obama différent à ses yeux : il n’est pas comme nous autres -comprenez les vrais Américains, mais entendez peut-être aussi les autres Noirs, les descendants d’esclaves-, il vient d’ailleurs, il a un drôle de nom. Il n’est pas vraiment américain, il y a en lui quelque chose d’étranger. Il ne pourrait pas vraiment comprendre l’Amérique, il n’en aurait pas la parfaite connaissance, celle qui provient de l’intérieur.

Son deuxième prénom, Hussein, ne fleure-t-il pas l’islam et pourquoi pas l’islamisme ?

Cette image de l’altérité appelle le rejet, et non l’infériorisation. Obama, dans cette perspective, est un danger pour les Etats-Unis, le problème n’est pas, comme dans le racisme classique, de mettre un Noir à sa place, en bas, dans un emploi inférieur et difficile, mal payé, de l’enfermer dans un quartier de ségrégation, il n’est pas davantage dans la dénonciation d’une sorte de parasitisme social, d’une supposée paresse propre aux Noirs, qui leur ferait préférer l’aide sociale au travail, et accepter la décomposition de la famille.

Non, le problème est de refouler un danger externe. C’est pourquoi, dans le discours de John McCain et de sa colistière, Obama est également suspect d’accointance avec le terrorisme, prêt, dit Sarah Palin, à s’en prendre à son propre pays –n’a-t-il pas fréquenté dans le passé deux activistes du groupe des Weathermen, William Ayres et Berbadine Dohrn ; son deuxième prénom, Hussein, ne fleure-t-il pas l’islam et dès lors, pourquoi pas, l’islamisme ?

Un autre aspect de la thématique raciste, telle qu’elle est mise en œuvre pour tenter d’affaiblir Obama, consiste à dire qu’il cache son jeu, qu’il ne se donne pas à voir tel qu’il est vraiment. Il y aurait chez lui des dimensions secrètes, masquées, qui tiendraient à sa personnalité, à son parcours, il y aurait des motivations réelles bien distinctes de ce qu’il avance en public.

Qui est cet homme, martèle John McCain à son propos, prétendant que « même à ce stade avancé de la campagne, il demeure des choses essentielles que nous ne savons pas au sujet du Sénateur Obama » -une affirmation stupéfiante quand on sait que la campagne présidentielle a commencé il y a deux ans. Et John McCain résume sa pensée : « Qui est le vrai Barack Obama ? »

Celui-ci est ainsi présenté comme une menace insidieuse, dissimulée, il est proche de ceux qui complotent contre la Nation, il est, dit McCain « dangereux » et fait courir « trop de risques à l’Amérique ».

Il y aurait deux Obama, et non pas un, dit Sarah Palin, qui considère que lorsqu’on lui pose une question, « il n’est pas malhonnête, mais il y a deux dimensions : le jugement ou la sincérité, et l’incapacité de répondre simplement à une question élémentaire ». Il y aurait de la duplicité chez Obama, quelque chose qui fait, si l’on peut dire, qu’il n’est pas clair.

Une forme de racisme qui rappelle l’antisémitisme

Ajoutons l’anti-intellectualisme, qui lui reproche ici ou là d’avoir fait des études dans une université de premier plan, de bien s’exprimer –trop bien peut-être : bien des ingrédients rappellent ici une forme de racisme que l’on ne s’attendait pas à rencontrer, l’antisémitisme.

Un pied dedans, et un pied dehors, et donc jamais vraiment dans la Nation, cachant un jeu évidemment maléfique, lié aux forces du mal et de l’étranger : Obama est traité dans les catégories du soupçon et de la traîtrise, exactement comme les Juifs, souvent, dans l’histoire, furent accusés de menacer l’intégrité de la Nation, de trahir (souvenons-nous de l’Affaire Dreyfus), de pactiser avec des forces diaboliques. Une thématique empruntée à l’antisémitisme vient ainsi renforcer celle du racisme anti-Noirs, elle-même voilée et indirecte.

Marketing politique, ou spontanéité de ceux qui connaissent les affects d’une partie au moins de leur électorat potentiel ? Les deux vraisemblablement. Toujours est-il que cette argumentation joue sur un mélange inédit, où s’agrègent une haine raciale traditionnelle, quelque peu édulcorée, et des thèmes empruntés à un registre qui d’ordinaire fonctionne à propos des Juifs, et donc d’un autre groupe que les Noirs.

La force de ce discours nauséabond est qu’il flatte un électorat blanc soucieux de l’intégrité de la Nation, ainsi que de sa sécurité, tout en étant susceptible de diviser l’électorat noir, encourageant alors les Africains-américains, les « vrais » citoyens Noirs du pays, à se méfier eux aussi du personnage « pas assez noir » que serait Obama, comme on l’entend dire parfois, y compris, de façon agressive, par le pasteur Jessie Jackson.

Il faut souhaiter, pour les Etats-Unis, comme pour le monde entier, que le néo-racisme que manipule ainsi John McCain soit la marque d’un candidat en perte de vitesse, et de moins en moins capable d’embrayer sur les attentes de l’électorat.

Photo : Barack Obama a Dayton le 9 octobre (Jim Young/Reuters).

  • 27498 visites
  • 107 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • m a i a
    m a i a
    aquoiboniste
    • Posté à 13h42 le 10/10/2008
    • Internaute 9081
      aquoiboniste

    Merci pour cette analyse claire et subtile.

  • Soma Sema
    Soma Sema
    En perdition
    • Posté à 13h45 le 10/10/2008
    • Internaute 29901
      En perdition

    « son deuxième prénom, Hussein, ne fleure-t-il pas l’islam et dès lors, pourquoi pas, l’islamisme ? »

    Depuis quand l’islam fait-il référence au racisme ? C’est assez pénible de lire tout le temps cet amalgame. L’islam est une religion, aucunement une race - si tant est qu’il existe plusieurs races humaines.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Soma Sema
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 13h47 le 10/10/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      C’est bien la raison pour laquelle l’auteur parle ici de racisme symbolique, culturel et non de racisme au sens classique du terme. C’est tout l’objet de la démonstration.

      • Soma Sema
        Soma Sema répond à Arnaud Aubron
        En perdition
        • Posté à 14h24 le 10/10/2008
        • Internaute 29901
          En perdition

        La définition abusive du terme racisme est une hostilité systématique contre un groupe social. D’une, le racisme (anti-native Americans, anti-Noir, anti-Hispanique, anti-Asiatique, etc.) a depuis les débuts de l’histoire américaine été un problème sordide, non résolu aujourd’hui, tant là-bas qu’en Europe ou ailleurs encore. De deux, un article journalistique n’est pas une occasion de jouer sur les mots, d’associer des mots à la bonne franquette, sur un mot qui cristallise beaucoup d’opinions. De trois, le terme « islamiste » est l’adjectif du terme « islamisme » qui désigne aussi la religion musulmane. Or le paragraphe d’où est tiré « islamiste » ne sous-entend que le mouvement politique et religieux prônant l’expansion ou le respect de l’islam. Il fallait dans ce cas parler de rejet culturel (la charia est hautement liberticide, ça se comprend), mais alors cet argument de poids n’aurait pas eu la même pertinence...
        Quoi qu’il en soit, les religions ont été, sont et seront une plaie pour l’humanité.

         
        • mamane
          mamane répond à Soma Sema
          le futur c'était mieux avant
          • Posté à 15h06 le 10/10/2008
          • Internaute 44657
            le futur c'était mieux avant

          Aaaa lala !

          Il est vrai que les derniers plus grands massacreurs étaient fort religieux. et d’ailleurs toute les religions pronent le massacre d’autrui !

          Mais trève d’ironies facile à votre égard. A vous écoutez la solution finale serait de crame tout les religieux dans un grand four !

          Qu’en dites-vous ?

          • alci
            alci répond à mamane
            (ici)
            • Posté à 16h05 le 10/10/2008
            • Internaute 55235
              (ici)

            C’est vendu ! Mort aux cons :)

            Plus sérieusement, la religion, comme toutes les convictions qui placent au dessus de l’homme un quelconque absolu, est dangereuse et néfaste. Et en ces temps de remise en question des acquis de la République en matière de laïcité, je comprends ceux qui comme ’Soma Sema’ éprouvent le besoin de le réaffirmer...

            • pablico
              pablico répond à alci
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
              • Posté à 18h05 le 10/10/2008
              • Internaute 14278
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

              raciste ou pas, ils sont vachement culottés ces messieurs.
              ils sont enlisés dans deux guerres, la planète se réchauffe et l’économie part en quenouille.

              Mais qui donc peut vouloir être président ?

              ont-t-il vraiment toute leur tête ? ?

              des kamikazes ?
              ou encore des inconscients au pouvoir ?

            • amipb
              amipb répond à alci
              Chef de projet à Barcelone
              • Posté à 23h31 le 10/10/2008
              • Internaute 28823
                Chef de projet à Barcelone

              Vous avez raison, l’homme est son propre absolu et rien n’est au-dessus de lui. On voit ce que ce genre de logique induit dans la crise de ces derniers jours, et sur l’environnement qui nous entoure. Mettre Dieu au-dessus de l’homme peut être très dangereux, mettre l’homme au sommet est autrement plus risqué. La question reste donc ouverte sur comment redonner à l’homme l’humilité dont il a besoin pour ne pas scier la branche sur laquelle il est assis.

              Pour finir, « il n’a pas de guerre de religions, seulement des guerres de religieux ». Pouvoir, quand tu nous tiens...

          • Soma Sema
            Soma Sema répond à mamane
            En perdition
            • Posté à 17h36 le 10/10/2008
            • Internaute 29901
              En perdition

            J’en dis que si vous cessez l’ironie de votre réponse avant votre phrase présumant une solution finale à l’égard des religieux de tout poil, vous feriez bien de mesurer vos propos, car vous frôlez la diffamation.

            Tout ce qui est demandé, c’est de garder la religion dans sa sphère privée, qu’elle n’empiète pas sur la sphère publique. Mais les États-Unis, du moins à ma connaissance, n’ont pas le modèle (j’insiste sur le mot modèle) laïque que nous connaissons. Une aide ?

            Et merci à alci de m’avoir compris, malgré mon mauvais départ. ; o)

            • mamane
              mamane répond à Soma Sema
              le futur c'était mieux avant
              • Posté à 18h52 le 10/10/2008
              • Internaute 44657
                le futur c'était mieux avant

              Ahhhh... mais si je n’étais pas ironique je n’aurais pas dis cela.

            • Jonas2
              Jonas2 répond à Soma Sema
              Les mouches ne me trouveront (...)
              • Posté à 19h27 le 10/10/2008
              • Internaute 19359
                Les mouches ne me trouveront (...)

              Alci n’est pas le seul à souscrire à ce que vous écrivez fort justement Soma Sema. Il ne faut rien lâcher sur la question de la laïcité sinon les krach qui nous attendent ne vont pas être que financiers.

          • TizBee
            TizBee répond à mamane
            • Posté à 18h11 le 10/10/2008
            • Internaute 48466

            Ne lui prêtez pas la barbarie de nos religieux, quand ceux-ci pratiquaient alors l’inquisition et brûlaient à cœur joie.

            Votre soit-disant ironie est à la fois de mauvais goût et déplacée.
            La Religion véhicule peut-être en son sein des messages de paix et d’amour, mais ce qu’en ont fait les hommes au cours de l’histoire est loin d’être charitable.

            Pour revenir à l’article lui-même, l’analyse est intéressante et éclairante, même si elle n’est pas surprenante.
            Les sociétés modernes sont gouvernées et maintenues liées par les peurs.
            Celles qui avaient cours sous le joug des religieux ont été remplacées pour la plupart, et renforcées pour certaines, par des peurs plus concrètes, voire plus « matérielles ».
            Suggérer la peur est aujourd’hui le meilleur moyen d’obtenir l’adhésion, surtout lorsque tous les discours concourent à développer le sentiment d’insécurité, quelque soit le domaine.

            Les républicains auraient tord de s’en priver, et ce d’autant plus que Barack Obama n’a pas la liberté de les attaquer sur ce point, au risque de donner l’impression de jouer sur le thème de la victimisation et faire par effet boomerang considérablement baisser sa cote de popularité.

            • mamane
              mamane répond à TizBee
              le futur c'était mieux avant
              • Posté à 18h49 le 10/10/2008
              • Internaute 44657
                le futur c'était mieux avant

              Juste une mise au point mon ironie est totale et non « soit-disant », et j’ajouterai qu’elle est « bête et méchante », Au moins autant bête et méchante que de dire que les religions provoque toutes les misères et tous les malheurs du monde.

              Mais à part cette précision je suis assez d’accord avec vous lorsque vous dites que les religions véhicules de bonnes valeurs « mais ce qu’en ont fait les hommes au cours de l’histoire est loin d’être charitable. »

              Je pense aussi que c’est une facilité de l’esprit que de dire qu’il faille condamné les religions pour ce qu’en ont fait certaines personnes. Il faut mieux s’attacher à s’en prendre à ces personnes plutôt qu’aux religions. Condamner les religions, revient, en qq sorte, à condamner les voitures et non le conducteur en cas d’accident.

              Mais ce que je dis vaut également pour des concepts politiques. La laïcité par exemple. c’est un concept qui donne beaucoup de liberté aux individus. L’état n’ayant ni religion, ni philosophie,... cela personne à chaque personne vivant dans le pays d’avoir sa foi, sa philosophie, ses convictions politiques, etc...

              Aujourd’hui on constate que l’on demande aux individus, et non à l’état, d’être neutre. « sphère publique/sphère privée ». Ce qui revient à dire « on a la laicité pour que vous soyez libre. Mais vous devez jouïr de cette liberté chez vous pas dehors »

              J’en envie de dire que :
              d’une si l’état avait une religion officiel, cela reviendrait au même.
              de deux, quand on se sert d’un principe libertaire pour interdire, c’est que ce n’est plus un principe libertaire.

              C’est une grave dérive. La question est de savoir faut-il condamner les personnes responsables de cette dérive ou le principe de laïcité en lui-même ?

              Personnellement, je préfère condamner les personnes responsable de cette dérive. Mais bon les gouts et les couleurs, ça ne se discute pas...

        • monisme
          monisme répond à Soma Sema
          clm
          • Posté à 15h58 le 10/10/2008
          • Internaute 52504
            clm

          plus que pertinent !

        • jexiste
          jexiste répond à Soma Sema
          si, si
          • Posté à 16h01 le 10/10/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          Ce n’est pas un article journalistique, c’est de la propagande de sociologue.

          « Ajoutons l’anti-intellectualisme, qui lui reproche ici ou là d’avoir fait des études dans une université de premier plan, de bien s’exprimer –trop bien peut-être : bien des ingrédients rappellent ici une forme de racisme que l’on ne s’attendait pas à rencontrer, l’antisémitisme. »

          Moi qui suis victime de cette forme de « racisme » que serait l’anti-intellectualisme depuis des années et de façon extrêmement violente, je vois là des associations d’idées tout particulièrement pernicieuses.

        11 autres commentaires
      • Anonyme répond à Arnaud Aubron

        C’est à croire que Soma tise !

        PS : Bon, Arnaud, c’est quand que tu me mets dans tes voisins ? Lien

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Arnaud Aubron
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 01h39 le 11/10/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Arnaud Aubron. Toute la politique américaine est-elle autre chose qu’une série de subtiles manipulations subliminales pour trouver un point de consensus qui colle avec la politique (pré-choisie), apres quoi les machines Diebold/Premier donneront le résultat voulu ?

        Qui croit encore que les USA soient une démocratie ?

        Lien

        Lien

        Pierre JC Allard

    • mamane
      mamane répond à Soma Sema
      le futur c'était mieux avant
      • Posté à 14h15 le 10/10/2008
      • Internaute 44657
        le futur c'était mieux avant

      Quel(s) mot(s) employer alors ?

      Le fait de circonscrire le mot « racisme » aux groupes éthniques n’est-il pas le meilleurs moyen d’éviter de dénoncer le racisme effectivement subit par des groupes religieux ?

      Tandis que certains se demandent si les termes islamophobie et racisme anti-musulmans, sont utilisable ou non, on pose des têtes de porcs dans les cimetières et on passe à tabac des personnes car elles sont musulmanes.

    • Gilgamesh157
      Gilgamesh157 répond à Soma Sema
      Raleur professionnel
      • Posté à 14h41 le 10/10/2008
      • Internaute 26876
        Raleur professionnel

      L’anti sémitisme n’est il pas lui même une référance à la religion car qu’elle différence entre quelqu’un ayant un religion judaïque et un autre ce n’est à proprement parler une race et pourtant l’antisémitisme est bel est bien du racisme, alors pourquoi pas l’islamophobie, homophobie etc... Comme bien des mots les définitions changent avec les époques. Pour preuve si vous prennez certains mots d’origine latine vous seriez surprise de connaître leur sens réel qui parfois coupe avec cleui qu’on lui donne.
      Le langage n’est pas figé il évolue avec le temps et l’époque.
      Aujourd’hui le racisme désigne l’intolérance et le délit de facies ni plus ni moins au dela de la notion de race basique auquel nous renvoit un mot.

    • chacone
      chacone répond à Soma Sema
      chauffeur PL
      • Posté à 18h02 le 10/10/2008
      • Internaute 50388
        chauffeur PL

      Il faut savoir faire la différence entre les terroristes islamistes(que je ne considère pas comme musulman)et un Vrai Musulman !

      Si nous respections Vraiment l’Islam,il n’y aurait aucune pollution,pas de décharge a ciel ouvert,pas de plages polluées ect...

      Pour un Vrai Musulman la première règle est la Propreté !

      • amipb
        amipb répond à chacone
        Chef de projet à Barcelone
        • Posté à 23h36 le 10/10/2008
        • Internaute 28823
          Chef de projet à Barcelone

        Ce qu’on aimerait parfois, c’est justement une position claire des « vrais » musulmans contre les usurpateurs qui, au nom de l’Islam, détruisent et tuent des innocents. Est-ce donc si difficile ?

    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à Soma Sema
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 03h57 le 11/10/2008
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      Barack Hussein peut etre fier de ses prenoms, qui sont aussi « Americains » que John, Joe ou Sarah :
      Lien

      Meme Fox News est embarrasse par la campagne de McCain : Lien

      PS : en ce qui concerne les fondamentalistes, qu’ils se reclament de l’Islam, du Judaisme ou du Christianisme, une fois de plus (Lien ) leur agenda est purement politique et n’a rien a voir avec la religion.

    • Thucydide
      Thucydide répond à Soma Sema
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 14h25 le 11/10/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      La plupart des motivations exprimées du racisme sont des motivations culturelles, puisque les us et coutumes sont les premiers obstacles à la cohabitation.

      Et pour ce qui est des us et coutumes, les règles de l’Islam présentent un assez grand nombre de spécificités.

      L’instrument existe, qu’on le veuille ou non. Ce qui est blâmable, c’est d’en jouer inconsidérément pour justifier une légitimité sans avoir aucun autre argument à présenter.

      Mais... ça peut prendre, le drame c’est qu’il faille compter sur la crise pour éviter le drame.

    • Thucydide
      Thucydide répond à Soma Sema
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 14h26 le 11/10/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Doublon

  • clive
    • Posté à 14h02 le 10/10/2008
    • Internaute 27908

    Les medias ont déjà les explications toutes prêtes (Merci K. Rove) pour expliquer une éventuelle victoire surprise de McCain, à la ramasse dans les sondages :

    1 « Bradley effect » (racisme)
    2 « Palin effect » (fondamentalistes)

    L’analyse est intéressante, mais ces arguments ne sont pas nouveaux, ils sont utilisés copieusement par les républicains depuis des mois, et McCain est toujours derriere.

    A mes yeux, l’urgence serait plutôt les radiations massives d’électeurs (jusqu’à 20%) dans certains états, qui se trouvent être les états-clé.

    Traité par -democracy now-

    Lien

    • newuser
      newuser répond à clive
      • Posté à 22h20 le 10/10/2008
      • Internaute 25621

      Comme quoi on change pas une technique qui a fait ses preuves pour W.

      Ajouter à cela une bonne borne électronique bien alambiquée et c’est bon les gros états n’échapperont pas à McCain.

  • r_v
    r_v
    • Posté à 13h53 le 10/10/2008
    • Internaute 9634

    Effrayant en effet !

    Mais malheureusement la france n’est pas en reste a ce niveau la, quand on voit le nombre d’attaques « sexistes symboliques » qui ont eu lieu a l’encontre de Mme Royal (que je defend uniquement par egalité, je ne la soutiens pas du tout)

  • kikoom
    kikoom
    Webdesigner
    • Posté à 14h02 le 10/10/2008
    • Internaute 54742
      Webdesigner

    A vrai dire je m’attendais à ce que le niveau tombe au dessous de la ceinture au regard des derniers sondages et si près de l’échéance du scrutin. Mais franchement pas à ce point au dessous du caniveau !

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 14h03 le 10/10/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    « ...il n’est pas comme nous autres –comprenez les vrais Américains,... »

    Vous n’êtes que les descendants de tous les rebuts des différentes sociétés européennes qui les envoyaient là-bas pour économiser le bagne : de vrais américains !

    • lesuperdidou
      lesuperdidou répond à lesuperdidou
      Saltimbanque
      • Posté à 14h34 le 10/10/2008
      • Internaute 46485
        Saltimbanque

      Calmez vous ! c’est du second degré.Faut arréter le 12°5 !

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 14h06 le 10/10/2008
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    Bon texte !

    Mais qu’attendez-vous pour appliquer cette analyse en France. Pays, du 1er ministre [Mr Fillon] qui déclare être en conflit avec le monde musulman, où l’on demande « est-ce que vous êtes plus musulman ou plus français ? »

    C’est bien de dénoncer ce racisme outre atlantique, mais pourquoi arreter l’analyse si tôt sans même l’appliquer à la France ?

    Allez ! Encore un effort !

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 14h23 le 10/10/2008
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Très bonne analyse qui rejoint ce que j’avais déjà posté il y a quelque temps : l’élection se fera sur la base du racisme ... Pas un racisme visible, affiché seulement par des red-necks ou des gens de l’Amérique profonde, car il n’est pas de « bon ton » de le montrer, mais de manière en effet plus subtile, par des allusions, par des sous-entendus sur « l“étrangeté ‘ d’Obama, sur son nom, sur son origine, sur le fait qu’il soit trop bien , qu’il parle trop bien, qu’il ait fait de bonnes études, dans une bonne fac, qu’il soit intellectuel, etc … pour un Noir ! ! ! !

    Et tout cela exposé, crié, hurlé par une Palin, qui se compose une image de girl next door de bon aloi chez les Américains des classes moyenne, repris par un Mc Cain qui lui se montre en bon citoyen, en bon Américain qui a défendu sa patrie ( il y a 40 ans !), qui vient bien de chez nous et non pas d’ailleurs’, instille des images subliminales sur une population peu encline justement à élire un intellectuel (déjà Kerry l’était trop), Noir de surcroît !

    Malgré un soutien affiché ouvertement surtout par les populations des Etats côtiers, affichant une décontraction de bonne façade envers un candidat Noir, qu’en sera-t-il dans le secret des isoloirs ? Et quand on sait qu’un Etat peut basculer à une voix près, malgré l’avance six semaines avant dans les sondages nationaux, ce n’est pas gagné.

    Il est à souhaiter que votre conclusion se réalise …

    Ce serait un drame complet, et pour l’Amérique, et pour le monde entier, qu’un Mac Cain malade, qui ne finira peut-être pas son mandat, laisse la place au sénateur de l’Alaska ! ! !

    • lioe
      lioe répond à Mon-Al
      berlin
      • Posté à 15h11 le 10/10/2008
      • Internaute 6423
        berlin

      Bonjour Mon-Al

      Vous auriez du ecrire l article vous meme ! Rien de plus a dire !

      Mit freundlischen Grüssen !

  • JJ Reboux outrageur de poulets
    • Posté à 14h11 le 10/10/2008
    • Internaute 41591

    Moi, ce qui m’a sidéré, c’est ce « that one » méprisant (et pas du tout subtil, pour le coup, donc s’inscrivant parfaitement dans le discours nauséabond dont vous parlez) du candidat McCain, doigt pointé sur un Obama stoïque, souriant sur son tabouret (mais comment il fait pour garder son calme, Barack !). Je ne sais pas s’il faut y voir des accents racistes, ou simplement un stratagème de com’, en tout cas, on a clairement l’impression que ce que montre McCain au bout de son doigt accusateur, c’est moins un être humain qu’un animal…
    « That one » pouvant se traduire par « Et vous voudriez élire “ça” à la Maison Blanche ! », pas besoin de se creuser trop la tête pour savoir quel genre d’instinct cela flatte.

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à JJ Reboux outrageur de poulets
      roturière : -)
      • Posté à 14h16 le 10/10/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Bien vu : « that one » a une connotation méprisante .. et le doigt tendu est une insulte ! ! Ma maman me disait toute petite qu’il ne fallait jamais montrer quelqu’un du doigt ! ! !

      • Yannick-007
        Yannick-007 répond à Mon-Al
        Tecky d'ordi a A'Dam !
        • Posté à 15h10 le 10/10/2008
        • Internaute 41126
          Tecky d'ordi a A'Dam !

        Ce n’est pas aussi simple que tu le dis.
        Ce qui est interessant c’est aussi la reaction de Barak Obama. Pas ce qui a ete dit. Obama garde son calme meme en face d’une insulte. Mc Cain passe pour un vieux naze.
        Si tu te fais insulter au bureau, ce que les collegues regardent c’est autant l’attaque que ta reaction. Apres on juge de qui a eu tors ou raison...
        Dans une election c’est pareille. Les americains vont juger lequel des 2 pretendants a les meilleures qualites pour le job. Faisons leur confiance, a nos amis americains...

         
        • miremond
          miremond répond à Yannick-007
          • Posté à 17h19 le 10/10/2008
          • Internaute 34942

          le probleme c est que je ne leur fais pas confiance

        1 autres commentaires
    • clive
      • Posté à 15h49 le 10/10/2008
      • Internaute 27908

      Les tee-shirts

      -I vote for « that one“-

      sont déjà en vente...

  • jimmyb
    • Posté à 14h12 le 10/10/2008
    • Internaute 28000

    Aux États-Unis, c’est le règne de la politique spectacle, il semble que peu importe les idées, le plus important, c’est de dénigrer son adversaire et de faire les plus grands et plus beaux shows. Peut-être qu’ici, Mc Cain et Palin ne pensent pas ce qu’ils disent, peut-être est-ce juste une manœuvre pour toucher un certain électorat, ou bien est-ce justement qu’ils laissent transparaitre leurs réelles opinions.
    Tout les coups sont permis au pays de l’oncle Sam, mais si ici, en France, on flaire si bien cette opinion ambigüe, il en sera surement de même Outre-Atlantique, et cela peut se retourner contre lui. D’ailleurs, une question me vient subitement, qui est le vrai John Mc Cain ? ? ?

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à jimmyb
      roturière : -)
      • Posté à 14h17 le 10/10/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Déjà suggérer que Palin puisse « penser » est une faute de jugement ! ! ! !

    • Tom951
      Tom951 répond à jimmyb
      • Posté à 01h14 le 11/10/2008
      • Internaute 51714

      pas vrai du tout, le coté « politique spectable », c’est un cliché en tout cas cette année, avez-vous regardé un débat en entier ?
      c’était un vrai débat d’idées (même si beaucoup de média ont expliqué que c’était soporifique, ce qui est faux...), et pas d’insultes à part ce « that one » qui a aidé plus Obama que Mc Cain...

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 14h56 le 10/10/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Au sujet du rapprochement entre racisme et antisémitisme « modernes », il faudrait peut-être rappeler la remarque d’Enzo Traverso (dont je n’arrive plus à retrouver le lien précis, hélas), selon lequel, une fois qu’il n’est plus politiquement correct de rejeter l’Autre comme appartenant à une race inférieure (avec des traits « barbares » distincts), on le dénonce comme culturellement « inassimilable ». Cette évolution du racisme est particulièrement sournoise.

    Tout comme le Juif n’est désormais plus identifiable à son nez et à ses doigts crochus (cf. les caricatures les plus féroces des années 20 et 30 en Europe), étant grosso modo physiquement identique aux Blancs, donc non immédiatement « décelable », le Noir se distingue aujourd’hui moins par son apparence physique ou comportementale que par une altérité intellectuelle ou morale irréductible à la culture dominante. En ce sens, l’antisémitisme d’antan a livré les codes du racisme contemporain.

    A noter : une récente étude de chercheurs de Standord University estime à environ 6% de l’électorat les personnes qui n’avouent jamais un quelconque racisme, mais qui, cachées dans l’isoloir, continuent d’exclure les candidats Noirs...

    C’est bien pour cela qu’il est difficile de prévoir le résultat de la présidentielle américaine, quoi qu’en disent les sondages...

  • Yannick-007
    Yannick-007
    Tecky d'ordi a A'Dam !
    • Posté à 14h58 le 10/10/2008
    • Internaute 41126
      Tecky d'ordi a A'Dam !

    Oui le rascisme prend des formes differentes. En entreprise on ne se plain plus si quelqu’un est gay.
    Par contre on va mettre en valeur ses qualites de parent et de la necessite, par exemple, de quiter le bureau plus tot pour s’occuper de ses enfants.
    Les gays peuvent travailler plus longtemps car ils n’ot pas d’enfants. Ils sont plus flexibles. Bref, ils doivent travailelr plus.
    Au bureau, on dit avec force qu’on est marie quand les gays ne font que se taire. La difference est plus subtile mais tout aussi vicieuse que l’ancienne forme de racisme bestiale et virile qui consistait a casser du pd.

    Oui le rascisme existe encore.... Et alors ? N’est-ce pas la vie ? Toute difference n’est-elle pas utilisee pour tester la maniere dont on reagit ?
    John McCain ne subit-il pas le rascisme anti vieux ? Ne subit-il pas une forme de rascisme contre les gens qui ont des difficultes a bouger ?
    Sara Palin ne subit-elle pas une forme de rascisme contre les « bull dog » a lipstick ?
    Et au bureau, les gays ne devraient-ils pas reagir contre la soi disant suprematie des peres de famille qui contribuent a la sur-population mondiale ?
    Vais-je trop loin en me demandant si les juifs, sous le regime nazi, n’ont pas aussi une part responsabilite en ayant accepte leur sors sans veritablement se revolter ?
    Oui, je vais trop loin car la force a ete utilisee.

    Utiliser le fait que quelqu’un est different pour le faire prefferer a un autre n’est pas une forme de rascisme. C’est le jeu normal de la vie.
    Par contre, ca devient du rascisme si on utilise la force pour imposer ses idees.

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 21h30 le 10/10/2008
      • Internaute 17993

      Jamais rien lu de plus con. C’est vrai, tous les racismes se valent et ça existera toujours : pourquoi lutter contre l’évidence, la nature humaine est ainsi faite. Il y a toujours le pour et le contre. En tout cas, moi, je peux pas encadrer les pédés.

  • bifteack
    bifteack
    pierreux
    • Posté à 15h02 le 10/10/2008
    • Internaute 48394
      pierreux

    Article intéressant et qui peut très bien s’appliquer à notre pays . L’étiquetage (en psycho-sociologie ) à une force si puissante de vèrouillement de la réflexion qu’elle en devient une arme redoutable employer par les gourous de la communications . Le peuple américain ( une partie )et un peuple mal à laisse avec son histoire (extermination des indiens, traite des noirs, neo-impérialisme cynique) d’où une névrose et le manque d’acceptation que leur ( bonheur ) n’est que le résultat de leur dominance sur d’autre peuples . En bref comme disais Jung « Le fait que la main gauche du sujet qui en est atteinte ignore ce que fait la droite, qu’il voudrait rendre inexistant tous ce coté de sa personne que l’on a denommé -l’ombre- et qu’il cherche chez les autres tout ce qui en lui est obscurité, faute, péché infériorité. Par suite, un pareil sujet se voit perpétuellement entouré d’etre incompréhensifs, malveillants, nuisible, d’etre de seconde zone, qui justifient qu’on les qualifies de (sous -humains) ).Toujours est-il que qu’Obama lui-même en terme de symbole est à double tranchant un national et un international qui pour faire cours ce résume à que quelque soit le peuple d’où l’on viennes ou son origine religieuse, les usa vous permettent de gravir les échelons jusqu’au poste suprême, le reve américain à l’ensemble la planète et donc une recherche de reconnaissance à l’ensemble du globe de leurs systèmes.

  • Venezuela
    Venezuela
    vit aux Pays-Bas
    • Posté à 15h14 le 10/10/2008
    • Internaute 114
      vit aux Pays-Bas

    Comme tous les noirs, la seule question que je me pose depuis la début est comment « Barack Obama va-t-il perdre ? »
    Lien
    Dès décembre 2006, je lisais : What political scientists know is that context is important in judging White support for Blacks.
    La presse noire américaine soutient Barack Obama depuis 2004. Pour le grand public cela est arrivé en Mars 2007 (Obama Passes Clinton in Black Support)
    Les commentaires racistes sont eux-aussi allés crescendo, la ligne a également été franchie en Mars 2007 (Fox News Channel has Crossed the Racist Line).
    Les noirs inscrits au Parti Républicain s’incrivent maintenant au Parti Démocrate : ( Tuesday, June 24, 2008 : Obama Inspires Black Republicans to Switch Parties. Dans les trois états qui comptabilisent les votes par parties et par race, on note une baisse des noirs dans le camp républicain. La Floride a perdu 784 républicains noirs ; en Louisane ils en ont perdu 907 ; la Caroline du Nord en a perdu 2.850.
    La convention répubicaine a perdu 78% de ses délégués noirs (Black Delegates at GOP Convention Decline 78 percent Friday, September 12, 2008).

    La première attaque raciste du camp McCain a été le spot comparant Barack Obama à deux starlettes (homme noir = objet sexuel).
    Il est très intéressant de voir la tactique employée par Barack Obama et sa femme Michele, faire comme si de rien n’etait.
    Tous les leaders noirs qui se sont succédés dans les media américains depuis la fameuse phrase « that one » en font de même et ceci est bien la preuve que toute la communauté noire est enfin derrière Barack Obama.

    Voici un article qui explique en quoi, ce spot est raciste et pourquoi la seule tactique face aux attaques racites et de les ignorer.

    Obama’s Racial Catch-22 - For Barack Obama, countering racist attacks means acknowledging that racism is alive and well – which poses a threat to his hope-based campaign. - ADAM SERWER | August 4, 2008 | web only
    You’ve probably seen it by now : the images of Britney Spears and Paris Hilton dissolving into footage of Barack Obama’s speech in Berlin, as a voice dripping with sarcasm proclaims, « He’s the biggest celebrity in the world. » The McCain campaign’s « Britney » ad lays out a series of objections about Obama, questioning whether he’s « ready to lead » and criticizing his opposition to offshore drilling.
    But what’s garnered the most attention is the juxtaposition of Obama with two white women known for their sex appeal. Josh Marshall of Talking Points Memo compared the ad to the infamous Harold Ford « Call Me » ads that ran in 2006, and Rick Perlstein of the Campaign for America’s Future concurred that the ad was playing off stereotypes about black male sexuality. The New York Times and CNN’sJack Cafferty also saw parallels with the Ford ads. The critics are correct in noting that a racial dimension is certainly present. The problem is that they interpret the ad as channeling fears of miscegenation, when in fact it is operating on an entirely different but utterly familiar racial dynamic : the idea that black success, by definition, hurts white interests.
    The rapturous coverage of the Obama campaign during the primary was less about Obama himself than it was America congratulating itself for being willing to consider a black man for president, with the subtext being that the United States had finally liberated itself from its racist past. It established an unspoken contract that Obama’s success was proof that racism is no longer a serious problem, thus preempting any further discussion on the subject. But even as the mainstream media all but trumpeted his nomination as the end of racism in the United States, Obama continues to face a series of arbitrary and shifting public tests merely because he is black. His dilemma remains that the only way to succeed is to pretend that this double standard does not exist. He has to extricate himself from an ongoing racial competition between blacks and whites, where the prosperity of one is seen as detrimental to the other. The paradox is that by succeeding, Obama has raised the white anxiety about his presence to a level at which it can be exploited as resentment.
    To put the « Britney » ad in context, and to understand the troubling racial dynamic that is fertile ground for exploitation by the GOP, it’s helpful to consider the concept of « Jockey Syndrome. » In his book 40 Million Dollar Slaves, journalist William C. Rhoden chronicles the history of (mostly male) African Americans in sports. He defines Jockey Syndrome, as what occurs when « the establishment attempts to change the rules when the competition begins to gain ground. » It refers specifically to the phenomenon of changing the rules in certain sports to end black American dominance, which began with the expulsion of black jockeys from equestrian sports at the turn of the century. Once white athletic dominance was re-established through changing the rules of the game, declining black prowess was held up as proof of black inferiority.
    Jockey Syndrome is easily applicable to many situations involving race relations in America – look no further than the constantly shifting and often arbitrary expectations for Obama. When it came to coverage of his trip to Europe, the question of whether he could be « presidential » abroad immediately gave way to questions of whether the impression he made was too good. Last week, The Wall Street Journal ran an article on whether the candidate is « too fit » to be president. From flag pins to pledges of allegiance, Obama has been forced through a series of arbitrary public tests because of his race, where even his obvious strengths inspire questions about his leadership. Ironically, his tendency to meet or exceed expectations in many of these instances is precisely what makes the « Britney » ad possible.
    In sports, white resentment about black success lays the groundwork for Jockey Syndrome. We’re seeing the same thing play out in politics. It is Obama’s success, and the potential discomfort that it engenders among white people, that the ad is trying to appeal to. It’s very much like the racially charged sentiments of some white basketball fans that black basketball players are overpaid. No one resents franchise owners for being fantastically rich, the same way no one resents McCain for being fantastically rich, because presumably, their riches are « deserved. » But fans do resent the players for million-dollar salaries the same way the Obamas are resented as elitists for owning one nice home. (See the bitter description of the Obamas’ house in this Washington Post article : how dare they have a skylight !). By comparing Obama to Paris and Britney, McCain’s latest ad implies that the attention given to Obama is undeserved, the result of « natural » assets rather than hard work, much like these « spoiled » athletes who « get paid too much. »
    The Britney ad is a result of the ongoing meme in this election that Obama’s success, like that of « overpaid black athletes, » is an affront to hardworking white people everywhere. The ad never mentions Obama’s race as the source of his celebrity, but it doesn’t have to – it’s been part of the campaign long enough for the point to be implicit. In short, this ad is Geraldine Ferraro’s attack done « right, » in the sense that it does not directly implicate the McCain campaign as exploiting racial tensions.
    The McCain campaign’s apparently race-neutral approach, and its subsequent accusation that the Obama campaign is playing the race card, is a well-thought-out strategy – it is pure Nixon. In his recent chronicle of conservative political history in The New Yorker, George Packer describes Pat Buchanan’s plan for exploiting political divisions, particularly ones of a racial nature. Buchanan’s assessment was that they could « cut the Democratic Party and country in half ; my view is that we would have far the larger half. »
    In a dispute about race, the McCain campaign knows it will end up with the larger half. For the most part, most white people’s experience with race isn’t one of racial discrimination. They can only relate to racial discrimination in the abstract. What white people can relate to is the fear of being unjustly accused of racism. This is the larger half. This is why allegations of racism often provoke more outrage than actual racism, because most of the country can relate to one (the accusation of racism) easier than the other (actual racism). For this reason, in a political conflict over race, the McCain campaign has the advantage, because saying the race card has been played is actually the ultimate race card.
    This is another reason why Barack Obama’s unsolicited remarks about how Republicans might use race against him were so ill-advised and a troubling departure from his standard approach to race. Perhaps the endless stereotypes and double standards he faces as a black candidate – accusations of being a Muslim, of being a black separatist, of being arrogant – have taken their toll. Directly acknowledging these stereotypes and double standards would be even more dangerous for Obama, because many white people see his campaign as proof that these types of racism no longer exist, which is unfortunately part of his emotional appeal as a candidate. This is why the campaign needs to avoid dealing with race in the context of his rivalry with McCain whenever possible.
    The brother needs to keep it together. There’s simply no way he can win this one. It’s in the Obama campaign’s interest to keep the conversation on matters of policy, where it has an advantage not yet reflected in the polls, rather than parse the racism of the Britney ad. On McCain’s signature issue, he’s been forced to concede major points to Obama – a timetable for withdrawal and an escalation of troop presence in Afghanistan. But instead of discussing McCain’s policy shortcomings, the campaign finds itself fending off accusations of « playing the race card, » which could be disastrous for it, precisely because Obama is seen as the beneficiary of America’s racial enlightenment.
    This is not to say that all Democrats should avoid discussing race in the context of the campaign, something that is neither possible nor desirable. But they need to resist the temptation to engage in protracted battles with the McCain campaign about racism directed at their candidate, because the nation’s demographics and the circumstances of Obama’s rise make it difficult if not impossible to win the argument. Instead, they should attempt to focus the conversation back to policy questions. Democrats have a candidate who is sophisticated in his understanding of policy, and Republicans have a candidate who is still largely running on his biography as a war hero, whose only coherent and consistent remaining policy position is support for offshore drilling. Driving home that point will become increasingly difficult if McCain is re-energized by the presence of white voters who are themselves anxious about being seen as racist. From their point of view, Obama’s presence on the national stage is proof that any charge of racism on their behalf is frivolous. This is nonsense, but there’s nothing really that can be done about it.
    Presumably, Obama knew that this was a part of the game when he signed up. He had to, because black folks live with it every day. It’s probably best for the members of Obama’s campaign to do what most people do when confronted with this kind of casual racism – shake their heads and move on. Anything more is playing into a game they can’t possibly win.
    PS : je n’ai pas le temps de traduire.

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Venezuela
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 16h40 le 10/10/2008
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Je suis assez d’accord, surtout avec les 358 derniers chapitres, sauf que la version en breton apporte des nuances plus subtiles que la version en finois, içi traduite en anglais .

    • Jonas2
      Jonas2 répond à Venezuela
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 19h32 le 10/10/2008
      • Internaute 19359
        Les mouches ne me trouveront (...)

      PS : je n’ai pas le temps de lire.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.