American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Faut-il avoir peur des nanotechnologies ?

Publié le 11/08/2007 à 12h05

Si le grand public américain n’a jamais manifesté la moindre réticence envers les OGM, présents depuis des lustres dans toute la chaîne alimentaire aux Etats-Unis, le débat sur les nanotechnologies semble trouver ici quelque écho. On est certes loin de voir les collectivités locales organiser des débats publics contradictoires pour informer les citoyens. Mais les associations, les groupes militants et certains médias consciencieux jouent bien leur rôle de lanceurs d’alerte. Résultat : des gens se posent des questions et cherchent les réponses comme ils peuvent, le plus souvent en surfant sur le net.

Témoin ce courriel reçu à son retour de vacances par un professeur de Duke University (Caroline du Nord), Dr Mark R. Wiesner (oui, on se connaît bien tous les deux), spécialiste des sciences de l’environnement : « J’ai vu sur internet que vous vous intéressiez aux dangers potentiels des nanotechnologies. Je donne des cours à mon domicile à des étudiants, et hier l’une de mes élèves a mentionné qu’elle étudiait dans le champ des nanotechnologies. Excusez ce qui est probablement de l’ignorance et de la paranoïa, mais je me demande si je cours un danger à travailler avec elle. (…) Les produits nanotechnologiques sont-ils dangereux ? Est-ce que les gens qui travaillent avec ça ont la capacité de contaminer les autres ? Que savons-nous à ce sujet ? “

Mark Wiesner est notamment connu pour avoir initié à Rice University (Texas) en 2000 les premières recherches concrètes sur le comportement des nanoparticules dans l’environnement, arguant alors qu’il ne fallait surtout pas courir le risque de répéter l’histoire de l’amiante, d’abord identifiée comme matériau miracle, puis poison public numéro un. Son analogie avait déclenché à l’époque de violentes engueulades entre scientifiques travaillant dans le domaine. Dans le genre : pourquoi donner des verges pour se faire battre ? Bref, il bosse toujours sur le sujet, et il a volontiers répondu à cette enseignante inquiète.

Lire l’échange en version originale, et sa traduction en français.

En gros, il lui explique qu’on trouve des nanoparticules (naturelles ou peut-être usinées) dans tout, que ce n’est pas parce que les choses sont ultra-petites qu’elles sont forcément dangereuses (ni l’inverse), que la recherche progresse et qu’on commence à avoir une idée précise de l’effet négatif de certaines nano-molécules plus étudiées que d’autres. Il lui conseille de ne pas s’en faire pour elle-même et sa famille, mais plutôt pour l’étudiante.

J’utilise ce banal échange épistolaire entre une citoyenne inquiète et un scientifique passionné pour aborder le thème des nanotechnologies. Leur impact environnemental et sanitaire est un domaine de recherche important aux Etats-Unis, qui mobilise de grosses sommes, d’origine privée ou issues de fonds publics.

En novembre 2005, le comité scientifique de la Chambre des Représentants du Congrès américain a auditionné David Rejeski, le directeur du Project on Emerging Nanotechnologies, pour savoir si le gouvernement fédéral distribuait assez d’argent pour appréhender correctement le problème de l’impact environnemental et sanitaire. M. Rejeski dénombrait alors cent cinquante quatre projets scientifiques aidés, à raison de 23 millions de dollars annuels distribués via huit différentes agences gouvernementales. Soit 2,7% de l’investissement fédéral total dans le développement des nanotechs (lequel a depuis subi une baisse à cause de la guerre). C’est peu… mais ça donne quand même des ailes aux équipes universitaires concernées par l’environnement, et la concurrence est acharnée pour bénéficier du pactole.

Contrairement aux années 2000 ou 2001, aujourd’hui il ne viendrait plus à l’esprit d’aucun scientifique ou manufacturier oeuvrant dans les nanomatériaux (destinés aux secteurs de la santé, de l’énergie, du spatial, des cosmétiques, de l’informatique, des télécommunications…) de nier l’utilité de cette investigation préventive (d’autant qu’aucun moratoire sur le reste des activités nano n’est évidemment à craindre). Et ça vaut mieux, car les données qui sortent des labos depuis quelques mois sont de plus en plus précises. Une actualité à suivre sur ce blog…

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  • NING
    • Posté à 16h16 le 11/08/2007
    • Internaute 13056

    LA NANOTECHNOLOGIE concerne l’infiniment petit !

    notre bien-aimé président Sarkozy est certainement
    concerné par le sujet !

    Espérons qu’il en sera question au prochain
    GRENELLE de l’environnement

    • Anonyme répond à NING

      commentaire nul

      • Servais-Jean
        • Posté à 18h45 le 11/08/2007
        • Internaute 4591
          43

        Tu parles pour toi cher CA de 18h22 ?

      • Anonyme

        Où voyez-vous le mal dans ce commentaire ?

        Vous confondez « infiniment petit “ avec petitesse

  • Deborah
    • Posté à 18h26 le 11/08/2007
    • Internaute 3584

    Le problème est le même que pour les OGM : il n’y a pas d’information.

    Ces techniques ne sont pas clairement expliquées, et sont utilisées dans une discrétion qui frise la clandestinité.

    Alors qu’il faudrait des explications aussi claires que possible, et des débats contradictoires publics.

    Le fait est qu’il vaudrait mieux ne pas attendre un effet « hormone de croissance » pour engager des applications qui pourraient s’avérer dangereuses. Tant que nous n’en savons rien, il est utile que nous exigions de l’information, et encore de l’information.
    Oui, je sais, c’est très technique. Eh bien, faites un effort, M’sieurs-Dames chercheurs/chercheuses. Ca doit bien être possible d’expliquer le choses clairement avec un peu de bonne volonté.

    • Anonyme répond à Deborah

      Je pense que le problème n’est pas les nanotechnologies en soi. Comme toute avancée scientifique, cela peut apporter d’énormes bienfaits à notre vie quotidienne. La question est plutôt « Faut-il avoir peur des êtres humains et de tous les usages pervers qu’ils peuvent trouver à la moindre découverte scientifique ? » Là je répondrais oui.
      Le vrai problème n’est pas de savoir si on doit accepter les nanotechnologies ou pas (de toute façon elles existent déjà) mais plutôt d’enfin ouvrir les yeux et demander des comptes à tous nos dirigeants, exiger de la transparence dans tous les agissements des services de renseignements (qui n’ont pas besoin des nanotechnologies pour nuire) et de la police. Mais malheureusement 90 % de la population s’en fout de toutes les magouilles qui se trament au sommet de l’Etat et préfèrent s’en prendre aux immigrés responsables de tous les maux, c’est plus facile.

      • Anonyme

        Tous progrès comporte des risques...
        Cette notion n’est pas évidente ou admise par tous, la tendance naturelle des individus nantis que nous sommes étant le « stand-by », avec pour argument des risques supposés souvent imaginaires ou disproportionnés.

        Parfaitement d’accord avec la nécessaire transparence des scientifiques qui peuvent avoir une inclinaison à poursuivre leurs objectifs personnels, et avec celle des pouvoirs publics qui ont une légère tendance à manipuler le public que nous sommes par manque de concertation ou d’information. Quand aux entreprises, elles sont à l’évidence prisonnières du fait économique qui les pousse coûte que coûte vers le développement : il y a peu de transparence à en attendre.

        Pour moi, tout le problème réside dans le fait que les contre-pouvoirs associatifs ou journalistiques sont faibles en terme de compétences scientifiques et de moyens, mal organisés, ou engagés politiquement.

        Il n’y a pas, et c’est très dommage, suffisamment de compétence journalistique ou des medias (ou alors ils sont eux-mêmes engagés pour des raisons politiques ou économiques), compétences qui pourraient permettre d’ouvrir des débats « éclairés ».
        Pour prendre l’exemple des OGM, comment adhérer aux thèses de José Bové qui sont avant tout politiques ? Sa crédibilité sur les OGM ne me paraît pas plus probante que celle de Monsanto ! Quand à l’Etat, il se garde bien de communiquer et se comporte en paralysé, de peur de...
        Les journalistes ne font que reprendre les diatribes des uns et des autres ; alors qu’ils devraient éclairer le fond du débat ! Encore faudrait-il qu’ils fassent les nécessaires efforts de « mise à niveau »... Mais qui, en dehors du « Monde » (lui même fortement politisé et s’érigeant en acteur de pouvoir), s’y oblige ?

         
        • Anonyme

          Tu reproches à J.B. d’avoir des thèses « politiques » sur les OGM. Mais pourquoi la question technique aurait-elle priorité sur la question politique ?

        1 autres commentaires
    • Deborah
      Deborah répond à Deborah
      • Posté à 10h26 le 12/08/2007
      • Internaute 3584

      Certes, un couteau peut être utile ou meurtrier, selon les intentions de qui le manipule.
      Mais c’est facile à comprendre et à la rigueur on peut tenter d’en désarmer son possesseur.
      OGM et nanotechnologie, c’est différent. Ni vous (je pense) ni moi (c’eest certain) n’en disposons. Nous sommes obligés de faire confiance, et dans l’immédiat les yeux fermés, à ceux qui les mettent au point et les utilisent. Notre rôle c’est d’en contrôler les usages (bien peu de gens s’imaginent qu’on peut les interdire)
      Mais pour contrôler il faut comprendre, savoir de quoi on parle dans le détail et entendre tous les points de vue ; or, tout est fait en catimini pour que la « foule » n’intervienne pas.
      Je répète : avons-nous envie d’un nouvel effet « hormone de croissance » ou « sang contaminé » ? Dans ces deux cas, « on » avait fait confiance aux spécialistes. Avec il est vrai plein de poudre aux yeux. Pour avoir rencontré le Dr Garetta avant que n’éclate le scandale, je me rappelle qu’il n’avait qu’une expression à la obuche : le « nonproft » qu’il prononçait « noneprofite ».
      Si donc, alors qu’il y a des signaux d’alarme, il arrive dans le futur une catastrophe « nanotechnologie », nous n’aurons qu’à nous en prendre à nous-mêmes et à notre paresse intellectuelle.

      • Anonyme répond à Deborah

        Je voudrais rebondir sur vos mots « notre paresse intellectuelle » en sortant des nanotechnologies : le nucléaire a des avantages et des inconvénients : il n’y a pas eu paresse intellectuelle de la part de ses opposants... ce qui n’a pas empêché Tchernobyl et cie.

        Nous devons tout surveiller et ça devient carrément épuisant : éviter d’avaler des pesticides en mangeant des légumes bio, trouver ceux-ci, les payer(6 Euros 60 pour un bête chou-fleur, samedi lol) surveiller la qualité de l’eau chlorée dans nos robinets ; tenter de faire disparaître l’immorale et abominable chosification de l’animal, les horribles élevages industriels ; essayer de préserver nos enfants de la publicité partout, tout le temps pour qu’ils grandissent en étant autre chose que des proies et de bons petits soldats consommateurs, obèses de surcroît ;

        éviter que les exemples qu’on jette en pâture à ces mêmes gamins soient des écervelés adeptes du néant et des drogues dures, Paris Hilton et autre Britney Machin encensées mieux que des prix nobels ;

        essayer que les pays agressifs respectent les règlements internationaux sur les armes (le sol libanais est jonché d’armes anti-personnelles que des démineurs belges tentent d’enlever), sur la torture, les détentions arbitraires... ;

        se demander si remplacer l’essence par des huiles végétales ne va pas faire du tort aux agriculteurs traditionnels en instaurant des mono-cultures ;

        prendre sur son temps pour aller défendre les sans-papiers (qui sont des hommes : être sans-papiers ne rentre dans aucune classification scientifique), combattre l’inhumanité des centres fermés où les enfants « illégaux » (idem)sont enfermés comme des délinquants ;

        éviter que l’amalgame soit fait entre musulmans et terroristes ;

        mille et mille choses contre lesquelles s’opposer... Ce n’est pas de la paresse intellectuelle, c’est de l’épuisement.

        Et pour retrouver un peu de sérénité se mettre au yoga et à la méditation. Avouez, chère Déborah, que, pff, on a parfois envie qu’un ami bien intentionné nous prête sa villa luxueuse pour pouvoir souffler un peu... avant de reprendre le combat.

         
        • Deborah
          • Posté à 17h49 le 12/08/2007
          • Internaute 3584

          Oui, notre paresse intellectuelle. Le nucléaire n’a pas la même histoire : quand les Américains, ces donneurs de leçons, ont balancé leur deux bombes A sur le Japon, on n’en avait jamais entendu parler avant. Depuis évidemment, on a du mal à éliminer l’option nucléaire et on le voit partout et tous les jours. Il n’y a pas que l’Iran (qui n’en est qu’au début)...

          Aujourd’hui, il est vrai que nos sociétés sont devenues extrêmement complexes et que nous avons à apprendre comment on peut être des ciotyens informés et responsables. Je ne dis pas que c’est simple ; ni que c’est reposant.

          Je dis qu’à force de se laisser endormir les catas. issues de sa majesté La Science n’en sont qu’à leur début et n’ont pas fini. Nos enfants et nos petits enfants n’ont pas fini non plus de nous remercier de notre indifférence.

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à Deborah

      Tant que nous n’en savons rien, il est utile que nous exigions de l’information, et encore de l’information.
      ***
      oui mais quand nous ne savons rien ! ! ! Comment informer sur ce que nous ne savons pas. ça semble difficile même pour de grands cerveaux ^^

      Fr@n6 : Lien

    • morpionZ
      morpionZ répond à Deborah
      • Posté à 12h27 le 12/08/2007
      • Internaute 13837

      « Oui, je sais, c’est très technique. Eh bien, faites un effort, M’sieurs-Dames chercheurs/chercheuses. Ca doit bien être possible d’expliquer le choses clairement avec un peu de bonne volonté. »

      Vous serez peut-être étonnée de savoir que ces m’sieurs-dames les chercheurs consacrent une partie non négligeable de leur temps à l’information scientifique des non-spécialistes. Cette information se fait par le biais des enseignements universitaires (les cours sont ouverts à tous en général), d’articles dans des revues de vulgarisation scientifique (on en trouve plusieurs dans tous les kiosques à journaux), de manifestations visant le grand public et comportant conférences et débats (fête de la science, semaine du cerveau, etc...), de reportages TV (si, si, il y en a d’excellents sur Arte, La 5ème, etc...), et j’en passe. Mais force est de constater que le public que nous rencontrons est souvent composé des mêmes personnes, souvent déjà bien informées, et que la curiosité n’est pas un défaut bien répandu dans la population. Et je comprends parfaitement que l’on préfère passer 2h aux cinéma à regarder les dernières aventures de Bruce Willis, plutôt que de se triturer le cerveau quelques dizaines de minutes (la bonne volonté doit se trouver des 2 côtés) pour bien comprendre ce que sont par exemple les OGM et où se trouvent vraiment les risques de leur utilisation.

      • pikasso02
        pikasso02 répond à morpionZ
        • Posté à 15h52 le 14/08/2007
        • Internaute 10134

        Merci à morpionZ et à Rue89, pour cette réaction. La paresse intellectuelle est responsable de la non compréhension des choses. Attention les dégats à venir ! Demander de faire un effort, est très courageux de votre part ! Encore merci !

        Lien

    • Succédané
      Succédané répond à Deborah
      Qui n'est pas mais pourrait l' (...)
      • Posté à 11h17 le 13/08/2007
      • Internaute 13938
        Qui n'est pas mais pourrait l' (...)

      Il est certain que les avancées tehnologiques ne sont pas contrôlables et peut être heureusement. Le débat semble porter sur ce que l’on en fait et surtout ce que l’on en fait à notre insu comme ces marquages d’emballages qui suivent le consommateur depuis l’achat d’un produit jusqu’à la destruction de l’emballage en passant par on ne sait trop quelles cases de fichage, de statistiques, de ciblage marketing et autres. A l’instar de cette boîte de nuit en Espagne risque t on un jour sous prétexte de sécurité, de prévention de terrorisme ou on ne sait quoi, que chacun se fasse obligatoirement se faire implanter une capsule dès la naissance pour une traçabilité à vie comme les bovins avec leurs étiquettes plantéees dans l’oreille !

  • Anonyme

    A propos des dangers potentiels de la nano technologie, je vous conseille la lecture du livre de Ray Kurzweil « The Singularity is Near » (bientôt disponible en francais).

    Pour lui et pour beaucoup d’autres scientifiques ou observateurs, la nano technologie en soit ne représente pas vraiment de danger, c’est plutot sa fusion probable avec le biologique qui amène le plus de questionnement.

    • pKp
      pKp
      • Posté à 22h42 le 24/09/2007
      • Internaute 17597

      D’après ce que j’ai pu lire sur les sites des Singularistes, le vrai danger, c’est la fabrication de nanoparticule autoreproductives.

      En français : une particule qui va modifier la matière à son contact pour en faire une autre particule identique, qui elle-même...etc. Enfin, c’est ce que j’ai compris.

      Sinon, une chose intéressante, c’est que les nanotech nocives éventuelles passeraient sans aucun problème les contrôles de sécurité, car ils sont basés sur la toxicité des produits, là où c’est éventuellement la forme et la taille qui seraient dangereuses : l’ingestion d’une petit morceau de charbon (où d’un diamant) n’est pas dangereuse, mais des nanotubes de carbone peuvent se ficher dans les alvéoles pulmonaire et provoquer un cancer...

  • Servais-Jean
    • Posté à 18h42 le 11/08/2007
    • Internaute 4591
      43

    Avec un petit peu d’imagination il est facile de voir les dérives possibles de ces nouvelles technologies.
    Suivi des individus, électrodes sur le cerveau,...
    Il y a bien sûr des applications trés prometteuses comme par exemple le pilotage de molécules médicamenteuses sur la « cible »,...
    Mais cela ne devra pas être mis dans toutes les mains et c’est cela le gros problème.
    Donc à suivre, comme il est dit en fin d’article.

  • Deborah
    • Posté à 18h58 le 11/08/2007
    • Internaute 3584

    Le suivi des populations ? Mais on est en plein dedans, avec nos cartes bancaires, nos ordinateurs, nos courses dans les grands magasins, nos trajets dans le metro avec la carte Navigo et j’en passe.

    Et je sais aussi qu’il est très difficile de faire bouger les gens. J’ai produit une émission TV sur les dangers de l’informatique dans le domaine social, en 1978 (c’était l’année de la parution du rapport Nora Minc sur l’informatique). L’émission a été censurée du début à la fin. Je l’ai fait savoir. Ca n’a ému personne !

    Si on veut vraiment informer les gens, il faut d’abord tenter de leur faire comprendre pourquoi ils devraient s’intéresser à tout cet arsenal technico/biologico/génético etc.

    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Deborah
      43
      • Posté à 01h27 le 12/08/2007
      • Internaute 4591
        43

      Non car elle a raison.
      Faire bouger les gens est trés difficile. A notre petit niveau je ne vois que des Sites type RUE 89 comme courroie de transmission.
      Il convient de faire savoir au plus grand nombre que de tels sites existent.
      Plus nous seront nombreux, mieux ces sites pourront vivre et être efficaces.

      • Anonyme répond à Servais-Jean

        « je ne vois que des sites comme rue 89 » ?
        moi je m’interroge : 2 commentaires censurés, ça fait beaucoup...sur les ogm notemment...DM

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski
          Cofondateur Rue89
          • Posté à 15h24 le 14/08/2007
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          de quoi parlez-vous ? Nous ne « censurons » que les commentaires qui contiennent des insultes ou des propos violant la loi (racistes, négationnistes etc.). Je ne vois pas pourquoi nous censurerions une opinion sur les OGM, quelle qu’elle soit.

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à Deborah

      Bonjour,

      A propos de suivi des gens, Rue 89 est très bien, puisqu’on peut voir tous les commentaires écrits par Deborah en réaction à certains articles. Elle est assez réactive la Deborah ! (il suffit d’aller dans la rubrique Suivi du profil de Deborah). Chapo pour le nombre de commentaires !

      Sinon pour le reste, relatif aux nanotechs, je dirais (conditionnel) qu’elles sont comme la musique : il y a la musique militaire qui envoie les gens au casse-pipe dans la joie et la bonne humeur (pas toujours, il suffit d’entendre la noirceur de certains chants de parachutistes) et les symphonies et opéra de Mozart, Beethoven et d’un paquet d’autres. Finalement ça serait bien que toutes les applications nocives des nanotechs restent au niveau de l’écoute de la musique militaire : à part le 14 juillet et quelques festivals de ci de là de telle musique, son audience est finalement très restreinte.
      Christian G.

  • Anonyme

    nano-crunch and everything will be destroyed, neat 8)

  • Anonyme

    A la question : « Faut-il avoir peur de.... » je repondrai toujours non car avoir peur ne permet pas de raisonner.

    Pourquoi se demander s’il faut avoir peur à l’avance de qqchose de nouveau et pour la plus part d’entre nous, inconnu ?

    Vous êtes sur que c’est la bone question à poser aujourd’hui ?

    Pour ma part, quand je ré-écoute et re-lit Henri Laborit, je comprends pourquoi il est si peux mentionné aujourd’hui en france. C’est pourtant tres rassurant de comprendre, ça évite parfois d’avoir peur !

    TND

  • Anonyme

    C’est une question un peu du genre :
    « Faut’il avoir peur des couteaux ? »
    Personnellement j’ose répondre, « ça dépend pour quoi on s’en sert ».
    Ai-je peur des gens qui n’ont pas peur est une autre question.
    C’est quoi la peur ?
    C’est quoi les nanotechnologies ? .
    Essayons de prendre ces deux questions séparément.

  • Anonyme

    Pour votre information lisez l’article ci dessous... (c’est pas récent)

    Pour ma part, les nanos ne sont qu’un outil...

    Quand je m’écrase le doigt en essayant de planter un clou avec un marteau, est ce la faute du marteau ? ? ?

    Mais comme il y aura tjrs quelqu’un pour mal se servir de l’outil, et que l’outil dont il est question peut avoir des répercussions énormes sur nos vies... Là je dis « Principe de précaution » ou alors carrément « Stop » ! ! !

    Peut être parce que je manque de confiance en ceux qui ns dirigent...

    Mais surtout parce que je sais que les scientifiques sont incapables d’expliquer les comportements des colloïdes( cad que certaine nano particules naturelles se comporte différent seule ou en groupe ) alors comment pourraient ils maitriser leurs nanos créations ? ? ? ? ?

    ––-

    En Allemagne, un nettoyant ménager à base de nanoparticules a été précipitamment retiré du marché
    Lien
    ––––-

    Paru dans L’Express du 18/05/2006
    Alerte high-tech par Estelle Saget

    En Allemagne, un nettoyant ménager à base de nanoparticules a été précipitamment retiré du marché

    * Picto Imprimer Imprimer l’article
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    * Texte + gros Modifier le texte Texte + petit

    Des composants miniatures

    * Alerte high-tech
    * Minitechnologie, maxirisque ?
    * Electronique : des puces à l’affût
    * Gros paris sur l’infiniment petit
    * Les nanotubes
    * Des transistors de plus en plus petits

    ’est le premier nano-scandale. La première alerte sanitaire au monde impliquant l’univers complexe des nanotechnologies : lancé en Allemagne à grand renfort de publicité, le nettoyant ménager pour salle de bains Magic Nano devait révolutionner la vie des ménagères en projetant sur le carrelage un film invisible capable de repousser la saleté et les bactéries. Las ! Ce produit miracle a été retiré précipitamment des magasins, après avoir déclenché des phénomènes de détresse respiratoire chez 97 consommateurs. Et ce en l’espace de trois jours à peine. Plusieurs d’entre eux ont même été hospitalisés pour un œdème pulmonaire (accumulation de liquide dans les poumons).

    Jusqu’ici, les risques liés aux nanotechnologies étaient purement théoriques. De nombreuses expériences sont en cours dans les laboratoires pour tenter de déterminer si ces particules qui se mesurent à l’échelle du nanomètre (un milliardième de mètre) peuvent mettre en danger la santé des citoyens. Leur petite taille les rend en effet susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons ou de traverser la barrière de la peau. Mais nul ne sait aujourd’hui en mesurer les conséquences.

    Les intoxications observées en Allemagne constituent-elles la preuve qu’attendaient les militants « anti-nano », particulièrement actifs en Amérique du Nord ? Pas si vite. Les experts réunis le 7 avril dernier par l’Institut fédéral allemand de l’évaluation du risque (BFR), à Berlin, ont refusé de se prononcer. Pour une raison simple : ils n’ont pu obtenir du fabricant Kleinmann ni la composition détaillée de l’aérosol ni la taille exacte des particules suspectées ! L’enquête se poursuit donc. Pendant ce temps, les crèmes antirides et les écrans solaires à base de nanoparticules continuent à se vendre partout dans le monde, y compris en France... sans susciter de craintes particulières.

    • morpionZ
      • Posté à 12h05 le 12/08/2007
      • Internaute 13837

      L’exemple que vous citez concernant le nettoyant ménager est, à mon avis, bien caractéristique d’un problème général qui entoure un bon nombre d’applications industrielles issues de la recherche scientifique. Ici, ce n’est pas la technologie qu’il faut remettre en cause, mais plutôt les appareils de contrôle qui entourent sa commercialisation. En effet, ces appareils de contrôle sont alimentés par des données fournies, non pas par des laboratoires indépendants, mais par les laboratoires du fabriquant lui-même. Connaissant les sommes investies et les retombées potentielles, peut-on alors raisonnablement penser que les rapports présentés aux commissions d’autorisation de mise sur le marché sont parfaitement objectifs et complets ? En ce qui me concerne, je n’y crois pas trop.

    • Anonyme

      Mais vous en êtes encore en train de ressortir cette « affaire » de nettoyant ménager. Si vous vous étiez donné un peu la peine d’aller fouiner sur les sites allemands d’informations (évidemment il faut lire un peu l’allemand mais souvent il existe des versions anglaises) vous auriez été informé que si les dégâts occasionnés par le produit en question étaient bien réels, la seule toxicité chimique des ingrédients expliquait tout.
      L’autre remarque, c’est que les gens de la pub n’hésitent jamais à utiliser des mots qui marchent bien comme « nanotech ». Comme quoi le plus toxique dans cette histoire c’est la connerie des publicitaires et le jemenfoutisme du formulateur du produit en question.
      Christian G

  • Anonyme

    Le débat sur la nourriture est nul aux USA. Un pays où on ne trouve que du poulet ou de la dinde, du boeuf et du porc dans les magasins, mais pas de viande chasseur, pas la palette de volailles qu’on a en France, c’est ce qui me frappe toujours aux USA : pas de vrai choix alimentaire, donc pourquoi se soucier d’une variété OGM ? Ils ont renoncé à manger varié, donc des OGM qui éliminent la biodiversité, ils s’en fichent.

    En revanche, la liberté individuelle, ils ne s’en fichent pas, ils l’ont chevillée à l’histoire, savoir qu’un système d’information pourrait s’emparer d’une partie de leur corps, cela ils ne sont pas prêts à l’admettre.

    Et nous Français, on tique vraiment pour les OGM et sur les nano ? A part quelques-uns, la majorité aime Monsieur Sarkozy.

    Lien

    • Anonyme

      la plupart des gens ne sont pas informés et le danger et bien là... sarko est avocat il ne faut pas l’oublier et il n’a pas son pareil pour manipuler le peuple et leur dissimuler les vrais problèmes....
      ex : mon frère qui a voté sarko ne savait pas qu’il était le seul à ne pas s’être prononcé pour un moratoire sur les ogm...

      • morpionZ
        • Posté à 12h35 le 12/08/2007
        • Internaute 13837

        « la plupart des gens ne sont pas informés et le danger et bien là »

        J’aurais plutôt dis : la plupart des gens ne cherchent pas à s’informer et le danger est bien là. Beaucoup de personnes attendent que l’information leur soit délivrée déjà pré-mâchée (c’est tellement plus facile et tellement de charlatans sont prêts à leur fournir leur point de vue) et oublient qu’un effort individuel est nécessaire pour bien comprendre les tenants et les aboutissants d’un problème (que ce problème soit d’ordre scientifique ou non d’ailleurs).

    • AE35
      • Posté à 12h54 le 12/08/2007
      • Internaute 14197

      [humour]
      « Et nous Français, on tique vraiment pour les OGM et sur les nano ? A part quelques-uns, la majorité aime Monsieur Sarkozy. »
      Sachant que nous avons un nano-président.
      Sachant que le président à des tics mais pas d’éthique (et toc !)
      Sachant que la majorité aime Monsieur Sarkozy.
      Alors la majorité aime les nano-technologies !
      CQFD
      [/humour]

      • Anonyme répond à AE35

        Lol lol très drôle !

      • Anonyme répond à AE35

        super le nano président ! ! cela rentre partout et cela travaille en profondeur, en douceur et personne ne s’en rend compte..

  • ray
    ray
    • Posté à 12h50 le 12/08/2007
    • Internaute 13362

    Le Diplo a publié sur ce sujet un article équilibré et fort intéressant.
    Lien

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à ray
      Binationale
      • Posté à 23h38 le 12/08/2007
      • Internaute 57
        Binationale

      Merci d’avoir signalé cet article. Il est excellent, pose bien les problèmes, et donne plein de pistes pour creuser le sujet en allant, par exemple, sur les sites des organisations ou chercheurs cités. Comme quoi, en effet, ce n’est pas trop compliqué de trouver de l’info.Le papier indiqué par Déborah ci-dessous est d’un abord plus simple, pour commencer à la base.

  • Deborah
    • Posté à 13h41 le 12/08/2007
    • Internaute 3584

    Un lien pour essayer de s’y mettre :

    Lien

  • Anonyme

    une solution efficace enfin si on peut dire.
    pour faire passer des messages a la plebe pensons comme la plebe.
    d abord le plaisir apres la realité.
    donc tout passer par les films non pas par les documentaires ou par des bd rn essayant d exposer et les risques mais aussi les benefices.
    comme un scientifique qui travaille sur le moyen de guerir une maladie du cerveau et qui s aperçoit qu on veut l utiliser pour controler les personnes.
    au debut du film mettre une phrase qui represente la realité actuelle dans notre monde et continuer sur le divertissement.
    apres le tour est joué vous avez touché du monde informé divertis et peut etre attiré des personnes qui ne se rendaient pas encore compte du monde de lequel elles vivaient.

  • Anonyme

    La vie est une nanotechnologie naturelle. A-t-on peur de la vie ? De certains formes, oui. On se mefie de bêtes féroces, de microbes. Le ’gray goo’ existe, c’est la biosphere. Il n’y a pas d’endroit sur Terre où la vie ne pullule.

  • Anonyme

    morpionZ nous explique que le grand public devrait faire des efforts pour s’intéresser aux nanos et essayer de comprendre, sachant que les scientifiques remplissent déjà leur mission en informant et « vulgarisant ».

    Mais morpionZ est malhonnête malgré lui. Il est thésard, lui-même fait des efforts intellectuels mais bien parce qu’on ne lui demande pas d’avaler tout cru des années de recherche pour comprendre les nanos. La source de son intérêt, de sa passion, c’est le tri entre ce qui sera jugé scientifiquement valable et ce qui ne le sera pas, au moment où le fait scientifique n’est pas encore établi. Pour citer Bruno Latour, « n’est-il pas paradoxal de vouloir toujours intéresser le public aux faits, alors que pas un seul scientifique ne s’y intéresse ? »

    Enfin, la fable de la poutre et de la paille est toujours d’actualité : les scientifiques sont aussi responsables du fossé actuel entre eux et le grand public. D’après l’avis n° 96 du CCNE, les nanos sont « une discipline qui se présente comme une science alors qu’elle est pour l’instant essentiellement une avancée remarquable de nature technologique. D’où la discordance qui surgit entre la perception du public et ce qui est proposé sur le marché. » D’ailleurs, les actions de « vulgarisation » dont parle morpionZ présentent-elles bien les bienfaits attendus des nanosciences et nanotechnologies sans occulter les méfaits possibles, en mettant davantage l’accent sur les conséquences de ces recherches pour l’homme, sur les enjeux liés au choix des nanosciences comme priorités scientifiques (en ne se limitant pas aux enjeux économiques et industriels) comme le demande le comité d’éthique du CNRS (avis d’octobre 2006). Le CCNE envoie une autre pierre dans le jardin de morpionZ : « Les chercheurs en formation et notamment les futurs Docteurs de l’Université dans la spécialité “ nanosciences et nanotechnologies ” devraient inclure dans leur mémoire de thèse, un résumé des réflexions éthiques relatives à leurs travaux. »

    Et, tous ensemble, il faut revoir notre gouvernance de la science et des technologies : pour le Comité d’éthique du CNRS, il faut une concertation des parties intéressées et notamment des représentants de la société civile pour cerner les attentes du corps social dans son ensemble — afin de « réguler le cours des recherches en fonction de la désirabilité des innovations techniques et pas seulement de leur acceptabilité ».

    Lien

    • morpionZ
      • Posté à 13h13 le 17/08/2007
      • Internaute 13837

      Bien, replaçons un petit les choses dans leur contexte. Je suis étudiant en thèse, effectivement, mais je ne suis pas un spécialiste des nanotechnologies, loin de là, j’étudie les comportements collectifs dans les sociétés animales. Que ma réflexion soit influencée par ce que je vis et vois tous les jours, soit. Mais cela ne fait pas de moi quelqu’un de malhonnête (même malgré moi). Ou alors chacun de nous l’est, vous y compris. Je n’ai caché à personne mon statut de thésard, chacun peut donc interpréter mon texte en connaissance de cause.

      Concernant mon post, ma réflexion ne portait pas spécifiquement sur l’information scientifique autour des nanotechnologies, mais sur l’information scientifique au grand public en général. Et il me semble que l’offre de la part des scientifiques est conséquente et variée (en termes de formes et de contenus). Que cette offre soit de qualité inégale est entendu. Qu’elle puisse être amélioré est évident.

      Mais cette information existe, et je faisais simplement remarquer que bien souvent les gens (moi y compris) ne font pas l’effort d’aller la chercher lorsqu’un danger potentiel est annoncé dans la presse à grand renfort de catastrophisme (chère Hélène Crié-Wiesner, ce n’est pas le cas de votre article, heureusement). Le scientifique doit faire un pas vers le public d’accord, mais le public doit aussi faire un pas vers le scientifique. Et lorsque le public ne fait pas cet effort, alors il se met en danger car il se prive de l’information lui permettant de décider lui-même si telle ou telle avancée présente un danger.

      Mon propos s’arrêtait là, vous avez ensuite dérivé, me prêtant des idées que je n’avais pas abordée. Mais je vais quand même commenter la suite de votre réflexion concernant la présentation des faits, que je trouve pour ma part très intéressante.

      Je crois, peut-être comme vous, qu’elle n’est jamais objective (la preuve, mon post pro-scientifique alors que je suis moi-même scientifique : -) ). D’ailleurs, la science elle-même, en tant qu’activité humaine n’est pas objective. Les faits sont toujours interprétés à la lumière (parfois faiblarde) de notre histoire, de notre culture, de notre société. Et il est, selon moi, du devoir de chacun (scientifique ou non) de garder un oeil critique sur les informations qui lui sont fournies. Il faut toujours les regarder sous un angle différent de celui qui vous présente l’information.

      Les pierres que vous jetez dans mon jardin (imaginaire, je n’ai qu’un petit appartement), ou plutôt les pavés du comité d’éthique du CNRS, et bien je les trouve plutôt salutaires. Si nous ne pouvons pas être objectifs, rien ne nous empêche de réfléchir tous ensembles, scientifiques et non scientifiques, aux conséquences de nos avancées scientifiques et technologiques.

      • Anonyme répond à morpionZ

        Merci d’avoir répondu avant autant d’honnêteté. C’est vrai, j’avais cru que vous étiez thésard en nanotechnologies ; j’espère que mon commentaire, s’il tombe un peu à côté de la plaque, aura été instructif malgré tout. Surtout, je maintiens ce que j’ai pu écrire : on reproche souvent au public de ne pas suffisamment aller chercher l’information scientifique mais il ne faudrait pas non plus attendre qu’il ingurgite des données ou des faits qui n’intéressent pas plus les chercheurs eux-mêmes (passionnés qu’ils sont par ce qui n’est pas encore figé, comme je l’expliquais) et ne construisent pas plus une culture scientifique ou technique utile au citoyen. D’autre part, je crois que le succès d’animations comme la Fête de la science, les festivals du film scientifique, les cafés scientifiques, le festival Paris-Montagne montrent que des approches nouvelles sont possibles ! La science ne doit plus s’inculquer mais se montrer, se laisser découvrir voire se laisser approprier par le public…

  • Anonyme

    Pas particulièrement peureux me voilà fort alarmé à la lecture du texte de BILL JOY (qui a coprésidé la commission américaine sur l’avenir de la recherche sur les technologies de l’information)
    Son texte intitulé POURQUOI LE FUTUR N’A PAS BESOIN DE NOUS et sous-titré « les technologies les plus puissantes du XXI ème siècle - la robotique, le génie génétique et les nanotechnologies - menacent d’extinction l’espèce humaine.
    à vos moteurs de recherche...
    léo

  • Anonyme

    leo ne’a pas peur.Humanite ne pourra pas faire les appareiles nano approximativement 10 ans. Parce que aujourd’hui n’existe pas de syntheses des nanomateriaux avec bon rendement. Hors il y a quelque methodes de syntheses qui peut donner-nous
    quelque chose que nous apellons nanomateriaux. Visitez WIKI.Il y a beaucoup d’infomation de nanotechnologies.

  • Anonyme

    DorBro
    J’ai plongé dans les nanos il y a 4 ans. Mes enquetes de journalistes m’ont amené à publier un premier article sur les idéologies des transhumanistes qui aux états unis poussent le « tout nano-numérisation du monde »... Desfois que ca pourrait nous rendre immortels ! Vous pouvez lire cet article de 2004 sur le site Lien. Et j’ai commis après d’autres articles dont celui du Monde Diplo mentionné par certains plus haut.
    Pour moi les nanos ca pose un énorme pb de Qui choisit et Qui oriente nos choix techniques ? je trouve anormal que la société civile n’ait pas voix au chapitre...
    Alors organisons la democratie technique ! ! ! ! Les premiers débats en France sur les nanos ont été montés par VivAgora, association que j’ai fondée avec d’autres journalistes pour développer les discussions publiques- justement ! - Elle a réalisé le Cycle NanoMOnde de 6 debats à Paris puis cycle NanoViv de 6 debats à Grenoble - voir le site Lien - avec tous les compte-rendu....

    Nous venons de signer une déclaration lancée par 44 ONG internationales pour instaurer 8 principes d’encadrement des nanos.
    Ceux qui veulent agir, intervenir en amont de ces deferlements technologiques, venez nous rejoindre à VivAgora !
    Et merci à Pierre pour ce site vigoureux.

  • pKp
    pKp
    • Posté à 22h47 le 24/09/2007
    • Internaute 17597

    Hehe, au fait, petit détail : la Chine a créé un Centre de Recherche sur les nanotechnologies, avec plus de 2000 scientifiques pour bosser dedans...

    Quand on nous disait que les Chinois allaient nous bouffer : D

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