American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Le patriotisme américain, une autre planète

Publié le 04/11/2008 à 13h07



Dans le ciel de Los Angeles (Mario Anzuoni/Reuters).


Aux Etats-Unis, même les pauvres admirent ceux qui réussissent. Quand on vous annonce, à vous, Français, que Total a engrangé des bénéfices record cette année, vous grognez que les capitalistes s’engraissent sur le dos des consommateurs et qu’il faudrait voir à redistribuer les richesses.

Quand les Américains apprennent qu’Exxon Mobil Corp a fait plus de fric cette année avec son pétrole que n’importe quelle autre compagnie nationale, ils applaudissent de bon cœur cet as du business.

Je n’en avais pas cru mes yeux en regardant ce reportage la semaine dernière. Exxon, donc, plus grosse compagnie pétrolière mondiale, qui extrait 3% de l’or noir planétaire, se félicitait de ses excellents résultats financiers. En déplorant, toutefois, que sa production ait chuté de 8% en quantité par rapport à l’an dernier.

Si c’est bon pour l’entreprise, c’est bon pour les salariés

Interrogés en « caméra-trottoir », des hommes et femmes normaux, qui peinent désormais à remplir leurs réservoirs, qui sont souvent chômeurs, ou qui ont dû laisser leur maison aux banques, se déclaraient tous « contents pour Exxon ».

En gros, si c’est bon pour Exxon, c’est bon pour les salariés de l’entreprise, bon pour l’activité économique américaine, bon pour les sous-traitants, bon pour l’industrie automobile. En plus, un petit matelas de secours, c’est toujours bien en cas de baisse d’activité l’an prochain.

Il y a sept ans, juste après les attentats du 11-Septembre, le quotidien Libération m’avait demandé de cavaler au siège de Continental Airlines, basé à Houston (Texas) où je vivais alors. Une heure auparavant, Continental avait annoncé des milliers de licenciement, alors même que le gouvernement fédéral venait de débloquer une colossale aide d’urgence aux compagnies aériennes sinistrées par la baisse du trafic.

Précision utile : Continental, quoiqu’une des seules à afficher encore des bénéfices, allait profiter de cette manne fédérale.

Préserver la compétitivité à tout prix

En bonne Française habituée aux ripostes syndicales et aux débrayages rapides, je m’étais attendue à voir le parvis du gratte-ciel occupé par des salariés en colère. Au minimum. Que nenni ! C’était l’heure du déjeuner, et des centaines d’employés mâchonnaient leur sandwich sur les marches et dans le sous-sol de l’immeuble. Certains pleuraient, ou en consolaient d’autres :

« Je ne pourrai plus payer la maison de retraite de ma mère. »

« Mon fils va devoir quitter l’université. »

« On n’aura plus les moyens pour la chimiothérapie du cancer du colon de mon mari. »

J’avais osé ce genre de question : « Vous ne ressentez aucune révolte contre votre employeur ? » La plupart avaient ouvert des yeux ronds. Ils m’avaient dit que Continental était « obligée » de procéder à des licenciements préventifs, « pour préserver sa compétitivité ».

Que quand les affaires reprendraient, certains d’entre eux seraient réembauchés. Bref, que protester, non, ils ne pensaient vraiment pas que ce soit « approprié » en ces temps si durs pour l’Amérique.

Individualisme et souci de la communauté

Voilà plus de huit ans que j’accumule ce genre de stupéfactions. Au début, je pensais : « En Europe, il y a eu des luttes sociales collectives pour arracher les protections. Les travailleurs américains, plus individualistes, ont après tout le système de santé et le droit du travail qu’ils méritent. »

Mais cette vision primaire est fausse, car les ouvriers d’ici ont lutté aussi durement pour leurs droits qu’en France, ils ont juste perdu plus vite la partie.

J’ai aussi compris que « l’individualisme » américain, que les Français sont prompts à fustiger, allait de pair avec un étonnant souci du collectif, ou plutôt de « la communauté », terme de préférence employé. C’est notamment ce souci communautaire, plus que de simples convictions politiques, qui mobilise les centaines de milliers de bénévoles travaillant depuis des mois pour la campagne d’Obama.

C’est sans doute parce que les Américains ont, chevillé au corps, un sens du collectif qui nous échappe, qu’ils affrontent la crise économique d’une toute autre manière. Encore hier, je lisais dans les pages business du New York Times un reportage sur la reconversion des ouvriers laissés sur le carreau par la fermeture des usines locales.

Après avoir assemblé pendant trente-cinq ans des machines à laver pour vingt dollars de l’heure avec, en plus, une bonne assurance médicale, l’un d’eux construit maintenant des pales pour les éoliennes qui poussent comme des champignons sur le sol des Etats-Unis. Il touche maintenant treize dollars tout rond et il est content. Content parce qu’il est fier :

« Au moins, maintenant, j’ai le sentiment de faire quelque chose d’utile à l’humanité et aux Etats-Unis. »

« Pour l’avenir de la nation »

Chez moi, en Caroline du Nord, à cause des restrictions budgétaires de tous ordres, les universités publiques voient ratiboiser leurs budgets de fonctionnement.

On demande aux salariés -profs, mais aussi administratifs- de trouver des idées pour continuer à assurer malgré tout aux étudiants un enseignement de qualité.

A la North Carolina State University, des professeurs, titulaires et vacataires, ont décidé d’amputer volontairement leur revenu. Des intervenants extérieurs dans les cours de politique, de business, ou d’affaires internationales, ont proposé d’enseigner désormais bénévolement. Un avocat précise :

« Je ne fais pas ça pour l’argent, mais pour que les jeunes soient bien formés, c’est important pour l’avenir de la nation. »

Une bonne dose d’ouverture d’esprit

Pareille abnégation me laisse pantoise ! J’apprends lentement. J’ai d’abord considéré ça comme de la connerie pure et simple. Puis j’ai ricané en constatant que souvent ce genre d’attitude était le fait de gens croyants, soucieux de se conformer aux principes chrétiens.

J’ai enfin compris que les Américains vivaient sur une autre planète et qu’il fallait aux Européens une bonne dose d’ouverture d’esprit pour comprendre leurs ressorts.

Demain, Barack Obama sera peut-être le président des Etats-Unis. Ses électeurs ? Entre autres, ceux qui félicitent Exxon et plaignaient Continental, qui ont pris des semaines de congé pour aider à la reconstruction de la Nouvelle-Orléans, qui réclament des diminutions de salaire pour maintenir le niveau de leur université, qui sont fiers de contribuer à la grandeur de « l’Amérique ». Les mêmes auront aussi bien voté pour McCain, d’ailleurs. Curieux pays !

Photo : dans le ciel de Los Angeles (Mario Anzuoni/Reuters).

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  • nessie
    • Posté à 14h25 le 04/11/2008
    • Internaute 25484

    Les européens ne sont pas moins altruistes que les américains. Simplement, ils ont appris, dans leur chair, après deux guerres mondiales, que certains utilisaient à leur profit leur patriotisme et leur altruisme. Ils sont donc, légitimement, devenus méfiants.

    Au-delà du clivage religieux, c’est surtout de là que vient la différence. Et franchement, moi qui donne beaucoup de mon temps (et de mon argent) pour les autres, moi qui suis croyante, je « prie » pour que nous n’évoluons pas vers un modèle à l’américaine, où une minorité sans scrupule exploite ses concitoyens pour s’enrichir sur leur dos. Le discours de Gaétan sur « qu’est-ce que vous faites pour votre pays ? » a de tout temps été utilisé pour culpabiliser ceux qui oseraient dénoncer les dérives de cette minorité. Apparemment, ça continue de marcher. L’opium du peuple...

  • ysengrimus
    • Posté à 15h05 le 04/11/2008
    • Internaute 12674

    Ils ont vraiment vraiment leurs fixations. Ils ont produit ce cocktail malodorant de pragmatisme d’affaire et de vieille rigidité religieuse coloniale...

    Lien

    Ils changeront un jours, mais jamais totalement. Une fois leur phase impérialiste révolue, cela restera une civilisation profondément bourgeoise et affairiste, comme dans sa définition initiale.

    • Marc Gelone
      Marc Gelone répond à ysengrimus
      On rigole...On rigole...
      • Posté à 15h21 le 04/11/2008
      • Internaute 47883
        On rigole...On rigole...

      « Ils changeront un jours, mais jamais totalement... »

      Bien sûr, totalement. Le processus est même en route. L’identité WASP est en train de se faire phagocyter par une mentalité latino-catholique tiers-mondique et l’arrivée d’Obama en finale de la présidentielle trouve une part importante de son explication, dans cette dérive irréversible. Les Etats-Unis sont et seront de moins en moins « américains ».

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à Marc Gelone
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 01h17 le 05/11/2008
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        Mais mais mais... c’est à croire qu’il va falloir développer le plus rapidement possible les colonies humaines sur Mars, pour que tous les « bons blancs » tels que vous, Czar, Pedro, Pierrre, Ouko ou Gaetan puissiez émigrer et fonder une colonie blanche, chrétienne fondamentaliste et aryenne !

        Non parce qu’au vu du monde, avec ces USA qui deviennent « de moins en moins américains » (puisque apparemment chez vous ça veut dire « blanc »), cette europe envahie d’allogènes zarabes et mahométans, ces gitans-voleurs-de-poules-et-d’organes, la Terre commence à être invivable pour vous.

        Surtout, hésitez pas, hein, montez une souscription, je serai heureux de financer votre départ définitif ! Faites gaffe quand même une fois arrivés là-haut, certains ont déjà manifesté sur Rue89 des tendances anales voire sodomites, ça pourrait mal se passer pour certains ! ^_^

  • clive
    • Posté à 15h15 le 04/11/2008
    • Internaute 27908

    Vous auriez pu écrire à peu près le même papier au royaume-Uni, qui se trouve pourtant en Europe.
    Cette mentalité est aux antipodes de celle des pays latins, la transition imposée en est d’autant plus difficile, étant plus individualistes qu’indépendants et accordant plus d’importance au rôle de l’état, qui joue le rôle de ciment collectif.

    Le capitalisme, puisque c’est de cela qu’il s’agit, n’a que faire d’une éducation publique de qualité, a les moyens d’écarter tout autre modèle, de sorte que ces gens n’imaginent même pas que les choses puissent être différentes.

  • Marc Gelone
    Marc Gelone
    On rigole...On rigole...
    • Posté à 15h17 le 04/11/2008
    • Internaute 47883
      On rigole...On rigole...

    Sans traverser l’Atlantique, ce souci du bien-être collectif se retrouve en Suisse où des majorités de votants ont, dans le passé, refusé des baisses d’impôts, l’allongement de la durée des vacances ou la réduction du temps de travail...

    Dans certains cantons, les électeurs ont, récemment encore, accepté des baisses d’impôts pour les plus riches, ce qui leur a permis d’attirer de très « bons » contribuables (le tennisman Roger Federer, par exemple), et d’enregistrer, au final, de substantielles augmentations des recettes fiscales.

    • Marc Gelone
      Marc Gelone répond à Marc Gelone
      On rigole...On rigole...
      • Posté à 15h24 le 04/11/2008
      • Internaute 47883
        On rigole...On rigole...

      Ce sont de tels exemples qui me donnent à penser que si la démocratie directe donne d’excellents résultats en Suisse, sur le plan de la stabilité, elle aurait des conséquences désastreuses au service d’un individualisme français encore imbibé de lutte des classes (le choix d’« imbibé » ne doit rien au hasard).

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 17h36 le 04/11/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        « au service d’un individualisme français encore imbibé de lutte des classes “

        Vous écrivez n’importe quoi.

        Individualisme imbibé de lutte des classes, vous voyez pas le bel oxymore que vous avez fait ?

        Comment vous articulez ce concept révolutionnaire ?

        Explicitez je vous prie.

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 22h56 le 04/11/2008
      • Internaute 41144

      @Clive et Marc Gelone

      C’est ce qu’oublie l’article par ailleurs très bon : le souci du bien-être collectif est une caractéristique non pas seulement des Etats-Unis mais de tous les pays à tradition protestante, par opposition aux pays à tradition catholiques dont la France fait partie. Gagner honnêtement de l’argent (même beaucoup) par son travail est parfaitement respectable dans un pays protestant alors que dans un pays catholique c’est très mal vu - non pas qu’on aime moins l’argent, on est juste plus hypocrites.

      Ce qui s’est passé en France après la canicule - où les salariés ont fait GREVE pour ne pas donner une journée de travail pour les vieux - est impensable dans tout pays protestant. Nous ne savons pas ce que c’est que la solidarité - dont nous avons par ailleurs plein la bouche. Deux exemples : 1) les Français du Nord réfugiés dans les départements du Sud en 40 ont été accueillis à coups de fusil et se faisaient traiter de « Boches du Nord », 2) les Français rapatriés d’Afrique du Nord au moment de la guerre d’Algérie ont été tout aussi mal accueillis.

      Les enfants londonniens qui ont massivement été envoyés à la campagne au moment du blitz ont été TRES bien accueillis - on s’est serré la ceinture pour eux.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 23h35 le 04/11/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        C’est le Blitz, on est d’accord.

        Mais les V2 ils proviennent des bourses, sur leur flanc y’a marqué « CAC 40 », « Dow Jones » et lorsqu’ils tombent, ce sont des employés qui se retrouvent au chomage ingénue droitière.

        Auparavant, les mêmes qui réclament des liquidités, se sont joyeusement goinfrés, et, pendant la canicule, ne souffraient pas trop, rapport à leur clim, bien réglée et bien polluante, ingénue finalement pas tant que ça.

        Alors, je veux bien entendre ton discours, fausse ingénue aux idées pas si tellement innocentes, mais pas avant que les milliards d’euros dont se sont goinfrés les financiers parasites, ne soient rendus aux millions d’affamés, de chomeurs, de crêve la faim, de victimes de plans sociaux et de victimes de cette fameuse Loi du Marché qui nouent leurs chaussures avant d’aller à la soupe populaire.

        Et qu’eux même commencent à gagner leur vie ne serait qu’un tout petit peu, honnêtement.

        Avant ça, il conviendra de leur faire rendre gorge.

      • ron-ron
        • Posté à 08h26 le 05/11/2008
        • Internaute 37198

        En ce qui concerne la canicule, les grèves ont été déclenchées parce que personne ne croyait que l’argent ainsi récolté serait attribué à l’aide aux personnes âgées. D’ailleurs, ce type de plan, si mes souvenirs sont bons, avait déjà été appliqué, et s’il avait montré son efficacité la ou les deux premières années, l’argent avait ensuite fini dans les caisses de l’état, utilisé comme n’importe quel autre, au lieu de continuer à servir son but initial.

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 15h17 le 04/11/2008
    • Internaute 48453

    « Puis j’ai ricané en constatant que souvent ce genre d’attitude était le fait de gens croyants, soucieux de se conformer aux principes chrétiens. »

    Superbe caricature où comment vouloir à tout prix mettre des gens dans des cases. Votre article était intéressant mais vous avez encore beaucoup de travail à faire pour faire preuve de « l’ouverture d’esprit » que vous évoquez

  • Philippe Renève
    • Posté à 15h25 le 04/11/2008
    • Internaute 1833

    Clive a raison : c’est la réussite totale pour une forme de pensée que de faire croire qu’il n’en existe pas d’autre.
    Aux USA, ce formatage des esprits pour la rentabilité globale du système rend les pires inégalités supportables.
    Mais la crise actuelle montre les limites économiques du système : les salaires ne suivant plus la croissance de la richesse, l’endettement a dû prendre le relais pour alimenter la consommation.
    Le refus des banques d’assumer les risques a fait le reste : le truc de l’endettement ne marche plus.
    Il va falloir maintenant encore plus de « patriotisme » pour que les Américains acceptent ce qui les attend...

  • ron-ron
    • Posté à 15h43 le 04/11/2008
    • Internaute 37198

    Je doute que l’on puisse comparer les modes de vie européens et américains.
    (Un pays où on peut naître très pauvre et devenir très riche ? C’est le rêve, vendus par le rêve. J’ai toujours rêvé, moi aussi, d’avoir les véritables chiffres. De ces gens qui naissent sous le seuil de pauvreté ou pas loin, de ces immigrants, de ces minorités, qui parviennent un jour à s’élever significativement.)

    Des enseignants ou avocats qui rognent sur leur salaires pour enseigner ? La question est : « Combien leur reste-il après ? ». Car actuellement, le pouvoir d’achat d’un enseignant chercheur français est largement en dessous de l’américain (en moyenne, puisque les salaires américains ne sont pas fixes). De même pour cet avocat qui accepte gracieusement de diminuer son salaire pour se consacrer à l’enseignement (activité ô combien gratifiante lorsqu’elle est bien pratiquée, soit dit en passant). Combien de mois attendra sa ferrari ?

    Par ailleurs, le bénévolat existe partout. Tout comme j’ose penser que beaucoup de gens, quelques soient leurs origines, préfèreront faire un métier qui leur plaît plutôt que de s’enrichir dans un travail ne leur correspondant pas. Exemple : Il y a des gens avec des diplômes de finance qui préfèrent travailler pour des structures publiques ou à but « collectif » (associations, coopératives, mutuelles) que pour de grands groupes bancaires internationaux. Où pourtant leur salaire aurait été triple.
    De même, il existe encore, malgré tout les efforts gouvernementaux, des fonctionnaires, préférant œuvrer dans l’intérêt de la nation et d’autrui plutôt que de s’enrichir auprès d’institutions privées.
    Comme quoi, la connerie (travailler à aider les gens plutôt qu’à s’aider soit même) existe partout.

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 15h42 le 04/11/2008
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Moi, je ne comprends pas bien comment Exxon machin a pu devenir la plus grosse compagnie pétrolière mondiale en extrayant seulement 3% du pétrole mondial.

  • eiryelio
    eiryelio
    cadre
    • Posté à 16h11 le 04/11/2008
    • Internaute 57794
      cadre

    Mais combien d’entre vous ont -ils vécu aux états unis pour émettre des critiques aussi acerbes ? ? ? ? ?

    302 millions d’américains sans cerveaux ? ? ? Plus de 11 millions d’immigrés clandestins estimés en 2007 : 11 millions de débiles qui ont choisi de se saborder au pays du capitalisme immoral....

    C’est dingue...

    • jabier
      jabier répond à eiryelio
      consultant dans les Landes
      • Posté à 16h51 le 04/11/2008
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Hier soir sur Canal+, une blondasse pecnaude de je ne sais plus quel état au centre des US. « -Moi je ne vote pas Obama, il vas nous rendre communistes comme vous en Europe et particulièrement vous en France ! ». Ça ne m’a pas donné une bonne idée du niveau culturel de cette dame quinquagénaire. Ce n’était qu’une dame mais je trouve que les journalistes européens n’ont pas de gros efforts à faire pour tomber sur de tels arguments. ; o)

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à eiryelio
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 20h22 le 04/11/2008
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      Hé gros ! Ce sont eux qui ont élu Bush et sa clique de malades pour leur mission divine,pas nous....nous on a déja assez à faire avec nos grotesques chanoines républicains locaux qui essaient aussi de nous fourguer du Djizeuss à tout va.On ne leur ressemble pas encore assez à ton goût ?

    • ron-ron
      ron-ron répond à eiryelio
      • Posté à 08h29 le 05/11/2008
      • Internaute 37198

      Nous n’avons jamais prétendu que les français avaient des cerveaux. Pour preuve, le système français n’est qu’une copie de son voisin outre-atlantique, avec quelques années de retard (heureusement, nous avons voté pour quelqu’un qui travaille à rattraper le temps perdu) ...

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 16h24 le 04/11/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    « Aux Etats-Unis, même les pauvres admirent ceux qui réussissent. Quand on vous annonce, à vous, Français, que Total a engrangé des bénéfices record cette année, vous grognez que les capitalistes s’engraissent sur le dos des consommateurs »

    Franchement commencer l’article ainsi, en comparant la réussite de Total, oui les français ont raison s’enrichir pourquoi pas, mais à quel prix ? Celui des humains et de l’environnement.

    Ecraser et exploiter les autres pour mieux réussir ?
    Des restes de l’esclavage et de la domination des seigneurs sur les serfs et les vilains ?

  • Spirou
    • Posté à 16h31 le 04/11/2008
    • Internaute 29063

    Que doit comprendre Spirou, lecteur X et fidèle de RUE89, en lisant cet article ? Je ne vois pas ou veut en venir l’auteur mais on peut avancer plusieurs hypoyhèses :

    -Les français sont des imbéciles, incapables de mettre de côté leur égoisme pour privilégier l’intérêt de la nation alors que leurs homologues US ont tout compris. Ils n’hésitent pas à privilégier l’intérêt supérieur au détériment de leurs petites personnes, contrairement aux français.

    -Les Américains sont des imbéciles. Ils ont tellement été travaillés par le système qu’ils sont entrés dans le moule, se font servir la même soupe depuis des années et en redemandent. Ils ne sont pas conscients qu’ils sont depuis des années les dindons de la farce, les esclaves du système. Ils ont mis l’entreprise au centre de leur vie, vivent pour elle et par elle. Ils se sacrifient donc pour un système qui lui même les sacrifiera à la première occasion. Ils donnent d’eux-mêmes mais ne reçoivent rien en échange (morale chrétienne sans doute).

    COnnaissant la nation qui à élu Bush par deux fois, qui à envahi une civilisation ancêstrale sur la base de mensonges servis jour et nuit par le système, a un niveau culturel qui fait peur et dont une grande partie des habitants pensent toujours que Saddam Hussein avait des liens avec le 11/09, j’optes pour la seconde hypothèse.

    • Lairderien
      Lairderien répond à Spirou
      • Posté à 21h51 le 04/11/2008
      • Internaute 22751

      J’opterais également pour la seconde solution avec une seule réserve :

      ce ne sont pas tous les américains, mais une forte majorité (53%, heuhhhh non c’est pas la, mais ?), y compris parmi ceux qui ont fait des études, mais trop souvent des études fondées uniquement sur l’utilité des matières étudiées, leur permettant de faire ensuite du fric, qui est leur seul credo avant même le dieu qu’ils mettent à toutes les sauces (merveilleuse usine de lavage de cerveaux que ces innombrables églises qui fleurissent à chaque coin de rue !)
      L’histoire la géographie, la philosophie ça sert à quoi ? Si on ne peut faire du fric avec cela c’est du temps perdu. (C’est aussi ce qu’un Darcos et la droite en France nous importe insidieusement)
      Il n’est qu’à voir, par exemple le succés des thèses créationnistes, prenant la bible au sens littéral.

      Alors il ne faut pas s’étonner de leur passivité puisque le Paradis leur est promis dans l’au dela ! ! !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 16h33 le 04/11/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    La religion et le communautarisme pèsent davantage en France qu’aux USA et la culture du fric est un principe philosopique chez eux...
    C’est frappant qu’il n’y ait pas de révolte collective quand les gens se font expulser de chez eux (du moins à ma connaissance), alors qu’il faudrait mettre dehors tous les requins de la finance banquière spéculative qui les a mis sur la paille... !

    Lien

    • Louve Bleue
      Louve Bleue répond à Phil2922
      en survie
      • Posté à 18h09 le 04/11/2008
      • Internaute 35566
        en survie

      Ils se révoltent individuellement en cassant la maison avant de partir. Il faudrait peut-être qu’ils squattent leurs maisons et la gardent avec la menace de leurs fusils. ( pour une fois çà pourrait servir une bonne cause ?)

  • FM33
    FM33
    Technicien en architecture et (...)
    • Posté à 16h38 le 04/11/2008
    • Internaute 56578
      Technicien en architecture et (...)

    Qu’est-ce que vous voulez, nos voisins du sud sont complètement perdus dans leurs valeurs et ont perdu le sens des choses.

    Ils se font voler et ils sourrient ! Mais... peut-être pas non plus. J’ai comme ce sentiment qu’une puissante révolte se prépare aux É-U.

    Voilà un autre crime sans pareille qui risque de faire des vagues lorsque les médias auront eu le courage d’en parler :

    L’uranium appauvri : arme de destruction massive Lien

    • Louve Bleue
      Louve Bleue répond à FM33
      en survie
      • Posté à 18h06 le 04/11/2008
      • Internaute 35566
        en survie

      J’aimerais bien croire à cette future révolte dont vous parlez...

  • NonooStar
    NonooStar
    Informaticien
    • Posté à 17h07 le 04/11/2008
    • Internaute 34879
      Informaticien

    Ce qui me frappe le plus à la lecture de l’article, c’est que l’auteur préfère passer d’un paradigme à l’autre, de « les Américains sont individualistes » à « les Américains pensent avant tout à la communauté » plutôt que d’exposer clairement tout le paradoxe de la situation.

    Ce qui ressort de cet article, c’est que la notion de communauté, de nation chez les Américains semble totalement séparée des individus qui la composent Car comment expliquer quelqu’un qui va effectivement faire des sacrifices « pour le pays », mais va dans le même temps refuser le principe d’une sécurité sociale sous prétexte qu’il ne veut pas payer pour des gens qui ne travaillent pas. Un tel état d’esprit serait impensable chez un Français, qui accepterait de faire des sacrifices à condition d’en voir les bénéfices pour lui ou pour les autres.

    De plus, l’auteur ne donne pas de pistes pour expliquer ce paradoxe, alors que certaines d’entre elles semblent évidentes, par exemple, le fait que, contrairement à la France où les droits fondamentaux sont considérés comme universels et s’appliquent à tout être humain, les Américains associent farouchement leurs droits au fait d’être américain. Or cette notion de nationalité est tellement rattachée à des notions de valeurs qui sont sensées être les fondations des Etats-Unis (notion de travail, de libre-entreprise, etc...) qu’il semble naturel que ceux qui ne travaille pas ne soient pas totalement considérés comme américains et donc puissent ne pas bénéficier de soins aux frais de la collectivité...

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 23h16 le 04/11/2008
      • Internaute 41144

      « par exemple, le fait que, contrairement à la France où les droits fondamentaux sont considérés comme universels et s’appliquent à tout être humain, les Américains associent farouchement leurs droits au fait d’être américain. »

      C’est complètement faux, et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) a été copiée sur la Déclaration d’Indépendance (1776) qui disait :

      « We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. That to secure these rights, Governments are instituted among Men, deriving their just powers from the consent of the governed »

      (« Nous tenons pour évidentes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ceux-ci se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »)

      Les Etats-Unis sont donc les premiers à avoir conçus les droits de l’homme comme universels. J’ajoute que contrairement à la France ils appliquent le droit du sol intégral : cad qu’il suffit de NAÎTRE sur le sol américain pour avoir la nationalité américaine.

      Le problème de l’Assurance maladie universelle aux USA est différent - la « Sécurité Sociale » y existe depuis fort longtemps et elle est universelle mais ne veut pas dire la même chose, la médecine est gratuite y pour les pauvres (sous le seuil de pauvreté qui est calculé tous les ans) et pour les plus de 65 ans. La majorité des Américains est désormais favorable à une assurance maladie universelle (comme vous allez le voir cette nuit je pense, avec leur vote), mais s’ils ont résisté c’est parce que, contrairement à nous, ils considèrent l’Etat à priori comme plutôt dangereux, alors que nous attendons tout de lui. Ceci pour des raisons historiques : les Américains sont massivement issus d’immigrants qui avaient fui des Etats totalitaires. Ils n’aiment pas que l’Etat se mèle trop de leurs affaires privées, car ils craignent la tyrannie.

      Contrairement à ce que pensent les Français, l’assurance maladie universelle ne concerne pas les pauvres (qui sont déjà couverts par le système Medicaid), mais les artisans.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 17h14 le 04/11/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    j’aimais bien nanard tapi sauf dernièrement il m’a piqué 11 euros et là j’aimes pas

  • Schtroumpf perplexe
    • Posté à 17h46 le 04/11/2008
    • Internaute 22547
      physicien

    D’après cet article, des américains interrogés en micro-trottoir se sont déclarés « contents pour Exxon » qui engrange de gros bénéfices.

    Tout d’abord, un micro-trottoir n’est pas nécessairement représentatif. Il peut aussi être biaisé lors du montage du reportage par son auteur (peut-être même en toute bonne foi).

    D’autre part, j’ai remarqué que les américains n’aiment pas s’opposer de front comme nous le faisons dans les pays latins. Cela explique peut-être pourquoi ils se déclarent « contents pour Exxon ».

    Un fois, à Los Angeles, j’ai été invité à un barbecue chez un voisin d’un ami français qui m’hébergeait. Au cours de la discussion, mon ami français et moi nous sommes opposés (je ne sais plus à propos de quoi). Pour nous c’était normal, et nous avions le sentiment d’une discussion amicale. Mais quelques jours après, le voisin américain a exprimé son inquiétude pour nous, de peur de cette conversation fut le commencement d’une dispute. Cela l’aurait d’autant plus navré que ça avait commencé chez lui.

    D’autres amis ayant vécu aux USA (ce qui n’est pas mon cas) ont souvent observé que certains américains cherchent avant tout la paix avec leur environnement, et pour cela, ils évitent de faire état, surtout publiquement, de leurs désaccords. Ils ne le font que s’ils estiment cela vraiment nécessaire. Ce n’est peut-être pas le cas quand ils répondent à un micro-trottoir.

    Par ailleurs, (là je vais aller dans le sens de votre article) j’ai appris que lors d’une crise économique qui avait affecté le Canada, les salaires des enseignants universitaires avaient été baissés. Je ne sais pas comment les syndicats avaient réagi, mais en tout cas, la baisse avait effectivement eu lieu. Je me rappelle (vaguement) d’un chiffre de l’ordre de 5%.

    Mais c’est vrai que ces gens sont mieux payés que dans le monde recherche-université en France (et la situation est pire dans quelques autres pays d’Europe).

    Mon ex-étudiant a passé sa thèse l’an dernier (la mienne date de 1991), et il est actuellement aux USA. Avec 3 ans d’ancienneté (si on compte la thèse dans les années d’expérience), il gagne plus que moi en France qui a 20 ans de métier. Malgré les frais importants pour la santé et l’éducation des enfants (chers aux USA) la différence est de taille. Si il revient en France il qu’il y trouve un poste de chercheur, son salaire diminuera de moitié.

    Par ailleurs, à propos du bénévolat : il existe aussi en France des enseignants à l’université qui font plus que leur service (l’inverse aussi d’ailleurs !), et des chercheurs du CNRS qui donnent des cours non rémunérés à la fac. On pourrait aussi considérer cela comme du bénévolat, mais on ne présente simplement pas les choses comme ça.

    • Hélène Crié-Wiesner
      • Posté à 21h08 le 04/11/2008
      • Internaute 57
        Binationale

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 23h24 le 04/11/2008
        • Internaute 41144

        Ce qui est « poli » ou « impoli » varie d’un pays à l’autre, et on peut blesser des étrangers sans le vouloir et même sans le savoir. C’est vrai pour toutes les cultures. Moi qui ai emmené des floppées d’élèves français aux Etats-Unis, j’ai toujours bien pris garde à leur apprendre avant le voyage ce qu’il fallait faire ou ne pas faire.

        Aux Etats-Unis, il est impoli de parler politique et religion, parce que toutes les opinions et croyances sont considérées comme respectables et d’ailleurs respectées. Il est également très impoli de couper la parole à quelqu’un. En France, les engueulades politiques lors des repas de famille font partie du folklore, mais il est tabou de parler d’argent. On doit poser ses poignets sur le rebord de la table pendant un repas, aux Etats-Unis, il faut garder les mains sur les genoux, etc, etc...

      • Schtroumpf perplexe
        • Posté à 13h08 le 05/11/2008
        • Internaute 22547
          physicien

        Oui, ce souci du consensus est assez fatiguant pour les nerfs. C’est pour cela qu’aux USA, je me sens mieux en présence des « immigrés » de toutes origines (européenne, asiatique, d’autres pays d’amérique), que (en général) avec des étatsuinens pur jus.
        Par exemple, avec des américains, souvent je ne sais pas comment plaisanter.

        Leur souci du parler politiquement correct est un autre aspect de la chose (non mentioné dans votre article), également agaçant pour des français.

        En ce qui concerne les universitaires, c’est vrai que je connais surtout la physique et l’astronomie. Les chercheurs sont bien lotis dans ces disciplines (inégalement, mais globalement bien mieux qu’en Europe). Je connais aussi une psychologue qui a enseigné à l’université dans des conditions déplorables, ce qui va dans le sens de votre remarque.

  • marie 75
    • Posté à 17h59 le 04/11/2008
    • Internaute 3563

    ce papier est du n’importe quoi ! ! ! !
    relire Max Weber...

    Quant au thésard aux states ... s’il a de gros pb de santé, il reviendra vite se faire soigner en France (si d’ici là, SarKO l’UMP n’a pas fichu en l’air notre système de santé).

  • Louve Bleue
    Louve Bleue
    en survie
    • Posté à 18h01 le 04/11/2008
    • Internaute 35566
      en survie

    Je pense que ces américains là ne sont pas bien informés, voilà ! Ils ont subi un certain bourrage de crane anti-socialiste... C’est aussi pourquoi ils ont cru aux mensonges de Bush and C° sur l’Irak !
    Les salariés d’Exxon ne se posent non plus aucune question sur les pollutions ?
    C’est bien la « croissance » ? Laquelle ? L’argent ? Mais pour quoi faire ? Détruire la planète et esclavagiser le restant de l’humanité ?
    J’ai peur de ne pas pouvoir le cas échéant discuter sereinement avec un tel américain « moyen » . La distance de raisonnement qui nous sépare est terrifiante ...
    Leur eligiosité me fait frémir d’horreur. Ils ne valent pas mieux que les islamistes !
    AU SECOURS ! ! !
    Faut surtout faire leur éducation : scientifique, philosophique et historique. Y’a du boulot !
    Maintenant je vais vous quitter pour aller voir mon feuilleton favori de ce jour : l’élection du président américain, avec l’espoir que ce soit Obama élu et que personne ne l’assassine. Il me semble vraiment être très intelligent. Cela redonne de l’espoir pour leur avenir et le notre !

  • Louve Bleue
    Louve Bleue
    en survie
    • Posté à 18h04 le 04/11/2008
    • Internaute 35566
      en survie

    J’aurais la même compassion pour ces américains que pour les allemands de la seconde guerre mondiale...Mais faut d’abord un nouveau tribunal de « Nüremberg » pour les types comme Bush and C°. Et ce commentaire n’est pas une plaisanterie .
    Il serait temps que ce système mondial s’écroule vraiment.Et que ces américains ouvrent les yeux.

  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 18h26 le 04/11/2008
    • Internaute 9191
      loin

    « Quand les Américains apprennent qu’Exxon Mobil Corp a fait plus de fric cette année avec son pétrole que n’importe quelle autre compagnie nationale, ils applaudissent de bon cœur cet as du business. »

    Et ils applaudissent toujours quand leur plein d’essence est multiplié par 2 ? ? ? ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h32 le 04/11/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Peut être est-ce parce qu’ils ont (inconsciemment) peur de passer pour des socialistes qu’ils n’osent pas râler ?
    Peut être est-ce l’absence d’influence communiste durant le 20e siècle qui ne leur a pas inculquer ?
    Même s’ils sont culturellement proche de nous, un siècle et 5000km séparent nos sociétés, ce qui peut largement suffire à les distinguer fortement.

    Sinon, c’est quoi cette photo ? Une opération marketing du syndicat d’initiative de la Ville Lumière dans la Ville des Anges ?

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 18h51 le 04/11/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    C’est vrai qu’un peu partout aux USA, on voit des signes ostentatoires de leur patriotisme :
    la bannière étoilée flotte sur un certain nombre de maisons, les autocollants « AMERICA : LOVE IT OU LEAVE IT » sont foison sur l’arrière des 4x4 Breaks, etc...
    Et je ne parle même pas des drapeaux sudistes...

    Les politiques français aimeraient bien que ce sentiment national brûle en chaque citoyen et qu’il en affiche les brûlures visibles, qui voulait mettre un drapeau dans toutes les cuisines, qui voulait imposer la marseillaise en classe, qui veut appliquer la loi sur l’outrage aux drapeau, qui déclaré que la « France, on l’aime où on la quitte »,...

    Mais depuis la libération, quand, à part à la victoire de l’équipe nationale française à la coupe du monde 98, a t-on vu la France submergée d’oriflammes tricolores ?

    Il voudrait que l’on s’interroge sur la notion d’identité, d’iditenté d’’idétitan :

    Lien

  • parousnik
    • Posté à 18h42 le 04/11/2008
    • Internaute 18991

    Ce que subissent les états-uniens d’Amérique du Nord des leur naissance c’est un lavage de cerveau permanent... alors parler de patriotisme ce n’est pas exact...car ce n’est pas de l’amour mais de la rage...Quand a Exxon qui vole une partie de sa production prétolière aux Irakien y a pas vraiment de quoi pavoiser et nombreux sont les étasuniens qui ont honte...de leur pays depuis le 11 septembre 2001...

  • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
    • Posté à 19h00 le 04/11/2008
    • Internaute 22426
      ....

    Je trouve qu’il est facile d’affirmer avec tant de convictions, et sans preuves satisfaisantes surtout, que les américains pauvres « admirent ceux qui réussissent », au contraire des francais. Ca fait un peu psychologie de comptoir des PMU. En tt cas, ce genre de propos manichéen va ravir bon nombre d’interautes, ca c’est sur. Tout ca sur la base d’un micro trottoir.
    Il est plus satsfaisant de dire, comme les sociologues culturalistes, que les américains n’ont pas la meme conception de la liberté que la notre. Les 1ers la voit de manière contractuelle autour de la propriété privée. Les seconds « associent la liberté a la noblesse et a l’honneur » (diribarne, l’étrangeté francaise).
    De plus, dire que les américains sont individualistes et pas nous me parait douteux. Nous sommes a mon sens, bien plus proches des anglo saxons sur ce point que des nordiques. Nous manquons de corps intermédiaires, permettant aux individus de se faire entendre efficacement, et, par exemple, le systeme scolaire universitaire, qui se réfugient derrière l’absence de sélection, est en réalité tres individualiste en ce sens que les dégagés de la 1ere année, victime indirecte de cette volonté « égalitaire », sont les classes moyennes et populaires. Point de formation professionnelles satisfaisantes en terme de débouchés pour eux, point de projet (puisque l’on se cache derriere labscence de toute sélection, noblesse d’esprit oblige) mais l’usine ou un déclassement social (lié au lien entre le diplome et le métier exercé). La France est par ailleurs un pays tres corporatiste ou chaque corps, groupe, défend ses privilèges, noblesse oblige, au détriment bien souvent de groupes minoritaires ou de l’intéret général. La négociation, qualité premiere de pays comme l’allemagne, est abscente, noblesse oblige, au détriment de la lutte révolutionnaire, comme le fait tres bien ressortir votre propos d’ailleurs. Et comme le dit Tocqueville, pas sur que le résultat concret soit aussi bon que ca. Car en l’abscence de négiciants, il suffit aux politiques de diviser les rebelles entre eux autour de luttes de prestiges. Et les intérets de tous dans tout ca ? Il passe derriere la lutte de distinction sociale, noblesse oblige ! ! ! !

  • j_ere_my
    j_ere_my
    étudiant
    • Posté à 19h01 le 04/11/2008
    • Internaute 57821
      étudiant

    Les Américains sont baignés dans un belle propagande facilitée par des médias bien compréhensibles.

    Et ils se noient ...
    Un tel refus à admettre, ou même à apercevoir l’exploitation humaine faîte par des patrons scrupuleux, dans le but de prévaloir des valeurs nationalistes n’est que symptomatique d’une société américaine conditionnée.

    Et dire que ca se propage en Europe...

    Merci, pour cet article intéressant.

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 19h10 le 04/11/2008
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Nous autres « frenchouillards » avons été élevés au sein de la laïcité ; nous n’avons pas la propension à tendre l’autre joue, surtout si on s’est déjà pris une mandale !

  • sitoihien
    • Posté à 19h28 le 04/11/2008
    • Internaute 21237

    Les Etat-Unis c’est l’Extrème Occident, c’est a dire l’extrème matérialisme et l’extrème individualisme. Si tout le monde vivait comme les américains il faudrait 6 planètes.

    Un chrétien c’est quelqu’un qui imite Jésus-christ qui est le prototype parfait du pauvre intégral.Quand on voit ce qu’en font les américains du christianisme il y a de quoi avoir des doutes.

    • zorbeck
      zorbeck répond à sitoihien
      • Posté à 22h07 le 04/11/2008
      • Internaute 9110

      Bof, un peu cliché quand même. Les gens les plus individualistes que j’aie rencontrés, c’était des Russes au moment de la peretrsoika après 70 ans de communisme. Mais certainement plus cultivés que des Américains équivalents, faut dire que c’étaient des enfants de la nomenklatura pour la plupart.

      Quant au prototype parfait du pauvre intégral, même si votre propos est peut-être vrai sur le fond, je me demande combien de chrétiens en ont conscience, et combien en ont conscience en s’assoyant dessus.

      D’autre part, le christianisme ne se limite pas au catholicisme. Le calvinisme ou l’éthique protestante n’ont pas la même vision du profit ou de l’enrichissement personnel que la tradition catholique ou marxiste, voire que la tradition étatique à la Française.

      Ceci posé, vous avez parfaitement raison d’écrire qu’il faudrait 6 planètes si tout le monde vivait comme eux.

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 23h30 le 04/11/2008
      • Internaute 41144

      Tandis que quand on voit ce que l’austère Vatican en a fait, il y a de quoi lever tous les doutes !

      Pfff...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h43 le 04/11/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « .....Curieux pays ! ..... »
    ► C’est ce qu’on pourrait dire de la France....

  • ysengrimus
    • Posté à 20h11 le 04/11/2008
    • Internaute 12674

    Ce n’est pas leur premier brassage de peuples ni leur dernier. Ils seront toujours Nouveau-Monde. Il seront toujours « Don’t forget to fill the bucket »...

  • Chris.A
    Chris.A
    Ni pour,ni contre,bien au (...)
    • Posté à 20h38 le 04/11/2008
    • Internaute 32905
      Ni pour,ni contre,bien au (...)

    Mme Crié-Wiesner, vous êtes bien de souligner le patriotisme étrange des états-uniens. Etrange, à mon sens, car il n’est précédé d’aucune prise de conscience rationnelle. L’on assiste donc à un suivisme légitimé par l’Etat ( sans oublier l’opium du peuple ) qui voit d’un bon oeil cette moutonnerie collective.

    Cependant, comparer « l’individualisme collectiviste “ que vous avez crû déceler chez certains ouvriers à la volonté qu’auraient d’autres individus de s’engager politiquement, relève purement de l’amalgame.

    Tout d’abord, je reste convaincu que la plupart des personnes se félicitant des bénéfices d’Exxon le font par réflexe, sans accorder une quelque importance aux conditions sociales des salariés de ladite entreprise. C’est d’ailleurs dans la nature des choses qu’une entreprise fasse des bénéfices.
    Et ceux licenciés abusivement ne trouvent rien à redire puisqu’ils ont depuis longtemps accepté les règles d’un individualisme forcené. Chacun sa merde, comme dirait l’autre.
    Quant à l’état du milieu universitaire américain, n’ouvrons pas ce large débat. Vous avez rencontré des personnes qui n’ont plus de choix. Si ce n’est subir le système. Chacun défendant sa condition sociale. Nous, en France, avons encore le choix des luttes collectives contre l’instauration d’une éducation biaisée.

    En définitive, le patriotisme est à une réelle prise de conscience collective ce que la dictature est à la démocratie.

  • Belgarion
    Belgarion
    humain
    • Posté à 20h43 le 04/11/2008
    • Internaute 57830
      humain

    Bonsoir,
    je pense que chacun vis dans une civilisation différente : le monde ne peut (heureusement) être pensé partout de la même façon. Si les américains dans leur grande majorité ont un plus grand fatalisme ou une absence de réaction envers le possédant du capital, c’est avant tout culturel et même civilisationnel. Pour les Français, la réaction inverse plutôt majoritaire aussi. Cela ne me dérange pas qu’un peuple pense totalement à l’inverse de moi. Ce qui me gêne plus, c’est qu’un certain nombre de Français voudraient imposer ce modèle aux autres Français. Comme le disaient certains UMP il y a fort peu : si notre pays ne vous convient en rien, la porte est ouverte. (Et ne confondons pas améliorer, réformer = former à nouveau pour faire mieux, avec la démolition systématique et un bond en arrière civilisationnel de trois siècles au bas mot).

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