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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

Les disparus du franquisme déchirent la justice espagnole

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 24/10/2008 à 16h16


Le mémorial de victimes de la guerre civile du cimetière d’Oviedo (Reuters/Eloy Alonso).

Deux vieux amis séparés par la guerre civile. L’histoire n’est pas nouvelle mais cette fois elle implique les plus hautes autorités juridiques espagnoles. Empêtrés dans une bataille judiciaire depuis plusieurs jours, le célèbre juge d’instruction Baltasar Garzon et son « ami de vingt ans », le procureur en chef du parquet, Javier Zaragoza, s’écharpent à coup de procédures de plus en plus envenimées.

En jeu ? La décision du juge de se déclarer compétent pour enquêter sur les « crimes contre l’humanité » commis, selon lui, en Espagne pendant la guerre civile et sous les premières années du franquisme.

Des échanges venimeux

Amis de longue date, le juge Garzon et le procureur en chef Javier Zaragoza avaient commencé leur dispute procédurale dans une ambiance relativement respectueuse, le chef du parquet ayant averti le juge avant même qu’il ne se déclare compétent qu’il ne pourrait accepter une telle décision, selon les médias espagnols.

Mais, sûr de lui, Baltasar Garzon a tout de même ouvert une instruction, jeudi 16 octobre. Et la tension est vite montée. Dès le lundi suivant, le parquet a annoncé un recours contre son enquête et depuis les échanges venimeux ne cessent pas.

Le 24 octobre, le quotidien El Pais diagnostique :

« Leur amitié en a pris un coup. »

Et explique à quel point l’initiative la plus récente du parquet témoigne de la dégradation de la situation. Javier Zaragoza en est en effet venu à :

« déclarer l’incompétence objective et fonctionnelle du juge, prévu par l’article 23 de la loi de mise en accusation criminelle qui, parce qu’il est jugé violent et stigmatisant, n’avait jamais été invoqué lors des 31 ans d’existence de l’Audience nationale (la plus haute instance pénale d’Espagne). »

L’Audience nationale devrait trancher dans dix jours

Dans ce bras de fer, aucun coup n’est épargné. Hier, Baltasar Garzon accusait le procureur d’avoir agi « bien qu’il sache que ce recours était une procédure inadéquate ». Zaragoza avait lui décrit avec mépris sa démarche comme étant un « échafaudage juridique singulier » après l’avoir accusé de vouloir mener une « sorte d’inquisition ».

Une formation collégiale de magistrats de l’Audience nationale devrait finalement trancher dans une dizaine de jours, pour laisser au juge Garzon le temps de se remettre d’une intervention chirurgicale prévue pour le lundi 27 octobre.

Le parquet ne cherche pourtant pas à empêcher la récupération des restes des dizaines de milliers de disparus du franquisme enterrés dans des fosses communes. Il estime que la loi sur la mémoire historique, adoptée en octobre 2007, devrait suffire à assister les familles de victimes avec le concours des tribunaux locaux, selon les emplacements des fosses communes.

Des pirouettes juridiques qui inquiètent

La voie suivie par Garzon ne diffère finalement pas tant que cela de cette position puisqu’il prévoyait de renvoyer le cas vers les tribunaux territoriaux une fois que la mort des accusés, Franco et son entourage politique, aurait été certifiée et leur responsabilité pénale du même coup annulée.

Ces pirouettes juridiques inquiètent en tout cas les principaux intéressés, les familles de victimes et membres des associations pour la récupération de la mémoire, qui avaient laissé exploser leur joie le jour de l’annonce de l’ouverture de l’instruction du juge Garzon.

Ils attendent aujourd’hui de voir si l’exhumation des dix-neuf premières fosses qu’il avait ordonnée la semaine dernière pourra bien être menée à terme.

Photo : le mémorial de victimes de la guerre civile du cimetière d’Oviedo (Reuters/Eloy Alonso).

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  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 16h32 le 24/10/2008
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    « Ces pirouettes juridiques inquiètent en tout cas les principaux intéressés, les familles de victimes et membres des associations pour la récupération de la mémoire, qui avaient laissé exploser leur joie le jour de l’annonce de l’ouverture de l’instruction du juge Garzon. »
    Si je comprends bien, les « autres » interessés, les criminels, eux ne s’inquiètent pas ? ils savent qu’ils ne risquent rien de rien ?

    • Elodie Cuzin
      Elodie Cuzin répond à Hatamoto
      Journaliste
      • Posté à 17h35 le 24/10/2008
      • Journaliste 2077
        Journaliste

      Effectivement : les 34 responsables franquistes visés directement par le Juge Garzon sont tous décédés. Il pourrait rester des survivants parmi les dirigeants de la phalange qu’il met également en cause mais cela est en train d’être vérifié.

      • Czar.
        Czar. répond à Elodie Cuzin
        réac
        • Posté à 20h09 le 24/10/2008
        • Internaute 54172
          réac

        Il compte faire quoi Garzon ?

        Les déterrer et les empaler sur un pied de parasol pour qu’ils expient ?

         
        • LETSGONICE1
          LETSGONICE1 répond à Czar.
          • Posté à 23h16 le 24/10/2008
          • Internaute 47895

          Ou bien demander des comptes à leurs héritiers, auprès du tribunal civil par exemple...

        1 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 16h42 le 24/10/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    l’histoire fini toujours par nous rattraper. IL faut assumer, c’est ce qu’il y a de plus intelligent (je trouve)

    • Czar.
      Czar. répond à pablico
      réac
      • Posté à 14h23 le 28/10/2008
      • Internaute 54172
        réac

      Ouais on va enfin demander au cadavre de Santiago Carillo, futur responsable du PC clandestin et à l’époque commandant des milices rouges à Madrid des comptes pour l’exécution sommaire de milliers de prisonniers nationalistes (civils le plus souvent) dans des fosses communes.

      Je renvoie au très bon livre de Michel del Castillo racontant comment Sartre, qui ne parlait pas un mot d’espagnol et qui n’avait jamais mis les pieds dans le pays lui expliqua pendant une heure la guerre civile, à lui, qui arrivait directement de madrid.

      La plus parfaite caricature du verbiage de ceux qui s’autorisent à penser et qui aiment beaucoup s’écouter.

      Typique, hélas, chez nous.

  • carmencita
    carmencita
    danseuse
    • Posté à 17h36 le 24/10/2008
    • Internaute 43569
      danseuse

    Vu le nombre de visites, je vois l’intérêt porté à l’histoire lorsque l’on n’est pas directement concerné... Comme quoi l’effort de mémoire restera toujours important !
    Ce que le gouvernement espagnol a compris en votant la loi sur la mémoire historique il y a un an : mais si cela n’est pas suffisant pour certains des descendants de ces républicains tués et jetés dans des fosses communes, il faut le comprendre... et espérer que le juge Garzon pourra les aider.
    Etudiante à Madrid en 72-73 (et bien avant Erasmus) j’ai connu des descentes à cheval de la guardia civil sur le campus de la fac, l’interdiction des livres de Marx (échangés sous le manteau et achetés au quartier latin de Paris en langue espagnole) et quelques camarades étudiants emprisonnés et torturés parfois... Mais d’aucuns diront que cela n’a pas existé ? Il y a à peine 35 ans de l’autre côté des Pyrénées...
    Et quel merveilleux pays l’Espagne !

    • Adelita
      Adelita répond à carmencita
      (citoyenne)
      • Posté à 21h41 le 24/10/2008
      • Internaute 56927
        (citoyenne)

      Je suis d’accord avec toi, je me rendais régulièrement en Espagne dans les années 70, j’ai connu la fouille à la frontière, les livres étaient feuilletés.
      Sur notre lieu de résidence nous étions surveillés par la guardia civil.Il faut dire que je suis fille de « rojos »

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 18h21 le 24/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Quid des tueries de la deuxième république et du Frente Popular et des sbires communistes à l’ encontre des religieux et de ceux qui affirmaient leur foi catholique ? ....

    A la trappe ? .... Pas d’avocats ou de juges Garzon pour les victimes ? ..

    • Tophee
      Tophee répond à Chris du Fier
      en haut a gauche
      • Posté à 18h33 le 24/10/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Qui ca ? Les odieux massacreurs, executes pour avoir commisd es crimes de guerre et que le bon pape s’est empresse de canonise ? C’est bien de cela dont vou voulez parler ?

      Hiers comme aujopurd’hui les extremiste catholique et les fachos vont mains dans la main !

    • Yémanja
      Yémanja répond à Chris du Fier
      Dans l'eau
      • Posté à 22h07 le 24/10/2008
      • Internaute 15640
        Dans l'eau

      Il est ressorti de sa caverne, notre primitif du fier...

    • Courage-Fuyons
      Courage-Fuyons répond à Chris du Fier
      Encerclé par l'ennemi.
      • Posté à 01h57 le 25/10/2008
      • Internaute 52821
        Encerclé par l'ennemi.

      Et oui, on reprend donc au début : la dictature de franco s’est occupée elle-même de ses morts « honorables ». J’adore les commentateurs de droite et d’extrême droite, ils peuvent lire des dates, les répéter mais sont incapables de déduire des faits, comme quoi l’église ne rend pas intelligent...

    • monisme
      monisme répond à Chris du Fier
      clm
      • Posté à 11h15 le 25/10/2008
      • Internaute 52504
        clm

      Quid des tueries de la deuxième république et du Frente Popular ?

      Franco s’en est un peu occupé, non ?

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 18h21 le 24/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    une guerre civile qui rapellons-le, est issue, comme dans pas mal de pays sud-américains quelques années plus tard, du dénie de démocratie de l’armée et de l’église...
    n’oublions pas non plus le courage des « démocraties » qui ont préféré fermer les yeux et qui ont eu hitler comme invité quelques années plus tard, mais il valait mieux que le front populaire...

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 18h21 le 24/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    une guerre civile qui rapellons-le, est issue, comme dans pas mal de pays sud-américains quelques années plus tard, du dénie de démocratie de l’armée et de l’église...
    n’oublions pas non plus le courage des « démocraties » qui ont préféré fermer les yeux et qui ont eu hitler comme invité quelques années plus tard, mais il valait mieux que le front populaire...

    • Al-Ice
      Al-Ice répond à antonh
      -_-'
      • Posté à 19h00 le 24/10/2008
      • Internaute 54790
        -_-'

      vous radotez très cher...

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 19h53 le 24/10/2008
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    En quoi consiste l’article 23 ?

    Je ne crois pas que les démarches ne « diffèrent finalement pas tant que ça », puisque :

    - le procureur est fondamentalement opposé à une remise en cause de la loi d’amnistie ;

    - qu’il considère que la notion de « crimes contre l’humanité » ne peut être employée ici ;

    - pas plus, pense-t-il, que celle utilisée par la justice chilienne pour enquêter sur les « disparitions » sous Pinochet, celle-ci invoquant alors le caractère actuel de ces disparitions les corps n’ayant toujours pas été trouvés.

    Or, le procureur prétend qu’on « sait bien » que les personnes disparues sont décédées donc que cet argument, utilisé au Chili, ne fonctionne pas.

    Sur le strict plan juridique, on aimerait savoir comment la justice peut bien « savoir » que quelqu’un est mort dans la mesure où les corps n’ont pas été retrouvés, et comment elle dresse ses actes de décès, et si des actes de décès ont bien été dressés pour tous les disparus. Sans aucun doute l’argument du procureur a été utilisé au Chili par les pinochettistes.

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 20h20 le 24/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    chere alice,
    je ne radote pas, je me repète et c’est dû à une lenteur informatique...
    si c’est votre seule critique, c’est mignon tout plein...

  • Adelita
    Adelita
    (citoyenne)
    • Posté à 21h36 le 24/10/2008
    • Internaute 56927
      (citoyenne)

    La plupart des protagonistes de cette guerre civile sont décédés, quelques survivants,à peine sortis de l’adolescence à cette époque là, voudraient avant de disparaître, que justice soit faîte au nom : des disparus, des torturés,des assassinés, des contraints
    à l’exil, des orphelins... leur devoir est de ne pas laisser toutes ces victimes dans l’oubli.
    L’Espagne a été dirigée par un pouvoir fasciste et répressif, les héritiers de ce pouvoir ne veulent pas voir les fantômes du passé ressurgir.Le DEVOIR des démocrates est de faire éclater la VÉRITÉ !

    • violeta
      violeta répond à Adelita
      psy
      • Posté à 17h03 le 25/10/2008
      • Internaute 34895
        psy

      Si ce mouvement pouvait servir de PRÉVENTION au pire qui nous attend peut-être, ce serait louable.... Mais décidément l’histoire peut se répéter...
      Voyez l’Italie qui sourit de nouveau à la tentation fasciste : il n’y est plus dégradant d’envoyer des signes forts de rapprochement avec L’idéologie de Mussolini et tout ça de façon subliminale.... Les « camisas negras » sommeillent en Espagne ; et, en France, sans arrière-pensée aucune bien entendu ! A l’occasion du haut sommet des ministres de l’immigration de toute l’Europe, Hortefeux choisit VICHY... Ricane t-il dans sa barbe ?

      Moi, ça ne me fait pas du tout rire .

      • Czar.
        Czar. répond à violeta
        réac
        • Posté à 19h33 le 25/10/2008
        • Internaute 54172
          réac

        Les Chemises noires, c’était en Italie, sombre gourde.

        Pour que tu aies des « arrière-pensées », il te manque déjà le présupposé.

  • Teberli
    Teberli
    Enseignant
    • Posté à 21h40 le 24/10/2008
    • Expert 48108
      Enseignant

    Il est nécessaire de faire face à la vérité qui même cachée reste la vérité.

    Les crimes du franquisme et de ses alliés actifs et passifs devront un jour être exposés au grand jour.

    Il en sera de même pour les crimes lents ou rapides du capitalisme-libéralisme-social-démocratisme qui lui aussi est une guerre, une guerre continue contre l’humanité.

  • guarana
    • Posté à 22h08 le 24/10/2008
    • Internaute 21719

    Sans un travail de mémoire qui libère la vérité historique,dans la dignité des faits et des responsabilités,les blessures perdurent dans la douleur...
    Un gouvernement élu, agressé par l’armée, aidée par la bourgeoisie, la noblesse,et l’église officielle.
    Avec l’aide du nazisme et des mussoliniens la tyrannie a vaincu la légitimité et la justice.
    Mais après des années de plomb et d’obscurantisme la liberté retrouvée doit s’accompagner maintenant de notre devoir d’historien,de citoyen, pour que plus jamais ne passe le fascisme dans le cœur des hommes et des générations futures.
    Alors oui, il s’agît bien de qualifier la terreur des « vainqueurs » de crime contre l’humanité et ces dizaines de milliers d’exécutions dans les camps,les prisons,les fossés,de crimes contre l’humanité.

    • CarlosG
      CarlosG répond à guarana
      • Posté à 01h55 le 25/10/2008
      • Internaute 534

      Je suis bien d’accord avec vous. Au Chili nous savons combien il est important ce travail de mémoire, même s’il est difficile et douloureux. Et il n’est jamais tard pour le faire. Le vécu n’a pas de temps, tout est là, toujours présent, et si ce n’est pas conscient, ça agit quand même, tout le temps, chez les survivants, chez les fils et les petits-fils des victimes, et finalement dans tout le tissu collectif, surnoisement. Ce n’est pas la revanche, c’est la vérité qui est important, c’est DIRE d’une voix publique (et même pudique, allais-je dire) que ce n’était pas normal, que ce n’était pas juste, que c’était un crime, qu’il y avait des responsables, des décisions, des ordres. Tuer et taire c’est tuer deux fois.

  • Patrick de Vigo
    Patrick de Vigo
    journaliste retraité de la BBC
    • Posté à 03h48 le 25/10/2008
    • Journaliste 19196
      journaliste retraité de la BBC

    Et voilà qu’à Madrid on vient de détruire la tristement célèbre prison de Carabanchel, symbole de la dictature franquiste.

    Pour ce qui est de massacres, il faut aussi parler de celui de Paracuellos, commis par des « républicains ».
    S’ils avaient gagné, qui peut nous garantir qu’ ils ne se seraient pas livrés à des massacres comme ceux commis dams le monde communiste ?

    Celà-dit,les victimes du franquisme ont, elles aussi, droit à une sépulture digne de ce nom et, à mes yeux, il est scandaleux que plus de trente ans après la mort du dictateur, il est encore des gens pour maintenir la vérité dans une fosse commune.

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 11h05 le 25/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Pétard, ça ne leur suffit pas à ces rouges (massacres staliniens, massacres de Pol Pot, nettoyage en Corée du Nord, et j’ en passe et des meilleurs..

    Il faut qu’ils ramènent leurs fraises en s’ affichant : c’est vrai, moi je suis enfant de ’rojos’.....Ah bon... Ce sont eux qui encerclent encore une église à Toulouse pour empêcher la célébration de l’ eucharistie..

    Mais qu’ ils la ferment, tous ces faux-culs, et qu’ils laissent les morts en paix.
    Écoeurant.

    • démocrate35
      • Posté à 12h24 le 25/10/2008
      • Internaute 39704

      Cher Monsieur,
      Je suis moi-même catholique. Pour autant, je ne pense pas que mourir face à un peloton d’éxécution soit mourir en paix. Deuxièmement,il se trouve que parmi les victimes du franquisme, il y a également des catholiques. Vous semblez être un expert de la Guerre Civile Espagnole, vous n’êtes donc pas sans connaître cela. Evidemment, cela va faire ressurgir des vérités qui déplairont à beaucoup de gens : une masse d’espagnols soumise à une aristocratie jusqu’à l’avènement de la République,la lacheté des démocraties occidentales,dont la France, la manipulation par Staline d’une partie des Républicains Espagnols, l’appui des Etats Fascistes à Franco...et j’en passe.La répression aveugle et les exécutions expéditives n’ont pas eu pour seul but d’éliminer des opposants potentiels. Elles devaient surtout baillonner l’ensemble de la société, la faire taire. Que vous ne soyez pas touché par l’histoire de ces espagnols qu’on venaient chercher le matin et qu’on fussillaient l’après-midi, c’est votre problème.
      Pour moi, l’attachement aux valeurs de justice se mesure non pas au travers de ce que l’on réclame pour soi, mais bien au travers de ce que l’on accorde aux autres.Les espagnols font partis des autres comme les polonais, les russes ou les chinois... L’histoire de ces espagnols m’émeut comme j’ai été emu par l’histoire d’Aron GABOR, victime du Goulag dont je recommande le livre : Un cri dans la Taïga. Amen

    • CarlosG
      CarlosG répond à Chris du Fier
      • Posté à 15h50 le 25/10/2008
      • Internaute 534

      Qu’est-ce que ça veut dire « ces rouges... » ? Contre quels démons vous battez vous ? Ce qu’on peut dire ici vaut pour l’Espagne de Franco comme pour l’URSS de Staline, et pour Pol Pot et Pinochet, bien sûr. Des anges de la mort qui sont installés par des gens qui pensent et disent « ces rouges », « ces dissidents », « ces juifs », « ces étrangers », et un long et cetera de représentations ignobles et crétines du « mal », ce qui n’est que le symptôme d’un malaise intime. Il n’est jamais tard pour aller chez le psy...

    • Mancks
      Mancks répond à Chris du Fier
      intermittent et précaire
      • Posté à 10h52 le 26/10/2008
      • Internaute 31386
        intermittent et précaire

      connard ( je n’insulte jamais mais vous êtes insultant), ton église n’a jamais été encerclé, j’y étais (comme journaliste), et les manifestants chantaient des chants de la commune, ils ont été polis et pacifiques, contrairement à certains paroissiens qui les insultaient, mais passons ; par contre vos petits copains fascistes n’hésitaient pas à bombarder écoles, hôpitaux maisons de retraites durant la guerre civile.
      Mais je constate que vous avez la haine chevillée au corps, vos propos flirtent d’ailleurs avec la maladie mentale, vous devriez consulter....
      et votre Eucharistie vous pouvez vous la carrer ou vous voulez....

  • betabloquant
    betabloquant
    salarié
    • Posté à 12h10 le 25/10/2008
    • Internaute 56947
      salarié

    La difficulté, avec la mémoire et le devoir historiques, c’est que soit c’est trop tôt (Ah… la fameuse « transition démocratique » ou œcuménique), soit c’est trop tard car il ne faut pas réveiller les anciennes douleurs et la mémoire qui dort. Votre grand-père n’est pas mort Madame, il a « disparu ». Il ne fallait pas jouer avec les allumettes et « paix à ses cendres » comme disait Prevert.
    Ce qui revient, pour ceux pour qui il ne faut pas raviver la mémoire plus de soixante-dix ans après,
    ( ou : 2008 – 1975 = 33 ans après), à n’admettre que le seul devoir de mémoire de Franco qui lui l’a immédiatement et durablement exercé.

  • violeta
    violeta
    psy
    • Posté à 17h12 le 25/10/2008
    • Internaute 34895
      psy

    dommage je suis trop loin de Caen !

    Lien

    Séminaire Histoire : par Emmanuel Thiébot

    * Lieu : Panta Théâtre ; 24 rue de Bretagne, 14000 CAEN
    * Jour : le jeudi
    * Horaire : 18h-20h

    Les rendez-vous 2007-2008
    08/11/07 La retirada #1
    06/12/07 La retirada #2

    *****************************

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 18h26 le 25/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    En parlant de psy, je pense qu’il y en certains sur ce forum qui feraient bien d’ y aller.

    Venir plus de 70 ans aprés remuer les fantômes, c’est choquant.Ce sont des malades, à commencer par cet imbécile de juge Garzon qui doit avoir des comptes à régler avec ses grands-parents.

    Pitoyable.

    • Gedeon Grois
      • Posté à 18h55 le 25/10/2008
      • Internaute 11813

      Monsieur,
      Et puis non, vous ne méritez même pas que je fasse preuve de politesse.....
      70 ans après, j’en suis toujours à regretter de ne pas avoir connu mon grand-père paternel, fusillé par les franquistes.
      65 ans après, je me désole de ne pas avoir connu mon grand-père maternel, assassiné par les allemands.
      Il va sans dire que les deux étaient Espagnols rouges.
      65 ans après, je suis fier que mes grands-pères soient morts pour des faits de résistances.
      Pour ne rien omettre, rappelez vous que les premiers entrés dans Paris libéré étaient des Espagnols ROUGES
      Pour ceux qui sont intéressés par la répression franquiste dans les Asturies :
      Lien

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 19h15 le 25/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Et pour ceux qui sont inéréssés par les massacres des rouges, où faut-il aller ?

  • hedona
    hedona
    retraitée
    • Posté à 21h47 le 25/10/2008
    • Internaute 49346
      retraitée

    « Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ».

    La guerre civile est ce qu’il y a de plus stupide pour un pays, le voisin ami devient ennemi, on s’entre-tue dans la famille (réécouter la très belle chanson de Ferrat sur le sujet « Maria ».

    Malheureusement les êtres humains n’apprennent pas, et malgré « le devoir de mémoire », s’ils sont manipulés, ils recommenceront une autre guerre civile encore et toujours pour des « idées ».

    La dernière en date en Europe est celle de la Yougoslavie.

  • Jaùsep
    • Posté à 23h43 le 25/10/2008
    • Internaute 37396

    Il est un temps pour la justice et l’autre pour l’histoire.
    Le premier esquive l’oubli et le second étend la mémoire.

    Leur vrai tombeau n’est pas dans la terre,
    Mais dans le coeur des hommes.

    Merci Elodie Cuzin pour ces articles.

  • TARPON
    • Posté à 10h22 le 26/10/2008
    • Internaute 27263

    l’un des passages obligés pour tous les français qui desiraient rejoindre l’armée d’Afrique ,les familles juives qui fuyaient la France occupée,l’Espagne offrait à ceux abandonnés ou trahis par leurs passeurs le camp de concentration de Miranda del EBRO en plein pays basque espagnol.La memoire des indigenes s’est eteinte sur ce mouroir où les plus chanceux etaient échangés contre un sac de farine donné par la croix rouge.C’etait ça ,la soit disant neutralité de Franco qui n’allait quand même pas jusqu’à offrir l’humanité à ceux qui y pénetraient.On y verra un certain parallele avec la conduite des suisses ,raison de plus pour ne pas oublier.

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 18h33 le 26/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Bein, il ne manquait plus que les suisses ! ...C’est vrai.. des sauvages ceux-là .. Hein ?

    Non, mais vous êtes des malades. Faut aller vous faire soigner en... tiens en Espagne.. y a de bons hôpitaux psychiatriques pour les gens comme vous et comme l’ autre faux journaliste rouge qui visite les églises de Toulouse maintenant...

    C’est vraiment trop.

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 12h19 le 27/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    cher christ du fiel,
    si c’est vraiment trop, va precher ailleurs ta bien pensence noseabonde.
    ton révisionisme à la petite semaine n’est qu’à la hauteur de ta piètre virulence...

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